Archives du mot-clé afrique

1260/14 janvier 1918: Joseph Caillaux arrêté

Joseph Caillaux arrêté pour trahison

Soupçonné d’être impliqué dans les affaires « Bolo Pacha » et « Bonnet Rouge », Caillaux vient clamer son innocence à la Chambre qui, à sa demande, vote la levée de son immunité parlementaire en décembre 1917. Dès lors, ses opposants n’auront de cesse de le faire condamner.

Le 14 janvier 1918, il est arrêté pour « intelligence avec l’ennemi en temps de guerre. » Très vite, les accusations de trahison et de complot contre la sûreté de l’État sont portées contre lui. Afin d’étayer la thèse d’une vaste machination visant à organiser une paix négociée avec l’Allemagne, qui lui permettrait d’accéder au pouvoir, tout élément présumant de sa culpabilité vient artificiellement gonfler un dossier vide.

source: https://www.senat.fr/evenement/archives/D40/caill1.html

lire aussi http://www.crime-info.fr/2017/01/14-janvier-1918-arrestation-de-l-ancien-president-du-conseil-francais-joseph-caillaux-sur-accusation-de-trahison.html

La genèse du recrutement de 1918 en Afrique noire française

source: http://www.persee.fr/doc/outre_0300-9513_1971_num_58_213_1561

Canonnage du Trois-mâts barque BABIN CHEVAYE

Parti d’Antofagasta en direction de son port d’attache, avec un chargement de 3000 tonnes de salpêtre, sous le commandement du capitaine Emile BOURGE, il est arraisonné et coulé au canon , par le U 93 qui rentre à sa base : « Le 14 Janvier 1918, le BABIN CHEVAYE (2), chargé de 3000 tonnes de salpêtre, fut intercepté par un U-boot à 30 milles au SW de Penmarch. Il venait de faire 138 jours de mer et arrivait presque en vue de sa destination. La veille, il avait croisé le vapeur Saint Louis qui lui avait signalé la présence de plusieurs sous-marins.

A 07h40 du matin, un sous-marin fit surface et tira un obus qui passa entre le grand mât et la misaine, puis encadra le trois-mâts de plusieurs autres coups. Le capitaine Bourge mit en panne et fit embarquer ses hommes dans les baleinières. Se rapprochant, le sous-marin envoya des marins allemands avec des explosifs ; ils se firent accompagner par le capitaine Bourge. A 09h30, le navire sauta et coula en 30 secondes. Il n’y eu aucune victime.

source: http://www.archeosousmarine.net/babinche.html

Grève des ouvriers autrichiens

Le 14 janvier 1918, des ouvriers autrichiens se mirent en grève pour exiger une paix « sans annexions ni contributions de guerre » et un meilleur ravitaillement. Ils constituèrent à Vienne un conseil ouvrier avec lequel le gouvernement fut contraint de traiter. À Berlin, le 28 janvier 1918, près de 400 000 ouvriers et ouvrières cessèrent le travail. Dans les usines, on procéda à l’élection de délégués qui constituèrent un comité central de grève et formulèrent des revendications précises : paix sans annexions, amélioration du ravitaillement, rétablissement des droits et libertés publics, libération des prisonniers politiques. Partout, suivant l’exemple des travailleurs russes, des conseils se formaient. Mais après un moment d’affolement, début février 1918, les autorités allemandes reprirent le dessus et la répression s’abattit.

source: https://journal.lutte-ouvriere.org/2008/10/30/novembre-1918-le-debut-de-la-revolution-allemande_18671.html

Journal du lundi 14 janvier 1918

Canonnade habituelle sur notre front.
Rencontre de patrouilles au front anglais, dans la région d’Armentières.
Sur le front italien, engagements dans les régions du Tonale et de l’Adamello, et sur la Piave. L’aviation italienne a jeté 1600 kilos d’explosifs.
Les aviateurs anglais ont abattu quatre avions autrichiens; un cinquième, abattu par les aviateurs autrichiens, est tombé en flammes.
Le contre-torpilleur britannique Racoon a touché des rochers au nord de la côte d’Irlande, et s’est perdu. 22 hommes de l’équipage ont péri.
La relation maximaliste des nouvelles conférences de Brest-Litowsk établit que Trotski aurait tenu un ferme langage devant Kuhlmann et Czernin. Il aurait protesté contre l’annexionnisme pangermaniste, revendiqué pour la Lithuanie, la Pologne, la Courlande, l’Arménie, le droit de se prononcer librement sur leur sort, et réclamé la paix démocratique et juste.
La Russie continue à s’émietter. On annonce la formation d’un Etat d’Arkhangel qui comprendrait les gouvernements du Nord et irait jusqu’aux lisières de la Sibérie.
La situation alimentaire est devenue plus précaire que jamais à Moscou.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1241/26 décembre 1917: les Harlem Hellfighters à Bresti

Les Harlem Hellfighters à Brest

Les Harlem Hellfighters est le nom donné au 15e régiment de la garde nationale de New York, uniquement composé de volontaires afro-américains de Harlem et d’une minorité de Portoricains.

Les Harlem Hellfighters sont entrés dans la rade de Brest le 26 décembre 1917 à bord de USS Pocahontas, au son de la musique dirigée par James Reese Europe , qui jouait sur le pont du navire. Noble Sissle était du nombre.

http://www.une-autre-histoire.org/les-harlem-hellfighters/

Journal du mercredi 26 décembre 1917 à travers Le Miroir

Canonnade intermittente sur divers points du front.
Un coup de main ennemi sur nos petits postes du bois des Caurières n’a donné aucun résultat.
Au sud de Juvincourt, nous avons réussi une attaque dans les lignes ennemies et ramené des prisonniers.
Les Belges ont bombardé Schoore, Leke et la route de Schoorbakke en représailles d’un tir ennemi à obus toxiques dirigé sur Ramscapelle.
La lutte d’artillerie a été légèrement intense dans la région de Bixschoote.
Des prisonniers ont été faits à l’ennemi dans la région de Merckem.
Une escadrille anglaise a bombardé, avec d’excellents résultats, Mannheim sur le Rhin. Une tonne d’explosifs a été jetée sur la ville et des explosions ont été observées à la gare centrale, dans les usines et dans la ville, où des incendies ont été provoqués. Un feu très violent a accueilli les aéroplanes de nos alliés; l’un d’eux a été contraint d’atterrir avec des avaries. Tous les autres sont rentrés indemnes.
La bataille continue, acharnée au front italien, sur le plateau d’Asiago.
Les contre-attaques entreprises par nos alliés ont réussi à arrêter l’ennemi et à ramener le combat sur les positions évacuées par eux précédemment. Au cours de la lutte, de nombreuses mitrailleuses ont été capturées.
L’aviation britannique a bombardé les aérodromes de Flandre.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

Avec le 149 le régiment d’Infanterie

26 décembre 1917

On hospitalise Calippe dans mon service ; il traîne la patte de plus en plus et m’avoue aussi une autre petite misère. On soignera le tout à la fois. D’ailleurs, il ne s’ennuie pas pour la première journée. Deux clientes assidues de Collard, des dactylos de Peugeot,viennent lui tenir compagnie, et de plus en plus, je passe tout mon temps dans mon service confortable ; j’aide Collard à soigner ses gentilles clientes.

Le patron décide de me garder jusqu’après le jour de l’An et me fait écrire en ce sens à M. Rouquié et à Lebranchu.

27 décembre 1917

Il a été décidé hier, au cabinet de Collard, qu’on prendrait ce soir le thé chez moi. À 17 h 00, tout est prêt ; de bons gâteaux reçus de la maison sont sur la table, le feu chauffe bien, mais… nous passons jusqu’à 7 h 00 sans voir venir nos invités.

28 décembre 1917

Nous faisons d’amers reproches à l’hôpital à M… et à A… pour leur lapin d’hier soir et passons avec eux une bonne soirée. La neige a cessé ; il fait un clair de lune splendide et l’effet sur la neige est vraiment très joli. Le thermomètre est à – 16°, et le Doubs est entièrement pris. D’ailleurs, on ne voit plus circuler que des traîneaux.

29 décembre 1917

Avec le médecin-chef et M. Jourdan, nous faisons une nouvelle ascension dans la neige à la batterie des Roches et je rentre vite chez moi à 17 h 00. Cette fois, les invités sont exacts au rendez-vous et nous passons une soirée agréable.

30 décembre 1917

Hier, j’ai reçu une lettre de Lebranchu disant qu’il m’attendait le 29. Je décide d’aller m’entendre avec lui, et par ce bel après-midi de dimanche, je file en vélo par Mattay, Mandeure, Valentigney et Seloncourt. À Seloncourt, je m’arrête à l’infirmerie du régiment, où on m’apprend que M. Rouquié est absent depuis 3 ou 4 jours ; je monte jusqu’à Vaudoncourt, village de cultivateurs. Lebranchu  ne fait aucune difficulté pour m’attendre jusqu’au 3 ; il me présente à l’aide-major, M. Richard, un jeune homme qui semble très doux et très sympathique et je fais demi-tour pour arriver à Pont-de-Roide  à la nuit noire. Il gèle toujours très fort, aussi j’ai rencontré dans toutes les descentes quantité de lugeurs et lugeuses.

http://amphitrite33.canalblog.com/tag/De%20la%20Malmaison%20à%20Corcieux%20%28novembre%201917-avril%201918%29

 

1239/24 décembre 1917: Terre d’Afrique à l’arsenal de Vénissieux

(Aviation) Prisonnier le jeune aviateur s’évade de Bavière

Raymond Henri André Boudou, né le 6 janvier 1897 à Marseille (et non le 7 comme l’indique sa fiche militaire), est étudiant aux Arts et Métiers lorsqu’il est mobilisé le 7 juillet 1915 ; il s’engage immédiatement au 2ème groupe d’Aviation, ou il devient élève-pilote le 10 septembre 1915.
Pilote et caporal le 26 janvier 1916, sergent le 24 avril 1916. Il connaît successivement les cantonnements de Dijon (élève pilote), Le Crotoy, Tours, Avord et le groupe de divisions d’entraînement, et enfin l’escadrille n° 48 stationné à Lunéville
Fait prisonnier en Lorraine, à la suite d’un combat aérien, le maréchal des logis aviateur Raymond Boudou fut interné dans un camp de Bavière. Quatre fois le jeune aviateur tenta vainement de s’évader.
La cinquième fois,   le 24 décembre 1917 , il réussit en payant d’audace. Froidement, bien que ne sachant pas parler allemand, il prit le train, en compagnie d’un camarade d’évasion. Tous deux en arrivant au terminus de la ligne, dans une grande ville, sortirent tranquillement puis, la nuit, ils utilisèrent un train de marchandises qui les conduisit près de la frontière. Avant l’arrêt, ils sautèrent du train et se séparèrent.
Boudou vécut alors des heures angoissantes. Tenaillé par le froid et la faim – la neige tombait à gros flocons et il n’avait pas mangé depuis trois jours – il resta une journée dans une meule de paille.
Son opiniâtreté fut récompensée le lendemain il franchissait la frontière.

http://www.blamont.info/textes1541.html

Terre d’Afrique à l’arsenal de Vénissieux

Il y a cent ans, la Première Guerre mondiale amenait à Vénissieux des milliers d’hommes venus de l’autre côté de la Méditerranée. En 1918, ils représentaient près de 40 % de la population.

(…)Face à ces désordres, une partie au moins de la population en vient à rejeter les migrants. L’on assiste à des actes racistes, comme celui que subit le Sénégalais Tomba Diafé, le soir du 24 décembre 1917. Parti se promener à Lyon pour fêter Noël, il entre dans un café et demande un sirop ; le patron lui refuse, et aidé d’un client aux gros bras, lui ordonne de sortir. Le ton monte, et Diafé reçoit une balle dans la mâchoire et un coup de couteau. À Vénissieux, la situation devient telle que, dès décembre 1916, le maire obtient des autorités la création d’un poste de police dans les locaux de la mairie. Puis les ordres pleuvent, interdisant d’ouvrir les cafés aux coloniaux après 20 h 30, fermant les établissements ayant troublé la tranquillité publique, défendant les promenades de plus de quatre personnes, multipliant les patrouilles de surveillance et les arrestations. En quelques mois, les baraquements de l’arsenal penchent vers un régime quasi carcéral, où seule compte la productivité des ouvriers. Et en bons soldats, ceux-ci font le dos rond.

l’histoire sur https://www.expressions-venissieux.fr/2016-11-29-terre-dafrique-a-larsenal-en-cours/

Journal du lundi 24 décembre 1917 à travers Le Miroir

Activité réciproque des deux artilleries sur la rive droite de la Meuse et dans la région du Mort-Homme.
L’ennemi a tenté sans succès un coup de main au bois des Caurières.
Des avions ennemis ont lancé une Quarantaine de bombes sur Dunkerque et sa banlieue. Une personne de la population civile a été tuée, trois autres blessées, dont une femme et un enfant.
Canonnade sur le front belge.
Le général Guillaumat remplace à Salonique le général Sarrail qui recevra une autre affectation.
Sur le front italien, petites rencontres d’importance locale. Au nord de Pedescala, les occupants d’un petit poste ennemi ont été surpris et anéantis.
Sur la rive gauche de l’Assa, à l’ouest de Canove di Sotto, un détachement italien, après une courte mais efficace préparation d’artillerie, et après avoir dépassé avec un mordant magnifique les défenses accessoires adverses, a fait irruption dans un poste avancé et ramené 12 prisonniers avec du matériel.
Dans plusieurs secteurs, des patrouilles ennemies ont été repoussées avec des pertes.
A l’ouest d’Osteria di Lepre, capture de prisonniers.
Echec de tentatives autrichiennes au mont Solarolo et au sommet du val Calemo. Canonnade dans la plaine de la Piave.
Les pourparlers de paix russo-allemands s’ouvrent à Brest-Litowsk.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

188/journal du 8 février 1915: Pierre Mestre, fusillé pour l’exemple

Carnets du rémois Paul Hess

Rien sur son carnet ce jour

 Pierre Mestre, fusillé pour l’exemple le 8 février 1915

pierre-mestre-fiche-fusilléCent ans après le début de la Première Guerre mondiale, la France tente de faire la paix avec ce chapitre très sensible du conflit. Mais pour certaines familles de fusillés, ce premier pas est loin d’être suffisant. « C’est une excellente initiative. Plus on donnera des informations sur les dossiers des fusillés, plus on sensibilisera les gens à ce passé qui a été oublié. Mais est-ce que, à travers cela, on réhabilite vraiment les fusillés ? Je n’en suis pas certaine », estime ainsi Marie-Thérèse Testud, la petite fille de Pierre Mestre, passé par les armes à l’âge de 32 ans, le 8 février 1915 pour abandon de poste. Depuis plusieurs années, cette descendante de poilu consacre une grande partie de son énergie à restaurer l’honneur de son grand-père.

http://www.france24.com/fr/20141105-fusille-exemple-demande-rehabilitation-premiere-guerre-mondiale-famille-pierre-mestre/

Lire aussi:

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fusilles-pour-l-exemple-la-der-des-batailles_1267225.html

http://www.la-croix.com/Actualite/France/Fusilles-de-14-18-l-interminable-souffrance-des-familles-2013-10-01-1030396

Sur le site de France Bleu: http://www.francebleu.fr/infos/centenaire-de-14-18-les-fusilles-de-husseren-wesserling-des-francais-qui-se-tuent-entre-francais-1688059

La guerre au Cameroun

Publié dans Le Matin le 8 février 1915

Nous avons journellement de petits engagements de patrouilles ou de reconnaissances.
Le commandement essaie d’employer les indigènes du pays comme partisans, en les armant de fusils pris aux Allemands. Nous en avons qui ont déjà rendu de bons services. Ils connaissaent tous les sentiers de la forêt et marchent avec ardeur.
Depuis le 26 novembre, il ne s’est pas passé un jour sans coups de feu, et la nuit est souvent troublées par des patrouilles qui viennent sur la lisière de la forêt nous envoyer leurs projectiles. Tous ne s’en retournent pas sur leurs jambes…
Nous ne faisons pas ici la grande guerre, mais, certainement, le petit nombre d’Européens qui combattent au Cameroun depuis le 27 septembre, ont éprouvé des misère d’un autre genre, mais aussi fortes que celles endurées par leurs camarades qui se battent en France.
Il n’est pas rare de voir un sergent, avec 40° de fièvre, commander ses tirailleurs dans la tranchée. Un sergent fait prisonnier au cours d’une reconnaissance, qui était tombé évanoui de fatigue dans un trou sans que ses tirailleurs l’aient vu, a réussi à de débarasser de deux tirailleurs allemands armés préposés à sa garde. Il est rentré deux jours après, sain et sauf, alors que tout le monde le croyait mort. Les vingt tirailleurs qui se trouvaient avec lui ont chargé trois fois à la baïonnette : la première fois, ils ont tué neuf tirailleurs allemands, la seconde fois quatre, et la troisième il faisait si noir qu’il leur a été impossible de se rendre compte du travail fait. Ils ont cherché ensuite leur sergent pendant deux heures et finalement sont rentrés avec leurs six blessés.
Nous ne pouvons pas, comme dans la grande guerre, faire des centaines de prisonniers d’un coup, mais nous comptons également de beaux actes d’héroïsme.
Les Allemands emploient ici tous les moyens : déguisement des tirailleurs, massacre des habitants, fusils et balles pour chasser l’éléphant, etc. ; malgré tous ces trucs, nous parvenons à les déloger de leurs positions.

http://aulas.pierre.free.fr/chr_g15_fev.html

L’étrange infirmière

Histoire relatée sur JSL saône-et-Loire dans sa rubrique : »la Bourgogne dans la grande guerre »

La gare de Laumes où l’étrange infirmière a été arrêtée.
La gare de Laumes où l’étrange infirmière a été arrêtée.

Le lundi 8 février 1915, Le Bien Public relate une curieuse arrestation à la gare de Laumes : « Une femme, qui était coiffée d’un voile avec l’insigne de la Croix de Genève, et qui a déclaré se nommer Hélène F., 44 ans, originaire de Tracy-le-Mont (Oise) a été appréhendée pour vagabondage et infraction à la police des chemins de fer. Écrouée actuellement à la prison de Semur-en-Auxois, elle a, au cours d’un premier interrogatoire, donné des explications qui pourront être vérifiées. Elle a notamment déclaré qu’elle était infirmière, pourvue du brevet supérieur de l’instruction primaire, et, qu’ayant été jusqu’à la gare de Lyon, à Paris, chargée de la surveillance d’enfants de l’Assistance Publique, elle avait été surprise par le départ du train. Elle n’aurait point eu le temps de descendre du compartiment où elle avait installé les enfants confiés à sa garde. »

En une période où les espionnes et les espions étaient effectivement nombreux, alors que les contrôles étaient particulièrement renforcés dans les gares, on comprend que cette femme, qui n’a pas pu présenter de titre de transport en bonne et due forme ait été arrêtée, d’autant que son histoire est assez peu crédible. Elle a si peu convaincu les autorités de sa bonne foi qu’elle a été présentée au tribunal correctionnel.

Pour lire d’autres anecdotes de cette région

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2014/08/05/entre-espions-et-empoisonneurs

 Lu dans Le Miroir en date du 8 février 1915

France.-Quelques attaques ennemies dans la région de Nieuport : elles ont toutes été repoussées. Les Anglais ont enlevé une briqueterie entre le canal et la route de Béthune à la Bassée à un kilomètre de Guinchy. Les batteries allemandes ont bombardé à Ecurie, près d’Arras, la tranchée conquise par nous le 4. Le quartier nord de Soissons a été une fois de plus bombardé; d’autres combats d’artillerie, où nous avons eu d’ailleurs la supériorité ont eu lieu jusqu’à Reims. Une attaque allemande a échoué, en Champagne, au nord de Beauséjour. Diverses canonnades de l’Argonne aux Vosges; dans la région montagneuse, la brume épaisse a quelque peu gêné le tir.

Les Russes qui se maintiennent sur les passes des Carpathes et qui, sur plusieurs points, ont même progressé, ont fait venir 100.000 hommes de renfort en Bukovine.

Les neutres se concertent pour établir leur protestation contre la politique navale allemande qui doit s’exercer à dater du 18.

Le prince de Wied, ancien roi d’Albanie est maintenant officier dans un régiment allemand qui opère en Hongrie.

Ricciotti Garibaldi est arrivé à Paris. Accueilli par une foule enthousiaste, il a déclaré que l’opinion italienne était plus que jamais favorable à une coopération armée avec la France.

Les avions autrichiens ont bombardé, à Antivari, mais sans résultat ancun, des transports qui contenaient des vivres et qu’escortaient des croiseurs français.

Les journaux turcs passés sous la férule germanique, racontent des histoires extraordinaires. Guillaume II, converti à la religion musulmane, serait devenu empereur de l’Islam et serait entré dans Paris, où les députés seraient venus embrasser sa main. Dix dreadnoughts anglais auraient été capturés.

Un Alsacien, capturé par les Allemands sous l’uniforme français, a été condamné à mort par le conseil de guerre d’Essen.