Archives pour la catégorie Livres

Les fusillés de la grande guerre ont désormais un nom

A lire sur Planète Québec, d’après l’AFP

De Louis Abbadie, fusillé le 24 décembre 1914 pour « abandon de poste en présence de l’ennemi », à Ben Omar Yahiaoui, passé par les armes pour le même motif le 17 septembre 1914 : 

Un ouvrage inédit présente la biographie de 740 soldats fusillés durant la Grande Guerre.

http://planete.qc.ca/flash/flash-1392014-209734.html

Animer une guerre statique: le Première Guerre mondiale et la bande dessinée

A découvrir avec intérêt sur le site Slate.fr

Hasard, sans doute: l’éclatement du premier conflit mondial est contemporain de la naissance de la bande dessinée, qui se détache alors des histoires illustrées. Hasard peut-être: autour du nom de Jacques Tardi, la guerre des tranchées accompagne un nouvel âge de l’histoire de la bande dessinée, celui de son anoblissement. Hasard, encore? Alors que nous célébrons le centenaire de «la Der des ders», celle-ci est devenue un objet privilégié de la bande dessinée du début du XXIe siècle dans toute sa diversité.

La suite sur: http://www.slate.fr/story/91963/animer-guerre-statique

« Les croix de bois » de Roland Dorgelès

A lire sur le site du Figaro

Roland Dorgeles

Roland Dorgelès (1886-1973), journaliste engagé au front comme fantassin, commence à écrire Les Croix de bois, en 1918, à partir de notes prises sur le vif et de la correspondance adressée à sa maîtresse et à sa mère. Ce roman décrit le quotidien des poilus; il obtient le Prix Femina en 1919 et connait un extraordinaire succès.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/10/26002-20140910ARTFIG00086-les-croix-de-bois-de-roland-dorgeles-1919.php

Le feu d’Henri Barbusse

A voir sur le site du quotidien « le Figaro »

Henri Barbusse (1873-1935) est un des témoins majeurs de la Grande Guerre. En 1914, il s’engage dans l’infanterie. Partant de son expérience au front, il raconte la vie des poilus, d’abord publiée en feuilleton dans L’œuvre par Gustave Téry dès août 1916, puis en livre. Il obtient le Prix Goncourt en 1916.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/09/26002-20140909ARTFIG00065-le-feu-d-henri-barbusse-1916.php

Livre: « Naissance d’un mythe : l’ange au sourire » de Yann Harlaut

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DU monde entier on vient aujourd’hui sur le parvis de la cathédrale de Reims photographier son visage jovial, malicieux, mystérieux, pétillant.
Anonyme pourtant pendant 700 ans, l’ange saint Nicaise, sculpté au XIIIe siècle dans l’atelier rémois, végétait du haut de ses 2,60 m dans l’embrasure du portail gauche de la façade occidentale de l’édifice. Dans la cathédrale dite des anges, on lui préférait son voisin d’en face, l’ange de l’Annonciation. Un obus bien placé sur la cathédrale par un canonnier allemand le 19 septembre 1914 à 15 heures lui a permis d’avoir la vedette, de sortir de l’anonymat. La légende de « l’ange au sourire », allait se construire un an plus tard pour vite devenir le symbole du patrimoine artistique détruit par ces barbares de Prussiens.
Cette histoire singulière et étonnante, le champenois Yann Harlaut vient de l’écrire dans un fort intéressant ouvrage de 146 pages, richement illustré et intitulé : « Naissance d’un mythe : l’ange au sourire de Reims. » L’incendie de la cathédrale en 1914 avait suscité une indignation mondiale alimentée par la démesure des articles des journaux dont beaucoup, sans savoir, disaient que l’édifice était quasiment en ruines.
Décapité par la chute d’un madrier de l’échafaudage en feu posé contre la cathédrale, l’ange saint Nicaise perdit sa tête, son menton, une lèvre et des franges de sa chevelure.
Autant de morceaux remisés par l’abbé Thinot et vite oubliés dans les réserves de la cathédrale.
Il fallut la volonté d’un homme, Pierre-Antony Thouret, puis l’habileté du journal « l’Illustration », pour exhumer cet ange brisé dont les vestiges furent finalement retrouvés en novembre 1915. Sur fond de polémique sur la protection de la statuaire et de la cathédrale, le pillage des reliques du culte et la rumeur infondée de vol des restes de cet ange, s’est alors construit le mythe de « l’ange au sourire » appelé aussi « Le sourire de Reims ». Cet ange allait-il devenir le gardien d’une cathédrale dédié aux morts ? Fallait-il restaurer l’édifice en lui laissant les stigmates de l’incendie, une autre polémique pas encore totalement éteinte ?
La société des Amis de la cathédrale naît en 1917 pour faire de l’édifice un lieu de pèlerinage. L’actrice Sarah Bernhardt vient tourner un film de propagande pour dénoncer ces Prussiens qui ne respectent rien.
En 1922, dans son atelier, le Rémois Rémi Havot restaure dans l’anonymat la tête du fameux ange au sourire finalement remis à sa place en 1926 dans la même indifférence. Il fallut finalement l’insistance d’Henri Abelé, patron d’une maison de champagne, pour que le mythe de l’ange se muscle et se développe.
Alain Moyat
« Naissance d’un mythe : l’ange au sourire » de Yann Harlaut aux éditions Dominique Guénot.