Archives du mot-clé 45 ème ri

1487/29 août 1918

Les deux plus vieux combattants sont britanniques

L’armée des Alliés compte dans ses rangs deux combattants britanniques de près de quatre-vingt ans, relate Le Figaro du 29 août 1918.

«Ce sont deux Britanniques; sans doute les plus vieux de l’armée des Alliés. L’un a combattu en Crimée, il y a soixante-trois ans. Il a repris du service au début de la guerre, et il est en France en ce moment.

L’autre défend la côte anglaise en la survolant. C’est lord Ruthven. Il s’est engagé, lui, dans l’aviation, et il a, comme on voit, le cœur bien accroché, de toutes les manières. Il est âgé d’un peu plus de quatre-vingts ans.» écrit Le Figaro du 29 août 1918.

source: le Figaro http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/29/26002-20140829ARTFIG00106-29-aout-1918-les-deux-plus-vieux-combattants-sont-britanniques.php

Le 45 ème RI  sur le front de Sokol  Dobropolje Kotka (Europe de l’Ouest)

Encore des marches de nuit et nous sommes, au matin du 29 Août, à Dogni-Pojar, puis au matin du 30 Août à Kulta et à Gorgni-Pojar. Pauvres agglomérations celées au flanc du roc, leur vrai richesse est une luxuriante végétation. La vigne, notamment, qui grimpe aux arbres fruitiers forme avec eux un splendide accouplement.

Un ultime déplacement nous reste à faire. Jamais nous n’aurons autant souffert pour l’accomplir. Jamais la chaleur n’aura été aussi intense, jamais l’implacable été macédonien n’aura été aussi cruel.

Jamais non plus nous n’aurons eu de marche plus heurtée, plus décousue que celle-là. Car il se fait autour de nous un invraisemblable grouillement nocturne de convois de vivres et de munitions, d’artillerie à cheval, de canons lourds à tracteurs, dont la rencontre coupe notre colonne et la dissocie en groupes égaillés.

Sans nul doute l’attaque est proche : nous en avons les tangibles preuves.

A la fin de la nuit du 30 au 31 Août, nous arrivons à Memedov-Rid et à Lokva et nous avons soudain la révélation de l’extraordinaire paysage que nous avions pressenti au cours de notre marche enténébrée dans la plate campagne.

Auprès de misérables baraques de bergers transhumants, notre bivouac se dresse à l’abri de châtaigniers gigantesques. Au travers du feuillage de leurs bras démesurés nous voyons se dresser dans la nuit encore sombre une effarante muraille qui nous domine de 1.500 mètres. La plaine si péniblement parcourue depuis notre départ de Verria, cette plaine où la Moglenitza et ses affluent coulent un cours torrentueux, s’arrête brusquement sur la paroi rocheuse qui tombe presque à pic. Tout là-haut le profil des monts s’éclaire parfois de la lueur brève d’une canonnade ou du pinceau fulgurant d’un projecteur lointain. Des images fantomatiques passent et disparaissent : burgs rhénans, kraks sarrazins, cités médiévales…

……… est-ce sur leurs murs inacccessibles qu’on va nous lancer ? ………

source: https://www.google.fr/search?safe=active&source=hp&ei=FXZAW_61J8SgUdLssJAC&q=Sokol+%C2%96+Dobropolje+%C2%96+Kotka&oq=Sokol+%C2%96+Dobropolje+%C2%96+Kotka&gs_l=psy-ab.3…2194.2194.0.3538.3.2.0.0.0.0.86.86.1.2.0….0…1.2.64.psy-ab..1.1.91.6..35i39k1.91.b_UjfZByXfc

LA CARTE POSTALE DU JOUR

SOURCE: https://www.google.fr/search?q=1918+carte+postale&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwid8LnpxozcAhXCvBQKHd-VBfcQ_AUICigB&biw=1280&bih=605#imgrc=N4KiUjeDm_o4qM:

Journal du jeudi 29 août 1918

L’ennemi a accentué son repli de part et d’autre de l’Avre. Nos troupes ont avancé sur un front de vingt kilomètres.
Nous avons occupé Hallu, Fransart, Crémery, Gruny, Carrepuis, Roye, Lancourt et Crapeaumesnil, Chaulnes, Omécourt, Balatre, Roiglise, Verpillières, Dives.
Au nord de l’Avre, nous avons atteint la ligne générale Licourt, Potte, Mesnil-le-Petit, Nesle. Une trentaine de villages ont été repris. Nous avons réalisé une avance de douze kilomètres en vingt-quatre heures, sur certains points.
Les Anglais, opérant à cheval sur la Scarpe ont attaqué à nouveau. Les troupes canadiennes, après avoir brisé la résistance de l’ennemi sur l’ancienne ligne de défense, tenue par lui avant le 21 mars, ont pénétré profondément dans les positions allemandes entre la Sensée et la Scarpe, près Cherizy, Vis-en-Artois et le bois du Sart; elles ont capturé de nombreux prisonniers.

Les Ecossais ont franchi la Sensée et occupé Fontaine-Lès-Croisilles, en faisant plusieurs centaines de prisonniers.
Au nord de la Scarpe, d’autres bataillons écossais ont emporté Roeux et Gavrelles, tandis que les Anglais entraient dans Arleux-en-Gohelle.
Entre Croisilles et Bapaume, nos alliés ont pris Beugnâtre. Au sud de Bapaume, ils ont chassé l’ennemi de Longueval, des bois de Delville et de Bemafay. Plus au sud, ils tiennent Vermandovillers.
Un vapeur espagnol a été torpillé par un sous-marin allemand.

270/Journal du 1 mai 1915: e 36 ème RI près de Corbeny (02)

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Réveil à 4 h 30 par des explosions de bombes d’aéro. Aujourd’hui les journaux publient ainsi le communiqué relatif au bombardement de la soirée du 28 avril.

Reims de nouveau bombardée.-Reims a reçu 500 obus dont beaucoup d’obus incendiaires; ceux-ci ont allumé plusieurs incendies, mais on a pu les circonscrire et les éteindre rapidement. Ceci ne fortifiera pas encore notre confiance dans les renseignements officiels donnés par les communiqués, car nous savions déjà que le service spécialement chargé de ce contrôle, ici, à Reims, a relevé neuf cents points de chute de projectiles our cette séance mémorable.

Avec le 36 ème RI: des obus arrivent de  Corbény (02)

Journée calme. 11 h 30 : trois obus de 77 venants de Corbény tombés aux abords de la ferme du Temple. À la même heure, trois obus de 77 sont tombés près de la réserve du sous-secteur n°2 venus de Craonne. Pendant la nuit, rien à signaler.

http://jmo36ri.blogspot.fr/2011/09/1915-05-mois-de-mai.html

Le 45 ème RI dans le secteur de Courcy (51)

Notre artillerie a envoyé vers les 10 heures 25 obus sur 3 meules à droite de la route de Courcy . Les 3 meules étaient en feu vers 10h 15, 2  de ces meules étaient aménagées
Le soir la relève des 5e et 6e Cies par les 7e et 8e Cie s’est effectuée sans incident.

http://www.lescahiersdhistoire.net/45eri/articles.php?lng=fr&pg=45

Le 272 ème RI en Argonne

http://72emeri.pagesperso-orange.fr/crbst_81.html

Écrit du front. Lettres de Maurice Pensuet

Le 1er mai 1915, voilà Maurice Pensuet en première ligne   : «   C’est quelque chose de terrible et d’inimaginable. J’ai supporté cela très calme   ; je m’en suis même étonné… Je vous donnerai d’autres détails si j’en reviens comme je l’espère.   »

En quinze jours, le jeune homme semble avoir déjà acquis la plupart des traits de ses compagnons d’armes. Sa correspondance est émaillée de mots techniques propres à la vie militaire et d’un argot de soldat, dont les travaux d’Odile Roynette ont bien montré combien il était constitutif de l’identité combattante. Ses pointes d’humour sont celles d’un fantassin : «   N’envoyez plus de pâté de lapin car il sentait le boche tué de huit jours et ça cogne   !   ».

http://www.lemouvementsocial.net/comptes-rendus/ecrit-du-front-lettres-de-maurice-pensuet-1915-1917/

Le Lusitania part de New-York à destination de Liverpool

Lusitania18Le 1er mai 1915 le Lusitania part de New York à destination de Liverpool. Ce bateau fut lancé en 1906, avec les paquebots Mauretania et Aquitania il est le plus rapide, atteignant près de 50 km/h. Avec une vitesse maximale réduite à 21 nœuds soit 80% de ses possibilités (pour des raisons d’économie de charbon), il est autorisé à effectuer un voyage transatlantique par mois.

La presse du jour

presse

 

http://centenaire.org/fr/espace-scientifique/societe/la-baionnette-1915-1920-et-le-rire-rouge-1914-1919

Lu dans Le Miroir en date du 1 mai 1915

France.– Nous avons progressé au nord d’Ypres, dans la région de Streenstraate; nous avons gagné là une profondeur de 500 mètres à un kilomètre, en enlevant deux lignes de tranchées successives et en faisant de nombreux prisonniers. Reims a reçu 500 obus, dont quantité d’obus incendiaires – qui ont allumé plusieurs incendies, mais ceux-ci ont été éteints rapidement. En Champagne, l’ennemi a bombardé une de nos ambulances et blessé un médecin. Dix-neuf obus de 380 sont tombés sur Dunkerque : ils provenaient de canons placés dans les lignes allemandes. Vingt personnes ont été tuées, quarante-cinq blessées, et plusieurs maisons détruites.

Une importante conférence a eu lieu à Rome, entre MM. Salandra, Sonnino et le général Cadorna, chef de l’état-major.

Les combats demeurent incessants au col d’Usjok, dans les Carpathes; ils continuent à tourner à l’avantage des Russes. Ceux-ci refoulent également les avant-gardes allemandes qui attaquaient vers le Niémen.

Trois vapeurs anglais ont été coulés par des sous-marins allemands. François-Josef a mandé en consultation le comte Goluchowsky, ancien ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, qui avait toujours été partisan de l’entente russe.