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1527/7 octobre 1918: une journée du 62 e RI

Une journée du 62 e RI

« … Le 7 octobre, à 5 h. 30, à la faveur d’un brouillard très épais et après un très violent bombardement, par artillerie lourde et par obus toxiques, qui s’étend sur tout le front du régiment, l’ennemi attaque le village avec quatre  compagnies des 16ème, 4ème et 24ème chasseurs en 1ère ligne, un bataillon en soutien et un bataillon en réserve. Nous réussissons à arrêter cette attaque face au nord, mais, par suite du vide de près d’un kilomètre qui existe entre notre droite et la gauche de la 2ème D.I.U.S., l’ennemi parvient à envelopper le village par l’est et par le sud-est et à l’occuper, mais il ne peut en déboucher, les mitrailleuses de la 2ème C.M. (capitaine Soubeyrand) l’arrêtant net, par les feux de ses pièces, à la sortie ouest et lui causant de grosses pertes.
Les fractions du bataillon Maffre, qui ont été soumises à un très violent bombardement, et qui ont été attaquées par un ennemi fort supérieur en nombre, ont été obligées de se replier dans les tranchées au sud de Saint-Etienne.
Deux petits groupes cependant tiennent tête énergiquement à l’ennemi.
Celui du sergent Franquin qui, avec cinq hommes, dont les soldats Mullie, Guimier et Martin, ayant reçu l’ordre de garder une issue du village, se défend héroïquement pendant près de deux  heures, refusant de se rendre, alors que le village a été repris par l’adversaire.
C’est le soldat Bellemin, de la 3ème compagnie de mitrailleuses, qui, à la tête de quelques hommes, organise la résistance dans le réduit, s’y défend avec la dernière énergie, refusant de se rendre, bien qu’entouré d’ennemis.
Ces deux petits groupes faciliteront, par leur belle attitude, énergique et tenace, la reprise du village par nos unités.
A 7 h.30, après une vive et rapide préparation d’artillerie, une partie du bataillon Roux, sous les ordres du capitaine Saint-Mleux, de concert avec les éléments qui restent encore du bataillon Maffre, contre-attaque pour reprendre Saint-Etienne.

Nos soldats, se jetant résolument dans le lit boueux de la rivière, où ils enfoncent jusqu’à la ceinture, tournent le village par le nord et l’enveloppent par l’est et le sud-est. Par un énergique combat à la grenade ils réduisent tous les îlots de résistance, fouillent les caves et engagent un violent combat de rues qui se poursuit pendant plus de 2 h..
Notre détachement de contre-attaque fait 14 prisonniers dont 3 officiers, capture 13 mitrailleuses et s’empare d’une pièce de 105, d’armes, de munitions et d’un très important matériel.
Le dossier complet de la kommandantur, trouvé dans un local près de l’église, est envoyé au commandement.
Pendant le cours de ces combats de nombreux gradés et hommes se distinguent particulièrement faisant preuve d’une bravoure exemplaire et d’une grande ténacité.

source: https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=8198

Journal du lundi 7 octobre 1918

Les troupes allemandes, sous la pression des forces franco-américaines, se replient sur le front de la Vesle et sur le front de Champagne. Le front de recul est de quarante-cinq kilomètres.
Reims a été d’abord dégagé, le fort de Brimont, le massif de Moronvilliers, occupés; puis, la poursuite continuant, nos soldats ont franchi le canal de l’Aisne, dans la région de Sapigneul, atteignent les abords d’Aguilcourt. Plus à l’est, ils approchaient d’Auménancourt-le-Petit.
Puis Nogent-l’Abbesse et son massif étaient dépassés. Nous occupions le village de Pont-Faverger, sur la Suippe.
Sur l’Arnes, nos éléments avancés ont abordé la crête boisée au nord de la rivière. Plusieurs centaines de prisonniers ont été faits.
Au sud de l’Ailette, les Italiens ont pris Soupir et son parc.
Au nord de Saint-Quentin, nous avons progressé à l’est de Lesdins.
Les Anglais ont pris Montbrebain, en y capturant 500 Allemands. L’ennemi a vainement essayé de rentrer dans ce village. Beaurevoir a été également enlevé. Le total des prisonniers dans cette région est de 1000.
L’Allemagne, l’Autriche et la Turquie ont envoyé des messages à Wilson pour fui offrir d’entamer des pourparlers sur la base de ses derniers messages.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html