Archives du mot-clé 28 ème ri

1202/17 novembre 1917

17 novembre au 28 ème RI

SPA 59. 2439
A 3 heures du matin, après une préparation d’artillerie intense et brève, la 2e section de la 11e compagnie commandée par l’adjudant Foucher, exécute le coup de main sur la tranchée de Brandebourg entre 17.47 et 18.47.
L’opération vigoureusement appuyée par l’artillerie a été bien menée, quoique génée par un brouillard intense, de violents tirs d’artillerie et de mitrailleuses. Elle a permis de faire un prisonnier du 464e RI. Confirmation de l’ordre de bataille, renseignements auxquels le commandement attachait la plus grande importance. Elle a permis de constater que les lignes allemandes étaient assez fortement occupées et que les Allemands après le coup de main opéré par le 24e RI le 10 novembre 1917, dans des conditions analogues, avaient pris des mesures de défenses spéciales.

A 7h30, le Général commandant la DI, le Colonel commandant l’ID, arrivent au PC Jeanne d’Arc
et remettent les décorations aux gradés et hommes qui ont participé au coup de main.

http://vlecalvez.free.fr/JMO_novembre1917.html

Parution du Rire rouge

Journal du samedi 17 novembre 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, les Allemands ont tenté d’enlever l’un de nos points d’appui au nord de Veldhoek. L’attaque a complètement échoué et a valu des pertes sensibles à l’ennemi.
Sur le front britanniqne, un coup de main a été exécuté avec succès au nord-est de Sampoux par des troupes du Worcestershire.
Les Italiens ont tenu sur tout leur front, du Stelvio à la mer et même contre-attaqué sur plusieurs points. Ils ont tendu sur la Piave de larges inondations qui ont arrêté l’ennemi.
Les troupes britanniques de Palestine sont arrivées à 5 kilomètres de Jaffa et menacent de plus en plus Jérusalem.
Le cabinet Clemenceau s’est constitué.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

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1182/28 octobre 1917: « Agriculteur, semez du blé »

« Agriculteur, semez du blé »

Car le bon fonctionnement de l’agriculture, le maintien des récoltes et des rendements est une nécessité tant pour les civils que pour les militaires. C’est ce que prouve cet article, paru dans l’Express du Midi du 28 octobre 1917 :

À l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale, la Société archéologique du Gers et les écrivains publics du Gers se sont associés pour vous faire découvrir la chronologie des événements marquants de la Grande Guerre, tels qu’ils ont été vécus par les Gersois, au travers des grandes batailles qui l’ont émaillée.

« Agriculteurs, semez du blé ! Le gouvernement vient de décider que le blé de la récolte 1918 sera payé au moins 60 francs le quintal. Sur toutes les terres favorables, intensifiez donc la culture du blé. Partout, semez du blé et vous contribuerez puissamment à gagner la dernière bataille. Dans cette guerre qui se prolonge, les facteurs du succès final sont à la fois d’ordre militaire et d’ordre économique. Et, comme le sang de nos héros, le blé combat aussi pour la Victoire ! Gascons, restés fidèles à la plèbe, vous n’avez pas plus besoins que vos frères mobilisés, de vaines exhortations. Depuis le début de la sanglante tragédie, tous, vous n’avez cessé de témoigner de quel dévouement patriotique vous êtes capables. Continuez à montrer à nos ennemis que l’armée du sillon ne cède en rien à celle des tranchées ! Et que vos prochaines semailles préparent la moisson de la Victoire ! A l’œuvre donc, agriculteurs du Gers ! Semez du blé : c’est pour la France ! »

L’agriculture devient donc elle aussi un acte patriotique et, l’optimisme de cet article est-il seulement un effet de style visant à soulever l’adhésion des lecteurs ? Pas sûr… car, en cette fin d’année 1917 et avec l’arrivée des Etats-Unis sur la scène des combats, la donne semble changer…

source: https://lejournaldugers.fr/article/22889-il-y-a-cent-ans-automne-1917-lavenir-seclaircit

Octobre au 28 ème RI

28 Octobre
(Dimanche)Assez forte action d’AT boche sur nos premières lignes. Notre artillerie riposte. Notre patrouille devant CRD, continue à cisailler le réseau boche devant PP 94.60.
Un coup de main sur Arva est prescrit par le général de Division et la journée est en grande partie consacrée à le préparer.
Nuit calme. Notre patrouille du CRD [évente] une embuscade boche installée en tenaille devant PP ennemi 94.60 et rentre sans être trop inquiétée.

29 Octobre (Lundi)

Journée marquée par la préparation d’artillerie AT et AC, en vue d’un coup de main sur Arva, Brèches devant Arva et brèches de diversion par AT. Réglages et tirs d’aveuglement par l’AC. Le Boche réagit de façon assez intense par minen et torpilles.

Pertes :2 tués

Desmonts, Léger, 11e Compagnie (1).
4 blessés
Grard (11e) (2), Lefebvre M, 6e, Carlin, sergent CM2, Huau, 9e.


Dans la soirée, une reconnaissance de la 11e compagnie sort pour vérifier les brèches faites par notre tir de destruction. Constatations satisfaisantes : un nouveau tir de destruction est cependant jugé nécessaire.
La 2e compagnie (compagnie Emo) qui occupe les Carrières de Grand Séraucourt est appelée à Ham par ordre du général commandant le 3e CA pour y assurer divers services. Elle est remplacée aux Carrières par une compagnie du 119e RI.
En Belgique, notre attaque, commencée le matin, s’est développée au cours de la journée, avec un plein succès. De part et d’autre de la route d’Ypres à Dixmude, nos troupes ont enlevé toutes les positions allemandes sur un front de 4 kilomètres et une profondeur moyenne de 2, en dépit de la résistance opiniâtre de l’ennemi, qui a subi des pertes très élevées. Nous avons atteint à droite les lisières ouest de la forêt d’Houthulst et conquis les villages de Verdrandesmis, d’Ashoolt, de Merken et Keppe, ainsi qu’un grand nombre de fermes solidement fortifiées.

l’article complet sur http://vlecalvez.free.fr/JMO_octobre1917.html

Les destructions du patrimoine en Picardie vues par la Section photographique et cinématographique de l’armée

En mars 1917, les troupes allemandes procèdent à un large repli stratégique de leurs forces présentes en Picardie. Baptisée Alberich, cette opération est lourde de conséquences pour la région car, avant son départ, l’armée allemande détruit de nombreux châteaux, églises, routes, ponts, usines ou fermes, emportant à jamais un part notable du patrimoine, souvent ancien. La Section photographique et cinématographique de l’armée (SPCA) est mobilisée pour dresser un inventaire en images des dégâts subis par le territoire picard, réalisant une importante production photographique et cinématographique qui d’une part, contribue à l’œuvre de restauration menée après la guerre et, d’autre part, alimente la propagande contre l’Allemagne, jugée seule responsable des ruines.

source: https://insitu.revues.org/11012

Lettre envoyée le 28 octobre 1917

Ma chère Alberte Je viens de recevoir ta gentille carte qui m’a fait bien plaisir d’avoir de tes bonnes nouvelles, je te remercie beaucoup. Nous sommes toujours dans notre camp d’instruction jusque le 5, nous sommes dans une ferme dans les champs et loin de tout pays. Je t’assure qu’en ce moment j’ai un rude cafard mais bientôt je crois qu’il se passera car j’espère que dans trois semaines j’aurai ma perm, c’est bien long quatre mois sans revoir ceux que l’on aime, j’espère qu’Adrien sera encore là et que je pourrai le voir. Comme toi j’ai reçu des nouvelles d’Alfred ainsi que de Charles, il me dit que son moral n’est pas très bon mais tout le monde en a assez et je ne sais quand nous verrons la fin. Je vois que tu te plais bien où vous êtes et bien plus tranquilles qu’avant. Bien le bonjour à toute ta famille ainsi qu’aux amis qui te parleront de moi. Je te quitte ma chère Alberte en vous embrassant tous bien affectueusement. Reçois ainsi que la famille mes sincères amitiés. Un ami qui ne vous oublie pas Camille Je t’écrirai plus longuement demain.

source: http://istockfile.prsmedia.fr/uploads/20170905153914_c6fa6e5eaf6a504df9b95a7f0e77f847.pdf

La Révolution russe à travers des dessins d’enfants

source: https://fr.rbth.com/art/histoire/2017/05/01/la-revolution-russe-a-travers-des-dessins-denfants_753014

Journal du dimanche 28 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, faible activité de l’artillerie ennemie. Nous avons réalisé de nouveau progrès en avant de l’éperon de Chevregny et occupé, plus à l’est, la ferme Froidmont.
La lutte d’artillerie a été vive au cours de la journée dans la région des Monts et sur la rive droite de la Meuse.
En Macédoine, à la suite de nouveaux raids dans la vallée de la Strouma, au sud de Serès, les troupes britanniques ont capturé une mitrailleuse et ramené 60 prisonniers, dont 2 officiers.
La flotte allemande a bombardé plusieurs points de la côte d’Esthonie.
Sur le front du Carso, les Autrichiens ont poursuivi leurs avantages et s’efforcent d’atteindre le débouché des vallées.
Le cabinet espagnol a démissionné.

 

1156/2 octobre 1917: le journal de Paul Landowski

Le journal de Paul Landowski

2 octobre [1917]

Retour de Châlons[-sur-Marne][1]. Très agréable impression. État d’esprit très bon. Revu cet excellent Jallot, toujours aussi vibrant. C’est un gaillard.

6. 7. 8. 9 [octobre 1917]

Présent par Guirand [de Scévola] au général Pétain. Je l’ai attendu un moment dans la grande salle du château de Compiègne. Homme très vigoureux, visage franc, clair, vif. Au point de vue sculptural, quelconque. C’est une tête de général ! Pourvu qu’il vaille vraiment ce qu’on en dit.

10 [octobre 1917]

Dîner rue de l’Université chez mon beau-père avec Georges Leygues et M. Delavigne. On a remué toute cette boue qui s’étale aujourd’hui dans les journaux. Il a été dit que :

1. Humbert, Monnier, Caillaux ne se sortiraient pas de cette histoire ;

2. Que Daudet dans sa déposition avait dit des choses les plus graves ;

3. Que Turmel entraînerait dans sa chute douze de ses collègues.

Je verrais si les faits confirmeront ces renseignements.

Georges Leygues est vieilli, grossi. Il parle avec mesure et modestie de ces histoires d’argent. C’est l’affaire Chauchard qui le rend modeste, certainement.

11 [octobre 1917]

Haseltine m’a dit que les Américains partaient pour une guerre excessivement longue ! Il m’a dit aussi qu’aujourd’hui ils avaient en France plus d’hommes qu’ils ne comptaient en avoir en décembre prochain. Ils auront 2 000 000 d’hommes au printemps, paraît-il. Les Américains ont installé leur section rue Girardon, à Montmartre, au Moulin de la Galette. En y allant, tout à l’heure, j’ai reconnu tout à coup que c’était la rue où habitait Mitrecey. J’ai évoqué ce temps lointain. Alors, j’étais en philosophie. Notre oncle Paul vivait encore. Le dimanche je venais là, je soutenais le bras d’un modèle qui posait. C’était l’année où Mitrecey a eu son prix de Rome. Le souvenir de ce grand et beau garçon m’est resté très présent. J’avais pour lui une admiration sans borne. Quand il a eu son prix de Rome il me fit remarquer qu’il l’avait obtenu sept ans après sa sortie du collège. Je me fixais la même limite de temps. Le hasard se fait qu’il en fut ainsi. Mais c’est en vain que j’ai cherché le jardin et l’atelier. Tout est sens dessus dessous. On a bâti d’énormes maisons. D’un passé si récent il ne reste plus rien. Mitrecey est mort. Le cadre est tout transformé. Et moi, en uniforme ! ayant réalisé une bien petite partie de mes espoirs d’alors, je promenais dans ce Montmartre nouveau la nostalgie d’un moment.

source: http://journal.paul-landowski.com/node/271

Le journal de la Huronne

2 octobre 1917. Ce soir, dans un dîner, un jeune capitaine, couvert de décorations, conta ceci :

— Un de mes soldats voulut passer à l’ennemi. Il fut pris et jugé par un régiment voisin. L’exécution était certaine, inévitable. J’obtins de voir cet homme. Je lui donnai un revolver et cinq minutes pour se tuer. Ainsi, on pourrait écrire à sa vieille mère qu’il était mort glorieusement. Je le laissai seul. Les cinq minutes écoulées, je le trouvai en larmes, disant qu’il ne pouvait pas… Je lui donnai encore trois minutes. Ce temps passé, il vivait encore. Je l’ai tué.

4 octobre 1917. Le scandale continue. À la Chambre, à la demande de Malvy et de l’assemblée, Painlevé a lu une lettre de Léon Daudet au président de la République, où il accuse Malvy d’avoir prévenu l’ennemi de l’attaque du 16 avril et d’avoir fomenté les mutineries de mai. En temps de paix et de raison, on sourirait de ces charges énormes. Dans le délire universel on les discute sérieusement. Déjà, au Sénat, à la fin de juillet, Clemenceau, jouant avec les mots, avait accusé ce ministre de « trahir les intérêts de la France ». Certes, en réglant depuis trois ans les conflits ouvriers dans un sens qui n’était pas toujours favorable aux intérêts patronaux, Malvy a dû s’attirer des haines furieuses. Mais surtout, les partis les plus ardents à prolonger la guerre se rencontrent et s’unissent pour lui reprocher de n’avoir pas combattu assez énergiquement le pacifisme. Au fond, c’est toujours le même antagonisme, le même procès.
9 octobre 1917. À Paris, on semble accepter le quatrième hiver de guerre plus docilement encore que le troisième. La vie est plus intense que jamais. Les revues théâtrales, fort à la mode, étalent des titres comme : la Revue excitante, la Revue des Mollets. Tout regorge, tout s’enlève, tout s’arrache, malgré la hausse folle. Le profiteur pullule. La plupart de ces frais enrichis sont grisés par la facilité de gagner, de dépenser, de jouir. Nouveaux venus à la fortune, ils ne l’exercent pas avec cette décence prudente, cette générosité discrète qui seules pourraient l’excuser.

Et quelle inconscience… Observez ce dîneur de restaurant. Il poivre, il citronne, gobe ses marennes, les arrose d’un sauternes doré et, clappant de la langue, entre deux lampées, déclare : « Ah ! ce sont ces cochons de Russes qui ne vont pas… »

Cela finit par sembler tout naturel. Mais, à la réflexion, n’est-ce pas effroyable, ces gens qui nagent dans la sécurité, dans le bien-être et qui, tout en gobant de fines huîtres, se plaignent sévèrement que les paysans russes ne se fassent pas assez tuer ?

16 octobre 1917. « La Victoire ? Nous l’avons. » Cette parole d’espérance, c’est Briand qui l’a prononcée aujourd’hui à la Chambre. Que de chemin parcouru depuis dix mois juste, depuis le jour où, du haut du pouvoir, il repoussait du pied les propositions de l’Allemagne et flagellait la paix d’épithètes infamantes.

Donc, il le reconnaît : la paix est possible. Dès maintenant, on pourrait régler honorablement l’affreux conflit. Les Alliés n’ont-ils pas des gages : ces colonies, si précieuses aux Allemands, et dont on ne parle jamais, par je ne sais quelle mystérieuse discrétion ? Les Alliés n’ont-ils pas conservé la liberté des mers, malgré l’extension de la guerre sous-marine ? N’exercent-ils pas un blocus que le concours américain va resserrer encore ? N’ont-ils pas pour eux le nombre ? S’ils restent unis dans la paix, leur supériorité économique, brandissant la menace du boycottage, ne peut-elle pas tout obtenir des Allemands, qu’on dit avant tout soucieux de placer leurs marchandises ? N’ont-ils pas brisé en fait le fameux militarisme prussien, puisque cette lourde machine de guerre, préparée, montée pendant un demi-siècle, reste embourbée depuis trois ans, vaine et stupide ?

Non, non. On repoussera la paix. Pourquoi ? Ah ! sans doute parce que ceux qui mènent la guerre n’en pourraient pas encore tirer tous les avantages — mines, voies ferrées, pétroles, tarifs, annexions, indemnités — qu’ils se sont promis les uns aux autres.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Octobre_1917

 

Le 28e RI au sud de Saint-Quentin

2 Octobre 1917 (mardi) SPA. 57. 2219
Reconnaissance du 2e Bataillon et de la CM3.
Dans la nuit du 2 au 3, le 2e Bataillon moins la CM2 relève le 1/24 dans le CRB.
La CM3 relève la CM2 du 24e I dans le CRA.
Sans incident.
3 Octobre 1917 (mercredi) SPA. 57. 2202
Reconnaissance de l’État major du Régiment, du 3e Bataillon et de la CM3.
Dans la nuit du 3 au 4 octobre, l’EM du Régiment et la CHR relèvent les éléments correspondants du 24e I. PC Jeanne d’Arc.
Le 3e Bataillon relève le II/24e dans le CRA.
La CM2 relève la CM1 du 24e dans le CRB.
Le 3e Bataillon du 24e reste en réserve de sous-secteur.
PC : Bara. 2 compagnies à la cote 88. 2 compagnies à la station.
Le 1er Bataillon du 28e non reconstitué reste en réserve de CA.
PC : Artemps.
1 Compagnie : Artemps (à l’instruction).
3 compagnies : Grand Séraucourt. Travaux sur la ligne des réduits de la ligne intermédiaire. Pas d’incidents au cours des diverses opérations de relève.
Commandant Maestracci, évacué malade.
4 Octobre 1917 (jeudi) SPA. 56. 2185
Le lieutenant-colonel De Gouvello commandant le 28e I prend à 8 heures le Commandement du sous-secteur Jeanne d’Arc.
Ce sous-secteur est limité :À l’Est par :

le bois du Sphinx, exclus.
Le Carrefour Est du Pontclu : le Pontehu inclus.
La cote 109. la station d’Essigny (ces points inclus).
Liaison à droite avec le 262e I.

À l’Ouest par :

la route d’Essigny. Pire-Aller, exclus.
Point 100 m à l’est du carrefour de la Carrière 62.point 015-37-point 92.31.
Liaison à gauche avec le 119e RI (voir Croquis)

Il est partagé en deux centres de résistances.
CRA à l’Est.
CRB à l’Ouest.

Occupation le 4 matin

source: http://vlecalvez.free.fr/JMO_octobre1917.html

Journal du mardi 2 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, actions d’artillerie assez vives dans les secteurs de Laffaux, d’Ailles et dans la région entre la Miette et l’Aisne.
Au nord de Braye, un de nos détachements, composé d’un officier et de douze hommes, a exécuté un coup de main sur une tranchée adverse et ramené sans avoir subi de pertes, 13 prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont prononcé une attaque entre le bois le Chaume et Bezonvaux. Un combat acharné s’est engagé dans nos éléments avancés où l’ennemi avait réussi à pénétrer et s’est terminé à notre avantage. Notre ligne est rétablie. Nous avons fait 15 prisonniers.
Sur le front belge, nos alliés ont été bombardés dans les régions de Ramscapelle, de Oerscapelle et de Knoske. Les batteries belges ont vigoureusement riposté.
En Macédoine, nous avons exécuté des tirs de destruction sur les batteries ennemies dans la boucle de la Cerna et au nord de Monastir. L’armée britannique de Mésépotamie a remporté un grand succès à Ramadié, à l’ouest de Bagdad, capturant plusieurs milliers de prisonniers, dont le chef des troupes turques.
Les Italiens ont repoussé une série d’offensives autrichiennes sur le plateau de Bainsizza. Le chiffre des prisonniers faits par eux monte à 2019, dont 63 officiers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

336/journal du 6 juillet 1915: A Cuperly (51) Marius Gaytté fusillé par accident…

Carnets du jour du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Cuperly (51) Marius Gaytté fusillé pour l’exemple

Marius Gaytté, varois natif de Callian, a été condamné le 6 juillet 1915 et immédiatement fusillé pour « abandon de poste en présence de l’ennemi », après une parodie de justice. On en trouve confirmation sur le site MemorialGen.

http://ldh-toulon.net/Marius-Gaytte-serait-mort-par.html

http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?id=599008&rechercher=1&submit=Autre%20fiche&largeur=1280&hauteur=800

Le 28 ème RI perd tous ses officiers de la 6ème Compagnie

le 6 juillet 1915, l’histoire du 28e RI fut marquée par la perte de tous les officiers de la 6e compagnie.

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Pagesvecuesrecitstemoignages/obus-juillet-1915-sujet_172_1.htm

Lu dans le Miroir en date du mardi 6 juillet 1915

Deux tentatives ennemies ont été enrayées au nord d’Arras. Devant Souchez, les Allemands, armés de grenades et de pétards, sont sortis plusieurs fois de leur tranchée : ils ont dû se replier avec de grosses pertes. Une autre attaque a été arrêtée par notre feu au  » Labyrinthe « .
Dans la Haye, les Allemands ont pris l’offensive sur un front de 5 kilomètres. Près du bois Le Prêtre, ils ont réussi à reprendre pied dans leurs anciennes lignes, que nous avions conquises. Ils n’ont pu toutefois les dépasser. Partout ailleurs, dans la région, l’offensive allemande a échoué avec de lourdes pertes. Dans la soirée, l’ennemi a bombardé le bois Le Prêtre avec des obus de gros calibre.
En Pologne, les Russes ont repoussé une tentative allemande sur la Bzoura. Près de Radom, ils ont conquis des tranchées sur les Autrichiens.

Entre Vistule et Bug, ils luttent pied à pied, arrêtant la marche des colonnes de Mackensen. Ces colonnes ont été partout décimées. Les arrière-gardes de nos alliés en Galicie se retirent de la Gnila-Lipa sur la Zolata-Lipa.
Un aviateur russe a fait sauter un train de munitions allemand dans la région du San.
Les Italiens ont battu les Autrichiens au Val Grande et en Carnie. Ils ont infligé de dures pertes à leurs adversaires.

 

 

212/journal du 4mars 1915: dans un gourbi à Berry-au-Bac

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement matin et après-midi, dans le voisinage de l’hôtel de ville.

Le 4 mars 1915 à Berry-au-Bac au 28 ème RI

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Le 4 mars 1915, Albert Thierry de la 5e compagnie écrit :

« Je ferai aujourd’hui une description bien authentique de la tranchée de Berry-au-Bac. On traverse la plaine en suivant à peu près la voie ferrée (1), et on arrive premièrement à Moscou. C’est la sucrerie (2) que signale sa haute cheminée et quelques maisons dévastées : les toits sans tuiles ne sont plus qu’un treillage de lattes, les misérables fenêtres sans vitres que des enfoncements béants, et très souvent un gros oeil-de-bœuf éboulé, voilà la signature d’un obus au milieu d’un mur. Ensuite il faut passer le canal de l’Aisne à la Marne (3), le canal latéral à l’Aisne (4), et l’Aisne même : région que pour la garde on appelle les Canaux. Paysage lugubre à neuf heures de nuit, longues langues d’eau grise, levées de terre énormes sur la droite et barrant l’horizon, peupliers inquiets qui chuchotaient. Le premier pont encombré de sa propre ruine, barré de ses propres moellons à son entrée, crevé enfin, sur une longueur de sept à huit mètres, comme un plancher réduit à ses solives, et montrant les eaux. Au rapport des camarades, le second pont aurait reçu 80.000 obus : le tablier a parfaitement tenu, le parapet de droite effondré s’est trouvé reconstruit en sacs de ciment (5) et le parapet de gauche est à peu près intact. On bâtit bien en France. Au commencement et à la fin du pont, deux barricades, l’une en pierre, l’autre en gabions, magnifiques, bien jointoyées, bien crénelées, bien hautes, avec  une belle retirade sur le côté, enfin de la destruction indestructible. On entre dans Berry-au-Bac (6). Quelques murailles résistent encore, mais il y a tant de moellons sur la route qu’il est plus facile de passer par les chambres et les jardins. Plâtras et gravats : on tourne et voici presque tout de suite le boyau. A peine le temps, ce chemin, d’admirer ce qui reste de l’église : un pan de paroi, et sur sa triste colonne, une statut de Saint-Roch (7).
Le boyau est de gravier : donc assez sec. Il a été recreusé, nous disent les camarades, et rélargi : on y passe à peu près, sacs, couverture et pelle-bêche y compris. Mais il tourne et retourne tellement qu’on y attrape le mal de mer. Il se ramifie en divers petits couloirs, et au bout de chacun, buté dans la terre non remuée, ouvre un gourbi.
Le nôtre, à Chevallier et à moi, fait des envieux parce qu’il a une porte. Pour mieux dire, deux moitiés de porte, l’une en bois blanc, l’autre en chêne, obtenues dans les ruines de Berry-au-Bac : la première, à gauche, est fixe, et comme elle est à jour, on l’a doublée, à l’extérieur ; de trois vieux sacs, et à l’intérieur, d’un rideau de cretonne et une applique en zinc à placer une bougie ; mais la seconde, à droite, s’ouvre très bien et même se ferme par un crochet. On entre courbé, on peut tenir à genoux facilement, étendus presque, mais pas débout. Litière de foin, murs doublés de planches et de troncs d’arbres et ornés d’étagères, plafond perfectionné par une toile de tente et une gouttière.
Un talus suffisant nous dérobe à la vue de l’ennemi. A droite c’est Sapigneul, à gauche Craonne ; devant je ne sais quoi la plaine. En arrière, la haute levée des deux canaux fait barrage et les ruines excitent l’esprit. Nous regardons un paysage de piquets, de fils de fer et de betteraves gelées. A trois cents mètres de nous se tient sur quatre roues, gauchi un peu, sans carreaux, solide encore à son poste de naufragé, l’Autobus (8) qui donne son nom à notre secteur. Nous y avons un poste d’écoute, et les Allemands aussi.

POUR EN SAVOIR PLUS: http://vlecalvez.free.fr/jmomars1915.html

Photo du 160 ème RI prise en Belgique le 4 mars 1915

cette photo carte prise le 4 mars 1915 en Belgique. L'un des soldats du 160eme arbore sue la tête un trophée, casque à pointe modèle 95 apparemment Badois.

Photo carte prise le 4 mars 1915 en Belgique. L’un des soldats du 160eme arbore sue la tête un trophée, casque à pointe modèle 95 apparemment Badois.

http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t83759-160eme-ri-belgique-4-mars-1915

La population de rebelle à Lille

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Mgr Charost (qui défendra les civils et prisonniers avec vigueur pendant toute l’occupation)

Le vendredi 4 mars à Lille est un jour comme les autres, des prisonniers français vont traverser les rues de la Lille, comme pour accroître à nouveau l’esprit de crainte et de puissance des armées allemandes. Cependant rien ne va se passer comme les allemands le pensaient. Lors du passage des prisonniers, une partie de la population se révolte, les lillois crient « vive la France », les lilloises portent la cocarde aux couleurs de la France (interdit dès octobre 1914), les manifestations lilloises ne plaisent semblent-ils pas aux allemands qui arrêtent un petit nombre de personnes.

LA SUITE SUR le blog de Nicolas G. : http://lille1418.over-blog.com/2014/10/le-4-mars-1915-quand-la-population-se-rebelle.html

Les Allemands perdent un dirigeable: 21 morts

Le 4 mars 1915, le L8 (lz33) est endommagé lors d’un combat aérien au dessus de Nieuport. il d’écrasera en foret à Tirlemont, au Sud d’Ostende, causant la perte des 21 membres d’équipage.

http://lzdream.net/dirigeables/template_airship.php?page=zeppelin_kill&menu=zeppelin_menu

Le paquebot Equateur réquisitionné

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Désarmé à Odessa puis réquisitionné le 4 mars 1915 par le gouvernement français le paquebot Equateur est mis à disposition du gouvernement russe qui le transforme en navire hôpital.

http://www.frenchlines.com/ship_fr_1118.php

Ecrivain mort à la guerre

Camille Violand- 1891 – 4 mars 1915 à Pethes-les-Hurlus (Champagne).

http://data.bnf.fr/14546937/camille_violand/

Lu dans Le Miroir en date du jeudi 4 mars 1915

France.-Canonnade de la mer à l’Aisne; Les Allemands bombardent Reims avec des obus incendiaires. Nouveaux progrès de nos troupes en Champagne, sur le front Souain-Mesnil-Beauséjour. Sur plus de six kilomètres, nous occupons une ligne de tranchées allemandes d’une épaisseur d’un kilomètre. Un régiment de la garde impériale a subi des pertes énormes, au cours d’une contre-attaque, que nous avons repoussée.
D’autres offensives ont été arrêtées par nos soldats près de Verdun et près de Pont-à-Mousson.
Les Russes, après avoir enfoncé le centre allemand près de Prasznisch et progressé dans la direction de Mlava à proximité de la frontière prussienne, ont également repris l’offensive dans la région de Grodno et sur le Niémen. Offensive d’ailleurs heureuse. En Bukovine, ils bombardent Czernovitz.
Une division navale française, postée dans le golfe de Saros, a bombardé les lignes turques de Boulaïr qui commandent le débouché des Dardanelles vers la mer de Marmara. Les troupes ottomanes ont évacué plusieurs ouvrages importants sous notre feu.
Un grand conseil de la Couronne a été tenu à Athènes. Il a délibéré sur le point de savoir quelle attitude adopterait la Grèce en présence de notre entreprise sur les Dardanelles.
La famine s’accentue en Autriche. Le gouvernement a opéré la saisie des céréales, et cette confiscation n’a pas été sans susciter des troubles dans plusieurs villes

 

153/journal de la grande guerre/4 janvier 1915: naissance de l’auto-chir

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

« Bombardement dans la matinée et au cours de l’après-midi. Une forte canonnade se fait entendre au loin toute la journée.

Lorsque j’arrivai au bureau, ce matin, Cochet, le pince-sans-rire, me dit de l’air le plus sérieux: « Pour une fois, il y a un article intéressant sur « le Courrier » d’aujourd’hui:

-Ah!fis-je, à propos de…

« Vous verrez, ajoute t-il, c’est intitulé: « dans les environs de Reims »

Je me procure le journal et m’aperçois bien vite que dans la deuxième colonne de la dernière page, il y a évidemment la place marquée pour une chronique assez longue, mais que la censure n’en a laissé que le titre cité par notre camarade de la « comptabilité ». Tout le reste est en blanc. »

2ème carnet de guerre de Renée Muller (pays rémois)

Sans+titre2Renée MULLER née en 1896 à Isse (Marne), morte à Reims en 1996, âgée de 100 ans, est la fille d’Aristide MULLER, ° 1867 Etain, garde particulier au château de Vrilly au sud de Reims près de Taissy, St Léonard et Cormontreuil, et de sa 2e femme Anna REDINGER,° 1870 Distroff, tous 2 lorrains.
https://www.google.fr/search?q=2%C3%A8me+carnet+de+guerre+de+Ren%C3%A9e+Muller+%28pays+r%C3%A9mois%29&ie=utf-8&oe=utf-8&gws_rd=cr&ei=BfeTVNaROZLuaJmagcgI

Carte de Lucien Pinet à sa femme Madeleine le 4 janvier 1915

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Lundi 4 janvier 1915

Mad chérie

Quoique je sois très pressé je veux avant de partir à la distribution te dire un petit bonjour surtout que les gros noirs tombent sur le patelin où je ravitaille mais l’obus ou la balle qui doit me tuer n’est pas encore faite et tu sais ils n’ont font plus beaucoup et peut-être qu’ils m’oublieront. Bons baisers de ton petit homme Lucien.

Dans cette courte lettre de Lucien Pinet à sa femme, on trouve à la fois le danger, représenté par « les gros noirs », c’est-à-dire les obus mais aussi la volonté de conjurer le sort, « la balle ou l’obus qui doit me tuer n’est pas encore faite ».

http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/ecrits-de-poilus–4364.htm

Carte du caporal Léon Rosset-Bressand à sa femme Madeleine le 4 janvier 1915

A l’armée, ce 4 janvier 1915

Ma Mad chérie

Encore rien de toi au courrier d’hier ! serais-tu malade ? Non, j’écarte bien vite de moi cette idée et veux simplement mettre sur le dos des PTT ce retard qui me prive tellement beaucoup. Mr Ariat m’a envoyé une aimable carte à laquelle je fais une concise réponse. Didier m’a aussi écrit, nos vœux se sont croisés ; il est dans les tranchées le pauvre diable, comme les camarades : un jour dans le boyau, 1 jour au demi-repos ; pour nous il y a une variante, c’est quatre jours dans les trous et quatre jours à deux kilomètres à l’arrière. Je m’empresse de te dire que mes fonctions m’arrachent constamment à ce séjour terriblement dur et déprimant pour la santé ; c’est pourquoi je puis supporter l’hiver humide et pluvieux et venteux qui rend plus triste encore cette campagne. Le colis Jonzaquais contenait trois chaudes paires gants pieds (je suis meublé confortablement) et des gourmandiseries appréciées.

Je t’ai fait savoir que le fils Pradel m’avait octroyé un aimable morceau de prose, je n’ai guère le temps de l’en remercier pour l’instant, j’espère qu’il passera une bonne partie de sa convalo à Rib. et qu’il pourra ainsi servir un peu notre cause.

Le colis de cette bonne Charlotte contenait, pour duplicata je bisse, des marrons glacés et des chocolats amande de sa fabrication. Vous gâtez beaucoup vos grands gosses de grognards qui ne peuvent reconnaître vos gracieusetés autrement qu’en vous témoignant un peu plus vivement leurs sentiments constants d’affection ou d’amour !

Il pleut, il pleut… jadis il neigeait mais alors c’était l’aigle de France qui courbait la tête aujourd’hui l’aigle noir d’Allemagne bat de l’aile !

Beaucoup de baisers autour de toi, à Jonzac comme à Barbezieux et conserve, petite Mad chérie, l’image de qui t’adore au fond de ton cœur, la tienne tient le mien tout entier.

http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/ecrits-de-poilus–4364.htm

Janvier 1915 à la côte 108 (Berry-au-Bac)avec le 28 ème RI

S.P.A. 38 officiers 2702 hommes
7 évacués pour maladie.

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http://vlecalvez.free.fr/JMO_janvier1915.html

Bataille du Hartmannswillerkopf (Alsace)

Le 4 janvier 1915, la 8e compagnie du Ldw. Inf. Rgt. 123 et des éléments du Landsturmbataillon Heidelbergtentent de prendre en tenaille le poste occupé par les chasseurs alpins mais ils échouent car des renforts français arrivent depuis le Silberloch.

http://www.saintmaximin2008.fr/PAGESWEB/HISTOIRE/MILITAIRE/1GM/recit1GM/1915Hartmannswillerkopf.html

(Opinion)Pétain le boucher

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Fayolle toujours, note, que le 4 janvier 1915, Pétain menace du peloton d’exécution ceux qui volent les fils télégraphiques et « qui ne méritent aucune indulgence ».

http://www.empereurperdu.com/tribunehistoire/viewtopic.php?f=11&t=98

Santé: naissance de l’auto-chir

Ambulance francaise

Carnet de Pierre Pillon, Poilu de Dinan

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4 janvier 1915 « J’ai vu les boches qui travaillaient dans leurs tranchées. Nous sommes tout près d’eux et je vois très bien briller leurs casques à pointes. »

http://pierrepillondinan.blogspot.fr/2014_04_01_archive.html

Retrouvez cette histoire dans l’édition du Petit bleu du 8 mai 2014
 
et dans le Télégramme du samedi 28 juin 

Lu dans le Miroir du lundi 4 janvier 1915

France.-L’ennemi se montre beaucoup moins actif en Flandre et dans la région du nord de la France.
Entre Oise et Aisne, nous démolissons divers ouvrages allemands très gênants pour nous; combat d’artillerie près de Craonne; progrès à Perthes-les-Hurlus; refoulement de colonnes allemandes à Beauséjour et dans le bois de la Grurie, en Argonne; canonnade près de Verdun et sur les Hauts-de-Meuse; avance au nord-ouest de Pont-à-Mousson et dans la vallée de Celles (Vosges); consolidation des positions acquises près de Thann.
Allemagne.-La disette se fait de plus en plus sentir outre-Rhin. Le bourgmestre de Dusseldorf invite la population à ne pas gaspiller les vivres qui sont en sa possession; l’autorité militaire tâche de se procurer du cuivre en démontant toutes les installations industrielles qui en usent.
Une lutte acharnée, et qui rappelle celle du nord de la France, se livre entre russes et allemands le long de la Bzoura en Pologne. Des tranchées profondes ont été établies de part et d’autre.
Le général russe Radko Dmitrieff qui commande l’armée près de Cracovie, a capturé 22500 ennemis du 15 au 30 décembre. L’Autriche avoue avec réticences la défaite de son armée des Carpathes. Le gouverneur de Trieste, le prince de Hohenlohe, s’est enfui avec les fonctionnaires de la ville, craignant un bombardement.
M. Root, ancien secrétaire d’Etat américain, propose au Sénat de Washington de modifier, en faveur des Belges, les lois sur l’immigration, afin qu’ils trouvent plus aisément un asile aux Etats-Unis.

 

 

 

70/Journal de la grande guerre: 13 octobre 1914, le conseil vote de nombreuses aides

Hommage au Dr Jacquin et nombreuses aides votées au conseil municipal de Reims

Réuni le 13 octobre 1914 sous la présidence de M. Langlet, le conseil municipal (loin d’être au complet)a d’abord rendu hommage au Dr Jacquin, adjoint chargé du ravitaillement,  victime d’un obus à la sortie de l’hôtel de ville le 19 septembre.

Dans son propos le maire crut bon d’ajouter: « Tu n’as pas pu voir les lueurs sinistres de l’incendie qui découronnait la merveille de notre cité. »

Familles de militaires rappelés sous les drapeaux.-Rappelant que le crédit de 300.000F voté le 1 août pour venir au secours des familles nécessiteuses de militaires rappelés sous les drapeaux était épuisé, le maire a demandé qu’un nouveau crédit de 500.000F soit voté à cet effet au bureau de bienfaisance. Adopté.

Achat des denrées pour le ravitaillement.-Afin d’éviter la spéculation sur les denrées alimentaires, la commune effectue des achats  à un cours à peu près normal. Le maire informe l’assemblée: sur le crédit ouvert de 125.000F, il reste 85.000F. Il y a déjà eu pour 600.000F de dépenses engagées presque totalement couvert par les ventes. Les élus sont invités à voter un 3 ème crédit de 600.000F pour de nouveaux achats.

Secours nature aux réfugiés.-Le crédit de 20.000F voté afin d’apporter des secours en nature aux réfugiés, pour le salaire des personnes auxiliaires embauchées pour l’enlèvement des ordures et des chevaux morts ou la solde des sapeurs pompiers auxiliaires est épuisé. Le conseil vote un nouveau crédit de 20.000F.

Palier les retards de l’Etat.-Les familles de rappelés sous les drapeaux rencontrant des problèmes en raison du reatrd de paiement des allocations de l’Etat bénéficient d’une aide de la commune de 50 centimes (par membre de la famille). La commune a déjà voté un crédit de 20.000F à cet effet.

Problèmes des réfugiés.-Le conseil désigne les membres de la commission chargée de l’étude de toutes les questions se rattachant aux réfugiés en ce moment à Reims. Elle est composée de MM.Rohart, Drancourt, Lelarge, Heidsieck, Bataille et Menesson-Dupont.

Cathédrale: les Allemands mentent…

carte 8ADans un communiqué (du 13 ou 14 octobre) les Allemands expliquent pourquoi la cathédrale de Reims risque encore d’être bombardée: « Les Français ont installé deux batteries d’artillerie lourde tous près de la cathédrale de Reims (1). On a constaté en outre que sur une des deux tours de cet édifice on faisait  des signaux lumineux. Il est bien entendu que nos troupes devront prendre les mesures nécessaires pour assurer leur défense sans se préoccuper de la cathédrale. les français seront donc responsables aujourd’hui, comme avant, d’un nouveau bombardement de la cathédrale. »

(1) Sans un communiqué du 27 septembre le général Joffre avait certifié, qu’à aucun moment, le commandant militaire n’avait fait placer un poste d’observation dans la cathédrale. »

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Vers 22 h 30, hier soir, nous avons été réveillés par une première explosion. A 2 heures du matin, une quinzaine d’obus éclatant encore, nous nous sommes retrouvés dans l’obligation de nous lever et de nous préaparer à toute éventualité (…)

Je m’aperçois, le matin, en me rendant à la mairie, qu’un des obus de la nuit est entré par le toît de la maison où se trouve une pâtisserie, face au théâtre et qu’une maison de la place du Chapitre a été éventrée et qu’une maison de la place du Chapitre a été éventrée, à hauteur du premier étage, par un autre projectile(…)

Le bombardement continue dans  la journée(…) Dans le Courrier de ce jour, nous lisons ceci:

La cathédrale est-elle réparable?

Voici la réponse de la commission chargée par le Ministère de l’Instruction publique, de préciser l’étendue des ravages commis: « En résumé la cathédrale est défigurée dans ses lignes et dans les détails de sa décoration; si sa construction puissante a résisté en partie au choc des projectiles, on ne refera jamais ses admirables sculptures et elle portera éternellement la marque d’un vandalisme qui a dépassé l’imagination. »

Situation du 28 ème RI à Villers-Franqueux (51)

Situation de prise d’armes :
22 officiers 1609 hommes.
A part le 2e Bataillon, les diverses unités du détachement de Villers-Franqueux conservent leurs missions des jours précédents. Avant le lever du jour, le 2e Bataillon réoccupe ses positions de la veille sur la Route nationale ; il a reçu au départ des boucliers d’acier (1). Dans le courant de la journée, ce bataillon prononce une offensive vers le bois du Moulin de Loivre et parvient à avancer, dans cette direction, de quelques centaines de mètres. Pour la nuit, le Capitaine Cotinaud reçoit l’ordre de rester sur les positions qu’il a occupées et de s’y retrancher avec l’aide de 2 sections du génie.
Pertes : 7 blessés.

13 octobre 1914, à Thuizy, un  fusillé au 68ème RI

http://indre1418.canalblog.com/archives/2010/10/13/19006709.html

Dans la presse au 13 octobre

France.-Le bulletin officiel atteste que notre situation reste satisfaisante.
Sur aucun point l’ennemi n’a progressé: sur beaucoup nous avons gagné du terrain.
Belgique.-Les Allemands n’ont enlevé que les faubourgs de la ville d’Anvers : vingt-quatre des forts du camp retranché tiennent toujours.
Russes.-Les troupes russes de la Vistule ont pris contact avec l’armée allemande vers Ivangorod et Varsovie.
Autriche-Hongrie.-Le gouvernement austro-hongrois, sans doute à la requéte de l’état-major allemand, qui exerce une tutelle croissante sur lui, a décidé de changer cinq des commandants de corps d’armée. C’est un aveu dé défaite, et cette défaite est d’ailleurs d’autant plus caractérisée maintenant que l’armée russe a pénétré en Transylvanie.
Italie.-Le ministre des Affaires étrangères d’Italie, M. di San Giuliano, est gravement malade.

Ecrivains morts à la guerre le 13 octobre 1914

Robert_Andre-MichelRobert André Michel – 1884 – 13 octobre 1914 à Crouy, Aisne.
Archiviste paléographe, conservateur aux Archives nationales, historien et historien de l’art

http://www.inha.fr/fr/ressources/publications/dictionnaire-critique-des-historiens-de-l-art/andre-michel-robert.html