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(vidéo) Des prisonniers russes dans les mines

Dédié à la mémoire ouvrière de ceux qui ont travaillé dans les mines de fer de Lorraine, le musée de Neufchef rappelle le rôle joué par les étrangers. De 1915 à 1918, des prisonniers russes sont engagés massivement. Un épisode méconnu de la Grande Guerre.

Lorsque la guerre éclate, le départ massif des travailleurs italiens entraîne une baisse de près de 50% de la production des mines de fer de Lorraine. Pour faire face à cette pénurie, les autorités militaires allemandes décident, début 1915, de faire appel à une main d’œuvre forcée : celle des prisonniers de guerre. Les dizaines de milliers de soldats russes capturés chaque mois sur le front Est semblent constituer une réserve inépuisable. Au printemps 1915, les premiers convois de prisonniers arrivent en Lorraine. Ils vont très rapidement représenter 30% de la main d’œuvre, soit trois fois plus que dans le reste du Reich.

Encadré par des mineurs qualifiés, les Russes travaillent dix heures par jour. En plus des difficiles conditions de travail, ils sont parfois victimes de brimades. La vie dans les camps n’arrange rien. Pénurie alimentaire et absence de chauffage épuisent un peu plus ces hommes, particulièrement avec le rigoureux hiver 1916-1917 qui entraîne une vague de décès. Au printemps, la moitié des Russes n’est plus en état de travailler.

L’appoint apporté par les Russes est considérable. En 1916 et 1917, les mines de Lorraine retrouvent leur niveau de production de 1914. Mais l’arrêt des hostilités entre l’Allemagne et la Russie soviétique entraîne le départ de ces prisonniers au printemps 1918. Une perte soudaine d’effectifs qui ne permet plus de répondre aux demandes en minerai de l’industrie allemande.

1087/25 juillet 1917: les Allemands attaquent l’entrée de la caverne du Dragon

Insolite: naissance de Nikon

L’histoire de Nikon démarre officiellement le 25 juillet 1917. Cette année-là, à la demande du gouvernement japonais qui veut rivaliser avec les entreprises allemandes, les fabricants d’optiques Tokyo Keiki Seisaku Sho et Iwaki Glass Manufacturing fusionnent avec Fujii Lens Seizo Sho.

https://www.nikonpassion.com/nikon-a-100-ans-en-2017-retour-sur-un-siecle-dhistoire/

Lettre d’Henry Novel à ses parents

Mes chers Parents,

Vous verrez sans doute sur le communiqué d’aujourd’hui qu’un avion boche a été descendu par le tir de nos canons spéciaux dans la région de Vailly. Figurez vous que je me trouvais à côté des pièces qui l’ont abattu, c’est la 120e section de 75 contre avions. L’obus, par un véritable coup de hasard, a tapé en plein dans un des trois appareils qui survolaient, l’avion s’est enflammé et est tombé presqu’à pic en laissant une longue tramée de fumée derrière lui. Les aviateurs qui le montaient étaient trois, deux sont tombés sans qu’on ait pu retrouver leur corps jusqu’à présent. Le troisième était à côté de l’appareil tout carbonisé. Je suis allé le voir ici, il se trouve à deux kilomètres des lignes et il n’en reste qu’un tas de ferraille. C’était le premier appareil que je voyais tomber de si près et c’est réellement impressionnant.

Cette petite chute a occupé notre après-midi d’hier car j’ai couru toute la soirée pour retrouver les débris de l’appareil. Aujourd’hui malheureusement nous n’avons pas la même distraction et il va encore falloir tuer la journée, Dieu sait comment ! Heureusement que l’on doit fonctionner le 1er août.

J’ai reçu hier une carte de Maman qui me dit qu’Odette a envoyé un paquet de cigarettes à mon ancienne adresse. J’espère qu’il arrivera mais je n’ai encore rien reçu depuis mon arrivée, cela m’étonne car il y a déjà quelques jours qu’une lettre de Maman m’annonçait un colis.

J’ai appris sans trop d’étonnement, que le régime de la Villette n’avait pas eu de grands résultats sur Jacques ; d’après ce que Maman me dit, il a l’air tout à fait parti pour faire plaisir à sa famille !

En terminant cette lettre je demanderai à Maman de m’envoyer la chemise bleue que j’ai laissée à Grenoble et une paire de chaussettes. A propos de linge ici, j’ai l’immense bonheur d’être débarrassé de l’invasion de poux. Cela tient sans doute à ce qu’il n’y a pas encore eu de blessés.

Je termine ma lettre car le patron vient de me demander de lui dessiner un plan d’installation d’eau stérilisée et de chauffage central pour le pavillon opératoire. J’aurai toujours la ressource de m’installer fumiste après la guerre.

Je vous embrasse tous bien affectueusement.

http://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-5-juillet-1917

Les Allemands attaquent l’entrée de la caverne du Dragon

Le 25 juillet, les Allemands attaquèrent l’entrée sud du Dragon tenue par la 1ère compagnie du 68e  et par le 3ème bataillon du 90e R I qui y tenaient garnison. L’ennemi fut tenu en échec et rejété avec des pertes.

Le 27, les Marsouins de la coloniale relevèrent l’infanterie. La 3ème D I coloniale (7e, 21e, 23e   R I C) monta en ligne.

Le 7e R I C livra, avec le 61e bataillon sénégalais, de furieux combats à la grenade, lors de l’attaque du 29 juillet. La lutte devint incessante autour d’Hurtebise et elle dura tout le mois d’août, sous le chaud soleil d’été, sans eau, parmi les cadavres en putréfaction. La 151ème D I  (293e ,  403e , 410e R I) releva les coloniaux, puis la 130ème D I (39e , 239e , 407e R I) releva la 151e D I. La lutte continua en septembre dans le secteur du Doigt où les Allemands contre-attaquèrent avec violence.L’artillerie des deux camps pulvérisait sans cesse le secteur devenu un enfer comparable à Verdun.

http://www.genealogie-aisne.com/old_genealogie/articles/cavernedragon.htm

Quand les Américains débarquent en Normandie

Le cliché date de 1918. Dans une rue du Havre, des troupes américaines passent, menées par leur drapeau et escortées par la population (photos archives municipales du Havre. Fonds 31 Fi)

Pas d’arrivée en fanfare. Quand en juin 1917, 1 200 soldats du Génie américain débarquent dans le port du Havre, même le maire, Pierre Morgand., n’est pas au courant. Il l’avouera même en conseil municipal, c’est par les journaux parisiens qu’il a appris la nouvelle. Dans les journaux havrais, la nouvelle avait été censurée. Par peur sûrement que les sous-marins allemands suivent à la trace les navires du corps expéditionnaire américain. Quelques jours plus tôt, c’est pourtant face à une foule en liesse que débarquent à Boulogne-sur-Mer le général Pershing et son état-major. Parmi, un jeune officier dont on reparlera plus tard, le capitaine Patton. Mais le plus souvent, c’est en toute discrétion que les Sammies débarquent en France. « Pour des raisons logistiques, les Américains débarquent dans plusieurs ports de France, Brest, Bordeaux, Nantes, Saint-Nazaire, Cherbourg… » explique Sylvie Picolet, commissaire de l’exposition « Lafayette, nous voilà », présentée en ce moment aux Invalides. Si les soldats américains sont armés par les Alliés, ils débarquent aussi des tonnes de matériel, des locomotives, des camions, des voitures, des vivres aussi.

Une ville pavoisée le 14 juillet

Au Havre, le premier contingent important, 2 000 hommes, arrive le 25 juillet 1917.

source: http://www.paris-normandie.fr/region/1917–quand-les-americains-debarquent-en-normandie-YM8817562

Carnet du mercredi 25 juillet 1917 à travers Le Miroir

Les attaques allemandes, accompagnées de violents bombardements, ont continué sur les plateaux en avant de Craonne.
Aux Casemates, l’ennemi, qui avait réussi à pénétrer dans notre première ligne, et qui a été contre-attaqué avec vigueur, n’a conservé qu’une faible partie du terrain conquis.
Sur la Californie, les Allemands ont subi un échec. Malgré tous leurs efforts, ils n’ont pu nous déloger du plateau. Nos troupes ont repoussé toutes les tentatives dirigées sur notre tranchée de soutien, que nous occupons en entier.
La ville de Reims a reçu 850 obus.
Une attaque allemande au nord-ouest du mont Cornillet a été brisée après un vif combat.
Une pièce allemande à longue portée a tiré une centaine d’obus dans la direction de Nancy. Pas de victimes, dégâts insignifiants. En représailles, nous avons exécuté un tir efficace sur les usines de Château-Salins.
Les Anglais ont effectué avec succès une opération au sud d’Avion. Ils ont fait de nombreux prisonniers. Ils ont opéré d’autres coups de main au sud d’Havrincourt, aux abords de Bullecourt et d’Hollebeke.
Les Russes ont attaqué l’ennemi dans la direction de Vilna. Ils ont pénétré de 3 verstes dans les positions allemandes et fait 1.000 prisonniers. Mais les Austro-Allemands ont repris quatre villages en Galicie.
Les Anglais ont attaqué les Turcs près de Gaza et remporté un succès. Ils ont, à Bersbela (Syrie), repoussé la cavalerie ottomane.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1046/14 juin 1917: 200.000 américains appareillent de New-York

Une infirmière à l’honneur

Mme Jacques Liouville, infirmière-major de l’hôpital mixte d’Hazebrouck à l’honneur (extrait du Figaro du 14 juin 1917)

À côté de ces associations d’envergure nationale, des initiatives privées voient aussi le jour, comme celle créée par Rosemonde Lafont-Edwards, épouse du docteur Jacques Liouville. Cet éminent médecin naturaliste, océanographe et explorateur, beau-fils de Pierre Waldeck-Rousseau, est connu pour avoir participé à des expéditions en compagnie de son oncle Jean-Baptiste Charcot. Durant la guerre, ils explorent ensemble le pôle Sud à bord du « Pourquoi-pas ? », ce qui vaut à Jacques Liouville de recevoir la croix de guerre.

En attendant le retour de son mari, Rosemonde Liouville ne demeure pas inactive et décide de s’engager comme bénévole dans les hôpitaux de guerre. Infirmière-major à Hazebrouck, elle reçoit de nombreuses distinctions, dont la médaille Élisabeth des mains d’Élisabeth de Wittelsbach, reine des Belges. Le Figaro du 14 juin 1917 publie l’entrefilet suivant :

Voici le texte de la belle citation qui a motivé l’attribution à Mme Liouville, femme du docteur Jacques Liouville et belle-fille de Mme Waldeck-Rousseau, de la croix de guerre avec étoile en vermeil :

Le général commandant la région du Nord cite à l’ordre de la région Mme Jacques Liouville, infirmière-major de l’hôpital mixte d’Hazebrouck. Depuis mars 1915, près du front, consacre sa vie aux blessés civils de guerre, les soustrait au danger et leur assure des soins ; s’occupe plus spécialement des enfants qu’elle retire des zones exposées au feu de l’artillerie et place dans des familles.

Les 22 juillet et 23 décembre 1915, a pris part à des évacuations périlleuses, sous de violents bombardements ; les 10-11 et 12 mai 1917, a assuré des évacuations de nombreux civils blessés pendant le bombardement d’un village.

http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/A-l-ecoute-des-temoins/1917/Le-7-fevrier-1917-les-enfants-de-la-Lys

Lettre du poilu Georges Mazet

1915. Georges informe sa famille que les correspondances feront dorénavant l’objet d’un contrôle militaire. Il envoie des courriers codés. Malgré l’adversité, le poilu garde de l’humour et de la bonne humeur.

Le jeudi 14 juin 1917. « […] Le Général de Division qui a remplacé Lévi est fou. Il vient, en effet, de l’intérieur, comme je m’en doutais, il veut que les hommes se lavent les pieds tous les jours avant la soupe du soir, se rasent au moins tous les 4 jours, il a pondu une grande circulaire sur la manière de laver ses souliers et mettre ses jambières voulant que tous le fassent de la même façon, il veut que l’on établisse partout des WC avec des papiers carrés. Il est dingo ».

La correspondance se termine par une lettre du jeune soldat, confiée à une cousine, qu’elle devait remettre à la famille en cas de décès. « Mes parents bien aimés. Quand cette lettre vous sera remise, c’est que depuis quelques jours j’habiterai un monde meilleur. Mourir pour son pays est si beau qu’il est inutile de vous dire que j’ai fait sans regret le sacrifice de ma vie. Un seul petit regret cependant c’est la peine que cela vous aura causée à vous que j’aimais tant ! […] Je clos en vous priant de me pardonner si quelques fois je vous ai peinés et en vous demandant d’aimer encore davantage si possible ma chère Mad […] Au revoir et recevez mes parents adorés mille et mille doux baisers. Georges. »

http://www.lamontagne.fr/issoire/vie-pratique-consommation/armee-conflit/2014/11/12/les-lettres-du-poilu-issoirien-georges-mazet-retracent-les-horreurs-de-la-grande-guerre_11215778.html#

 

200.000 américains appareillent de New-York

Le 14 juin 1917, 200 000 soldats américains appareillent de New York et mettent le cap sur le Vieux Continent pour défendre la liberté aux côtés des Alliés. Le 26 juin 1917, la première division d’infanterie Big Red Onedébarque à Saint-Nazaire, bientôt suivie par deux millions d’hommes. L’entrée en guerre des États-Unis fera basculer l’issue du conflit, scellant l’amitié franco-américaine.

source: https://www.thebridge2017.com/fr/le-centenaire

Premier vol du Nieuport 28

A la mi-1917, il devint évident que les Nieuport 17 et 24Bis étaient dépassés par les nouveaux chasseurs allemands. Le premier avait d’ailleurs été remplacé par le Spad S.VII.

Le Nieuport 28 fut conçu par Gustave Delage dans la droite ligne de ses précédentes créations, c’est-à-dire un appareil sesquiplan léger et très manœuvrant. son moteur Gnome 9N rotatif et monosoupape de 150 cv était plus puissant, il emportait 2 mitrailleuses Vickers 0,303 au lieu d’une et disposait d’une nouvelle aile. Seules les ailes basses disposaient d’ailerons. Les mâts reliant les ailes étaient parallèles et non plus en V, les bouts d’ailes étaient arrondis. Le fuselage était de section circulaire.

Il vola pour la première fois le 14 juin 1917. Plusieurs prototypes furent construits, notamment pour tester différentes ailes supérieures, ou encore pour tester d’autres moteurs tels que les Hispano-Suiza 8Fb de 300 cv, Le Rhône 9R de 170 cv, Lorraine-Dietrich 8Bd de 275 cv et le Clerget 11E de 200 ch. L’un d’eux testa également un fuselage en bois monocoque. Toutes ces expérimentations menèrent au Nieuport 29.

https://www.aviationsmilitaires.net/v2/base/view/Model/1281.html

Journal du jeudi 14 juin à travers Le Miroir

Action intermittente des deux artilleries en Belgique et dans la région de Craonne. Des tirs de destruction exécutés sur les organisations et les voies de communication de l’ennemi en quelques points du front ont été efficaces. Les Anglais récapitulent les gains qu’ils ont faits depuis le 6 juin: 7342 hommes et 145 officiers prisonniers, 47 canons capturés.
Les Belges ont subi un violent bombardement de leurs premières lignes depuis le redan du Passeur jusqu’à Boesinghe. Leur artillerie et leurs lance-bombes ont énergiquement riposté aux tirs ennemis. Journée calme, à part une canonnade sans grande intensité, dans le secteur d’Hetsas.
Sur le front de Macédoine, des attaques locales ennemies exécutées sur Dolozeli, dans la région du lac Doiran, ont été repoussées. Sur la rive droite du Vardar, canonnade intermittente.
Canonnade et fusillade dans la région de Monastir.
L’aviation britannique a bombardé les dépôts ennemis de Bogdani.
Les troupes françaises ont débarqué au Pirée et pris position au nord de cette ville; elles ont occupé Larissa, en Thessalie, après une collision avec les troupes grecques qui leur avaient tendu une embuscade. Constantin 1er est parti pour Tatoi.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1045/13 juin 1917: le brigadier fourrier Pierre Tanguy participe à la prise du Mont Cornillet (Marne)

Le général Pershing débarque à Boulogne

Le 13 juin 1917, 177 Américains, dont le général John Pershing, commandant en chef du corps expéditionnaire, et le lieutenant Patton, débarquent à Boulogne-sur-mer dans la liesse populaire. « Avec leurs uniformes de drap olive, leurs feutres à larges bords, leurs ceintures à pochettes multiples, cette allure de jeunes cow-boys de l’Ouest américain, ils apportaient une note de pittoresque inédit dans nos décors de guerre » relate le journal L’Illustration. Pershing multiplie les rencontres et les présentations officielles durant les semaines qui suivent. Le 28 juin, il assiste, à Saint-Nazaire, à l’arrivée de la 1ère DIUS. Le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, il se recueille sur la tombe du marquis de La Fayette au cimetière de Picpus, à Paris. C’est à cette occasion que le colonel Stanton lance la phrase devenue célèbre : « La Fayette, nous voilà ! » qui déchaîne l’enthousiasme de la foule massée aux abords du cimetière.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/entree-en-guerre-des-etats-unis-en-1917

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2007/06/29/01006-20070629ARTMAG90409-ete_les_americains_debarquent.php

http://books.openedition.org/septentrion/7598?lang=fr

Des bombardiers allemands au dessus de Londres

4 bombardiers allemand Gotha effectuent le premier raid aérien diurne d’envergure sur Londres. Leurs bombes tuent 162 morts et 432 blessés, ce qui représente presque 20% des pertes causées par des avions au-dessus de la Grande-Bretagne.

source: http://www.aeroweb-fr.net/histoire/1917

Le brigadier fourrier Pierre Tanguy participe à la prise du Mont Cornillet (Marne)

En 1915 Pierre Tanguy, futur maire d’Ergué-Gabéric, est brigadier fourrier  à la 5e compagnie du 12e régiment des cuirassiers [2]. Chargé du ravitaillement il sera en campagne d’octobre 1915 à mai 1919, de la Marne jusqu’en Allemagne, en passant par les Ardennes, comme en atteste son carnet militaire, tenu scrupuleusement avec indication de tous ses déplacements, batailles, permissions …

Pierre Tanguy et son régiment de cuirassés se sont énormément déplacés pendant les 4 années de conflit, à pied essentiellement, et quelquefois en camion ou train, ces derniers déplacement étant notés « embarquements / débarquements ». Ils feront les tranchées et les camps de la Marne, Seine-et-Marne, Oise, Aisne, Meuse, Nord, Belgique, Luxembourg, Allemagne …

Notre soldat gabéricois, pendant sa campagne de 43 mois, aura le droit à seulement 4 périodes annuelles de repos ou permission : 7 jours après Noël 1916, 10 jours de repos en aout 1917, 14 jours en septembre 1918, 1 mois en décembre 1918, 1 mois en avril 1919.

source: http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=1915-1919_-_Cahier_de_campagne_du_brigadier_fourrier_Pierre_Tanguy

Journal du mercredi 13 juin 1917

Activité moyenne des deux artilleries sur la plus grande partie du front. Au cours d’incursions dans les tranchées allemandes, vers la butte du Mesnil et dans la région de la Haute-Chevauchée, nous avons effectué des destructions nombreuses et ramené une dizaine de prisonniers.
Un avion allemand a été abattu en Lorraine par nos canons spéciaux; les deux aviateurs ont été faits prisonniers.
Les Anglais ont avancé sur un front de 3 kilomètres et capturé un nouveau village.
Les Belges ont repoussé un parti ennemi qui les attaquait près de Dixmude. Action d’artillerie sur ce front, dans le secteur de Steenstraete-Hetsas.
Un des avions de chasse belge a abattu un appareil allemand qui est tombé près de Boerst.
Au front d’Orient, nous avons repoussé plusieurs coups de main de l’ennemi sur la rive droite du Vardar. Dans la boucle de la Cerna, lutte d’artillerie au cours de laquelle nous avons incendié une batterie ennemie. Les avions britanniques ont bombardé Patuo.
A la suite d’une communication qui fut faite au cabinet d’Athènes par le haut commissaire des puissances protectrices, Constantin 1er a abdiqué en faveur de son second fils Alexandre.
La France et l’Angleterre ont répondu au sujet de leurs buts de guerre à la récente proclamation du gouvernement russe.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

 

1041/9 juin 1917: Gaston Lefèvre engagé à 17 ans et fusillé è 19 ans

Gaston Lefèvre engagé à 17 ans et fusillé è 19 ans

Gaston Lefèvre est né le 4 juin 1897 à Morfontaine en Meurthe-et-Moselle. A la veille de la guerre, il exerce le
métier de cantonnier. Le 7 août 1914, les Allemands prennent son père en otage et le fusillent. Son frère infirme avait été emmené, puis fusillé à son tour. Pour venger les siens, Gaston Lefèvre franchit les lignes ennemies et vient s’engager à la mairie de Mézières (Ardennes) le 14 août. N’ayant que 17 ans, il avait falsifié son âge pour pouvoir s’engager.

Blessé au printemps 1915, il est alors soigné à l’hôpital de Lyon.

Le 9 juin 1917, à la suite de la mutinerie de Mercin, il est condamné à la peine de mort par le Conseil de guerre de la 13e Division, pour « révolte par prise d’armes sans autorisation et agissements contre les ordres des chefs ».

Pierre Lefèvre est exécuté le 16 juin 1917 à Soissons. Il est aujourd’hui inhumé au cimetière militaire d’Ambleny.

http://moulindelangladure.typepad.fr/monumentsauxmortspacif/histoires_de_16_fusills_pour_lexemple/

Carnet du samedi 9 juin 1917

Activité très vive d’artillerie sur le chemin des Dames, notamment dans le secteur de Cerny et au sud de Filain. L’ennemi n’a pas renouvelé ses tentatives d’attaque sur cette partie du front.
Les Anglais ont fait 5000 prisonniers sur la ligne Wytschaete-Messines qu’ils ont enlevée. Leur communiqué atteste que la position était particulièrement importante, et que les troupes allemandes n’ont pas été surprises. Elles avaient formidablement aménagé le terrain et des pièces de tout calibre avaient été disposées pour battre le front et les flancs de l’attaque. L’assaut fut donné en stricte conformité avec l’horaire établi. A 3 h. 10 du matin, 19 puissantes mines explosaient à la fois, puis, en quelques minutes, le système de première ligne était occupé. Les troupes se portaient ensuite vers les pentes ouest de la crête de Messines-Wytschaete. Peu après, la totalité du village de Messines tombait entre leurs mains et avant midi, elles achevaient la conquête de Wytschaete. La seconde position était enfin enlevée. Oottaverne était pris à 3 h 45 de l’après-midi. Les pertes ennemies sont énormes; les pertes britanniques, légères.
Le général Gourko, qui avait été désigné pour succéder à Broussilof, dans le secteur sud du front russe, a donné sa démission.
Le général  américain Pershing est arrivé à Londres.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1013/12 mai 1917

Le 342 ème régiment d’infanterie de réserve dissous

La réorganisation de l’armée française après l’offensive du 16 avril 1917 réduit à trois régiments toutes les divisions. Le 342e doit donc quitter ses camarades de combat de la 32eDivision : le 15ed’Albi, le 80ede Narbonne et le 143ede Castelnaudary.

Le Colonel BERTRAND qui commande, depuis janvier 1916, la 63eBrigade, où il a remplacé le Général de VOILLEMONT, vient faire ses adieux au régiment et rend hommage à sa « fermeté dans l’accomplissement du sacrifice » (Ordre n° 257). Le régiment est dissous le 12 mai 1917. Ce même jour, les bataillons s’embarquent à Lemmes pour la Ve Armée, où ils sont affectés au 35eR.I. de Belfort (Bataillon THIÉBAUD) et au 60eR.I. de Besançon (Bataillon JUSSELAIN).

Le 342e RI a payé un lourd tribut en moins de trois ans : Sur les 2186 hommes qui sont partis le 10 août 1914, seuls un peu plus de la moitié sont encore vivants le 12 mai 1917. Le 342e a perdu 976 hommes de troupe en 33 mois (sans compter les officiers).

http://anorinfanterie.free.fr/Html/H-342RI.htm

Hommage aux enfants de Roucy (aisne)

A noter un sixième soldat fusillé « pour l’exemple » et, curieusement, un nouveau suicidé au cantonnement de Roucy, le 12 mai 1917 (fiche remplie par le Corps), pour lequel la Croix de Guerre est accordée pour être tombé glorieusement au champ d’honneur le 13 mai à Roucy.

source: http://www.le-regain-roucy.com/2015/07/1914-1918-hommage-aux-enfants-de-roucy-et-d-ailleurs-2eme-partie.html

Journal de guerre du samedi 12 mai 1917

Après un violent bombardement de la région de Cerny-en-Laonnois, les Allemands ont attaqué simultanément nos positions de part et d’autre du village. Nos tirs de barrage et nos feux de mitrailleuses ont brisé les vagues d’assaut qui n’ont pu aborder nos tranchées dans le secteur est. A l’ouest, quelques fractions ennemies qui avaient réussi à prendre pied sur un front de 200 mètres environ dans nos éléments avancés, en ont été rejetés par une contre-attaque immédiate de nos troupes. La lutte d’artillerie s’est poursuivie très active sur cette partie du front.
En Argonne, vers Bolante, nous avons effectué un coup de main dans les lignes adverses et ramené des prisonniers.
Canonnade intermittente sur le reste du front.
Nous avons abattu cinq avions en combats aériens.
Sur le front britannique, les Allemands ont lancé des attaques au sud de la Souchez. Au bout de trois heures de violents combats, nos alliés ont dû abandonner une partie des positions attaquées. Ils ont repris ensuite tout le terrain perdu. L’ennemi a subi de lourdes pertes.
La bataille se poursuit en Macédoine, sur les fronts français, britannique et serbe.
Canonnade sur le front italien, dans le Trentin, sur le plateau d’Asiago et dans les Alpes Juliennes.

 

1034/2juin 1917: les mutineries de Coeuvres arborent le drapeau rouge

2 et 3 juin 1917 : les mutineries de Coeuvres arborent le drapeau rouge

Dans la mémoire française, les mutineries du printemps 1917 ont occulté toutes les autres formes de lutte des poilus. En réalité, elles ne constituent que la partie émergée de l’iceberg, la forme extrême de la résistance que les fantassins des tranchées ont opposé tout au long de la première guerre mondiale à la machine militaire et à l’extermination. Désobéir ou marcher au combat ? Les « bonshommes » se sont trouvés confrontés à cette alternative lors de toutes les attaques. Quel choix offrait la meilleure chance de survie ? Les stratégies d’évitement des poilus empruntaient des formes variées visant toutes au même but : retarder l’échéance fatale, le moment où il faudrait courir sus à l’ennemi. Une fois les hommes engagés dans la parallèle de départ, les refus collectif de monter à l’assaut – l’ultime sursaut – leur valaient parfois un sursis bien illusoire. Ces rébellions de la dernière chance se produisaient lorsque les soldats avaient la conviction que franchir le parapet équivalait à la mort. Jusqu’au printemps 1917, elles étaient toujours restées isolées et sporadiques.

Une révolte du désespoir

Les grandes mutineries de 1917 débutent dans le secteur de Soissons après l’hécatombe du Chemin des Dames, alors que Robert Nivelle, successeur de Joffre à la tête de l’armée française, entend continuer malgré tout d’attaquer. C’est la concentration des troupes rassemblées pour l’offensive qui va transformer des refus spontanés de monter en ligne en une épidémie qui va parcourir tous les corps d’armée le long du front, huit semaines durant.

Le 29 avril, les premiers symptômes de la mutinerie qui couvait depuis quatre jours apparaissent : des régiments cantonnés dans la zone des étapes refusent de monter en ligne pour attaquer sur un terrain que les rescapés décrivent comme un enfer où des dizaines de milliers d’hommes ont déjà péri sans résultat. Partie du secteur de Soissons où continue l’offensive (elle ne cesse que le 5 mai), la révolte s’étend tout au long du mois de mai pour atteindre son paroxysme début juin. Elle concerne avant tout les unités engagées dans les combats du Chemin des Dames et celles qui sont menacées de participer à de nouvelles attaques. 68 divisions sur 110, plus de la moitié de l’armée, sont diversement touchées, mais cinq seulement connaissent des troubles graves. Dans le même temps des mouvements d’insubordination affectent les armées britannique, italienne, allemande (dont des mutineries dans la marine), sans parler de l’armée russe….

Des incidents éclatent dans les gares et les trains de permissionnaires : des soldats chantent l’Internationale, brandissent des drapeaux rouges ; des officiers sont pris à partie, insultés, frappés. Au front, le mouvement reste cantonné à la zone des étapes et ne se propage pas aux premières lignes. Des bataillons s’égaient dans les bois vers l’arrière, d’autres unités refusent de quitter leur cantonnement, des soldats abandonnent leur poste. Des groupes d’hommes montent de force dans les trains. Sans autre but que d’échapper à une mort certaine dans des attaques suicidaires, les mutins n’entreprennent aucune action organisée. Certaines unités se dissolvent dans le pinard, d’autres entament des négociations avec les officiers et rédigent des pétitions où les protestataires demandent à être mieux traités, ainsi que le retour des permissions. Les mots d’ordres et les comportements radicaux restent très minoritaires.

Le pouvoir frôle pourtant la catastrophe le 2 juin. Plusieurs compagnies du 310e R.I. se mutinent à Cœuvres et tentent de rejoindre d’autres unités en forêt de Compiègne afin de marcher sur Paris ; les mutins, détournés et bloqués en chemin par des régiments de cavalerie, se laissent désarmer.

Les soldats des divisions d’Orléans, de Saint-Dié et de Chaumont crient « à bas la guerre », et défilent derrière des drapeaux rouges au son de l’Internationale. 150 chasseurs à pied du 70e bataillon de Grenoble scandent « vive la Russie », poursuivent leurs officiers et tentent, en vain, d’entraîner d’autres unités. Á la 41e division du Jura, le général Bulot, accusé d’avoir fait tirer à la mitrailleuse sur les mutins, est molesté, frappé. Dans cette division, 2 000 soldats participent aux troubles, ce qui parait exceptionnel, les groupes de mutins actifs dépassant rarement les 200 hommes.

http://www.gauchemip.org/spip.php?article12681

Lire aussi

source:http://www.bdic.fr/desobeir/les-mutineries-de-1917

http://lescahiers.classe1914.bzh/les-mutineries-de-la-meuse-en-1917-2/

André Citroën se plaint des grèves auprès du ministre

Lire la suite sur http://louisrenault.com/2015/11/23/andre-citroen-a-monsieur-le-ministre-de-larmement-paris-le-2-juin-1917/

http://www.lafeuillecharbinoise.com/?p=12820

Journal du samedi 2 juin 1917 à travers Le Miroir

L’artillerie ennemie, contre-battue par la nôtre, a bombardé nos premières lignes au nord du moulin de Laffaux. Une attaque allemande dans cette région a pu prendre pied en quelques points de notre tranchée avancée. Nos contre-attaques ont réussi à rejeter l’ennemi de la majeure partie des éléments qu’il avait occupés.
La lutte d’artillerie s’est poursuivie dans plusieurs secteurs du front.
Une tentative d’attaque sur nos positions du Casque a valu des pertes aux assaillants sans leur donner aucun résultat. L’ennemi a laissé entre nos mains une vingtaine de prisonniers. Nous avons enlevé un poste ennemi au sud de Chevreux et fait des prisonniers.
Du 17 au 31 mai, trente-deux avions allemands ont été complètement détruits sur notre front; cinquante-sept autres ont été sérieusement touchés.
Les Autrichiens ont échoué dans une violente attaque qu’ils ont tentée sur le Vodice, dans le Carso. Ils ont subi de lourdes pertes et laissé des prisonniers aux mains des Italiens.
Les Russes ont repoussé deux compagnies turques sur le front du Caucase.
La situation est devenue critique en Chine, où les gouverneurs de certaines provinces ont pris position contre le Parlement.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Parution de la revue Le Rire

source: http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rire_rouge1917/0261?sid=534426bf993d26d0918d89b04a764248