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1448/21 juillet 1918

(Suite) Seconde  victoire de la Marne

Le 21 juillet, pour maintenir son pivot de manœuvre, l’ennemi contre attaque furieusement Mangin, en accumulant contre lui des effectifs sans cesse renouvelés. Les héroïques régiments Français de Mangin tiennent bon et repoussent les Allemands.

Degoutte entre dans Château-Thierry, refoulant à travers le Tardenois les divisions allemandes de Von Boëhm, dont la résistance devient décidément molle.

Le soir, la 6e Armée Française a progressé d’une dizaine de kilomètres et la ligne de nos avant-gardes passe près d’Hartennes et d’Oulchy-le-Château qui tient toujours, au delà de Grisolles, de Bézu-saint-Germain et d’Epieds .

La deuxième victoire de la Marne, prélude d’opérations de plus grande envergure, est gagnée.

Elle est complète. Elle forme un ensemble magnifique d’une perfection classique, portant la brillante empreinte de la valeur et du génie Français.

A droite et au centre, Gouraud et Berthelot, grâce au sublime esprit de sacrifice des poilus des îlots de résistance, ont constitué le mur contre lequel l’assaut des Allemands s’est brisé. C’était le 15 juillet 1918.

A gauche, De Mitry, Degoutte et Mangin ont foncé concentriquement sur l’aile droite Allemande; Et, grâce à une admirable préparation et à une foudroyante rapidité d’exécution, l’ont écrasée.

Les résultats, se sont : La capture de 20. 000 prisonniers Allemands, de plus de 400 canons Allemands, 3.300 mitrailleuses Allemandes capturées, l’absorption et l’usure irréparable de soixante divisions Allemandes, la délivrance de Château-Thierry et l’obligation pour Ludendorff d’abandonner très vite la poche de Fère-en-Tardenois où il ne peut plus ravitailler ses troupes, puisqu’il n’est maître ni de Reims, ni de la voie ferrée au sud de Soissons.

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918marne.htm

Dans Château-Thierry libéré, 21 juillet
Dans Château-Thierry libéré par les Français et les Américains, la population civile sort de ses abris après des combats acharnés. Dans l’église Saint-Crépin, les objets en cuivre volés à Château-Thierry ont été rassemblés pour être emmenés en Allemagne. Albert Lebrun, ministre du Blocus et des Régions libérées, rend visite aux habitants, en compagnie du préfet de l’Aisne. Les journaux français sont à nouveau distribués dans la ville qui fut administrée par M. Lecointre durant son occupation.

Pas-de-Calais: toute relation interdite avec les indigènes, chinois et annamites

Les autorités tentent de minimiser les contacts avec la population, notamment avec les femmes françaises. Un arrêté militaire pris à Boulogne le 21 juillet 1918 interdit à la population toute relation familière avec les travailleurs indigènes, chinois, annamites, etc. En vertu de cet arrêté, une jeune Boulonnaise qui avait envoyé une carte à un travailleur chinois est poursuivie devant le tribunal de simple police de la ville. Elle est finalement acquittée.

Mais en réalité, les rapprochements sont beaucoup moins nombreux que les actes de xénophobie subis au quotidien. Jusque-là, les rapports entre coloniaux et autochtones se limitaient aux expositions universelles et coloniales et ce, uniquement dans les grandes villes. On imagine la crainte mêlée de curiosité que provoque leur arrivée dans les campagnes reculées.

source: http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Les-travailleurs-chinois-du-Pas-de-Calais

Le 44 ème en montagne de Reims et dans les Ardennes

lire sur http://georgesfourneret.fr/wa_files/6_20JMO_2044_C2_B0_20W2_20-_20copie.pdf

video de juillet 1918

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source: http://www.ecpad.fr/juillet-1918-les-annales-de-la-guerre-71/

Journal du dimanche 21 juillet 1918

L’avance de nos troupes continue sur le front de Champagne.
Entre Aisne et Marne, les Franco-Américains ont poursuivi leur offensive en refoulant l’ennemi qui se défend avec opiniâtreté. Ils ont atteint Ploizy, Parcy- Tigny, dépassé Saint-Remy, Blanzy et Roget-Saint-Albin. Plus au sud, nous tenons la ligne générale Pries, plateau nord-est de Courchamps.
Entre la Marne et Reims, de violents combats sont en cours.
Les troupes franco-britanniques, attaquant avec vigueur, se sont heurtées à des forces importantes. En dépit de la résistance acharnée de l’ennemi, nous avons gagné du terrain dans le bois de Courton, dans la vallée de l’Ardre et vers Sainte Euphraise. Le chiffre de nos prisonniers, depuis le 18, dépasse 20000. Plus de 400 canons sont tombés entre nos mains.
Les Anglais, dans le secteur de Meteren, ont avancé sur un front de quatre kilomètres. Ils ont pris le village et un groupe de maisons situé au sud-ouest. L’ennemi a opposé une résistance acharnée. Le nombre de prisonniers qu’ont capturé nos alliés est de 436. Ils ont également réussi un raid près de Beaumont-Hamel, pris des hommes et des mitrailleuses.
Succès italien dans le massif de l’Adamello.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html