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993/22 avril 1917: les mascottes des soldats russes en Champagne

Du côté du Chemin des Dames

Le 22 avril : il est décidé d’arrêter toute offensive massive au profit d’offensives partielles

Le 29 avril : remaniement dans l’état-major. Le général Mangin est relevé de son commandement.

Le 30 avril : l’offensive reprend sur les Monts de Champagne.

Le 4 mai : le 18e régiment d’infanterie se lance à l’attaque du village de Craonne à 18 h. Cette attaque surprend les Allemands, le rebord du plateau de Californie est pris.

Le 5 mai : le 18e régiment d’infanterie attaque avec le 34e régiment d’infanterie pour consolider les positions sur le plateau. Les Français réussissent à prendre pied sur le plateau mais ne peuvent déboucher sur l’Ailette. Les pertes s’élèvent autour de 800 hommes pour le 18e régiment d’infanterie entre le 4 et le 8 mai et plus de 1 100 hommes pour le 34e régiment d’infanterie. La Xearmée attaque les plateaux de Vauclair et des Casemates. Le même jour, une offensive est lancée sur Laffaux par le 1er Corps d’armée coloniale : les ruines du moulin sont prises.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Chemin_des_Dames

Avec le 41 ème RI en Champagne

A peine installé, le 22 avril 1917, à 11h15, le 3eme bataillon subit une violente contre-attaque allemande qui réussit à pénétrer dans les tranchées de la 10eme compagnie; mais, vers 18 heures, toutes nos positions sont reprises. L’affaire a été menée avec énergie et entrain. L’ennemi a laissé de nombreux morts et une trentaine de prisonniers entre nos mains. Le sous-lieutenant Serrant, qui a vigoureusement conduit une contre-attaque de la 10eme compagnie, est fait chevalier de la Légion d’honneur. Il nous faut, hélas! déplorer la mort du lieutenant-colonel Mézières, tué au moment où il se portait sur le lieu de l’action pour prendre lui-même la direction des contre-attaques. Il est remplacé par le lieutenant-colonel Lemoine.

Pendant les jours qui suivent, le 41eme encaisse des bombardements qui lui feront beaucoup de mal, et c’est un peu épuisé dans ce secteur à trous d’obus, où le ravitaillement, quand il peut venir, n’arrive qu’une fois, la nuit, que, le 30 avril 1917, le 41eme participe à l’attaque générale du corps d’armée. C’est néanmoins avec un entrain remarquable que les 2eme et 3eme bataillons se lancent, à 12h40, à l’assaut de la cime du Mont-Haut; mais ils sont arrêtés net par les mitrailleuses ennemies que l’artillerie n’a pas détruites; le 3eme bataillon a toutefois à son actif quelques éléments de tranchée pris sur l’ennemi. Le lieutenant Bertin-Maghit, avec un détachement spécial, enlève un ouvrage allemand qu’il nettoie et où il fait plusieurs prisonniers.

source: http://www.41emeri-1418.fr/index.php/la-guerre-du-41eme/historique-sommaire-du-41eme/1917/17-avril-au-3-mai-1917

Les mascottes des soldats russes en Champagne

ours

(Le Miroir n°178- 22 avril 1917- p15)

source: http://simon-rikatcheff.over-blog.com/2015/01/mascottes-brigades-russes-speciales.html

L’honneur retrouvé du Chemin des Dames + vidéo

poilu

Le 16 avril 1917, il avait neigé la veille. La boue était partout. Dans la vallée de l’Aisne, en contrebas, les troupes françaises se lancent à l’assaut de la crête, 140 m plus haut, sur laquelle défile aujourd’hui comme un ruban gris, la route départementale du Chemin des Dames. Comme sur toute la ligne de front, les Allemands, depuis leur retraite en bon ordre de l’automne 1914, se sont installés dans les meilleures positions, sur les hauteurs. Le Chemin des Dames forme une sorte de petit massif calcaire posé entre la vallée de l’Aisne et la vallée de l’Ailette. On est à 30 km au nord de Reims. Et depuis ce petit massif, l’artillerie lourde allemande peut pilonner la ville du sacre des rois de France. L’idée du général Nivelle est d’enjamber le plateau du Chemin des Dames par une attaque surprise, précédée d’un déluge d’artillerie, de débouler en 48 heures sur la vallée de l’Ailette, et de percer le front ennemi. L’armée française, qui sort victorieuse de Verdun, veut y croire.

En face, les Allemands ont creusé le massif calcaire

Elle a massé là, devant les crêtes allemandes, un demi-million d’hommes. Ses meilleures unités. Mais en face, personne ne le sait encore, les Allemands ont creusé le massif calcaire de grottes, ont camouflé des abris bétonnés, une sorte de mini-mur de l’Atlantique avant l’heure. Le 16 avril sera une gigantesque hécatombe.

la suite sur http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/14-18-l-honneur-retrouve-du-Chemin-des-Dames-620278

Journal de guerre du dimanche 22 avril 1917 à travers Le Miroir

Entre Somme et Oise, actions violentes des deux artilleries, notamment dans la région au sud de Saint-Quentin.
Entre l’Aisne et le chemin des Dames, nous avons poursuivi nos progrès sur le plateau au nord de Sancy. Une lutte à la grenade nous a permis de gagner du terrain dans le secteur de Hurtebise. Par quatre fois, nos tirs de barrage ont brisé des tentatives faites par l’ennemi pour déboucher des tranchées au nord de Braye-en-Laonnois.
Canonnades assez vives dans la région de Reims et en Champagne.
Du 9 au 20 avril, le chiffre des prisonniers allemands faits par les troupes franco-britanniques dépasse 33000. Le nombre des canons capturés est de 330.
Les Anglais se sont emparés de Gonnelieu, à l’alignement des positions qu’ils tiennent plus au sud. Un parti ennemi, qui tentait de pénétrer dans leurs tranchées près de Fauquissart, a été repoussé.
Les armées britanniques ont également remporté des succès en Mésopotamie, près de Samarra, où le général Maude a fait plus de 1200 prisonniers, et aux abords de Gaza.
Le cabinet portugais, présidé par M. d’Almeida, a démissionné.
Les grèves se multiplient en Allemagne dans les usines de munitions, à Berlin, Essen, Nuremberg, Magdebourg, etc.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

Sur la côte 108 le 21 avril 1917

J’ai retrouvé son livret matricule ( AD du nord) et j’ai donc pu constater qu’on lui avait attribué cette décoration suite à une action
effectuée le 21 avril 1917, à la côte 108.
.Selon le journal de marche du régiment, le 21 avril à quatre heures du matin, une mine allemande saute à la carriére de la côte 108, causant une perte de 196 hommes (liste nominative des 46 tués et disparus dispo si qqun le désire) du 6eme,7eme escadron et mitrailleurs du 2 éme bataillon.
.Aprés l’explosion,les allemands tentent une sortie de la carriére.cette attaque est repoussée par le13 éme chasseurs cyclistes et par le 7 eme escadron qui fait un prisonnier du 140eme rgt d’infanterie..
Il était un des mitrailleurs du 2 éme bataillon et a été décoré suite à son courage pendant ce combat..

voir le blog

43/Journal de la grande guerre: le 16 septembre 1914

Mercredi 16 septembre 1914

(A lire dans le Miroir du 27 septembre 1914)

L’ennemi livre une bataille décisive sur l’Aisne, après s’être fortement retranché sur certaines parties de son front. Ce front est marqué par Noyon, une ligne passant au  nord de Vic-sur-Aisne et de Soissons, le massif de Laon, les hauteurs qui couvrent Reims au nord et à l’ouest, et une ligne qui prolonge ce premier tracé. Beaucoup de prisonniers, d’armes et de munitions sont tombées entre nos mains au cours de la poursuite qui a succédé à la bataille de la Marne.

Combat de Craonne (02) extrait du carnet du 41 ème RI

http://www.41emeri-1418.fr/index.php/la-guerre-du-41eme/historique-sommaire-du-41eme/1914/16-et-17-septembre-1914

Combats à Moronvilliers (51)

Foch décide l’attaque méthodique des hauteurs de Moronvilliers. La 11e C.A. progresse à l’est d’Aubérive et de Dontrien, en liaison avec la 42e division qui attaque à l’ouest de la Suippe mais les Allemands prennent les devants : dans la nuit du 15 au 16, ils dirigent deux attaques contre la division marocaine sans succès. Au point du jour, l’offensive s’engage sur le front du 9e C.A. La 17e division gagne 400 m mais est rejetée par une contre-attaque. Une seconde attaque échoue également.

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Zouaves en embuscade avec une mitrailleuse

La suite sur  le site Sambre, Marne, Yserhttp://www.sambre-marne-yser.be/article.php3?id_article=82

Combat et morts à la Main de Massiges (51)

http://www.lamaindemassiges.com/memoire8ric.htm

Témoignage du 1 er bataillon du 4 ème régiment de zouaves

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16 septembre 1914, engagement au combat à 14 heures 30, sur la route de Tracy le Val à Carlepont (Oise). Fusillade très violente, l’artillerie ennemie coupe la première ligne de projectiles. Malgré les pertes subies, les premières tranchées sont enlevées vers 17 heures. La compagnie participe à éviter le pillage des maisons du villages par les ennemis. Le Régiment a déployé une extrême bravoure, en enlevant les positions sans aucune préparation par l’artillerie, la Brigade en étant démunie. Aussi les pertes ont été très élevées. 1er Bataillon du 4e Zouaves : 25 tués dont 4 officiers (l’un d’entre eux est le capitaine Arnaud. Le capitaine Gros de Vaud le remplace mais sera grièvement blessé dès l’engagement des combats du lendemain matin. Il est remplacé par le capitaine Bernabin). 115 blessés dont 3 officiers. 13 disparus. La suite sur http://mausoleo.giussani.free.fr/Mausoleo_aPages_Textes/News/News_2009/T-2009-03/Mala14-3.html

Mémoire du rémois Henri Jadart

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Dès 4 heures du matin on entend le canon, et à 9 heures les obus tombent sur la ville. On peut sortir pendant le reste de la matinée, mais dès midi, le bombardement recommence ; il dure jusqu’au soir et il faut tenir dans les cqves. Une bombe éclate dans la rue Chanzy, près des Six cadrans et fait plusieurs victimes, – des morts et des blessés. Parmi ces derniers, le maître sonneur Stengel a été atteint comme il relevait le cadavre d’une petite fille qui venait d’être tuée.

Nous dînons cependant à 7 heures dans la salle à manger, et nous pouvons nous coucher à 9 heures et demi sans être troublés par le bruit assourdissant de la journée.

Le général Franchet d’Espérey est encore logé chez M.Robillard, dont la maison jusqu’ici est intacte. Beaucoup de personnes de notre quartier vont se réfugier dans un sous-sol de la rue Brûlée, au patronage de l’abbé Dage, où elles sont très bien accueillies. Mon beau frère Paul Givelet était venu nous voir à 4 heures et il nous rapportait que le quartier Cérès a beaucoup souffert ; sa maison a été atteinte dans la toiture, mais sans gravité.

Mémoire du rémois Paul Hess

 Dans les communiqués officiels des opérations publiés par Le Courrier de la Champagne de ce jour, nous trouvons ceci, pour ce qui nous intéresse directement :

«  13 septembre – 15 heures

A notre aile gauche, l’ennemi continue son mouvement de retraite.

Il a évacué Amiens se repliant vers l’est.

Entre Soissons et Reims, les Allemands se sont retirés au nord de la Vesle. Ils n’ont pas défendu la Marne au sud-est de Reims.

Même jour, 23 heures

Aucune communication n’est arrivée ce soir, au Grand Quartier Général. Les communiqués d’hier et de cet après-midi ont montré la vigueur avec laquelle nos troupes poursuivent les Allemands en retraite. Il est naturel que dans ces conditions le Grand Quartier Général ne puisse, deux fois par jour, envoyer des détails sur les incidents de cette poursuite. Tout ce que nous savons, c’est que la marche en avant des armées alliées se continue sur tout le front et que le contact avec l’ennemi est maintenu.

A notre aile gauche, nous avons franchi l’Aisne. »

puis, sous le titre, en très gros caractères : « L’ennemi bat en retraite » sur toute la ligne, nous lisons :

 » 14 septembre – 14 h 30 soir- 1°…………………….

2° Au centre, les Allemands avaient organisé, en arrière de Reims, une position défensive sur laquelle ils n’ont pu tenir.

14 septembre – 23 h 15 – A notre aile gauche, nous avons partout rejoint les arrières-gardes et même les gros de l’ennemi ; nos troupes sont rentrées à Amiens, abandonné par les forces allemandes. l’ennemi semble faire tête sur le front jalonné sur l’Aisne.

Au centre, il semble également vouloir résister sur les hauteurs du nord-ouest et au nord de Reims ; etc. »

Ce matin, à 5 h, le canon a annoncé que les Allemands sont toujours bien près de la ville, puisque des obus sont venus encore siffler dans les environs de notre quartier. Nous pouvons en conclure que si l’ennemi, ainsi que le dit le communiqué du 14 (14 h 30), a dû abandonner la position défensive qu’il avait organisée en arrière de Reims, ce n’a pas été pour longtemps.

Nous avons dû passer une partie de la matinée dans la cave ; le bombardement étant redevenu très intense ensuite, il nous a fallu y redescendre et y rester l’après-midi tout entier.

Vers 14 h, un obus explosant sur le pavé, rue Chanzy, aux Six-Cadrans, entre le kiosque et les maisons des Loges-Coquault, cause la mort de neuf personnes, par ses éclats :

Mme Froment-Hardy, fille du succursaliste des Etablissements Economiques, place des Loges-Coquault (inscrite dans les décès, à l’état civil, le 17 septembre) ; Mlle M. Legras, 16 ans, demeurant 82, rue Gambetta (état-civil du 17 septembre) ; M. E. Breton, instituteur retraité, 72 ans, 117, rue Chanzy (état-civil du 21 septembre) ; M. Champrigaud, rue de Contrai 3 (état-civil du 21 septembre) ; Mlle Thérèse Gruy, 12 ans, domiciliée 14, rue du Jard (état-civil du 21 septembre) ; M. Font, Antoine, 3, rue Gambetta (état-civil du 22 septembre).

Enfin, mon ancien condisciple Ch. Destouches; 47 ans, domicilié rue Croix-Saint-Marc 96, qui passait, avec sa famille, au moment où l’obus vint éclater à cet endroit, a été tué ainsi que sa femme, 30 ans et son fils Pierre, 8 ans, tandis que sa fille Juliette, 12 ans, était mortellement blessée. Les décès des trois premiers sont inscrits sous les n° 2.478 à 2.480, à l’état civil, le 22 septembre et celui de la fillette, le 23 septembre (n° 2.537).

Le même obus frappait encore mortellement M. Stengel, maître-sonneur à la cathédrale, demeurant 14, rue du Jard, dont le décès est mentionné à l’état civil le 2 octobre et M. Desogere, adjudant du 132e d’infanterie en retraite, comptable aux Hospices civils, porté dans les décès, sous le n° 2.609, le 23 septembre. En outre quelques personnes avaient été atteintes plus ou moins grièvement, entre autres, Mlle Antoinette Font, dont le père avait été tué.

– Sous le titre « Choses vues », Le Courrier d’aujourd’hui mentionne le dévouement des gens du quartier Saint-Remi (vieillards, femmes et tout jeunes gens) qui, dimanche matin, faisant office de brancardiers et de brancardières de bonne volonté, sont allés spontanément à l’étonnement des officiers et des hommes du 41e, sur lesquels s’abattaient les obus, vers l’octroi de la route de Châlons et à proximité du Parc Pommery, chercher avec des charrettes à bras des soldats blessés qu’ils transportaient avec des précautions

infinies, tandis que les gamins, toute la matinée, se chargeaient d’aller faire remplir les bidons de nos troupiers.

Dans le même journal, nous trouvons les avis suivants :

 » Postes, télégraphes, téléphones.

Le maire a fait placarder hier, dans l’après-midi, l’avis que voici :

Mairie de Reims Avis, Les lettres mises à la poste, rue Cérès, aujourd’hui

15 septembre, avant six heures, seront expédiées ce soir. »

Reims, le 15 septembre 1914.

Ce service de correspondance est limité à la journée du 15 septembre et a été effectué par des autos postes.

Jusqu’à nouvel ordre, les Postes, télégraphes et téléphones sont exclusivement réservés aux communications militaires ou gouvernementales dans la zone des opérations militaires.

Il faut donc attendre la réorganisation de ces services pour les communications privées.

Avis en sera donné en temps opportun.

Chemins de fer

Des trains étant venus de Paris sur Reims et vice-versa, le public s’est demandé si les trains de voyageurs, dans la direction de Paris seraient bientôt réorganisés.

Là aussi, l’autorité militaire s’est réservée le service exclusif des chemins de fer pour le transport des troupes et leur ravitaillement.

Il en est de même pour le C.B.R.

Nos lecteurs seront informés de la reprise du service public par l’avis officiel qui nous sera communiqué le cas échéant, et que nous publierons aussitôt.

Société française des secours aux blessés militaires Comité de Reims

La situation, jusqu’ici, ne nous avait pas permis l’organisation définitive d’un assez grand nombre de nos hôpitaux.

Aujourd’hui que les choses se modifient favorablement, nous faisons à nouveau appel aux hommes de bonne volonté pour notre service de brancardiers auxiliaires.

Se faire inscrire à notre permanence, 18, rue de Vesle. »