Archives du mot-clé 28 ème ri

336/journal du 6 juillet 1915: A Cuperly (51) Marius Gaytté fusillé par accident…

Carnets du jour du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Cuperly (51) Marius Gaytté fusillé pour l’exemple

Marius Gaytté, varois natif de Callian, a été condamné le 6 juillet 1915 et immédiatement fusillé pour « abandon de poste en présence de l’ennemi », après une parodie de justice. On en trouve confirmation sur le site MemorialGen.

http://ldh-toulon.net/Marius-Gaytte-serait-mort-par.html

http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?id=599008&rechercher=1&submit=Autre%20fiche&largeur=1280&hauteur=800

Le 28 ème RI perd tous ses officiers de la 6ème Compagnie

le 6 juillet 1915, l’histoire du 28e RI fut marquée par la perte de tous les officiers de la 6e compagnie.

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Pagesvecuesrecitstemoignages/obus-juillet-1915-sujet_172_1.htm

Lu dans le Miroir en date du mardi 6 juillet 1915

Deux tentatives ennemies ont été enrayées au nord d’Arras. Devant Souchez, les Allemands, armés de grenades et de pétards, sont sortis plusieurs fois de leur tranchée : ils ont dû se replier avec de grosses pertes. Une autre attaque a été arrêtée par notre feu au  » Labyrinthe « .
Dans la Haye, les Allemands ont pris l’offensive sur un front de 5 kilomètres. Près du bois Le Prêtre, ils ont réussi à reprendre pied dans leurs anciennes lignes, que nous avions conquises. Ils n’ont pu toutefois les dépasser. Partout ailleurs, dans la région, l’offensive allemande a échoué avec de lourdes pertes. Dans la soirée, l’ennemi a bombardé le bois Le Prêtre avec des obus de gros calibre.
En Pologne, les Russes ont repoussé une tentative allemande sur la Bzoura. Près de Radom, ils ont conquis des tranchées sur les Autrichiens.

Entre Vistule et Bug, ils luttent pied à pied, arrêtant la marche des colonnes de Mackensen. Ces colonnes ont été partout décimées. Les arrière-gardes de nos alliés en Galicie se retirent de la Gnila-Lipa sur la Zolata-Lipa.
Un aviateur russe a fait sauter un train de munitions allemand dans la région du San.
Les Italiens ont battu les Autrichiens au Val Grande et en Carnie. Ils ont infligé de dures pertes à leurs adversaires.

 

 

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212/journal du 4mars 1915: dans un gourbi à Berry-au-Bac

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement matin et après-midi, dans le voisinage de l’hôtel de ville.

Le 4 mars 1915 à Berry-au-Bac au 28 ème RI

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Le 4 mars 1915, Albert Thierry de la 5e compagnie écrit :

« Je ferai aujourd’hui une description bien authentique de la tranchée de Berry-au-Bac. On traverse la plaine en suivant à peu près la voie ferrée (1), et on arrive premièrement à Moscou. C’est la sucrerie (2) que signale sa haute cheminée et quelques maisons dévastées : les toits sans tuiles ne sont plus qu’un treillage de lattes, les misérables fenêtres sans vitres que des enfoncements béants, et très souvent un gros oeil-de-bœuf éboulé, voilà la signature d’un obus au milieu d’un mur. Ensuite il faut passer le canal de l’Aisne à la Marne (3), le canal latéral à l’Aisne (4), et l’Aisne même : région que pour la garde on appelle les Canaux. Paysage lugubre à neuf heures de nuit, longues langues d’eau grise, levées de terre énormes sur la droite et barrant l’horizon, peupliers inquiets qui chuchotaient. Le premier pont encombré de sa propre ruine, barré de ses propres moellons à son entrée, crevé enfin, sur une longueur de sept à huit mètres, comme un plancher réduit à ses solives, et montrant les eaux. Au rapport des camarades, le second pont aurait reçu 80.000 obus : le tablier a parfaitement tenu, le parapet de droite effondré s’est trouvé reconstruit en sacs de ciment (5) et le parapet de gauche est à peu près intact. On bâtit bien en France. Au commencement et à la fin du pont, deux barricades, l’une en pierre, l’autre en gabions, magnifiques, bien jointoyées, bien crénelées, bien hautes, avec  une belle retirade sur le côté, enfin de la destruction indestructible. On entre dans Berry-au-Bac (6). Quelques murailles résistent encore, mais il y a tant de moellons sur la route qu’il est plus facile de passer par les chambres et les jardins. Plâtras et gravats : on tourne et voici presque tout de suite le boyau. A peine le temps, ce chemin, d’admirer ce qui reste de l’église : un pan de paroi, et sur sa triste colonne, une statut de Saint-Roch (7).
Le boyau est de gravier : donc assez sec. Il a été recreusé, nous disent les camarades, et rélargi : on y passe à peu près, sacs, couverture et pelle-bêche y compris. Mais il tourne et retourne tellement qu’on y attrape le mal de mer. Il se ramifie en divers petits couloirs, et au bout de chacun, buté dans la terre non remuée, ouvre un gourbi.
Le nôtre, à Chevallier et à moi, fait des envieux parce qu’il a une porte. Pour mieux dire, deux moitiés de porte, l’une en bois blanc, l’autre en chêne, obtenues dans les ruines de Berry-au-Bac : la première, à gauche, est fixe, et comme elle est à jour, on l’a doublée, à l’extérieur ; de trois vieux sacs, et à l’intérieur, d’un rideau de cretonne et une applique en zinc à placer une bougie ; mais la seconde, à droite, s’ouvre très bien et même se ferme par un crochet. On entre courbé, on peut tenir à genoux facilement, étendus presque, mais pas débout. Litière de foin, murs doublés de planches et de troncs d’arbres et ornés d’étagères, plafond perfectionné par une toile de tente et une gouttière.
Un talus suffisant nous dérobe à la vue de l’ennemi. A droite c’est Sapigneul, à gauche Craonne ; devant je ne sais quoi la plaine. En arrière, la haute levée des deux canaux fait barrage et les ruines excitent l’esprit. Nous regardons un paysage de piquets, de fils de fer et de betteraves gelées. A trois cents mètres de nous se tient sur quatre roues, gauchi un peu, sans carreaux, solide encore à son poste de naufragé, l’Autobus (8) qui donne son nom à notre secteur. Nous y avons un poste d’écoute, et les Allemands aussi.

POUR EN SAVOIR PLUS: http://vlecalvez.free.fr/jmomars1915.html

Photo du 160 ème RI prise en Belgique le 4 mars 1915

cette photo carte prise le 4 mars 1915 en Belgique. L'un des soldats du 160eme arbore sue la tête un trophée, casque à pointe modèle 95 apparemment Badois.

Photo carte prise le 4 mars 1915 en Belgique. L’un des soldats du 160eme arbore sue la tête un trophée, casque à pointe modèle 95 apparemment Badois.

http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t83759-160eme-ri-belgique-4-mars-1915

La population de rebelle à Lille

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Mgr Charost (qui défendra les civils et prisonniers avec vigueur pendant toute l’occupation)

Le vendredi 4 mars à Lille est un jour comme les autres, des prisonniers français vont traverser les rues de la Lille, comme pour accroître à nouveau l’esprit de crainte et de puissance des armées allemandes. Cependant rien ne va se passer comme les allemands le pensaient. Lors du passage des prisonniers, une partie de la population se révolte, les lillois crient « vive la France », les lilloises portent la cocarde aux couleurs de la France (interdit dès octobre 1914), les manifestations lilloises ne plaisent semblent-ils pas aux allemands qui arrêtent un petit nombre de personnes.

LA SUITE SUR le blog de Nicolas G. : http://lille1418.over-blog.com/2014/10/le-4-mars-1915-quand-la-population-se-rebelle.html

Les Allemands perdent un dirigeable: 21 morts

Le 4 mars 1915, le L8 (lz33) est endommagé lors d’un combat aérien au dessus de Nieuport. il d’écrasera en foret à Tirlemont, au Sud d’Ostende, causant la perte des 21 membres d’équipage.

http://lzdream.net/dirigeables/template_airship.php?page=zeppelin_kill&menu=zeppelin_menu

Le paquebot Equateur réquisitionné

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Désarmé à Odessa puis réquisitionné le 4 mars 1915 par le gouvernement français le paquebot Equateur est mis à disposition du gouvernement russe qui le transforme en navire hôpital.

http://www.frenchlines.com/ship_fr_1118.php

Ecrivain mort à la guerre

Camille Violand- 1891 – 4 mars 1915 à Pethes-les-Hurlus (Champagne).

http://data.bnf.fr/14546937/camille_violand/

Lu dans Le Miroir en date du jeudi 4 mars 1915

France.-Canonnade de la mer à l’Aisne; Les Allemands bombardent Reims avec des obus incendiaires. Nouveaux progrès de nos troupes en Champagne, sur le front Souain-Mesnil-Beauséjour. Sur plus de six kilomètres, nous occupons une ligne de tranchées allemandes d’une épaisseur d’un kilomètre. Un régiment de la garde impériale a subi des pertes énormes, au cours d’une contre-attaque, que nous avons repoussée.
D’autres offensives ont été arrêtées par nos soldats près de Verdun et près de Pont-à-Mousson.
Les Russes, après avoir enfoncé le centre allemand près de Prasznisch et progressé dans la direction de Mlava à proximité de la frontière prussienne, ont également repris l’offensive dans la région de Grodno et sur le Niémen. Offensive d’ailleurs heureuse. En Bukovine, ils bombardent Czernovitz.
Une division navale française, postée dans le golfe de Saros, a bombardé les lignes turques de Boulaïr qui commandent le débouché des Dardanelles vers la mer de Marmara. Les troupes ottomanes ont évacué plusieurs ouvrages importants sous notre feu.
Un grand conseil de la Couronne a été tenu à Athènes. Il a délibéré sur le point de savoir quelle attitude adopterait la Grèce en présence de notre entreprise sur les Dardanelles.
La famine s’accentue en Autriche. Le gouvernement a opéré la saisie des céréales, et cette confiscation n’a pas été sans susciter des troubles dans plusieurs villes

 

153/journal de la grande guerre/4 janvier 1915: naissance de l’auto-chir

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

« Bombardement dans la matinée et au cours de l’après-midi. Une forte canonnade se fait entendre au loin toute la journée.

Lorsque j’arrivai au bureau, ce matin, Cochet, le pince-sans-rire, me dit de l’air le plus sérieux: « Pour une fois, il y a un article intéressant sur « le Courrier » d’aujourd’hui:

-Ah!fis-je, à propos de…

« Vous verrez, ajoute t-il, c’est intitulé: « dans les environs de Reims »

Je me procure le journal et m’aperçois bien vite que dans la deuxième colonne de la dernière page, il y a évidemment la place marquée pour une chronique assez longue, mais que la censure n’en a laissé que le titre cité par notre camarade de la « comptabilité ». Tout le reste est en blanc. »

2ème carnet de guerre de Renée Muller (pays rémois)

Sans+titre2Renée MULLER née en 1896 à Isse (Marne), morte à Reims en 1996, âgée de 100 ans, est la fille d’Aristide MULLER, ° 1867 Etain, garde particulier au château de Vrilly au sud de Reims près de Taissy, St Léonard et Cormontreuil, et de sa 2e femme Anna REDINGER,° 1870 Distroff, tous 2 lorrains.
https://www.google.fr/search?q=2%C3%A8me+carnet+de+guerre+de+Ren%C3%A9e+Muller+%28pays+r%C3%A9mois%29&ie=utf-8&oe=utf-8&gws_rd=cr&ei=BfeTVNaROZLuaJmagcgI

Carte de Lucien Pinet à sa femme Madeleine le 4 janvier 1915

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Lundi 4 janvier 1915

Mad chérie

Quoique je sois très pressé je veux avant de partir à la distribution te dire un petit bonjour surtout que les gros noirs tombent sur le patelin où je ravitaille mais l’obus ou la balle qui doit me tuer n’est pas encore faite et tu sais ils n’ont font plus beaucoup et peut-être qu’ils m’oublieront. Bons baisers de ton petit homme Lucien.

Dans cette courte lettre de Lucien Pinet à sa femme, on trouve à la fois le danger, représenté par « les gros noirs », c’est-à-dire les obus mais aussi la volonté de conjurer le sort, « la balle ou l’obus qui doit me tuer n’est pas encore faite ».

http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/ecrits-de-poilus–4364.htm

Carte du caporal Léon Rosset-Bressand à sa femme Madeleine le 4 janvier 1915

A l’armée, ce 4 janvier 1915

Ma Mad chérie

Encore rien de toi au courrier d’hier ! serais-tu malade ? Non, j’écarte bien vite de moi cette idée et veux simplement mettre sur le dos des PTT ce retard qui me prive tellement beaucoup. Mr Ariat m’a envoyé une aimable carte à laquelle je fais une concise réponse. Didier m’a aussi écrit, nos vœux se sont croisés ; il est dans les tranchées le pauvre diable, comme les camarades : un jour dans le boyau, 1 jour au demi-repos ; pour nous il y a une variante, c’est quatre jours dans les trous et quatre jours à deux kilomètres à l’arrière. Je m’empresse de te dire que mes fonctions m’arrachent constamment à ce séjour terriblement dur et déprimant pour la santé ; c’est pourquoi je puis supporter l’hiver humide et pluvieux et venteux qui rend plus triste encore cette campagne. Le colis Jonzaquais contenait trois chaudes paires gants pieds (je suis meublé confortablement) et des gourmandiseries appréciées.

Je t’ai fait savoir que le fils Pradel m’avait octroyé un aimable morceau de prose, je n’ai guère le temps de l’en remercier pour l’instant, j’espère qu’il passera une bonne partie de sa convalo à Rib. et qu’il pourra ainsi servir un peu notre cause.

Le colis de cette bonne Charlotte contenait, pour duplicata je bisse, des marrons glacés et des chocolats amande de sa fabrication. Vous gâtez beaucoup vos grands gosses de grognards qui ne peuvent reconnaître vos gracieusetés autrement qu’en vous témoignant un peu plus vivement leurs sentiments constants d’affection ou d’amour !

Il pleut, il pleut… jadis il neigeait mais alors c’était l’aigle de France qui courbait la tête aujourd’hui l’aigle noir d’Allemagne bat de l’aile !

Beaucoup de baisers autour de toi, à Jonzac comme à Barbezieux et conserve, petite Mad chérie, l’image de qui t’adore au fond de ton cœur, la tienne tient le mien tout entier.

http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/ecrits-de-poilus–4364.htm

Janvier 1915 à la côte 108 (Berry-au-Bac)avec le 28 ème RI

S.P.A. 38 officiers 2702 hommes
7 évacués pour maladie.

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http://vlecalvez.free.fr/JMO_janvier1915.html

Bataille du Hartmannswillerkopf (Alsace)

Le 4 janvier 1915, la 8e compagnie du Ldw. Inf. Rgt. 123 et des éléments du Landsturmbataillon Heidelbergtentent de prendre en tenaille le poste occupé par les chasseurs alpins mais ils échouent car des renforts français arrivent depuis le Silberloch.

http://www.saintmaximin2008.fr/PAGESWEB/HISTOIRE/MILITAIRE/1GM/recit1GM/1915Hartmannswillerkopf.html

(Opinion)Pétain le boucher

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Fayolle toujours, note, que le 4 janvier 1915, Pétain menace du peloton d’exécution ceux qui volent les fils télégraphiques et « qui ne méritent aucune indulgence ».

http://www.empereurperdu.com/tribunehistoire/viewtopic.php?f=11&t=98

Santé: naissance de l’auto-chir

Ambulance francaise

Carnet de Pierre Pillon, Poilu de Dinan

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4 janvier 1915 « J’ai vu les boches qui travaillaient dans leurs tranchées. Nous sommes tout près d’eux et je vois très bien briller leurs casques à pointes. »

http://pierrepillondinan.blogspot.fr/2014_04_01_archive.html

Retrouvez cette histoire dans l’édition du Petit bleu du 8 mai 2014
 
et dans le Télégramme du samedi 28 juin 

Lu dans le Miroir du lundi 4 janvier 1915

France.-L’ennemi se montre beaucoup moins actif en Flandre et dans la région du nord de la France.
Entre Oise et Aisne, nous démolissons divers ouvrages allemands très gênants pour nous; combat d’artillerie près de Craonne; progrès à Perthes-les-Hurlus; refoulement de colonnes allemandes à Beauséjour et dans le bois de la Grurie, en Argonne; canonnade près de Verdun et sur les Hauts-de-Meuse; avance au nord-ouest de Pont-à-Mousson et dans la vallée de Celles (Vosges); consolidation des positions acquises près de Thann.
Allemagne.-La disette se fait de plus en plus sentir outre-Rhin. Le bourgmestre de Dusseldorf invite la population à ne pas gaspiller les vivres qui sont en sa possession; l’autorité militaire tâche de se procurer du cuivre en démontant toutes les installations industrielles qui en usent.
Une lutte acharnée, et qui rappelle celle du nord de la France, se livre entre russes et allemands le long de la Bzoura en Pologne. Des tranchées profondes ont été établies de part et d’autre.
Le général russe Radko Dmitrieff qui commande l’armée près de Cracovie, a capturé 22500 ennemis du 15 au 30 décembre. L’Autriche avoue avec réticences la défaite de son armée des Carpathes. Le gouverneur de Trieste, le prince de Hohenlohe, s’est enfui avec les fonctionnaires de la ville, craignant un bombardement.
M. Root, ancien secrétaire d’Etat américain, propose au Sénat de Washington de modifier, en faveur des Belges, les lois sur l’immigration, afin qu’ils trouvent plus aisément un asile aux Etats-Unis.

 

 

 

70/Journal de la grande guerre: 13 octobre 1914, le conseil vote de nombreuses aides

Hommage au Dr Jacquin et nombreuses aides votées au conseil municipal de Reims

Réuni le 13 octobre 1914 sous la présidence de M. Langlet, le conseil municipal (loin d’être au complet)a d’abord rendu hommage au Dr Jacquin, adjoint chargé du ravitaillement,  victime d’un obus à la sortie de l’hôtel de ville le 19 septembre.

Dans son propos le maire crut bon d’ajouter: « Tu n’as pas pu voir les lueurs sinistres de l’incendie qui découronnait la merveille de notre cité. »

Familles de militaires rappelés sous les drapeaux.-Rappelant que le crédit de 300.000F voté le 1 août pour venir au secours des familles nécessiteuses de militaires rappelés sous les drapeaux était épuisé, le maire a demandé qu’un nouveau crédit de 500.000F soit voté à cet effet au bureau de bienfaisance. Adopté.

Achat des denrées pour le ravitaillement.-Afin d’éviter la spéculation sur les denrées alimentaires, la commune effectue des achats  à un cours à peu près normal. Le maire informe l’assemblée: sur le crédit ouvert de 125.000F, il reste 85.000F. Il y a déjà eu pour 600.000F de dépenses engagées presque totalement couvert par les ventes. Les élus sont invités à voter un 3 ème crédit de 600.000F pour de nouveaux achats.

Secours nature aux réfugiés.-Le crédit de 20.000F voté afin d’apporter des secours en nature aux réfugiés, pour le salaire des personnes auxiliaires embauchées pour l’enlèvement des ordures et des chevaux morts ou la solde des sapeurs pompiers auxiliaires est épuisé. Le conseil vote un nouveau crédit de 20.000F.

Palier les retards de l’Etat.-Les familles de rappelés sous les drapeaux rencontrant des problèmes en raison du reatrd de paiement des allocations de l’Etat bénéficient d’une aide de la commune de 50 centimes (par membre de la famille). La commune a déjà voté un crédit de 20.000F à cet effet.

Problèmes des réfugiés.-Le conseil désigne les membres de la commission chargée de l’étude de toutes les questions se rattachant aux réfugiés en ce moment à Reims. Elle est composée de MM.Rohart, Drancourt, Lelarge, Heidsieck, Bataille et Menesson-Dupont.

Cathédrale: les Allemands mentent…

carte 8ADans un communiqué (du 13 ou 14 octobre) les Allemands expliquent pourquoi la cathédrale de Reims risque encore d’être bombardée: « Les Français ont installé deux batteries d’artillerie lourde tous près de la cathédrale de Reims (1). On a constaté en outre que sur une des deux tours de cet édifice on faisait  des signaux lumineux. Il est bien entendu que nos troupes devront prendre les mesures nécessaires pour assurer leur défense sans se préoccuper de la cathédrale. les français seront donc responsables aujourd’hui, comme avant, d’un nouveau bombardement de la cathédrale. »

(1) Sans un communiqué du 27 septembre le général Joffre avait certifié, qu’à aucun moment, le commandant militaire n’avait fait placer un poste d’observation dans la cathédrale. »

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Vers 22 h 30, hier soir, nous avons été réveillés par une première explosion. A 2 heures du matin, une quinzaine d’obus éclatant encore, nous nous sommes retrouvés dans l’obligation de nous lever et de nous préaparer à toute éventualité (…)

Je m’aperçois, le matin, en me rendant à la mairie, qu’un des obus de la nuit est entré par le toît de la maison où se trouve une pâtisserie, face au théâtre et qu’une maison de la place du Chapitre a été éventrée et qu’une maison de la place du Chapitre a été éventrée, à hauteur du premier étage, par un autre projectile(…)

Le bombardement continue dans  la journée(…) Dans le Courrier de ce jour, nous lisons ceci:

La cathédrale est-elle réparable?

Voici la réponse de la commission chargée par le Ministère de l’Instruction publique, de préciser l’étendue des ravages commis: « En résumé la cathédrale est défigurée dans ses lignes et dans les détails de sa décoration; si sa construction puissante a résisté en partie au choc des projectiles, on ne refera jamais ses admirables sculptures et elle portera éternellement la marque d’un vandalisme qui a dépassé l’imagination. »

Situation du 28 ème RI à Villers-Franqueux (51)

Situation de prise d’armes :
22 officiers 1609 hommes.
A part le 2e Bataillon, les diverses unités du détachement de Villers-Franqueux conservent leurs missions des jours précédents. Avant le lever du jour, le 2e Bataillon réoccupe ses positions de la veille sur la Route nationale ; il a reçu au départ des boucliers d’acier (1). Dans le courant de la journée, ce bataillon prononce une offensive vers le bois du Moulin de Loivre et parvient à avancer, dans cette direction, de quelques centaines de mètres. Pour la nuit, le Capitaine Cotinaud reçoit l’ordre de rester sur les positions qu’il a occupées et de s’y retrancher avec l’aide de 2 sections du génie.
Pertes : 7 blessés.

13 octobre 1914, à Thuizy, un  fusillé au 68ème RI

http://indre1418.canalblog.com/archives/2010/10/13/19006709.html

Dans la presse au 13 octobre

France.-Le bulletin officiel atteste que notre situation reste satisfaisante.
Sur aucun point l’ennemi n’a progressé: sur beaucoup nous avons gagné du terrain.
Belgique.-Les Allemands n’ont enlevé que les faubourgs de la ville d’Anvers : vingt-quatre des forts du camp retranché tiennent toujours.
Russes.-Les troupes russes de la Vistule ont pris contact avec l’armée allemande vers Ivangorod et Varsovie.
Autriche-Hongrie.-Le gouvernement austro-hongrois, sans doute à la requéte de l’état-major allemand, qui exerce une tutelle croissante sur lui, a décidé de changer cinq des commandants de corps d’armée. C’est un aveu dé défaite, et cette défaite est d’ailleurs d’autant plus caractérisée maintenant que l’armée russe a pénétré en Transylvanie.
Italie.-Le ministre des Affaires étrangères d’Italie, M. di San Giuliano, est gravement malade.

Ecrivains morts à la guerre le 13 octobre 1914

Robert_Andre-MichelRobert André Michel – 1884 – 13 octobre 1914 à Crouy, Aisne.
Archiviste paléographe, conservateur aux Archives nationales, historien et historien de l’art

http://www.inha.fr/fr/ressources/publications/dictionnaire-critique-des-historiens-de-l-art/andre-michel-robert.html

 

44/Journal de la Grande guerre: le 17 septembre 1914 les Allemands régimentent la vie des Rémois

Le journal du rémois Henri Jadart

Jeudi 17 septembre1914

Le canon français reprend au loin entre 3 et 4 heures du matin ; nous descendons nous réfugier dans la cave vers 5 heures, car les obus se mettent à tomber jusqu’à 8 heures ; ensuite l’artillerie reprend par intervalle, et les projectiles dégringolent à nouveau sur la ville. Il y a des acalmies par instants dans la matinée, mais il serait dangereux de remonter et surtout de circuler au dehors.

L’Eclaireur de l’Est est cependant vendu par ses porteurs.

Il est impossible d’aller à 10 heures distribuer des bons aux femmes des mobilisés, qui se présentent comme d’habitude à l’école de la rue de Libergier, et ces pauvres femmes viennent les demander tout à tour à la maison.

On dit qu’il est arrivé, dans la nuit, de la grosse artillerie dans la rue de Vesle, depuis 1 heure et par une pluie torrentielle, une épouvantable canonnade se fait entendre ; elle doit détruire, peut-on croire, le repaire ennemi du fort de Brimont. Ce duel effroyable et gigantesque dure jusqu’à 6 heures.

Le journal du Rémois Paul Hess

A 4 heures du matin, le bombardement reprend brusquement. Nous devons nous lever rapidement, nous habiller en toute hâte et descendre encore à la cave ; il n’y fait pas chaud. Hier, le tir n’étant pas continuellement dirigé de notre côté, nous avons pu lire un peu et j’ai fumé beaucoup, pour tuer le temps, mais l’inaction me pesait. Aujourd’hui, je ne pouvais pas recommencer à tendre le dos à rien faire. L’idée me vient de profiter de mon séjour forcé auprès d’un fût de bière, rentré pendant l’occupation allemande, pour en faire le tirage et, comme d’habitude, les enfants sont heureux de me rendre service en m’aidant dans ce travail, l’un en remplissant les bouteilles, les autres, en les transportant après que je les ai bouchées et ficelées ; l’opération se fait tandis que les obus sifflent sans arrêt. Le tir est mené très serré pendant trois heures durant, jusqu’à 7 heures. Il devient un peu plus espacé ensuite, sans toutefois cesser.

Dans les courts moments de répit que nous donne ce bombardement ininterrompu, nous remontons ensuite, prendre chez moi ce qui devient de plus en plus nécessaire pour demeurer en bas ; la cave se garnit ainsi insensiblement des objets les plus divers, d’abord de quelques chaises. Une lampe à pétrole, achetée spécialement, pour éviter éventuellement – pendant les quelques jours encore que nous supposons que pourrait durer la malheureuse situation de notre ville – la gêne éprouvée les premiers jours de bombardement, devient tout de suite d’une grande utilité. Nous descendons les provisions, la vaisselle indispensable, pour le cas probable où nous ne pourrions pas aller prendre nos repas dans l’appartement. Le concierge, ce matin, était arrivé à côté de nous, accompagné, ainsi que les jours précédents par sa femme, sa petite-fille et la toute jeune enfant de cette dernière ; il va, lui aussi, chercher entre les sifflements, les ustensiles dont les siens auront besoin. Aujourd’hui, précisément, les ménagères se trouvent dans l’obligation de cuisiner sur place ; il nous faut encore aller quérir une table, ce qui nous permet, à midi, de nous installer tant bien que mal, pour faire, en commun, un frugal repas que partagent M. et Mme Robiolle, venus des Bains et lavoir publics, rue Ponsardin, voir la famille Guilloteaux et que l’intensité du bombardement a mis dans l’impossibilité de retourner chez eux.

A partir de 13 heures, un terrible duel d’artillerie s’engage et les détonations de nos pièces de gros calibre placées au sortir de la ville, s’ajoutent encore au vacarme épouvantable des explosions d’obus, ce qui n’empêche pas les enfants de rire de bon cœur, absorbés qu’ils sont par la partie qu’ils ont mise en train, avec l’un des jeux que nous avons eu la bonne inspiration de leur descendre. J’entretiens le plus possible leur gaieté, en me réjouissant intérieurement de ce qu’ils ne s’effraient pas plus que ma femme, et pourtant !

Dans le courant de l’après-midi, Mlle Bredaux, sage-femme, qui habite rue Cérès 9, a réussi à venir faire visite, comme elle le fait chaque jour, à la petite-fille du concierge, M. Guilloteaux, qui, mariée au fils de M. Robiolle, mobilisé, est depuis quelques jours mère d’une jeune enfant, inscrite dans les naissances du 10 septembre 1914, comme suit : Gisèle – Georgette Robiolle, rue de la Grue 9.

Mlle Bredaux est accompagnée de sa sœur et ces personnes attendent, auprès de nous, une accalmie pour retourner chez elles. Plusieurs fois, à la suite d’arrivées qui me paraissaient assez

rapprochées, je suis remonté afin de me rendre compte, du seuil de la porte, de ce qui se passe dehors.

Voici encore une nouvelle explosion proche qui m’attire au rez-de-chaussée, d’ou je m’aperçois aussitôt que, cette fois, c’est un obus incendiaire qui a dû éclater dans l’appartement situé en haut de la maison, rue Cérès, où se trouve un magasin de la teinturerie Renaud-Gaultier ; je vois parfaitement les progrès rapides de l’incendie, puisque l’immeuble est exactement dans le prolongement de la rue de la Grue.

En redescendant, je fais part de mes constatations, disant que le feu vient d’être mis, par un obus, à cette maison, dont j’ai regardé un moment les fenêtres et les volets brûler, au second étage. Mlle Bredeaux, en apprenant cette nouvelle, me fait préciser à nouveau, puis dit simplement :

« C’est chez moi ».

Immédiatement, nous remontons ensemble et, dès due la porte sur la rue est ouverte, elle me répète tristement :

« Oui, C’est bien Chez moi ».

Les obus sifflent toujours, il serait très dangereux de rester là ; elle doit revenir se mettre à l’abri avec nous, qui cherchons à la consoler, elle et sa jeune sœur, comme nous le pouvons. Toutes deux restent muettes et réfléchissent ; elle se représentent que, du fait, elles se trouvent démunies brutalement de tout ce que renfermait leur appartement. Ces pauvres personnes qui ne possèdent plus là, auprès de nous, que ce qu’elles ont sur le dos, ne se laissent pas abattre ; elles décident d’aller demander l’hospitalité de la nuit dans une maison amie.

Après avoir passé une journée triste et effrayante, en raison de la violence du bombardement conduit par des grosses pièces tirant sur toute la ville, nous ne pouvons quitter la cave qu’au déclin du jour, vers 19 h.

– Le journal L’Eclaireur de l’Est, du jeudi 17 septembre 1914, dit qu’hier, le nombre des victimes a été considérable. Il ajoute que, malheureusement, malgré le retour de MM. les commissaires de police (Partis, ainsi que d’autres services administratifs (sous-préfecture, etc.) avant l’arrivée des Allemands.), il est aujourd’hui impossible de fournir les noms des victimes.

Ce numéro du journal L’Eclaireur, publie les divers avis suivants :

 » Pas de lumière après 9 heures.

Les habitants de la ville sont prévenus que par ordre de l’Autorité militaire, toutes les lumières doivent être éteintes, même dans les appartements privés, à partir de neuf heures du soir.

Toute infraction à cette prescription exposerait le contrevenant à être arrêté comme suspect et inculpé d’espionnage. Plusieurs personnes, convaincues d’avoir correspondu

par signaux optiques avec l’ennemi, ont été passées par les armes.

Reims, le 16 septembre 1914, Le Maire, Dr Langlet

Précautions urgentes.

L’ Administration municipale recommande expressément aux habitants de sortir le moins possible pendant tout le temps où l’on entend le canon à peu de distance de la ville, et de se tenir dans les maisons dès que les éclatements se produisent dans certains quartiers.

La plupart des accidents auraient été évités par ces précautions.

Reims, le 16 septembre 1914 Le Maire, Dr Langlet

Interdiction des attroupements

  1. le maire de Reims a l’honneur d’informer ses concitoyens que les rassemblements, attroupements, stationnements sur les places publiques ou dans les rues, sont rigoureusement interdits pendant le séjour des troupes.

Les cafés seront fermés à huit heures du soir et la circulation supprimée à partir de la même heure, sauf le cas de nécessité absolue.

Les trottoirs devront être laissés entièrement libres. Les Etalages et les terrasses de cafés sont interdits.

Les sanctions les plus sévères seront prises contre les contrevenants.

Reims, le 16 septembre 1914 Le Maire, Dr Langlet

les armes et munitions allemandes Avis important

Le maire de Reims ordonne aux personnes qui se sont appropriées des armes ou des munitions abandonnées par des soldats allemands, de les remettre immédiatement au commissariat de police de leur arrondissement.

Les détenteurs d’armes ou d’objets ayant appartenu à des soldats allemands, s’exposent à des poursuites rigoureuses.

Pour le Maire de Reims L’adjoint délégué : Louis Rousseau

Conseils de prudence

Avec la meilleure intention, le public accueille les bruits les moins fondés sur certaines personnes suspectes de relations avec l’ennemi, ce qui provoque des incidents et pourrait amener des faits très regrettables.

Dans aucun cas et sous aucune forme, les particuliers ne doivent prendre de mesure d’exécution.

Ils doivent uniquement faire connaître à l’hôtel de ville les indications qu’ils pourraient posséder à ce sujet, afin que l’administration prenne, après examen, les sanctions nécessaires ; c’est le seul moyen de faire oeuvre utile éventuellement.

La Goutte de lait

Les mamans qui craignent les meurtriers obus allemands dont la tragique pluie s’abat chaque jour sur la ville, sont informées qu’elles peuvent se rendre, sans encombrement, à la « Goutte de lait’; chaque matin, de très bonne heure, ou le soir, vers six heures, lorsque le tir vient de cesser.

Les mères de famille sont priées de rapporter les biberons et les paniers à chaque livraison.

On réclame du tabac

Nombre de nos lecteurs nous écrivent pour s’étonner que les communications étant normalement rétablies à l’heure actuelle, l’Administration ne se préoccupe pas de renouveler la provision de tabac, cigares et cigarettes des débitants et buralistes de la ville.

L’un de ces derniers nous affirme qu’il faut attendre pour cela le retour de M. l’entrepositaire. Nous le souhaitons, en ce cas, très prochain. »

 Les carnets d’Albert Thierry (28 ème ri)

Bandeau_carnets_Thierry_bis

Situation de prise d’Armes : 19 officiers 1580 hommes.
Vivres jour de sac de jour au complet.
Munitions au complet : 96 cartouches par homme.

4h
Le Colonel se rend personnellement sur la crête du moulin pour se rendre compte de l’occupation des tranchées qu’a du faire le 24e. Mais celui-ci, en retard dans l’exécution du mouvement se porte seulement à son emplacement.
Ce mouvement de troupe, quoique léger, a pour effet de déchaîner de Brimont une rafale d’obus. La plaine est littéralement battue. Le PC de Commandement du Colonel repéré avec soin par une batterie allemande est écrasé sous un obus (un agent de liaison tué, 3 grièvement blessés).
La position est intenable et le Colonel doit reporter son poste de commandement à la première maison du village.
Le régiment cependant tient toujours : 1’ordre est de tenir coûte que coûte.
Durant toute la journée des offensives partielles allemandes sont tentées, immédiatement repoussées par nos retours offensifs appuyés d’ailleurs par une action énergique de l’artillerie en liaison parfaite avec l’infanterie. L’action est particulièrement vive sur les écluses et du côté du cimetière et des boqueteaux qui l’environnent. Non seulement le détachement ne peut plus songer à prendre l’offensive, mais il faut encore toute l’énergie et tout le dévouement déployés par les Capitaines Hislaire (28e) Simon et Plessis (74e) pour obtenir des hommes que la volonté du Colonel : tenir quand même soit respectée : le bombardement systématique du village continue en effet. La moitié des maisons est en flammes. Les éboulements font craindre pour la sécurité des défenseurs des barricades dans les rues. Une attitude nettement défensive est adoptée. Le Régiment se borne à empêcher tout franchissement du canal. Les hommes sont exposés aussi peu que possible.

17h40
Quelques factions allemandes ayant réussi à passer sur la rive S. du canal sont attaquées et repassent vivement sur la rive N.
A la nuit le bombardement cesse et le détachement couche sur ses positions.

Pertes éprouvées :
environ 2 tués 62 blessés pour le 28e et environ 100 blessés et 10 tués pour l’ensemble du détachement.

Le 17 septembre sont nommés sous-lieutenant à titre provisoire et pour la durée de la guerre Borelli et Virolleaud.

Lire la suite sur le blog http://vlecalvez.free.fr/JMO_sept1914/JMO_septembre1914.html

Reconnaissance des cadavres à Blesme (08)

Sur le blog de l’association généalogique de la Charente

http://www.genea16.net/?q=content/jeudi-17-septembre-1914

Le point sur le site  Sambre, Marne , Yser

canon_75_6
Deux pièces de 75 en action

http://www.sambre-marne-yser.be/article.php3?id_article=83