Archives pour la catégorie humour

Livres: réédition de deux pamphlets sur la guerre 14-18

La maison d’édition Prairial réédite cet hiver deux pamphlets illustrés parus pour la première fois en 1920 et 1922.

Ronge-Maille Vainqueur

ronge maille

« Ronge-Maille Vainqueur » est écrit par Lucien Descaves et illustré par Lucien Laforge. C’est une fable dans laquelle les profiteurs de guerre sont dépeints en rats.

Lucien Laforge (1889-1952) publie ses premiers dessins dans la presse libertaire à partir de 1910. Il est également peintre et illustrateur. Pendant la première guerre mondiale, ce pacifiste viscéral est interné à deux reprises, apparemment après avoir simulé la folie pour échapper à la conscription. Il continue quand même ses activités dans différents journaux et devient l’un des deux premiers dessinateurs du Canard enchaîné, fondé en 1915 en réaction au « bourrage de crâne ».

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24,5 cm- 64 pages -16 euros

Le film 1914

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-« Le Film 1914 », se rapproche d’une bande-dessinée et est l’œuvre du même Lucien Laforge. Il s’agit d’une charge contre l’idéologie va-t-en-guerre de l’arrière.

Les éditions Clarté publient Le film 1914  en 1922 . Veulerie des hommes politiques, cynisme des profiteurs de guerre, chauvinisme braillard : c’est bien le film de la première guerre mondiale que déroule Lucien Laforge dans cet extraordinaire pamphlet en images. Un film qui s’attarde sur les héros de café du commerce, les putes et les marraines de poilus au lieu de célébrer les braves pioupious partis au front.

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Afin d’éclaircir quelques-unes des nombreuses allusions du Film 1914  à l’actualité de l’époque, on trouvera à la fin du livre une brève chronologie de la première guerre mondiale.

www.editions-prairial.fr

« Le Film 1914 » est déjà disponible à Reims, aux librairies La Belle image et Le Cœur à l’ouvrage. 

Livre/ vient de paraître: « le Poilu troglodyte »du Rémois Dominique Fradet

Bonne nouvelle pour tous ceux qui sont passionnés par la Première guerre mondiale; L’éditeur rémois Dominique Fradet nous annonce qu’il vient de publier un nouvel ouvrage dont il est le co auteur . Il est intitulé: « Le Poilu troglodyte », « une chronique de la vie ordinaire dans les tranchées de champagne et d’ailleurs en 14-18″

19171200_lenglenCréé sur le front de Champagne à l’initiative du médecin-chef du 108e régiment d’infanterie territoriale, Aristide Vève, Le Poilu fut un des tout premiers canards à éclore dans les tranchées françaises au cours de la Grande Guerre. C’était le 15 décembre 1914, du côté de Mourmelon-le-Petit… Le nouveau-né était promis à un grand avenir. De ce « journal humoristique, littéraire, artistique de la vie des Troglodytes », ainsi qu’il était fait mention à la une, Dominique Fradet nous conte l’histoire en accompagnement des quelque vingt articles et soixante dessins extraits du Poilu qu’il a choisi de reproduire dans Le Poilu Troglodyte. Gaieté de rigueur ! Sauf exception, quand par exemple, en juin 1918, sans crier gare, comme pour faire parler d’elle, sans fard aucun, la mort s’invitait dans les colonnes du journal…

« TROGLODYTE » ?

19160900_bils_com« Tandis qu’habitués aux joies de la vie et des affections, les Poilus Troglodytes vivaient en paix dans des demeures baignées d’air et de lumière, un jour la France leur demanda de tout abandonner et de vivre sous terre, dans des trous. »
Docteur Ève, Le Poilu, 28 décembre 1914.

TABLE DES MATIÈRES

5. Introduction. (Dominique FRADET).

9. Le Pou. — 13. Le Poilu Troglodyte (1). — 17. Le Poilu Troglodyte (2). (Docteur ÈVE).
22. Mars 1915… (Dominique FRADET).
23. Échos des cantonnements (1). — 25. Les Poilus non Troglodytes. — 31. Échos des cantonnements (2). (Docteur ÈVE).
34. Juin 1915… (Dominique FRADET).
35. Échos des cantonnements (3). — 41. Impressions de permissionnaire. (Docteur ÈVE).
46. Novembre 1915… (Dominique FRADET).
47. Deuxième impression de permissionnaire. (Docteur ÈVE).
52. Échos des cantonnements (4). (I. P. K.)
57. Définitions. (A. LAPHIN, maréchal-des-logis au 12e d’artillerie.)
61. Échos des cantonnements (5). (I. P. K.)
64. Carnet de poche (1). —  68. Carnet de poche (2). — 71. Carnet de poche (3). (A. LAPHIN).
74. Juin 1917… (Dominique FRADET).
75. Moronvilliers. (Docteur ÈVE).
85. Un coup de main. (Poilu Henri SEBRAT).
87. Le chaos. (G. THURIOT-FRANCHI, sapeur au 8e génie.)
91. Aux Poilus immortels. (Docteur ÈVE).
93. Novembre 1918… (Dominique FRADET).

Les dessins reproduits dans Le Poilu Troglodyte proviennent de la collection du journal de tranchées « Le Poilu « conservée à la Bibliothèque municipale de Reims sous la référence : Reims, BM, PER CH FOL. 49.

« LE POILU » ?

19150310_sauvignier[…] Né de parents savoyards, mais parisien depuis belle lurette, grand voyageur – il avait été, paraît-il, à Londres, en Italie, en Amérique, il parlait cinq langues, le médecin-chef du 108e territorial,  Aristide Vève, avait plein d’idées et pas mal d’humour. Or voici qu’un jour à la popote… «Le déjeuner s’achevait dans une douce et honnête gaîté, racontera-t-il. L’atmosphère bleu horizon, tel il convient à une table de chef de corps, s’alourdissait des volutes de fumée variées suivant qu’elles se dégageaient des cigarettes, cigares, pipes de chacun de nous, lorsque je lançai comme une boutade, cette phrase :
«— Si nous faisions un journal!
«Du tac au tac, notre colonel, qui présidait la popote, me répondit:
«— Je n’y vois pas d’inconvénient.»
Le docteur Vève ne se le fit pas dire deux fois. Restait à trouver des collaborateurs, quelques généreux donateurs, un imprimeur, à se familiariser lui-même avec un métier dont il ignorait à peu près tout. C’est que, dans son esprit, ce devait être un «vrai» journal. Il aurait beau être un journal de tranchées, ce serait un 4 pages grand format réalisé dans les règles de l’art.
On y trouverait des nouvelles, des poésies, des chansons, des saynètes, des bonnes blagues, des dessins humo-ristiques, etc. et ce serait l’œuvre de néophytes : «des primitifs de la plume, des naïfs de la pensée, des cubistes et futuristes de la fantaisie, des humoristes inédits du dessin» , voilà ce qu’il fallait, se disait le médecin-chef du 108e territorial! Et de la gaieté surtout. Voilà ce dont on avait besoin dans les tranchées! On n’y parlerait pas politique, on n’y commenterait pas la guerre non plus.
Le journal aurait pour titre «Le Poilu». Le «poilu»? En tant que substantif, le mot, à cette époque, était inconnu de la plupart des Français. Mais pas inconnu toutefois dans les casernes ou les cantonnements où, depuis quelques années déjà, on commençait à entendre : «Mets quat’ poilus à ta corvée», «Vous prendrez trois poilus pour faire la corvée de quartier.», etc . C’étaient chaque fois des gradés qui parlaient à leurs hommes ou de leurs hommes.
En somme, dans l’argot militaire, dans la bouche de certains officiers, mais d’un usage encore peu fréquent, le «poilu», c’était «l’homme de troupe» par opposition au «gradé». Mais déjà le docteur Vève avait cette intuition qu’il rapportera dans le premier numéro du Poilu daté du 15 décembre 1914 : «Et nous sommes sûrs que ce nom de «Poilu» restera aussi glorieux pour l’avenir et synonyme d’autant de courage que celui des “Vieux Grognards” de Napoléon ou des “Vieux Briscards” de l’Algérie.»… […]

Livre Broché. 24×16,8 cm à l’italienne.

96 pages. 14 €

109/journal de la grande guerre/ 21 novembre 1914: Les sous lieutenant promus doivent acheter leurs armes!

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Nuit médiocre. Hier soir à 10 h 30, un obus est revenu éclater 25, rue  des Capucins et à 4 heures ce matin des sifflements recommençaient à se faire entendre.

Des dégâts causés ces jours derniers se constatent autour du musée, rue Chanzy.  Au théâtre, un nouveau trou, énorme, a été fait par un gros calibre, qui a dû éclater à l’intérieur. En face le Palais de justice, une mairon a été fort éprouvée, à l’arrière.

Dès le matin, les détonations régulières de nos grosses pièces se font entendre, comme la veille et cela donne à penser que les effets de leurs coups, lorsqu’ils portent sur les objectifs, doivent aussi être terribles. »

Les croquis de la semaine par Henriot dans L’illustration du 21 novembre 1914

L'illustration 21 novembre 1914 2

L'illustration 21 novembre 1914

Décision au 118 RIT de Verzenay

Les sous lieutenant promus doivent acheter leurs armes!

MM. les sous-lieutenants nouvellement promus doivent se pourvoir à leurs frais et le plus tôt possible des sabres d’officiers, revolvers modèle 1892 et cantines ; ils pourront conserver par devers eux, en les remboursant à M. l’officier de détails, les cantines qu’ils avaient comme sous-officiers et devront verser les sabres modèle 1854 et revolvers modèle 1873 dès qu’ils seront pourvus de leurs nouvelles armes.

D’AUTRES DECISIONS:

Perception de certaines denrées. – Le général en chef a fixé ainsi qu’il suit la perception de certaines denrées. Huile comestible : doit être payée sur les fonds des ordinaires. – Pommes de terre saucisson, gruyère, sardines : ne doivent pas être délivrés à titre remboursable mais uniquement à titre de supplément ou de substitution. – Chocolat : doit être délivré à titre absolument gratuit ou en remplacement d’une ½ ration forte de café et de sucre ( 30 g. par homme ). – Eclairage et chauffage : doit être assuré en principe par l’habitant ou la commune à raison de 1 bougie par jour par lanterne d’escouade, du 1er octobre au 31 mars ( 16 bougies au kilo ). – Allumettes : 3 allumettes par jour et par homme. – Pétrole : en remplacement de bougies à raison de 25 g. par lampe d’escouade et par jour, à raison de 6 heures d’éclairage, du 1er octobre au 31 mars. – Pipes et papier à cigarettes : à titre absolument gratuit. – Savon : acheté par les corps et payé par la masse générale d’entretien.

Le général commandant la Ve armée a fixé pour son armée les perceptions suivantes : Allumettes : une boîte tous les 7 jours. –Pétrole, en sus de la bougie, 2 kilos pour 1 000 hommes ; pour les bureaux : 1 lampe pour 100 hommes.

http://vieuxpapiers.canalblog.com/archives/2005/11/21/1012422.html

Naissance d’une revue: l’Image de la guerre

Limagedelaguerre2« L’image de la guerre » est une revue hebdomadaire publiée, à l’origine, à Bellegarde dans l’Ain près de la Suisse ce qui pourrait expliquer le nombre des photos d’origine allemande. Le premier numéro date de novembre 1914 et la revue est publiée tout au long de la guerre.Cette revue comporte de nombreuses et bonnes photos dont un grand nombre dues au célèbre photographe de l’époque Henri Manuel. A partir de juin 1916 elle publie à chaque numéro le portrait hors texte d’un général ou d’une personnalité. Elle publie en mars 1917 une édition de luxe en supprimant les suppléments. Il existe alors une édition populaire à 15 centimes et une édition de luxe à 25 centimes.

D’AUTRES REVUES NOVEMBRE 1914

Capture d’écran 2014-11-16 à 17.48.41MODE 21 NOV 1914

http://revues1914.1918.pagesperso-orange.fr/limagede.htm

COURRIER DE MARCEL GEORGES DOMINE FUSILIERS MARINS (1894-1915)

Lettre du 21 novembre 1914 (deux mois à peine après son incorporation !) :

« Chers parents, J’ai remis jusqu’ici pour vous écrire. J’attendais…car vous savez voilà trois semaines que j’étais à Dixmude ; c’est la guerre, j’en ai vu des drôles. Nous sommes débarqués à Furnes (11 km de Dixmude) et aussitôt exposés sur le front ; nous avons pris, repris Dixmude aux Boches. Le 10 novembre quand ils nous ont repris la ville, j’ai été renversé par le déplacement d’air d’un obus qui venait d’éclater à 6m de moi, j’ai eu le côté droit tout sensible pendant deux jours…Vous parlez d’une drôle de vie dans les tranchées, on y a froid, quand il pleut ça tombe sur vous et pourtant elles sont couvertes, les
Boches nous envoient des rafales d’obus (marmites, shrapnells) et on ne les voit pas. Le plus terrible c’est…de Dixmude…j’ai vu dans la tranchée voisine à la mienne trois copains tués et cinq autres blessés, on retrouvait une jambe par-ci un bras par-là, enfin ils étaient déchiquetés. En ce moment nous sommes sur la frontière française au repos, on reforme les deux régiments de marins, il en reste…les deux tiers de l’effectif du départ, les autres sont morts ou blessés. Nous voudrions bien revoir la France, ici on parle flamand pas fichu de se faire comprendre, et ils vous écorchent quand on achète du tabac ou des provisions… Je voudrais encore être avec vous, je ne sais pas s’il reviendra ce temps, par moments on a des découragements, on s’ennuie après ses parents, après son pays, puis on reprend courage un peu, c’est comme ça tous les jours…Georges M. Dominé 2ème régiment de marins 2ème bataillon 5ème compagnie 3ème section Bureau central militaire Paris
»

POUR EN SAVOIR PLUS

http://musee.fusco.lorient.free.fr/biofusco_base1418_domine_georges.htm

SITUATION AU 21 NOVEMBRE

21 NOV 1914

Ecrivain mort à la guerre

Pierre Corrard – poète et romancier 1877 – Tué le 21 novembre 1914 en forêt d’Argonne sur le plateau de Bolante

http://data.bnf.fr/10347447/pierre_corrard/

Lu dans Le Moniteur en date du samedi 21 novembre

France.- L’accalmie subsiste dans la bataille du nord de la France (…)

Russie.-Les Russes qui avaient reculé devant l’avant-garde allemande, entre Vistule et Wartha, prennent maintenant l’offensive de ce côté.Ils ont eu un succès à l’ouest de Lodz, entre Czenstochowa et Cracovie, ils ont progressé ; et Przemysl est sur le point de tomber. Les Russes ont également réalisé une avance dans les Carphates, et la panique serait en Hongrie tandis que les fonctionnaires de la Prusse orientale tâchent d’organiser l’exode de la population.

Turquie.-Une armée turque marche sur l’Egypte, et le khédive est au milieu d’elle, mais le gouvernement anglais a pris toutes les précautions nécessaires pour défendre le canal de Suez.

Les Serbes se plaignent vivement des atrcités que les troupes austro-hongroises commettent sur leur territoire. Ces atrocités sont systématiques, de l’aveu même des journaux de Vienne et de Budapest, qui préconisent le terrorisme comme un moyen de hâter la solution de la lutte.

Allemagne.-Le général de Voigts-Rhetz, quartier-maître général de la suite de Guillaume II, et qui était devenu le vrai chef d’état-major général allemand, est mort subitement.

Italie.-La presse italienne dément la nomination du prince de Bulow, à l’ambassade allemande de Rome.

Humour et images dans L’illustration daté du 7 novembre 1914

Saisi dans L’illustration daté du 7 novembre 1914

L'illustration 7 novembre 1914

L'illustration 7 novembre 1914 -2

 

illus 7 11 1914 à sommesous
Un village deux fois pris par les Allemands et deux fois repris par notre infanterie. Dessin exécuté par Sydney Adamson, à Sommesous (village de la Marne non loin de Vitry-le-François) d’après les indications précises d’officiers ayant participé aux combats de septembre sur ce point et qui ont certifié exact la composition de l’artiste anglais. (L’illustration 7 novembre 1914)
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Le jour des morts. Dessin de Lucien Jonas (L’illustration du 7 novembre 1914)

81/Journal de la grande guerre: le 24 octobre 1914

24 octobre 1914

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Dans la nuit, les grosses pièces nous ont tous réveillés, avec leurs formidables détonations.

Des obus sont tombés ; l’usine des Vieux Anglais en a reçu encore une dizaine. Matinée calme ensuite. A 13 h 30, tandis que nous sommes dans le quartier des ruines, Jean, Lucien et moi nous entendons de nouveau des sifflements et des éclatements à proximité.

Depuis quelques jours, l’usine des Longaux, avoisinant la maison de mon beau-père, rue du Jard, où nous habitons provisoirement, est occupée en permanence par de l’infanterie. Aussi entendons-nous, de temps en temps, de brefs coups de clairon signalant aux soldats qu’ils doivent rentrer immédiatement, afin de ne pas se faire repérer, lors des visites des Tauben.

Humour: dessins parus dans L’Illustration du 24 octobre 1914

 

Flandres-Yser: Extrait de l’historique du 94 RI

Le 24 octobre,  le 94 ème régiment d’Infanterie  part de Ost-Dunkerque, à 3 heures du matin, en direction de Pervyse. A 6 heures, il reçoit l’ordre d’attaquer Klosterthoeck, les passerelles et les tranchées de la boucle de l’Yser. Le 1er Bataillon (Commandant Barbaroux) est en réserve de Division. Les deux autres Bataillons viennent le long de la voie ferrée se placer face à leur objectif: 3e Bataillon à droite, 2e à gauche. L’attaque doit avoir lieu à 10 h. 30, mais le mouvement est arrêté et ne reprend qu’à 13 heures.

 

LA SUITE SUR… http://vestiges.1914.1918.free.fr/Yser_Histo.htm

voir aussi: http://indre1418.canalblog.com/archives/2009/12/10/15748625.html

Marcel Godet tué le 24 octobre 1914

1e9808477cd9cf3651626bbaf40114dfMarcel Godet a été tué dans un des combats de Pervyse,
près d’Ypres ; il avait le grade de lieutenant dans un corps d’élite,
le 8e bataillon de chasseurs, dont on sait la glorieuse conduite au
feu et dont tous, soldats et chefs, disputent vaillamment et
vendent chèrement leur vie.

http://bibnum.enc.sorbonne.fr/omeka/exhibits/show/enc-portraits-de-combattants/marcel-godet–25-juin-1882-24-

La mort de Paul Proust député de Savoie le 24 octobre 1914

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/qui-cherche-quoi/depute-savoie-octobre-sujet_9902_1.htm

Prise d’armes à Nouméa

01-Prise-d-armes-le-24-octobre-1914.-Coll.-G.-Viale_imagelarge

Lettre d’un Poilu écrite le 24 octobre 1914

Sur le site « La mémoire alpine »

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http://www.memoire-alpine.com/lettre-de-poilu—crite-le-24-octobre-1914_8026.php

Lu dans Le Moniteur en date du 24 octobre 1914

France.-L’armée allemande ne se lasse par de renouveler ses attaques entre la mer et Lille. Nous avons cédé sur quelques points près de la Bassée; autour d’Armentières; par contre, nous avons progressé, comme entre Amiens et Chaulnes ( vers Rosières), dans la Woëwre et aux environs de Pont-à-Mousson.
Trois batteries d’artillerie ont été détruites par nous à l’ennemi, au nord de l’Aisne.
Pologne.-Le plan du général von Hindenhurg qui commandait les forces allemandes en Pologne a totalement échoué : les troupes gernaniques ne tiennent plus la Vistule que sur un étroit espace entre l’embouchure de la Pilica dans la Vistule et Ivangorod. Le kaiser marque sa colère en prescrivant des arrestations en masse en Posnanie.
Allemagne.-.-Le général de Moltke, chef d’état-major général de l’armée allemande, est mourant, mais la presse berlinoise a reçu l’ordre de tenir cette nouvelle secrète.
Le nombre des maisons allemandes et austro-hongroises qui sont mises sous séquestre par décision des tribunaux français s’éléve de jour en jour.
Bosnie.-D’importants contingents autrichiens ont encore une fois attaqué les troupes serbo-monténégrines en essayant de les enfoncer au nord de Sarajevo en Bosnie, mais elles ont été repoussées énergiquement. A Cattaro, les batteries franco-monténégrines du Lovcen continuent leur besogne de destruction sur les forts autrichiens