En 1914 l’impôt déjà !

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En 1914 déjà l’impôt animait les conversations dans les tranchées. Pour le meilleur…

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(extrait vidéo)Ceux de 14 : le Band of Brothers de France 3 ?

A voir sur le site de Allo ciné

Pour commémorer le centenaire à sa façon, France 3 diffusera cet automne une fiction événementielle en 6 volets sur la Première Guerre mondiale. Découvrez en exclusivité les premières images de « Ceux de 14″…

Dans quelques semaines, France 3 livrera sa vision de la Première Guerre mondiale avec Ceux de 14. Adaptée de l’œuvre de  Maurice Genevoix, cette fiction événementielle en 6 x 52 minutes – diffusée à compter du 28 octobre – fait partager le vécu d’un soldat, grièvement blessé en avril 1915. Le récit se concentre dès lors sur la première année, de l’exaltation des débuts au sentiment amer de l’absurdité du conflit.

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18637084.html

65/Journal de la grande guerre: le 8 octobre 1914

Marne. – M. le Président de la République, accompagné de MM. Viviani et Millerand, visite la région d’Épernay.

Poincaré à Epernay
Poincaré à Epernay

– Épernay. – Un taube lance une bombe qui détruit la toiture d’un hangar de la maison de champagne Gallice et Co.
– Montigny-sur-Vesle. – Des bombes lancées d’un taube blessent plusieurs soldats.
14 octobre 1914 – Région de Reims. – Progrès de nos troupes à l’est de la route Reims-Berry-au-Bac, et au nord de Prunay.
– Épernay. – La réparation du pont en ciment sur la Marne, détruit par les Allemands dans leur retraite, est terminée.
 Suippes. – Bombardement : un obus crève la voûte de l’église.

LA SUITE SUR LE BLOG: http://www.editionsfradet.com/14-18-dans-la-marne-1914-10-octobre.html

Souvenirs d’ Auguste MIGNOT,  instituteur à Villers-Marmery

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http://villers-marmery.fr/1418/03-Ambulance.pdf

8 octobre 1914: Naissance d’une chanson:

« Ah le sale allemand »

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Supplément à l’Abeille-Réveil d’Étampes du 31 octobre 1914 Au profit du «Sou des Soldats Blessés» Prix: 5 centimes

Voici une chanson publiée au commencement de la grande guerre, après le bombardement de la cathédrale de Reims par l’Abeille d’Etampes

Nos Alliés et nos enfants
Diront ce refrain à la Prusse
En Franco-Flamand-Anglo-Russe,
Ah! le sale Allemand!

Les journaux, l’histoire avouent, c’est flagrant
Que l’Allemand est sale «Kolos» salement grand…
Ah! mes enfants!
Aussi prétextant lui laver la tête,
On botte le derrière «au Boche» qui rouspète,
Ah! le sale Allemand!(…)

+ -UN APPEL DE  http://www.corpusetampois.com/cle-20-edmonddeze1914ahlesaleallemand.html

Parution de « l’homme enchaîné de Clémenceau

« La Parole est au canon ! »

Georges Clémenceau
Georges Clémenceau

Georges Clemenceau, dès les années 1880, s’était intéressé au journalisme. Il avait notamment lancé le quotidien La Justice. En 1913, Il entame la publication du journal L’Homme libre. Dès les premiers numéros, Clemenceau dénonce la menace allemande. Partisan de l’Union Sacrée au début du conflit, le journal n’est pas menacé de censure. Mais l’homme politique, médecin de formation, s’en prend avec raison aux carences des médecins militaires : le journal est interdit du 29 septembre au 7 octobre. Clemenceau le lance sous le nouveau titre L’Homme enchaîné le 30 septembre, mais le journal est immédiatement saisi. La publication reprend avec le nouveau titre le 8 octobre 1914

http://expositions.bnf.fr/guerre14/grand/g14_470.htm

Jeudi 8 octobre 1914 dans le carnet de guerre de Jean Bertaud

Jean Bertaud, dit Alexandre. Il  avait 41ans quand la guerre a éclaté. Il était marié , 3 enfants et il était Régisseur du Domaine des Gabloteaux à Juillac-le Coq.

 Ce matin, forte gelée. Départ à 7 H 1/2 pour Pargny, au nord de Maurupt. Près des mines à briques, 50 Français sont enterrés ainsi que 28 Allemands.

Arrivons à Pargny à 9 H 30 où a lieu l’enterrement d’un capitaine. La canonnade a duré toute la nuit. Dans une cour, 75 Allemands ont été tués. Au risque de notre vie, nous sortons un obus de la grande minoterie Villegrain dans laquelle trois grands réservoirs à blé, en tole, contiennent du grain, dont un de 10 000 hectolitres.

Nous faisons éclater 4 obus, en enterrons 10 autres. Nous rentrons à 20 heures.

Pargny, localité sur la Saulx et sur le canal de la Marne au Rhin est très industrielle: minoterie, électricité, tuiles et briques.

Reçois colis d’Adèle.

LE RESTE SUR LE BLOG:

http://www.genea16.net/?q=pages/carnets-de-guerre

Attaque de nuit de Bécourt (Somme) des 26e et 160e régiment d’infanterie

Il pouvait être à ce moment minuit 45. Il faisait un superbe clair de lune.

La fusillade éclate du côté du château d’où une immense flamme s’élève. Heureusement, ce  n’est que la ferme près du château qui brûle, incendiée par l’ennemi suivant son habitude.

La fusillade reprend à plusieurs reprises, et on entend le tic-tac de nos mitrailleuses. C’est bon signe, car les Allemands ne tirent jamais dans leurs attaques de nuit. J’en ai fait l’expérience en Lorraine.

Tout à coup, vers 1h30 éclatent des « Hurrah », sur notre droite, accompagnés de la sonnerie lugubre des clairons boches sonnant la charge. Ce sont les Allemands qui, débouchant de la zone boisée, montent à l’assaut de la hauteur 106. Une vive fusillade crépita aussitôt, partant de nos tranchées. C’est la 6ème Compagnie du 160ème R.I. qui prend sous son feu l’assaillant et je me rends compte bientôt que l’attaque n’a mordu nulle part sur notre position.

A ce moment, je vois surgir sur ma gauche un officier de haute taille.

C’est le lieutenant Godard, arrivé au front seulement depuis cinq jours, et qui avait pris immédiatement le commandement de la 9ème compagnie. Il me dit qu’entendant la fusillade du côté de la cote 106, il venait se mettre à ma disposition, avec la majorité de sa compagnie. C’était la troupe de contre-attaque qui me manquait ; elle me tombait du ciel d’une façon tout à fait imprévue, au moment précis où son intervention  pouvait être décisive.

Aussi, sans prendre le temps de lui demander ce qu’il avait laissé à la garde des tranchées, je lui réponds : « Vous arrivez à pic, nous allons contre-attaquer dans le flanc de l’ennemi, dont l’attaque vient de se briser sous le feu des tranchées qui sont à notre droite ».

Et comme le lieutenant Godard semblait un peu désorienté sur ce terrain inconnu, où il débouchait de nuit en pleine bataille, j’ajoute aussitôt « Suivez-moi ».

Il n’y avait en effet pas un instant à perdre.

Le lieutenant  Godard, plein d’allant, entraîne sa Compagnie à ma suite, sur ce terrain que je connais bien, en direction de la lisière ouest du bois, au sud de la route.

L’effet est immédiat. Toute la ligne allemande reflue dans le parc et disparaît dans les fourrés avant même qu’il y ait eu abordage. Tout le terrain en avant des tranchées est couvert de cadavres ; l’ennemi a subi des pertes sévères et son moral n’a pas tenu devant la menace d’une attaque de flanc.

LA SUITE SUR LE SITE: http://chtimiste.com/batailles1418/combats/1914becourt.htm

Belgique: bombardement d’Anvers

Le bombardement d’Anvers commence à Minuit et durera jusqu’au 9 octobre à midi. Les belges détruisent les réservoirs de pétrole, mettent hors détat la machinerie de trente-six navires allemands, dynamitent les écluses et obstruent les passes de l’Escaut.
Un contre-torpilleur allemand est coulé par le sous-marin anglais E9 à l’embouchure de l’Ems.

Lu dans Le Moniteur en date du 8 octobre 1914

Toutes les attaques allemandes ont été repoussées à l’aile gauche et en Woëvre; la cavalerie allemande a été maintenue au nord de Lille où elle avait été refoulée; Nous avons repris du terrain entre Chaulnes et Roye; nous avons également progressé au centre.

Le président de la République a adressé un hommage éloquent à nos armées et échangé des échanges cordiaux avec Georges V.

Les Allemands essaient vainement de résister à la poussée russe, dans la Prusse orientale.

Guillaume II a exigé que son état-major général se substituait à l’état-major austro-hongrois en Autriche. Le général Conrad de Hotzendorf, chef d’état major général austro-hongrois, se retirerait, et François Joseph serait très mortifié d’avoir céder aux instances très pressantes de Guillaume II.Un contre torpilleur allemand a été coulé par un sous marin anglais près de l’embouchure de l’Ems.

(Rediffusion)Cette nuit, la grande guerre en couleurs sur France 5

MERCREDI 8 OCTOBRE A  00h10 SUR FRANCE 5 DOCUMENTAIRE DE 52 MINUTES

REDIFFUSION DU DIMANCHE 21 SEPTEMBRE

Rediffusion du dimanche 21 septembre 

Fin 1916, les lignes de front n’évoluent pas. Le moral des soldats est au plus bas, et les mutineries se multiplient. En 1917, plusieurs événements changent le cours de la Grande Guerre. La révolution bolchévique qui éclate en Russie et les Américains entrant en guerre aux côtés des franco-britanniques marquent un double tournant. En mars 1918, les Allemands lancent une offensive lors de la deuxième bataille de la Marne. Les canons ennemis se rapprochent de Paris. Mais l’avancée allemande se retrouve rapidement stoppée, faute de ravitaillement. Les soldats sont affaiblis. De leur côté, les Alliés sont mieux armés, et les troupes américaines renforcent les rangs.

Les « violences de guerre » faites aux civils

A lire sur le site du journal Le Monde

L’image dominante des « violences de guerre » du premier conflit mondial fut longtemps celle des morts militaires. Car c’était le second conflit mondial – ses bombardements aériens, ses occupations, ses guerres des partisans et son génocide des juifs d’Europe – qui incarnait la souffrance des civils. Mais pour les contemporains de la Grande Guerre, il n’en était rien.

http://www.lemonde.fr/centenaire-14-18/article/2014/10/06/les-violences-de-guerre-faites-aux-civils_4501349_3448834.html

(TV) Nathalie Baye narratrice d’un documentaire sur la Première Guerre mondiale

A lire sur le site de TV Première

C’est une plongée au cœur du quotidien des femmes pendant la guerre 14-18 que propose France 3 le 13 octobre prochain. La chaîne diffuse en effet à 20h45 Elles étaient en guerre (1914-1918). Un documentaire dont la voix-off est assurée par Nathalie Baye.

http://tele.premiere.fr/News-Tele/Nathalie-Baye-narratrice-d-un-documentaire-sur-la-Premiere-Guerre-mondiale-4067436

64/Journal de la grande guerre: le 7 octobre 1914

Lu dans « Le miroir » en date du mercredi 7 octobre

Le front s’étend de plus en plus à l’aile gauche de nos armées. De la cavalerie allemande, précédant d’autres éléments, apparaît en force autour de Lille, Tourcoing, Armentières. Notre situation n’a pas changé autour d’Arras et sur la rive droite de la Somme.  Entre cette rivière et l’Oise il y a eu des avances et des reculs. L’ennemi a été repoussé près de Lassigny. Au nord de Soissons, nous avons progressé avec la coopération anglaise, comme d’ailleurs à Berry-au-Bac et sur les Hauts de Meuse.

Les attaques allemandes ont échoué, contre les forces belges, sur la Nèthe et la Ruppel en avant d’Anvers (…)

Les soldats anglais de l’infanterie de marine ont pris la colonie allemande du Marshall en Océanie.

M.de Mun est mort brusquement, d’une crise cardiaque, à Bordeaux.

Journal d’Alfred Wolff, maître tailleur, policier auxiliaire  à Reims

Maître-tailleur spécialisé dans l’habillement militaire, raconte son parcours et ses journées en tant qu’ agent auxiliaire de la police municipale. Affecté au commissariat du 2ème arrondissement (Cérès), il se retrouve planton-cycliste et auxiliaire au secrétariat.

7 octobre 1914.-« Beau soleil, et l’on se tue par ce temps magnifique, combien ne verront plus la lumière ?

On enterre ce matin Mr Eugène Thiébaux chef de la sûreté décédé après une courte maladie, il exerçait encore étant souffrant. Etant de service je ne puis assister aux obsèques de cet ami sincère et dévoué. J’ai parvenu tout de même, allant au rapport à saluer longuement au passage la dépouille mortelle de l’ancien ami de défunt mon frère Victor, le cortège funèbre passait le Boulingrin.

Les bombes tombent dans les ruines Cérès  (photo archives de Reims en en-tête d’article) et place de l’Hôtel de Ville blessant des soldats.

Elles tombent encore dans le Centre en les ruines Laurent et Carré soulevant d’épais nuages de poussière.

Après la fuite des habitants des faubourgs celle de ceux du Centre est bien en route. »

Retrouvez la totalité de son journal sur le site des archives  municipales

http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/temoignages-ouvrages-et-documents-darchives–4381.htm

Journal du rémois  Paul Dupuis

Document familial issu de la famille Dupuis-Pérardel-Lescaillon. Marie-Thérèse Pérardel, femme d’André Pérardel, est la fille de Paul Dupuis. Ce témoignage concerne la période  du 1er septembre au 21 novembre 1914.

7 octobre 1914.- « Date de l’annonce pour nous d’un deuil de toujours, car c’est à 10H1/2 que M. le Curé de Saint-André, avec des précautions oratoires et un tact dont je lui sais gré, mais qui ne laissaient que trop deviner sa conclusion, vient me faire part de la mort de notre cher André.

Prostration d’abord et sanglots ensuite ne me permettent pas d’entendre ses paroles de consolation, et c’est bien péniblement que, sous sa dictée, je parviens à copier le communiqué officiel de la Mairie, ainsi conçu :

« Avis de décès du Sous-lieutenant Perardel André du 132’ Régt d’Infanterie, survenu le 7 7bre 1914 à 2H du matin à l’Hôpital de l’Ecole supérieure des filles, à Bar-le-Duc (N°309)

Il avait été blessé le 5 7bre » » A père qui survient et à qui la présence de M. Bacquillon et ma désolation ne font  que trop pressentir la triste vérité, un mot dit tout, et c’est dans un accablement sans nom que nous reconduisons notre sinistre messager.

Maudite soit la guerre qui fauche brutalement de si chères existences, et enlève à l’affection des leurs des êtres tendrement aimés . Pleurons et prions, et que Dieu nous aide.

C’est la veille à 17H qu’un brigadier de police s’était présenté 8 rue Jacquard, porteur du pli fatal, et Mme Jacquesson, surmontant son anéantissement, avait dû en donner reçu.

Une pensée de commisération pour nous, approuvée par M. le Curé de St-André, lui en fit retarder la communication et c’est ainsi que s’écoula pour nous, dans l’ignorance de notre malheur, une nuit qu’elle passa en prières et dans les larmes.

Peu après nous, et par le même organe, Mr et Mme Legros apprirent la terrible nouvelle ; ces amis nous arrivent à 14H, profondément émus et décidés à profiter pour la dernière fois de l’hospitalité de nuit que nous leur offrons depuis quelque temps 

Par le C.B.R. ils partent, en effet, le lendemain matin à Dormans pour de là gagner Paris et y séjourner.

A 14H1/2, c’est Marie Lallement qui vient nous surprendre après avoir déjeuné à la clinique Mencière où elle s’était rendue tout d’abord, espérant y trouver Félicien qui, par extraordinaire, est venu prendre son repas rue de Talleyrand.

Après avoir mêlé ses pleurs aux nôtres, elle expose le but de son déplacement qui est de nous communiquer la résolution prise par nos exilés des Mesneux et de Sacy de partir. Le surlendemain, les uns en voiture, les autres à pieds, pour gagner Epernay, et aller plus loin s’il le faut.

Elle a, en outre, consigne d’abriter en cave certains objets spécialement désignés et de remporter vivres et vêtements divers.

Lettres à Marcel et à Hélène leur faisant par de notre deuil. »

Retrouvez la totalité de son journal sur le site des archives  municipales

http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/temoignages-ouvrages-et-documents-darchives–4381.htm

 Somme: attaque de nuit de Bécourt des 26 ème et 160 ème régiment d’infanterie

http://chtimiste.com/batailles1418/combats/1914becourt.htm

Accusé de capitulation en rase campagne (le 7 octobre 1914 au Chemin des Dames) , le soldat Chapelant, fusillé en 1914 et réhabilité en 2012

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Relève des troupes au Chemin des Dames

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/11/10/le-soldat-chapelant-fusille-en-1914-et-rehabilite-en-2012_1788794_3224.html

Visite du président de la République à l’ambulance américaine

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http://www.lyc-pasteur-neuilly.ac-versailles.fr/spip.php?article169

EN BREF

Ecrivains morts à la guerre

MAURICE BERTRAND – 1881 – 7 octobre 1914 à Colimcops (Somme)

Contact: alain.moyat@orange.fr