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1362/26 avril 1918

Le sacrifice du clairon Alfred Parrens du 59 ème RI

A Foix les origines du Clairon Alfred Parrens restaient inconnues. Pourtant on peut y voir une plaque commémorative et dans l’historique du 59 Régiment d’Infanterie on peut lire ceci :

Le fait suivant m’était encore inconnu lorsque j’ai adresssé au régiment l’ordre N°292.
 » Le clairon Parens, de la 5ème escouade de la 6ème Compagnie, voyant que les fusées demandant le barrage au moment de la grosse attaque boche du 26 avril 1918 n’étaient pas aperçues de l’arrière à cause de la brume, sort de la tranchée, et, debout sous une grèle de balles, sonne à pleins poumons « commencez le feu! » jusqu’à ce qu’un projectile le couche par terre, son clairon dans sa main crispée. »

(…) La suite sur http://montesquiou.info/fr/culture/histoire/parrens.htm 

 Voix du Nord du 22 avril 2005

 

Bataille de la Lys: communiqué officiel

source de la carte: http://artois1418.skyrock.com/3116075667-COMMUNIQUE-OFFICIEL-26-et-27-avril-1918.html

vendredi 26 avril 1918 

Après-midi : Sur le front Bailleul-Hollebecque, après un dur combat qui s’est livré toute la journée contre des forces grandement supérieures, les troupes alliées ont été forcées de céder du terrain et l’ennemi a pris pied sur la colline de Kemmel.

La bataille continue encore dans les environs de Dranoutre, Kemmel et Vierstraat.
Nous avons réussi une opération de moindre importance pendant la nuit à l’ouest de Merville et capturé 58 prisonniers et 3 mitrailleuses.
L’artillerie ennemie s’est montrée active sur le front depuis la Lys jusqu’à Givenchy.

Soir : Au nord de la Lys, la bataille continue à faire rage sur tout le front depuis les abords de Dranoutre jusqu’au canal Ypres-Comines. L’ennemi s’est emparé de Dranoutre, du mont Kemmel et du village.
L’attaque de l’ennemi a été exécutée hier en grande force par neuf divisions allemandes.
De bonne heure, ce matin, des troupes françaises et anglaises ont contre-attaqué. Elles ont d’abord réussi à faire quelques progrès et à capturer un certain nombre de prisonniers. L’ennemi a renouvelé son attaque plus tard dans la journée et dirigé un assaut avec une violence particulière contre les positions alliées qui s’étendent de Locre à la Clytte et contre celles qui sont à cheval sur le canal Ypres-Comines.
Dans le voisinage de la Clytte et de Scherpenberg, toutes les attaques de l’ennemie ont été contenues. Après un dur combat au cours duquel une série d’attaques résolues ont été repoussées avec de lourdes pertes pour ses troupes, l’ennemi est parvenu à faire reculer notre ligne dans la direction de Locre.
Des deux côté du canal Ypres-Comines, l’ennemi a également fait quelques progrès.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/26_avril_1918.html

Journal du vendredi 26 avril 1918

Entre la Somme et l’Avre, le bombardement ennemi a pris un caractère d’extrême violence sur le front franco-anglais, notamment dans la région Villers-Bretonneux- Hangard-en-Santerre. Notre artillerie a contrebattu énergiquement les batteries ennemies. Dans la région de l’Ailette et du bois d’ Avocourt, nos patrouilles ont ramené des prisonnbiers.

Canonnade intermittente sur le reste du front. Nos alliés anglais ont exécuté d’heureuses opérations locales au nord d’Albert. Ils ont amélioré leurs positions et capturé soixante prisonniers. Ils en ont fait cent vingt dans un combat local à l’est de Robecq, tout en enlevant un certain nombre de mitrailleuses. Ils ont remporté un autre avantage à proximité de Meteren. Dans le voisinage de Fampoux, un détachement anglais est entré dans les tranchées ennemies, et a pénétré dans la ligne de soutien. Les aéroplanes alliés ont travaillé utilement. Plusieurs reconnaissances à longue distance ont été effectuées.

Les avions de bombardement ont jeté dix-neuf tonnes de bombes sur plusieurs buts : gare de Thourout, dépôts de munitions d’Engel, Warneton, Armentières et Roulers. Sept avions ennemis ont été abattus, six autres contraints d’atterrir, désemparés. En outre, un avion ennemi a été abattu par les canons antiaériens. Nous avons forcé un avion triplace allemand à atterir près de Nogent-l’Artaud, à l’est de Meaux.

Les forces franco-anglaises ont exécuté un raid naval contre les bases allemandes d’Ostende et de Zeebrugge. On a fait échouer cinq vieux croiseurs pour boucher les issues. Des troupes ont été débarquées sur le môle de Zeebrugge pour occuper temporairement l’attention de l’ennemi.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1253/7 janvier 1918: lettre de Quentin Roosevelt

Loi du 7 janvier 1918: création d’un service de comptes courants et de chèques postaux

Les chèques postaux sont créés le 7 janvier 1918 : le gouvernement confie à la Poste la mission de populariser et développer l’usage de la monnaie scripturale (les chèques) auprès des français afin de limiter les risques d’inflation liés à la réapparition massive de billets de banque en période d’après-guerre.
Le rôle bancaire de la Poste est donc parfaitement légitime et historique, contrairement a ce qu’a longtemps affirmé l’UFB (Union Française des Banques) ainsi qu’en 1978 le Directeur du Trésor, un certain Jean-Yves Haberer qui devint plus tard Président du Crédit Lyonnais, avec le bonheur bancaire que l’on sait !
La Banque Postale ne sera créée que 88 ans plus tard le 1er janvier 2006

http://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Cheques_Postaux_50ans

Avec le 149 ème RI

Les compagnies du 1er bataillon du 149e R.I. qui sont cantonnées à Vaudoncourt, et qui travaillent depuis plusieurs jours à Saint-Dizier viennent s’installer dans cette commune. Elles sont accompagnées par 120 travailleurs d’artillerie qui occupaient le village de Dasles. Le bataillon prend également à sa charge l’organisation du P.A. de Villars-le-Sec.

source: http://amphitrite33.canalblog.com/tag/De%20la%20Malmaison%20%C3%A0%20Corcieux%20%28novembre%201917-avril%201918%29

Lettre de Quentin Roosevelt

7 janvier 1918 
Quentin visite « Notre Dame des Victoires », l’église où se rendaient les poilus avant de retourner au front. Quentin est impressionné par la quantité de décorations militaires et de drapeaux qui y sont exposés en remerciement de victoires ou de retours de guerre, en vie.
 15 janvier 1918 Quentin ne connait pas sa nouvelle affectation. Il a lu les nouvelles émanant de son pays, Notre police semble être celle du camouflage verbal. Les demi-dieux civils et les fossiles qui siègent à Washington semblent ne rien faire, à part mentir-à propos de la faiblesse allemande- ce qui est facile, parce qu’ils n’ont jamais été en contact avec la réalité des forces allemandes- et à propos de notre propre force, ce qui est inexcusable. Ils ont tous vu les rapports sur la façon dont les choses se passent ici, et cependant ils choisissent de mentir, délibérément et publiquement…

http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/roosevelt_lettres.htm

Du côté du 59 ème Ri

Dès le 2 janvier 1918, le régiment prend au Mort Homme un secteur qu’il organise et qu’il défend
contre les coups de main ennemis avec sa bravoure coutumière, plus particulièrement le 7 janvier
1918, où le 3e bataillon se distingue au saillant de Tarnopol et fait des prisonniers.
Le 14 mars, le 59e R.I. revient à son secteur du bois Bouchot. On a compté sur lui pour apprendre au
23e régiment d’infanterie américaines les principes de la guerre moderne.
Aussi bons instructeurs que vaillants combattants, tous, au 59e s’emploient a mener à bien la tâche
qui leur a été confiée et le capitaine Malone adresse au lieutenant-colonel Nerlinger, au moment où
le régiment est appelé vers le Nord, des remerciement dans lesquels l’affection des deux unités
éclate en termes simples et poignants.

http://jburavand.free.fr/historiques%20RI/RI-59.pdf

Paris sous la neige

Guerre 1914-1918. Paris sous la neige, le 7 janvier 1918. « Et Paris, pendant quelques heures, demeura blanc, tout blanc ». Photographie parue dans le journal « Excelsior » du mardi 8 janvier 1918.

Paris sous la neige, le 7 janvier 1918.

Sur Paris en Images, retrouvez plus de 130 000 photos des collections photographiques de la Ville de Paris (collections Roger-Viollet, musées et bibliothèques municipales)

source: https://www.google.fr/search?q=7+janvier+1918&safe=active&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=vx2EVJbaZRbJhM%253A%252CWzpr8xIKwLbjdM%252C_&usg=__AJme2uXUXTQkAMXOa73ezdvoyzc%3D&sa=X&ved=0ahUKEwi0oYC-svLXAhUIFuwKHbbrCWYQ9QEIVDAG#imgrc=vx2EVJbaZRbJhM:

Journal du lundi 7 janvier 1918

Canonnade intermittente sur quelques parties du front.
Des coups de main ennemis sur nos petits postes au nord du Chemin-des-Dames sont restés sans succès.
Sur le front belge, légère activité d’artillerie dans les régions de Ramscapelle, Dixmude et Mercken.
En Macédoine, activité de l’artillerie ennemie dans la région de Monastir.
L’aviation française a bombardé les cantonnements et convois ennemis au nord du lac Presba.
La neige rend les communications difficiles dans les montagnes.
Sur le front anglais, l’ennemi a dirigé une forte attaque contre les positions de la ligne Hindenburg, à l’est de Bullecourt. Un petit détachement a réussi à prendre pied dans une sape en avant des tranchées de première ligne. Cette sape a été ensuite reprise. Sur le reste du front l’attaque allemande a été rejetée avec pertes avant que l’assaillant ait pu aborder nos positions.
Quelque activité de l’artillerie au nord-est d’Ypres.
Nos alliés ont déployé une grande activité aérienne. Ils ont jeté plus de 250 bombes sur les gares de Ledeghem, Denain, Menin et Roulers. Plusieurs milliers de cartouches de mitrailleuses ont été tirées de faible hauteur. Huit avions allemands ont été abattus et cinq autres obligés d’atterrir, désemparés.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18