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1539/19 octobre 1918

Le dernier combat du 28e régiment d’infanterie

La suite du récit d’André Garanger.

Deuxième partie : 19 octobre, 10 h

« Si nous donnons aujourd’hui le récit d’un témoin, ce n’est pas parce que cette opération fut importante par son ampleur ou par ses résultats (le 28ième en a vu d’autres), mais parce qu’elle fut (qui pouvait s’en douter) la conclusion de 51 mois de cruelles épreuves qui coûtèrent à notre régiment près de 11.000 tués, blessés ou disparus. Des noms seront cités dont certains d’entre nous se souviendront peut-être.
Et aussi, comment ne pas obtempérer quand le rédacteur en chef du bulletin réclame de la copie ?
C’est précisément lui qui achemina, le 18 octobre 1918, une lettre qui disait notamment : « …Nous accueillerons, avec un certain plaisir, un moment de répit dans notre vie agitée. Depuis le 30 septembre, nous sommes engagés et nous avons tous besoin de faire un peu de toilette et de changer de linge. Mais tout cela ne vaudra pas la relève de la division que nous espérons prochaine. Par une température comme celle dans laquelle nous prenons nos ébats, il semblerait bon de passer quelques nuits dans un lit ; ce n’est pas que l’on dorme mal sur la terre, mais il y a mieux. Le matin surtout les pieds réclament un peu de chaleur… ».
La relève ! fuyant mirage, une fois de plus.

Dans la soirée, un ordre arrive : la division attaque le lendemain. Au 28ième R.I. ce sont les 1er et 2e bataillons qui sont de la fête et qui, par une nuit sans lune, s’en vont gagner leur base de départ. Première surprise pour la 2ième compagnie : le plan directeur n’est pas exact. Sur l’emplacement d’un petit bois qui doit la dissimuler il n’y a que … des fagots. Or l’heure H est 10 heures et jusque-là il faudra ne pas révéler notre présence à l’ennemi tout proche. Le mieux est de s’étendre sur le sol et d’essayer de dormir. Un « tuyau de cuisine roulante » annonce que l’ennemi doit décrocher pendant la nuit. Une patrouille (caporal Favreau) s’avance prudemment, est éventée, et fait jaillir une gerbe de fusée éclairantes et des rafales de mitrailleuses : le Boche est toujours là !

A H-2 : « Baïonnette au canon !». Des 155 éclatent sur la crête que nous devons atteindre, mais des coups sont courts : Cloarec est blessé.

10 heures ! C’est le drame. Au lieu d’arroser l’ennemi, des 75 tombent sur nous : Martin est blessé ; un obus vient de soulever un peu de terre à deux pas d’un chef de section, mais il a la bonne idée de ne pas éclater. Les hommes reculent.
Le capitaine Emo, qui commande la 2ième compagnie, se rendant compte de la situation, envoie à ses sections de première ligne l’ordre de ne pas attaquer, mais cet ordre de leur parvient pas.
En face, sur la crête, à 500 mètres environ, les Allemands nous mitraillent. Grandin (tireur FM) crie « je suis blessé ; j’ai les deux cuisses traversées ». Roy, son pourvoyeur, ne peut le remplacer : il a été tué sur le coup. A côté de lui, Lhotellier a subi le même sort.
Le « tir de couverture » s’éloignant, les sections avancent, par bonds, approchant de la crête d’où surgissent sept Fritz et un adjudant qui, levant les bras et, sans se faire prier, courent vers nos arrières.
Une double rangée de barbelés nous arrête ; nous nous couchons et sommes pris sous le feu de mitrailleuses, qui, à notre gauche, balayent le glacis où nous sommes. Le sergent Épinette est blessé peu gravement semble-t-il ; le caporal Louvel se porte à son secours ; il est alors blessé et Épinette s’affaisse, probablement achevé par la même rafale.

La suite sur: https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=54275

Belgique :dernière charge à cheval

Le 19 octobre 1918, le 1er régiment de Guides mène une charge contre les troupes allemandes dans le hameau de Burkel. C’est la dernière charge à cheval menée sur le front occidental.

Herpy l’Arlésienne attaquée (aisne)

Apparement , la crête qui court entre Chateau-Porcien, Herpy et vers Gomont , ne supporte aucun bloks…Il y avait des tranchées crenelées et bastionnées, et en plusieurs vagues paralléles  , étagées jusqu ‘ aprés la Serre , soit sur une profondeur de 12 à 15 km , parfois 20 km , les lignes étant  séparées de 500 mètres à un km, parallèles  ,suivant le terrain. Le 19 Octobre 1918, les Marsouins des 21e 22e 23e 24 e et 43 eme Régiments d’Infanterie Coloniale ont attaqué ce secteur , et la bataille a été trés dure et trés meurtriére. Aucun reste apparent dans les champs sur crête, qui surplombent la trés vaste vallée de l’Aisne., et les vallons , et les collines qui se succédent vers Banogne-Recouvrance, Saint Quentin le Petit , le tout en direction de la Serre, et de Rozoy sur Serre, but final de l’offensive d’Octobre 1918.
Read more at http://hindenburgardenn.e-monsite.com/pages/hundling-stellung-herpy.html#UDi74OXWfSfQj0qV.99

Journal du samedi 19 octobre 1918

Le recul allemand continue sur le front belge, entre la mer du Nord et la Lys. L’avance est de vingt kilomètres sur un front de plus de cinquante.
L’armée belge est entrée dans Ostende. La cavalerie est aux portes de Bruges. Elle a occupé également Ingelmunster.
La deuxième armée anglaise borde, au nord de Courtrai, la Lys, qu’elle a franchie au sud de cette ville, arrivant aux abords de Tourcoing.
Les troupes anglaises et américaines ont attaqué, sur un front de quinze kilomètres au nord-est de Bohain. A droite, l’avance est de trois kilomètres. Nos alliés ont traversé les hauteurs boisées à l’est de Bohain et ont pris Andigny-les-Fermes. Plus au nord, elles ont enlevé la ligne de la Selle. A gauche, elles ont nettoyé la partie est du Cateau.
Les troupes anglaises ont pris Douai. Lille a été encerclée et occupée.
Dans la région de l’Oise, les troupes françaises ont mené de vives attaques entre la forêt d’Andigny et la rivière. Elles ont progressé, enlevant le Petit-Verly, Marchavenne, atteignant les lisières nord de Grougy et d’Arsonville, ainsi que les abords d’Hauteville. Sur la rive gauche de l’Oise, nous nous sommes emparés de Mont-d’Origny. 1.200 prisonniers ont été faits.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1246/31 décembre 1917: les tranchées ont-elles enterré la cavalerie ?

Taxe sur les produits de luxe

Loi du 31 décembre 1917 (article 27). Taxe sur les dépenses : objets de luxe. Liste complète des objets désignés comme étant de luxe…

http://www.hachettebnf.fr/loi-du-31-decembre-1917-article-27-taxe-sur-les-depenses-objets-de-luxe-9782013419413

Le 28 ème RI au sud de Saint-Quentin

SPA 61. 2464
Matinée calme jusqu’à 9h30. A partir de 9h30 et jusqu’à midi, tir de gros calibres allemand sur Essigny et le PC Jeanne d’Arc.
Des conversations surprises par le poste d’écoutes spéciales font présager un tir de destruction suivi d’une émission de gaz qui se produirait soit vers 22h30, soit dans la nuit vers 2h30.
Les précautions sont prises en conséquence. Les unités du Bataillon en réserve ne vont pas au travail et sont maintenues en alerte dans leur abris.
Deux concentrations d’artillerie lourde sont faites au cours de la nuit sur la région du Pire Aller et sur Moulin de tous vents (22h15 – 23h10 – 1h à 1h15).
Les Allemands réagissent assez peu par minen sur tranchée Salers. PA4 et Boyau Pic.
Le reste de la nuit est calme.

Pertes subies pendant le mois de Décembre 1917
Tués
3. Fleury, 10e Cie
8. Lieutenant Cochereau, 1re Cie
26. Jacquelin, 5e Cie

Blessés
1er : Dominé, 10e Cie ; Boujard, 10e Cie
4 : Hardy, CM3 ; Lautier, 10e Cie
6 : Mercier, 1re ; Omont, 1re Cie
19 : Boivin, 2e ; Hugo, 11e, Gervois, 7e Cie.
23 : Guichard, 10e.
26 : Roy, 5e Cie.
28 : Caudebec, 10e ; Bénard, 10e ; Mahieu, 10e ; Moret, 11e Cie (intoxiqués)
31 : Petit, 3e Cie ; Dubocq, CM1.

source: http://vlecalvez.free.fr/JMO_decembre1917.html

Les tranchées ont-elles enterré la cavalerie ?

cavale

L’année 1917 continue d’être une année de réduction des effectifs et des unités de cavalerie présents au front . Le grand quartier général reprend les arguments de la dispersion des divisions et des difficultés de ravitaillement en fourrages pour renvoyer en Afrique du Nord les 18 escadrons de spahis et dissoudre la 7e division en juillet .

Si de nombreuses unités montées sont supprimées, celles qui subsistent se transforment. Leur vulnérabilité face à la puissance de feu des troupes allemandes oblige l’armée française à renforcer leur armement et modifier leur équipement. Le mousqueton à baïonnette remplace la simple carabine et chaque cavalier monté est doté de 200 cartouches au lieu de 96 à la mobilisation. La cuirasse et le cimier des casques sont abandonnés et la diversité chromatique spécifique à la cavalerie se réduit à la couleur bleu horizon. La perte des couleurs distinctives des cavaliers n’est pas sans conséquence sur leur moral, même encore en 1918.

Lire l’intéressant dossier sur  https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2007-1-page-7.htm

Journal du lundi 31 décembre 1917

Canonnade intermittente en quelques points du front.
Des coups de main ennemis sur nos petits postes au sud de Saint-Quentin, dans la région de Bezonvaux et de Vauquois, sont restés sans succès. Nous avons fait des prisonniers, dont un officier.
Trois avions allemands ont été abattus, dont un par le tir de nos canons spéciaux.
Sur le front britannique, à la suite d’une vive canonnade au nord-est d’ypres, l’ennemi a dirigé une attaque locale contre les positions de nos alliés de la voie ferrée d’Ypres à Staden.
Il a été entièrement rejeté par nos feux.
Un coup de main allemand a échoué au nord de Passchendaele.
Sur le front italien, on ne signale que des actions d’artillerie, plus vives dans le secteur du mont Tomba.
Des aviateurs anglais ont descendu un ballon captif ennemi à Pieve di Solego.
Des aviateurs ennemis ont renouvelé l’incursion sur Padoue, lançant sur la ville plus de vingt bombes explosives et incendiaires. Trois personnes ont été tuées et trois blessées. De nombreux dégâts ont été causés aux monuments et habitations privées.
Un conflit à surgi à Brest-Litowsk entre les délégués maximalistes et les plénipotentiaires des empires centraux au sujet de l’évacuation de la Pologne, de la Lithuanie et de la Courlande par les troupes austro-allemandes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

1219/4 décembre 1917: les Français en Italie

Journal du 28 ème RI

plan_grugiesL4 décembre 1917.-De 0h30 à 0h45, un avion de bombardement lance une dizaine de bombes sur la région de Grugies.
Journée et nuit assez calmes, dans le CRD et le CRF.

Un tir exécuté par notre AT sur la tranchée de la Drave à 13 heures, provoque une violente riposte de l’artillerie allemande sur le CRB et la droite du CRD.

De nombreux avions ennemis ont traversé nos lignes pendant la nuit, pour aller bombarder notre zone arrière.

Vers 6 heures, l’observatoire Eugène signale des bruits de klaxons venant de droite (origine éloignée) et une très légère odeur de gaz.

Extrait du JO du 29 novembre 1917 (Réserve)
Par décret du Président de la République en date du 25 novembre 1917, sur la proposition du Président du Conseil, ministre de la Guerre, M. Martin, du 28e I, est promu à titre définitif au grade de Lieutenant de Réserve pour prendre rang du 7 octobre 1917.

Extrait du JO du 29 novembre 1917. Passage des Officiers de la classe 1914 dans la réserve.
Par décision ministérielle du 13 novembre 1917, les officiers d’infanterie à TT dont les noms suivent, nommés officiers de l’Active comme appartenant à ce moment à une classe d’active ou suivant le sort de cette classe, cessent d’appartenir comme Officiers de l’armée active, à compter de la date à laquelle cette classe est passée elle-même dans la réserve, et sont nommés avec le même grade Officiers de réserve à titre temporaire pour prendre rang de la date depuis laquelle ils jouissent de ce grade :
Colleville (M.E.), sous-lieutenant (1)
Le Roy (H.M.P.E), idem
Pourny (E.A.B.), idem

http://vlecalvez.free.fr/JMO_decembre1917.html

Indépendance de la Finlande

Le 6 décembre 1917, la Finlande s’émancipe de la Russie et proclame son indépendance en profitant des désordres occasionnés par la guerre de 1914-1918 et les Révolutions russes de 1917.

Les Français en Italie

 mont tomba

Le 4 décembre, les unités françaises montent en ligne. Les chasseurs alpins de la 47e D.I .A. reprennent le Monte Tomba le 30. Fantassins, chasseurs, artilleurs, sapeurs vont tenir leurs secteurs jusqu’en mars 1918. Foch rappelle la 10e armée sur le front Ouest, sauf le 12e C.A. qui devient les F.F.I. (Forces françaises en Italie) commandées par le général Graziani.

Le dossier sur:

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/les-francais-en-italie-1917-1918

 

Journal du mardi 4 décembre 1917

Dans la région de Saint-Quentin et au nord du bois des Fosses, des coups de main ennemis sur nos petits postes sont restés sans succès.
Entre la Miette et L’Aisne, dans la région à l’est de Reims, et sur la rive droite de la Meuse, la lutte d’artillerie a été assez violente.
En Woëvre, après un vif bombardement l’ennemi a prononcé une attaque sur nos positions au nord de Flirey. Nos feux ont arrêté et refoulé l’assaillant, qui a subi des pertes élevées. Des prisonniers sont restés entre nos mains.
Dans les Vosges, une tentative de coup de main sur nos petits postes de la région de Violu a complètement échoué.
Les Anglais ont exécuté une opération de détail au nord-est d’Ypres. Quarante-cinq bâtiments et fortins ont été capturés sur la crête principale au nord de Passchendaele.
Sur le front de bataille de Cambrai, les troupes britanniques se sont repliées par ordre et sans intervention de l’ennemi du saillant aigu formé par le village de Masnières. Dix attaques allemandes ont été repoussées sur ce front.
Dans la région de Bourlon, nos alliés ont capturé des mitrailleuses et des prisonniers.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

 

1202/17 novembre 1917

17 novembre au 28 ème RI

SPA 59. 2439
A 3 heures du matin, après une préparation d’artillerie intense et brève, la 2e section de la 11e compagnie commandée par l’adjudant Foucher, exécute le coup de main sur la tranchée de Brandebourg entre 17.47 et 18.47.
L’opération vigoureusement appuyée par l’artillerie a été bien menée, quoique génée par un brouillard intense, de violents tirs d’artillerie et de mitrailleuses. Elle a permis de faire un prisonnier du 464e RI. Confirmation de l’ordre de bataille, renseignements auxquels le commandement attachait la plus grande importance. Elle a permis de constater que les lignes allemandes étaient assez fortement occupées et que les Allemands après le coup de main opéré par le 24e RI le 10 novembre 1917, dans des conditions analogues, avaient pris des mesures de défenses spéciales.

A 7h30, le Général commandant la DI, le Colonel commandant l’ID, arrivent au PC Jeanne d’Arc
et remettent les décorations aux gradés et hommes qui ont participé au coup de main.

http://vlecalvez.free.fr/JMO_novembre1917.html

Parution du Rire rouge

Journal du samedi 17 novembre 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, les Allemands ont tenté d’enlever l’un de nos points d’appui au nord de Veldhoek. L’attaque a complètement échoué et a valu des pertes sensibles à l’ennemi.
Sur le front britanniqne, un coup de main a été exécuté avec succès au nord-est de Sampoux par des troupes du Worcestershire.
Les Italiens ont tenu sur tout leur front, du Stelvio à la mer et même contre-attaqué sur plusieurs points. Ils ont tendu sur la Piave de larges inondations qui ont arrêté l’ennemi.
Les troupes britanniques de Palestine sont arrivées à 5 kilomètres de Jaffa et menacent de plus en plus Jérusalem.
Le cabinet Clemenceau s’est constitué.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1182/28 octobre 1917: « Agriculteur, semez du blé »

« Agriculteur, semez du blé »

Car le bon fonctionnement de l’agriculture, le maintien des récoltes et des rendements est une nécessité tant pour les civils que pour les militaires. C’est ce que prouve cet article, paru dans l’Express du Midi du 28 octobre 1917 :

À l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale, la Société archéologique du Gers et les écrivains publics du Gers se sont associés pour vous faire découvrir la chronologie des événements marquants de la Grande Guerre, tels qu’ils ont été vécus par les Gersois, au travers des grandes batailles qui l’ont émaillée.

« Agriculteurs, semez du blé ! Le gouvernement vient de décider que le blé de la récolte 1918 sera payé au moins 60 francs le quintal. Sur toutes les terres favorables, intensifiez donc la culture du blé. Partout, semez du blé et vous contribuerez puissamment à gagner la dernière bataille. Dans cette guerre qui se prolonge, les facteurs du succès final sont à la fois d’ordre militaire et d’ordre économique. Et, comme le sang de nos héros, le blé combat aussi pour la Victoire ! Gascons, restés fidèles à la plèbe, vous n’avez pas plus besoins que vos frères mobilisés, de vaines exhortations. Depuis le début de la sanglante tragédie, tous, vous n’avez cessé de témoigner de quel dévouement patriotique vous êtes capables. Continuez à montrer à nos ennemis que l’armée du sillon ne cède en rien à celle des tranchées ! Et que vos prochaines semailles préparent la moisson de la Victoire ! A l’œuvre donc, agriculteurs du Gers ! Semez du blé : c’est pour la France ! »

L’agriculture devient donc elle aussi un acte patriotique et, l’optimisme de cet article est-il seulement un effet de style visant à soulever l’adhésion des lecteurs ? Pas sûr… car, en cette fin d’année 1917 et avec l’arrivée des Etats-Unis sur la scène des combats, la donne semble changer…

source: https://lejournaldugers.fr/article/22889-il-y-a-cent-ans-automne-1917-lavenir-seclaircit

Octobre au 28 ème RI

28 Octobre
(Dimanche)Assez forte action d’AT boche sur nos premières lignes. Notre artillerie riposte. Notre patrouille devant CRD, continue à cisailler le réseau boche devant PP 94.60.
Un coup de main sur Arva est prescrit par le général de Division et la journée est en grande partie consacrée à le préparer.
Nuit calme. Notre patrouille du CRD [évente] une embuscade boche installée en tenaille devant PP ennemi 94.60 et rentre sans être trop inquiétée.

29 Octobre (Lundi)

Journée marquée par la préparation d’artillerie AT et AC, en vue d’un coup de main sur Arva, Brèches devant Arva et brèches de diversion par AT. Réglages et tirs d’aveuglement par l’AC. Le Boche réagit de façon assez intense par minen et torpilles.

Pertes :2 tués

Desmonts, Léger, 11e Compagnie (1).
4 blessés
Grard (11e) (2), Lefebvre M, 6e, Carlin, sergent CM2, Huau, 9e.


Dans la soirée, une reconnaissance de la 11e compagnie sort pour vérifier les brèches faites par notre tir de destruction. Constatations satisfaisantes : un nouveau tir de destruction est cependant jugé nécessaire.
La 2e compagnie (compagnie Emo) qui occupe les Carrières de Grand Séraucourt est appelée à Ham par ordre du général commandant le 3e CA pour y assurer divers services. Elle est remplacée aux Carrières par une compagnie du 119e RI.
En Belgique, notre attaque, commencée le matin, s’est développée au cours de la journée, avec un plein succès. De part et d’autre de la route d’Ypres à Dixmude, nos troupes ont enlevé toutes les positions allemandes sur un front de 4 kilomètres et une profondeur moyenne de 2, en dépit de la résistance opiniâtre de l’ennemi, qui a subi des pertes très élevées. Nous avons atteint à droite les lisières ouest de la forêt d’Houthulst et conquis les villages de Verdrandesmis, d’Ashoolt, de Merken et Keppe, ainsi qu’un grand nombre de fermes solidement fortifiées.

l’article complet sur http://vlecalvez.free.fr/JMO_octobre1917.html

Les destructions du patrimoine en Picardie vues par la Section photographique et cinématographique de l’armée

En mars 1917, les troupes allemandes procèdent à un large repli stratégique de leurs forces présentes en Picardie. Baptisée Alberich, cette opération est lourde de conséquences pour la région car, avant son départ, l’armée allemande détruit de nombreux châteaux, églises, routes, ponts, usines ou fermes, emportant à jamais un part notable du patrimoine, souvent ancien. La Section photographique et cinématographique de l’armée (SPCA) est mobilisée pour dresser un inventaire en images des dégâts subis par le territoire picard, réalisant une importante production photographique et cinématographique qui d’une part, contribue à l’œuvre de restauration menée après la guerre et, d’autre part, alimente la propagande contre l’Allemagne, jugée seule responsable des ruines.

source: https://insitu.revues.org/11012

Lettre envoyée le 28 octobre 1917

Ma chère Alberte Je viens de recevoir ta gentille carte qui m’a fait bien plaisir d’avoir de tes bonnes nouvelles, je te remercie beaucoup. Nous sommes toujours dans notre camp d’instruction jusque le 5, nous sommes dans une ferme dans les champs et loin de tout pays. Je t’assure qu’en ce moment j’ai un rude cafard mais bientôt je crois qu’il se passera car j’espère que dans trois semaines j’aurai ma perm, c’est bien long quatre mois sans revoir ceux que l’on aime, j’espère qu’Adrien sera encore là et que je pourrai le voir. Comme toi j’ai reçu des nouvelles d’Alfred ainsi que de Charles, il me dit que son moral n’est pas très bon mais tout le monde en a assez et je ne sais quand nous verrons la fin. Je vois que tu te plais bien où vous êtes et bien plus tranquilles qu’avant. Bien le bonjour à toute ta famille ainsi qu’aux amis qui te parleront de moi. Je te quitte ma chère Alberte en vous embrassant tous bien affectueusement. Reçois ainsi que la famille mes sincères amitiés. Un ami qui ne vous oublie pas Camille Je t’écrirai plus longuement demain.

source: http://istockfile.prsmedia.fr/uploads/20170905153914_c6fa6e5eaf6a504df9b95a7f0e77f847.pdf

La Révolution russe à travers des dessins d’enfants

source: https://fr.rbth.com/art/histoire/2017/05/01/la-revolution-russe-a-travers-des-dessins-denfants_753014

Journal du dimanche 28 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, faible activité de l’artillerie ennemie. Nous avons réalisé de nouveau progrès en avant de l’éperon de Chevregny et occupé, plus à l’est, la ferme Froidmont.
La lutte d’artillerie a été vive au cours de la journée dans la région des Monts et sur la rive droite de la Meuse.
En Macédoine, à la suite de nouveaux raids dans la vallée de la Strouma, au sud de Serès, les troupes britanniques ont capturé une mitrailleuse et ramené 60 prisonniers, dont 2 officiers.
La flotte allemande a bombardé plusieurs points de la côte d’Esthonie.
Sur le front du Carso, les Autrichiens ont poursuivi leurs avantages et s’efforcent d’atteindre le débouché des vallées.
Le cabinet espagnol a démissionné.

 

1156/2 octobre 1917: le journal de Paul Landowski

Le journal de Paul Landowski

2 octobre [1917]

Retour de Châlons[-sur-Marne][1]. Très agréable impression. État d’esprit très bon. Revu cet excellent Jallot, toujours aussi vibrant. C’est un gaillard.

6. 7. 8. 9 [octobre 1917]

Présent par Guirand [de Scévola] au général Pétain. Je l’ai attendu un moment dans la grande salle du château de Compiègne. Homme très vigoureux, visage franc, clair, vif. Au point de vue sculptural, quelconque. C’est une tête de général ! Pourvu qu’il vaille vraiment ce qu’on en dit.

10 [octobre 1917]

Dîner rue de l’Université chez mon beau-père avec Georges Leygues et M. Delavigne. On a remué toute cette boue qui s’étale aujourd’hui dans les journaux. Il a été dit que :

1. Humbert, Monnier, Caillaux ne se sortiraient pas de cette histoire ;

2. Que Daudet dans sa déposition avait dit des choses les plus graves ;

3. Que Turmel entraînerait dans sa chute douze de ses collègues.

Je verrais si les faits confirmeront ces renseignements.

Georges Leygues est vieilli, grossi. Il parle avec mesure et modestie de ces histoires d’argent. C’est l’affaire Chauchard qui le rend modeste, certainement.

11 [octobre 1917]

Haseltine m’a dit que les Américains partaient pour une guerre excessivement longue ! Il m’a dit aussi qu’aujourd’hui ils avaient en France plus d’hommes qu’ils ne comptaient en avoir en décembre prochain. Ils auront 2 000 000 d’hommes au printemps, paraît-il. Les Américains ont installé leur section rue Girardon, à Montmartre, au Moulin de la Galette. En y allant, tout à l’heure, j’ai reconnu tout à coup que c’était la rue où habitait Mitrecey. J’ai évoqué ce temps lointain. Alors, j’étais en philosophie. Notre oncle Paul vivait encore. Le dimanche je venais là, je soutenais le bras d’un modèle qui posait. C’était l’année où Mitrecey a eu son prix de Rome. Le souvenir de ce grand et beau garçon m’est resté très présent. J’avais pour lui une admiration sans borne. Quand il a eu son prix de Rome il me fit remarquer qu’il l’avait obtenu sept ans après sa sortie du collège. Je me fixais la même limite de temps. Le hasard se fait qu’il en fut ainsi. Mais c’est en vain que j’ai cherché le jardin et l’atelier. Tout est sens dessus dessous. On a bâti d’énormes maisons. D’un passé si récent il ne reste plus rien. Mitrecey est mort. Le cadre est tout transformé. Et moi, en uniforme ! ayant réalisé une bien petite partie de mes espoirs d’alors, je promenais dans ce Montmartre nouveau la nostalgie d’un moment.

source: http://journal.paul-landowski.com/node/271

Le journal de la Huronne

2 octobre 1917. Ce soir, dans un dîner, un jeune capitaine, couvert de décorations, conta ceci :

— Un de mes soldats voulut passer à l’ennemi. Il fut pris et jugé par un régiment voisin. L’exécution était certaine, inévitable. J’obtins de voir cet homme. Je lui donnai un revolver et cinq minutes pour se tuer. Ainsi, on pourrait écrire à sa vieille mère qu’il était mort glorieusement. Je le laissai seul. Les cinq minutes écoulées, je le trouvai en larmes, disant qu’il ne pouvait pas… Je lui donnai encore trois minutes. Ce temps passé, il vivait encore. Je l’ai tué.

4 octobre 1917. Le scandale continue. À la Chambre, à la demande de Malvy et de l’assemblée, Painlevé a lu une lettre de Léon Daudet au président de la République, où il accuse Malvy d’avoir prévenu l’ennemi de l’attaque du 16 avril et d’avoir fomenté les mutineries de mai. En temps de paix et de raison, on sourirait de ces charges énormes. Dans le délire universel on les discute sérieusement. Déjà, au Sénat, à la fin de juillet, Clemenceau, jouant avec les mots, avait accusé ce ministre de « trahir les intérêts de la France ». Certes, en réglant depuis trois ans les conflits ouvriers dans un sens qui n’était pas toujours favorable aux intérêts patronaux, Malvy a dû s’attirer des haines furieuses. Mais surtout, les partis les plus ardents à prolonger la guerre se rencontrent et s’unissent pour lui reprocher de n’avoir pas combattu assez énergiquement le pacifisme. Au fond, c’est toujours le même antagonisme, le même procès.
9 octobre 1917. À Paris, on semble accepter le quatrième hiver de guerre plus docilement encore que le troisième. La vie est plus intense que jamais. Les revues théâtrales, fort à la mode, étalent des titres comme : la Revue excitante, la Revue des Mollets. Tout regorge, tout s’enlève, tout s’arrache, malgré la hausse folle. Le profiteur pullule. La plupart de ces frais enrichis sont grisés par la facilité de gagner, de dépenser, de jouir. Nouveaux venus à la fortune, ils ne l’exercent pas avec cette décence prudente, cette générosité discrète qui seules pourraient l’excuser.

Et quelle inconscience… Observez ce dîneur de restaurant. Il poivre, il citronne, gobe ses marennes, les arrose d’un sauternes doré et, clappant de la langue, entre deux lampées, déclare : « Ah ! ce sont ces cochons de Russes qui ne vont pas… »

Cela finit par sembler tout naturel. Mais, à la réflexion, n’est-ce pas effroyable, ces gens qui nagent dans la sécurité, dans le bien-être et qui, tout en gobant de fines huîtres, se plaignent sévèrement que les paysans russes ne se fassent pas assez tuer ?

16 octobre 1917. « La Victoire ? Nous l’avons. » Cette parole d’espérance, c’est Briand qui l’a prononcée aujourd’hui à la Chambre. Que de chemin parcouru depuis dix mois juste, depuis le jour où, du haut du pouvoir, il repoussait du pied les propositions de l’Allemagne et flagellait la paix d’épithètes infamantes.

Donc, il le reconnaît : la paix est possible. Dès maintenant, on pourrait régler honorablement l’affreux conflit. Les Alliés n’ont-ils pas des gages : ces colonies, si précieuses aux Allemands, et dont on ne parle jamais, par je ne sais quelle mystérieuse discrétion ? Les Alliés n’ont-ils pas conservé la liberté des mers, malgré l’extension de la guerre sous-marine ? N’exercent-ils pas un blocus que le concours américain va resserrer encore ? N’ont-ils pas pour eux le nombre ? S’ils restent unis dans la paix, leur supériorité économique, brandissant la menace du boycottage, ne peut-elle pas tout obtenir des Allemands, qu’on dit avant tout soucieux de placer leurs marchandises ? N’ont-ils pas brisé en fait le fameux militarisme prussien, puisque cette lourde machine de guerre, préparée, montée pendant un demi-siècle, reste embourbée depuis trois ans, vaine et stupide ?

Non, non. On repoussera la paix. Pourquoi ? Ah ! sans doute parce que ceux qui mènent la guerre n’en pourraient pas encore tirer tous les avantages — mines, voies ferrées, pétroles, tarifs, annexions, indemnités — qu’ils se sont promis les uns aux autres.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Octobre_1917

 

Le 28e RI au sud de Saint-Quentin

2 Octobre 1917 (mardi) SPA. 57. 2219
Reconnaissance du 2e Bataillon et de la CM3.
Dans la nuit du 2 au 3, le 2e Bataillon moins la CM2 relève le 1/24 dans le CRB.
La CM3 relève la CM2 du 24e I dans le CRA.
Sans incident.
3 Octobre 1917 (mercredi) SPA. 57. 2202
Reconnaissance de l’État major du Régiment, du 3e Bataillon et de la CM3.
Dans la nuit du 3 au 4 octobre, l’EM du Régiment et la CHR relèvent les éléments correspondants du 24e I. PC Jeanne d’Arc.
Le 3e Bataillon relève le II/24e dans le CRA.
La CM2 relève la CM1 du 24e dans le CRB.
Le 3e Bataillon du 24e reste en réserve de sous-secteur.
PC : Bara. 2 compagnies à la cote 88. 2 compagnies à la station.
Le 1er Bataillon du 28e non reconstitué reste en réserve de CA.
PC : Artemps.
1 Compagnie : Artemps (à l’instruction).
3 compagnies : Grand Séraucourt. Travaux sur la ligne des réduits de la ligne intermédiaire. Pas d’incidents au cours des diverses opérations de relève.
Commandant Maestracci, évacué malade.
4 Octobre 1917 (jeudi) SPA. 56. 2185
Le lieutenant-colonel De Gouvello commandant le 28e I prend à 8 heures le Commandement du sous-secteur Jeanne d’Arc.
Ce sous-secteur est limité :À l’Est par :

le bois du Sphinx, exclus.
Le Carrefour Est du Pontclu : le Pontehu inclus.
La cote 109. la station d’Essigny (ces points inclus).
Liaison à droite avec le 262e I.

À l’Ouest par :

la route d’Essigny. Pire-Aller, exclus.
Point 100 m à l’est du carrefour de la Carrière 62.point 015-37-point 92.31.
Liaison à gauche avec le 119e RI (voir Croquis)

Il est partagé en deux centres de résistances.
CRA à l’Est.
CRB à l’Ouest.

Occupation le 4 matin

source: http://vlecalvez.free.fr/JMO_octobre1917.html

Journal du mardi 2 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, actions d’artillerie assez vives dans les secteurs de Laffaux, d’Ailles et dans la région entre la Miette et l’Aisne.
Au nord de Braye, un de nos détachements, composé d’un officier et de douze hommes, a exécuté un coup de main sur une tranchée adverse et ramené sans avoir subi de pertes, 13 prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont prononcé une attaque entre le bois le Chaume et Bezonvaux. Un combat acharné s’est engagé dans nos éléments avancés où l’ennemi avait réussi à pénétrer et s’est terminé à notre avantage. Notre ligne est rétablie. Nous avons fait 15 prisonniers.
Sur le front belge, nos alliés ont été bombardés dans les régions de Ramscapelle, de Oerscapelle et de Knoske. Les batteries belges ont vigoureusement riposté.
En Macédoine, nous avons exécuté des tirs de destruction sur les batteries ennemies dans la boucle de la Cerna et au nord de Monastir. L’armée britannique de Mésépotamie a remporté un grand succès à Ramadié, à l’ouest de Bagdad, capturant plusieurs milliers de prisonniers, dont le chef des troupes turques.
Les Italiens ont repoussé une série d’offensives autrichiennes sur le plateau de Bainsizza. Le chiffre des prisonniers faits par eux monte à 2019, dont 63 officiers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

336/journal du 6 juillet 1915: A Cuperly (51) Marius Gaytté fusillé par accident…

Carnets du jour du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Cuperly (51) Marius Gaytté fusillé pour l’exemple

Marius Gaytté, varois natif de Callian, a été condamné le 6 juillet 1915 et immédiatement fusillé pour « abandon de poste en présence de l’ennemi », après une parodie de justice. On en trouve confirmation sur le site MemorialGen.

http://ldh-toulon.net/Marius-Gaytte-serait-mort-par.html

http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?id=599008&rechercher=1&submit=Autre%20fiche&largeur=1280&hauteur=800

Le 28 ème RI perd tous ses officiers de la 6ème Compagnie

le 6 juillet 1915, l’histoire du 28e RI fut marquée par la perte de tous les officiers de la 6e compagnie.

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Pagesvecuesrecitstemoignages/obus-juillet-1915-sujet_172_1.htm

Lu dans le Miroir en date du mardi 6 juillet 1915

Deux tentatives ennemies ont été enrayées au nord d’Arras. Devant Souchez, les Allemands, armés de grenades et de pétards, sont sortis plusieurs fois de leur tranchée : ils ont dû se replier avec de grosses pertes. Une autre attaque a été arrêtée par notre feu au  » Labyrinthe « .
Dans la Haye, les Allemands ont pris l’offensive sur un front de 5 kilomètres. Près du bois Le Prêtre, ils ont réussi à reprendre pied dans leurs anciennes lignes, que nous avions conquises. Ils n’ont pu toutefois les dépasser. Partout ailleurs, dans la région, l’offensive allemande a échoué avec de lourdes pertes. Dans la soirée, l’ennemi a bombardé le bois Le Prêtre avec des obus de gros calibre.
En Pologne, les Russes ont repoussé une tentative allemande sur la Bzoura. Près de Radom, ils ont conquis des tranchées sur les Autrichiens.

Entre Vistule et Bug, ils luttent pied à pied, arrêtant la marche des colonnes de Mackensen. Ces colonnes ont été partout décimées. Les arrière-gardes de nos alliés en Galicie se retirent de la Gnila-Lipa sur la Zolata-Lipa.
Un aviateur russe a fait sauter un train de munitions allemand dans la région du San.
Les Italiens ont battu les Autrichiens au Val Grande et en Carnie. Ils ont infligé de dures pertes à leurs adversaires.