Archives pour la catégorie journal de la Grande guerre

692/journal de la grande guerre 26 juin 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du lundi 26 juin 1916 à travers Le Miroir

Sur la rive gauche de la Meuse, une attaque allemande sur nos tranchées des pentes sud du Mort-Homme a été arrêtée par nos feux.
Sur la rive droite, les combats se sont poursuivis dans le secteur de l’ouvrage de Thiaumont où nos contre-attaques nous ont permis d’enlever quelques éléments de tranchées à l’ouest de l’ouvrage. Nous avons réalisé quelques progrès à la grenade dans le village de Fleury. Le bombardement s’est maintenu très intense dans les différents secteurs de la rive droite.
Au nord-est de Pont-à-Mousson, une forte reconnaissance ennemie a été dispersée dans le bois Cheminot.
Dans les Vosges, une attaque allemande a échoué dans la vallée de la Save.
Des avions allemands ont lancé des bombes sur Lunéville, Baccarat et Saint-Dié. Il en a été pris acte en vue de représailles.
Les Russes ont pris Kimpolung et sont devenus maîtres par conséquent de toute la Bukovine. Ils ont eu au centre, un succès à Tchartorysk et ont fait 800 prisonniers aux Allemands.
Le cabinet Zaïmis a donné l’ordre de surveiller les sous-marins allemands qui essaient de stationner sur le littoral.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin16.html

 

691/journal de la grande guerre: 25 juin 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du dimanche 25 juin à travers le Miroir

Le combat a continué avec violence sur la rive droite de la Meuse. Nos contre-offensives nous avaient permis de reprendre, dans la région de la cote 321 et de la cote 320, une grande partie du terrain perdu et de refouler l’ennemi jusqu’aux abords de l’ouvrage de Thiaumont. Mais à son tour, l’ennemi a pu pénétrer dans quelques maisons du village de Fleury. La lutte a été très vive aussi dans les secteurs du bois de Fumin et du Chenois. Les Allemands ont engagé contre nous plus de six divisions.
Sur la rive gauche de la Meuse, la journée a été relativement calme, sauf dans la région de la cote 304 où nos positions ont été bombardés par un tir lent et continu.
Lutte d’artillerie sur le front belge.
La bataille continue très dure entre Russes et Allemands dans la région comprise entre Loutsk et Vladimir-Volynski. Nos alliés ont conquis les deux tiers de la Bukovine et Pflanger est acculé aux Carpathes et à la frontière roumaine.
L’armée grecque a été complètement démobilisée.

 

Journée Serbe, 25 juin 1916. Anniversaire de la bataille du Kosovo

616x510Cette affiche de la Première Guerre mondiale, publiée à Paris en 1916, représente une scène du théâtre serbe de la guerre à la fin de l’année 1915, lorsque ce qui restait de l’armée serbe et les réfugiés civils l’accompagnant furent forcés de fuir au Monténégro et en Albanie. Les forces d’invasion d’Autriche-Hongrie et d’Allemagne s’enfoncèrent en Serbie, et occupèrent la capitale Belgrade. Un des affrontements majeurs de la campagne se déroula au Kosovo, site d’une bataille en 1389 entre une armée serbe médiévale et les envahisseurs ottomans. Bien que la Serbie perdît son indépendance suite à la première bataille du Kosovo, cette déroute devint un symbole important du nationalisme serbe au XIXe siècle. L’affiche montre le transport, de l’autre côté de la rivière Drina, du vieux roi Pierre, qui suivit l’armée serbe lors de son repli en 1915, alors que les réfugiés se dirigent vers les montagnes. Des milliers de Serbes moururent de froid et de faim durant l’hiver 1915–1916, et la journée serbe, organisée à Paris au profit du Fonds de secours pour la Serbie, fut célébrée au mois de juin de façon à coïncider avec la date approximative de la première bataille du Kosovo. Pendant la Première Guerre mondiale, la Serbie fut une alliée de la Grande-Bretagne, de la France et de la Russie. La Serbie était une ennemie jurée de l’Autriche-Hongrie, qui blâmait les conspirateurs serbes pour l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, et qui était déterminée à punir les Serbes.

source: https://www.wdl.org/fr/item/4596/

LA PHOTO DU JOUR

4595

DIAPORAMA DU MIROIR

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/la-presse-illustree-francaise-pendant-la-grande-guerre

 

690/journal de la grande guerre: 24 juin 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Sifflements à 16 heures.

Journal du samedi 24 juin à travers le Miroir

En Belgique, les tirs de destruction de nos batteries ont bouleversé les organisations ennemies dans la région des Dunes.
En Champagne, entre Maisons-de-Champagne et le Mont-Têtu, les Allemands ont attaqué trois fois nos tranchées sur un front de 1200 mètres. Ils ont été arrêtés par nos tirs de barrage. Quelques prisonniers sont restés entre nos mains.
Sur la rive gauche de la Meuse, deux attaques allemandes à la grenade ont échoué sous nos feux de mitrailleuses. Bombardement intense de nos deuxièmes lignes.
Sur la rive droite, à la suite de violentes réparations d’artillerie les Allemands ont dirigé une série d’attaques offensives à grande envergure sur un front de 5 kilomètres depuis la cote 321 jusqu’à l’est de la batterie de Damloup. Les attaques se sont succédé avec un acharnement extrême, en dépit des pertes énormes que nous infligions à l’ennemi. Entre la cote 321 et la cote 320, les Allemands ont réussi à enlever nos tranchées de première Ligne et l’ouvrage de Thiaumont. Un puissant assaut allemand, qui était parvenu jusqu’au village de Fleury, a été refoulé par une vive contre-attaque. D’autres assauts sur les bois de Vaux-Chapitre, du Fumin et la batterie de Damloup ont été brisés.
Nos aviateurs ont bombardé les gares de Grandpré, de Nantillois et d’Audun-le-Roman.
Les Russes livrent un violent combat sur le canal d’Oghinski ; ils progressent en Bukovine.
La pression italienne sur les Autrichiens s’accentue au plateau d’Asiago.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin16.html

Vers la destruction d’d’Assevillers (Somme) de juin-juillet 1916)

le travail de préparation de l’artillerie. Ce travail commença le 24 Juin 1916 avec environ 3000 armes lourdes et plus de 1400 mortiers de tranchée qui fournissaient le travail de destruction des défenses ennemies. Ils ont tiré 2 millions et demi d’obus sur les lignes allemandes allant de l’obus de mortier de 58 mm aux projectiles plus gros de 45cm. Cela était planifié sur 5 jours mais le bombardement a été prolongé de 48 heures en raison de nuages bas, de bruines et de brouillards réduisant la visibilité et empêchant les vols de reconnaissance. C’est ainsi que l’attaque eut lieu le 1er juillet comme le prévoyait le planning provisoire décidé le 14 Février par Joffre et Haig. Les bombardements étaient un spectacle a contemplé, un vaste feu d’artifice créé par des explosion d’obus de différentes couleurs. « Armageddon commençait aujourd’hui et nous étions là ». « Armageddon started today and we are right in the tick of it » écrivit le capitaine Cuthbert Lawson, un officier de la 29ème division présent sur la ligne d’observation plus en arrière.

L’infanterie de Mangin grimpa sur le parapet et se réjouit de tous ces tirs d’obus : ils avaient rendu aux allemands ce que l’envahisseur leur avait donné à Verdun. Mais ce n’était pas simplement un « son et lumière ». Le but était de couper les communications, détruire les défenses allemandes et démoraliser ou éliminer les soldats ennemis. 

La suite sur: http://assevillers.80.free.fr/index.php?menu=centenaire&p=assevillers/destruction

(vidéo) voir aussi la bataille de la Somme https://www.youtube.com/watch?v=vAak2IlzRWc

voir aussi: http://historyweb.fr/bataille-de-la-somme/

LA PHOTO DU JOUR

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689/journal de la grande guerre: 23 juin 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

A 20 heures, trois obus tombent à proximité du Pont Huet et à 22 heures, le bombardement a lieu dans le haut du faubourg Cérès.

Journal du 23 juin 1916 à travers Le Miroir

Dans la région au sud de Lassigny, une forte reconnaissance allemande a attaqué un de nos postes avancés après une préparation d’artillerie. Repoussé, par nos feux, l’ennemi s’est dispersé.
Sur les deux rives de la Meuse, le bombardement par obus continue avec une extrême violence.
Sur la rive gauche, l’ennemi a dirigé ses feux sur la cote 304, le Mort-Homme et nos secondes lignes. Une attaque contre nos tranchées, entre la cote 304 et le ruisseau de Béthincourt, a été complètement arrêtée.
Sur la rive droite, des éléments de tranchée que nous avions perdus entre le bois Fumin et le Chenois ont été presque intégralement récupérés.
Le bombardement a pris un caractère de violence inouïe sur le front au nord de l’ouvrage de Thiaumont, le bois de Vaux-Chapitre et le secteur de Laufée.
Lutte d’artillerie intense en Woëvre.
Nos escadrilles ont bombardé les villes de Trèves, de Carlsruhe, de Mulheim (établissements militaires). Plusieurs fokkers ont été abattus par nous.
Les Russes ont repoussé tous les assauts d’Hindenburg dans la partie nord de leur front ; en Bukovine, ils ont occupé la ville de Radoutz.
Les alliés ayant remis une note comminatoire à la Grèce, le roi a renvoyé le cabinet Skouloudis et constitué un cabinet Zaïmis.
Le grand chérif de La Mecque s’est soulevé contre les Turcs.

23 juin 1916:Premier pilote américain mort 

640-ea97df502fabd3a2edfd2020a4ce2300Victor E. Chapman de l’escadrille Lafayette N124 est le premier américain tué au combat, abattu dans son Nieuport 16, au nord de Douaumont, par l’as allemand, le Leutnant Kurt Wintgens, qui pilote un Halberstadt D.II, et dont c’est la huitième victoire.

Le Capitaine Georges Thénault est entouré de quatre pilotes américains de la N124 : De gauche à droite, le Sergent James R. Mc Connell (Tué le 19 mars 1917), le S/Lieutenant Kiffin Y. Rockwell (Tué le 23 juin 1916), Le Sergent Norman Prince (Tué le 12 octobre 1916) et le Sergent Victor E. Chapman. Les 4 pilotes américains ont tous été tués soit au combat, soit à la suite d’accidents.

Verdun: l’attaque allemande

Après les gaz

 A 5 heures, le matin du 23, faisant suite immédiatement a l’’arrosage du secteur par 130.000 obus asphyxiants selon le chiffre donne par tin Général de Brigade allemand, les pièces d’artillerie grosses et petites se remettent à tirer. C’est alors un véritable déluge d’obus sur nos positions, notamment sur le plateau de Souville et la Côte de Froideterre.

La plus violente des Batailles

Il a été écrit dans le bulletin de renseignements n° 126 de la IIe Armée, que l’attaque allemande du 23 juin 1916 a été la plus violente, la plus massive et la plus meurtrière de toutes celles que les Allemands ont exécutées à Verdun.

 Ils l’avaient préparée avec minutie, employant des moyens jugés irrésistibles.

Guillaume II vint en personne présider aux opérations. Il fit venir de l’arrière les drapeaux des régiments engagés, afin qu’ils puissent défiler en tête de ses troupes lors de son entrée triomphale à Verdun.

La suite sur: http://106emebcp.fr/verdunjuin1916/index.php?option=com_content&task=view&id=18&Itemid=33

Lire aussi:

23-06-1916 : 2h du matin, un prisonnier allemand interrogé par le 359e a indiqué qu’une attaque sur Thiaumont allait avoir lieu à l’aube, mais, comme la veille une tentative allemande, vigoureuse mais limitée, avait été mise en échec, on pense qu’il s’agit de la énième action de ce type, et l’on ne s’inquiète pas outre mesure, bien que par cet interrogatoire on ait appris qu’une division fraîche, la 103e, venant de Saint-Mihiel, était arrivée sur place l’avant-veille et que ses effectifs s’ajoutaient à ceux qui se trouvaient actuellement en ligne.

Aussi allait-on trop tard comprendre qu’effectivement une opération d’envergure avait été organisée par l’état-major allemand, et que dès 1heure du matin des effectifs considérables avaient pris place dans les tranchées de départ des ravins situés au nord de Thiaumont et de Fleury.

Chaque Allemand portait avec lui 3 jours de vivres, 100 cartouches, 5 grenades à main et un outillage portatif.

Entre le ravin de la Couleuvre (Bois de Nawé) et les ravins au nord de Fleury les Allemands alignaient les 74e, 78e et 92e régiments d’infanterie, les 10e, 12e et 24e Bavarois ainsi qu’une unité d’alpins.

Un peu avant 3 heures la queue du 114e a enfin réussi à atteindre sa zone, c’est à dire quelques abris sommaires et un labyrinthe de tranchées en désordre, impossibles à repérer dans la nuit noire.

Les liaisons sont établies avec les unités du 297e en réserve au Bois Gravier. Le Cdt Desoffy charge son officier adjoint de rendre compte au PC de Quatre-Cheminées, en empruntant le boyau montant, en très mauvais état.

En attendant l’aube les chasseurs du 114e vont pouvoir, jusqu’à 6 heures se reposer quelque peu des efforts harassants de la nuit.

À cet instant précis la situation est en train de tourner à la catastrophe pour le 121e, sur les crêtes.

http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1730

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/histo-verdun-detaille5.htm

Une lettre de Pétain aux poilus

95851592

source: http://laguerredejean.canalblog.com/archives/2014/05/04/29790308.html

(photo de tête archives http://archives.ecpad.fr/letat-du-front-en-champagne-fin-juin-1916/ le front en Champagne en juin 1916)

688/journal du 22 juin 1916: victoire aérienne de Guynemer

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Coup de froid avec la Grèce

Le Premier ministre grec Zaïmis ordonne la démobilisation de l’armée à la suite de dissensions avec les Alliés.

(source wikipédia)

Journal du jeudi 22 juin à travers Le Miroir

Au sud de la Somme, devant Drancourt, un détachement ennemi qui tentait d’aborder nos lignes, a été dispersé à coups de fusil.
Au nord-ouest de Reims, les Allemands, après avoir fait sauter deux mines, ont prononcé une attaque sur nos tranchées, à la cote 108 (sud de Berry-au-Bac). Enrayée par nos tirs de barrage, cette tentative a subi un échec complet.
Sur la rive gauche de la Meuse, une attaque allemande, dirigée contre les tranchées conquises par nous au sud du Mort-Homme, a été arrêtée par nos feux.
Sur la rive droite, après un bombardement violent par obus de gros calibre, qui a duré toute la journée sur la région cote 320 bois du Chapitre et du Fumin-le-Chenois, les Allemands ont attaqué nos positions à l’ouest et au sud du fort de Vaux. Nos tirs de barrage et nos feux de mitrailleuses ont, par deux fois, brisé les assauts de l’ennemi qui a enregistré de lourdes pertes.
Duel d’artillerie sur le front belge. Nos groupes de bombardement ont lancé 210 obus sur la gare d’Arnaville et 276 sur les établissements militaires de la gare de Metz.
Des bruits de crise ministérielle continuent à circuler à Athènes. Le roi a mandé M. Zaïmis, ancien président du Conseil au palais.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin16.html

(Aviati

« Le 22 juin 1916, a livré trois combats aériens au cours de l’un d’eux a abattu un avion allemand après avoir eu son appareil atteint par les projectiles ennemis. »

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Georges_Guynemer.htm

Dissolution du 343 ème RI

Le 22 juin 1916, le 343ème RI est dissous. Un bataillon passe au 215ème et un autre au 253ème. On passe ainsi de 3 régiments à 2 bataillons à 2 régiments à 3 bataillons. Le 343ème ayant le numéro le plus élevé, c’est lui qui est dissous.

http://www.jcplanes.org/mplf/215ri-chemindames/215ri-chemindesdames.htm

Verdun: Les Allemands tirent des obus toxiques

Le 22 juin 1916, les Allemands tirent avec des obus toxiques. C’est une alerte au gaz. Le pilonnage s’atténue mais les gaz sont employés massivement. Les hommes vivent en permanence avec leur masque à gaz. Beaucoup, faute d’un masque efficace, succombent dans une terrible agonie.

Témoignage du Lieutenant LAPOUGE : « L’abri offrait un spectacle lamentable ; des isolés, des égarés l’avaient envahi, des blessés et des morts en garnissaient les marches, on passait dans la cohue sinistre, butant sur des cadavres, piétinant dans les flaques de sang ».

Cet abri, creusé sous roc et dominant le ravin des Vignes, tient son nom des quatre cheminées d’aération qui le surplombent. Sa longue galerie souterraine, servant initialement de dépôt de matériel et de munitions, fut convertie en poste de commandement et de secours durant la bataille. Les blessés, entassés dans une promiscuité intenable, attendaient là leur périlleuse évacuation vers l’arrière, transportés de nuit par des brancardiers français et des ambulanciers volontaires américains.

http://www.espace-ehce.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=490:l-abri-des-4-cheminees&catid=95&Itemid=326

 

687/journal du 21 juin 1916: des bombes sur Trêves, Karlsruhe et Müllheim

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Depuis le 6 courant, les journaux nous ont annoncé un mouvement offensif des Russes en Galicie.

Journal du mercredi 21 juin 1916 à travers Le Miroir

Au sud de la Somme, un coup de main de l’ennemi dans la région de Lihons a complètement échoué.
Sur la rive gauche de la Meuse, l’ennemi a bombardé activement les pentes sud du Mort-Homme et la région de Chattancourt. Notre artillerie a partout répondu par des tirs de barrage et des contre-préparations efficaces.
Sur la rive droite, une attaque allemande prononcée contre nos positions au nord de la cote 321 a été repoussée par nos feux.
Les Russes ont attaqué les Autrichiens dans la région de Pinsk ; la situation de l’ennemi apparaît très difficile. L’armée austro-hongroise de Pflanzer est complètement isolée depuis la prise de Czernowitz. Elle serait même coupée en plusieurs tronçons.
Les Russes ont repoussé une offensive turque sur le front du Caucase.
Les Italiens avancent lentement mais sûrement sur le plateau d’Asiago. Ils se sont emparés d’une cote dominante, en capturant des prisonniers.
Vingt-sept combats aériens ont eu lien en une seule journée sur le front britannique. Un sous-marin anglais a abattu un hydravion allemand.
Des troubles ont éclaté à Aix-la-Chapelle. Le bourgmestre de Leipzig engage ses concitoyens à subir en silence les privations. La Saxe proteste contre le régime des douanes intérieures qui contribue à l’affamer.
Des bruits de crise ministérielle circulent à Athènes où M. Skouloudis déclare cependant de ne pas vouloir quitter le pouvoir.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin16.html

Des bombes sur Trêves, Karlsruhe et Müllheim

Mercredi 21 juin 1916 : En représailles des bombardements aériens de Bar-le-Duc et de Lunéville, des avions français jettent des bombes sur Trêves, Carlsruhe et Müllheim. À CarIsruhe il y a 267 victimes, dont 110 morts. Aux protestations indignées de l’Allemagne les neutres répondent qu’elle a commencé ces raids quand elle a envoyé, en août 1914, des taubes sur Paris.

http://www.blamont.info/textes877.html

Verdun: le suprême assaut

Le Commandement allemand comptait bien, cette fois, culbuter l’obstacle. Il n’avait pu atteindre la place le 15 juin, date fixée par le Kaiser; mais par un suprême effort, il avait le ferme espoir que l’échéance n’aurait été que faiblement retardée. Des corps d’élite étaient appelés. Une artillerie formidable était réunie : 380 et 420 en faisaient partie… On était tellement sûr du succès qu’ordre avait été donné d’amener de l’arrière les drapeaux des régiments, afin qu’ils pussent être déployés en tête des troupes pour l’entrée triomphale dans la ville.

Enfin, l’Empereur était là. La préparation d’artillerie commença le 21 juin 1916

La zone Froide-Terre , Fleury , Souville , Tavannes subit un bombardement d’une intensité inconnue jusque là.

Le 22, dans l’après-midi, une opération de détail permit aux boches de progresser entre le bois de Vaux-Chapitre et celui du Chênois, et ainsi de se rapprocher de l’objectif convoité le fort de Souville.

Enfin, ce même jour, à 21h30, tout le futur front d’attaque, de Froide-Terre aux abords de Tavannes, était couvert d’une nappe d’obus asphyxiants, qu’on évalua à plus de 100000 projectiles.

Estimant avoir neutralisé nos batteries, interdit à tout renfort ou ravitaillement l’accès de nos lignes, l’ennemi lançait son infanterie à l’assaut, le lendemain vendredi 23 juin, à 6 heures du matin : premier exemple du procédé employé à une échelle plus grande dans la célèbre manœuvre dite de Riga et les attaques du 21 février et du 27 mai 1918.

La suite sur http://chtimiste.com/batailles1418/1916verdun4.htm

Le journal La Croix évoque le sort des habitants

Le 21 juin 1916, dans une page intérieure, le quotidien catholique reproduisait sans commentaire l’affiche que la Kommandantur avait apposée, le 12 mai, sur les murs de Lille-Roubaix-Tourcoing et que le Journal des Réfugiés du Nord lui avait communiquée. Tous les habitants, à l’exception des vieillards, des enfants de moins de 14 ans et de leurs mères, devaient se préparer pour être transportés dans une heure et demi ; chaque personne avait droit à 30 kg de bagages. Elles devaient se réunir devant leurs maisons et un officier déciderait quelles personnes seraient conduites dans un camp de réunion. Quelques jours plus tard, La Croix précisait que, durant trois jours, du vendredi au lundi, la population vécut dans l’angoisse ; les Boches avaient braqué des mitrailleuses dans les rues par crainte d’une révolte puis, le lundi, les officiers allemands désignèrent ceux qui devaient les suivre. Six mille victimes, en général des jeunes gens et jeunes filles de 16 à 20 ans, bien encadrées et musique en tête, furent emmenées dans les Ardennes pour qu’ils travaillent dans les champs ; certains furent accueillis à coups de pierre par les paysans ardennais qui ne voulaient pas travailler pour les Allemands. L’enlèvement avait eu lieu au cours de la Semaine sainte. Mgr Charost protesta en vain ainsi que le gouvernement français.

Le sort des prisonniers de guerre français était aussi très dur. La majeure partie était désormais employée à des travaux agricoles ou dans des manufactures, y compris des usines de guerre. Au début, il y eut des volontaires puis des refus. Vers juillet 1915, les Allemands prévinrent que les rebelles subiraient des privations de nourriture et des violences. Au camp de Zwickau, sur quatre mille prisonniers, la moitié sont forcés au travail par la violence. Dans une mine, on les oblige à travailler onze heures par jour et la nourriture est insuffisante. A la fin d’octobre, La Croix publiait le témoignage de trois médecins anglais qui avaient été internés au camp de Gardelegan où onze mille prisonniers étaient dans le plus grand dénuement. Le typhus s’était répandu provoquant une mortalité de 15 %. Sur les dix prêtres français du camp qui s’étaient dévoués, cinq étaient décédés

La suite sur: http://www.martinesevegrand.fr/1916-le-prix-des-succes-4/

Passage d’un bataillon de tirailleurs sénégalais à Boves (Somme) le 21 juin 1916

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Le journal France Antilles évoque Verdun

Ce 21 juin 1916, les lecteurs martiniquais de La Paix purent lire ce témoignage édifiant sur l’horreur des combats à Verdun : « … le Dr D…, venu voir L… ces jours-ci, et C… en ce moment en permission, disent que, d’après l’impression des blessés qu’ils ont entendus, Dixmude, l’Yser, la Champagne n’étaient que jeux d’enfants comparés à Verdun ; qu’aucune imagination humaine ne peut se faire une idée des batailles qui s’y livrent » .
L’auteur de la lettre poursuivait : « C’est vraiment terrible! Des hommes arrivent à un tel paroxisme de nervosité que, pour les empêcher de devenir fous, on est obligé de les rouler dans les couvertures, les ficeler et les faire porter loin à l’arrière, où ils n’entendent plus le bruit du canon ; généralement, ils reviennent à l’état normal après quelques jours de calme (…) » .
Publié par l’historienne Sabine Andrivon-Milton, dans son ouvrage Lettres de poilus martiniquais (SAM Éditions), ce document, au vu de sa datation, remonte à la phase la plus dantesque de la bataille de Verdun, qui avait démarré le 21 février 1916 quand l’armée allemande, dix huit mois après le début de la Première Guerre mondiale, déclenche brutalement cette nouvelle offensive pour « « saigner à blanc » l’armée française, briser les nerfs de l’adversaire, lui infliger des pertes telles qu’elle ne pourrait pas se relever » . Pour parvenir à ses fins, l’état-major allemand choisit le lieu de l’affrontement (une zone avec pour point stratégique Verdun, une commune de la Meuse, située en Lorraine) et dispose d’une arme de destruction massive : son artillerie.

Ecrivain mort à la guerre

 HENRI GOUNELLE – 1894 – 21 juin 1915 à la tranchée de Calonne

686/journal du 20 juin 1916: Verdun: sous la forêt, les cicatrices

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

La moyenne de consommation de farine pour la ville de Reims, en mai, établie aujourd’hui donne 89 quintaux par jour.

Journal du mardi 20 juin 1916 à travers Le Miroir

Entre Avre et Oise, deux détachements ennemis, après un vif bombardement, ont tenté d’aborder nos lignes. Ils ont été repoussés à coups de grenades.
Sur la rive gauche de la Meuse, lutte d’artillerie intermittente (région de la cote 304) ; Et sur la rive droite, le bombardement a été violent au nord de l’ouvrage de Thiaumont et dans les secteurs de Vaux-Chapitre et de Souville.
Une escadrille ennemie a lancé de nombreux projectiles sur un village au sud de Verdun, où se trouvait un camp de prisonniers allemands. Plusieurs de ceux-ci ont été tués ou blessés.
Lutte de mines en Argonne (Bolante, Vauquois, Fille-Morte).
La ville de Kolomea, en Galicie, est menacée par les Russes.
La presse pangermaniste elle-même avoue sa déception et son désarroi en présence de l’offensive foudroyante de Broussiloff.
Le feld-maréchal de Moltke est mort subitement à Berlin.
La démobilisation grecque apparaît partielle.
Les Anglais ont opéré deux raids heureux, sur la Lys et près de Givenchy.
Pour faire face aux menaces mexicaines, le président Wilson a appelé 135.000 miliciens aux armes.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin16.html

Aviation: exploit d’un Nieuport

20 juin 1916 : Premier vol de mille kilomètres en ligne droite effectué de Nancy à Cholm (Pologne) par le lieutenant français Marchal sur un Nieuport. Il survole Berlin pour y lancer des tracts.

Verdun: sous la forêt, les cicatrices

IMG-8553,289.193.80.60.crop.1456166199Dans la quiétude de ce paysage bucolique, comment imaginer l’effervescence qui devait régner ici en 1916 ? Dans son livre « La bataille devant Souville » (La Renaissance du Livre, Paris, 1920), qui retrace les combats qui se déroulèrent dans la région entre la mi-juin et la mi-septembre 1916, l’écrivain Henry Bordeaux évoque l’inquiétude que suscitait l’absence de bruit en période de guerre. « Ici, le silence, tout relatif car il tombe encore des obus, a quelque chose de redoutable, de mystérieux et de menaçant. La tempête s’est-elle éloignée tout à coup ? Va-t-elle se précipiter sur quelque autre secteur du front ? Ou bien se concentre-t-elle de nouveau, dans une ruée prête à éclater ? » Le 21 juin 1916, « le doute est dissipé. Un déluge de fer et de feu s’abat sur Froideterre » .

Les combattants, s’ils étaient encore vivants, seraient étonnés de voir comme la nature a reconquis ces lieux. Le 20 juin 1916, Henry Bordeaux décrit ces lieux « où le printemps, cette année, n’a pas osé venir. Devant Verdun, entre Fleury et Douaumont, entre Souville et Vaux, pas un brin d’herbe n’a poussé. Le soleil ne ranime aucune vie végétale. La terre creusée d’entonnoirs qui se rejoignent est comme un visage gravé de la petite vérole où le sourire trébuche dans les trous… » Même au coeur de l’hiver, la vie est davantage présente aujourd’hui qu’au coeur de ce printemps guerrier décrit par l’écrivain, tel une « vision d’apocalypse » : « la terre est broyée, réduite en bouillie, et de cette bouillie émergent pêle-mêle, comme les restes d’un naufrage, des débris d’arbres, de murs, de chevaux, des sacs, des bidons, des armes, des lambeaux d’uniformes, des lambeaux de chair. C’est un chaos que la masse des obus ne cesse pas de pétrir. Jusqu’à l’entrée de la tourelle où nous nous glissons, j’ai l’impression de traverser un charnier. (…) Du sol qui me sépare des deux forts, pas une parcelle n’est intacte. Les entonnoirs se rejoignent et leurs lèvres mêmes se recoupent. Combien d’années faudra-t-il pour que l’herbe ici repousse ? »

Texte de Isabelle Masson Loodts et Photos de Frédéric Pauwels / Collectif HUMA

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