Archives pour la catégorie monument force noire

933/21 février 1917: hécatombe de soldats maliens du 26è BTS t à Plagia (Grèce)

(Marine) le vapeur Marne mis en circulation

Ce vapeur français fut construit en 1917 à « South Dock » par le chantier « Sunderland SB Co » pour le compte de la « Compagnie de Navigation d’Orbigny. Il fut lancé le 21 février 1917 et mesurait 114.3m pour 15.9m de large et 7.20m de tirant d’eau, jaugeant 4019t. Il était propulsé par une machine à triple expansion de 371 nhp

source: http://www.wreck.fr/marne.htm

Journal de guerre du mercredi 21 février 1917 à travers Le Miroir

Actions d’artillerie assez vives entre l’Oise et l’Aisne et dans le secteur d’Avocourt.
Sous la protection d’un violent bombardement qui détruisit entièrement une tranchée, de forts détachements ennemis, soutenus par des lance-flammes, se sont précipités à l’assaut d’un petit poste anglais au sud du Transloy.
Nos alliés ont pénétré dans les lignes allemandes à l’est d’Armentières et à l’est d’Ypres, occasionnant de graves dégâts.
Echec allemand sur le front russe près de Porgaitze.
Echec autrichien sur le plateau d’Asiago. Les Italiens bombardent la gare de Tarvis.
L’ Amérique somme l’Autriche de préciser ses vues sur la conduite de la guerre sous-marine.
Nouvelles démarches des alliés à Athènes : l’exécution du dernier ultimatum étant incomplète.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Hécatombe  de soldats maliens du 26è BTS t à Plagia (Grèce)

 ob_f78ff3_26bts19170221Une patrouille de la 2è compagnie commandée par l’adjudant Fantaisie Artenon n° Mle 24 ic 829 et composé de :

  • 8 ic 18128 Pieri Jules François, mitrailleur
  • 12191 Elassan Samba caporal
  • 28825 Birahima Guindo 2è cl.
  • 13646 Granvilla Coulibaly 2è cl.
  • 28313 Amady Timbo  2è cl.
  • 28319 Tenidou Taraolé 2è cl.
  • 28322 Ali Coulibaly  2è cl.
  • 28302 Arsiki Tamboura  2è cl.
  • 22834 Sidamet Ba  2è cl.
  • 4048 Ko Coulibaly  2è cl.
  • 20283 Mamourou Sangaré  2è cl.

Etait envoyée de Zerma par le sous-lieutenant Gallois en reconnaissance pour réquisitionner du foin à Slatina. En arrivant à ce village elle tombait dans une bande de 150 comitadjis et après une défense héroïque, elle succombait jusqu’au dernier homme. Les cadavres du soldat Pieri et d’un des tirailleurs étaient en outre odieusement mutilés.

source:  http://paddygenealo.over-blog.com/2015/11/le-massacre-du-21-fevrier-1917.html

 

Deux soldats (un breton et un sénégalais) de 14-18 retrouvés et identifiés

Sur le site de L’Aisne Nouvelle par Par Pénélope Milan

Deux corps de poilus, ceux d’un Breton et d’un Sénégalais, ont été retrouvés il y a quinze jours.

Deux semaines après les faits, Franck Viltart, chargé de mission du Chemin des Dames, est encore ému à l’évocation de la découverte exceptionnelle qu’il a faite à Chermizy-Ailles, samedi 10 décembre. « Un marcheur m’a appelé pour me prévenir qu’il avait trouvé des ossements près d’Ailles, un village disparu de la Grande Guerre. Je me suis tout de suite rendu sur place et en découvrant les ossements, notamment une mandibule humaine avec des dents, accompagnés d’un équipement de soldats français, j’ai tout de suite su que c’était le corps d’un poilu.»

Aussitôt, le chargé de mission emmène sa précieuse découverte à la Caverne du Dragon, située non loin de là. « On a tout stocké dans les réserves du musée pour mettre le corps et les objets à l’abri et on a appelé la gendarmerie et le service des sépultures de guerre et haut lieu de mémoire de l’Onac (Office national des anciens combattants et victimes de guerre). »

« C’est assez exceptionnel »

Les jours suivants, les agents de l’Onac poursuivent les fouilles sur le site, mettant au jour de nombreuses munitions, un deuxième corps et des plaques d’identité. « C’est assez exceptionnel de retrouver les plaques d’identité, elles sont quand même vieilles de cent ans. » Grâce à ces découvertes, on sait que les soldats retrouvés sont Francis Tardivel, un Breton né le 11 mars 1895 à Languenau et tué par l’ennemi le 16avril 1917, et un Sénégalais, Mahama Alidji, né en 1895, mort au combat le 16 avril 1917. « Cela fait longtemps que l’on ne retrouve plus de soldats du 16 avril 1917, c’est vraiment un symbole très fort à la veille du centenaire du Chemin des Dames », commente, ému, Franck Viltart.

La suite sur http://www.aisnenouvelle.fr/region/deux-soldats-de-14-18-retrouves-et-identifies-ia16b111n435721

 

874/journal du 24 décembre 1916

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du dimanche 24 décembre 1916 à travers Le Miroir

En Champagne, après un vif bombardement, un détachement ennemi a tenté d’aborder nos lignes à l’ouest d’Auberive. Il a été aisément repoussé.
Nuit calme sur le reste du front, sauf dans la région d’Hardaumont et des Chambrettes où l’artillerie ennemie s’est montrée assez active.
Les Italiens ont repoussé dans le val Sugana une petite attaque contre leurs postes avancés, sur le torrent de Maso. L’ennemi a bombardé les positions établies sur les deux rives de la Brenta, sans toutefois lancer aucune attaque. Le long du reste du front, les actions d’artillerie ont été entravées par le mauvais temps persistant. Sur le Carso, une tentative de l’ennemi contre les positions de la cote 144 a été promptement arrêtée.
La Suisse s’est associée à la note américaine en faveur de l’éclaircissement des conditions de paix.
Le baron Burian, ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, a donné sa démission : il a été nommé ministre des Finances. Le comte Czernin, ancien ministre d’Autriche à Bucarest, a été nommé aux Affaires étrangères.
Tous les puits à pétrole ont été détruits par les Roumains en Valachie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre1916.html

Permission: un terrible accident lors d’une permission

Dimanche dernier (17 décembre 1916), le jeune soldat Véron, de Rivarennes étant en permission chez ses parents, eut l’idée de se servir de grenades qu’il avait apportées du front pour se procurer du poisson à l’abreuvoir du domaine de la Forêt près Saint gaultier.
Mal lui en prit, car la première grenade qu’il jeta lui éclata dans la main, le tuant net ainsi que M. Touzet, agé de 48 ans, père de neuf enfants. Plusieurs assistants furent blessés, entre autres M. Galard, épicier au bourg, que des éclats atteignirent au nez.
Cet accident a jeté la consternation la plus vive dans la région où deux morts, une veuve et neuf orphelins de plus sont à compter.
Nous espérons que M. le ministre de la guerre avisé de la chose par un voyageur de passage à Saint Gaultier le jour même de l’accident, saura prendre des mesures rigoureuses, afin qu’il soit expréssement défendu à tout soldat venant en permission du front, d’apporter des grenades ou autres engins dangereux, qui ne peuvent que causer de semblables accidents.
Au nom de ces victimes et de ces orphelins, nous demandons à M. le ministre de la guerre de bien vouloir prendre en considération la lettre qui lui a été adressée et nous espérons qu’il fera le nécessaire pour éviter le retour de semblables malheurs.

(article paru le 24 décembre 1916 dans l’Indépendant du Berry)

http://indre1418.canalblog.com/archives/2010/12/24/19313169.html

Quand Français et Britanniques chassaient les Allemands du Cameroun

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Il y a 100 ans, après de longs mois de combats contre l’armée allemande, les troupes alliés, françaises, britanniques et belges, étaient victorieuses au Cameroun. Un épisode de la Grande Guerre en Afrique largement oublié.

« Le Cameroun conquis ». Dans son édition du 24 janvier 1916, le journal « Le Petit Parisien » s’enthousiasme pour cette victoire française et britannique sur le continent africain. « Les opérations militaires entreprises depuis le début des hostilités, de concert avec l’Angleterre pour chasser les Allemands du Cameroun et faire tomber cette riche et importante colonie entre les mains des alliés, touchent à leur fin », peut-on lire dans un petit article en deuxième page.

http://www.france24.com/fr/20160130-cameroun-premiere-guerre-mondiale-yaounde-douala-france-britanniques-allemagne

 

848/Journal du 28 novembre 1916

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Adoption du mousqueton modèle 1892

3169fc2d34e52655d5224e0fbf5efffeLe 28 novembre 1916, le général Joffre décide d’adopter, pour les fabrications neuves de Mousquetons Modèle 1892, un chargeur àcinq cartouches.

Les nouvelles dispositions seront en outre appliquées aux armes du modèle 07-15 et 1892 en service :

-extension du magasin permettant l’emploi d’un chargeur à cinqcoups, les chargeurs à trois coups pouvant toujours être utilisés.

Le nouveau mousqueton possède le même magasin que le fusil1916

Un garde-main recouvre le canon sur la moitié de sa longueur et encadre la hausse.

source: http://www.musee-infanterie.com/objet/286-

L’armée d’Afrique en opération

combat2La presse française ne manque pas de vanter les qualités guerrières des troupes venues des colonies comme le montrent ces deux illustrations tirées du Petit Journal. La représentation des charges furieuses des Spahis (28 novembre 1916) ou du sacrifice des zouaves et des tirailleurs (Août 1915) devaient rassurer l’opinion publique sur le degré d’implication des colonies et le loyalisme de leurs habitants. On joue sur le choc et l’émotion, la charge des Spahis, est ainsi appelée la  » fantasia sanglante « , la recette reste la même aujourd’hui.

Lire le dossier: http://exode1962.fr/exode1962/en-savoir-plus/metropole/engagement-militaire/operations

Journal du mardi 28 novembre à travers Le Miroir

Canonnade habituelle sur divers points du front de la Somme et du secteur Douaumont-Vaux.

Un groupe de nos avions a bombardé dans la nuit du 26 au 27 novembre les terrains d’aviation de Guizancourt et de Marigny. Les projectiles ont porté au but.

Le front britannique est relativement calme, hormis une certaine activité d’artillerie de la part de nos alliés, vers la Bassée.

Sur le front de la Cerna, une contre-attaque bulgare, lancée sur les positions serbes, dans la nuit du 26 au 27, a été repoussée avec des pertes sanglantes pour l’ennemi.

Au nord de Monastir, la lutte d’artillerie se poursuit, violente, de part et d’autre. Les zouaves ont pris la cote 1050, à l’est de la route de Prilep. A notre aile gauche, les troupes italiennes continuent à progresser dans la région montagneuse de Dchovo.

Les Roumains ont perdu une partie de la vallée de Wede, affluent du Danube. Mackensen a occupé Alexandria, à 80 kilomètres au sud-ouest de Bucarest, tandis que Falkenhayn s’avance de Rymnik sur Curtea de Arges, en franchissant la vallée du Polog.

La lutte a repris, assez violente, en Dobroudja.

Canonnade sur le front italien, dans les secteurs du Trentin et du Carso.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

 

844/Journal du 24 novembre 1916: Nivelle et les régiments indigènes

Carnets du rémois Paul Hess

Des soldats sont occupés à poser à une certaine hauteur et de distance en distance, de larges bandes de toile en travers de la rue Lesage, dans le but évident de gêner ou de masquer la vue de l’ennemi sur la ville. Cela a déjà été fait précédemment à la Haubette ou ailleurs.

Après vingt six mois passés de bombardement, la mesure paraît généralement bien tardive et d’une garantie illusoire; certains vont jusqu’à la trouver ridicule.

 Nivelles et les régiments indigènes

Le 24 novembre 1916 Nivelle souligne la supériorité des régiments mixtes sur les régiments exclusivement « indigènes ». « Elle s’explique par l’émulation, par l’appui moral donné à l’indigène par l’Européen, par la facilité du recrutement des spécialistes, question qui soulève actuellement – en 1916 (NDLR) – de grosses difficultés dans les régiments de tirailleurs ». Nivelle suggère ainsi de composer ces régiments de deux bataillons de tirailleurs et d’un bataillon de zouaves ou de coloniaux (marsouins). Nivelle juge par ailleurs que les « soldats noirs » peuvent se montrer excellents et « augmenter la valeur offensive des unités » à condition qu’ils soient mélangés par compagnies avec des blancs.

http://www.upba.fr/UPBA_Decolonisation/Les%20coloniaux.pdf

Sambreville (Belgique) 729 civils déportés en Allemagne

24 novembre 1916. Ce jour-là, sept cent vingt-neuf civils, rassemblés dans la cour de l’ancienne Maison du Peuple d’Auvelais, ont pris le départ vers les camps de déportés en Allemagne. Pour beaucoup, ce sera un aller sans retour. La majeure partie, soit cent nonante-six personnes, venait d’Auvelais. Mais tous les autres villages des alentours ont aussi payé leur tribut : Velaine, Onoz, Moustier, Moignelée ou encore Balâtre ont vu certains de leurs habitants embarquer vers l’horreur.

source: http://www.lavenir.net/cnt/dmf20111123_00082046

Exposition d’œuvres d’art mutilées ou provenant des régions dévastées par l’ennemi

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Petit Palais, le musée des Atrocités allemandes : la salle réservée à la cathédrale de Reims. Photographie de presse/Agence Meurisse.

L’Exposition d’œuvres d’art mutilées ou provenant des régions dévastées par l’ennemiorganisée au Petit Palais du 24  novembre 1916 à décembre 1917 appartient pleinement à la culture de guerre. Elle positionne le patrimoine comme le témoin et la victime des atrocités allemandes, dans une lecture résolument patriotique. L’idéal de la paix y est inexistant, au profit de celui de la victoire et de la revanche. Les objets et chefs-d’œuvre présentés (en provenance de villes emblématiques comme Reims, Soissons, Arras…) sont assimilés à des êtres humains et magnifiés en victimes réelles. Ruines et vestiges d’un genre nouveau, ils sont le symbole d’une culture antique survivante.

Journal du vendredi 24 novembre 1916 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie intermittente sur la plus grande partie du front, plus vive dans la région de Vaux-Douaumont. L’artillerie ennemie a montré une vive activité sur toute l’étendue du nouveau front britannique de part et d’autre de l’Ancre, ainsi que vers Hébuterne. Les Roumains annoncent qu’ils ont reculé à l’est de Craiova. La lutte continue toujours dans la région d’Orsova. Bucarest a été de nouveau bombardé par avions. Canonnade sur le Carso.

Les Allemands ont torpillé un navire-hôpital anglais de 48.000 tonnes, le Britannic, dans un détroit de la mer Egée. Il y a 50 victimes. Plusieurs appareils de l’aviation britannique sont allés lancer 34 bombes sur les torpilleurs avancés près du môle de Zeebrugge et sur les hangars des hydravions. Un hangar et un torpilleur paraissent avoir été atteints. Tous les appareils sont rentrés.

L’amiral Dartige du Fournet ayant enjoint, aux ministres d’Allemagne, d’Autriche, de Turquie et de Bulgarie, de quitter Athènes, ces diplomates se sont embarqués à bord d’un vapeur hellène pour Cavala. Ainsi cessera un espionnage qui nous était préjudiciable.

Les troupes franco-serbes ont progressé au nord de Monastir, enlevant deux villages et faisant 300 prisonniers.

l’éphéméride complet sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

843/journal du 23 novembre 1916

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Un poilu blessé sept fois

rol-48318_s“Aux Invalides, un jeune poilu 7 fois blessé”. 23 novembre 1916.

  • Auteur : Agence photographique Rol, Paris
  • Support : négatif sur verre, 5 x 7 po (13 x 18 cm)
  • Collection : BNF, Paris

La légende d’époque ne fait pas état de l’origine du poilu, mais de sa jeunesse.

La chéchia  indique le 8e régiment de marche de tirailleurs.

Le 8e RMT était un régiment composé principalement de Tunisiens. Sa devise était “Sans peur et toujours en avant.”

Les chevrons cousus sur la manche droite indiquent les blessures de guerre, un chevron par blessure. Nous en comptons bien sept.

L’Invalide à droite est sans doute né dans les années 1820-1830. Il a probablement connu la guerre de Crimée.

Lors d’une prise d’armes aux Invalides le 23 novembre 1916, le général Cousin a remis de nombreuses décorations, 2 croix d’officier de la Légion d’honneur, 21 croix de chevalier, 145 médailles militaires et 29 croix de guerre. Notre jeune poilu faisait sans doute partie des décorés.

source: http://vergue.com/post/123/Poilu-sept-fois-blesse-1916

Sortie de La baïonnette

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ANDRÉ WILLETTE OUF !!! ON NE LES REVERRA PLUS !!!
CAPPIELLO L'AIGLE IMPéRIAL Il rentrera dans son aire tout déplumé, et pour n'en plus sortir
CAPPIELLO
L’AIGLE IMPéRIAL
Il rentrera dans son aire tout déplumé, et pour n’en plus sortir

source: http://labaionnette.free.fr/1916/b073.htm

Les souffrances quotidiennes des civils

Mon cher mari,
Je joins quelques lignes à ce paquet pour te dire comment nous allons ici. Tu ne peux t’en faire un tableau. Si la guerre dure encore longtemps, nous périrons tous. Tout est rationné, on donne une demi-livre de pain, 60 grammes de viande par jour et par tête, 60 grammes de beurre et un œuf, 200 grammes de sucre par semaine, 50 grammes de savon et une demi-livre de poudre de savon par mois, une livre de pommes de terre par jour, et sans permis les commerçants n’osent rien vendre. Aussi tu peux te faire une idée de ce qui se passe en Allemagne […]. Les gens se demandent où cela va aller. Nos ennemis ne manquent de rien, surtout les Anglais qui veulent nous faire mourir de faim. Dans les grandes villes, la misère est la plus grande, car à la campagne, on trouve toujours des légumes qui se paient très cher en ville.
Lettre d’une Allemande à son mari prisonnier de guerre en France, 23 novembre 1916 Cité parhttp://icp.ge.ch/po/cliotexte/la-premiere-guerre-mondiale

 

(Aviation)le baron rouge abat  d’une balle dans la nuque l’as britannique, le major Lanoe Hawker VC

csm_lanoe_hawker_3e2aecacdeContrairement à ce qu’on croit, le Baron rouge n’est pas un as de l’acrobatie aérienne. C’est surtout un fantastique malin qui sait reconnaître du premier coup d’oeil les proies les plus faibles au sein de la flottille ennemie. Exactement comme un prédateur dans la savane. Il plonge alors sur elle avec le soleil dans le dos pour bénéficier d’un avantage certain. Pour plus de sûreté encore, il demande également à des copains de couvrir ses deux flancs et son arrière. C’est ainsi que le 23 novembre 1916, il abat l’as britannique, le major Lanoe Hawker VC. Avant de piloter le triplan Fokker auquel on l’associe, il a acquis la plupart de ses victoires avec des Albatros qu’il a commencé à peindre en rouge en janvier 1917, quand il est nommé chef d’escadron. D’où son surnom de Baron rouge.

http://www.mosaikhub.com/21-avril-1918-von-richthofen-dit

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Lanoe_Hawker

http://tourisme.cc-sudartois.fr/decouvrir/memoire/memoire-de-la-1ere-guerre-mondiale/les-personnages/lanoe-hawker.html

http://enault.christian.free.fr/sti2d/sct/3-avion/hg-1-Richthofen/richthofen-com.pdf

Journal du Jeudi 23 novembre 1916 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie intermittente sur la plus grande partie du front, plus vive dans la région Vaux-Douaumont. Sur le front britannique, l’artillerie ennemie a montré de l’activité au cours de la journée, dans les secteurs de Beaumont-Hamel et d’Ypres. Nos alliés ont bombardé les lignes allemandes vers Ransart, à l’est d’Angres et au nord du canal de la Bassée. A la suite d’un violent bombardement, l’ennemi a tenté un coup de main sur la cote Saint-Eloi. Il a enlevé 26 prisonniers. Les aviateurs anglais ont attaqué à la bombe et à la mitrailleuse les gares, cantonnements et convois ennemis.

Lutte d’artillerie sur le Carso.

Au nord de Monastir, la lutte continue, très vive, entre nos troupes et les Bulgaro-Allemands. Nous avons fait 500 prisonniers. Le nouvel empereur d’Autriche s’appellera Charles 1er; il s’appellera Charles IV en Hongrie.

Guillaume II est parti pour Vienne, afin d’assister aux funérailles de François-Joseph. Une zone neutre a été créée entre la Grèce royale et la Grèce venizeliste.

De nouveaux contingents de volontaires hellènes sont arrivés à Salonique.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

« On les aura »

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C’est peut-être la carte postale de cette suite qui est la plus belle de toutes avec le talent de l’auteur qui nous donne un message de force et de joie , mais le chien pleure . Alors que faut il y voir , la propagande exceptionnelle ou juste la contradiction de l’auteur qui hésite entre la vérité du terrain et le message donné ! Cette carte postale ne fait pas partie des cartes militaires . Mais bravo à l’auteur.

 » T’en fais pas Poupoule . Regarde ce que disent les cheminées (ON LES AURA)  » . signature E.M 270 .

Cette carte postale a été écrite le 23 novembre 1916 . Alors pauvre chien , ta colonne vertébrale montre que tu as faim , mais un chien ne pleure pas . Ce feuilleton continue et se terminera fin juin sur des photos de joie .

828/8 novembre 1916: Mailly: des artistes envoyés sur le front

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du mercredi 8 novembre 1916 à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, nous avons réalisé des progrès entre Lesboeufs et Sailly-Saillisel. Au sud de la Somme, une attaque de nos troupes, vivement menée malgré une pluie violente qui gênait les opérations, nous a valu des gains sérieux. Sur un front de 4 kilomètres, nous avons enlevé les positions ennemies depuis le bois de Chaulnes jusqu’au sud-est de la sucrerie d’Ablaincourt. Les villages d’Ablaincourt et de Pressoir en entier ont été conquis par notre infanterie. Poussant nos lignes à l’est d’Ablaincourt, nous avons conquis le cimetière de ce village, fortement organisé; et avons porté nos positions jusqu’aux abords de Gomiécourt : 500 prisonniers ont été dénombrés.

Canonnade intermittente sur le front de Verdun. Sur le front britannique, la pluie est tombée avec force. Grande activité de l’artillerie allemande dans le secteur de Lesboeufs.

Les Roumains ont durement combattu dans les vallées de l’Olt, du Buzeu et du Jiul. Ils ont progressé sur tout le front en Dobroudja.

Les Italiens ont repoussé une série d’attaques autrichiennes.

Les Russes ont remporté un succès important et pénétré en Hongrie, au sud de Dorna-Vatra.

Un sous-marin anglais a torpillé deux dreadnoughts allemands.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

Mailly: des artistes envoyés sur le front

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Une oeuvre de Félix Vallotton

En pleine guerre des tranchées, le 8 novembre 1916, l’État français décide de missionner des artistes volontaires, dégagés de leur obligation militaire (c’est-à-dire d’âge mûr). D’une durée d’un mois, ces missions devaient permettre de documenter la vie au front tout en constituant pour l’État une collection de tableaux d’histoire. C’est dans ce contexte que Félix Vallotton, artiste nabi reconnu, rejoint les lignes de feu en juin 1917. Là, frustré de ne pouvoir combattre, il tient son Journal et dessine des croquis à partir desquels il peindra, à son retour à Paris, quatorze toiles dont celle-ci.

     Sa composition fut esquissée lors d’une visite au camp de Mailly dans la Marne, où il fut accueilli avec ses compagnons par le général Maitrot. Vallotton précise dans son Journal : « On nous a servi les Sénégalais dans leurs exercices, danses, jeux. » Posés sur un fond uni très clair, les soldats sénégalais au repos, dans des poses souvent nonchalantes, sont étagés sur les différents plans du tableau, creusant l’espace pour donner une illusion de perspective. Les lignes rigoureuses des baraquements soulignent encore cet effet. Implacable dans sa structure et synthétique dans son dessin, cette peinture vaut aussi pour son jeu de contrastes de couleurs : la peau intensément noire des soldats répond au sol crayeux du camp ; les chéchias rouges tranchent avec les uniformes kaki ; au premier plan l’alternance de la chéchia bleu, de la terre blanche et de la chéchia rouge joue ironiquement avec les couleurs du drapeau français.

La suite sur http://mudo.oise.fr/collections/details/oeuvre/soldats-senegalais-au-camp-de-mailly/

A quoi rêvent les Allemandes?

Le Figaro du 8 novembre 1916 s’amuse du peu de patriotisme des femmes allemandes, plus intéressées par la fête des fleurs biarrote que par leurs soldats qui sont au front.

«On pourrait croire qu’elles sont toutes préoccupées par l’élaboration de leurs pénibles menus, trop heureuses lorsqu’une illumination géniale leur inspire soit une combinaison moins triste que l’ordinaire, soit une manière imprévue de “tourner la carte”. On pourrait croire encore qu’elles songent au mari, aux fils, aux amis absents et exposés aux balles ennemies. On pourrait s’imaginer beaucoup de choses encore, excepté la réponse que l’une d’elles fit récemment à un rédacteur du Berliner Tageblatt […].

-Madame, lui demandait l’écrivain, si vous aviez la certitude de voir exaucer votre vœu le plus fervent, que demanderiez-vous aujourd’hui?

Sans l’ombre d’une hésitation, la dame répliqua: d’assister à une fête des fleurs, à Biarritz.

Délicieuse mentalité de guerre et très flatteuse pour nous. Mais le journaliste boche n’est pas encore remis de sa stupeur.» écrit Le Figaro du 8 novembre 1916.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/11/08/26002-20141108ARTFIG00102-8-novembre-1916-a-quoi-revent-les-allemandes.php

Récit d’une écoute française dans le secteur de la Harazée (Argonne)

747_001-1Les 8 et 9 novembre 1916 un poste d’écoutes français, installé dans le secteur de la Harazée, capte de nombreuses conversations téléphoniques échangées par les allemands à la suite d’une attaque par gaz déclenchée contre eux dans la nuit du 8 au 9 ; conversations qui donnent des renseignements détaillés sur les résultats de l’attaque, les pertes, les noms d’officiers et hommes de troupe occupant le secteur. Le détail des conversations est donné par le procès verbal d’écoutes suivant :

 

8 novembre 1916.

22h24 :

Allô le secteur. Allô le groupe. Alerte. Attaque au gaz. Il nous faut le soutien de .l’artillerie.

Que les batteries n’aillent pas tirer trop court !

Qu’elles augmentent plutôt la distance.

Ici le Central. N’ouvrez pas le feu encore.

22 h 31 :

Groupe I : ouvrez le feu.

Toutes les batteries : Ouvrez le feu. Central, l’observateur III, je vous prie.

22 h 54 :

L’affaire n’a pas marché dans l’infanterie.

S’ils avaient rendu compte de la chose immédiatement, le tir de notre artillerie aurait pu y mettre ordre dès le début.

Dis donc, j’ai une nouvelle cartouche à mon masque heureusement et j’en étais bien content. Nous avons à nous plaindre de l’infanterie. Il y a bien une espèce de cloche pour l’alarme, mais elle n’a sonné que longtemps après. Il m’a fallu courir de tous les côtés ; j’ai fini par les trouver ; ils étaient assis tous sur les escaliers et ne savaient plus que faire. J’espère que cela ne se reproduira plus.

23 h 05. 

Ici l’observatoire I. Donc à 10h15 tout le monde a été alerté, puis l’observatoire II a demandé un tir d’artillerie de sa propre autorité, sans seulement nous en avertir.

La nappe arrivait assez dense et tous avaient les masques. Dans mon secteur il ne s’est rien passé. Je ne suis pas loin du Commandant de compagnie, si vous avez quelque chose pour lui mon lieutenant ?

23 h 35 :

Puis-je avoir le lieutenant Schmidt ? Ici l’observateur II, sous-officier Hufland de l’observatoire II. Observateur, j’étais personnellement là-bas, sur la banquette de tir avec le Commandant de compagnie et j’ai pu observer toute l’action. La nappe de gaz était très dense, mais évidemment trop courte. Ensuite tout s’est voilé et l’artillerie ennemie s’est mise à tirer.

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Le destroyer britannique Zulu coulé

zubian1_s Le 8 novembre 1916, le destroyer anglais ZULU venant de Douvres saute à 14H30 sur une mine à deux milles au nord-ouest de Gravelines.
Le navire est à peu près coupé en deux, la partie arrière sur une longueur de 25 mètres ne tient plus à l’avant que par quelques tôles du pont. Heureusement, les cloisons étanches de l’avant résistent.
Le torpilleur 322 et le MELH ainsi que deux patrouilleurs se portent tout de suite à son secours. La plus grande partie de l’équipage et les blessés sont ramenés à Dunkerque.

Le patrouilleur français NELLY prend le ZULU en remorque et gagne Calais, mais en cours de route l’arrière se détache de l’avant et coule. On vit alors ce spectacle peu ordinaire : la moitié d’un bateau continue à naviguer, il entre au port tel quel.
Le commandant du ZULU n’avait pas quitté sa passerelle. En débarquant, il déclara que c’était la première fois qu’il perdait une  » chose aussi importante au cours d’un voyage « .

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842 habitants de Soignies (Belgique) déportés

Une stèle élevée à la mémoire des victimes
Une stèle élevée à la mémoire des victimes

Fin octobre 1916, une affiche placardée par ordre de l’autorité allemande informait et ordonnait aux personnes de sexe masculin, âgées de 18 à 60 ans de se rendre, au jour et heure fixés, sur la place Guillaume munies de leur carte d’identité. Seul, un homme de 79 ans se présenta… Le lundi 6 novembre, une nouvelle affiche ordonnait aux hommes de se présenter deux jours plus tard, dès 7 heures du matin, au couvent des sœurs Franciscaines, rue de la Station, munis d’un bagage à main. Il y était précisé que des sanctions seraient prises contre les réfractaires: amende, peine d’emprisonnement et déportation en Allemagne. Le 8 novembre, jour des couronnés, dès l’aube naissante, on vit se presser dans les rues plus de 2.000 hommes, serrés les uns contre les autres, sous une pluie battante, silencieux, anxieux de connaître le sort qui les attendait.

842 sonégiens réfractaires au travail furent envoyés en Allemange dans le camp de Soltau d’où 35 ne revinrent jamais.

http://www.bel-memorial.org/cities/hainaut/soignies/soignies_plaque_martyrs_soltau.htm