1079/17 juillet 1917

L’attaque du 17 juillet 1917 sur la cote 304

Les 28 et 29 juin 1917, les Allemands enlèvent la cote 304 à l’armée française lors d’une puissante attaque. Le 17 juillet 1917, les 51e et  87e RI (régiment d’infanterie) soutenus par la 97e DI (division d’infanterie) composée des 335eet 346e RI récupèrent le plateau de Pommérieux et quelques crêtes (nommées dans le reportage) dont la redoute de la « Demi-Lune ». Lors de cette attaque les Français ont fait 520 prisonniers en surprenant les Allemands en pleine relève.

source: http://www.ecpad.fr/lattaque-du-17-juillet-1917-sur-la-cote-304/

La relève au sortir des flammes d’Albert Londres

https://books.google.fr/books?id=DZcICwAAQBAJ&pg=PA18&lpg=PA18&dq=la+rel%C3%A8ve+au+sortir+des+flammes+albert+londres&source=bl&ots=cTV7Iihrox&sig=05oAJiQ_t_o9m7ed83j1sjGuAlU&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiwh-P6_rDUAhWGcRQKHXzzAKUQ6AEIKDAB#v=onepage&q=la%20rel%C3%A8ve%20au%20sortir%20des%20flammes%20albert%20londres&f=false

Football: première finale de la coupe de France des sourds

c’est le 17 juillet 1917 qu’est organisée la première finale de la coupe de France de football des sourds en présence de M. Eugène Rubens-Alcais.

source: http://www.rubens-alcais.net/f-s-s-f/

Carnet du mardi 17 juillet 1917 à travers Le Miroir

A la faveur d’un feu roulant qui a duré plusieurs heures, les Allemands ont prononcé une puissante attaque sur le saillant de notre ligne à l’ouest de Cerny. Un combat s’est engagé avec violence et s’est prolongé avec des alternatives d’avance et de recul. Malgré les gros effectifs qu’ils avaient mis en œuvre, les assaillants ont été finalement rejetés de la tranchée de soutien où ils avaient pénétré et n’ont pu conserver que des éléments de première ligne sur un front de 500 mètres environ.
Vive activité d’artillerie dans le secteur de Craonne.
En Champagne, après une sérieuse préparation d’artillerie, nos troupes ont attaqué les positions allemandes en deux points du front.
Conduite avec une vigueur exceptionnelle, l’attaque a réussi à atteindre tous ses objectifs. Au nord du Mont-Haut et sur les pentes nord-est du Téton, nos soldats ont enlevé, sur une largeur de 800 mètres et une profondeur de 300, les réseaux de tranchées puissamment organisés de l’ennemi. Les contre-attaques allemandes ont été brisées avec de lourdes pertes pour nos adversaires. Nous avons capturé 360 officiers et soldats.
Les Anglais ont repoussé une tentative ennemi au sud de Lombaertzyde. A l’est d’Hargicourt, à l’ouest de Warneton, à l’ouest de Oosttaverne et au nord d’Ypres, les patrouilles ennemies ont subi des échecs.
Les Russes ont brisé des entreprises allemandes au nord-ouest de Kalusz. Ils ont capturé de ce côté 16 officiers et 600 hommes. Dans le secteur de Lodziany, ils ont chassé les Autrichiens de leurs positions et fait 1000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1078/16 juillet 1917: Il faut continuer à construire des chars

L’écrivain Georges Duhamel sur le front

Georges Duhamel est aide-major sur le front. Sa Vie des martyrs est le fruit d’une longue station dans ces formations sanitaires où les blessés affluent.

Une langue nette et simple, des observations précises rendues avec cette vérité imagée qui est un des plus attrayants parmi les acquêts modernes de la littérature, et, par-dessus tout, on sent que malgré le détachement apparent et le souci d’observer impartialement, une pitié profonde domine cet ouvrage dont l’importance est capitale au point de vue de la psychologie de cette longue guerre.

Je n’ai pas eu l’occasion de lire Le Feu d’Henri Barbusse. Mais j’ai vu de bons esprits qui, se plaisant à faire la comparaison du livre d’Henri Barbusse avec celui de Duhamel, ne cachaient pas qu’ils mettaient la Vie des martyrs beaucoup plus haut que Le Feu.

Duhamel qui a sondé ici les abîmes de souffrances humaines que la guerre a creusés, n’y a pas été par quatre chemins. Il est profondément descendu dans les régions qu’il voulait explorer. Mais il a su garder un ton qui n’est pas le moins du monde sentimental et presque toujours cette sorte de bonne humeur qui est le propre de tous ceux qui ont fait la guerre.

Les bons morceaux abondent dans la Vie des martyrs. Il y en a de rapides comme la balle qui atteint à vol d’abeille l’isolé qui marche à côté du boyau, il y en a de longs où sont étudiés ces types merveilleux de blessés que sont les « bonhommes ».

Le vocabulaire est excellent. Il n’exagère point le pittoresque langage de nos poilus, tout en en faisant état chaque fois qu’il y a lieu. Duhamel n’a pas reculé devant l’argot des formations sanitaires du front et il parle de « pistolet » avec cette simplicité qui est l’apanage des bons écrivains. La qualité particulière à cet ouvrage, c’est qu’on y trouve à chaque page cette sorte de sang-froid que les médecins acquièrent au contact de la souffrance. On sent que l’auteur considère les blessés comme des enfants qui ont besoin qu’on soit affectueux pour eux, mais aussi qu’on les gourmande sans méchanceté et qu’on ne les prenne pas trop au sérieux, car leur avenir en dépend.

Soignant leur corps, le médecin se distingue, à l’égard des blessés, du prêtre qui leur enseigne la résignation et l’oubli des injures. Duhamel n’a rien non plus du pédagogue qui réprime de mauvais penchants. C’est plutôt une sorte de frère aîné, vigoureux et qui amuse tout en pansant le bobo. C’est un médecin, il soigne des blessures, elles sont souvent affreuses. Et les sentiments fraternels se compliquent parfois d’une grande tristesse, mais d’une tristesse qui se montre le moins possible et ne risque pas de donner le cafard.

C’est pourquoi la lecture de ce livre a quelque chose de réconfortant. Outre le plaisir littéraire, elle donne une confiance dans la vie qui se répare si près de la mort. À un plus haut degré que les prêtres, le corps médical a été le grand consolateur de cette guerre.

Voyant les yeux des grands blessés qui imploraient son aide, Duhamel, vous n’avez nullement songé à écrire le martyre des victimes, mais destiné à les guérir et déterminé à tout faire pour atteindre ce but rédempteur, c’est de vie que vous avez écrit, de la vie des martyrs.

Il faut continuer à construire des chars

la suite sur http://louisrenault.com/2015/11/24/necessites-de-lheure-a-legard-de-la-construction-de-chars-dassaut-16-juillet-1917/

Carnet du lundi 16 juillet 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont prononcé une attaque sur nos positions au sud de Courcy. Après un vif combat, nous avons repris à l’ennemi quelques éléments de tranchées où il avait pris pied, à l’exception d’un petit poste qui est resté entre ses mains.
Vive activité des deux artilleries en de nombreux points du front. A la cote 304 et dans les régions du Mont-Haut, du Casque et du Téton, le bombardement a atteint une grande violence.
Reims a reçu 2.000 obus. Il y a eu 2 blessés.
L’artillerie allemande a violemment bombardé les tranchées belges et les voies de communication dans la région de Hetsas. Des avions ennemis ont jeté des bombes sur Furnes.
Sur le front de Macédoine, des patrouilles bulgares ont été repoussées dans la région de la Strouma. Activité moyenne d’artillerie dans la région du Vardar.
L’ennemi a lancé deux attaques pour déloger nos alliés de la région de Kalusz. Il a été repoussé.
Les Russes out occupé un nouveau village dans le même secteur.
Un détachement d’alpins italiens a surpris et enlevé un poste ennemi dans le val Camonica. Canonnade entre les vallées de l’Adige et de l’Astico.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1077/15 juillet 1917

Un coup de main du 341ème R.I. emmené par le Capitaine Calliès

lire dans le journal du 13 juillet 1917

http://Un coup de main du 341ème R.I. emmené par le Capitaine Calliès

Le 329 ème RI au chemin des Dames

Le 13 juillet à midi, le général commandant la 158° DI prend le commandement du secteur d’Ailles, et le 14, il reçoit mission d’attaquer la tranchée de Franconie et la courtine du poteau d’Ailles, de s’en emparer, de reconnaître les galeries souterraines débouchant dans la tranchée ou aux abords immédiats, de les nettoyer, les exploiter ou éventuellement de les fermer.

Cette opération se déroulera le 15 juillet à 16h30, et sera assurée par le bataillon Hugo (6° bataillon) actuellement en réserve à Paissy, accompagné par une compagnie du génie.

Un appui d’artillerie lourde sera effectué à H – 2, destiné à détruire totalement la tranchée et la courtine, et à briser le moral des défenseurs. L’artillerie de campagne précèdera l’infanterie pour empêcher l’ennemi de sortir ses mitrailleuses dans l’intervalle de temps entre le passage du dernier obus et l’arrivée des fantassins.

L’avion d’infanterie de la DI sera engagé, un poste de pigeons mis à la disposition du commandant de l’attaque ; les hommes auront 2 jours de vivres, les bidons remplis.

La progression de l’attaque est déterminée à raison de 100m en 4 minutes.

Une fois la tranchée prise, elle sera immédiatement organisée, couverte d’un réseau de fils de fer.

Le bataillon Hugo quitte Paissy à 18h00 pour monter en ligne et relever un bataillon du 224° RI. Dans la nuit, le commandant Hugo envoie des patrouilles constater l’état du terrain qui se révèle très mauvais : « ce n’est qu’une succession de trous d’obus, dont certains sont très profonds et en partie pleins d’eau. Il reste par endroits des traces d’anciens réseaux de fils de fer à moitié recouverts. D’une façon générale, la progression ne paraît pas pouvoir être rapide ; elle rencontrera de réelles difficultés (souligné) ; cependant, les défenses ennemies ne paraissent pas, en leur état actuel, constituer un obstacle sérieux ».

La préparation d’artillerie se déclenche à l’heure prévue, mais les tirs sont trop courts et causent des pertes à la 22° compagnie placée à gauche de l’attaque.

A l’heure H, les sections de 1ère ligne tentent vainement de franchir le parapet de la tranchée de départ ; elles doivent se replier immédiatement sous l’effet des tirs de barrage ennemis. Une quinzaine d’hommes sont tués ou portés disparus, une vingtaine sont blessés ou contusionnés. Le commandant est l’une des premières victimes ; à 16h30, alors qu’il quitte son PC situé dans la tranchée de 1ère ligne pour voir déboucher son bataillon, il tombe atteint par un éclat d’obus. Le bombardement ennemi va durer 1h 30, rendant toute circulation entre les boyaux impossible ; la mort du commandant Hugo ne sera connue de son adjudant-major, le capitaine Ronfort, et du lieutenant-colonel Desbareau, qu’à 18h00.

A 19h00, un message reçu par le commandant du 329° RI, indique que les tranchées sont complètement bouleversées (souligné).

Un compte rendu du commandant de la compagnie 14/14 du génie qui participe à l’attaque aux côtés du 329° indique que la compagnie de gauche (la 22°) n’a pu sortir, que la compagnie de droite (la 23°, celle de René Rucheton) a atteint les lignes ennemies, mais a dû refluer, violemment contre-attaquée à la grenade et au lance flammes ; elle revient avec 3 prisonniers.

Suite à cette action, la nuit qui suit est décrite comme « très agitée ».

La suite sur http://329ri.canalblog.com/archives/2013/10/12/28199163.html

voir la suite sur https://transcribathon.com/en/documents/id-15761/item-166902/

Femme charrue

photo prise le 15 juillet 1917

source: http://clioweb.canalblog.com/archives/2014/10/16/30804318.html

Destruction du  gros peuplier noir de l’Arquebuse à Dijon

Le 15 juillet, Dijon célébrera le centenaire de la disparition du gros peuplier noir du jardin de l’Arquebuse, détruit le 15 juillet 1917 lors d’un ouragan. Au temps de Louis XIV, cet arbre monumental servait de support à une cible en forme d’oiseau sur laquelle les arquebusiers du roi s’entraînaient au tir… à l’arquebuse. Puis, il deviendra un “monument” végétal du parc, aussi connu que le Jacquemart quand Dijon accueillait ses premiers touristes. En avez-vous des souvenirs ? Des photographies ? Des cartes postales ? Le jardin des Sciences compte sur votre mémoire familiale, les témoignages de vos aïeux et vos archives pour évoquer cet arbre emblématique du parc à travers une exposition réalisée en partenariat avec l’artiste Christiane Cote-Collisson-Delacroix.

source: http://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2017/02/22/quels-souvenirs-avez-vous-du-gros-peuplier-noir-de-l-arquebuse

Aviation: dépression nerveuse pour Guynemer

Victime d’une dépression nerveuse, Guynemer doit se résoudre le 15 juillet 1917 à un séjour à l’hôpital. Mais l’envie de reprendre les commandes d’un avion est trop forte pour qu’il se décide à cette inaction : le 20 juillet, il réintègre son escadrille qui participe à l’offensive des Flandres. Le 20 août 1917, il obtient sa cinquante-troisième victoire puis se lance dans une spirale infernale : l’As multiplie les missions, accumule les heures de vol et les coups durs. Rien ne va plus pour Guynemer qui s’entête pourtant, bien décidé à arracher une nouvelle victoire. La raison lui dicte de s’arrêter, ses camarades aussi mais il passe outre et décolle le 11 septembre 1917 à 8 h 25 pour une patrouille menée avec le sous-lieutenant Bozon-Verduraz. Les deux hommes volent vers Ypres et prennent la direction de Poelkappelle quand Guynemer repère un biplace allemand. Il fait signe à son ailier de son intention d’attaquer ; à ce moment Bozon-Verduraz aperçoit une meute de chasseurs ennemis, dont il entreprend de détourner l’attention pour laisser à Guynemer le temps d’abattre sa cible. La diversion réussit mais, lorsque Bozon-Verduraz revient sur les lieux du duel aérien, il découvre un ciel vide. Il semble que le Vieux Charles, l’avion de Guynemer, se soit écrasé à 10 heures à proximité du cimetière de Poelkapelle, dans une zone située entre les lignes et soumise à de violents tirs d’artillerie. Au cours du combat, une balle aurait frappé Guynemer en pleine tête et tué net. Dépêchée sur place, une patrouille allemande du 204e régiment inspecte les débris et récupère la carte d’identité du pilote avant d’être prise sous un pilonnage intensif. Les Allemands se replient sans emporter le corps du pilote français : les obus dispersent alors les restes de l’aviateur et les débris de son avion.

L’émancipation des femmes durant la Grande guerre

Juliette Perdou, infirmière décorée de guerre, 15 juillet 1917. Source : ECPAD

La mémoire collective, qui évoque la figure de la Garçonne ou le travail féminin, retient volontiers l’idée d’une Grande Guerre émancipatrice pour les femmes. Mais la question de l’impact des guerres sur les rapports entre les sexes et la place des femmes dans les sociétés a fait couler beaucoup d’encre et le débat n’est pas clos.

En montrant que la guerre n’est pas seulement une entreprise masculine, qu’elle mobilise les femmes à des tâches impliquant compétence et responsabilité, qu’elle les engage dans des combats politiques et qu’elle est souvent suivie dans les démocraties occidentales d’un accès aux droits politiques, les premiers travaux de l’histoire des femmes (années 1960 et 1970), confortés par des enquêtes orales auprès des actrices de l’époque, ont souvent conclu au rôle de ferment de l’émancipation des femmes. Puis des historiennes ont souligné, après une relecture critique des sources et une approche plus relationnelle, le caractère soit provisoire, soit superficiel, soit relatif des changements induits par les conflits. Par sa nature, par le traumatisme qu’elle engendre, la guerre paraît plutôt conservatrice, voire régressive, en matière de rapports entre les sexes.

 

À leur tour, les travaux les plus récents infléchissent les interprétations.

Ils opposent de nouveau les années 1920, où se brouillent les identités sexuelles et s’affirment des images positives de Garçonnes et de lesbiennes, aux crispations des années 1930; ils minorent l’impact des guerres dans un mouvement continu d’émancipation fondé sur l’amélioration du niveau de vie et le développement généralisé de l’individualisme ; ou bien encore ils défendent la thèse d’un changement en profondeur des relations entre les hommes et les femmes (brouillage des identités sexuées, rapprochement des rôles et atténuation de la hiérarchie).

Émises de part et d’autre, les nuances rapprochent cependant ces points de vue qui mettent aujourd’hui en avant la difficulté de conclure de manière univoque, l’importance de l’échelle d’observation (l’individu, le groupe, la collectivité) et de la chronologie observée (court, moyen ou long terme), l’incidence de l’angle d’approche (social, culturel, juridique…)et plus encore le poids des différences entre femmes : différences de classe, d’âge, d’appartenance nationale, de lieu de résidence.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/lemancipation-des-femmes-dans-la-grande-guerre

 Carnet du dimanche 15 juillet 1917 à travers Le Miroir

Actions d’artillerie assez violentes dans les régions au sud de Saint-Quentin et au sud de Filain, particulièrement vers la Royère. Canonnade en Argonne et sur les deux rives de la Meuse.
1600 obus ont été lancés par les Allemands sur Reims.
En Macédoine, les Germano-Bulgares ont tenté un raid sur les positions britanniques, à l’est du lac Doiran.
Sur le front russe, dans le secteur de Vladimir-Volynski, au sud-ouest de Keselin, l’ennemi, après une préparation d’artillerie, ayant attaqué nos positions, a été chassé avec des pertes sanglantes des tranchées qu’il avait réussi à occuper. Dans le secteur de Lomnica, lutte violente. Les avant-gardes russes ayant franchi la rivière, se sont emparées des hauteurs sur la ligne Dniester- Puchakovic- Bludiki. Au nord-ouest de Podgoriki, l’ennemi a été finalement chassé de ses positions et 4 canons lui ont été pris. 10 officiers et 850 soldats lui ont été capturés.
Sur le front italien, des détachements autrichiens ont été dispersés dans la vallée du Terragnolo. Nos alliés ont enlevé un poste dans le Haut-Cordevole.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1076/14 juillet 1917

Journal du samedi 14 juillet 1917 à travers Le  Miroir

Lutte assez vive en Champagne et sur le front de l’Aisne dans le secteur du moulin de Laffaux. Des attaques ennemies au sud de Juvincourt ont été aisément repoussées.
Sur les deux rives de la Meuse, dans le secteur de la cote 304 et au nord de l’ouvrage d’Hardaumont, après un violent bombardement, les Allemands ont tenté plusieurs coups de main dont aucun n’a réussi.
Sur le front britannique, le feu de l’artillerie allemande, qui avait atteint une extrême intensité près de Nieuport, est en décroissance. L’artillerie anglaise continue à montrer de l’activité. A la suite d’une attaque ennemie exécutée sur un front de 800 mètres environ, plusieurs postes avancés anglais à l’est de Monchy-le-Preux ont dû rétrograder légèrement.
Echec d’une tentative allemande au nord-ouest de Lens. Echec d’un autre raid allemand près de Lombaertzyde. Combat sur le front belge vers la route de Dixmude à Woumer. Les Allemands ont subi des pertes sérieuses.
Les Italiens ont infligé un échec aux Autrichiens, dans la vallée de Travignolo, à la deuxième cime du Colbricone.
En Macédoine, l’aviation britannique a bombardé la station de Dangista, à 20 kilomètres à l’est de Sérès.
Combats de patrouilles et canonnades sur le front du Vardar.
L’offensive russe a continué sur le Dniester et la Lomnitza. Après un combat acharné et sanglant, l’ennemi a été chassé de la ville de Kalusz.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

14 juillet  à Paris

Lire aussi: http://victor-jacquet-1895-1985.over-blog.com/la-revue-du-14-juillet-1917

Parution du Gafouilleur

source: http://paysfoyen.canalblog.com/albums/journaux_de_la_grande_guerre/photos/18953115le_gafouilleur_du_14_juillet_1917_.html

Hommage à l’aviateur Lapize, vainqueur du Tour

C’est en effet ici, sur la commune de Flirey, que le sergent d’aviation Octave Lapize engagea le combat le 14 juillet 1917 contre un appareil allemand. Abattu à 4 500 mètres d’altitude, l’avion du vainqueur du Tour de France 1910 partit en vrille et alla s’écraser à huit kilomètres de là. Inhumé avec les honneurs miliaires à Toul le 17 juillet, ses restes furent transférés à Villiers-sur-Marne, où il repose aujourd’hui. Tatave restera dans les mémoires comme le contempteur d’Henri Desgrange, qu’il qualifia d’assassin pour avoir lancé les coureurs dans l’ascension du Tourmalet. Il remporta également trois Paris-Roubaix consécutifs entre 1909 et 1911.

vidéo à voir sur http://www.cyclismactu.net/news-tdf-hommage-a-l-aviateur-lapize-vainqueur-du-tour-42329.html

Lire aussi: http://www.france24.com/fr/20140707-tour-france-1914-premiere-guerre-mondiale-cyclisme-champions-poilus-faber-lapize-petit-breton

Aviation: mort d’un as allemand

Mort des suites des blessures reçues ce jour en combat aérien dans le secteur de Cambrai, de Kurt Schneider, « As » allemand de la WW1, 15 victoires aériennes au sein de la Jasta 5.
Il pilotait ce jour l’Albatros D.V, codé D.1066/5, qu’il a réussi à ramener au terrain.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-525.html

1075/13 juillet 1917: un coup de main en Argonne du 341ème R.I. emmené par le Capitaine Calliès

Exécution du capitaine Estève

(La date du 1″ juillet n’est pas certifiée)

Lire sur le forum :http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/forum-pages-histoire/capitaine-vincennes-juillet-sujet_8593_1.htm

Un sujet du bac dans l’air du temps

Le 13 juillet 1917 Le Figaro nous relate cette information.

«La session du baccalauréat touche à sa fin. On ne reprochera plus à la Sorbonne de donner aux jeunes candidats des sujets archaïques.

Un des derniers sujets de composition française était “Acceptez-vous cette affirmation de Renan: L’épopée disparut avec l’héroïsme individuel, il n’y a plus d’épopée avec l’artillerie”?

Il ne peut y avoir sujet de plus brûlante actualité. L’opinion est d’ailleurs très discutable. Un candidat a soutenu que Renan a raison, il a écrit deux ou trois fois Renan avec un t, et il a été reçu.

Que l’on vienne nous parler après cela de la sévérité abusive du jury, nous n’y croirons pas» écrit Le Figaro le 13 juillet 1917.

source: Le Figaro: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/13/26002-20140713ARTFIG00079-13-juillet-1917-un-sujet-du-bac-dans-l-air-du-temps.php

Journal du vendredi 13 juillet 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie assez vive au nord de Jouy.
Dans la région de Sapigneul et en Champagne, nous avons repoussé deux attaques en faisant des prisonniers.
Canonnade sur la rive gauche de la Meuse aux abords de la cote 304.
En Woëvre, nous brisons une offensive allemande accomplie en force.
Les Anglais ont subi une vigoureuse attaque sur leurs positions du front de Nieuport. La violence des tirs convergents de l’artillerie allemande a réussi à détruire entièrement les organisations défensives du secteur des Dunes, près de la côte. Sur ce point, l’ennemi a pénétré dans les tranchées britanniques sur un front de 1300 mètres et une profondeur de 600, en sorte, qu’il a pu atteindre la rive droite de l’Yser, près de la mer.
Plus au sud, il a été mis en échec près de Lombaertzyde.
Les Allemands ont continué à bombarder Furnes sur le front belge.
Violente activité d’artillerie autrichienne dans le Trentin. L’artillerie italienne a riposté avec énergie. Echec des Germano-Bulgares à l’ouest de Monastir.
Les aviateurs britanniques, après avoir repéré le Goeben devant Constantinople, l’ont attaqué et atteint à coups de bombes. Ils ont aussi bombardé le ministère turc de la Guerre.
Les Russes ont occupé Halicz, rejetant les Autrichiens sur la rive gauche du Dniester. Ils ont pris encore trois villages, capturé 2000 hommes et 30 canons. Leur butin, en trois jours, monte à 10000 hommes et 80 canons.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

Carnet d’Ernest Olivié

Jeudi 12 juillet 1917 –Ste Messe à Testet, et préparation de départ, toujours fort ennuyeuse et bien triste. La pauvre Maman contient assez bien les sursauts de son cœur : pauvre Mère ! Combien elle a souffert toute sa vie, depuis qu’elle est mère surtout, pour nous élever ! Et pourtant, elle avoue que tout cela n’était rien à côté de ce qu’elle souffre à présent. Que Dieu veuille tenir compte de toute cette immense douleur et lui préparer une place de choix dans le ciel ! Qu’il daigne aussi – si telle est sa volonté – lui épargner trop de malheurs !
A 17 h, en route. A Aubin, Rosa veut prendre place à côté de moi pour m’accompagner jusqu’à Capdenac, où elle trouvera sa mère. A Capdenac, j’ai quelque peine à me tirer des mains des gendarmes et des contrôleurs qui gardent les issues. Je m’en tire cependant en enjambant une barrière, et me voilà chez ma sœur jusqu’à demain au soir.
– Vendredi 13 juillet 1917 –Ste Messe à Capdenac à 7 h. Journée délicieuse, quoique très chaude, en compagnie de ma sœur et de sa petite famille. A 19 h, nouvelle séparation, qui me laisse encore le cœur gros. Heureusement que je fais la rencontre d’un confrère soldat, l’abbé Bouby, qui fait route avec moi jusqu’à Troyes. On cause un peu de tout et de tous. Je ne l’avais pas vu depuis au moins cinq ans. Le voyage est rapide, sans longs arrêts dans les gares, sans trop de bris de vitres surtout. (?)

Samedi 14 juillet 1917A 5 h environ à Orléans, 9 h à Troyes. Vers 16 h à Jessaint, gare régulatrice, d’où nous repartons à 17h, pour St-Dizier.
Nous arrivons à Revigny (-sur-Ornain) vers 21 h 30. Le temps de sortir, d’aller boire un petit jus, et de nouveau nous partons pour Bar-le-Duc, terme de mon voyage. A Bar, nous arrivons vers 23 h. Notre bataillon se trouve à Fains, à 3 km de Bar-le-Duc. Comme je ne connais pas le chemin, je passe la nuit dans une salle aménagée exprès, près de la gare.
  Dimanche 15 juillet 1917A 6 h, je pars pour Fains où j’arrive une heure après. Bar, avec sa ville haute et sa ville basse, présente un aspect pittoresque. Tout autour, des coteaux verdoyants d’où surgissent de nombreuses villas. Dans la vallée, marchant parallèlement, le canal et la voie ferrée à 4 voies. Fains est aussi très gracieux. C’est un petit village de 2000 habitants en temps normal. Ses habitants accueillent bien les soldats, parait-il. En y arrivant, je vais célébrer la Ste Messe : charmante église bien tenue et vaste ; j’ai tout de suite bonne impression.
Mais quand je retrouve ma section, je suis profondément attristé que la plupart de tous les camarades que j’avais laissés en partant en permission, sont remplacés par d’autres que je ne connais pas. Ma pauvre compagnie a été rudement éprouvée dans les contre-attaques du 30 juin et du 1er juillet faites au Mort-Homme ( Croix de Fontenoy) pour reprendre aux Boches du terrain perdu : 6 morts en tout, dont l’adjudant, mort à l’ambulance, une
quarantaine de blessés, presque tous de ma section. Ces nouvelles m’affligent profondément.
A 9 h, grand-messe militaire, plusieurs civils, 200 soldats environ sur près de 2000 hommes. Beaucoup de solennité dans les chants et la musique surtout. Orgues tenues magistralement par M. Leconte, médecin auxiliaire, prix du Conservatoire ; violon par Coudougnan, caporal infirmier : tout cela est très beau et chante dignement la louange de Dieu. M. le Curé prêche d’une façon parfaite. A 10 h 30, messe paroissiale à laquelle je n’assiste pas, parce qu’il y a le repas à ce moment-là.
A 13 h, M. le Curé veut bien nous recevoir chez lui, nous paye diverses douceurs, et surtout nous égaye un bon moment par ses saillies et sa conversation pleine d’esprit ; c’est un bien bon curé, comme on n’en rencontre pas à chaque pas.

Vêpres à 15 h, bien chantées par les enfants de la paroisse. Salut à 8 h du soir, comme d’habitude.
Lundi 16 juillet 1917Rien de spécial à noter. Un peu de cafard, mais pas excessif. Le repos est d’ailleurs propre à le dissiper. Nous ne faisons pas grand-chose en tant que brancardiers ; au contraire, les camarades armés font un entraînement intense.

source: http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/repos-a-fains.html

Argonne: Un coup de main du 341ème R.I. emmené par le Capitaine Calliès

C’était en Argonne, à l’est du Four de Paris, dans le secteur des Sapins.

Le Bataillon se trouvait au repos, cantonné dans le village des Islettes. La perspective de six jours de tranquillité réjouissait les poilus. Certes, ce secteur ne se montrait pas trop agité depuis quelques mois, cependant la première ligne demeurait toujours la première ligne avec la menace constante d’une balle, d’une grenade, d’une torpille ou des gaz. Il y avait surtout la menace de la surprise d’un coup de main et celle de la mine, de la mine qui sautait, s’épanouissait comme un geyser, vous faisant faire deux ou trois pirouettes en l’air, vous écrasant ou vous enterrant vivant dans votre abri qui s’effondrait ! Quand on était là-haut dans la tranchée, on éprouvait une impression d’angoisse, malgré l’habitude, en entendant les pionniers allemands creuser leurs galeries. Dans les gourbis on collait l’oreille aux parois pour mieux percevoir le travail de ces taupes humaines. Parfois c’était le bruit sourd et saccadé des pics et on eût dit des coups de becs dans un cercueil, parfois le vrombissement rageur de la perforeuse. L’ennemi polluait jusqu’aux entrailles de notre sol.

Il y avait des spécialistes du Génie qui s’enfonçaient sous terre pour écouter avec des instruments spéciaux qui amplifiaient les sons et donnaient des directions. On les interrogeait et ils répondaient laconiquement : « Les Boches creusent toujours ». Ou bien : « Ils chargent », ou bien encore : « Ils ont fini de charger, ce sera pour bientôt » « Ils creusent toujours » ! La terre geignait et suffoquait de ce sacrilège. Quand elle se taisait comme évanouie dans sa blessure interne, on savait alors que les fourneaux de la mine se gavaient de mélinite par centaines de kilos.

« Ils chargent ; ils ont fini de charger ! ». On attendait, anxieux, impuissant devant l’inévitable. La mort qui vous fauchait à l’air libre en vous regardant droit dans les yeux n’avait pas cet aspect horrible. Maintenant, comme une gueuse, elle vous prenait par derrière, par en dessous, traîtreusement ; elle devenait une vilenie. Alors l’inquiétude durait parfois plusieurs jours, et pendant tout ce temps, dès l’aurore, les sentinelles évacuaient les petits postes. Tout le monde alerté hors des abris se tenait, pendant quelques heures, dans les tranchées de deuxième ligne, équipé, prêt à combattre. Aux premiers rayons du soleil quand la nature s’éveille dans la brise fraîche et la joie de vivre, certains matins le sol ondulait, grondait puis crachait brusquement des pierres, de la terre, des matériaux divers. Tout cela retombait comme une pluie de lave au milieu de laquelle les piquets ou les madriers tournoyaient ressemblant à de pauvres membres arrachés. Un énorme entonnoir s’ouvrait dans une épaisse fumée. Par les boyaux bombardés de torpilles, on se précipitait pour occuper, les premiers, les lèvres de ce cratère. On échangeait des coups de feu et des grenades avec le Boche ; au moyen de sacs de terre on faisait vivement un barrage. On s’organisait tant bien que mal au milieu des éboulis en attendant la nuit qui permettrait de faire des travaux sérieux et de placer des fils de fer. Il y avait souvent des blessés malgré les précautions prises, parfois des tués surtout quand l’ennemi s’acharnait à occuper l’entonnoir ou profitait de l’explosion pour tenter un coup de main avec des lance-flammes. Il fallait alors livrer un petit combat qui durait des heures.

La loi de la guerre a des rigueurs mais le cauchemar de l’attente, de l’inconnu était fini. Quel soulagement ! Lorsque la relève arrivait, on disait aux camarades : « Vous avez de la chance ! Hier matin on a sauté. Pas grand mal heureusement ! Deux abris ont souffert et la tranchée a été comblée sur cent mètres. On a déblayé comme on a pu, mais il reste encore du travail ». Les nouveaux venus ne répondaient que des phrases aimables sur le moment, mais quand les autres étaient partis ils se récriaient : « Ils n’ont rien fichu dans ce secteur ; tout est à refaire ! C’est dégoûtant ! Nous, nous avons toujours les sales corvées ! ». Puis ils se penchaient vers le sol pour écouter si l’ennemi ne creusait pas une autre mine.

Bien sûr, ce genre de guerre, qui se pratiquait surtout de Vauquois à Reims et qui en Champagne avait creusé des entonnoirs où l’on pouvait dissimuler quatre pièces de canon, semblait presque bénin quand on le comparaît aux opérations du Chemin des Dames ou de Verdun. C’est pour cela d’ailleurs que le secteur d’Argonne, après avoir eu son heure de tragique célébrité en 1915, était considéré, deux ans plus tard, comme un secteur tranquille, où l’on envoyait les troupes éprouvées se refaire.

Donc ce 13 juillet 1917, après six jours passés en tranchées, le bataillon dormait tranquillement dans ses cantonnements, mangeait chaud, tuait ses poux, se rasait et lavait son linge. Puis en prévision de la fête nationale, il écourtait l’exercice quotidien pour préparer une revue, des jeux et des divertissements. En plus des compétitions sportives ordinaires, il devait y avoir des courses en sac et à la chandelle, un mât de cocagne couronné de bouteilles, et divers amusements qui plaisent aux soldats parce qu’ils demeurent de bonnes farces gauloises qui soulèvent un rire franc et jeune. Des corvées préparaient des terrains pour les sauts, d’autres tressaient des guirlandes de feuilles pour orner la rue principale du village. Des musiciens, descendus du ravin des Sapins, répétaient des airs d’opérette et la Madelon pour donner un concert de fantaisie. Les cuisiniers qu’on appelait les « cuistots » se promettaient de confectionner un repas étonnant, chaque cuisine-roulante voulant faire mieux que sa voisine. Le soir, en allant boire un verre au petit café où servaient quelques civiles, les poilus parlaient de la fête en clignant de l’œil. C’était un vrai repos, je vous dis, et qui remettait le moral en place.

Les trois groupes d’élite du régiment se trouvaient là eux aussi. On les appelait ainsi parce qu’ils étaient composés de volontaires qui exécutaient les missions dangereuses. Chacun comprenait une vingtaine d’hommes, vingt gars jeunes et décidés commandés par un officier et des sergents ardents. Ils sortaient presque toutes les nuits en patrouille entre les deux lignes, tendaient des embuscades, allaient écouter ce que l’ennemi disait ou quel travail il effectuait. Une fois tous les deux mois environ, les trois groupes réunis sous le commandement du Capitaine CALLIES, ils se précipitaient, ordinairement en plein jour, sur la tranchée allemande, poussaient jusqu’à la deuxième ou troisième ligne, raflaient tout ce qu’ils trouvaient, détruisaient avec des pétards de cheddite ce qu’ils ne pouvaient pas ramener et vous faisaient des prisonniers comme on cueille des pommes.

La suite sur https://argonne1418.com/2015/01/27/15-juillet-1917-un-coup-de-main-du-341eme-regiment-dinfanterie-emmene-par-le-capitaine-caillies/

Création de la médaille de la reconnaissance française

Créée à titre temporaire par décret, le 13 juillet 1917, la Médaille de la Reconnaissance française était destinée à témoigner publiquement de la « gratitude portée à toutes les initiatives individuelles ou collectives, qui se sont manifestées en France, chez les Alliés et dans le monde entier, pour venir en aide aux blessés, aux malades, aux familles de militaires tués au combat, aux mutilés, aux invalides, aux aveugles, aux orphelins et aux populations chassées et ruinées par l’invasion. »

Selon l’esprit du décret, seuls les initiatives et les actes « qui comportent un effort personnel, soutenu et volontaire, de ceux qui ne consistent pas simplement en l’accomplissement d’obligations militaires légales ou en une simple libéralité ou même en une participation occasionnelle à quelque œuvre de bienfaisance ou d’assistance », pouvaient constituer des titres favorables en vue de l’attribution de la médaille.
A cette époque, les militaires ne pouvaient recevoir la Médaille de la Reconnaissance française, car celle-ci était réservée aux civils uniquement.
Elle comportait trois classes ( 3e classe en bronze, 2e classe en argent et 1re classe en vermeil ) décernées, par décret du Président de la République, contresigné par le ministre de la Justice ( pour les personnes résidant en France ) ou par le ministre des Affaires étrangères ( pour les personnes résidant à l’étranger ).

Les dossiers de candidature étaient examinés par une commission spéciale, siégeant au ministère de la Justice, et présidée par un membre du Conseil de l’Ordre de la Légion d’honneur. Cette commission comprenait, par ailleurs, un ambassadeur ou un ministre plénipotentiaire, un conseiller d’État, un membre de l’Institut et un conseiller à la Cour de cassation. La décision définitive d’attribution ou de rejet revenait au ministre.

source: http://www.france-phaleristique.com/medaille_reconnaissance_francaise.htm

1074/12 juillet 1917

Guerre chimique à Ypres

Le 22 avril 1915, près du village flamand de Langemarck, dans le secteur d’Ypres, les soldats français voient venir en provenance des tranchées allemandes un épais nuage d’un vert jaunâtre.

Ils s’enfuient vers l’arrière. Plusieurs centaines s’effondrent et quelques milliers vont demeurer handicapés à vie ou pendant plusieurs mois. Atteints par le chlore, un gaz suffocant qui agresse les voies respiratoires, ils sont les premières victimes de la guerre chimique.

Deux ans plus tard, dans la nuit du 12 au 13 juillet 1917, toujours dans le secteur d’Ypres, la guerre chimique franchit un nouveau seuil dans l’horreur avec l’usage par les Allemands des premiers obus remplis de gaz moutarde. Ce gaz vésicant est ainsi nommé d’après son odeur. On le surnommera aussi très vite « ypérite », en relation avec Ypres. Très agressif, il n’attaque pas seulement les voies respiratoires mais aussi la peau, ce qui complique beaucoup les protections.

Le 22 avril 1915, près du village flamand de Langemarck, dans le secteur d’Ypres, les soldats français voient venir en provenance des tranchées allemandes un épais nuage d’un vert jaunâtre.

Ils s’enfuient vers l’arrière. Plusieurs centaines s’effondrent et quelques milliers vont demeurer handicapés à vie ou pendant plusieurs mois. Atteints par le chlore, un gaz suffocant qui agresse les voies respiratoires, ils sont les premières victimes de la guerre chimique.

Deux ans plus tard, dans la nuit du 12 au 13 juillet 1917, toujours dans le secteur d’Ypres, la guerre chimique franchit un nouveau seuil dans l’horreur avec l’usage par les Allemands des premiers obus remplis de gaz moutarde. Ce gaz vésicant est ainsi nommé d’après son odeur. On le surnommera aussi très vite « ypérite », en relation avec Ypres. Très agressif, il n’attaque pas seulement les voies respiratoires mais aussi la peau, ce qui complique beaucoup les protections.

La suite sur le site herodote.net:  https://www.herodote.net/22_avril_1915_et_12_juillet_1917-evenement-19150422.php 

Lire aussi: http://fritz-haber.over-blog.com/article-yperite-politique-et-jokari-121080272.html

Création de la fondation de l’école centrale de puériculture

C’est au cours de la Grande Guerre, le 12 juillet 1917, sous le Ministère CLEMENCEAU, que fut décidée la fondation de l’Ecole Centrale de Puériculture.

La surveillance et la direction en furent confiées à la Ligue Contre la Mortalité Infantile, fondée en 1902, et présidée depuis lors par Paul STRAUSS, qui a attaché son nom aux premières mesures destinées à protéger la future maman et son bébé. Cette ligue, désirant amplifier son rôle et s’étendre à l’enfant d’âge scolaire, devint en 1922, toujours sous la tutelle de Paul STRAUSS, Comité National de l’Enfance.

Dès cette époque, le Président du Comité National de l’Enfance prit la charge de Directeur de l’Ecole de Puériculture, assisté d’une Directrice des études.

Paul STRAUSS, devenu ministre de l’Hygiène, décide l’introduction officielle de cours de puériculture dans l’enseignement ménager du Cours Supérieur destiné aux fillettes de 11 à 13 ans.
Une telle innovation fut partout bien accueillie à une époque où la puériculture prenait de plus en plus d’importance et où les œuvres de protection de l’enfant du 1er âge se multipliaient ; cela a abouti à la création de nouvelles écoles de puériculture dont l’Institut de Puériculture, 26 boulevard Brune, à Paris.
Une nouvelle réglementation s’avérait nécessaire et vit le jour en 1947 avec d’une part la création du diplôme de puériculture accordée à des infirmières diplômées d’Etat, d’autre part et dans le même décret, fut créé le Certificat d’Auxiliaire de Puériculture.

source: http://www.puericulture-fr.org/Presentation.htm

Journal du jeudi 12 juillet 1917 à travers Le Miroir

Violent bombardement en différents secteurs du front de l’Aisne.
Des tentatives locales sur nos tranchées au nord du moulin de Laffaux et au sud-est d’Ailles, ont échoué sous nos feux.
Plus à l’est, l’ennemi a déclenché une forte attaque sur nos positions du monument d’Hurtebise et du Dragon. Les vagues ennemies n’ont pu aborder nos lignes et se sont dispersées, fortement éprouvées.
Des coups de main sur nos postes avancés au sud-est de Corbeny, aux environs de Courcy, dans le secteur d’Auberive et vers le bois des Caurières, ont valu des pertes aux assaillants sans aucun résultat. L’ennemi a laissé entre nos mains un certain nombre de prisonniers.
Les Belges ont repoussé une attaque allemande dans le secteur de Saint-Georges. Lutte très vive de Nieuport à Dixmude.
Les Anglais ont progressé à l’est de Oosttaverne. Ils ont exécuté avec succès un coup de main au sud du canal Ypres-Comines.
Les Italiens ont brisé une offensive autrichienne sur le Vodice, et d’autres tentatives dans le Haut-Cordevole et sur le piccolo Laganyoi.
Sur le front russe, les troupes du général Kornilof ont poursuivi leur avance à l’ouest de Stanislau. De violents combats ont eu lieu dans la région de Halicz où l’ennemi a été défait. Quatre villages ont été enlevés par nos alliés qui ont capturé 1000 hommes et 3 canons. L’avance est de 10 kilomètres en profondeur.
source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

 

1073/11 juillet 1917: le gaz moutarde employé à Ypres

Le gaz moutarde employé à Ypres

http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/579/reader/reader.html#!preferred/1/package/579/pub/580/page/5

La journée du Poilu

Cazouls, le 11 juillet 1917
Suis arrivée ici à 11 heures en très bonne santé. Envoyez moi le nom du bateau d’Emile dont je n’ai pas pris note. Caresses à tous. Dites moi aussi comment vont Marcel et Mimi. Il faut lui tenir les  jambes bandées jusqu’à complète guérison. Bons baisers à tous.

source: https://feuillesdardoise.wordpress.com/2015/11/01/il-y-a-100-ans-le-1er-novembre-1915-la-journee-du-poilu/

Gymnastique du côté de Ciry Salsogne pour le 149 ème RI

Juillet 1917, des hommes du 149e R.I. sont au repos dans ce village. Les distractions sont rares et il faut se divertir pour oublier la dure vie des premières lignes.

Un petit groupe s’est rassemblé dans la cour d’une grande bâtisse du village, mais ce n’est certainement pas pour effectuer une prise d’armes !

En effet, nous pouvons apercevoir, au milieu de l’attroupement, un homme qui est torse nu avec une large ceinture enroulée autour de l’abdomen. Ce qui est loin d’être une tenue réglementaire !

En fait, une séance récréative est en train de se préparer…

A Briey la statue de François Clément Maillot volée par les Allemands

François Clément Maillot s’est éteint le 24 juillet 1894 à son domicile parisien. Il était âgé de 90 ans. Il repose au cimetière Montparnasse à Paris.

Moins de trois mois après son décès, la commune de Briey a mis en chantier l’érection d’une statue de l’ancien président du Conseil de santé des Armées. L’inauguration a eu lieu le 18 octobre 1896.

Malheureusement, la statue de bronze fut volée par les Allemands le 11 juillet 1917 et remplacée le 22 par une boule de pierre portant l’inscription : « c’est la guerre ». En 1932, le socle regarni d’une modeste flamme fut transporté au cimetière en attendant une nouvelle statue. On attend encore !

source: http://www.ch-briey.fr/origine_du_nom_maillot_-_liaison_historique.html