Jules Duc, l’instituteur au matricule 010409

« JE LUI dois beaucoup, sa rigueur, sa ténacité. » Une chemise de documents originaux retraçant les états de services de Jules Théogène Duc à la main, Mireille Mallet de Reims est heureuse de pouvoir rendre hommage à son grand-père paternel, né à Chagny (Ardennes), héros anonyme comme tant d’autres soldats réservistes rappelés en 1914 pour défendre leur pays.

Image

Son diplôme d’instituteur en poche en juillet 1898, Jules Duc de la classe 1899 est incorporé au 25e régiment de chasseurs à pied.

Il sait nager et tirer au mousqueton quand il est mis en disponibilité fin 1900, fait des périodes en 1905 et 1907. Instituteur adjoint, il enseigne à Rethel, Lametz, Bar, Wagnon, mais c’est à Bar qu’il rencontre Marie Félicité Burdo qu’il épouse en 1910. Lecteur passionné, lauréat de concours littéraires, il reçoit les félicitations du ministère de l’Instruction publique pour les cours dispensés aux adultes. Il devient le père d’un petit Georges le 28 janvier 1912.

Image
Mme Mireille Mallet, de Reims, nous a parlé de son grand-père Jules Duc (le 3e homme en partant de la gauche), soldat de 1914 à 1916. Blessé deux fois, il fut inscrit sur le livre d’or des soldats de Verdun avant de reprendre son métier d’enseignant dans les Ardennes.

Blessé deux fois

Image
Une drôle de feuille de route pour prendre le train.

Jules Duc, très patriote, révolté par la défaire de 1870 est rappelé le 12 août 1914 sous les drapeaux, c’est la mobilisation générale. Il doit se rendre au plus vite à Reims, au cirque. Le 3 août, il rejoint le 46e régiment d’infanterie puis le 8 octobre 1914, passe au 336e RI, soldat de la 14e compagnie, matricule 010409. « Il va connaître deux années d’enfer » témoigne Mireille Mallet « dont il ne parlera qu’avec pudeur avec nous, mais plus précisément avec d’autres anciens combattants mutilés comme lui. » `

Image
A Verdun, il reçoit un éclat d’obus dans l’épaule gauche au Mort Homme. Les blessés étaient recherchés la nuit par les brancardiers accompagnés d’un aumônier.

Envoyé sur le front de Verdun, il reçoit un éclat d’obus dans l’épaule gauche le 23 avril 1916 au Mort Homme. À peine rétabli, il affronte l’ennemi à Berry-au-Bac. le 28 août 1916, pour augmenter la protection d’une tranchée, un soldat a placé une voiture d’enfant.

Ce sera pour de longs mois la dernière vision de Jules Duc. Une grenade explose dans ce landau, les éclats de bois pénètrent dans son visage, atteignant les yeux. Ses tympans sont perforés. Un ami lui sauve la vie en le traînant dans un trou d’obus. Quelques minutes plus tard, la tranchée est comblée par une bombe.

Pris en charge, il ira de l’ambulance 138 dans un train sanitaire, « isolé, sans bagage et sans chevaux ». Il est soigné à Orléans puis Saints, Clermont, Montluçon. Il croyait son œil gauche perdu mais il finit par percevoir la lumière et retrouve l’espoir de pouvoir lire à nouveau. Le 19 décembre 1916, il reçoit un ordre de congé de réforme définitive pour « infirmités résultant du fait des obligations militaires (sic) »

Ce n’est que bien plus tard qu’il apprend qu’il est inscrit sur le livre d’or des soldats de Verdun et qu’il fut un soldat énergique et courageux avec « une excellente tenue au feu ». Sa médaille de Verdun lui est envoyée contre remboursement (onze francs). Il fut cité à l’ordre de la division.

De retour de la guerre, Jules Duc reprit son métier d’enseignant dans les Ardennes.

En 1940, lors de l’évacuation, il eut la bonne idée de trouver un point de chute à Saint-Amand-Montrond (Cher), chez un vieux copain de tranchée.

Jules Duc mourut en 1953 à 74 ans.

11duc
Mireille Mallet pense à son grand-père : Il lui a apporté rigueur et ténacité. Mireille Mallet a tenu à rendre hommage à son grand-père paternel, Jules Duc.

Alain Moyat

 

Bermericourt-Sept-Saulx: quand la Grande guerre séparait les familles

ELLE habite à Sept-Saulx. S’il n’y avait pas eu la guerre 1914-1918, au cours de laquelle ses grands-parents ont dû quitter leur village, Joëlle Moncuit habiterait Bermericourt. Quand la guerre 14 a éclaté, les grands-parents de Joëlle Moncuit, Elisée Millard et son épouse Marie (née Molée) tous deux originaires de Loivre, mariés depuis dix ans à Courcy, menaient une vie tranquille à Bermericourt avec leurs quatre enfants Henri, Fernand, Roger et Gabrielle et le grand-père exempté de service. Bombardement oblige, ils durent d’abord quitter leur village pour s’installer à Auménancourt-le-Petit.

Marie attendait son cinquième enfant qui fut mis au monde par un médecin militaire allemand qui s’est vertement fait recevoir quand il demanda à être le parrain de Suzanne. La vie était rude. En guise de chemises, la petite dernière en avait, taillées dans les chaussettes des occupants prussiens. Sur la zone de front les enfants inconscients pointaient leurs petits minois au ras du mur du jardin en guettant le passage des balles qui sifflaient un peu partout. Les soldats allemands apportaient parfois de la nourriture et prenaient plaisir, est-ce pour la propagande, à se faire photographier avec eux à l’insu de leurs parents.

6MILLARD ELISEE
Pour la propagande, les Prussiens aimaient se faire photographier avec les enfants
3MILLARD ELISEE
Les soldats allemands aimaient se faire photographier avec les population civiles.

Début 1917, les grandes offensives chassent alors les populations rurales vers l’inconnu. Le début d’une incroyable aventure pour Marie qui se retrouve, malgré elle, sur les routes avec ses cinq enfants et son père handicapé âgé de 78 ans. Sans son mari, arrêté par les Allemands et emmené comme prisonnier civil dans un hôpital de campagne dans les Ardennes à Blanzy-la-Salonnaise où il resta jusqu’à la fin de la guerre. Premier voyage en train pour l’équipée, destination Tongrinne dans la province belge de Namur où Henri et Fernand, les deux enfants aînés se voient offrir un costume par une Chatelaine pour leur communion et un morceau de lard et un quignon de pain pour faire un peu la fête malgré tout. Juillet 1917 il faut à nouveau partir. Marie perd la trace de son père mais effectue, sa carte de rapatrié dans la poche, un incroyable périple avec toute sa marmaille via les chemins de fer français. Jugez plutôt.

1MILLARD ELISEEElle va successivement aller à Liège, Aix-la-Chapelle, Cologne, Francfort, Strasbourg, Colmar, Mulhouse (annexée), Bâle, Zurich, Evian, Chambéry, Valence, Orange et on vous en passe, pour arriver finalement à Avignon et Apt. En Suisse la Croix Rouge s’est occupée un peu d’eux tandis que d’autres personnes déchiraient les habits des réfugiés et les poupées des enfants pour y chercher de l’argent et des valeurs. « Dans le Midi les réfugiés rapatriés d’Allemagne étaient mal vus des habitants qui disaient : c’est à cause de vos terres que nos hommes sont partis se faire casser la g… ! » La famille est hébergée trois semaines dans une Maison des œuvres. Si la guerre fait toujours rage, les services de la préfecture du Vaucluse s’occupant du contrôle des réfugiés de France et des alliés arrivés à Avignon fonctionne bien. Autorisés par le préfet de la Marne, ils donnent un sauf-conduit de 19 jours, pas un de plus, du 7 au 25 septembre 1917 à Marie pour rejoindre Fontaine-sur-Coole (Marne) où elle affirme avoir de la famille. L’aventure était loin d’être achevée.

Alain Moyat

——————– Des retrouvailles seulement le 15 novembre 1918
5MILLARD ELISEE
La famille Millard-Molé enfin réunie après l’Armistice.

Chassée d’Auménancourt suite aux offensives de mars 1917, Marie Millard, après avoir sillonné l’Europe en train avec ses cinq enfants dut faire des pieds et des mains pour pouvoir revenir dans son département d’origine, chez la mère de son mari. Elle arriva le 13 septembre à Fontaine-sur-Coole et c’est plus d’un mois plus tard, quatre jours après l’Armistice qu’elle a retrouvé son mari Elisée de retour de captivité. « Quand l’institutrice a annoncé : les enfants Millard, vous pouvez rentrer chez vous, quand ils ont vu leur père, ils ne l’ont pas reconnu tant il était amaigri ; avait les cheveux longs, une barbe et une moustache qui lui barraient le visage. Son fils Henri, 13 ans, lui a dit, bonjour Monsieur. » La famille est restée à Fontaine-sur-Coole un an. Les parents de Joëlle Moncuit enrageaient. Impossible de retourner là où ils avaient vécu tant d’années. Auménancourt, Brimont, Courcy, Loivre, toute la région était classée en zone rouge. Ils cherchèrent une ferme à louer le plus près possible de leur lieu d’origine, condition pour toucher les dommages de guerre. Logés à Mourmelon-le-Petit ils travaillèrent chez M. et Mme Subtil. Ils trouvèrent enfin à louer la ferme de Mme Veuve Colmart née Chauffert à Sept-Saulx Ils s’y sont installés le 1er mars 1920 et sont toujours restés dans leur village. Ils reposent aujourd’hui dans le petit cimetière contigu à l’église. Quant à l’arrière-grand-père de Joëlle, évacué avec Marie et perdu de vue en Belgique, il se serait réfugié à Maltat (Haute-Saône). Qu’y a-t-il fait ? Elle l’ignore. Ce qu’elle sait, c’est que son aïeul a terminé sa vie le 9 février 1922 à Brimont. Lui avait pu se rapprocher un peu plus près de ses racines.

Alain MOYAT

Léon Satabin, une belle « gueule cassée » de Verdun

JEU@REI@P02@DCN#LEON_SATA_2.jpg« Après son décès le 5 juin 1947, son fauteuil me racontait encore ses douloureux récits jusqu’à m’inspirer une poésie en février 1995 que mon fils Pascal, peintre dessinateur a bien voulu illustrer. »

Demeurant rue Cazin, Pierre Boillet est toujours ému en parlant de son oncle Léon Satabin, qui est aussi son parrain et qui a failli plusieurs fois perdre la vie durant la guerre 1914-1918. Contrairement à beaucoup de Poilus, bien peu bavards, sauf entre hommes, son oncle était assez prolixe pour aborder la question de la Première guerre mondiale.

Mobilisé jeune père de famille

Natif de Rethel où il avait vu le jour le 7 avril 1882, entré très tôt à la société de gymnastique : » la Rémoise » menait parallèlement une belle carrière professionnelle au Crédit Lyonnais. Il participa notamment comme caissier aux grandes semaines d’aviation de Champagne de Bétheny en 1909, 1910 et 1911 et a inondé famille et amis de nombreuses cartes relatant les exploits, les records de vitesse, de hauteur battus par Voisin et autres as des débuts de l’aviation.

Marié à Adèle Dietrich le 26 mai 1906 il avait eu le plaisir d’être en juillet 1913 le papa d’une petite Paulette. » C’est un homme plein d’allant et de vitalité de 32 ans qui est rappelé sous les drapeaux au 154e régiment d’infanterie début août 1914.

De l’Oise à Verdun

« Son parcours de combattant, il me l’a raconté cent fois » explique Pierre Boillet. « tant il avait été marqué par tous ces instants de misère traversés sur les différents fronts où il avait été envoyé. » Par contre, point de traces de lettres adressées à son épouse, à sa famille.

Ce fut d’abord la Somme et l’Oise puisque dès la déclaration de guerre les Allemands avaient envahi le Luxembourg, la Belgique et le Nord de la France avec une rapidité déconcertante.

Blessé à Crèvecoeur dans l’Oise, il a reçu à la mâchoire un projectile qui lui fracassa la mâchoire. Il resta longtemps étendu parmi les morts Toute sa vie il porta une cicatrice sur la joue et faisait donc partie de ce qu’on a vite ensuite qualifié de gueule cassée..  Il fut très marqué par le désastre de cette armée française débordée et impuissante qui subissait des pertes inutiles en voulant maintenir ses positions. »

Envoyé à Lyon pour être soigné Léon Satabin fut comme beaucoup de ses camarades blessés remis sur pied rapidement et envoyé à Verdun où il connut le summum de l’horreur.

7verdun

Verdun était devenu la plaque tournante reliant la France du centre à la France de l’Est. Le kronprinz qui attachait beaucoup d’importance à ce site disait même : « Verdun est la principale forteresse de l’ennemi. Nous allons la prendre et dans quelques jours je vous passerai en revue sur la place d’Armes de la ville et ce sera la paix. »

Les forts de Vaux et Douaumont permettaient de s’accrocher au terrain. Il fallait en fait une résistance exceptionnelle pour tenir dans la boue et un déluge de feu. De plus Léon Sabatin comme tous les fantassins devait creuser sans cesse des kilomètres de tranchée, une épuisante besogne effectuée le ventre creux car les rations étaient limitées. Les Poilus tenaient grâce à une horrible piquette et le bromure qui était mis dedans.

Sortir vivant de cet enfer était devenu un miracle. Enterré deux fois dans des trous remplis de boue, le 2e classe Léon Satabin n’eut son salut qu’à la présence d’un compagnon resté

————————————————————

Àpaisé par Mgr Luçon

Libéré après l’armistice du 11 novembre 1918, Léon Satabin est parti retrouver son épouse et sa fille réfugiée à Paris, Place des Vosges, dans un appartement où avait paraît-il dormi Victor Hugo.

Ils revinrent à Reims pour retrouver leur maison du quartier de la Porte de Paris heureusement conservée. Traumatisé par le conflit, Léon voulait se libérer du choc. Dans une vile et une cathédrale dévastée, il sollicité une audience auprès de Mgr Luçon pour lui évoquer la souffrance des hommes et la misérable vie qu’il avait vécue pendant quatre ans. De cet entretien il est revenu apaisé. C’était le mercredi 15 janvier 1919.

—————————————————————-

Le vieux soldat

Voici le poème écrit en 1995 par Pierre Boillet pour son oncle, son parrain.

Le vieux soldat

Où est-il ce vieil oncle qui parlait de sa guerre

Celle de 14/18 de l’Aisne jusqu’à Verdun

Que m’a t-il tant de fois raconté ses misères

Camarades ensevelis, perdus dans le lointain

Blessé à deux reprises dans l’immonde bataille

Dans sa chair et son sang dans Verdun assailli

Marqué à tout jamais du son de la mitraille

Il me narrait sans cesse l’incroyable folie

Ainsi pendant des heures j’ai entendu parler

Des récits sanguinaires qui marquaient son esprit

Longtemps sur son visage la guerre restait gravée

Et il la revivait dans son âme meutrie

La faim, la soif, les rats, parcouraient ses récits

C’était si bien décrit qu’encore on s’y croirait

Blottis dans les tranchées les membres endoloris

Ils attendaient la fin que le sort choisissait

Mais voici bien longtemps des années ont passé

Le fauteuil parle encore des funestes batailles

Le souvenir est vivace je ne peux oublier

Tant ces maux de la terre ont marqué mes entrailles.

Maurice Lassale au coeur des combats (3/5)

Le Sillerotins Maurice Lasalle a bénéficié de treize jours de permission pour se requinquer. Moralement certaines choses l’ont tout de même énervé. « Tous les jours il y a un concert par la musique d’un régiment quelconque. Je me demande s’il devrait être permis de faire de la musique à l’arrière, alors qu’à quelques kilomètres, sur le front, il y a des hommes qui se font tuer, déchiqueter, et que l’on emporte en morceaux affreux à voir dans les toiles de tente. […] Peut-être que les militaires qui se trouvent dans le village et qui pour une raison ou une autre ne vont jamais aux tranchées, trouvent du plaisir à écouter de la musique, mais pour nous qui ne prenons que quelques jours de repos, le cas est différent; cette musique nous fait sentir que pendant que nous souffrons dans la tranchée, il y en a qui s’amusent à l’arrière. »

 2 juillet.-Préparatifs faits pour charge à la baïonnette : « Bien que ce ne fût pas une perspective bien intéressante, nul d’entre nous ne tremblait. »

13 juillet.

Image-La Hazarée.-Baïonnette au canon. Il y a des faces couvertes de sang, des fronts, des poitrines, des jambes qui saignent, et au milieu du vacarme des bombes, on n’entend que le gémissement des mutilés. […] « Il y en a qui se traînent sur les genoux, leurs pieds ne pouvant plus les supporter, d’autre tenant d’une main leur main affreusement mutilée. Je ne vois plus que du sang partout et l’éclatement des bombes me rend fou; pourtant je reprends mon sang-froid et comprends qu’il faut avancer pour remplacer ceux qui sont blessés […] l’ennemi avait eu l’audace d’amener une mitrailleuse juste à l’entrée du boyau. »

 14 juillet.- Il est surpris de voir soldats arriver avec petite échelle en grand nombre. Il s’agit d’une attaque à la baïonnette et les hommes grimperont sur le parapet au moyen des échelles.

Mercredi 14 juillet.-pas manger depuis lundi soir. « Nos blessés défilent, je vois passer mes meilleurs camarades; pas même le temps de leur serrer la main; une odeur intense de poudre nous grise et la poussière soulevée par les bombes nous aveugle. (.. Je vois mon pauvre Quentin meilleur camarade de compagnie s’abattre, une balle en plein front; de ma vie je n’oublierai cette vision; je me rapproche de lui, il est étendu là, sur le dos, les yeux fixant quelque chose qu’il ne voit plus. Il est mort, déjà, la balle lui a traversé la tête et son casque est brisé, par sa bouche s’échappe un mince filet de sang. Je deviens comme fou. »

jeudi 15 juillet.– « Au créneau j’observe le secteur ennemi. Les boches creusent une nouvelle tranchée car on voit la terre, lancée par les pelles, retomber sur le parapet (…)je vois un boche qui sort de la tranchée et fait quelques enjambées. J’épaule mon fusil, mais au moment de tirer, il disparaît dans un trou. Ah, cette fois je peux dire que j’ai vu un boche. »

 samedi 17 juillet.- Il s’est fait voler son sac posé sur un parapet. «J’avais eu soin d’en retirer mes provisions à l’avance, et je ne perds que quelques objets de lingerie. »Relève : il éprouve quelques difficultés à trouver le chemin!

 Dimanche 18 juillet.- Retour par Moiremont, Daucourt, Vieil -Dampierre, Bournonville.

20 juillet : Sur la route sans cesse passent des moissonneurs, aidés par les soldats. « Alors que partout on manque de bras, je ne puis me figurer que tout près on tue des hommes inutilement.  Avons-nous été placés sur cette terre pour nous entre tuer, ou pour la faire produire?»Il donne un coup de main à l’agriculteur pour faucher et lier le blé.

À suivre…