1139/15 septembre 1917: les jeux paralympiques : un héritage de la grande guerre

Soldats du 72 ème RI à Lesneven (Finistère)

Cette photo d’un groupe de soldats du 72e RI a été postée le 15 septembre 1917 depuis Lesneven dans le Finistère. La correspondance au dos de cette photo nous indique un nom de soldat mais uniquement les initiales: E.F 72ème d’infanterie 27ème compagnie 3ème groupe à Lesneven (Finistère).

source: http://laurent59.canalblog.com/archives/2015/03/10/31673004.html

Les jeux paralympiques : un héritage de la grande guerre

Le Miroir du 1e août 1915, sont publiés des clichés montrant une course d’unijambistes s’appuyant sur leurs béquilles et ayant comme légende : « Les blessés eux-mêmes, avec une incroyable bonne humeur, organisent entre eux des courses d’éclopés. » Le numéro 830 du 15 septembre 1916 de La Vie au Grand Air montre en première page un soldat solidement appareillé au niveau de sa jambe droite et sautant par-dessus une chaise. Il est entouré d’autres blessés s’appuyant sur des béquilles, ils semblent tous joyeux et la légende mentionne : « Athlète quand même ! » Paru le 15 septembre 1917 dans le même journal, on peut lire un article signé Ch. DENIS : « Les blessés étaient intéressés à leur travail par le procédé très sportif de l’auto-record… Les blessés atteints de même impotence étaient matchés l’un contre l’autre à leurs exercices rééducatifs. »

Si, jusqu’alors, on parle d’éducation et de rééducation physique, cette émulation entre les blessés introduit la notion de compétition et donc ce qui la caractérise : le sport.

Pour en savoir plus: http://les-sportives-mag.fr/les-jeux-paralympiques-un-heritage-de-la-grande-guerre

Parution de l’Ecole et la vie

Le 15 septembre 1917, date à laquelle paraît le premier numéro de L’Ecole et la Vie, les dernières tentatives de paix sont mal engagées entre les pays belligérants. La guerre semble donc devoir se poursuivre et la seule issue favorable au conflit reste la victoire sur l’ennemi. C’est dans ce contexte que naît le souhait de Paul Crouzet de commenter et d’illustrer le quotidien de l’école. Le directeur de ce nouveau périodique scolaire ne se doutait certainement pas qu’en faisant appel à Lucien Métivet, celui-ci lui fournirait près de 200 dessins qui allaient faire autant de « une » de son hebdomadaire pendant quatre ans et demi.

Les analyses proposées, ici, par des historiens de l’éducation reviennent sur l’actualité et le sens des symboles convoqués par l’illustrateur qui inlassablement chercha à inscrire son travail dans une double dialectique consistant, d’une part, à conférer une autorité morale aux maîtres et, d’autre part, à incarner l’exemplarité au centre de la vie des écoliers. « Eduquer au patriotisme par l’illustration », telle est bien l’ambition de Lucien Métivet à travers les 26 dessins que nous avons sélectionnés pour cet ouvrage entre le 15 septembre 1917 et le 19 octobre 1918. Gageons que cette modeste contribution à l’histoire de l’école en temps de guerre trouve son lectorat et nous incite à en poursuivre l’entreprise.

Illustrations commentées par Michaël Attali, Annie Bruter, Anne-Marie Châtelet, Jean-Pierre Chevalier, Jean-François Condette, Mathias Gardet, Bruno Garnier, Laurent Gutierrez, Jérôme Krop, Patricia Legris, Stéphane Lembré, Olivier Loubes, Mathieur Marly, Frédéric Mole, Emmanuel Saint-Fuscien, Jean Saint-Martin, Vincent Troger et Marie Vergnon.

source: https://pupitre.hypotheses.org/2124

 Georges Clemenceau dans les tranchées, le 15 septembre 1917…

De Michel Mourre, Dictionnaire Encyclopédique d’Histoire, page 3077 :

« MUTINERIES DE 1917 » : Durant la Première Guerre mondiale, à la suite du sanglant échec de l’offensive déclenchée par le général Nivelle dans la région du Chemin des Dames, et dans le climat psychologique créé par les nouvelles de la Révolution russe, des mutineries se produisirent le 28 mai 1917 dans deux régiments français, les 35ème et 129ème érgiments d’infanterie.
Le mouvement s’étendit dans d’autres formations, en particulier le 21ème corps : des soldats refusaient de monter aux tranchées et voulaient envoyer des délégations à Paris pour demander la paix immédiate.
Pétain, qui avait remplacé Nivelle au commandement en chef dès le 15 mai, s’efforça de limiter la répression (il y eut cependant 25 exécutions) et réussit à redonner confiance aux armées.
Ces mutineries, qui coïncidèrent avec d’importants mouvements de grève, contribuèrent à créer dans les milieux politiques français une psychose de trahison qui provoqua l’arrivée au pouvoir de Clemenceau (novembre 1917) et l’ouverture de poursuites contre le journal « Le Bonnet rouge », contre des hommes politiques favorables à une paix de compromis, tels Malvy et Caillaux. »

source: http://lafautearousseau.hautetfort.com/album/maitres-et-temoins-iii-leon-daudet1/442055685.html

 

Journal du samedi 15 septembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front au nord de l’Aisne, les Allemands ont exécuté au petit jour, contre nos positions du plateau des Casemates, un coup de main qu’ils avaient fait précéder d’un violent bombardement. Aprés un combat corps à corps, l’ennemi, qui avait essuyé des pertes sérieuses, a été rejeté dans ses lignes.
En Champagne, au cours d’une opération de détail, nous avons pénétré dans les tranchées allemandes, à l’ouest de la ferme de Navarin et fait des prisonniers.
Sur les deux rives de la Meuse, canonnade. Sur la rive droite, les Allemands ont attaqué les positions que nous avons récemment conquises au nord du bois des Caurières. Sur un front de 500 mètres, ils ont réussi à pénétrer dans notre ligne avancée, où le combat continue.
En Macédoine, deux reconnaissances ennemies ont été repoussées, laissant des prisonniers entre nos mains.
Action d’artillerie autour de Monastir. Le total de nos prisonniers à Pogradec est de 370. Nous avons capturé 5 canons, 8 mitrailleuses et plus de 1000 fusils.
Les Russes ont repris leur activité en Moldavie, où ils ont fait 400 prisonniers, et en Livonie, où ils se sont emparés de deux villages.
Le gouvernement américain, par une publication de documents, a prouvé que la diplomatie suédoise servait au Mexique les interêts allemands.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

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1138/14 septembre 1917: où l’on parle à nouveau du tunnel du fort de la Malmaison … (Aisne)

Où l’on parle à nouveau du tunnel du fort de la Malmaison … (Aisne)

Un document d’archive de 1917 [1] confirme l’hypothèse d’une exploitation par la technique dite des hagues et bourrages que nous avions faite dans l’article précédente (malgré les avis divergents émis sur ces hypothèses).
La propriétaire de cette carrière, habitant Sancy avant-guerre et réfugiée à Saint-Pierre-Aigle au sud de l’Aisne précise que ce réseau de galerie était une carrière de pierre dure encore exploitée en 1914.

Ce banc de pierre dure se trouve entre les couches de niveau 170 et 175 mètres (donc au dessus du banc de pierre tendre exploité à l’altitude de 160 mètres). Il était généralement exploité à ciel ouvert partout où ce banc affleurait (un exemple encore visible se trouve au dessus de l’ancienne carrière Montparnasse, où le front de taille à ciel ouvert est encore bien visible). Plus rarement, lorsque la hauteur de terre à abattre pour atteindre ce banc devenait trop importante, l’exploitation était poursuivie de façon souterraine, généralement par des galeries principales se ramifiant. Dans ce cas, soit les galeries étaient menées depuis le front de taille à ciel ouvert, c’est le cas du tunnel objet de cet article ; soit le banc était atteint au moyen d’une descenderie (carrière des Terres-Jesus à l’ouest de la ferme du Panthéon) voire par un puits vertical à partir duquel rayonnait les galeries.
« Dans ces carrières on ne laisse pas de piliers en exploitant ; tous les vides sont bouchés au fur et à mesure par les débris inutiles et on ne laisse que les voies charretières et emplacements destinés aux ateliers. » [2] : (c’est la définition même de la technique dite des « hagues et bourrages« .

Le tunnel visité appartient à l’ensemble « des carrières de Bohéry » ; cet ensemble était connu des services de renseignements français avant l’été 1917, de par les observations aériennes et les témoignages émanant des civils locaux réfugiés à l’arrière du front.

Un document 14 septembre 1917 [3] réalisé par service topographique de la IVe armée sur les carrières de l’ouest du Chemin des Dames décrit les carrières de Bohéry, et plus particulièrement le tunnel qui nous intéresse :

[…] L’entrée du milieu, seule utilisée pour l’exploitation, donne accès à une galerie de 2 m 50 à 3 mètres, haute de 2 mètres environ, passant sous le Chemin des dames et se divisant au nord de celui-ci en deux branches ; l’une vers le fort de la Malmaison, abandonné plusieurs années avant la guerre ; l’autre orienté sensiblement nord-ouest comprenant des chambres plus étendues et encore exploitées en 1914 (1).
L’épaisseur du ciel au-dessus de l’entrée de la carrière est d’environ 5 mètres.
Au passage de la galerie sous le chemin des dames (2) l’épaisseur du ciel et de 9 m 50, dont 4 mètres de terre en surface 3 mètres de cailloux et 2 m 50 comprenant une série de bancs de pierres, de couches de tuf et de glaise.
Les entrées situées de part et d’autre de celle ci-dessus donne accès chacune une galerie d’une centaine de mètres parallèles à la galerie centrale et s’arrêtant un peu de distance au sud du Chemin des Dames. Une galerie transversale parallèle à ce chemin relie entre elles les trois galeries (3). Les nouveaux travaux entrepris par l’ennemi tranchée Leibnitz et boyau Loeben sont, en de nombreux points, exactement au-dessus des galeries de cette carrière ; la distance verticale est d’une dizaine de mètres ; il est parfaitement possible que l’ennemi établisse des communications entre eux et la carrière.
Est-il possible également qu’une galerie de communication ait été faite entre la carrière et le fort de la Malmaison ? Jusqu’à présent rien ne le prouve ; les photographies ne mettent en évidence ni déblais importants, ni cheminées d’aération ; aucun prisonnier n’a jamais été fait dans cette région de sorte qu’on ne possède aucune donnée précise. On peut seulement souligner que la communication est possible au point de vue technique :
a) La distance entre l’aboutissement de la galerie nord de la carrière et le massif du fort et de 250 mètres ; les renseignements recueillis sur les conditions de travail dans le banc de pierre donnent à penser que l’avancement d’une galerie pourrait être de 3 mètres par jour ; un délai de trois mois eût donc été suffisant pour exécuter cette galerie.
b) Le banc de pierre dure suit sensiblement la cote 172 ; le front des fossés du fort est à la cote 186 ; les caves du fort doivent être sensiblement au même niveau ; la communication entre une galerie souterraine suivant le banc de pierre et les caves du fort n’auraient donc une différence de niveau de 10 à 15 mètres à rattraper.

(1) La surface totale exploitée est tracée sur le plan des organisations défensives d’après les levés successifs d’extraction, mais au fur et à mesure qu’une nouvelle partie était exploitée, les pierrailles étaient rejetées en arrière, ne laissant entre elles que des rues ; la disposition intérieure de la carrière n’est donc pas aussi simple que figure le plan des organisations défensives.
(2) La distance entre ce passage est l’angle nord du carrefour Chemin des Dames route de Chavignon et de 127 m.
(3) ces deux entrées latérales ainsi que les galeries qui y aboutissent et la galerie transversale ne sont pas portées sur la carte des organisations défensives de septembre ; le renseignement à leur sujet étant postérieure à la création de celle-ci.

source: http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article40

Journal du vendredi 14 septembre 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, la lutte d’artillerie reste très violente, dans la région de Bixschoote.
Sur le front, au nord de l’Aisne, notre artillerie, dominant les batteries allemandes particulièrement actives dans la région au sud de Juvincourt, a rendu impossible toute attaque de l’infanterie.
En Champagne, nous avons repoussé plusieurs coups de main ennemis dans le secteur de la Main-de-Massiges, à l’est de la Butte-du-Mesnil, au nord et au nord-ouest de Saint-Hilaire.
Canonnade dans la région des Monts.
Activité de l’artillerie sur la rive droite de la Meuse, dans la région des Caurières, sans action d’artillerie.
En Alsace, un coup de main sur les tranchées allemandes, à l’ouest du village du Bonhomme, nous a permis de ramener des prisonniers.
Des avions allemands ont bombardé la région de Dunkerque. Notre aviation a bombardé Hooglede, Cortemark, Gils, Gûte et les terrains d’aviation près de Thourout.
En Macédoine, canonnade près de Monastir. Dans la région des lacs, nos troupes ont atteint Momulista ( près du lac d’Okrida ) et la cote 1704 (10 kilomètres nord-ouest de Momulista). Elles ont capturé 160 prisonniers, 2 canons et 3 mitrailleuses.
Les Autrichiens ont subi un échec au San Gabriele.
Après avoir pris les armes contre lui, Kornilof a offert à Kerenski de se rendre sous condition. Kerenski lui a répondu qu’il devait se rendre sans condition.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1137/13 septembre 1917: avec le 4 ème régiment d’Infanterie à Juvincourt (Aisne)

Journal du jeudi 13 septembre 1917 à travers Le Miroir

Aucune action d’infanterie. Activité moyenne de l’artillerie sur la plus grande partie du front, plus marquée en Belgique et sur la rive droite de la Meuse.
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes. Dix autres appareils ennemis sont tombés dans leur ligne gravement endommagés. Nos avions de bombardement ont lancé de nombreux projectiles sur les gares de Roulers, Cortemark, Staden, le terrain d’aviation de Colmar, les gares de Conflans-Jarny, les usines militaires au sud-est de Sarrebourg.
Les Anglais ont développé leurs succès de détail près de Villeret et conquis 400 mètres de tranchées allemandes. Ils ont fait, en outre, des prisonniers. Ils ont ensuite repoussé successivement trois attaques. Ils ont réussi des coups de main au nord-est de Gueudecourt et au sud de Lombaertzyde.
Actions d’artillerie sur le front italien. Les Autrichiens ont subi un échec près du lac de Ledro et un autre sur le San Gabriele. Aux bouches du Timavo, leurs détachements d’assaut ont été mis en fuite.
En Albanie, succès franco-italien au sud-est de Berat.
En Macédoine, les Italiens rejettent un détachement ennemi. Canonnade dans la région de Monastir. Dans la région des lacs, nos troupes ont enlevé le village de Pogradec, et repoussé les Bulgares à 4 kilomètres de là.

Avec le 4 ème régiment d’Infanterie à Juvincourt (Aisne)

Combat du 13 septembre 1917. – La période août-septembre est mouvementée. Le 12, de gros minen tombent çà et là dans l’ouvrage ovale. On devine un tir de réglage.
Le 13 septembre, à 4h 30, chacun est alerté à sa place de combat. L’attaque se déclenche peu après. Bravant la mitraille dans son ouvrage bouleversé, la 2e compagnie lutte avec une énergie splendide, tandis que la C.M. 1 fait par ses feux de flanc un barrage terrible en avant de la ligne. Cloué sur place, l’ennemi ne peut réussir son coup de main.
Pour cette brillante affaire, la 2e compagnie et la C.M.1 sont citées à l’ordre du corps d’armée et la section GOUNY à l’ordre de l’armée. Le sergent AYROLE et le grenadier d’élite DAMBROISY reçoivent la Médaille militaire.

source: http://auxerre.historique.free.fr/Melanges/militaires/4eme_RI/14-18/4eme_17_plaine_de_juvincourt.htm

 

1136/12 septembre 1917: Il vont mater la mutinerie des soldats russes de la Courtine

Bombardement église de Dadizele (Belgique) 

Le 12 septembre l’église de Dadizele a été très endommagée par un bombardement. Un peu avant, à savoir le 13 août 1917, on avait enlevé les cloches et les grandes orgues de la basilique.

Sur la photo, vous voyez la basilique de Dadizele après les bombardements ravageurs de 1917. (collection Daisy Decoene)

source: http://veertienachttien.be/fr/chronologie/12-septembre-1917-bombardement-eglise-de-dadizele

Enlèvement des cloches de l’église Saint Walfried de Sarreguemines (Moselle)

Les cloches sonnèrent pour la dernière fois le 11 septembre 1917 pour l’enterrement de l’aviateur Alfred Goepp mort à la guerre près d’Augsbourg. Le 12 septembre 1917 on démonta les deux plus grosses cloches. Comme il ne se trouva aucun des habitants pour les descendre,l’administration militaire allemande envoya quelques militaires faire le travail. Ce n’est que cinq ans plus tard en juillet 1923 que la société Farnier-Robécourt coula à nouveau deux nouvelles cloches. Et le 22 juillet toute la paroisse (88 couples de parrainage) les accueillit. Le nom des cloches La plus petite des trois se nommait « St-Walfrid » fondue en 1867 par la société Martin PerrinRobécourt (Vosges) et portait l’inscription suivante « Fondue l’an 1867 pour la commune de Welferding sous l’administration de Mr Ant. Dassy, maire et Mr. J. Schmitt,adj, j’ai été bénie par Mr Schumacher, curé de la paroisse » . La grosse cloche, en Ré, portait l’inscription suivante : « Je m’appelle Marie. Bénite en 1923 je remplace ma sœur aînée, victime de la guerre. Quand j’ai vu le jour, Pie XI était Souverain Pontife, J.B. Pelt Evêque de Metz, l’abbé Kirch Curé de Welferding, Jean Nic. Kessler Maire de Welferding. Je loue la Vierge immaculée, Reine de la paix ! J’annonce la paix à toutes les âmes de bonne volonté. J’ai eu pour parrains et marraines les hommes et les femmes de la paroisse. O Marie, Reine de la paix, obtenez aux paroissiens de Welferding la paix intérieure et extérieure, gage de la paix éternelle ! »

Paul Painlevé président du Conseil

Paul Painlevé (1863-1933) est un mathématicien spécialisé dans l’aéronautique, avant de devenir un homme politique (socialiste). De 1915 à 1916, il fut ministre de l’Instruction publique, puis, du 20 mars 1917 au 13 novembre 1917, ministre de la Guerre (c’est durant cette période qu’a eu lieu la bataille du Chemin des Dames). Du 12 septembre au 13 novembre 1917, il fut président du Conseil. Le 15 mai 1917, Nivelle est remplacé par Philippe Pétain, en tant que commandant en chef des armées françaises. Ce dernier réprime les mutineries, redonne confiance aux soldats et reprend partiellement, en octobre 1917, le Chemin des Dames aux Allemands, tout en limitant les pertes humaines.

source: http://www.sport-histoire.fr/Histoire/1GM/Dirigeants_hommes_politiques_premiere_guerre_mondiale.php#Paul_Painleve

Il faut mater la mutinerie des soldats de la Courtine

Le 12 septembre 1917, la population civile est évacuée. Le 14 septembre, l’ordre est donné aux mutins de se rendre sous 48 heures et les livraisons alimentaires sont interrompues. Le 19 septembre 1917, les derniers mutins se rendent. Le bilan officieux de cette tuerie est d’une centaine de mort et de blessés. 81 meneurs sont incarcérés à l’île d’Aix et après la répression il ne restera à La Courtine que 7500 hommes de la 1er brigade privés de toute liberté et gardée par les troupes françaises.

La répression ordonnée par le Gouvernement Provisoire a fait définitivement perdre la confiance de la troupe en celui-ci et accentuer la haine pour la France bourgeoise. Le rejet de tous les officiers (représentants brutaux de l’ancien régime) est définitif et l’état d’esprit révolutionnaire se répand dans la 3e brigade cantonné en dehors de La Courtine. La situation va encore se compliquer, pour le gouvernement d’Union Sacré, car la Révolution d’Octobre fait de Lénine un héros pour les soldats. La victoire des « maximalistes » (dans l’esprit des soldats il n’y a pas de grande différence entre bolcheviques et anarchistes) a galvanisé les espoirs des unités russes d’une paix immédiate, de la terre, de la Liberté et de l’égalité. A la suite de cette nouvelle poussée révolutionnaire, les soldats russes sont gardés en otage par la France. En effet, la France soutient activement les blancs durant la guerre civile. Les soldats sont envoyés dans les différentes compagnies de « travailleurs volontaires » et de « travailleurs forcés ».

Pour un petit nombre d’entre eux, ils sont recrutés dans la première unité combattante de la « Légion des Volontaires russes » contre la révolution d’Octobre -mais sans grands résultats. Pour les « travailleurs volontaires » (fragmentés en petit groupe afin d’éviter la propagation des idées et des actions révolutionnaires) ce sont des salaires misérables au profit du patronat français, des conditions de vie mauvaise, une surveillance policière et militaire étroite. Les réfractaires sont envoyés en prison dans des conditions difficiles ou déportées en Algérie. Les soldats russes toujours déterminés font des évasions et tentent de déserter. Touché par les conditions de vie des diverses populations ils pratiquent une agitation politique permanente. Du côté de la gauche française, la S.F.I.O se désintéresse presque totalement du sort des soldats russes et des prisonniers allemands. D’ailleurs, les prisonniers de guerre russes libérés d’Allemagne sont eux aussi gardés en otage.

source: https://www.delitdimages.org/mutinerie-soldats-russes-en-france-1917/

 

1135/11 septembre 1917: disparition de l’aviateur Georges Guynemer

(Aviation) La dernière mission de Georges Guynemer

Le 11 septembre 1917, Georges Guynemer décolle pour ce qui sera sa dernière mission au-dessus des lignes allemandes. Son engagement dans la Grande Guerre et sa mort à 22 ans en feront une légende de l’aviation de combat.

Il a déjà 53 victoires à son actif quand il décolle pour sa dernière mission à bord de son avion « Le Vieux Charles », de Saint-Pol-sur-Mer vers Poelkapelle. Les Allemands identifieront son avion et sa dépouille dans un champ mais ne pourront récupérer ses restes, détruits par un bombardement.

Le destin foudroyant de ce jeune aristocrate inaugure l’épopée de l’aviation de chasse. On peut y voir une survivance de la chevalerie, avec ses codes et son honneur, dans un monde où la guerre est devenue massacre de masse.

Georges Guynemer a légué à l’École de l’Air sa devise : « Faire face » et une colonne a été érigée après la guerre près du lieu où il est tombé, à Poelkapelle, près d’Ypres. À son sommet une cigogne en vol. Sur le socle, le portrait de l’aviateur en médaillon et des épitaphes comme celle ci-dessus.

Un héros peut en cacher un autre

Par sa mort en pleine jeunesse, Georges Guynemer éclipse dans la mémoire nationale un autre héros de l’aviation française, René Fonck (1894-1953). Il se signale par le palmarès le plus impressionnant de toutes les aviations interalliées de la Grande Guerre : 75 victoires homologuées et 52 probables, ce qui lui vaut le titre d’As des As. À côté de lui figurent au tableau d’honneur son compagnon de combat Georges Guynemer (54 victoires) et Charles Nungesser (45 victoires).

Porte-drapeau de l’armée de l’air lors du défilé de la Victoire du 14 juillet 1919, René Fonck devient ensuite député des Vosges. Au début de l’Occupation, comme la plupart des anciens combattants, il fait confiance au maréchal Pétain, ce qui lui sera plus tard reproché, mais il ne tarde pas à s’en éloigner et aider les réseaux de résistance…

source: https://www.herodote.net/11_septembre_1917-evenement-19170911.php

http://www.fdesouche.com/4047-11-septembre-1917-mort-dun-heros-francais-georges-guynemer

http://webetab.ac-bordeaux.fr/lycee-guynemer/index.php?id=12643

(vidéo) http://www.ina.fr/video/CPB86012783

Un livre pour le centenaire de la mort de Guynemer

Un premier monument a été inauguré en 1934 et un second, plus solide, en 1938 sur la digue de Malo, face à l’avenue de la Mer.

«  Nous avions plusieurs motivations pour écrire ce livre sur Guynemer. L’année 2017 marque le centenaire de sa mort. Comme nous gardons tout ce qui concerne la région, nous avions des documents sur lui. Et au cours d’une bourse multicollections de l’association Les Acharnés où nous vendions des photos, des visiteurs nous ont parlé du monument érigé à sa mémoire sur la digue de Malo et détruit en 1941. Ils l’avaient vu ou leurs parents leur en avaient parlé  », expliquent Jocelyne et Lysiane Denière.

Autre raison : Jocelyne ayant été professeur au collège Jean-Deconinck, à Saint-Pol-sur-Mer, «  le nom de Guynemer ne lui était pas du tout inconnu car il est célèbre dans cette ville  », lit-on dans l’avant-propos.

«  Nous avions plusieurs motivations pour écrire ce livre sur Guynemer. L’année 2017 marque le centenaire de sa mort. Comme nous gardons tout ce qui concerne la région, nous avions des documents sur lui. Et au cours d’une bourse multicollections de l’association Les Acharnés où nous vendions des photos, des visiteurs nous ont parlé du monument érigé à sa mémoire sur la digue de Malo et détruit en 1941. Ils l’avaient vu ou leurs parents leur en avaient parlé  », expliquent Jocelyne et Lysiane Denière.

Autre raison : Jocelyne ayant été professeur au collège Jean-Deconinck, à Saint-Pol-sur-Mer, «  le nom de Guynemer ne lui était pas du tout inconnu car il est célèbre dans cette ville  », lit-on dans l’avant-propos.

L’aviateur français le plus connu de la Grande Guerre a en effet décollé pour la dernière fois de l’aérodrome de Saint-Pol-sur-Mer le 11 septembre 1917. Il a disparu lors d’un vol de reconnaissance sur le front des Flandres, à Poelkapelle (B). Malgré les recherches, malgré les témoignages, «  le mystère sur sa mort reste complet  ». Les extraits de journaux d’époque, cités par les auteurs, relatent cette incertitude ainsi que la gloire dont jouissait déjà, à 22 ans, le héros aux 53 victoires homologuées.

source: http://www.lavoixdunord.fr/118504/article/2017-02-14/un-livre-pour-le-centenaire-de-la-mort-de-guynemer

une vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=Jx80-XT-6-I

Guynemer laisse une fiancée à Breuil-le-Sec

Tué le 11 septembre 1917 à l’âge de 23 ans, le capitaine Georges Guynemer, héros de la Première Guerre mondiale, avait semble-t-il trouvé l’amour à Breuil-le-Sec, auprès de la fille des cafetiers de l’époque.« Elle s’appelait Marie-Louise Boclet, se souvient Monique Vattré, 72 ans, une habitante du hameau de Cannettecourt, commune de Breuil-le-Vert. Je l’ai bien connue enfant et adolescente car, à l’âge de la retraite, elle est devenue locataire de l’un de mes oncles. Elle parlait beaucoup de Guynemer, toujours avec les larmes aux yeux. Ils s’étaient fiancés. Malgré les années, elle refusait de croire à sa mort. Comme son corps n’a jamais été retrouvé, Marie-Louise continuait de le penser en vie, quelque part, peut-être prisonnier en Allemagne. »

la suite sur le site du Courrier Picard: http://www.courrier-picard.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Fbreuil-le-sec-guynemer-y-laissa-une-fiancee-ia188b0n469568

 

(Vidéo) Les premiers avions Fokker

Sur France 3 Hauts de France

Fokker, c’est le nom de l’avion de chasse allemand qui va faire trembler le ciel pendant la Grande Guerre. Arme redoutable, le Fokker sera, de l’été 1915 au printemps 1916, techniquement supérieur aux avions alliés. En 1917, c’est un Fokker qui abat Georges Guynemer, l’as français. C’est aussi l’appareil du Baron Rouge, le pilote allemand aux 80 victoires.

En 19 avril 1915, l’aviateur français Roland Garros est abattu en Belgique au-dessus des lignes ennemies. Obligé de se poser, il tente de mettre le feu à son appareil car il a un secret à protéger : son avion est équipé d’un système qui permet à sa mitrailleuse de tirer à travers l’hélice. Le pilote se retrouve ainsi dans l’axe de sa visée. Les Allemands vont repérer  ce système ingénieux sur la carcasse de l’avion français. Ils vont l’améliorer et le développer sur les Fokker.

Dès lors, les Allemands sont maîtres des airs. Fokker, du nom de l’ingénieur hollandais au Service de l’Allemagne a mis au point le Fokker E, surnommé « scourge » par les Alliés, fléau, en anglais. Et ce fléau est agile, léger, plus rapide que les biplaces français.

A la fin du conflit, les Fokker retrouvent leur suprématie. En 1918, les Allemands inventent un Fokker Biplan, maniable, capable de voler plus haut et plus vite que ses avions concurrents. Mais l’Allemagne alors à bout de souffle n’a plus les moyens de production industrielle dont disposent les Alliés

A voir sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/histoires-14-18-premiers-fokker-1321561.html

(vidéo) l’aviateur Guynemer disparaît

A voir sur le site de France 3 Hauts de France

Une colonne avec au sommet, une cigogne. Ce mémorial se trouve à Poelkapelle dans les Flandres belges. « Les Cigognes » ; c’est le nom de l’escadrille de chasse de l’aviateur français Georges Guynemer. Un as, 53 victoires homologuées, lui-même abattu à 7 reprises et à chaque fois reparti.
Mais la mort si souvent frôlée finira par l’emporter. Le 11 septembre 1917, Guynemer disparaît ; il a 22 ans.

Guynemer c’est la grande figure héroïque de l’armée française : jeune, beau, aristocrate, intrépide. Il se promène en permission au bras d’une actrice célèbre, on le reconnaît dans la rue.
En ces temps de guerre, cet aviateur qui a la grâce d’un oiseau fait rêver. Chétif, Guynemer a été plusieurs fois recalé avant de pouvoir entrer dans l’aviation. Ses débuts ont été difficiles. Son premier instructeur l’avait surnommé le « bousilleur de zing », Guynemer réussit l’exploit d’en casser 2 le même jour !

Ce 11 Septembre 1917, Guynemer décolle de Saint Pol sur Mer près de Dunkerque. Une heure plus tard, il survole les lignes anglaises près d’Ypres.
Quatre Fokker surgissent. Guynemer est abattu et tombe ici même 700 mètres derrière les positions
Ennemies. Les Allemands auraient voulu rendre hommage à un si glorieux adversaire. Ils n’en auront pas le temps. Les Anglais déclenchent un intense bombardement. La dépouille et l’avion de Guynemer sont engloutis par le feu des canons.Cette cigogne est orientée dans la direction du dernier vol de Georges Guynemer.
Après sa mort, l’aviateur français qui a disparu sans laisser la moindre trace devient une légende que l’on raconte aux écoliers français de l’époque.
Celle d’un homme qui volait si haut qu’il n’est jamais retombé.

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