Archives pour la catégorie Témoignages

Toulouse «Ma grand-mère (rémoise)a voulu «témoigner pour les morts»

A retrouver sur le site de la dépêche du midi.fr

L’exposition «14-18. Fragments de guerre» fait revivre un patrimoine précieux, prêté par des familles de Poilus. Marie-Jeanne Jarry a retrouvé le journal intime de sa grand-mère, dont le mari était au front.

Marie-Jeanne Jarry, Toulousaine d’adoption, fait partie des contributeurs qui ont participé à la grande collecte 14-18. Le «Carnet de guerre pour Maurice» de sa grand-mère, Germaine de Sainte-Marie, est présenté à la bibliothèque d’étude et du patrimoine.

EXTRAIT: « Ma grand-mère avait une trentaine d’années en 1914. Elle appartenait à une famille bourgeoise de Reims, qui avait une fabrique de capsules de champagne. En 1914 son mari, mon grand-père, Maurice, a été mobilisé comme brancardier et elle a dû s’occuper de l’usine, qui a été assez transformée en hôpital de campagne »

LA SUITE SUR:

http://www.ladepeche.fr/article/2014/10/25/1979223-centenaire-14-18-grand-mere-voulu-temoigner-morts.html

100 ans plus tard, la cathédrale vous parle par la voix d’Estelle Bertot

En ce centième anniversaire de l’incendie de la cathédrale de Reims, Dominique Lebrun, président du club de la presse nous adresse via Facebook l’article d’Estelle Bertot salué par le prix de l’espoir de la presse Champagne-Ardenne 2014. Une belle façon de donner non seulement du corps mais aussi de l’esprit à ce fabuleux monument !

« Nous sommes en 2014, c’est l’occasion pour moi d’évoquer avec vous l’un de mes souvenirs les plus marquants. Il se trouve qu’hier, du haut de mes 87 mètres, j’ai cru entendre un jeune homme demander à ses amis « Pourquoi se souvenir de la Première Guerre Mondiale? Que représente-t-elle, un siècle plus tard? ». Il est vrai que n’ayant probablement lu que des témoignages dans ses livres d’histoire, il pouvait s’interroger sur les différentes manifestations qui avaient lieu dans sa ville à ce sujet. En effet, ces derniers temps à Reims, on entend fréquemment parler du devoir de mémoire à l’occasion du centenaire de cette première guerre totale. J’aurais voulu lui expliquer, mais ne trouvant pas les mots, j’ai préféré penser. J’aurais voulu lui dire que pour des milliers de futures victimes, c’était un véritable cauchemar qui avait commencé le 3 Septembre 1914. J’avais tout de suite su ce jour là que je ne serais en aucun cas épargnée. Les habitants de la Cité des Sacres, ceux du monde entier et moi-même fûmes pour la première fois considérés comme semblables: sans âme. J’aurais voulu demander au garçon s’il savait ce que l’on ressentait lorsqu’on entend l’impact des bombes à quelques mètres de soi, s’il pense qu’il est utile de se savoir en pierre à cet instant-là, ou s’il savait que contempler ce qui restait de moi signifiait pour l’ennemi contempler fièrement la destruction accomplie de tout un symbole. Si mes fondations sont solides, je les sens pourtant vaciller rien que d’y repenser. Ces souvenirs sont pour tout un chacun douloureux.
C’est pourquoi je trouve fou qu’aujourd’hui encore, pendant que nous commémorons ces évènements et rendons hommage à nos héros de guerre, des terres soient bombardées, des enfants sacrifiés, des familles décimées. Si nous ne devons pas oublier cette première guerre mondiale c’est pour ne plus causer l’irréparable. Je suis l’exemple même de ce que l’Homme peut réaliser de plus beau et pourtant je sais que depuis la fin de la première guerre mondiale, ce dernier a plusieurs fois replongé le monde dans le chaos. Si de mon parvis, je vous vois sereins, je vous demande de ne pas oublier que nous avons déjà connu cet enfer et qu’un siècle plus tard nous commettons toujours des erreurs semblables à ce dernier.
Rappelons-nous aussi que si nous avons pu nous reconstruire, c’est grâce aux aides venant du bout du monde. C’est grâce à elles si aujourd’hui je me tiens droite, glorieuse, magnifique. C’est grâce à l’union de ces personnes courageuses qui ont surmonté cette innommable épreuve que je ne suis plus qu’un martyr mais aussi la fierté de Reims, le symbole de la reconstruction. Bien sûr, rien n’efface jamais les dégâts que peut faire une guerre, humains ou matériels, les pertes subies et les souvenirs douloureux; mais le devoir de mémoire sait les rendre utiles à l’avenir. Il nous montre qu’après le pire, les Hommes ont déjà su s’unir pour tout reconstruire. S’ils en ont été capables je ne doute pas qu’ils puissent aussi n’engendrer que le meilleur. Alors, si je n’ai pu répondre à cet homme en devenir, je suis heureuse de savoir que d’autres font aujourd’hui en sorte de lui transmettre mon histoire, et qu’il le fera à son tour quand il en aura l’occasion. Si les cathédrales parlaient, je conseillerais à tous de se mobiliser pour mettre un peu de leur coeur dans chaque hommage rendu. Car si je suis encore debout pour voir l’histoire avancer, nombreux sont ceux qui, de ces terribles guerres, ne reviendront jamais. »
Estelle Bertot

(Dans L’union) Sa grand-mère était une héroïne en septembre 1914 à Reims

A lire dans L’Union l’article de Marie-Christine Lardenois

Marie Drouet sauvait les blessés avec une voiture à âne. Son petit-fils a retrouvé un article de L’union de 1963 relatant les actes de courage de son aïeule.

http://www.lunion.presse.fr/region/sa-grand-mere-etait-une-heroineen-septembre-1914-ia3b24n410496

les édifiants carnets du capitaine Dosnon

A lire sur le site du quotidien « L’Est  Eclair » un article de Clément BATTELIER

En cette année de centenaire de la Grande Guerre, les témoignages ressurgissent. Exemple remarquable avec le journal de guerre de ce militaire originaire de Lagesse.

http://www.lest-eclair.fr/bar-sur-seine/guerre-14-18-les-edifiants-carnets-du-capitaine-dosnon-ia0b0n277375

Fort de la Pompelle: le témoignage de Jean-Paul Mirgalet

Jean-Paul MIRGALET,  de Reims vient d’emmener ses petits enfants visiter le fort de la Pompelle. Il témoigne

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Comme beaucoup j’ai visité le Fort de la Pompelle à titre privé par curiosité mais surtout pour la mémoire. Mes enfants l’ont découvert mais n’ont pas porté autant d’attention qu’à d’autres lieux tout aussi symboliques. Peut-être son aspect froid et austère peu adapté à la curiosité de la jeunesse.

Dans le cadre de mes activités professionnelles j’ai organisé des visites pour des délégations étrangères. A chaque fois un silence de recueillement non feint ponctuait notre départ du Fort.

 La rénovation de ce Musée a pour moi été le prétexte pour faire découvrir à mes petits-enfants lyonnais ce lieu dont mon petit-fils avait entendu parlé par ses parents à l’occasion des différentes commémorations retransmises à la télévision.

A titre personnel j’ai d’abord été très agréablement surpris par la clarté du nouveau lieu spacieux. La peinture blanche apporte une luminosité qui manquait précédemment.

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Ou comment expliquer à mes petits-enfants ce que faisait ce poilu assis dans les tranchées

Quand les enfants m’ont questionné sur différents points de cette guerre qui a meurtri notre région et Reims en particulier et que je suis resté parfois imprécis, les nombreuses vidéo trilingue ont apporté les précisions nécessaires.

La reconstitution de l’espace ambulance les a particulièrement émus tout comme les masques à gaz les a intrigués. La chambre du soldat a surtout provoqué un flot d’interrogations, tout comme la galerie des couvre-chefs.

Un détail n’a pas échappé à la sagacité de mes deux Lyonnais : les emplacements en braille pour les non-voyants, une initiative louable.

Il s’agit d’un lieu de recueillement, de mémoire, de culture qui permet à chacun de découvrir, s’imprégner ou tout simplement se replonger dans l’Histoire d’évènements que l’on souhaiterait que jamais ils ne se reproduisent où que ce soit.

Deux anecdotes

En 1970 alors que j’étais en garnison à Bordeaux, un « ancien » qui avait vécu à Reims gamin se souvenait du tournage dans les années 30 des « Croix de bois ». Il se souvenait surtout du ciel embrasé la nuit par les effets pyrotechniques.

En rentrant chez moi j’ai permis à mes petits-enfants de parcourir l’ouvrage « REIMS – la grâce d’une cathédrale ». Ils ont tout de suite reconnu le Cardinal Luçon. Une preuve que la vidéo marque plus que l’image statique.

Si vous souhaitez à votre tour dire ce que vous pensez du Fort de la Pompelle new look. Ecrivez-nous.

alain.moyat@orange.fr

10/ 10 Flandres, Oise, Picardie, Georges Gras entre en Lorraine et à Sarrebruck

En Flandres, le 233 ème RI cité  à l’ordre de l’armée

Avril 1917.- Après avoir vécu l’enfer du Chemin des Dames, Georges Gras et son régiment, après un mois d’instruction au camp de Mailly et un repos de 15 jours dans le secteur de Provins embarque en train, direction les Flandres ou en accord avec Pétain s es troupes françaises vont  participer à la grande opération lancée par les Britanniques. Pour cette offensive, dans un secteur particulièrement marécageux, il fallait créer, organiser, placer de nombreuses passerelles et tapis déroulants pour franchir le canal de l’Yser.

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Juillet 1917 secteur de BOESINGHE , une tranchée en Belgique (photo Georges Gras )

31 juillet 1917.-Après un méthodique et long travail préparatoire d’une semaine de l’ artillerie française et anglaise l’’attaque  avec surtout le 5ème et 6 ème bataillon a lieu  sous la pluie et dans un océan de boue. En plein été,  beaucoup d’hommes du régiment ont les pieds gelés. Pendant huit jours, la pluie ne cesse de tomber ; la fatigue est tellement grande que les hommes ne peuvent plus effectuer les corvées d’alimentation et consomment les vivres de réserve.

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Le 233° reçoit sa première citation à l’ordre de l’armée.

Ordre général n° 33 bis de la 1° armée du 16 août 1917.

 233° régiment d’infanterie

« Régiment qui,après s’être acquis de nombreux titres de gloire à Verdun, sur la Somme et sur l’Aisne, vient, sous l’ardente impulsion du lieutenant-colonel Lequeux, de faire preuve des plus belles qualités militaires dans l’attaque du 31 juillet 1917. A brillamment pénétré dans les organisations allemandes jusqu’à 3 kilomètres de profondeur, atteignant ainsi et dépassant même tous les objectifs qui lui étaient assignés. Se maintenant ensuite pendant plusieurs jours sous un bombardement intense, dans des trous remplis d’eau, a, malgré ses rudes fatigues et un temps des plus pénibles, organisé le terrain conquis et réalisé chaque jour l’occupation des nouveaux points d’appui, facilitant la tâche de ses voisins et témoignant ainsi de son inébranlable ténacité et de son infatigable ardeur. »

6 août 1917.-Relévé,  le 233 ème RI passe une quinzaine de jours à l’arrière avant de rejoindre le 2ème DI.

septembre 1917
Septembre 1917

6 septembre 1917.-Georges Gras est promu au grade de lieutenant sur décision de Raymond Poincaré.

Jusqu’au 13 septembre, les hommes organisent le terrain conquis, ayant comme abris des trous individuels creusés dans le terrain boueux . Les ouvrages bétonnés ennemis, très endommagés par notre artillerie, ne peuvent être utilisés.

13 septembre 1917.-Relevé,  le régiment passe un mois au repos et revient occuper le plateau de Mangelaere.

Mariage de Georges Gras

Marie Delaye et Georges Gras se marient le 22 octobre 1917
Marie Delaye et Georges Gras se marient le 22 octobre 1917

Fiancé,  Georges Gras épouse Marie Delaye le 22 octobre 1917. Ils auront cinq enfants: Daniel né le 24 juillet 1918.

GEORGES GRAS ET EPOUSE

Georges Gras choisit ce prénom de Daniel en mémoire à son frère tué en Orient durant la première guerre mondiale et enterré au cimetière de Salonique.

Ses autres enfants furent: Sabine (12 novembre 1920), Gisèle (24 juillet 1922), Marcelle (11 avril 1925), Jean (19 août 1929)

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18 septembre 1917 à Dieppe (Photo Georges Gras)

26 octobre 1917.-Le 233 ème RI  attaque de nouveau, le 5° bataillon à droite, le 4° bataillon à gauche, en direction de la forêt d’Houthulst. L’objectif « Maison Jean-Bart », est enlevé rapidement. Terrains boueux, sans abri, les hommes épuisés piétinent dans l’eau pour éviter l’engourdissement.

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Octobre 1917 forêt Houthulst le château Cortvriendt (photo archives internet)
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Octobre 1917 forêt Houthulst

 

29 octobre 1917. Le régiment est relevé par le 127° R.I.  Repos et travaux jusqu’au 3 décembre, puis le régiment est acheminé par voie de terre, vers la région de Meaux, où il reste au repos jusqu’au 18 janvier. Le lieutenant-colonel Genie prend le commandement du régiment le 5 décembre,

Transporté dans la région de Craonne, le régiment  fait des travaux de défense et occupe le secteur jusqu’au début de mars. C’est là que le 2 février 1918,  disparaît une  glorieuse figure du régiment: le commandant De  Tourdonnet.  Au cours d’une reconnaissance  le commandant du  5° bataillon est atteint à la tempe par un éclat d’obus.

Après quinze jours de repos, à Mont-sur-Courville, le régiment est embarqué en autos et débarque le 25 mars, à l’aube à Pontoise, près de Noyon.

25 mars 1918.-Après quinze jours de repos, à Mont-sur-Courville, le régiment est embarqué en autos et débarque à trois heures, à Pontoise, près de Noyon.

Les Allemands ayant engagé une grande attaque ont refoulé  l’armée anglaise.

Par Noyon, le régiment gagne la route de Guiscard ; en tête, le 5° bataillon occupe « la Ferme des Usages », avec la 19° compagnie, la 17° est à droite, près de la « Croix des six voies » ; le 6° bataillon est plus à droite encore, à notre gauche le 201°.

Si au cours  de la journée, plusieurs tentatives d’infiltration sont arrêtées par les 19° et 17° compagnies ; sans artillerie, le régiment, impuissant, voit progresser, à plusieurs kilomètres à sa gauche, d’innombrables troupes ennemies. Devant le front du régiment, l’ennemi est maintenu, mais à 18 heures le régiment se replie pour échapper aux feux des mitrailleuses ennemies déjà établies sur les flancs.

A 21  heures, le régiment est à Noyon, en partie occupé par l’ennemi. Il recule pied à pied et se reforme à Pontoise. Une dizaine d’hommes tiennent le pont du canal pendant toute la nuit .

26 avril  1918.. -ils sont remplacés par un détachement du 1er R.I. Dès six heures, d’ailleurs, il faut occuper la rive gauche de l’Oise ; le 5° bataillon a sa droite à Pontoise et sa gauche un peu au nord du mont Lagache, le 6° bataillon occupe la boucle de l’Oise jusqu’à Sempigny.

Jusqu’au début de mai, le régiment occupe cette région, organisant le terrain.

5 mai  1918..-Tentative pour occuper l’autre côté de l’Oise. Les 14° et 19° compagnies traversent l’Oise dans des barques et s’établissent sur la rive droite ; mais le terrain plat est balayé par les mitrailleuses ennemies. Un prisonnier capturé permet l’identification de l’ennemi. Aussitôt, l’ordre de repasser l’Oise est donné . L’opération a duré une heure et a été faite en plein jour (citation à l’ordre de la D.I.)

8 mai  1918.-Le régiment est relevé et passe vingt jours au repos près d’OFFREMONT .

27 mai 1918.-L’ennemi ayant provoqué une nouvelle attaque dans l’Aisne le 17 mai, le régiment est embarqué en autos et débarqué au  soir à SERCHES.

28 mai  1918..- Au matin, le 5° bataillon est mis à la disposition du général commandant la 74° D.I. à Crouy. En cours de route, mission lui est confiée de tenir Missy, Chivres et Sainte-Marguerite ; les éléments qui sont en ligne refluent ; Chivres, trop en flèche, n’est pas occupé. Le régiment occupe Missy. A seize heures, l’ennemi a contourné la gauche du régiment qui bat en retraite par échelons sur Soissons. Une seule section du 5° bataillon peut passer le pont de Venizl. Ce pont saute et quelques hommes du 5° bataillon et 2 officiers n’échappent qu’en passant l’Aisne à la nage. Pied à pied, le régiment défend le terrain : Septmonts, Berzy-le-Sec, Vierzy, Villers-Helin, Violaines, Longpont, forêt de Villers-Cotterets.

L'église de Longpont détruite par les Allemands
Longpont : les ruines de la grande porte

juillet 1918  2

3 juin  1918.-Le 4° bataillon avec Georges Gras est à Corcy

Corcy
Corcy

 

église de corcy
L’église de Corcy et l’école après le bombardement

12 juin  1918..-Après un violent bombardement, l’ennemi attaque à 3 h 30.  La 14° compagnie, surprise, est enlevée presque en entier. La 13° compagnie,de son côté, résiste héroïquement et arrête immédiatement l’ennemi sur la cote 118en liaison étroite avec le régiment d’infanterie qui est à sa droite devant Fleury. Jusqu’à 9 heures, elle contient l’ennemi et permet au5° bataillon, en réserve, de contre-attaquer avec elle ainsi que la 15° compagnie et des chars d’assaut, et de rétablir la situation. A onze heures, la ligne de résistance est réoccupée. La situation est rétablie.

13 et 14  juin  1918..-L’ennemi tente une nouvelle progression : il est repoussé .

18 juin 1918.-Le régiment est relevé par le 1er R.I. et va se reconstituer à Coyolles.

8 juillet  1918..-Le 233° attaque et reprend la ferme Chavigny (6° bataillon à gauche, 5° bataillon à droite. Le 4° bataillon est en réserve., Grâce à  un groupe de grenadiers de la 19° compagnie, la ligne ennemie tombe  sur une longueur de plusieurs kilomètres, ce qui permet aux régiments voisins de réaliser une avance de près de 2 kilomètres.

11 juillet 1918..-Relevé le régiment va au repos à Presles, dans la région parisienne, où il arrive le 14 juillet.

16 juillet  1918..-Le régiment  est embarqué en autos, pour prendre part à la contre-offensive du Tardenois.

Voir  cet autre site aussi un témoignage sur la période du 18 au 28 juillet 1918

18 juillet  1918.- Au matin, le régiment est en soutien de la 26° D.I., mais dès le 18 au soir, il passe en première ligne.

Le 4° bataillon dépasse Villers-Helon et atteint Blanzy ; le 6° bataillon dépasse le 4° bataillon, gagne Saint-Remy-Blanzy, et continue sa progression sur Le Plessier-Huleu qu’il aborde, dans la matinée du 20, aidé par le 5° bataillon qui doit le dépasser à ce moment. L’’ennemi ayant reçu du renfort contre-attaque aussitôt et reprend le village.

21 juillet  1918..-La 18° compagnie, avec une section de chars légers, tente de pénétrer dans le village, elle n’y parvient pas.

22 juillet  1918..-Les 1° et 201°, et 48° R.I. dépassant le régiment, enlèvent le village et vont s’établir à la station à 900 mètres au-delà (2° citation du régiment à l’ordre de l’armée).

Georges Gras, papa d’un petit Daniel

Le 24 juillet, Georges Gras, marié à Marie Delaye a la joie d’avoir son premier enfant. Il le prénomme Daniel, à la mémoire de son frère décédé en Orient durant la Première guerre mondiale, enterré au cimetière de Salonique.

26 juillet  1918..-Relevé  le régiment reste en réserve de la 10° armée jusqu’à fin août. Embarqué en chemin de fer, il arrive en Alsace le 29 août, et tient, jusqu’au 18 octobre, le secteur de L’Hartmannswillerkopf.

La fourragère au 233 ème RI

le général De Castelnau
le général De Castelnau

19 octobre  1918..-Le général De Castelnau remet, à Massevaux, la fourragère au 233°.

6 novembre 1918..-Après un séjour au camp de Darney, le 233° est envoyé  dans la région de Brin(au Nord-Est de  de Nancy) en renfort de la 169° D.I.

11 novembre  1918..-L’armistice est signé au moment où la 1° D.I. allait participer à l’offensive de la 10° armée.

17 novembre  1918..-Le 233° régiment en tête de la 1° D.I. passe la frontière au pont de Brin , drapeau déployé, aux sons de la Marseillaise, et pénètre en Lorraine délivrée. Il cantonne à Vaxy, où il reçoit de la population, dont le cœur est resté français, un accueil enthousiaste.

22 novembre 1918.-Le régiment entre à Sarrebruck, à peine évacué par les Boches. Il gagne ensuite, par voie de terre, au prix de marches pénibles, la rive droite du Rhin (14 décembre) où il constitue la droite des avant-postes de la 1° D.I., dans la région de Grieshein.

15 janvier 1919.-Le 233° relevé par le 127°, passe de la 1° à la 51° D.I. Il occupe Biedrich (rive droite du Rhin).

Dissolution du 233 ème RI

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L’écusson du 33 ème RI, le régiment du capitaine Charles-De Gaulle

Le 14 février 1919, le 233° est dissous et ses éléments sont répartis par moitié entre le 33° R.I. et le 73° R.I. Un des jeunes régiments de l’armée française vient d’entrer définitivement dans l’Histoire. À force de bravoure, d’endurance et de ténacité, sa gloire a égalé celle des plus vieux régiments. Heureux du devoir accompli, le 233° R.I. est justement fier d’avoir mérité le bel ordre d’adieux de son général de division. Georges Gras intègre le 33ème RI (34 ème Compagnie), le régiment qui a eu en son sein le capitaine Charles De Gaulle.

ORDRE DE LA 1RE D.I.

Le général commandant la 1° D.I. ne laisse pas s’éloigner sans une profonde émotion, le 233° régiment d’infanterie, qui a écrit sa page glorieuse dans l’histoire de la division.

Arrivé en novembre 1916, le 233°, sous les ordres du lieutenant-colonel Lequeux, fait de suite preuve d’ardeur dans l’attaque et d’opiniâtreté dans la défense, à Maisons de Champagne (février 1917), puis à Craonne qu’il réussit à occuper et où il se maintient malgré les efforts de l’ennemi ; mais c’est dans les Flandres qu’il donne toute sa mesure, en enlevant dans un admirable élan, tous ses objectifs; il est cité à l’ordre de l’armée. En 1918, à Noyon, puis dans la forêt de Relz, il se distingue de nouveau, sous le commandement du Lieutenant-colonel Génie. Enfin, 1e 8 juillet, à Chavigny, et du 18 au 24, dans la contre-offensive, jusqu’à Plessier-Huleu, sous l’impulsion du Lieutenant-colonel Bride, il est magnifique d’entrain et d’allant et mérite une nouvelle citation à l’ordre de l’armée et la fourragère. L’existence glorieuse du 233° R.I. est indissolublement liée à l’histoire de la 1° D.I. qui lui doit une grande part de sa belle réputation.

Mobilisé en 1914, il a non seulement accompli noblement et jusqu’au bout tout son devoir, mais il a su se classer parmi les plus belles unités et faire preuve des plus hautes vertus militaires. L’entrée en Allemagne et le passage du Rhin ont définitivement consacré la part qu’il a prise à l’effort commun. Quand viendra pour lui l’heure prochaine de la dissolution, il disparaîtra dans une auréole de gloire. Le général de division s’incline avec respect devant les nombreux camarades qui sont tombés sur l’âpre chemin de la victoire; il adresse au 233° l’adieu de toutes les troupes de la 1° division et salue son drapeau, relique sacrée qui perpétuera I e souvenir de ce beau régiment.

Les pertes du 233e R.I, morts pour la France, 1564 hommes dont : 54 officiers, 129 sous-officiers, 141 caporaux et 1240 soldats.

(1) sur le 33ème RI http://fr.wikipedia.org/wiki/33e_r%C3%A9giment_d’infanterie