Archives du mot-clé 43ème RIC

1422/25 juin 1918

Journal du 43 ème RIC dans la Marne

Mardi  25 Juin 1918

(bombardement)

Harcèlement sur les routes PARGNY-COULOMMES, ORMES-THILLOIS, VILLERS- aux-NŒUDS, – ORMES-VILLE-DOMMANGE

100 obus de moyen calibre sur route

JOUY-HEURTEBISE. Une centaine de 102 sur VILLE-DOMMANGE. 10 coups de 105/150 sur SACY.

Une centaine de (… … )la 5e Bie du 1e RAC, région du (bois) des Fourches 200 c. de150 vers la 7e Bie du 310e, région N. de VILLE-DOMMANGE

Grande (activité aéronautique)- Une vingtaine d’avions ont sur (volé) nos lignes ; certains les mitrail(lant) d’autres lançant des bombes sur  (LES) MESNEUX (explosion d’un dépôt de (muni) tions d’infanterie), sur le croi(sement) des routes ORMES-PARGNY et LES MESNEUX-PARGNY.

1 blessé

(JMO 2e DIC p 359-60/364)

Le Bataillon BOUHABEN relève dans le CR 240, le Btn CHAMBERT.

1 blessé (JMO ID/ 2 p 53/107).

Le Médecin Divisionnaire va dans les lignes le matin.

Il visite le PSR SILVE et le S/Secteur cote 240. Le PS(B) du CR 240 s’est transporté à l’emplacement du PS du Btn en soutien (près de la Ferme La Carbonnerie) et est destinée à aller définitivement dans un PS en construction à la lisière du Bois du Château du (Haut ?). L’ancien PS est actuellement un P auxiliaire.

Dans le CR Vrigny pas de changement. Le PS du Btn en soutien est

maintenant situé dans les caves du château de Pargny

[…] Au retour le Médecin Divisionnaire s’arrête au PR de Ville-Dommange et rentre dans l’après-midi à Chamery

[…]1 blessé

Pas d’inhumation

La suite sur http://43eric.canalblog.com/archives/2014/12/13/31135178.html

Journal du mardi 25 juin 1918

Une opération de détail, près de le Port, nous a valu de capturer 170 soldats allemands.
Assez vive canonnade entre l’Aisne et la Marne.
Les Américains ont amélioré leurs positions au nord-ouest de Château-Thierry, malgré la vive résistance de l’ennemi. Activité des deux artilleries dans cette région.
Dans les Vosges où les actions de patrouilles ont été fréquentes, les Américains ont repoussé un raid allemand.
Calme au front britannique. Peu d’activité aérienne à raison du temps brumeux et du vent. Les avions anglais ont fait cependant du travail de repérage. Pas de combat aérien.
15 tonnes d’explosifs ont été lancées sur Bapaume, sur les dépôts de munitions et les gares de Steenwerck, d’Armentières et de Bac-Saint-Maur. Les docks de Bruges ont été attaqués.
En Albanie, nous avons repoussé des détachements ennemis.
Les Italiens ont réalisé de sérieux résultats. L’ennemi avait commencé sa retraite dans la nuit du 22 au 23. Il a continué à passer la Piave sous le feu de l’artillerie alliée, tandis que les troupes italiennes le talonnaient. Le Montello et la rive droite de la Piave ont été reconquis.
Le nombre des prisonniers atteint 4.000. Une quantité de matériel a été capturée. Le nombre des cadavres d’Autrichiens qui jonchent le sol est très élevé.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1415/18 juin 1918

Mission  Blaise Diagne pour recruter en Afrique

18 juin 1918. « Départ des recrues pour Kassan. Les choses se sont passées jusqu’ici sans difficulté, grâce sans doute à l’influence du chef de canton. Il n’en va pas de même chez les Gwanan. Le chef de Yéguéré, ayant insisté d’une façon que ses administrés ont jugée excessive ; ceux-ci lui ont lancé des flèches. Et le résident a jugé la chose assez grave pour aller lui-même en rendre compte au chef-lieu. »

8 juillet. « Issa revient de Kassan, où il était depuis 17 jours. Son recrutement était terminé depuis longtemps. Mais comme c’est à peu près le seul chef San qui ait quelque autorité, l’administration a eu recours a lui, pour faire marcher les cantons voisins. Quant aux villages réfractaires, il semble que l’on soit décidé à les laisser en paix. C’est une méthode absolument sûre pour ne pas avoir pas de troubles. »

voir le dossier sur http://webdoc.rfi.fr/blaise-diagne-grande-guerre-1914-1918-france-tirailleurs-afrique/chapitre-4/index.html

La défense de Reims avec le 63 ème RI

source: http://www.faurillon.com/reims.html

Le 43 ème dans le secteur de Vrigny  (Marne)

Le 1er juin, la 2ème Division d’Infanterie Coloniale passe toute entière à l’ouest de Reims pour relever la 45ème DI en plein combat. Le 43 reçoit pour mission la défense du secteur de Vrigny, en particulier la cote 240 qui commande les vallées de l’Ardre et de la Vesle et qui domine la plaine de Reims.
Jusqu’au 26 juillet, le 43 va se cramponner au terrain, et faire face aux attaques particulièrement violentes du 9 juin (trois régiments allemands lancés contre le 43), du 18 juin, du 16 juillet … Le 18 juin 1918, l’offensive visait la rupture du front pour s’emparer de Reims. Le 43 se défendit une nouvelle fois au corps à corps, « résistant victorieusement à une puissante attaque ennemie, la disloquant par ses contre-attaques acharnées et conservant tout le terrain dont il avait la garde ».
Guillaume Morvan fut tué à l’ennemi lors de ces combats le 18 juin 1918 à Vrigny Pargny (Marne).
Il repose dans la nécropole nationale « La Croix-Ferlin » (commune de Bligny), tombe individuelle N°366.
Son acte de décès a été transcrit à Lannédern le 11 mai 1919.

Journal du mardi 18 juin 1918

Entre Oise et Aisne, nous avons réussi une opération de détail qui nous a permis d’élargir nos positions au nord et au nord-ouest de Hautebraye. Nous avons fait une centaine de prisonniers et capturé des mitrailleuses.
Au bois des Caurières et dans les Vosges, nous avons repoussé des coups de main ennemis.
Les Anglais ont fait, à l’est d’Arras, un raid heureux qui leur a valu des prisonniers. Ils ont arrêté un coup de main tenté par les Allemands aux environs de Givenchy.
Au nord-ouest d’Albert, pendant une courte période de la nuit, l’artillerie ennemie a vigoureusement bombardé nos positions.
La lutte se développe sur le front italien. Les Autrichiens, sur le plateau d’Asiago et sur le mont Grappa, se sont bornés à lutter contre le retour contre-offensif de nos alliés, qui ont pu obtenir pourtant des succès partiels.
Sur la Piave, la bataille continue avec violence. Les ennemis ont maintenu leurs positions et tâchent d’élargir leur occupation du Montello.
Les troupes italiennes défendent bravement les passages du fleuve de San Andrea à Fossalta.
Le nombre des prisonniers faits par elles est de 4.500 hommes et de 1.200 officiers, y compris ceux capturés par les Franco-Anglais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1413/16 juin 1918

La fête des mères peut-être née le 16 juin 1918

A Lyon, le 16 juin 1918, le colonel de La Croix-Laval instaure la première « journée des mères » officielle. Il s’agit de rendre hommage aux femmes ayant perdu un fils ou un mari dans les tranchées. En 1920, une « journée nationale des mères de familles nombreuses » voit le jour. La fête s’inscrit dès lors dans le calendrier annuel mais il faudra attendre avril 1926 pour que la première cérémonie nationale ait lieu.
Ce n’est qu’à la suite de tout cela qu’intervient le maréchal Pétain, à qui l’on attribue souvent, à tort, l’invention de la fête des mères. Le 25 mai 1941, sous le Régime de Vichy, il officialise la « journée nationale des mères » et la met à profit pour rebâtir le pays.

source: https://actu.fr/bretagne/fougeres_35115/mais-qui-a-invente-la-fete-des-meres_3174690.html

(Hommage) Les poignantes lettres du Poilu Joseph Gracy

Le 16 juin 1918, le Poilu Joseph Gracy tombe sous les balles de l’ennemi. Des lettres poignantes écrites au front et sorties de l’oubli, ont conduit Nathalie Baudry à en faire un livre.

(…) Durant 7 mois, ce basque érudit, déjà fantasque mais affectueux, va s’effacer sous l’uniforme de soldat pour ne plus être qu’un numéro de matricule…On lui donne des ordres, il les exécute, il « va », creuse des tranchées, marche, veille, sans être dans le combat. En lui, ni haine, ni enthousiasme ; seulement le devoir de servir la patrie. Fin observateur, il écrit quasi quotidiennement à sa sœur Maï-Dominica, restée au Pays basque ; des courriers qui traduisent ses émotions et ses états d’âme (« je voudrais bien faire demi-tour et me débiner droit devant moi ») mais aussi sa colère teintée de lassitude. Mais toujours avec pudeur et tendresse pour ménager ses parents.

L’écriture pour échapper à la censure

Parfois, ces lettres comportent des jeux de mots en basque ; « c’était pour lui une façon d’échapper à la censure militaire » précise la conférencière. Ainsi, la phrase de connivence vient s’intercaler au milieu d’un texte insipide pour tromper la vigilance. Certaines autres sont « codées » ; un habile stratagème aussi simple qu’efficace pour contourner ladite censure ; « en français, il évoque une direction vers laquelle il doit partir, une ville à proximité de laquelle il se trouve. Puis immédiatement, en basque, un seul mot : Begira, ce qui signifie « observe ». Ce que sa sœur doit remarquer, ce sont de discrets petits points placés sous certaines lettres des premières phrases. Assemblées, elles forment des noms de ville : Senlis, Compiègne, Amiens, Somme » explique Nathalie

Une fort belle écriture, parfois couchée sur le papier au milieu des bombardements et qui se modifie d’ailleurs après le largage des bombes ; « j’ai dû m’arrêter ; nous venons de subir un bombardement épouvantable. Je suis encore en vie grâce à Dieu. Quand finira cet enfer ? » Dans une missive datée du 4 mai 1918, Joseph écrit : « …encore heureux d’avoir échappé au coup de bélier des Boches (1). Je ne sais pas comment tout cela peut finir et il est stupéfiant de voir qu’un pareil état de chaos dure si longtemps. Cela donnera à réfléchir aux générations futures, s’il en reste encore ! » Une réflexion prémonitoire puisque le 16 juin 1918 au matin, à 20 ans, Joseph reçoit une balle allemande qui entre par une oreille et sort par l’autre. Il tombe et pousse un dernier soupir. Ainsi se referme tragiquement la parenthèse qui mettra un point final à sa vie.

La suite sur https://www.sudouest.fr/2014/04/03/des-lettres-poignante-d-un-poilu-mort-au-front-sorties-de-l-oubli-1514300-3567.php

Journal du 43 ème RIC

Harcèlement sur les premières lignes.[…]

Sur les arrières ; a) les villages : LES MESNEUX, BEZANNES,

VILLE-DOMMANGE (50 obus), CHAMERY (une dizaine d’o-

bus), NOGENT, SERMIERS (une vingtaine d’obus ;

b) les batteries : une vingtaine de 105 sur la 23e Bie du III/203,  180 obus explosifs et toxiques sur les Bies du

Groupe région S.O. de VILLE-DOMMANGE, une centaine de 150 sur le PC du III/315 (région Sud des MESNEUX),

200 coups de 150 vers le PC du III/310 (région Nord de VILLE-DOMMANGE), 250 coups de 150 sur une pièce déta- chée de la 2e Bie du 1er RAC,

30 coups de 130 sur la Bie V/141 (région N. bois MAITRE-JEAN)

300 coups de 105-150 dans le bois aux abords de la Bie (région Nord du bois MAITRE-JEAN).

Activité aéronautique

Grande

Le 16 Juin de 4h à 7 h, plusieurs avions ennemis survolent la cote 240. Pendant une demi-heure, la présence dans cette même région d’avions français les en tient éloignés.

24 avions ont survolé nos lignes

[…] Travaux du Génie

Aménagement d’un obser- vatoire près la Chapelle St Lié ; […]

Amorçage de tranchée de 3e ligne à l’O. de la Chapelle St Lié. […]

8 tués, 17 blessés.

Ordre est donné au Sergent Delaportefaisant fonction d’adjt

d’assister au départ des équipes et de s’assurer que tous les

hommes les composant sont en état d’assurer leur service.

Relève ce soir de 4 équipes détachées au 43e Col.

six  équipes commandées par le Sergt Goujon partent à 21h 30 pour effectuer des relèves de cadavres.

Un obus tombant aux abords du cantonnement blesse le

brancardier Gérard par deux  éclats et contusionne le branc. Naze- Gérard  évacué aussitôt.

Arrivée au Groupe du Médecin auxiliaire LE CARN.

Passages aux PR du GBD : Villedommange :

45 dont 3 officiers : Lieut. Maire du 1er RAC, Lieut.Dupuis

du 24e RIC ; Capitaine Paul , Comt le 8e Groupe

du 203e RAL. Ecueil : 10. Chamery : 2

15 inhumations dont 9 militaires. français , 6 allemands.

source: http://43eric.canalblog.com/archives/2014/09/25/30654037.html

…Bombardement

des arrières par ALGP (Ambulance15/22 à Louvois).

(JMO 1er CAC p 34/93)

8 tués, 17 blessés  (JMO ID/ 2 p 49/107).
blessés 17E ; tués 8 E (JMO DDSS/2 p 21/79)

source: http://43eric.canalblog.com/archives/2014/09/25/30654037.html

Journal du dimanche 16 juin 1918

Lutte d’artillerie assez vive entre Montdidier et l’Oise, au sud de l’Aisne, ainsi qu’à l’ouest de Reims, vers Champlat et Bligny.
Au matériel pris à l’ennemi le 11 et déjà dénombré, il faut ajouter 9 canons dont sept lourds, et 40 mitrailleuses. Nos patrouilles, opérant en Champagne, ont ramené des prisonniers. Dans le secteur au nord de Bailleul, nous avons fait des prisonniers.
Les bataillons anglais et écossais ont réussi une opération au nord de Béthune. Plus de 60 prisonniers sont restés entre les mains de nos alliés. Ils ont également réussi un coup de main dans le secteur de Villers-Bretonneux où 3 mitrailleuses ont été capturées. Ils ont repoussé une attaque dans le bois d’Aveluy.
Un combat local s’est livré dans le voisinage d’un poste avancé de la forêt de Nieppe.
Sur le front américain, au nord-ouest de Château- Thierry, actions réciproques d’artillerie très violentes, accompagnées de gaz.
Deux appareils allemands ont été abattus.
La canonnade devient plus violente sur l’ensemble du front italien.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html