Archives du mot-clé 73ème RI

1416/19 juin 1918

( Aviation)mort de l’as italien Francesco Baracca

Francesco Baracca, le plus grand « As » italien de la WW1 avec 34 victoires aériennes homologuées dont 9 en collaboration, et 14 autres probables est tué en opérations à Montemello, en Italie, son SPAD VII étant abattu derrière les lignes ennemies par des tirs venus du sol.
Son corps ne sera retrouvé que quelques jours plus tard, près de la carcasse calcinée de son avion, son revolver à la main, et un impact de balle à la tête.
En dépit de cet article du « Evening World-Herald » d’Omaha, dans le Nebraska, il existe des incertitudes sur la cause de sa mort, entre une balle reçue lors d’un combat au sol pour éviter d’être capturé ou un suicide.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-960.html

Des soldats du Siam participent au conflit

Le 19 Juin 1918 les soldats quittèrent Bangkok par bateau en direction de l’Europe. Ils débarquèrent à Marseille, le 30 Juillet sur un vaisseau anglais « Empire ».

(…)Lorsque le corps expéditionnaire siamois débarqua à Marseille le 30 juillet 1918, le sort de la guerre était déjà joué après l’échec de l’offensive allemande du printemps qui faillit bien changer le cours des événements malgré l’arrivée massive des Américains. Il n’en était de loin pas de même lorsqu’un an plus tôt le roi prit la décision de faire entrer son pays en guerre. La contribution de Siam fut certes mineure en termes d’effectifs envoyés au front, ne comprit pas de pertes au combat mais constitua cependant une étape cruciale dans la longue route de l’admission du Siam dans ce qu’il est convenu d’appeler « le concert des nations ». Le prix à payer fut celui de 19 morts, tous de jeunes hommes, tous volontaires, membres de la force expéditionnaire envoyée en France par le roi Rama VI en 1918. Leur souvenir perdure gravé dans la pierre du « monument des militaires volontaires » (อนุสาวรีย์ ทหาร อาสา anusawari thana asa) situé au centre de Bangkok, à l’angle nord-ouest de Sanam Luang (สนามหลวง – « le terrain royal »).

Ensuite, les groupes ont été séparés pour suivre une formation continue dans différentes villes.

Face nord… Puis le 14 octobre 1918 le corps des automobilistes a été envoyé au front. Du 26 au 31 octobre ils ont assisté les troupes françaises dans une zone soumise à un fort bombardement d’artillerie. Ils l’ont fait avec tant de courage que le gouvernement français leur a accordé un emblème pour leur pavillon : Cet emblème a été appelé la Croix de Guerre.  

Quand l’ennemi a été vaincu et qu’a été signé l’armistice le 11 Novembre, les puissances alliées occupèrent  la rive gauche du Rhin en Allemagne. Le corps de transport du moteur a été adjoint aux forces alliées. Ils sont restés en territoire ennemi jusqu’à la signature du traité de paix (de Versailles) le 24 Juin 1919. Mais l’escadron d’aviation n’a pas vu le combat faute d’avoir pu terminer sa formation avant la défaite ennemie.  Les aviateurs sont revenus au Siam et sont arrivés à Bangkok le 1 mai 1919. Le corps des transports à moteur est arrivé à Bangkok le 21 Septembre 1919, et le roi leur a remis la médaille de l’Ordre de Rama pour les récompenser de leur bravoure

source: http://www.alainbernardenthailande.com/2015/02/le-memorial-de-bangkok-a-la-memoire-des-19-militaires-siamois-morts-au-cours-de-la-grande-guerre.html

Sénat: le point sur les pertes humaines du 21 mars au 20 mai 1918

un document   à lire (feuillet 57 et 58)

https://www.senat.fr/histoire/1914_1918/pdf/69%20S%20Commissions%20generales/Armee/Commission/FR_SENAT_069S_083/6_19-06-1918.pdf

Homélie en mémoire de Pierre des Vallières

Le 19 juin 1918, en l’église de Beaumont (Seine et Oise), l’aumônier volontaire à la 151e D.I. : M.Chevrot, prononce les mots suivants lors du Service Funèbre célébré pour le Général des Vallières et les morts de la 151e D.I.  : Après le départ du Général Lanquetot, nous vîmes arriver notre nouveau chef, grand de stature, d’allure et d’âme, d’abord un peu distant, tant qu’il gardait le silence, mais qui se révélait, après quelques minutes d’entretien, l’homme d’une rare intelligence et d’un cœur plus vaste encore….. Il a été tué le 28 mai, journée particulièrement cruelle pour notre division. Attaqué dès la première heure du 27, le 410e R.I. avait remarquablement résisté, repoussant du Mont-des-Tombes l’adversaire qui était parvenu à s’y accrocher au travers de nos rangs décimés par le plus violent bombardement. Il s’apprêtait à poursuivre la contre-attaque, lorsque des ordres contraires, motivés par la situation générale, obligèrent un de ses bataillons à se replier légèrement et amenèrent à sa droite son vieux frère d’arme, le 403e. Ce fut alors, pour les deux régiments, dès le lendemain matin et toute la journée du 28, une lutte sans merci…. Devant la gravité des événements, le Général des Vallières lança l’ordre de résister à outrance. Toutes ses réserves étaient en ligne….. Il voulut aller lui-même confirmer, expliquer son ordre, dont la rigueur ne lui échappait pas, mais que sa parole et surtout sa présence rendraient sans doute d’une exécution moins amère. Et c’est comme il revenait d’encourager nos camarades du 403e, atrocement éprouvés depuis quelques heures qu’un parti ennemi qui s’était insinué en deçà de nos lignes, à travers les blés et sous le couvert déloyal des capotes bleues de nos prisonniers, braqua sa mitraillette sur le chef qui s’avançait sans méfiance. Une balle l’atteignit au cœur……. L’Armée perdait un de ses officiers les plus remarquables

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_des_Vallières

La 73 ème RI dans les combats de Juin

Du 8 au 11 juin, le front atteint reste fermement tenu par la 73e D. I. A sa droite, la 167e D. I. ne peut déboucher au delà de Montecouve; les Allemands, pour empêcher ce débouché, bombardent avec violence les positions dominantes atteintes par le 4e bataillon du 356e; celui-ci subit, en particulier du 9 au 12 juin, des bombardements par obus toxiques très sévères. Mais, malgré les pertes, il fait preuve des plus belles qualités d’opiniâtreté, repousse toutes les contre-attaques d’infanterie ennemie et, grâce à l’appui de son artillerie avec laquelle la liaison est très bien établie, il ne perd pas un pouce de terrain.

Enfin le 21 juin, la 167e D. I. ayant débouché jusqu’au Bois en Croissant, l’ennemi, définitivement rejeté de la Vallée du Clignon, renonce à ses tentatives quotidiennes. Au centre du front de la Division, la Voie ferrée entre Vinly et Chézy est un couvert qui peut favoriser sa contre-offensive. Il faut la lui enlever pour affirmer et maintenir les succès déjà acquis.

Un premier essai, le 16 juin, a coûté la vie au vaillant commandant de la compagnie du centre, Lieutenant Fabre, et, bien qu’ayant permis de prendre 30 prisonniers et 6 mitrailleuses, l’attaque fut refoulée par une contre-attaque ennemie.

Le 30 juin, le 367e reprend cette attaque avec un plein succès et atteint la crête jalonnée par la voie ferrée sur un front de 1.800 mètres. Les deux rives du Ravin de Saint-Gengoulph sont définitivement conquises; elles se flanquent réciproquement et leur organisation rend désormais vains tous efforts ennemis pour faire reculer nos troupes.

Le Boche n’a cependant pas désarmé, et tout fait prévoir qu’il va tenter encore un effort suprême pour obtenir le succès dont dépend le sort de la campagne. Les secteurs sont organisés en prévision de cette attaque e t les principes sur la défensive (directives Pétain de Décembre 1917) sont appliqués sur l’ensemble du front; on renonce à l’idée de 1914-1915 : « ne pas perdre un pouce de terrain », pour admettre que « le but est d’empêcher l’adversaire de passer ».

En conséquence, tout en maintenant les positions conquises par une occupation solide, mais destinée seulement à éventer, à dissocier et retarder les attaques ennemies, on organise d’une façon méthodique une position hors des premiers coups de l’adversaire : cette position est jalonnée par le plateau du Charme (signal), le village de Gandelu, la Ferme des Granges.

Elle est à plus de 2 kilomètres de l’ennemi (hors de portée de ses minenwerfer); on pourra l’aménager, sans trop de pertes, méthodiquement. Elle barre solidement la vallée du Clignon. Elle sera tenue avec les deux tiers de l’effectif (infanterie et artillerie) de la division. Son organisation commence immédiatement après la prise de la ligne ferrée Vinly-Chézy.

Elle se poursuivait au moment où la 73e D. I. est relevée et envoyée au repos vers la Ferté-sous-Jouarre (1er juillet).

source: http://batmarn2.free.fr/73edi_ok.htm

Journal du mercredi 19 juin 1918

Au sud de l’Aisne, nous avons réussi une opération locale.
Au sud d’Ambleny et à l’est de Montgobert, nous avons fait une centaine de prisonniers, dont deux officiers. Une autre opération heureuse, au sud de Valsery, nous a valu encore 100 prisonniers.
Entre l’Ourcq et la Marne, nos patrouilles ont capturé quelques Allemands.
Canonnade sur le front de la Somme.
Les Anglais ont repoussé un coup de main au sud-est de Villers-Bretonneux et fait des prisonniers.
Ils ont également fait des prisonniers et capturé une mitrailleuse au cours de coups de main heureux au sud-ouest d’Albert et dans le voisinage de Moyenneville, ainsi que dans des rencontres de patrouilles à l’est de la forêt de Nieppe.
L’artillerie ennemie a été plus active que d’habitude dans la vallée de l’Ancre, au sud d’Albert. Elle a montré également quelque activité à l’ouest de Serre.
Sur le front belge, lutte d’artillerie en face de Dixmude et au sud de Bixschoote.
Les Italiens continuent à briser l’offensive autrichienne sur tout le front. Ils ont fait plus de 2000 prisonniers nouveaux.
La violence de la bataille s’est atténuée légèrement dans la région montagneuse, mais s’est accrue graduellement sur la Piave. La 3eme armée a arrêté de puissantes forces ennemies devant Maserada et Candelu.
De Fossalta à Capo Sile, la lutte s’est déployée sans arrêt. Des contre-offensives italiennes ont paralysé toutes les attaques.
Les aviateurs ont partout participé au combat.
Sur le bord septentrional du Montello, nos alliés ont renforcé leurs positions sur le fleuve jusqu’à Cosa Serena. Deux attaques autrichiennes ont été contenues. Dans la région de Mont Grappa, nos alliés ont repoussé deux attaques partielles. D’autres ont été réprimées dans le val Brenta et à l’est du val Frenzela.
Des détachements français et italiens ont progressé dans la direction du versant de Costalonzo et ont fait des prisonniers.
Le cabinet bulgare, après la démission de M. Radoslavof, serait reconstitué par M. Malinof, chef du parti démocrate.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

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154/journal de la grande guerre/ 5 janvier 1915: un service spécial pour les gueules cassées

L’attaque du 5 janvier 1915  à La Harazée (51)avec le 147 ème RI

Capture d’écran 2014-12-19 à 11.27.17Dès 9h30, le Général de division qui avait son PC à La Harazée depuis 5h30, envoyait à la disposition du Lt colonel Girard commandant le sous-secteur de Fontaine-Madame les 2 Cies du bataillon  Brancourt (91è) et faisait revenir à La Harazée, les deux autres Cies de ce même bataillon, qui avaient été envoyées au Four [de Paris], comme réserve des troupes engagées dans cette direction.
A l’aide de ces renforts, plusieurs contre-attaques sont déclenchées et la lutte se poursuit opiniâtre jusque vers 16 h.
Nous occupions alors une ligne discontinue marquée à ses extrémités, par des têtes de boyaux non détruits, dont l’ennemi occupait l’extrémité opposée. A l’aide de sacs à terre, de pétards et de bombes, nos troupes se maintiennent énergiquement jusqu’à la nuit. Cependant, un boyau (A-B) important pour nous, en ce sens qu’il gênait les communications des 2 Cies les plus à droite de notre secteur était tombé aux mains de l’ennemi.

http://147ri.canalblog.com/archives/2010/03/03/17088513.html

L’argonne début 1915

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img_7700Le 5 janvier 1915, le 76° Régiment d’Infanterie participe avec les Garibaldiens à une importante attaque dans le ravin des Courtes-Chausses. Fernand est tué au cours de ces combats et Humbert, son frère, perdra la vie le 1er avril 1915 à Vauquois. Selon les volontés de la famille, ils seront inhumés dans la même sépulture à La Chalade.

Lorsque leur père François arrive en Argonne,il prend la direction de La Chalade pour visiter le cimetière du village. Après avoir découvert la sépulture de ses deux enfants, il décide de mettre fin à ses jours en se tirant une balle dans la tête.

On retrouvera sur lui, une lettre écrite de sa main, où il expliquait avoir choisi de se suicider sur les lieux où ses fils étaient tombés. Il indiquait également vouloir reposer aux côtés de ses fils dans le cimetière de La Chalade.

Ce drame est entre-autre relaté dans Le Bulletin Meusien du 15 août 1920.

Retrouvez le reste sur l’excellent blog: 

https://largonnealheure1418.wordpress.com/author/mikaelembry/

Combats à Bagatelle  (73ème RI, 273 ème Ri et 6 ème RIT)

Le 1er bataillon 

Après avoir été relevé le 3 janvier, c’est le 4 qu’il reçoit l’ordre de reprendre la tranchée de 2eligne perdue le 31.

Le 5 janvier, au moment de l’attaque, l’ennemi attaque également le bataillon du 51e se trouvant un peu plus à droite.

C’est aidé par la coloniale que la situation se stabilise enfin. Le capitaine Deschamps, chef de la 4e compagnie place deux sections en première ligne tandis que les deux autres sont placées près de la route de Bagatelle.

Le soir, le situation est la suivante : la 2e compagnie se trouve sur sa position du matin et la 4esur sa position du midi.

Le 6 janvier au matin, l’ordre est donné aux compagnies de retourner à Vienne le Château.

http://bethune73ri.canalblog.com/archives/2008/01/06/7470340.html

Le Dr Morestin crée le 5 janvier 1915 le Service des blessés de la face

hippolyte_morestion-1Le Dr Morestin est donc un médecin réputé, chef du service ORL à l’hôpital Saint-Louis de Paris, lorsque l’on fait appel à lui à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce réaménagé, agrandi et consacré à la chirurgie maxillo-faciale, quelques mois après le début du conflit. Le 14 décembre 1914, il y organise le centre de chirurgie réparatrice ; le Service des blessés de la face est créé officiellement le 5 janvier 1915. Il disposera de plusieurs centaines de lits (480 en août 1919).

http://www.madinin-art.net/le-destin-hors-du-commun-du-docteur-hippolyte-morestin/

Dans le numéro 8 de journaux de guerre

1995019407.2 L’Humanité du 5 janvier 1915 commence par un éditorial de Marcel Cachin, l’un des rares à prendre le contrepied de l’opinion dominante : l’Allemagne n’est pas (encore) à genoux. La guerre est loin d’être finie. La suite du journal s’intéresse au sort de différents groupes de population. Celui des prisonniers en Allemagne semble correct, contrairement à ce qui est véhiculé dans d’autres journaux. Un peu plus loin, le quotidien a le courage de publier la lettre d’une internée civile (née de père allemand), qui « en a bavé ».

Mis en vente de bateaux exclusivement réservée …aux Britanniques

Un courrier envoyé par le ministère français à son ambassadeur de Londres pour dénoncer cette vente…

Capture d’écran 2014-12-19 à 15.49.58https://books.google.fr/books?id=S8AiZXfXRGMC&pg=PA16&lpg=PA16&dq=5+janvier+1915&source=bl&ots=iqWyAbdN7p&sig=mfxJJUXlqQjL7k8cjt4FwONg_8c&hl=fr&sa=X&ei=ujqUVI_9F4rhaNa_gnA&ved=0CE8Q6AEwCDhk#v=onepage&q=5%20janvier%201915&f=false

Lu dans le Miroir en date du 5 janvier 1915

France.-Notre artillerie prend un avantage marqué entre Oise et Aisne,en Champagne et sur les Hauts-de-Meuse; nous n’avons pas réussi à prendre Boureuilles, près de Montfaucon en Argonne, mais Steinbach, après un combat de plusieurs jours et livré pas à pas, nous appartient tout entier.
La flottille anglaise a bombardé Zeebrugge sur la mer du Nord.
Les Russes déclarent que la bataille des quatre rivières s’est terminée à leur avantage. Les Allemands se sont repliés; les Autrichiens ont livré les débouchés de la Hongrie aux armées du tsar qui, cette fois, s’y répandent, méthodiquement.
On annonce que le général Potiorek qui fut écrasé par les Serbes à Valievo et à Ouchitsé le mois dernier, va être déféré à un conseil de guerre. Nombre de généraux sous ses ordres ont été relevés de leur commandement.
Trois navires de guerre italiens ont bombardé la ville de Durazzo, capitale de l’Albanie. Les insurgés albanais, aprés avoir refoulé les troupes d’Essad pacha, réclamaient qu’on leur livrât les ministres de France et Serbie.
Les cérémonies funèbres qui ont eu lieu à Rome en l’honneur de Bruno Garibaldi, mort sous notre drapeau, en Argonne, ont provoqué des démonstrations franco-italiennes très significatives.
L’agitation grandit contre les Allemands à Constantinople et le gouvernement turc, tombé sous la tutelle germanique, a mis ses archives en lieu sûr, sur le littoral d’Asie.