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1279/2 février 1918: 2 millions d’obus explosent à la poudrerie de Moulins7

Un menu publiciataire du 2 février 1918

Explosion de la poudrerie de Moulins (Allier)

photo prise sur le site http://eugeneturpin.blogspot.fr/p/lexplosion-de-la-poudrerie-de-moulins.html

Le 2 février 1918, en fin de journée, une cascade d’explosions en chaîne ravagea la poudrerie de
Moulins, dans l’Allier, explosions entendues à plusieurs dizaines de kilomètres, et qui causa, outre des
dommages considérables, plusieurs dizaines de morts. Un de nos témoins, Claude-Marie Ginet (cl. 18),
vigneron à Saint-Nizier-sous-Charlieu, soldat au 36e Régiment d’Artillerie de Campagne de Moulins, venait
juste de rentrer au dépôt de Moulins après deux mois passés à préparer un camp militaire pour recevoir les
contingents américains à Souge, près de Bordeaux :
T- « On est arrivés en gare de Moulins : ça craquait de tous les côtés ! L’atelier de chargement était en train
de sauter ! L’atelier de chargement, c’était très important : y avait près de deux millions d’obus qui étaient
prêts à partir pour la Roumanie. Il a tout sauté ! Y avait deux mètres de déblais !
E- Donc il y a eu explosion de la poudrière ?
T- Y a la première poudrière, la poudrière à fulminate qui a sauté, une gerbe de feu d’au moins huit cents ou
mille mètres de haut. Y en avait cinq cents kilos ! Tout de suite, ils nous disent : « Il faut descendre dans la
cour : tout va être rasé à vingt kilomètres ! … A quinze kilomètres… Y avait deux cents wagons de mélinite au
moins ! Qui étaient dans les réserves. Alors, on écoutait craquer ça de la caserne, qui était à deux-trois
kilomètres. Et les vitres que* descendaient, les tuiles que* descendaient, tout le bazar ! Y a des gens qu’ont
parti, que* se sont sauvés à vingt kilomètres ! Trente kilomètres ! Ils ont marché jusqu’au jour ! »
Deux précisions techniques : le fulminate est un sel de l’acide fulminique, utilisé pour provoquer la
détonation des amorces d’obus. La mélinite est un explosif d’une très grande puissance, à base d’acide
picrique.
la suite sur http://www.loire.fr/upload/docs/application/pdf/2014-11/tome_5_-_1918__1919.pdf

Lire aussi: http://eugeneturpin.blogspot.fr/p/lexplosion-de-la-poudrerie-de-moulins.html

Naissance du bulletin des agriculteurs

Le Bulletin des agriculteurs voit le jour le 2 février 1918 afin de renseigner les agriculteurs sur l’actualité agricole, les nouvelles techniques et produits, etc. Dès 1936, le Bulletin des agriculteurs adopte un style différent et ajoute, en plus de l’information générale, des chroniques féminines, des articles humoristiques, des récits de fictions et même de la bande dessinée!

source: http://expositioncsa.wixsite.com/vache/publications-agricoles

https://potagersdantan.com/2017/10/11/le-100e-du-bulletin-des-agriculteurs/

Journal du samedi 2 février 1918

Nos détachements on réussi divers coups de main dans la région de Nieuport et au nord-ouest de Reims. Nous avons fait des prisonniers et ramené une mitrailleuse.
Dans la région nord-est de Flirey, un fort parti ennemi, qui tentait d’aborder nos lignes a été dispersé par nos feux.
Les Anglais ont brisé sur leur front, une tentative de coup de main effectuée par l’ennemi, à l’ouest d’Arleux-en-Gohelle. Ils ont fait un certain nombre de prisonniers.
Activité de l’artillerie allemande vers Lens et Gouzeaucourt.
Sur le front italien, après de nombreuses et vaines tentatives pour enlever à nos alliés les gains obtenus dans la région de Sasso Rosso, l’ennemi a commencé une action plus intense sur le mont Val Bella.
Les assaillants, par un feu de barrage foudroyant et rapide, ont été obligés de se replier sur leurs positions de départ avant d’avoir pu prendre contact avec la ligne italienne.
Tirs d’artillerie sur le reste du front. Echec d’un groupe autrichien dans le val Giudicarie.
Activité de patrouilles entre Posina et l’Astico.
L’ennemi a jeté des bombes sur Bassano où l’on signale quelques blessés.
Le bilan rectifié du raid des gothas sur Paris est de quarante-neuf morts et deux cent sept blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

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1271/25 janvier 1918: Renault pense à un véhicule pour l’agriculture

Essai de la voiture -canon

Le premier affût chenillé automoteur de 1917 porte un canon de 120mm, trop peu puissant pour le poids total de l’engin. Il est remplacé par un couple de véhicules « indissoluble comme Nénette et Rintintin » : une voiture-caisson pourvue d’un groupe électrogène et d’une transmission pétroléo-électrique Crochat-Collardeau, qui fournit l’énergie à une voiture-canonarmée d’une bouche à feu de gros calibre. En mouvement, les deux véhicules sont reliés, soit sur route au moyen d’une barre rigide de liaison et d’un câble d’alimentation électrique, soit en tous terrains par le seul câble qui autorise une certaine autonomie de déplacement. Après mise en batterie de la voiture-canon, les véhicules sont séparés. La voiture-caisson se tient à proximité pour assurer l’approvisionnement en munitions de la pièce. En cas de besoin elle se complète en munitions auprès de l’échelon situé près d’une voie de circulation.

Les premiers essais de Roye-Lassigny du 19 au 25 janvier 1918 portent sur les voitures désarmées. Le rapport du 25 janvier 1918 est favorable : « Le matériel se comporte admirablement en tous terrains… Muni de roues caoutchoutées pour la route, trop longues à enlever, voie trop large avec roues, les chenilles n’abîment pas la route ». il préconise de « faire exécuter des essais sérieux aux armées ».

source: http://basart.artillerie.asso.fr/article.php3?id_article=1310

(Aviation) Création de l’escadrille 160

Créée le 25 janvier 1918 sous le commandement du lieutenant Bares, par dédoublement de l’escadrille 96, l’escadrille 160 fut tout d’abord équipée de Nieuport de chasse d’où sa dénomination N.160. Affectée comme escadrille de chasse à la IIème armée, cette unité stationna sur le terrain de Brabant-le-roi dans la Meuse jusqu’en août 1918. Dans l’intervalle, elle avait été transformée sur Morane Saulnier type AI et rebaptisée MS.160. En mai, elle passa sur SPAD S.VII et S.XIII et devint SPA.160. Cette escadrille ne prit part à aucune des batailles défensives sur le front occidental entre mars et juillet 1918. Demeurant dans le secteur de Verdun, elle y mena des missions de réglages de tirs et de reconnaissances, non sans perdre plusieurs pilotes au cours de combats difficiles avec l’aviation allemande.

source: http://memorial.flight.free.fr/MoraneAI.html

Ils ont dépouillé les Poilus

Le 25 janvier 1918, un attroupement se forme dans la rue du Chaudronnier. Là, dans un vieux puits abandonné jouxtant la maison d’un nommé Robert Moreau, un sac vient d’être trouvé. A l’intérieur, on découvre du courrier. Quelques minutes plus tard, ce sont près de quinze sacs et plusieurs milliers de lettres datant pour la plus ancienne de décembre 1916 qui sont extraites de l’orifice. Aussitôt, les autorités sont prévenues. Elles ne mettent pas longtemps à faire le lien entre cette découverte et les nombreuses plaintes déposées depuis plusieurs mois. Elles savaient qu’un voleur de lettres sévissait entre Niort et le front. Elles pensaient que le bandit procédait plus en aval. Elles se sont lourdement trompées. Désormais c’est à Niort qu’il faut chercher celui dérobait l’argent envoyé aux poilus.

Un mandat d’arrêt national

Dans les Deux-Sèvres, l’affaire fait grand bruit. La population est scandalisée par la l’immoralité du forfait. Les enquêteurs vont rapidement atténuer le mécontentement légitime des Niortais. En interrogeant les habitants de la rue du chaudronnier, le juge d’instruction et ses hommes apprennent qu’un employé des postes, Robert Moreau, vient tout juste de déménager. Une perquisition est ordonnée à son domicile. Au 32 de la même rue, à quelques mètres du puits, les hommes de loi découvrent des mandats soigneusement conservés et quelques dizaines de lettres. Aussitôt un mandat d’arrêt est lancé dans toute la France. Quelques jours plus tard, l’individu de 22 ans est appréhendé à Hazebrouck. Le mardi 29 janvier 1918, les Niortais découvrent le prévenu. Le journal Le Mémorial des Deux-Sèvres parle d’ « un jeune voleur à l’aspect lamentable » paraissant « porter un fardeau.[1] »

20 000 francs en quatorze mois

Cinq mois plus tard, le 25 juin 1918, Robert Moreau est traduit devant la cour d’assises des Deux-Sèvres. L’ancien postier doit répondre du vol de 63 458 lettres qui lui aurait permis de toucher plusieurs milliers de francs. Une fortune pour le jeune réformé. Mais sur le banc des accusés, Robert Moreau n’est pas seul. Louise Fleuret, sa maîtresse de six ans son aînée, doit répondre du même crime.  Le procès permet d’en savoir plus sur les prévenus. Le président dresse le portrait d’un garçon intelligent qui avait terminé dixième sur deux mille au concours des Postes. En 1916, sa vie jusqu’alors très morale, bascule. Il rencontre Louise Fleuret dont il tombe éperdument amoureux. Prêt à tout pour séduire sa belle à la moralité douteuse, il entame sa carrière de voleur au bureau de tri de la gare de Niort. Il dépense ainsi plus de 20. 000 francs en quatorze mois. « Oui. Je prenais des paquets de lettres que je dissimulais sous ma blouse de bureau ; je les plaçais ensuite dans le placard qui me servait de vestiaire dans une pièce voisine de la salle ou je travaillais et je les emportaient chez moi enveloppées dans un journal ou enfermées dans un petit sac en cuir. [2]» S’il reconnaît le crime, il met hors de cause sa compagne, contrairement à son interrogatoire du 15 février. Lors de l’instruction,  Robert Moreau avait expliqué que Louise Fleuret ouvrait les lettres et l’aidait à descendre les sacs pesant plus de cinquante kilos au fond du jardin. Au procès, cette dernière nie les faits. Après deux jours de procès, Robert Moreau et  Louise Fleuret sont reconnus coupables. Ils écopent respectivement de dix et huit années de bagne. Dans cette histoire sordide, les deux amoureux ont été les seuls reconnus coupables. La justice ne s’est pas intéressée aux supérieurs de Robert Moreau, inquiets de son train de vie et qui lui ont accordés une mutation précipitée à Hazebrouck début janvier 1918.

source: http://oliviergoudeau.com/ils-ont-depouille-les-poilus-niort-1918/

Renault pense à un véhicule pour l’agriculture

Durant cette longue guerre, le manque de main d’œuvre et la réquisition des chevaux ont mis à mal l’agriculture ; dès 1917 Louis Renault pense à la mécanisation du travail de la terre comme en témoigne cette photo datée du 25 janvier 1918.

source: http://www.atr-agri.com/renault_histo1_f.php

Journal du vendredi 25 janvier 1918 à travers Le Miroir

Un coup de main nous a permis de faire des prisoniers à l’est d’Auberive.
Actions d’artillerie assez vives dans 1a région de Maisons-de-Champagne et dans le secteur d’Avocourt.
Fonck a abattu son vingtième appareil ennemi.
Sur le front italien, nos alliés ont envoyé des groupes explorer avec profit les lignes adverses, entre les pentes sud-est du mont Spinoncia et la rive droite de la Piave.
Ils ont capturé du matériel divers dans la vallée de l’Onic. Par un coup de main bien réussi, au sud de Quero, un détachement français a ramené des prisonniers et une mitrailleuse.
Entre Nervesa et le Ponte della Priula, les patrouilles italiennes ont maintenu à distance celles de l’adversaire. Tout le long du front ont eut lieu des échanges de tirs d’artillerie, par moments plus intenses dans les vallées de l’Adige et de la Brenta et sur quelques secteurs des deux rives de la Piave.
Le comte Czernin, ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, a prononcé un important discours, en réponse à M. Wilson à la commission de la Délégation autrichienne, et le comte Hertling, chancelier allemand, a, de son côté, prononcé un discours à la commission principale du Reichstag.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1188/3 novembre 1917: dans les champs, des enfants conduisent des attelages

Les marronniers de Verdun seront plantés place Beauvau

Les marronniers de Verdun sont plantés un peu partout comme nous l’apprendLe Figaro, le 3 novembre 1917.

«On nous a raconté qu’un grand ministre anglais visitant l’héroïque forteresse, recueillait des marrons pour avoir un jour une allée de marronniers de Verdun.

On a eu chez nous la même idée. Le 1er novembre, à Sèvres, près du monument élevé à la mémoire des Sévriens tombés pour le pays, un premier arbre de Verdun a été planté. L’arbre de Verdun de Paris sera planté au pied de la statue de Charlemagne, sur le parvis de Notre-Dame, le 25 décembre. […]

Et l’on dit enfin qu’avec l’agrément ministériel, le jardin de la place Beauvau aura bientôt aussi son arbre de Verdun.» écrit Le Figaro du 3 novembre 1917.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/11/03/26002-20141103ARTFIG00133-3-novembre-1917-les-marronniers-de-verdun-seront-plantes-place-beauvau.php

A propos des premiers soldats américains morts

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/qui-cherche-quoi/premier-americain-1917-sujet_9983_1.htm

A propos des premiers morts américains (suite)

http://aefcollections.forumactif.org/t8525-hommage-aux-trois-premiers-morts-us-a-bathelemont-en-novembre-1917

http://www.graindesel-saulnois.com/index.php/dans-les-villages/1734-en-1917-les-3-premiers-soldats-us-meurent-aux-portes-du-saulnois

http://www.francegenweb.org/wiki/index.php?title=Bathel%C3%A9mont-l%C3%A8s-Bauzemont,_monument_comm%C3%A9moratif_am%C3%A9ricain

Les artilleurs alpins du 2ème R.A.M. partent vers l’Italie

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Le 3 novembre 1917, Séraphin et les artilleurs alpins du 2ème R.A.M. partent vers l’Italie pour aller soutenir les Italiens dont le front est en train de lâcher face aux Autrichiens. Le frère de mon grand-père va continuer à envoyer des cartes postales à ses poches, cartes qu’il récupérera à la fin de la guerre. Mais pendant cette campagne, il va quelquefois oublier d’en dater précisément quelques unes.

Première étape à Ambérieu où le convoi ferroviaire s’arrête à la gare.

source: https://unmondedepapiers.com/2015/02/22/seraphin-guerin-artilleur-alpin-pendant-la-grande-guerre-35/

Dans les champs, des enfants conduisent des attelages

Le 28 mai 1916, La Semaine colporte la requête d’un député de l’Eure adressée au Ministre de l’Agriculture. Il voudrait que la durée des grandes vacances soit fixée du 20 mai au 16 septembre (3). Diverses demandes font écho. Le 8 février 1917, Le Courrier de la Vienne diffuse l’appel lancé par les ministres de l’Agriculture et de l’Instruction publique pour créer des jardins scolaires (4). Le 3 novembre 1917, le conseil municipal de Montmorillon signale que « les travaux agricoles effectués par les enfants des écoles ont apporté un bénéfice net de 100 francs ».Aux Archives départementales de la Vienne se trouve le bilan de l’inspecteur d’Académie. 516 quintaux de pommes de terre et près de 20 quintaux de haricots ont été récoltés. Le travail des élèves a produit quelque 6. 500 francs de bénéfices reversés à l’œuvre des pupilles, à celle des orphelins de la guerre et au comité des prisonniers, sans omettre l’achat de livres pour les bibliothèques scolaires. Autant d’effets éducatifs cumulés.

Chemin des Dames: les Allemands s’éloignent

A la suite des derniers succès français, les Allemands évacuent tout le terrain compris entre le Chemin des Dames et l’Ailette ; les Français occupent leurs anciennes positions depuis la ferme de froidmont jusqu’à l’est de Craonne ; les villages de Courtecon, Cerny-en-Laonnois, Ailles et Chevreux sont entre leurs mains ; ils atteignent l’Ailette entre Braye-en-Laonnois et Cerny.

source: http://home.nordnet.fr/~jdujardin/haubourdin/g17m11.htm

Journal du samedi 3 novembre 1917 à travers Le Miroir

Les premières conséquences de la victoire de la Malmaison se sont affirmées.
L’ennemi, menacé sur sa droite, pressé par notre infanterie, écrasé par notre artillerie qui des positions nouvellement conquises bombardait sans relâche ses organisations du sud de l’Ailette, a été contraint d’abandonner le Chemin des Dames auquel il se cramponnait depuis six mois.
Sur un front d’une vingtaine de kilomètres depuis la ferme Froidmont jusqu’à l’est de Craonne, nos troupes, descendant les pentes nord du Chemin des Dames, ont occupé les positions allemandes sur une profondeur qui dépasse un kilomètre en certains points. Les villages de Courtecon, Cerny-en-Laonnois, Ailles et Chevreux sont en notre possession. Nos patrouilles, tenant le contact avec l’ennemi, ont atteint l’Ailette entre Braye-en-Laonnois et Cerny.
Des avions allemands ont bombardé Calais et Dunkerque. Dégâts matériels peu importants. Pas de victimes dans la population civile.
17 de nos avions ont lancé 2500 kilos de projectiles sur la ville d’Offenburg (grand duché de Bade). Dix appareils ennemis ont été descendus par nos pilotes.
L’artillerie italienne et l’artillerie austro-allemande tonnent sur le Tagliamento.
Von Hertling est nommé chancelier allemand en remplacement de Michaëlis.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1182/28 octobre 1917: « Agriculteur, semez du blé »

« Agriculteur, semez du blé »

Car le bon fonctionnement de l’agriculture, le maintien des récoltes et des rendements est une nécessité tant pour les civils que pour les militaires. C’est ce que prouve cet article, paru dans l’Express du Midi du 28 octobre 1917 :

À l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale, la Société archéologique du Gers et les écrivains publics du Gers se sont associés pour vous faire découvrir la chronologie des événements marquants de la Grande Guerre, tels qu’ils ont été vécus par les Gersois, au travers des grandes batailles qui l’ont émaillée.

« Agriculteurs, semez du blé ! Le gouvernement vient de décider que le blé de la récolte 1918 sera payé au moins 60 francs le quintal. Sur toutes les terres favorables, intensifiez donc la culture du blé. Partout, semez du blé et vous contribuerez puissamment à gagner la dernière bataille. Dans cette guerre qui se prolonge, les facteurs du succès final sont à la fois d’ordre militaire et d’ordre économique. Et, comme le sang de nos héros, le blé combat aussi pour la Victoire ! Gascons, restés fidèles à la plèbe, vous n’avez pas plus besoins que vos frères mobilisés, de vaines exhortations. Depuis le début de la sanglante tragédie, tous, vous n’avez cessé de témoigner de quel dévouement patriotique vous êtes capables. Continuez à montrer à nos ennemis que l’armée du sillon ne cède en rien à celle des tranchées ! Et que vos prochaines semailles préparent la moisson de la Victoire ! A l’œuvre donc, agriculteurs du Gers ! Semez du blé : c’est pour la France ! »

L’agriculture devient donc elle aussi un acte patriotique et, l’optimisme de cet article est-il seulement un effet de style visant à soulever l’adhésion des lecteurs ? Pas sûr… car, en cette fin d’année 1917 et avec l’arrivée des Etats-Unis sur la scène des combats, la donne semble changer…

source: https://lejournaldugers.fr/article/22889-il-y-a-cent-ans-automne-1917-lavenir-seclaircit

Octobre au 28 ème RI

28 Octobre
(Dimanche)Assez forte action d’AT boche sur nos premières lignes. Notre artillerie riposte. Notre patrouille devant CRD, continue à cisailler le réseau boche devant PP 94.60.
Un coup de main sur Arva est prescrit par le général de Division et la journée est en grande partie consacrée à le préparer.
Nuit calme. Notre patrouille du CRD [évente] une embuscade boche installée en tenaille devant PP ennemi 94.60 et rentre sans être trop inquiétée.

29 Octobre (Lundi)

Journée marquée par la préparation d’artillerie AT et AC, en vue d’un coup de main sur Arva, Brèches devant Arva et brèches de diversion par AT. Réglages et tirs d’aveuglement par l’AC. Le Boche réagit de façon assez intense par minen et torpilles.

Pertes :2 tués

Desmonts, Léger, 11e Compagnie (1).
4 blessés
Grard (11e) (2), Lefebvre M, 6e, Carlin, sergent CM2, Huau, 9e.


Dans la soirée, une reconnaissance de la 11e compagnie sort pour vérifier les brèches faites par notre tir de destruction. Constatations satisfaisantes : un nouveau tir de destruction est cependant jugé nécessaire.
La 2e compagnie (compagnie Emo) qui occupe les Carrières de Grand Séraucourt est appelée à Ham par ordre du général commandant le 3e CA pour y assurer divers services. Elle est remplacée aux Carrières par une compagnie du 119e RI.
En Belgique, notre attaque, commencée le matin, s’est développée au cours de la journée, avec un plein succès. De part et d’autre de la route d’Ypres à Dixmude, nos troupes ont enlevé toutes les positions allemandes sur un front de 4 kilomètres et une profondeur moyenne de 2, en dépit de la résistance opiniâtre de l’ennemi, qui a subi des pertes très élevées. Nous avons atteint à droite les lisières ouest de la forêt d’Houthulst et conquis les villages de Verdrandesmis, d’Ashoolt, de Merken et Keppe, ainsi qu’un grand nombre de fermes solidement fortifiées.

l’article complet sur http://vlecalvez.free.fr/JMO_octobre1917.html

Les destructions du patrimoine en Picardie vues par la Section photographique et cinématographique de l’armée

En mars 1917, les troupes allemandes procèdent à un large repli stratégique de leurs forces présentes en Picardie. Baptisée Alberich, cette opération est lourde de conséquences pour la région car, avant son départ, l’armée allemande détruit de nombreux châteaux, églises, routes, ponts, usines ou fermes, emportant à jamais un part notable du patrimoine, souvent ancien. La Section photographique et cinématographique de l’armée (SPCA) est mobilisée pour dresser un inventaire en images des dégâts subis par le territoire picard, réalisant une importante production photographique et cinématographique qui d’une part, contribue à l’œuvre de restauration menée après la guerre et, d’autre part, alimente la propagande contre l’Allemagne, jugée seule responsable des ruines.

source: https://insitu.revues.org/11012

Lettre envoyée le 28 octobre 1917

Ma chère Alberte Je viens de recevoir ta gentille carte qui m’a fait bien plaisir d’avoir de tes bonnes nouvelles, je te remercie beaucoup. Nous sommes toujours dans notre camp d’instruction jusque le 5, nous sommes dans une ferme dans les champs et loin de tout pays. Je t’assure qu’en ce moment j’ai un rude cafard mais bientôt je crois qu’il se passera car j’espère que dans trois semaines j’aurai ma perm, c’est bien long quatre mois sans revoir ceux que l’on aime, j’espère qu’Adrien sera encore là et que je pourrai le voir. Comme toi j’ai reçu des nouvelles d’Alfred ainsi que de Charles, il me dit que son moral n’est pas très bon mais tout le monde en a assez et je ne sais quand nous verrons la fin. Je vois que tu te plais bien où vous êtes et bien plus tranquilles qu’avant. Bien le bonjour à toute ta famille ainsi qu’aux amis qui te parleront de moi. Je te quitte ma chère Alberte en vous embrassant tous bien affectueusement. Reçois ainsi que la famille mes sincères amitiés. Un ami qui ne vous oublie pas Camille Je t’écrirai plus longuement demain.

source: http://istockfile.prsmedia.fr/uploads/20170905153914_c6fa6e5eaf6a504df9b95a7f0e77f847.pdf

La Révolution russe à travers des dessins d’enfants

source: https://fr.rbth.com/art/histoire/2017/05/01/la-revolution-russe-a-travers-des-dessins-denfants_753014

Journal du dimanche 28 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, faible activité de l’artillerie ennemie. Nous avons réalisé de nouveau progrès en avant de l’éperon de Chevregny et occupé, plus à l’est, la ferme Froidmont.
La lutte d’artillerie a été vive au cours de la journée dans la région des Monts et sur la rive droite de la Meuse.
En Macédoine, à la suite de nouveaux raids dans la vallée de la Strouma, au sud de Serès, les troupes britanniques ont capturé une mitrailleuse et ramené 60 prisonniers, dont 2 officiers.
La flotte allemande a bombardé plusieurs points de la côte d’Esthonie.
Sur le front du Carso, les Autrichiens ont poursuivi leurs avantages et s’efforcent d’atteindre le débouché des vallées.
Le cabinet espagnol a démissionné.

 

893/journal du 12 janvier 1983: les hommes des classes 1888 et 1889 pour faire les travaux agricoles

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du vendredi 12 janvier à travers Le Miroir

En Argonne, à la Fille-Morte, nous avons fait sauter une mine qui a causé de gros dégâts dans la tranchée adverse.
Sur la rive droite de la Meuse, une attaque des Allemands, dirigée sur une de nos tranchées du bois des Caurières, a été repoussée après un vif combat au cours duquel l’ennemi a subi des pertes sérieuses.
Actions d’artillerie en Haute-Alsace, en Woëvre et dans la région de Verdun.
Les Anglais ont effectué toute une série d’opérations secondaires.
Au sud de l’Ancre, des détachements ont pénétré sur deux points dans les tranchées allemandes de la région de Grandcourt et y ont enlevé des prisonniers. Une autre opération a eu lieu avec un grand succès près de Beaumont-Hamel. Une tranchée a été enlevée sur un front de 1200 mètres. Une contre-attaque ennemie a été dispersée. Nos alliés ont fait l76 prisonniers.
Ils ont encore pénétré dans les lignes allemandes à l’est d’Armentières et au nord-est d’Ypres.
Aucune action militaire importante sur le front d’Orient. Lutte d’artillerie sur la Strouma et dans la région de Monastir.
Les hydravions britanniques ont bombardé Gerevitch, au nord-est de Xanthis. Douze avions britanniques ont bombardé les établissements militaires de Hudors et de Stroumica. Huit avions français ont opéré près de Velès.
Le cuirassé anglais Cornwallis a été coulé en Méditerranée.

source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

Les hommes des classes 1888 et 1889 pour faire les travaux agricoles

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Les effectifs étant insuffisants face aux besoins, une circulaire du ministère de la guerre datée du 12 janvier 1917 met à disposition les hommes des classes 1888 et 1889 comme main d’œuvre agricole pouvant bénéficier d’un détachement. Ils ne sont plus mobilisés comme militaires au front mais comme militaires travaillant aux champs.

Lire le dossier sur http://familles-de-quintenas.com/comment-assurer-les-travaux-agricoles/

e4_14_detacheagricole01L’utilisation de soldats mobilisés pour les travaux agricoles n’est pas une nouveauté en 1917. Cependant, les permissions pour ce motif n’apparaissent pas dans la fiche matricule car temporaires. Il en va tout autrement du nouveau dispositif mis en place au début de l’année 1917.

L’organisation du service de la main d’œuvre agricole :

Pour faire face à la baisse de la main d’œuvre agricole, le président du Conseil, Viviani, lança dès août 1914 un appel aux femmes (1). En 1915, on chercha à mettre en place des équipes de travailleurs prisonniers. Les effectifs furent insuffisants et lorsque l’on essaya de les augmenter, on se trouva face à une pénurie d’hommes pour les garder. On chercha des hommes non mobilisés (circulaire ministérielle du 27 juillet 1916), ce fut un relatif échec. En Sarthe, on ne trouva que 21 volontaires quand 20 militaires du 28e RIT étaient chargés de 70 prisonniers dans une carrière l’année précédente ! (2) Les permissions et les sursis temporaires ne réglaient pas plus le problème.

http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/Pasapas/E414DetachesAgricoles.html

lire aussi: http://histoirealasource.ille-et-vilaine.fr/14-18/items/show/7838

(Marine) Le Louis Pasteur coulé par un sous-marin

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Louis Pasteur était un trois-mâts goélette en bois, de 394 Tx de jauge brute, 324 Tx de jauge nette ; navire à pont unique, construit en chêne, de 46 m de long, 9,10 m de large, 4 m de creux, deux capitaines l’ont commandé pour Terre-Neuve : Stanislas Jeanne, de 1902 à 1911, et E. Jeanne, de 1912 à 1914.

En 1915, comme 26 autres navires de la flotte fécampoise, le Louis Pasteur n’est pas autorisé à partir en campagne. Il reste à quai à Fécamp avant d’être armé, le 17 avril 1915, pour transporter des chargements de silex pour l’Angleterre, sous le commandement du capitaine Barré. Il est désarmé le 6 mars 1916 et, le 17 mai, vendu à Jérôme Malandain qui le revend aussitôt.

Le 21 juin de la même année, devenu propriété de M. Isidore Auger, de Bolbec, il prend le nom de Saint-Michel, puis, le 26 août, il est armé au cabotage international, capitaine Joly, pour le transport du charbon. Le 12 janvier 1917, un sous-marin allemand l’envoie par le fond au moyen de deux bombes posées à bord, à 20 milles environ de Portsmouth. Ce beau navire ne comptait que seize années de mer.

http://www.fecamp-terre-neuve.fr/Navires/LouisPasteur.html

 

Dans les champs, des enfants conduisent des attelages

A lire sur le site de La Nouvelle République

Avec leurs maîtres d’école, les enfants entretiennent des jardins scolaires pour contribuer à l’effort de guerre.

 Le 7 mai 1916, La Semaine (le supplément agricole de L’Avenir de la Vienne) reproduit un extrait d’une chronique parue dans un quotidien parisien, Le Journal. Selon son auteur, Jean de Bonnefon, il faudrait récompenser par des prix nationaux les petits paysans qui prennent part avec zèle aux travaux agricoles : « Il n’est pas rare de voir dans les champs des enfants de 12 ou 15 ans derrière les charrues, et des fillettes conduisant des attelages. Braves petits ! Ils sont tout simplement dignes de leurs pères. » (1)

La guerre a éloigné les hommes dans la force de l’âge. Leur absence, sans compensation de main-d’œuvre, fait que les enfants secondent les mères, les anciens manient les charrues. Dans le Montmorillonnais dès 1915, des registres de délibérations de conseils municipaux font état du travail des femmes et des enfants. En 1916, la situation a empiré selon le courrier des maîtres d’école à leur inspecteur. Une institutrice près de Gençay indique que ses élèves qui « l’hiver fréquentent l’école avec une régularité exemplaire, désertent aux premiers beaux jours pour ne réapparaître que les jours de mauvais temps ». (2)

La suite sur http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Communautes-NR/n/Contenus/Articles/2016/05/27/Dans-les-champs-des-enfants-conduisent-des-attelages-2728740

393/journal du 1 septembre 1915: préparation des tranchées à Craonne (Aisne)

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Du bureau, nous entendons siffler les obus, à 11 heures, et jusqu’à midi, le bombardement continue.

Il reprend à 13 heures. A ce moment, la maison de retraite est atteinte par un obus qui éclate dans une chambre, au 2 ème étage, dans laquelle se trouvaient réunis, après le déjeuner: MM Leleux et Peudepièce ainsi que Mme Pothé et soeur Philomène. les deux premiers sont tués sur le coup et Mme Pothé grièvement blessé, soeur Philomène en est quitte avec la très forte commotion reçue (…)

Lunéville bombardé: 48 morts

luneville1-1Le mercredi 1er septembre 1915, c’est jour de marché à Lunéville, place Saint-Jacques et rue de la Charité, où se pressent comme de coutume maraîchères et clientes.
A 7 h 30, survient un avion allemand qui lâche une bombe en plein centre de la rue, tuant 48 personnes et en blessant 50 autres.

En souvenir de ce bombardement une plaque de bronze a été placée sur l’immeuble portant le n° 2 de la rue de la Charité.

http://www.blamont.info/textes877.html

Moissons en état d’urgence: exemple du Pas-de-Calais

15-08-07_moisson_carte-postale_lightboxUne décision du ministre de la Guerre du 1erseptembre 1915 autorise les permissions agricoles de quinze jours (entre le 1er septembre et le 15 décembre), sous réserve de certaines conditions d’éligibilité. Comme les autres types de permission, ces dernières renforcent un sentiment d’inégalité dans les rangs des poilus, car leur acceptation dépend en grande partie du secteur d’affectation. En effet, seuls les soldats se trouvant en zone « calme » peuvent prétendre bénéficier de ce régime.

D’autres soldats, agriculteurs dans le civil, sont systématiquement réquisitionnés pour leurs compétencespar le ministère de l’Agriculture ou expressément demandés par les maires de leurs communes d’origine.

http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Moissons-en-etat-d-urgence

Préparation des tranchées à Craonne (Aisne)

Le 1 Septembre 1915 au soir parti de Concevreux à 9h du soir passé par traversé le canal de la marne, l’Aisne, et cantonné à la belle étoile au milieu d’un champ arrivé à 11h
Le 2 Sept 1915 passé la journée dans le bois, la nuit sommes allés faire des tranchées en avant de pré mière lignes à 300m des boches. (…)
La construction des tranchées

Au niveau du secteur dévolu au 55eme ( voir la carte google ) les lignes allemandes sont situées à 700 m, distance bien trop grande pour tenter une attaque. Tout le régiment est employé à de lourds travaux de creusement de tranchées en vue de se rapprocher à 150 m des lignes ennemies, distance « convenable » ( JMO de la brigade ) pour pouvoir lancer une attaque. Même si la distance est grande avec l’ennemi, la situation des hommes n’en est pas moins dangereuse, des tir d’artillerie de réglage font quelques pertes parmi les travailleurs. On note dans le journal de marche de la brigade que ces travaux sont méticuleusement préparés, jusqua l’accrochage des fils téléphoniques le long des tranchées.

Presque tous les soirs pendant 10 jours , les compagnies du 3e Bataillon du 55e sont envoyées du bois Beau-Marrais ou il bivouaque vers les premières lignes ou elles réalisent tous ces travaux .

Le petit poste

Gustave SAGNES dit prendre la garde au petit poste de son secteur le 14 jusqu’à 8h du soir, or , dans le JMO du régiment le commandant note que vers 1h30 ( du matin ) un petit poste est attaqué et magrés un tué et quatre blessés il refoule l’attaque. Il n’y a pas d’annotation particulière dans le carnet sur un tel événement.

http://cote304.563creations.fr/2009/12/21/preparation-des-tranchees-devant-craonne/

Ecrivain mort à la guerre

ALBERT HOMBEK – 1890 – Tué le 1er septembre 1914 à Boussois

Photo du jour

1 09 1915