Archives du mot-clé 36 ème ri

303/journal du jeudi 3 juin 1915: « L’aigle de Lille »abattu par un pilote français

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Des obus sifflent à 10 h 45

Aviation: Max Immelmann dit « L’aigle de Lille »abattu par un pilote français

2 Max Immelmann dit « L'aigle de Lille

Max Immelmann (21 septembre 1890 à Dresde – 18 juin 1916) fut un as de l’aviation allemand de la Première Guerre mondiale. Il a été un pionnier dans l’aviation de chasse et est souvent à tort crédité de la première victoire aérienne en utilisant une arme à feu synchronisé. Il était le premier aviateur à gagner la médaille du Mérite, et a reçu en même temps que Oswald Boelcke. Son nom est devenu attaché à une tactique de vol commun, le Immelmann, et reste synonyme dans l’aviation.

Après le bombardement du 3 juin à Bitschwiller-les-Thann (Haut-Rhin)

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http://www.wesserling.fr/bitschwiller/page1.html

Prise de la forteresse de Przemysl (Autriche)

3 juin 1915. Un triple carillon solennel annonce la prise de la forteresse de Przemysl par les Bavarois et les Autrichiens. Suite à cette victoire, pas d’école vendredi.

http://archives.bas-rhin.fr/eCommunityDocuments/996A4DC5-7B41-4352-A704-F3DF616B220D/188/Fiche%208%20-%20Les%20effets%20de%20la%20guerre%20à%20Bossendorf%20et%20Westhausen%20en%201915%20et%201916.pdf

Un soldat du 36 ème RI blessé Neuville-Saint-Vast

Lettre datée du 05/06 de Pierre PELERIN du 36ème RI, blessé lors des combats de Neuville-Saint Vaast le 03/06/1915.

« Ma chère Tante. Enfin! ça y est j’ai payé mon tribut à la Patrie et je vais me reposer un peu. Je suis blessé d’un éclat de grenade à l’épaule droite et j’ai été envoyé à l’arrière. Je t’écris à toi directement pour que tu puisses prévenir maman et surtout qu’elle ne se fasse pas trop de soucis. Je vous embrasse tous, de tout coeur comme je vous aime »

Au cours de la nuit du 2 au 3 juin 1915, le 36ème RI qui occupe des tranchées à Neuville-Saint-Vaast est attaqué à plusieurs reprises par l’ennemi. Pendant la journée du 3, les Français échouent à contre-attaquer suite à l’insuffisance de leur préparation d’artillerie. Pire l’artillerie allemande se montre plus efficace en enterrant dans son abri une demi-section de la 5 compagnie qui bien que dégagée compte 3 tués et 3 blessés. Ces combats ont coûté la vie à 2 officiers et à 28 soldats du 36 RI qui compte aussi 69 blessés dont le soldat Pierre Pélerin qui mourra, le 05/06/1915, des suites de ses blessures à l’hôpital auxiliaire n°2 d’Abbeville non sans avoir auparavant écrit à s atante pour rassurer sa famille sur son état de santé.

Trouvé sur le site: http://bastien80.e-monsite.com/pages/derniere-lettre-de-picardie.html

29 avions français lancent 178 obus sur le quartier général du Kronprinz

http://gallica.bnf.fr/m/ark:/12148/bpt6k571397n/f1.langES;jsessionid=FF8B81B075C058847578836DAE36F2DB

Lu dans le Miroir en date du jeudi 3 juin 1915

Nous avons enlevé de nouvelles tranchées dans le Labyrinthe, au sud de Neuville, et un groupe de maisons à Neuville même. Les Allemands ayant contre-attaqué ont été goureusement repoussés.

Entre le 9 mai et le 1er juin, la division française qui s’est rendue maîtresse de Carency, d’Ablain Saint-Nazaire, du moulin Malon et de Souchez a fait 3.100 prisonniers et enterré 2600 cadavres allemands. Elle a perdu 3.200 hommes, dont les deux tiers sont des blessés légers.

Les troupes britanniques ont progressé près de Zonnebecke, en Flandre. En Champagne, nous avons refoulé une attaque près de Beauséjour. Aux lisières du bois Le Prêtre, nous avons enrayé deux autres attaques.

La flotte italienne a parcouru l’Adriatique et visité l’archipel dalmate sans avoir rencontré la flotte autrichienne.

Les Russes ont repoussé les Allemands avec de grosses pertes pour-ces derniers, hors d’un des fortins de Przemysl qu’ils avaient occupé. Une grande bataille se livre près de Strij.

Nos alliés ont fait, au cours des dernières journées, plus de 10000 prisonniers en Galicie orientale.

 

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277/journal du 8mai 1915: mort de Désiré Bianco, le plus jeune poilu

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement sur le centre, dans la matinée; éclatement dans le quartier de l’hôtel de ville

Le 36 ème RI à Pontavert (02)

Pontavert

8 mai 1915. Le troisième bataillon cantonne dans la partie gauche des bois de Beaumarais, pendant que le premier bataillon est en réserve à Chaudardes et Concevreux. Sur cette carte, deux sous-officiers, sans doute du 2e bataillon, surpris par l’objectif, prennent la pose dans les ruines de Pontavert. (Photo DR)

http://36ri.blogspot.fr/2011_02_01_archive.html

  8 mai 1915: Mort de Désiré Bianco, le plus jeune poilu

33733305A côté de l’hôpital militaire de Toulon, un buste de pierre semble monter la garde. Ce monument représente un garçon en uniforme. Il s’appelait Désiré Bianco. Tué le 8 mai 1915 en Turquie. Il avait 13 ans. Son nom est aujourd’hui quasi tombé dans l’oubli. Pourtant, son destin est exceptionnel: Désiré Bianco fut le plus jeune poilu et le plus jeune « mort pour la France » de la Grande Guerre.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/ces-personnages-oublies-de-la-guerre-14-18_698293.html#5xFJ5xe0zuC1YiXc.99

http://forum.royaliste.org/viewtopic.php?f=13&t=6362

http://www.marialisinfos.com/m/article-3877427.html

Après l’attaque au gaz sur Ypres, naissance des baillons

Les premiers bâillons sont créés après l’attaque sur Ypres du 22 avril 1915 ; le modèle est simplement copié sur des exemplaires allemands récupérés sur le terrain à Ypres (notamment grâce aux rapports des pharmaciens Launoy et Didier) . La solution neutralisante est analysée par le caporal Launoy, qui détermine sa composition. Le 8 mai 1915, une notice est envoyée à l’ensemble des armées pour la préparation de cette solution.

http://www.guerredesgaz.fr/Protection/Lesmasques/France/Premiers/Baillons/baillons.htm

Lu dans le Miroir en date du 8 mai 1915

France.-Quelques attaques secondaires, le temps étant généralement mauvais, à l’ouest de Péronne, à Beauséjour et à Bagatelle. Combats d’artillerie à Vauquois et sur les Hauts-de-Meuse.
Un nouveau forfait , plus odieux que les précédents, a été commis par la marine allemande. Le grand paquebot anglais Lusitania, de la Cunard Line, qui contenait 1978 personnes, a été torpillé au large de la côte d’Irlande.
Les Russes ont livré des combats favorables à leurs armes en Courlande. Ils ont remporté un succés important en Pologne; en Galicie, autour de Tarnow, ils ont subi de lourdes pertes, mais autour de Stryj, ils ont fait 2000 prisonniers.
Les Chambres italiennes ne se réuniront que le 20 mai, au lieu du 12, comme il avait été préalablement arrêté. Le prince de Bülow a fait au roi et au pape deux visites qui ressemblent à des visites de congé.
Le japon a réellement lancé à la Chine un ultimatum qui expire le 9, à six heures du soir.
Il est avéré que ce sont des spéculateurs sans scrupules qui avaient fait courir  à Berlin le bruit d’une énorme victoire allemande dans les Carpathes.
M. Ribot a prononcé à la Chambre un magnifique discours pour justifier le projet financier qu’il a fait voter, et qui élève à 6 milliards la limite d’émission des bons du Trésor.

 

270/Journal du 1 mai 1915: e 36 ème RI près de Corbeny (02)

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Réveil à 4 h 30 par des explosions de bombes d’aéro. Aujourd’hui les journaux publient ainsi le communiqué relatif au bombardement de la soirée du 28 avril.

Reims de nouveau bombardée.-Reims a reçu 500 obus dont beaucoup d’obus incendiaires; ceux-ci ont allumé plusieurs incendies, mais on a pu les circonscrire et les éteindre rapidement. Ceci ne fortifiera pas encore notre confiance dans les renseignements officiels donnés par les communiqués, car nous savions déjà que le service spécialement chargé de ce contrôle, ici, à Reims, a relevé neuf cents points de chute de projectiles our cette séance mémorable.

Avec le 36 ème RI: des obus arrivent de  Corbény (02)

Journée calme. 11 h 30 : trois obus de 77 venants de Corbény tombés aux abords de la ferme du Temple. À la même heure, trois obus de 77 sont tombés près de la réserve du sous-secteur n°2 venus de Craonne. Pendant la nuit, rien à signaler.

http://jmo36ri.blogspot.fr/2011/09/1915-05-mois-de-mai.html

Le 45 ème RI dans le secteur de Courcy (51)

Notre artillerie a envoyé vers les 10 heures 25 obus sur 3 meules à droite de la route de Courcy . Les 3 meules étaient en feu vers 10h 15, 2  de ces meules étaient aménagées
Le soir la relève des 5e et 6e Cies par les 7e et 8e Cie s’est effectuée sans incident.

http://www.lescahiersdhistoire.net/45eri/articles.php?lng=fr&pg=45

Le 272 ème RI en Argonne

http://72emeri.pagesperso-orange.fr/crbst_81.html

Écrit du front. Lettres de Maurice Pensuet

Le 1er mai 1915, voilà Maurice Pensuet en première ligne   : «   C’est quelque chose de terrible et d’inimaginable. J’ai supporté cela très calme   ; je m’en suis même étonné… Je vous donnerai d’autres détails si j’en reviens comme je l’espère.   »

En quinze jours, le jeune homme semble avoir déjà acquis la plupart des traits de ses compagnons d’armes. Sa correspondance est émaillée de mots techniques propres à la vie militaire et d’un argot de soldat, dont les travaux d’Odile Roynette ont bien montré combien il était constitutif de l’identité combattante. Ses pointes d’humour sont celles d’un fantassin : «   N’envoyez plus de pâté de lapin car il sentait le boche tué de huit jours et ça cogne   !   ».

http://www.lemouvementsocial.net/comptes-rendus/ecrit-du-front-lettres-de-maurice-pensuet-1915-1917/

Le Lusitania part de New-York à destination de Liverpool

Lusitania18Le 1er mai 1915 le Lusitania part de New York à destination de Liverpool. Ce bateau fut lancé en 1906, avec les paquebots Mauretania et Aquitania il est le plus rapide, atteignant près de 50 km/h. Avec une vitesse maximale réduite à 21 nœuds soit 80% de ses possibilités (pour des raisons d’économie de charbon), il est autorisé à effectuer un voyage transatlantique par mois.

La presse du jour

presse

 

http://centenaire.org/fr/espace-scientifique/societe/la-baionnette-1915-1920-et-le-rire-rouge-1914-1919

Lu dans Le Miroir en date du 1 mai 1915

France.– Nous avons progressé au nord d’Ypres, dans la région de Streenstraate; nous avons gagné là une profondeur de 500 mètres à un kilomètre, en enlevant deux lignes de tranchées successives et en faisant de nombreux prisonniers. Reims a reçu 500 obus, dont quantité d’obus incendiaires – qui ont allumé plusieurs incendies, mais ceux-ci ont été éteints rapidement. En Champagne, l’ennemi a bombardé une de nos ambulances et blessé un médecin. Dix-neuf obus de 380 sont tombés sur Dunkerque : ils provenaient de canons placés dans les lignes allemandes. Vingt personnes ont été tuées, quarante-cinq blessées, et plusieurs maisons détruites.

Une importante conférence a eu lieu à Rome, entre MM. Salandra, Sonnino et le général Cadorna, chef de l’état-major.

Les combats demeurent incessants au col d’Usjok, dans les Carpathes; ils continuent à tourner à l’avantage des Russes. Ceux-ci refoulent également les avant-gardes allemandes qui attaquaient vers le Niémen.

Trois vapeurs anglais ont été coulés par des sous-marins allemands. François-Josef a mandé en consultation le comte Goluchowsky, ancien ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, qui avait toujours été partisan de l’entente russe.

 

 

255/journal du 16 avril 1915: Le 45 ème RI dans le secteur de Pouillon-Merfy (Marne)

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

A 5h 1/2 les fortes explosions de plusieurs bombes jetées par un aéro, m’obligent à me lever.

Le 45 ème RI dans le secteur de Pouillon-Merfy (Marne)

16 Avril  1915.- La brigade nous fait savoir que notre artillerie va exécuter à 14h un tir de démonstration . 10 obus environ sont tirés par nous (aucune réponse allemande).

Le soir les 1e et 2e compagnies  reviennent au cantonnement de POUILLON et sont remplacées dans les tranchées par les 3e et 4e compagnies.

17 Avril  1915 A 8 heures le Cdt MOREL se rend au poste de commandement de CHAUFFOUR en remplacement du Cdt de FRANQUEVILLE du 75e Régiment Territorial.

Les compagnies 9e et 10e de MERFY relèvent dans aux tranchées du CANTONNIER les 11e et 12e compagnies.
La 395e brigade qui doit éventuellement remplacer la 8e brigade dans ses secteurs prendra le service aux tranchées de concert avec la 8e brigade   xxxx  xxxx  tous les 2 jours.

LA SUITE SUR: http://www.lescahiersdhistoire.net/45eri/mobile/articles.php?lng=fr&pg=44

« La construction d’une chapelle à Jeanne d’Arc à Beau-Marais (Aisne)

HB1« Extraits de lettres du commandant Chassery [Chef du 3e bataillon au 36 ème RI ]à son épouse :« 16 avril 1915. — Je fais construire ma chapelle dédiée à Jeanne d’Arc. Notre aumônier [il s’agit d’Henri Bornot] ne se tient plus de joie à la pensée d’avoir une église-cathédrale de huit mètres sur quatre, avec autel et clocher. Nous allons probablement y mettre l’autel du presbytère de P[ontavert] et ton étendard complétera la décoration. Quand nous quitterons nos bois, notre cantonnement deviendra certainement un but d’excursion, et notre chapelle peut-être un lieu de pèlerinage. Si Dieu me prête vie, et j’ai confiance en lui, alors, tous les deux, nous viendrons faire un pieux pèlerinage à la chapelle de Jeanne d’Arc du B[eau]-M[arais] et je te ferai revivre l’époque actuelle, qui est toute vibrante des émotions de la guerre, car chaque coin, chaque arbre a presque son histoire.

LA SUITE SUR: http://36ri.blogspot.fr/2011_02_01_archive.html

Apollinaire dans la craie des tranchées

6 avril 1915
Mon Lou,
je suis donc retourné aux tranchées de fantassins pour service. Je devais trouver l’adjudant observateur que naturellement n’ai pas pu trouver après l’avoir cherché pendant six heures dans les tranchées sans arrêter de marcher de boyau en boyau. 
Je me suis rendu compte aujourd’hui de ce que sont ces tranchées : Muraille de Chine, plus frêle que cette muraille de Chine dont on se moquait tant dans les récits de voyage où j’en ai lu la description. 
Voici donc, ma chérie, mon odyssée dans cette pâle cité du silence, de la monotonie.
Je suis parti à pied à huit heures, le matin, passé aux positions de notre batterie prendre les ordres. Dormegnie, le conducteur non monté de ma pièce, me rejoint pour que je le fasse entrer avec moi dans les tranchées. Le secrétaire du commandant qui passe en sens inverse me montre ma nomination de brigadier. Le tireur de ma pièce, nommé Braque, veut m’expliquer où se tient l’adjudant, mais il s’embrouille si bien qu’il finit par venir avec nous. En route, nous nous arrêtons pour examiner des tas d’obus non éclatés, de tous les calibres. Enfin nous joignons une batterie d’un autre régiment. On installe les 75. Zzzzz pan, un obus explosif éclate à 4 mètres de nous : un 88 autrichien. Tout le monde court, sauf nous qui ne savons que faire car nous ne connaissons pas les gars de cette batterie où nous nous trouvons. Zzzz pan, second obus à deux pas. Heureusement que les éclats restent dans le trou ou bien vont je ne sais où. Enfin, on n’a reçu que de la terre et des branches. Les gars de la batterie inconnue nous appellent à leur tanière. Nous y allons.

LA SUITE SUR:  http://lepervierincassable.net/spip.php?article197

Lu dans le Miroir du vendredi 16 avril 1915

France.-A Ovillers, près de la Boisselle, notre artillerie bouleverse les ouvrages ennemi.
Brillant succès pour nous près d’Arras. Tout l’éperon sud-est de Notre-dame-de-Lorette est enlevé à la baionnette, par nos troupes. Nous repoussons deux attaques à Thiepval. A Bagatelle, en Argonne, nous démolissons la principale tranchée allemande. Aux Eparges, trois offensives allemandes sont brisées avec de fortes pertes pour l’agresseur. Une autre offensive est refoulée au bois de Mortmare; une autre encore au bois Le Prêtre. En Alsace, près de Metzeral (région de Munster), nous progressons de 1500 mètres.
La bataille est rude sur le front des Carpathes, où 4 millions d’hommes sont aux prises et où nos alliés continuent à faire des captures importantes. Sur le front de Pologne, ils prennent l’avantage, vers Sochatchew et Mlava.
Les sous-marins allemands ont torpillé un vapeur anglais et un vapeur hollandais. Les croiseurs allemands ont saisi quatre chalutiers à vapeur hollandais qui ont été amenés à Cuxhaven.
Un zeppelin, le Z-9, a jeté un certain nombre de bombes sur le littoral anglais du Northumberland. Les résultats ont été nuls : personne n’a été tué; les dommages matériels sont insignifiants.
Un taube a survolé et bombardé Calais. Un blessé.
Le bilan officiel des pertes anglaises au 11 avril est de 139347 hommes tués,blessés, prisonniers ou disparus.

LA CARTE POSTALE DU JOUR

16 04 1915

 

 

122/ journal de la grande guerre/ le 4 décembre 1914: « chercher les espions chez les femmes légères »

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Nuit passée dans le calme » Détonations terribles toute la journée. Bombardement après-midi et le soir. »

Paul Hess fait état d’une missive  envoyé par un  lecteur  du « Courrier »intitulé: « Non, Reims n’est pas un nid d’espions »:

« A en croire  la presse parisienne Reims serait un nid d’espions et ce serait la faute de concitoyens indésirables si notre ville n’a pu encore être libérée de l’étreinte des canons allemands. Certes, il y a lieu de penser qu’à Reims comme partout en France, les Allemands se sont assuré des intelligences sur place, et qu’ils ont dû profiter de leur courte occupation de notre ville pour renforcer et rafraîchir leur service d’indicateurs (…)

(…)Du reste l’espionnage qui a été traqué à Reims de la manière qu’on sait, ne doit plus y être chose facile. Pour perte utile à l’ennemi, l’indicateur doit:

-savoir quels renseignements celui-ci désire;

-pouvoir se procurer ces renseignements;

-pouvoir les communiquer aux Allemands.

parmi les Rémois qui restent à Reims, il en est certainement de peu intéressants; il y a notamment de jeunes vagabonds qu’on verrait plus volontiers dans les tranchées que sur nos boulevards. Ils sont ce qu’ils sont! Mais parmi ceux-ci, existe t-il seulement un traître? Ouin trouverait-on parmi eux un seul individu assez infâme pour vendre sa ville en même temps que sa patrie, et assez lâche pour coopérer contre argent à la destruction systématique de sa cité, à l’assassinat journalier de ses voisins, de ses amis, de ses proches? Oh! Si ce Judas existait, il n’y aurait pas de châtiment assez rigoureux à lui infliger, ni d’épithète assez flétrissante à accoler à son nom.

Mais je ne puis pas croire qu’il y ait de Bazaine parmi nous. L’espion doit être plutôt recherché  dans les éléments cosmopolites de la population et particulièrement dans le monde des femmes légères, parmi ces femmes qui parviennent à suivre les armées et passent constamment de l’une à l’autre, ces femmes que nous avons vu alternativement faire la cour aux soldats français, puis aux Allemands et de nouveaux aux nôtres.

C’et dans ce monde interlope, du moins, je pense, qu’il faut chercher ces brebis galeuses, beaucoup plus qu’au sein de la patriotique population rémoise. »

4 décembre 1914:  les fusillés de Vingré (Aisne)

image015Le caporal Floch Paul, Henri, les soldats Petelet Claude, Gay Pierre, Quinault Jean, Blanchard Jean, Durantet Francis du 298e RI ont été condamnés à la peine de mort par le CdG spécial de la 63e division d’infanterie dans la séance du 3 décembre pour abandon de poste en présence de l’ennemi. Ces militaires ont été passés par les armes le 4 décembre à 7 h 30.

http://www.reseau-canope.fr/pour-memoire/les-fusilles-de-la-grande-guerre/les-fusilles-de-la-grande-guerre-essai-de-definition/un-cas-emblematique-les-fusilles-de-vingre/

http://vestiges.1914.1918.free.fr/Aisne_Vingre.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Martyrs_de_Vingr%C3%A9

UNE CHANSON SUR CETTE INJUSTICE

http://www.chansons-net.com/histoire/index.php?param1=MI0472.php

Journal de marche du 36 ème RI en pays rémois

4 décembre
Entre 9 h00 et 10 h 00, les Allemands ont envoyé une quarantaine d’obus vers la Neuvillette sans but précis. À 10 h 00, une dizaine d’obus de 77 sont tombés sur la compagnie en réserve à la route nationale sans résultat. Vers la même heure de nombreux obus de 150 mm tombent dans la direction de Saint-Thierry, Merfy, Pouillon et vers Reims. À 16 heures relève. Le 1er bataillon vient à la Verrerie Le 2e va cantonner à Courcelles. Une patrouille a aperçu à 23 h 00 une section allemande près des tranchées sud-est du moulin de Courcy.

Le 72 ème RI en Argonne

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http://72emeri.pagesperso-orange.fr/crbst_38.html

Lettre d’Alexandre Jacqueau (362 ème RI) à sa femme

Alexandre4 décembre 1914.

(4 mois de guerre et de séparation depuis hier.)

C’est à toi que je vais consacrer aujourd’hui quelques instants.

Tu dois savoir par Mme R… tous les détails de son voyage et surtout de son séjour près de son mari et j’espère qu’il ne t’a pas tenté.

Tout d’abord je dois te dire qu’ici ce serait mpossible :

1° Parce qu’on ne traverse pas les lignes pour venir jusqu’ici ;

2° Parce que le village que nous occupons tous les 4 jours est évacué et qu’il est impossible de compter sur la complicité des habitants pour se cacher.

R… était à Ex… qui se trouve à une dizaine de kilomètres en arrière de nos lignes, sa femme a pu rester huit jours avec son mari, restant cachée dans la maison occupée par tous les sous-officiers et prenant tous ses repas avec eux…

Pour ma part, je ne consentirais jamais à te faire séjourner dans un pareil milieu, si gentils que soient les sous-officiers. N’en parlons donc plus.

… En fait de repos à l’arrière de nos lignes, il est en effet question de nous ramener pendant quelques jours dans un village des environs pour nous inoculer le sérum Vincent. Je t’assure que ceci ne me ravit pas du tout. Voilà le repos.

– Je suis en bonne santé et te demande d’être raisonnable et de ne pas t’inquiéter.

Voilà les fêtes de Noèl et du Nouvel an qui arrivent à grands pas. Que demandent les enfants ? Surtout gâte-les comme à l’habitude et que ces fêtes soient pour eux des jours de joie. Il ne faut pas qu’ils s’aperçoivent de notre tristesse.

Certes, ces fêtes vont nous paraître bien tristes aux uns et aux autres, et combien nous aurons le cœur plein d’amertume et d’ennui. Mais il faut nous remonter et ne pas oublier que cette guerre est une guerre d’usure. La victoire n’appartiendra qu’au peuple le plus résistant et le plus tenace.

Ayons donc toutes les qualités et remontons de notre mieux ceux dont le moral s’affaisse le sort de notre chère France dépend plus de notre moral que de la pluie de fer dont nous inonderons les Allemands.

Soigne-toi bien et soigne bien mes chers Petits afin que si le Bon Dieu me garde à vous, j’aie le bonheur de vous retrouver tous en bonne santé et les enfants beaux et superbes.

Au revoir, ma bonne grande, je te quitte car ma camoufle (bougie) tire à sa fin et je ne vois plus grand’chose…

http://etienne.jacqueau.free.fr/362regiment_debut.htm

A SAVOIR

Martigues.-Le 4 décembre 1914, Le conseil municipal décide de baptiser « boulevard des Belges » l’esplanade de la fontaine de Jonquières pour « commémorer le dévouement et l’héroïsme de la nation belge »

Lu dans le Miroir en date du 4 décembre 1914

France.-Nos troupes rencontrent des succès intéressants, à Lesménil, au nord-est de Pont-à-Mousson, entre Moselle et Seille, au col du Bonhomme et en Alsace., entre Thann et Mulhouse.

Belgique.-Les renseignements qui parviennent sur les mouvements des troupes allemandes en Begique demeurent contradictoires. Ces troupes vont-elles être renforcées sur l’Yser ou bien détachent-elles les forces sur le front oriental? Ce qui est sûr, c’est que Zeebrruge est devenue inutilisable pour nos ennemis.

Pologne.-Les corps de Von Hindenburg continuent à combattre à Lodz et à Loviez en Pologne, mais toutes leurs offensives sont brisées coup sur coup. La Russie appelle encore un million d’hommes sous les arbres.

Les Autrichiens annoncent leur entrée dans Belgrade. Ils ont mis quatre mois de plus qu’ils avaient prétendu, et il ne faut pas oublier que Belgrade, évacuée, fin juillet par le gouvernement serbe, est sur la frontière elle-même.

Turquie.-On n’entend plus parler de l’action turque, depuis que les troupes ottomanes ont été mises en déroute près d’Erzeroum. des contingents australiens et néo-zélandais ont été débarqués en Egypte pour défendre éventuellement cette contrée contre Enver pacha.

Allemagne.-Le Reichstag a tenu séance. La chancelier y a fait  un exposé mensonger sur la crise européenne, dont il impute la responsabilité à la Russie et l’Angleterre. Après quoi 6.250 millions de crédits militaires ont été votés par l’unanimité des députés, hors le représentant socialiste Liebknecht.

Italie.-Au parlement italien qui faisait également sa rentrée, le président du Conseil, M.Salandra, a précisé l’évolution politique suivie par lui depuis cet été. La Triple Alliance ne pouvait jouer, puisque l’Allemagne et l’Autriche n’étaient pas attaquées. L’Italie est restée neutre, mais il reste à savoir si cette neutralité va suffire , car la Péninsule a des intérêts et des revendications à défendre. Aussi a t-elle accru ses armements. Ce discours a été salué par des acclamations à l’adresse de Treste, Trieste et aussi de la Belgique.