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1439/12 juillet 1918: le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le Groupe AS11 embarque le 2 juillet 1918 à 6 heures du matin en gare de Lizy pour débarquer le 4 juillet 1918 à 5h30 en gare de Germaine.
Les chars rejoignent Saint-Imoges (Marne) pour 13h30, et le Groupe AS11 restera 10 jours sur place.
Le terrain d’exercice de Saint-Imoges, qui n’était pas un terrain spécifique de l’AS, a été utilisé en juillet 1918 par le Groupe AS11, pour l’instruction char d’unités d’infanterie du GAC.

Le 12 juillet 1918, les chars rembarquent en gare de Germaine pour rejoindre le Groupement d’AS n° II à Villers-aux-Cornilles

Après Saint-Imoges le 61319 a participé aux trois engagements de l’AS11 de l’été et de l’Automne 1918

Le 20 juillet 1918 au Bois de Nesles / Bouquigny (Marne).

Engagé le 20 août 1918 sur le plateau de Nouvron-Vingré, en direction du ravin de Chavigny/Juvigny (Marne).
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet

Engagé le 30 septembre 1918 entre la Vesles et l’Aisne.
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet
Le char engage le combat vers le ravin de Glennes et riposte au feu des mitrailleuses ennemies.
Plusieurs hommes d’équipage sont blessés.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/156-classement-individuel/schneider-ca1/1807-61319

Le 167 ème RI aux abords de Corcy (Aisne)

Le 12 juillet au soir, l’ordre d’attaque du Général Mangin, commandant la Xe Armée, parvient au Régiment. Mission est de traverser les marais et le ruisseau de la Savière durant la nuit, d’escalader les pentes abruptes de l’autre rive, et d’y former une tête de pont.
Malgré une violente pluie d’orage et une résistance acharnée des Allemands, cette opération fut exécutée.
Manquant de vivres, économisant les munitions et dans l’impossibilité de procéder à l’évacuation de leurs blessés, les soldats du 169e RI vont maintenir cette tête de pont en dépit de violentes contre-attaques ennemies, des tirs d’obus de tous calibres et de nombreux bombardements à l’arsine et à l’ypérite.
Cependant, une violente contre-attaque nous rejette du Bois Madame sur la Savière. A 19 heures, après une préparation d’artillerie violente et d’un tir intense d’obus toxique sur le fond de la Savière, les Allemands déclenche une forte attaque sur nos éléments qui avaient pris pied dans le Bois Madame. Nos éléments avancés repassent la Savière mais arrêtent l’Infanterie ennemie qui cherche à s’infiltrer vers la Tuilerie de Saint-Paul

source: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanteriejuillet1918.html

Lettre de Maurice à ses parents

Le 12 juillet 1918

Mes chers parents,
je vous envoie quelques lettres boches que j’ai fait traduire en Français par Melle Marthe. Vous verrez qu’en Allemagne ils souffrent aussi beaucoup de la faim. Il y a deux lettres d’une fiancée à son poilu et la lettre d’une mère à son fils

Mardi 16 Juillet 1918

Mes chers parents,
je viens répondre à votre carte lettre du 12 qui me fit bien plaisir. Nous sommes toujours en tranchée de 2ème ligne, nous montons en 1ère ligne après-demain. Le secteur est toujours calme. Aussi nous ne demandons pas à être relevés car on pourrait nous emmener dans un secteur plus activé. Je suis content de savoir Morin prisonnier, il peut souffrir moralement chez les boches mais au moins il a la vie sauve. Vous seriez bien aimables chers parents de m’envoyer un peu d’argent car mes réserves commencent à s’épuiser. Je termine en vous embrassant tous bien affectueusement.
Maurice

Source: https://www.facebook.com/bongeourre/posts/978370855652773

Journal du vendredi 12 juillet 1918

Nous avons élargi nos gains aux lisières de la forêt de Retz, pris le village de Corcy dans sa totalité, la station de Corcy, le château et la ferme Saint-Paul. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains dont un officier.
Des coups de main exécutés dans la région de Maisons-de-Champagne et du mont Sans-Nom, nous ont valu une dizaine de prisonniers.
Les troupes anglaises ont amélioré leurs positions à l’est de Villers-Bretonneux. Elles ont exécuté aux environs de Festubert et de Merris des coups de main heureux, qui leur ont valu des prisonniers et une mitrailleuse.
L’artillerie ennemie a montré quelque activité contre nos positions des deux rives de la Somme.
Sur le front italien, actions habituelles d’exploration et de harcèlement. Le feu d’artillerie a été très vif dans le val de la Brenta. Sur le plateau d’Asiago et au Cornovo, des patrouilles ennemies ont été mises en fuite.
Les aviateurs anglais ont détruit sur le front occidental 9 avions ennemis. Ils ont bombardé des objectifs importants, en particulier dans la région de Lille et aux alentours de Bruges.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

508/journal du 24 décembre 1915: « En ce jour de Noël, je ne me suis jamais senti aussi seul »

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du 24 décembre à travers Le Miroir

Notre artillerie s’est montrée active en Artois (région de Givenchy et abords de la route de Lille).
Nous avons bombardé efficacement un convoi automobile sur la rive nord de l’Aisne, entre Condé et Vauteuil.
Lutte de mines en Woëvre (sud-est de la forêt d’Apremont).
A l’Hartmannswillerkopf, à la suite de contre-attaques ennemies, nos éléments de gauche sur les pentes au nord du sommet sont revenus à leurs positions de départ.
Au centre et à droite, sur les croupes au sud-est du sommet, et plus au sud jusqu’en face de Wattwiller, nous avons gardé entièrement le terrain conquis sur un front de 2 kilomètres. La neige a interrompu les opérations finalement. L’ennemi a canonné les pentes nord et le sommet de l’Harmannswillerkopf.
Les Turcs ont ramené à Constantinople une partie des troupes de Boulaïr (presqu’île de Gallipoli).
La concentration austro-allemande s’accentue à la frontière de la Macédoine grecque.
M. Skouloudis annonce qu’il va remettre sa démission au roi Constantin.
Une panique a eu lieu à Hambourg, sur la rumeur de l’arrivée d’avions alliés.
Les Russes ont remporté des succès et fait des prisonniers sur le front de Galicie.

 

« En ce jour de Noël, je ne me suis jamais senti aussi seul »

24 Décembre 1915, vallée de la Thur (Alsace)

Je ne dors pas, je ne dors plus, je n’y n’arrive plus. Je le voudrai pourtant, oublier ne serait-ce que quelques minutes l’horreur de ce trou, ce trou dans lequel je me trouve, où les rats pullulent et viennent ronger ce qui reste de mes amis de combat, morts pour la France, pays de mon enfance que je viens à peine de quitter.

En ce jour de Noël, je ne me suis jamais senti aussi seul. Simon, mon ami de toujours, a abandonné ce qui lui restait de vie, gangréné jusqu’à son dernier souffle par cette fichue maladie qui porte si bien son nom. Mort dans mes bras, mes larmes dégoulinantes sur la dépouille de celui que je devais ramener promesse tenante à sa famille. Aujourd’hui, j’ai envie d’abandonner ce combat. Puis, je pense à mon Amour et à mon enfant que je n’ai pas eu le temps de voir naître. Je n’ai pas le droit de les abandonner.

http://www.civfrance.com/sites/default/files/24_decembre_1915.pdf

La gazette des Ardennes décembre 1915

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http://numerique.bibliotheque.bm-lille.fr/sdx/num/Jx-342bis/1915/1915_12/1915_1224/B_593506101_Jx342bis_19151224_001?format=pdf

Souvenirs de guerre 1914-1918
de Théodore Gustave Chopplet

Le 24 décembre 1915, le bataillon de douaniers est dissous et Gustave CHOPPLET est affecté au 36ème régiment d’Infanterie (commandé par le Lieutenant-Colonel Jèze), 2ème bataillon, 5ème compagnie. Il est caporal. 

Ce régiment, formé à Caen, se reconstitue après les durs combats qu’il a soutenus depuis la déclaration de guerre : Charleroi, la Marne, l’Artois, la Somme. Les unités, en attente des renforts nécessaires, sont à l’instruction.
Fin décembre, il occupe le secteur de Dampierre-Fay, bombardé continuellement par l’artillerie ennemie (la défense s’organise dans la boue), Becquincourt (12 km à l’ouest de Péronne), Proyart.

http://hlucile.free.fr/histoires/familles/chopplet_gustave.htm

Castellorizo devient française

cast1fCet ilot du Dodécanèse, d’une superficie de 28 Km carrés est situé en bordure de la côte turque, à 125 Km à l’est de l’île de Rhodes ; on disait encore au début du siècle en « Turquie d’Asie » . La marine française en prend possession le 24 décembre 1915 et en fait la base de sa première armée navale. Elle restera Française jusqu’au 21 Août 1921, date à laquelle elle est remise aux autorités italiennes. Aujourd’hui après bien des changements, l’île de Castellorizo fait partie de la Grèce, suite au Traité de Paix de Paris de 1947 entre l’Italie et les Alliés de la Seconde Guerre mondiale. Son histoire philatélique est liée à celle des bureaux de postes français du Levant établis à partir des années 1830. La poste, dans ces années-là, faisait offlce d’ambassadeur français dans ces pays. Profitant de la désorganisation de l’Empire Ottoman, le gouvernement français y avait établit un très grand nombre de bureaux de poste que l’on appellaient alors Echelles du Levant, ce qui signifie « escales », Cette petite île devient donc française en 1915.

http://www.coppoweb.com/merson/etranger/fr.me_cas.php?nobloc=1&print=yes

Lettres des tranchées d’Eugène Boissière

le 24 décembre 1915

Ma chère petite Yette

Deux mots afin de ne pas passer la veille de Noël sans vous envoyer de mes nouvelles qui sont bonnes d’ailleurs.
On voit que les fêtes de Noël on du changer le service de la poste car voici deux jours que je suis sans nouvelles de personne. Enfin j’attends demain avec impatience.
Rien à signaler sur le reste du front.
Deux bons gros baisers pour notre petit Noël.

Pour en lire plus: http://167e.regiment.free.fr/167e%20Regiment%20infanterie%20boissiere.html

La main de Massiges et l’évacuation des blessés

Le 24 décembre 1915, la 8 Division d’infanterie arrivait dans le secteur et devait le tenir jusqu’au 27 juin suivant. Elle était formée de deux brigades d’infanterie, la 15 avec le 130 et le 317, la 16 avec le 115 et le 117. Son front s’étendait de Maisons de Champagne jusqu’au milieu de l’Annulaire et était divisé en deux sous-secteurs : celui de l’est, qui comprenait le Mont-Têtu, était confié à la 16 Brigade. Un de ses deux régiments était au repos à Courtémont, l’autre avait deux bataillons en ligne et un en réserve. Devant l’importance du Mont-Têtu, le m ê m e bataillon du 115, qui occupait ce point particulier, passait six jours en ligne et six jours au repos à Courtémont. C’est de cette partie du front que nous nous occuperons spécialement. Pour monter en ligne,les hommes, partis de Courtémont la nuit, par la pluie,la neige, le brouillard, le verglas, lourdement chargés, arrivaient à la Demi-Lune. Là commençait un boyau qui se dirigeait vers l’Index. Il était encadré par de nombreuses batteries de 75. Peu avant le ruisseau de l’Etang, il s’arrêtait et il existait à cet endroit une zone découverte, sorte de carrefour entre le boyau de la Cote 180 et ceux de l’Index et le ravin du ruisseau de l’Etang.

http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx1978x012x001/HSMx1978x012x001x0079.pdf

 

193/journal du 13 février 1915: fusillé pour un pantalon (suite)

Carnets du Rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour sans son carnet

Fusillé le 13 février 1915 pour un pantalon (suite)

Un soldat qui n’obéit pas à un ordre direct de son supérieur, ou bien un général qui n’est pas satisfait du repli de ses troupes ou d’une offensive échouée, peut amener l’état-major à désigner des poilus pour être jugés en conseil de guerre sous l’inculpation de refus d’obéissance devant l’ennemi débouchant le plus souvent sur une condamnation à mort. Ce motif donne lieu à des arrestations arbitraires, « condamnations pour l’exemple » qui tentent de rétablir la discipline ou renforcer la combattivité des poilus mais qui engendrent plutôt un sentiment d’injustice. Deux cas symboliques de cette façon de faire ont marqué l’année 1915 : l’affaire Bersot et les fusillés de Flirey.

http://www.reseau-canope.fr/pour-memoire/les-fusilles-de-la-grande-guerre/la-diversite-des-fusilles-presentation-de-cas-individuels/le-refus-dobeissance.html

lire aussi :http://asdecoeur.over-blog.fr/pages/Bersot_Lucien-952497.html

Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu: http://www.npa2009.org/idees/1914-1918-les-fusilles-pour-lexemple-de-la-premiere-annee-de-guerre

Sur France Info : https://pierrickauger.wordpress.com/2014/02/13/13-fevrier-1915-fusille-pour-avoir-refuse-de-porter-un-pantalon/

13 février 1915: la mort a fermé le carnet de notes d’Alphonse Jaumain

a9aDans le cimetière d’ Adinkerke, au milieu des croix de bois, une pierre au nom de Alphonse Jaumain. « Alphonse (y) dort attendant que la terre natale reçoive le fils qu’elle seule peut bercer. Ce jour-là, ses ossements brisés tressailliront. Mais sa vraie place est dans la mémoire de ceux qui l’aimèrent. Il y est debout encore, le front rayonnant, le regard plein de feu. »

Un très beau témoignage sur ce soldat  brancardier exemplaire

http://ceuxde14-18.skynetblogs.be/archive/2014/10/08/13-fevrier-1915-la-mort-a-ferme-le-carnet-de-notes-d-alphons-8300152.html

Avec les loups du Bois-Lepêtre (Meuthe-et-Moselle)

 Le 13 Février 1915 , les allemands déclanchent l’attaque par un intense bombardement des positions françaises. fortement secoués, les Français abandonnent Norroy pour se replier sur Héminville. A 15h00, deux colonnes allemandes investissent Norroy et Xon. Les contre-attaques française des 325e et 314e RI échouent.

http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanteriefevrier1915.html

Protestation contre le massacre d’Arméniens

13 février 1915 : -Une note est remise par deux députés arméniens de l’assemblée ottomane faisant état de massacres et d’exécutions de plusieurs de ces bataillons.

Un dossier qui fait froid dans le dos: http://www.massviolence.org/IMG/pdf/Chronologie-de-l-extermination-des-Armeniens-de-l-Empire-ottoman-par-le-regime-jeune-turc-1915-1916.pdf

Un arrêté pour réglementer l’octroi de chevrons de présence au front

CHEVRONS rDe nombreuses photographies d’époque montrent des soldats français qui portent sur les manches des insignes en forme de  » V  » renversés. Ces  »chevrons » indiquent la durée de  présence au front ainsi que le nombre des blessures de guerre

http://histoire-collection.com/prodcut0_31%20info%20chevrons.htm

 Lu dans Le Miroir en date du 13 février 1915

France.-Luttes d’artillerie en Flandre et dans le Nord. Canonnade également sur l’Aisne et en Champagne. Elle est très active de notre côté dans le secteur de Soissons et autour de Reims. En Argonne, légère accalmie, les Allemands se bornant à faire exploser des mines, et à jeter des bombes auxquelles nous répondons d’ailleurs. En Woëvre, ils canonnent plusieurs localités. Nous bombardons les gares de Thiaucourt et d’Arnaville, repoussons une attaque à Arracourt (est de Nancy) et enlevons une côte importante dans le massif de Hartmannsweilerkopf (Haute-Alsace).

Les Russes se replient eu Prusse orientale pour adopter un dispositif nouveau. Il semble que von Hindenburg ait modifié tout son programme, et qu’écrasé en Pologne, il veuille reprendre la lutte à son aile gauche. Dans les Carpathes, la bataille se poursuit sans interruption.

Le gouvernement américain publie le texte de la note qu’il a lancée à l’Allemagne au sujet de la destruction des navires neutres. Cette note revêt une allure nettement comminatoire. Au contraire, le memorandum remis à l’Angleterre au sujet du pavillon neutre est conçu dans une forme amicale.

Un sous-marin allemand a poursuivi le vapeur anglais Laertes, bien que celui-ci eût arboré le pavillon hollandais. Le gouvernement de La Haye a prescrit une enquête à ce propos.

L’Italie retient à nouveau plusieurs classes sous les drapeaux et constitue une escadre de dreadnoughts.

La Roumanie fait savoir que l’attitude ondoyante de la Bulgarie n’influe en rien sur la sienne, et qu’elle reste disposée à prêter son concours à la Triple Entente.

125/journal de la grande guerre/7décembre 1914

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Détonations formidables des grosses pièces. Bombardement le soir, vers la rue des Romains. »

Décision du 118 ème RIT de Verzenay

*Indiscrétions. – Le général commandant le secteur recommande aux militaires de tous grades d’éviter dans leur conversation, soit entre eux, soit avec des particuliers, de parler de choses militaires que des oreilles malveillantes pourraient recueillir. Il rappelle en outre que tous les repas doivent être pris en commun et que nul ne doit accepter d’invitation particulière sans autorisation des chefs de corps ou de service.

http://vieuxpapiers.canalblog.com/archives/2005/12/07/1082760.html

 Prise de la Fontaine du Père Hilarion (Lorraine)

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La 73e DI lance l’attaque le 7 décembre 1914, avec sept bataillons (167e, 346e, 353e, 369e RI et 47e RIT), sous les ordres du Lieutenant-Colonel Pourel  (Commandant le 353e RI, qui décèdera de ses blessures le 24 Septembre 1916). L’assaut est appuyé par six pièces de 90,
huit mortiers de 150mm, quelques canons de 155 « court ». Sont également utilisés des canons de 75mm placés à « La Folie » au Nord-Est de la forêt de Puvenelle. La veille, le Lieutenant-Colonel a informé le Colonel Riberpray que la progression de nos troupes, après un intense travail de sape, « a continué jusqu’au réseau de fil de fer. Ce dernier a 10 à 12m de profondeur et touche la tranchée allemande. Le réseau de fil de fer sera entamé demain matin. Nous arrêtons nos dispositions de combat ».

http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanteriedecembre1914.html

Prise de Vermelles (Pas de Calais)

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Faits relatés dans le J.M.O. du 280e R.I au 7 Décembre 1914
Pendant la nuit du 6 au 7, l’ennemi évacue le village de Vermelles et la route au N.E. suivi de prés par les patrouilles au contact et par les 2 Compagnies de 1ère ligne de chacun des 5e et 6ème bataillon (17e, 18e, 23e, 24e compagnies) bientôt soutenues par les Compagnies de 2ème ligne.

http://fred003610.free.fr/wordpress/?page_id=10385

La Belgique fait usage d’autos blindées

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1914 La première et la seule, la Belgique fait usage d’autos blindées: Tome I. Par Françoise Arnaud

http://books.google.fr/books?id=kjY3BAAAQBAJ&pg=PA506&lpg=PA506&dq=7d%C3%A9cembre+1914&source=bl&ots=4eaNzEvWWu&sig=nq3YOCPL3Oe9zxm3IIvodbs24aQ&hl=fr&sa=X&ei=Ial1VLPKMYnUarjwgNAM&ved=0CEsQ6AEwBzhQ#v=onepage&q=7d%C3%A9cembre%201914&f=false

Bataille des Malouines

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Le bombardement de Scarborough a été décrit comme la vengeance pour la bataille au large des Malouines, le 7 Décembre 1914, seulement neuf jours avant le raid allemand sur Scarborough. Ce qui suit est une description de la bataille des Malouines comme on le voit par un marin Scarborough qui était à bord du HMS Invincible (…)

http://www.scarboroughsmaritimeheritage.org.uk/afalklands.php

voir aussi: http://bataillescelebres.esy.es/pacifique1914/index.html

Un appel du pape à respecter Noël

Le 7 décembre 1914, le pape nouvellement élu, Benoît XV, avait publiquement exprimé son espoir de voir « cesser le fracas des armes lorsque la chrétienté célébrerait la fête de la Rédemption du monde. » Mais l’appel du pape était resté largement ignoré. Pour l’Eglise orthodoxe, Noël tombait le 7 janvier et non le 25 décembre, ce qui constituait un handicap pour un cessez-le-feu sur le front oriental. De même au Moyen-Orient et en Extrême-Orient, l’idée d’un Noël pacifique ne signifiait rien, ni pour la Turquie islamique (engagée du côté de l’Allemagne) ni pour le Japon ( combattant avec les Alliés). Le gouvernement allemand accepta la proposition du pape. Mais pour les Alliés cette proposition revêtait peu de sens. C’était l’Allemagne qui avait déclenché les hostilités, envahi les territoires et menacé leurs peuples. Un cessez-le-feu, ne serait-ce que d’une journée, prolongerait l’épreuve des populations française et belge occupées, que les forces alliées devaient libérer le plus vite possible

http://www.college-podensac.fr/spip.php?article343

Lu dans Le Miroir en date du lundi 7 décembre 1914

France.-C’est notre artillerie lourde qui donne sur diverses parties du front. Elle a imposé silence à l’artillerie ennemie dans l’Argonne.

Les Allemands se sont légèrement repliés, pour prendre des positions nouvelles, à l’est de l’Yser. Ils prépareraient de ce côté l’attaque déjà annoncée, mais l’état moral de leurs troupes devient de plus en plus défectueux.

Le roi Georges V est rentré en Angleterre.

Les troupes russes ont dispersé une colonne allemande sur la chaussée Pabianitsé-Laske, au sud-ouest de Lodz. Près de cette ville et à Lovicz, l’artillerie russe a infligé à nouveau d’énormes pertes aux corps de Hindenburg.

Dans l’Arménie turque, la rigueur du climat ralentit nécessairement les opérations.

Marine.-« Le Goeben » a été très fortement avarié au cours de son combat récent avec la flotte russe. Il en est de même du croiseur ottoman Hamidieh qui a touché une torpille.

Les Serbes reprennent l’avantage sur les Autrichiens au nord-ouest. M.Pachitch a reconstitué son cabinet.

Italie.-M.Giolitti, l’ancien premier ministre, le prédécesseur immédiat de M.Salandra, a fait de sensationnelles révélations à la Chambre italienne.

Le 9 août 1913, déjà, l’Autriche voulait envahir la Serbie et avait réclamé, au cas de guerre européenne, le concours armé de l’Italie. Mais MM Giolitti et de San Giuliano répondirent au comte Berchtold que l’offensive était prise par le cabinet de Vienne et que les accords tripliciens ne visaient que le cas de la défensive.

La Suède émet un emprunt afin de pouvoir se procurer des matières premières et des vivres.

D’après un rapport du Bankverein suisse, les puissances européennes ont emprunté 25 milliards et demi depuis le 1 août 1914.

107/journal de la grande guerre: le 19 novembre 1914

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Nuit très calme (…)

A partir d’aujourd’hui, les voyageurs doivent aller prendre le CBR à Bezannes. »

Jeudi 19 novembre 1914: interdiction d’exhumer et de restituer les corps des militaires morts au feu

somsois-8-sept-1914Dès la cessation des hostilités le vœu le plus cher de la majorité des familles éprouvées par un deuil de guerre fut de ramener le corps de leur parent mort au feu afin de l’inhumer dans le cimetière communal. Or le gouvernement, qui avait interdit dès le 19 novembre 1914 l’exhumation et la restitution des corps des militaires morts au feu, maintint cette mesure après guerre. Cette prolongation suscita le mécontentement d’un grand nombre de familles. Aussi certains parents, estimant avoir trop attendu et pensant avoir le droit de reprendre leur mort, n’hésitèrent pas à outrepasser à la loi et ramenèrent clandestinement les restes mortels de l’être aimé. Les années 1919 et 1920 furent donc marquées par la violation des sépultures militaires par des parents éprouvés par le deuil et dont le but  était de ramener le corps à tout prix. Bafouant la loi et parfois la morale, ils firent appel à des mercantis de la mort ou procédèrent eux mêmes aux opérations. Face à ces exhumations et transports clandestins, la politique de l’État oscilla entre prévention et sanction, mais ces actes illégaux ne furent pas enrayés pour autant.

SUITE DE CE DOSSIER PASSIONNANT: http://rha.revues.org/6980#tocto1n1

Sur le blog les Loups du Bois-le-Prêtre en Lorraine (167 ème RI; 128 ème DI)

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Tout les efforts déployés au mois de Novembre tendront vers unique objectif : la conquête de la maison forestière du Père Hilarion, formant un saillant dans nos lignes.

Le 19 Novembre, c’est la remontée en ligne pour le Régiment. L’Etat-Major et un bataillon vont relever le 1er Btn du 168e au Bois-le-Prêtre où ce régiment a refoulé les allemands par des combats journaliers harrassants, jusqu’à la tranchée de Fey. De fait, le 3e bataillon reste seul dan

nov14s le ravin de la Fontaine du Père Hilarion où il continue ses travaux d’organisation en vue de la progression programmée vers cet objectif.
Le 168e d’Infanterie part en cantonnement pour une quinzaine de jours ; ce qui permet au ColonelRiberpray de leur exprimer sa satisfaction par ces quelques mots : « Je saisis l’occasion de cette séparation momentanée pour féliciter le 168e RI du bel exemple de résistance physique, de mordant et d’opiniâtreté qu’il a donné au cours d’une longue série d’attaques sous bois où les difficultés de la marche donnent au courage individuel la première place ».

Le Colonel Commandant le 167e prend le commandement de l’Attaque de gauche, en face du Quart-en-Réserve.
Départ de l’Etat-Major du Régiment et du 1er Btn à 6h30. La relève a lieu dans l’après-midi.
Le 1er Btn se forme en deux lignes, à cheval sur l’extrémité Ouest de la tranchée de Fey et parallèles à cette tranchée ; l’une (1ere et 2e Cies) au Nord, et l’autre (3e et 4e Cies) au Sud.
Le 2e Btn reste cantonné à Royaumeix.

A Haut-de-Rieupt, le 3e Btn continue ses travaux d’organisation en vue de la progression programmée vers le Père Hilarion.

LA SUITE SUR: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanterienovembre1914.html

Alsace:  la croix du Mont Pelé convoitée

Le 19 novembre 1914 : pour consolider leurs positions, les Français vont décider une nouvelle opération, la prise d’un puissant blockhaus allemand barrant le sentier de crête. Le 19, donc, attaque du blockhaus allemand qui fut, au préalable, évacué par ses occupants, et investi par la 24ème compagnie. Face à une situation précaire, les français décidèrent de la faire sauter.

Cette attaque image ce que va être 4 années durant la guerre là où nous la trouvons. Des attaques partielles, coûteuses en hommes et en matériel, pour gagner quelques mètres de tranchées ou un abri bétonné. En effet, dans les mois qui suivirent, le béton fit son apparition du côté allemand et les travaux réalisés de nuit (mineurs et ouvriers venus spécialement d’Allemagne) vont s’intensifier non seulement sur la ligne de front, mais aussi sur près de 20 km en arrière. C’est la position fortifiée du DONON (Les Escaliers de l’Empereur).

sur le site: http://www.paysdesabbayes.com/histoire/moderne/1418/hist1404.html

L’attaque des casernes de Chauvoncourt (Meuse) (40 ème RI)

Le 19 novembre, le Sergent Laye raconte ces moments difficiles :
« RUPT le 19 novembre 1914 – Compte rendu de l’attaque de tranchées allemandes dans la  nuit du 17 au 18 novembre par la 6ème Compagnie.
La 6ème Compagnie de concert avec les 9ème et 10ème Compagnies du 40ème ont  attaqué pendant la nuit du 17 au 18 novembre des tranchées qui se trouvaient en face de
Saint-Mihiel.
Nous nous sommes rendus en ligne de section par 4 à 400 m environ des tranchées à attaquer. Nous avons essuyé dès ce moment un feu qui a provoqué la mort et les blessures
de plusieurs camarades

LA SUITE SUR: http://40ri.provence14-18.org/pdf/casernes_chauvoncourt.pdf

Une de Journaux du 19 novembre 1914

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Jaivu1« J’ai vu » est une revue d’actualité hebdomadaire qui parait pour la première fois le 19 novembre 1914. Elle devient bimensuelle le 1er avril 1918. Il y a de nombreuses photos mais le papier est parfois si mauvais qu’elles deviennent floues. Il y a bien sur comme dans toute bonne revue populaire un roman patriotique dont un écrit par Pierre Mac Orland. Pour résumé le début de la guerre il y a un numéro rétrospectif.

Revues paraissant durant la première guerre mondiale sur le site: http://revues1914.1918.pagesperso-orange.fr/jaivu.htm

Le Petit méridional du 19 novembre 1914

B341726101_PMERID_1914_11_19

http://mediatheque.montpellier-agglo.com/viewer_pdf/viewer/bibnumerique.html?file=/bibliotheque_numerique/IFD_FICJOINT_B341726101_PMERID_1914_11_19_1.pdf

Quand l’aviation renseigne l’artillerie

Instructions sur l’Utilisation d’Avions muis de T.S.F. pour le Réglage du Tir. (Complément à l’Instruction du 19 novembre 1914)

http://www.asoublies1418.fr/Default.asp?308332D3741663E62693321331D361E6266332D370472603395332D36E

Insolite: Trafics et escrocs

Le 19 novembre la presse rapporte le trafic de denrées via la Suisse à l’Allemagne. Nos ennemis se ravitaillent en contrebande grâce à des intermédiaires sans scrupules. Ils auraient reçus ces derniers temps 300 wagons de châtaignes, blé et pommes de terre provenant d’Italie malgré les autorités italiennes qui interdisent ce trafic.

http://patrimoines.midipyrenees.fr/no_cache/fr/items-globaux/detail-article/index.html?tx_ttnews%5Btt_news%5D=1701&cHash=05a514287cb2d1c1d97ea5c0f5a26f5d

Lu dans Le Moniteur en date du 19 novembre 1914

France.-Les zouaves ont enlevé à la baïonnette un bois près de Bixschoote, en Flandres. Les Anglais repoussent une offensive au sud d’Ypres. Près de Saint-Mihiel, les Allemands font sauter la partie ouest du village de Chauvoncourt que nous avions occupée. En Alsace, sur les hauteurs de Sainte-Marie-aux-Mines, ils sont rejetés en arrière  avec des pertes énormes.

Les troupes russes et allemandes continuent à combattre entre Vistule et Wartha. Les premières remportent des avantages signalés en Prusse orientale, à proximité de Soldau, et dans la région entre Czenstochowa et Cracovie.

Marine.-La flotte allemande a bombardé, pour la seconde fois, Libau, mais la flotte russe a bombardé Trébizonde, dans la Mer noire.

L’effroi grandit à Budapest, où l’on redoute de voir les cosaques s’avancer dans la grande plaine hongroise après avoir franchi la chaîne des Carpathes.

Grande-Bretagne.-Le parlement anglais a accepté les propositions  financières de M. Llyod George et l’emprunt de 8.750 millions a déjà été couvert dans la première journée: ce qui atteste à la fois la volonté du peuple britannique d’aller jusqu’au bout, sa foi patriotique, et sa confiance dans le résultat de la lutte.