Archives pour la catégorie Livres

Guignol durant la guerre 14-18

Contrairement à bien d’autres figures emblématiques, le personnage de Guignol connaît une grande diversité d’usages pendant la Grande Guerre. Omniprésent dans l’imaginaire lyonnais, on le retrouve au front ou à l’arrière dans son petit théâtre, héros d’innombrables cartes postales, ou encore en « une » de journaux satiriques. Ce petit catalogue fort bien fait et passionnant, explore la dynamique des stratégies lyonnaises qui fondent leur rhétorique sur le recours à Guignol, en s’interrogeant sur la capacité de la marionnette à refléter les préoccupations de la population, à véhiculer aussi bien le discours officielle et belliciste que les réserves de l’opinion vis à vis de la guerre.

http://www.caricaturesetcaricature.com/2016/01/catalogue-de-l-exposition-guignol-14-18-mobiliser-survivre.html

« 1915 l’impossible percée », le nouvel opus de l’historien Gilles Vauclair

Sur France 3 Bourgogne

limpossible_perceeL’historien Côte d’Orien, spécialiste de la grande guerre, Gilles Vauclair, consacre son dernier livre à l’année 1915. Sur la ligne de front au nord de la France, les soldats sont face à face dans les tranchées. Il faut percer cette ligne, c’est le leitmotiv de l’état-major. Un effroyable carnage.

Après  » 1914 Le face à face « , l’historien Gilles Vauclair, passionné par la première guerre mondiale, poursuit sur sa lancée en publiant  » 1915 L’impossible percée« . Dans ce nouveau livre (paru début Octobre aux éditions Sutton dans la collection « Mémoires en images« ), il explique comment se sont déroulés les événements qui ont marqué cette terrible année, à travers une sélection de documents iconographiques allemands et français pour la plupart inédits.

Repousser l’ennemi hors du territoire de la France, en le délogeant coûte que coûte des réseaux de tranchées, c’était l’objectif. Un ennemi invisible et pourtant proche, déterminé à regagner du terrain.

1915, c’est l’année où la France se met à fabriquer de l’armement à outrance, des obus, des canons de plus en plus puissants. Dans les deux camps, un déluge de feu s’abat sur les hommes. Il fallait percer le front. Les offensives ont fait près de 400 000 morts et un million de blessés côté français… pour un résultat pratiquement nul !

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/centenaire-14-18-1915-l-impossible-percee-le-nouvel-opus-de-l-historien-gilles-vauclair-880015.html

BD: 14-18, La tranchée perdue (Avril 1915)

Le quatrième tome de la série 14-18, La tranchée perdue (Avril 1915) est paru le 7 octobre 2015, aux éditions Delcourt. Une bande dessinée de Corbeyran, Etienne Le Roux et Jérôme Brizard, qui proposent le récit de huit soldats, huit héros de guerre… Par Céline Durindel

14-18-t4-la-tranchee-perdue-avril-1915-delcourt-extraitPrintemps 1919, la guerre est finie, Gilberte range et lave le café, dont elle est propriétaire. Après son dur labeur, elle fume une cigarette, ferme le café et affiche un panneau pour vendre l’établissement. Alors qu’elle s’avance dans la rue, Nicole lui demande si elle s’est enfin décidée. Gilberte explique qu’elle a reçu des offres intéressantes, elle ne sait pas encore à qui elle va vendre, mais une chose est sûre, elle quittera le village dans trois mois, grand maximum… Plus rien ne la retient dans ce village, les amies ne suffisent pas. Gilberte est invitée à manger par Nicole, mais n’a pas le cœur à sourire et rire comme son amie. Elle n’a pas d’une compagnie très agréable. Les deux femmes parlent de la guerre, ce qui a changé, et Denis, le mari de Gilberte qui ne reviendra plus… Mais justement, la veuve ne regrette pas la mort de son mari, elle devrait pourtant, mais elle n’y arrive pas. En effet la femme a subi, pendant les permissions des atrocités de la part de son mari, elle fait voir à son amie Nicole, l’une de ces multiples blessures…

En savoir plus sur http://www.francenetinfos.com/14-18-la-tranchee-perdue-avril-1915-126514/#XI2rgyJmylW8I66Y.99

436/journal du 14 octobre 1915:Henri Barbusse commence son carnet de guerre: « le feu »

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Passage, vers 15 heures, d’une escadrille de trente-cinq à quarante appareils, en plusieurs groupes, filant encore dans la direction de Bazancourt et de retour un quart d’heure après.

Par represailles, sans doute, les Allemands déclenchent aussitôt un violent bombardement sur Reims. Environ une centaine d’obus.

Le timbre-poste à un penny

Selon Le Figaro du 14 octobre 1915, une proposition de loi a été faite afin que l’affranchissement des lettres entre la France et l’Angleterre bénéficie d’une réduction de dix centimes.

«La question du timbre-poste à un penny, dont nous entretenions l’autre jour nos lecteurs, a fait récemment l’objet d’une étude à la commission des P. T. T. de la Chambre, qui a chargé M. Bouctot, député de la Seine-Inférieure, de déposer à ce sujet une proposition de loi, ce qui fut fait le 20 juillet 1915.

La suite sur: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/14/26002-20141014ARTFIG00088-14-octobre-1915-le-timbre-poste-a-un-penny.php

L’actualité au jour le jour dans Le Miroir

L’ennemi a renouvelé avec des forces importantes ses attaques au nord-est de Souchez, à l’est du chemin de Souchez à Angres, contre nos positions aux abords des Cinq-Chemins, sur la crête de Vimy, contre le fortin précédemment conquis par nous dans le bois de Givenchy et quelques tranchées avoisinantes.
L’ennemi, en dépit de la violence du bombardement, n’a pénétré que dans quelques éléments de tranchées. Partout ailleurs, il a été repoussé avec des pertes très élevées.
Combats d’artillerie au sud de la Somme, dans le secteur de Lihons, en Champagne, au nord de Souain et de Massiges, en Argonne et entre Meuse et Moselle.
Plusieurs attaques allemandes ont été dissipées par notre feu, au Linge, dans les Vosges.
Les Russes ont remporté un brillant succès sur la Strypa, en Galicie, et l’on prévoit l’évacuation de la Bukovine par les Autrichiens.
Les Austro-Allenlands ont été à plusieurs reprises repoussés par les Serbes devant Semendria. Les Bulgares ont été rejetés devant Vrania, entre Nisch et Uskub.
Le cabinet Viviani, interrogé sur les affaires d’Orient, a repoussé le comité secret et a obtenu un vote de confiance.

Henri Barbusse commence son carnet de guerre: « le feu »

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http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8571109m/f2.image

(vidéo) http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/09/26002-20140909ARTFIG00065-le-feu-d-henri-barbusse-1916.php

 

 

 

Livre: Les hydravions de la Grande Guerre en dessin

Aérocollection, la série historique de l’éditeur Cépaduès, poursuit son exploration des machines volantes de la Première Guerre mondiale. Après les chasseurs, les bombardiers et les avions d’observation, de reconnaissance et d’école, que pouvait-il bien rester pour compléter le tour d’horizon des ailes de 14-18 ? Les hydravions bien sûr !

Ce cinquième opus est de la même facture que les précédents, tant il est vrai que le même tandem est aux manettes, Jean Bellis à l’illustration, et Jean Molveau, ci-devant rédacteur en chef d’Aviasport et Vol à Voile, et collaborateur d’Aerobuzz, à l’écriture… On sait ce dernier féru d’histoire de l’aéronautique, et au fur et à mesure de sa bibliographie, il n’en est plus à le prouver ! Il a donc la charge du choix des sujets – il faut être représentatif à défaut d’être exhaustif, du fait de la pagination, 40 pages au format 30 x 15 à l’italienne – et de la rédaction. Visiblement, l’équipage est fonctionnel et sait piloter.

La suite sur aerobuzz.fr http://www.aerobuzz.fr/culture-aero/breve/biblio-les-hydravions-de-la-grande

Livre: Un roman sur les Mosellans de 14-18

Armand Bemer a écrit un roman épistolaire, intitulé l e Serment du Stromberg , publié aux Éditions Les Paraiges, basé sur les lettres de soldats de 14-18.

Ecrivain et poète, Armand Bemer a des racines vigneronnes, par ses ancêtres de Contz-les-Bains. Dans ce village se trouve une colline, le Stromberg, une hauteur d’où on lançait traditionnellement des roues enflammées pour célébrer le solstice d’été. Pour marquer le centenaire de la Grande Guerre, Armand Bemer a écrit un roman épistolaire, intitulé l e Serment du Stromberg , publié aux Éditions Les Paraiges, basé sur les lettres de soldats de 14-18.

« Des héros fictifs mais qui ressemblent beaucoup à de vrais Mosellans. Ces jeunes gens happés par la guerre font le serment de se retrouver au Stromberg pour Noël, dans six mois. Car à l’époque, Français et Allemands en étaient convaincus, la guerre ne durerait pas ! Je possède dans mes archives familiales une carte postale ancienne écrite par ma grand-mère, Marie Bemer née Plier, épouse de Franz Bemer. Elle écrit à sa sœur, à Uckange, que son époux est mobilisé. Comme tous les Mosellans, Franz et les jeunes gens de son village vont endosser l’uniforme allemand, celui des Boches. Cela m’a inspiré. À Contz, le monument aux Morts de 14-18 témoigne de la mort de quinze soldats. Grâce à l’historien M. Gent, on connaît leur parcours. Je les ai imaginés, écrivant à leurs familles. » Ils parlent de vendanges, demandent si on a sorti les pommes de terre, évoquent – à mots couverts – l’horreur des tranchées.

LA SUITE SUR LE SITE DU REPUBLICAIN LORRAIN

http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2015/09/29/metz-un-roman-sur-les-mosellans-de-14-18

 

Villers-Outréaux : Bernard Delsert publie un nouveau livre sur la Grande Guerre, différent

Sur le site de la Voix du Nord

Ses ouvrages sur la Première Guerre mondiale, pointus, portaient essentiellement sur le matériel militaire, notamment l’artillerie. Des ouvrages réputés mais destinés à des spécialistes. Son dernier livre tranche. Il s’agit toujours de 14-18 mais l’humain est au cœur de l’histoire. Villers-Outréaux aussi.

Et de neuf. C’est le neuvième livre sur la Première Guerre mondiale que publie Bernard Delsert. Historien de son état, on l’aura compris. Il a écrit sur l’armement, lors de la Grande Guerre, sur la bataille de Cambrai aussi.

Un travail important, voire tout simplement qui fait référence, et qui lui vaut de faire partie de l’Association des écrivains combattants. Mais aussi de The society for military history, une association américaine basée en Virginie. Ou encore, pas plus tard que cet été, d’être sollicité par la bibliothèque nationale allemande pour que ses livres y soient archivés.

Soit. Mais l’écrivain, jusqu’ici, ne s’était réellement attaché à l’aspect humain de la Grande Guerre. Quand bien même, il y a une vingtaine d’années de cela, il avait collecté auprès d’« anciens » de la commune, des témoignages sur la « drôle de guerre » à Villers-Outréaux. Témoignages qu’il avait soigneusement conservés. Pour les utiliser enfin.

La suite sur :

http://www.lavoixdunord.fr/region/villers-outreaux-bernard-delsert-publie-un-nouveau-livre-ia14b45268n3047225