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(vidéo) Jean de Pierrefeu, rédacteur du « communiqué »

Sur France 3 Picardie

L’histoire l’a oublié, pourtant, après la guerre, ses livres ont fait scandale, provoquant la fureur des officiers. Jean de Pierrefeu était chargé de rédiger le communiqué. Ce récit quotidien des combats était transmis à la presse et placardé dans les villes et les villages.

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Qui était Jean de Pierrefeu?
Blessé, Jean de Pierrefeu ne peut plus combattre. L’armée utilise la plume allègre de ce journaliste, au sein de la section d’information. Il faut donner confiance au pays. Pierrefeu n’oubliera jamais son premier communiqué, en novembre 1915.  Sueurs froides : ne pas confondre Vosges et Alsace, Artois et Picardie; Résumer les bombardements en évitant la monotonie, mais quand il transmet la trentaine de lignes au major général Pellé, celui-ci supprime tout et écrit « Rien à signaler sur l’ensemble du front »!
UNE MÉFIANCE PARTAGÉE

Pierrefeu est le loup dans la bergerie. L’œil grand ouvert, le journaliste note les tics et faiblesses des officiers qui pensent d’abord à leur carrière.  Les brevetés de l’école de guerre sont dans sa ligne de mire. Il les juge incapables de s’adapter à cette guerre nouvelle. Le cran, l’audace leur tiennent lieu de stratégie. « Dans toute cervelle militaire une croyance ferme existe, à savoir qu’un breveté  est apte à remplir tous les emplois ».

Chantilly, Beauvais, Compiègne, Pierrefeu est de tous les déménagements et il côtoie les grands chefs qui se succèdent au GQG : Joffre le mutique, Nivelle l’inquiet, Pétain le prudent, son héros.
Celui-ci ajoutera ce commentaire au dernier communiqué, écrit le 11 novembre 1918.  « Fermé pour cause de victoire »

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1917: Des mutineries éclatent partout dans l’armée française

Sur le site de L’Obs

Après l’échec de l’offensive Nivelle au Chemin des Dames, en avril, des milliers de soldats refusent de « remonter aux tranchées ». L’historien André Loez revient sur cet épisode mythique et sous-estimé de la Grande Guerre.

André Loez, 39 ans, agrégé et docteur en histoire, enseigne en classes préparatoires et à l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Il est l’auteur de « 14-18. Les refus de la guerre. Une histoire des mutins » (Folio Histoire) et a coécrit « la Grande Guerre. Carnet du centenaire » (Albin Michel). Il est également membre du Crid 14-18 (collectif de recherche international et de débat sur la guerre de 1914-1918) et du conseil scientifique de la Mission du Centenaire 14-18.

Au printemps 1917, alors que la guerre dure depuis trois ans, dont trente mois d’immobilité, des mutineries éclatent un peu partout dans l’armée française. Quelles en sont les principales caractéristiques ?

Le 16 avril, l’offensive de Robert Nivelle sur le Chemin des Dames, dans l’Aisne, est censée mettre fin à la guerre. Le commandant en chef des armées est tellement sûr de la victoire que son plan d’attaque n’a pas prévu suffisamment de lits d’hôpitaux et comptesur l’infrastructure allemande. Le pays est persuadé que ce sera la dernière bataille. Mais l’opération est un échec, le bilan, sanglant, et la déception, à la hauteur de l’espoir suscité.

http://tempsreel.nouvelobs.com/histoire/20161219.OBS2853/1917-des-mutineries-eclatent-partout-dans-l-armee-francaise.html

Dix choses que vous ne saviez pas sur les chars de la Grande Guerre

Le 15 septembre 1916, l’armée britannique, épaulée par le corps canadien et de la Division néo-zélandaise, déclenchait une offensive dans le secteur de Flers et de Courcelette, deux communes de la Somme. Objectif : réaliser une percée des lignes allemandes. Cet affrontement allait changer à jamais l’art de la guerre. Car pour la première fois, une nouvelle machine de guerre faisait son apparition sur un champ de bataille : le tank. Voici dix points peu connus, surprenants, insolites, sur ce blindé.

1 / Engin terrestre, il a été conçu par… la Marine

Dès le début de la guerre des tranchées, les Britanniques envisagèrent de construire un véhicule capable aussi bien de franchir le no man’s land et les lignes de barbelés que d’affronter les tirs des mitrailleuses. En février 1915, après plusieurs projets de « cuirassés terrestres » avortés, une commission baptisée Landships Committee fut créée au sein de la Royal Navy et confiée à Winston Churchill, alors Premier Lord de l’Amirauté.

2 / Le tout premier char était en bois

C’est le 15 septembre 1915 que les ingénieurs anglais purent présenter au Landships Committee une maquette en bois de ce qui allait devenir une des plus redoutables machines de guerre du conflit.  Un peu plus de quatre mois plus tard, le 2 février 1916, un premier prototype baptisé « Mother » manœuvrait devant le roi et des représentants du gouvernement. Avec succès, puisque 100 exemplaires du futur Mark I furent commandés.

3 / Les premiers chars furent fabriqués dans le plus grand secret

Cette discrétion se comprend aisément : le gouvernement britannique comptait sur cette nouvelle arme pour déclencher une offensive à grande échelle, avec un grand nombre de blindés, ce qui augmenterait les chances d’une percée majeure. Afin de duper les espions allemands, les chars d’assauts furent donc baptisés « tank », en français « réservoir », pour faire croire qu’ils s’agissait de citernes destinées au ravitaillement en eau des armées. Un nom qui leur resta après la guerre.

4 / Il existait des chars mâles et des chars femelles

Les premiers blindés britanniques furent déclinés en deux modèles. La version prétendue masculine était équipée de six canons, tandis que le prototype féminin ne possédait que cinq mitrailleuses. A la fin du conflit, la technologie avait suffisamment évolué pour que les tanks soient à la fois mâle et femelle, c’est-à-dire doté des deux types d’armements.

Sur le site de Géo http://www.geo.fr/photos/reportages-geo/dix-choses-que-vous-ne-saviez-pas-sur-les-chars-de-la-grande-guerre-162545

Xavier Vaucher, le photographe de « l’arrière »

Sur France 3 Franche Comté-Jura

Les photographies de la grande guerre sont souvent celles des armées ou des grands rassemblements. Plus rares sont celles du quotidien des populations. Le jurassien Xavier Vaucher a, lui, réalisé une œuvre insolite, qui va du portrait de famille à la pêche à la ligne…

Les débuts

Xavier Amable Vaucher est né en 1869 dans la commune vigneronne de Maynal. Il fait des études de droit à Lyon, mais n’exerce que très peu le métier d’avocat, préférant se consacrer à sa passion : la photogravure. Juste avant le tournant du siècle, il ouvre donc une petite entreprise à Lons le Saunier. Elle comptera jusqu’à 15 employés. L’homme invente même de nouveaux procédés, mais c’est un piètre gestionnaire et il s’endette beaucoup.

Le photographe du quotidien

Ses travaux photographiques ont été retrouvés par hasard dans le grenier de cette demeure sous forme de plaques de verre. On y voit des mères, épouses et enfants poser devant cette grange. Les hommes sont souvent déjà absents du cliché. Ils le recevront par courrier. Le portrait remplace ainsi la mèche de cheveux, mais reste très intime. Le décor est simple, les visages sont graves. C’est la guerre en creux que l’on lit.

Parallèlement, le Jurassien photographie la vie quotidienne. Travaux agricoles, scènes champêtres, personnalités du village ou moyens de transport… Les attitudes sont un peu figées par nécessité technique, mais il se dégage de ces travaux une impression de spontanéité, de joie simple et une certaine modernité dans le cadrage. En 1918, Xavier Vaucher perd sa femme de la grippe espagnole et déménage à Paris. Il ne reviendra à Maynal qu’à la fin de sa vie, dans les années quarante, laissant dormir son œuvre documentaire pendant près d’un siècle à l’abri des regards.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/franche-comte/jura/histoires-14-18-xavier-vaucher-le-photographe-de-l-arriere-1080179.html

Il marche en hommage à son grand-père, soldat de la Grande guerre

Sur le site de L’Union par Adriane Carroger

Germain Bataille a parcouru 650 km en 23 jours entre les Ardennes, la Belgique, l’Aisne et la Marne sur les traces de son grand-père, Hippolyte, soldat en 1914-1918.

Il a relevé le défi qu’il s’était lancé par un jour pluvieux de mai, en Normandie, voilà quinze ans. Que d’émotion, de fierté et quel souvenir pour Germain Bataille à son arrivée à Reims, jeudi, après 650 km parcourus depuis le 5 juillet !

Ce sexagénaire originaire d’un petit village dans le Cotentin, Bolleville, a choisi de sillonner les routes ardennaises, belges, axonaises et marnaises en hommage à son grand-père, Hippolyte Bataille, né en 1890 et soldat lors de la Première Guerre mondiale dans le 25 e  régiment.

« Mon grand-père a été mobilisé dès le 3 août 1914 et n’est rentré chez lui que le 23 juillet 1919 », raconte le sexagénaire. « Un jour, alors que j’allais déjeuner chez ma maman, on a regardé les photos de famille. Je suis tombé sur celle de mon grand-père. J’ai alors voulu en connaître davantage sur sa vie, et notamment sur sa mobilisation mais ma maman avait très peu de détails. C’est à partir de là que j’ai commencé à entreprendre des recherches pour retracer ses années passées à la guerre et envoyé des courriers aux autorités compétentes. Grâce aux services historiques de l’armée de terre à Vincennes, j’ai pu obtenir de nombreux éléments », poursuit-il.

À partir de 2008, il réfléchit sérieusement à se lancer dans les pas de son grand-père pour lui rendre hommage ainsi qu’à ses frères d’armes. Il se prépare physiquement pendant dix-huit mois, dès début 2015 : « Je voulais être prêt pour la commémoration du centenaire mais je ne l’étais pas », relate-t-il. Qu’importe, il n’est pas pressé par le temps. Cette marche, c’est celle du souvenir, celle aussi d’un cheminement personnel où s’entrecroise une multitude d’émotions et de sentiments. « J’avais envie d’aller à la rencontre de mon grand-père, c’était important pour moi, ça a été quelque chose d’intime, il fallait donc que je sois seul pour marcher », explique-t-il.

La suite sur http://www.lunion.fr/775771/article/2016-07-29/il-marche-en-hommage-a-son-grand-pere-soldat-de-la-grande-guerre

Les Écossais dans la guerre

Sur France 3 Picardie

A Contalmaison, s’érige un cairn : Amas de pierres typique d’Écosse, il honore la mémoire des soldats venus d’Edimbourg. Voici l’histoire de ce mémorial.

« The ladies from hell »

Pendant la guerre, beaucoup d’histoires ont circulé sur les Écossais. La presse enthousiaste a relaté que les Allemands les surnommaient The Ladies from Hell : Les dames de l’enfer. Un hommage à leur ardeur au combat et clin d’œil à leur étrange tenue : ce kilt que l’on repérait de loin.

L’Écosse, c’est le kilt et la cornemuse.  La troupe défile, pipe band en tête.  Pur folklore ? Non, cela va plus loin.
Dans la Somme, les sonneurs marchent au feu, en jouant,  et tant pis si leurs camarades ne les entendent pas : le bruit des obus est assourdissant. Les musiciens ne lâchent pas leurs instruments malgré la mitraille et les obstacles.
L’un d’entre eux raconte comment il se retrouve, la jupe accrochée aux barbelés. Il survivra.

 Tous les porteurs de kilts ne sont pas écossais
La bataille fait des ravages dans les rangs et des villages entiers sont en deuil.  Alors, pour masquer les pertes, on mélange les troupes. Des Écossais furieux renoncent au tartan parce qu’on les a envoyés dans des régiments anglais et des Anglais se retrouvent affublés d’une jupe.  Mais leurs genoux sont tout blanc. Pas idéal avec les filles. Alors, ils achètent de la lotion, pour arborer des jambes bronzées comme il se doit.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/somme/histoires-14-18-les-ecossais-dans-la-guerre-1053193.html

Il y a cent ans : la guerre des gaz

Sur France 3 Lorraine par Didier Vincenot

Une arme redoutable fait bientôt son apparition sur le champ de bataille. L’utilisation des gaz.

Fin juin 1916, le secteur de Froideterre est bombardé par des obus chimiques.
Dernière tentative allemande pour s’emparer de Verdun.

Premier belligérant à avoir utilisé des gaz, les allemands font alors l’objet d’une campagne de propagande « dénonçant leur barbarie ».
Ce seront pourtant les français qui perfectionneront l’arme chimique.

Les allemands finissent cependant par mettre au point un nouveau gaz : le disphosgène.
Un gaz suffocant qui détruit les poumons et peut imprégner le terrain 12 heures durant.
Son action lacrymogène le rend cependant aisèment détectable et permet aux soldats de mettre leurs masques de protection.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/meuse/histoires-14-18-il-y-cent-ans-la-guerre-des-gaz-1046067.html