Archives du mot-clé agriculture

1188/3 novembre 1917: dans les champs, des enfants conduisent des attelages

Les marronniers de Verdun seront plantés place Beauvau

Les marronniers de Verdun sont plantés un peu partout comme nous l’apprendLe Figaro, le 3 novembre 1917.

«On nous a raconté qu’un grand ministre anglais visitant l’héroïque forteresse, recueillait des marrons pour avoir un jour une allée de marronniers de Verdun.

On a eu chez nous la même idée. Le 1er novembre, à Sèvres, près du monument élevé à la mémoire des Sévriens tombés pour le pays, un premier arbre de Verdun a été planté. L’arbre de Verdun de Paris sera planté au pied de la statue de Charlemagne, sur le parvis de Notre-Dame, le 25 décembre. […]

Et l’on dit enfin qu’avec l’agrément ministériel, le jardin de la place Beauvau aura bientôt aussi son arbre de Verdun.» écrit Le Figaro du 3 novembre 1917.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/11/03/26002-20141103ARTFIG00133-3-novembre-1917-les-marronniers-de-verdun-seront-plantes-place-beauvau.php

A propos des premiers soldats américains morts

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/qui-cherche-quoi/premier-americain-1917-sujet_9983_1.htm

A propos des premiers morts américains (suite)

http://aefcollections.forumactif.org/t8525-hommage-aux-trois-premiers-morts-us-a-bathelemont-en-novembre-1917

http://www.graindesel-saulnois.com/index.php/dans-les-villages/1734-en-1917-les-3-premiers-soldats-us-meurent-aux-portes-du-saulnois

http://www.francegenweb.org/wiki/index.php?title=Bathel%C3%A9mont-l%C3%A8s-Bauzemont,_monument_comm%C3%A9moratif_am%C3%A9ricain

Les artilleurs alpins du 2ème R.A.M. partent vers l’Italie

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Le 3 novembre 1917, Séraphin et les artilleurs alpins du 2ème R.A.M. partent vers l’Italie pour aller soutenir les Italiens dont le front est en train de lâcher face aux Autrichiens. Le frère de mon grand-père va continuer à envoyer des cartes postales à ses poches, cartes qu’il récupérera à la fin de la guerre. Mais pendant cette campagne, il va quelquefois oublier d’en dater précisément quelques unes.

Première étape à Ambérieu où le convoi ferroviaire s’arrête à la gare.

source: https://unmondedepapiers.com/2015/02/22/seraphin-guerin-artilleur-alpin-pendant-la-grande-guerre-35/

Dans les champs, des enfants conduisent des attelages

Le 28 mai 1916, La Semaine colporte la requête d’un député de l’Eure adressée au Ministre de l’Agriculture. Il voudrait que la durée des grandes vacances soit fixée du 20 mai au 16 septembre (3). Diverses demandes font écho. Le 8 février 1917, Le Courrier de la Vienne diffuse l’appel lancé par les ministres de l’Agriculture et de l’Instruction publique pour créer des jardins scolaires (4). Le 3 novembre 1917, le conseil municipal de Montmorillon signale que « les travaux agricoles effectués par les enfants des écoles ont apporté un bénéfice net de 100 francs ».Aux Archives départementales de la Vienne se trouve le bilan de l’inspecteur d’Académie. 516 quintaux de pommes de terre et près de 20 quintaux de haricots ont été récoltés. Le travail des élèves a produit quelque 6. 500 francs de bénéfices reversés à l’œuvre des pupilles, à celle des orphelins de la guerre et au comité des prisonniers, sans omettre l’achat de livres pour les bibliothèques scolaires. Autant d’effets éducatifs cumulés.

Chemin des Dames: les Allemands s’éloignent

A la suite des derniers succès français, les Allemands évacuent tout le terrain compris entre le Chemin des Dames et l’Ailette ; les Français occupent leurs anciennes positions depuis la ferme de froidmont jusqu’à l’est de Craonne ; les villages de Courtecon, Cerny-en-Laonnois, Ailles et Chevreux sont entre leurs mains ; ils atteignent l’Ailette entre Braye-en-Laonnois et Cerny.

source: http://home.nordnet.fr/~jdujardin/haubourdin/g17m11.htm

Journal du samedi 3 novembre 1917 à travers Le Miroir

Les premières conséquences de la victoire de la Malmaison se sont affirmées.
L’ennemi, menacé sur sa droite, pressé par notre infanterie, écrasé par notre artillerie qui des positions nouvellement conquises bombardait sans relâche ses organisations du sud de l’Ailette, a été contraint d’abandonner le Chemin des Dames auquel il se cramponnait depuis six mois.
Sur un front d’une vingtaine de kilomètres depuis la ferme Froidmont jusqu’à l’est de Craonne, nos troupes, descendant les pentes nord du Chemin des Dames, ont occupé les positions allemandes sur une profondeur qui dépasse un kilomètre en certains points. Les villages de Courtecon, Cerny-en-Laonnois, Ailles et Chevreux sont en notre possession. Nos patrouilles, tenant le contact avec l’ennemi, ont atteint l’Ailette entre Braye-en-Laonnois et Cerny.
Des avions allemands ont bombardé Calais et Dunkerque. Dégâts matériels peu importants. Pas de victimes dans la population civile.
17 de nos avions ont lancé 2500 kilos de projectiles sur la ville d’Offenburg (grand duché de Bade). Dix appareils ennemis ont été descendus par nos pilotes.
L’artillerie italienne et l’artillerie austro-allemande tonnent sur le Tagliamento.
Von Hertling est nommé chancelier allemand en remplacement de Michaëlis.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

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1182/28 octobre 1917: « Agriculteur, semez du blé »

« Agriculteur, semez du blé »

Car le bon fonctionnement de l’agriculture, le maintien des récoltes et des rendements est une nécessité tant pour les civils que pour les militaires. C’est ce que prouve cet article, paru dans l’Express du Midi du 28 octobre 1917 :

À l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale, la Société archéologique du Gers et les écrivains publics du Gers se sont associés pour vous faire découvrir la chronologie des événements marquants de la Grande Guerre, tels qu’ils ont été vécus par les Gersois, au travers des grandes batailles qui l’ont émaillée.

« Agriculteurs, semez du blé ! Le gouvernement vient de décider que le blé de la récolte 1918 sera payé au moins 60 francs le quintal. Sur toutes les terres favorables, intensifiez donc la culture du blé. Partout, semez du blé et vous contribuerez puissamment à gagner la dernière bataille. Dans cette guerre qui se prolonge, les facteurs du succès final sont à la fois d’ordre militaire et d’ordre économique. Et, comme le sang de nos héros, le blé combat aussi pour la Victoire ! Gascons, restés fidèles à la plèbe, vous n’avez pas plus besoins que vos frères mobilisés, de vaines exhortations. Depuis le début de la sanglante tragédie, tous, vous n’avez cessé de témoigner de quel dévouement patriotique vous êtes capables. Continuez à montrer à nos ennemis que l’armée du sillon ne cède en rien à celle des tranchées ! Et que vos prochaines semailles préparent la moisson de la Victoire ! A l’œuvre donc, agriculteurs du Gers ! Semez du blé : c’est pour la France ! »

L’agriculture devient donc elle aussi un acte patriotique et, l’optimisme de cet article est-il seulement un effet de style visant à soulever l’adhésion des lecteurs ? Pas sûr… car, en cette fin d’année 1917 et avec l’arrivée des Etats-Unis sur la scène des combats, la donne semble changer…

source: https://lejournaldugers.fr/article/22889-il-y-a-cent-ans-automne-1917-lavenir-seclaircit

Octobre au 28 ème RI

28 Octobre
(Dimanche)Assez forte action d’AT boche sur nos premières lignes. Notre artillerie riposte. Notre patrouille devant CRD, continue à cisailler le réseau boche devant PP 94.60.
Un coup de main sur Arva est prescrit par le général de Division et la journée est en grande partie consacrée à le préparer.
Nuit calme. Notre patrouille du CRD [évente] une embuscade boche installée en tenaille devant PP ennemi 94.60 et rentre sans être trop inquiétée.

29 Octobre (Lundi)

Journée marquée par la préparation d’artillerie AT et AC, en vue d’un coup de main sur Arva, Brèches devant Arva et brèches de diversion par AT. Réglages et tirs d’aveuglement par l’AC. Le Boche réagit de façon assez intense par minen et torpilles.

Pertes :2 tués

Desmonts, Léger, 11e Compagnie (1).
4 blessés
Grard (11e) (2), Lefebvre M, 6e, Carlin, sergent CM2, Huau, 9e.


Dans la soirée, une reconnaissance de la 11e compagnie sort pour vérifier les brèches faites par notre tir de destruction. Constatations satisfaisantes : un nouveau tir de destruction est cependant jugé nécessaire.
La 2e compagnie (compagnie Emo) qui occupe les Carrières de Grand Séraucourt est appelée à Ham par ordre du général commandant le 3e CA pour y assurer divers services. Elle est remplacée aux Carrières par une compagnie du 119e RI.
En Belgique, notre attaque, commencée le matin, s’est développée au cours de la journée, avec un plein succès. De part et d’autre de la route d’Ypres à Dixmude, nos troupes ont enlevé toutes les positions allemandes sur un front de 4 kilomètres et une profondeur moyenne de 2, en dépit de la résistance opiniâtre de l’ennemi, qui a subi des pertes très élevées. Nous avons atteint à droite les lisières ouest de la forêt d’Houthulst et conquis les villages de Verdrandesmis, d’Ashoolt, de Merken et Keppe, ainsi qu’un grand nombre de fermes solidement fortifiées.

l’article complet sur http://vlecalvez.free.fr/JMO_octobre1917.html

Les destructions du patrimoine en Picardie vues par la Section photographique et cinématographique de l’armée

En mars 1917, les troupes allemandes procèdent à un large repli stratégique de leurs forces présentes en Picardie. Baptisée Alberich, cette opération est lourde de conséquences pour la région car, avant son départ, l’armée allemande détruit de nombreux châteaux, églises, routes, ponts, usines ou fermes, emportant à jamais un part notable du patrimoine, souvent ancien. La Section photographique et cinématographique de l’armée (SPCA) est mobilisée pour dresser un inventaire en images des dégâts subis par le territoire picard, réalisant une importante production photographique et cinématographique qui d’une part, contribue à l’œuvre de restauration menée après la guerre et, d’autre part, alimente la propagande contre l’Allemagne, jugée seule responsable des ruines.

source: https://insitu.revues.org/11012

Lettre envoyée le 28 octobre 1917

Ma chère Alberte Je viens de recevoir ta gentille carte qui m’a fait bien plaisir d’avoir de tes bonnes nouvelles, je te remercie beaucoup. Nous sommes toujours dans notre camp d’instruction jusque le 5, nous sommes dans une ferme dans les champs et loin de tout pays. Je t’assure qu’en ce moment j’ai un rude cafard mais bientôt je crois qu’il se passera car j’espère que dans trois semaines j’aurai ma perm, c’est bien long quatre mois sans revoir ceux que l’on aime, j’espère qu’Adrien sera encore là et que je pourrai le voir. Comme toi j’ai reçu des nouvelles d’Alfred ainsi que de Charles, il me dit que son moral n’est pas très bon mais tout le monde en a assez et je ne sais quand nous verrons la fin. Je vois que tu te plais bien où vous êtes et bien plus tranquilles qu’avant. Bien le bonjour à toute ta famille ainsi qu’aux amis qui te parleront de moi. Je te quitte ma chère Alberte en vous embrassant tous bien affectueusement. Reçois ainsi que la famille mes sincères amitiés. Un ami qui ne vous oublie pas Camille Je t’écrirai plus longuement demain.

source: http://istockfile.prsmedia.fr/uploads/20170905153914_c6fa6e5eaf6a504df9b95a7f0e77f847.pdf

La Révolution russe à travers des dessins d’enfants

source: https://fr.rbth.com/art/histoire/2017/05/01/la-revolution-russe-a-travers-des-dessins-denfants_753014

Journal du dimanche 28 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, faible activité de l’artillerie ennemie. Nous avons réalisé de nouveau progrès en avant de l’éperon de Chevregny et occupé, plus à l’est, la ferme Froidmont.
La lutte d’artillerie a été vive au cours de la journée dans la région des Monts et sur la rive droite de la Meuse.
En Macédoine, à la suite de nouveaux raids dans la vallée de la Strouma, au sud de Serès, les troupes britanniques ont capturé une mitrailleuse et ramené 60 prisonniers, dont 2 officiers.
La flotte allemande a bombardé plusieurs points de la côte d’Esthonie.
Sur le front du Carso, les Autrichiens ont poursuivi leurs avantages et s’efforcent d’atteindre le débouché des vallées.
Le cabinet espagnol a démissionné.

 

893/journal du 12 janvier 1983: les hommes des classes 1888 et 1889 pour faire les travaux agricoles

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du vendredi 12 janvier à travers Le Miroir

En Argonne, à la Fille-Morte, nous avons fait sauter une mine qui a causé de gros dégâts dans la tranchée adverse.
Sur la rive droite de la Meuse, une attaque des Allemands, dirigée sur une de nos tranchées du bois des Caurières, a été repoussée après un vif combat au cours duquel l’ennemi a subi des pertes sérieuses.
Actions d’artillerie en Haute-Alsace, en Woëvre et dans la région de Verdun.
Les Anglais ont effectué toute une série d’opérations secondaires.
Au sud de l’Ancre, des détachements ont pénétré sur deux points dans les tranchées allemandes de la région de Grandcourt et y ont enlevé des prisonniers. Une autre opération a eu lieu avec un grand succès près de Beaumont-Hamel. Une tranchée a été enlevée sur un front de 1200 mètres. Une contre-attaque ennemie a été dispersée. Nos alliés ont fait l76 prisonniers.
Ils ont encore pénétré dans les lignes allemandes à l’est d’Armentières et au nord-est d’Ypres.
Aucune action militaire importante sur le front d’Orient. Lutte d’artillerie sur la Strouma et dans la région de Monastir.
Les hydravions britanniques ont bombardé Gerevitch, au nord-est de Xanthis. Douze avions britanniques ont bombardé les établissements militaires de Hudors et de Stroumica. Huit avions français ont opéré près de Velès.
Le cuirassé anglais Cornwallis a été coulé en Méditerranée.

source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

Les hommes des classes 1888 et 1889 pour faire les travaux agricoles

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Les effectifs étant insuffisants face aux besoins, une circulaire du ministère de la guerre datée du 12 janvier 1917 met à disposition les hommes des classes 1888 et 1889 comme main d’œuvre agricole pouvant bénéficier d’un détachement. Ils ne sont plus mobilisés comme militaires au front mais comme militaires travaillant aux champs.

Lire le dossier sur http://familles-de-quintenas.com/comment-assurer-les-travaux-agricoles/

e4_14_detacheagricole01L’utilisation de soldats mobilisés pour les travaux agricoles n’est pas une nouveauté en 1917. Cependant, les permissions pour ce motif n’apparaissent pas dans la fiche matricule car temporaires. Il en va tout autrement du nouveau dispositif mis en place au début de l’année 1917.

L’organisation du service de la main d’œuvre agricole :

Pour faire face à la baisse de la main d’œuvre agricole, le président du Conseil, Viviani, lança dès août 1914 un appel aux femmes (1). En 1915, on chercha à mettre en place des équipes de travailleurs prisonniers. Les effectifs furent insuffisants et lorsque l’on essaya de les augmenter, on se trouva face à une pénurie d’hommes pour les garder. On chercha des hommes non mobilisés (circulaire ministérielle du 27 juillet 1916), ce fut un relatif échec. En Sarthe, on ne trouva que 21 volontaires quand 20 militaires du 28e RIT étaient chargés de 70 prisonniers dans une carrière l’année précédente ! (2) Les permissions et les sursis temporaires ne réglaient pas plus le problème.

http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/Pasapas/E414DetachesAgricoles.html

lire aussi: http://histoirealasource.ille-et-vilaine.fr/14-18/items/show/7838

(Marine) Le Louis Pasteur coulé par un sous-marin

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Louis Pasteur était un trois-mâts goélette en bois, de 394 Tx de jauge brute, 324 Tx de jauge nette ; navire à pont unique, construit en chêne, de 46 m de long, 9,10 m de large, 4 m de creux, deux capitaines l’ont commandé pour Terre-Neuve : Stanislas Jeanne, de 1902 à 1911, et E. Jeanne, de 1912 à 1914.

En 1915, comme 26 autres navires de la flotte fécampoise, le Louis Pasteur n’est pas autorisé à partir en campagne. Il reste à quai à Fécamp avant d’être armé, le 17 avril 1915, pour transporter des chargements de silex pour l’Angleterre, sous le commandement du capitaine Barré. Il est désarmé le 6 mars 1916 et, le 17 mai, vendu à Jérôme Malandain qui le revend aussitôt.

Le 21 juin de la même année, devenu propriété de M. Isidore Auger, de Bolbec, il prend le nom de Saint-Michel, puis, le 26 août, il est armé au cabotage international, capitaine Joly, pour le transport du charbon. Le 12 janvier 1917, un sous-marin allemand l’envoie par le fond au moyen de deux bombes posées à bord, à 20 milles environ de Portsmouth. Ce beau navire ne comptait que seize années de mer.

http://www.fecamp-terre-neuve.fr/Navires/LouisPasteur.html

 

Dans les champs, des enfants conduisent des attelages

A lire sur le site de La Nouvelle République

Avec leurs maîtres d’école, les enfants entretiennent des jardins scolaires pour contribuer à l’effort de guerre.

 Le 7 mai 1916, La Semaine (le supplément agricole de L’Avenir de la Vienne) reproduit un extrait d’une chronique parue dans un quotidien parisien, Le Journal. Selon son auteur, Jean de Bonnefon, il faudrait récompenser par des prix nationaux les petits paysans qui prennent part avec zèle aux travaux agricoles : « Il n’est pas rare de voir dans les champs des enfants de 12 ou 15 ans derrière les charrues, et des fillettes conduisant des attelages. Braves petits ! Ils sont tout simplement dignes de leurs pères. » (1)

La guerre a éloigné les hommes dans la force de l’âge. Leur absence, sans compensation de main-d’œuvre, fait que les enfants secondent les mères, les anciens manient les charrues. Dans le Montmorillonnais dès 1915, des registres de délibérations de conseils municipaux font état du travail des femmes et des enfants. En 1916, la situation a empiré selon le courrier des maîtres d’école à leur inspecteur. Une institutrice près de Gençay indique que ses élèves qui « l’hiver fréquentent l’école avec une régularité exemplaire, désertent aux premiers beaux jours pour ne réapparaître que les jours de mauvais temps ». (2)

La suite sur http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Communautes-NR/n/Contenus/Articles/2016/05/27/Dans-les-champs-des-enfants-conduisent-des-attelages-2728740

393/journal du 1 septembre 1915: préparation des tranchées à Craonne (Aisne)

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Du bureau, nous entendons siffler les obus, à 11 heures, et jusqu’à midi, le bombardement continue.

Il reprend à 13 heures. A ce moment, la maison de retraite est atteinte par un obus qui éclate dans une chambre, au 2 ème étage, dans laquelle se trouvaient réunis, après le déjeuner: MM Leleux et Peudepièce ainsi que Mme Pothé et soeur Philomène. les deux premiers sont tués sur le coup et Mme Pothé grièvement blessé, soeur Philomène en est quitte avec la très forte commotion reçue (…)

Lunéville bombardé: 48 morts

luneville1-1Le mercredi 1er septembre 1915, c’est jour de marché à Lunéville, place Saint-Jacques et rue de la Charité, où se pressent comme de coutume maraîchères et clientes.
A 7 h 30, survient un avion allemand qui lâche une bombe en plein centre de la rue, tuant 48 personnes et en blessant 50 autres.

En souvenir de ce bombardement une plaque de bronze a été placée sur l’immeuble portant le n° 2 de la rue de la Charité.

http://www.blamont.info/textes877.html

Moissons en état d’urgence: exemple du Pas-de-Calais

15-08-07_moisson_carte-postale_lightboxUne décision du ministre de la Guerre du 1erseptembre 1915 autorise les permissions agricoles de quinze jours (entre le 1er septembre et le 15 décembre), sous réserve de certaines conditions d’éligibilité. Comme les autres types de permission, ces dernières renforcent un sentiment d’inégalité dans les rangs des poilus, car leur acceptation dépend en grande partie du secteur d’affectation. En effet, seuls les soldats se trouvant en zone « calme » peuvent prétendre bénéficier de ce régime.

D’autres soldats, agriculteurs dans le civil, sont systématiquement réquisitionnés pour leurs compétencespar le ministère de l’Agriculture ou expressément demandés par les maires de leurs communes d’origine.

http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Moissons-en-etat-d-urgence

Préparation des tranchées à Craonne (Aisne)

Le 1 Septembre 1915 au soir parti de Concevreux à 9h du soir passé par traversé le canal de la marne, l’Aisne, et cantonné à la belle étoile au milieu d’un champ arrivé à 11h
Le 2 Sept 1915 passé la journée dans le bois, la nuit sommes allés faire des tranchées en avant de pré mière lignes à 300m des boches. (…)
La construction des tranchées

Au niveau du secteur dévolu au 55eme ( voir la carte google ) les lignes allemandes sont situées à 700 m, distance bien trop grande pour tenter une attaque. Tout le régiment est employé à de lourds travaux de creusement de tranchées en vue de se rapprocher à 150 m des lignes ennemies, distance « convenable » ( JMO de la brigade ) pour pouvoir lancer une attaque. Même si la distance est grande avec l’ennemi, la situation des hommes n’en est pas moins dangereuse, des tir d’artillerie de réglage font quelques pertes parmi les travailleurs. On note dans le journal de marche de la brigade que ces travaux sont méticuleusement préparés, jusqua l’accrochage des fils téléphoniques le long des tranchées.

Presque tous les soirs pendant 10 jours , les compagnies du 3e Bataillon du 55e sont envoyées du bois Beau-Marrais ou il bivouaque vers les premières lignes ou elles réalisent tous ces travaux .

Le petit poste

Gustave SAGNES dit prendre la garde au petit poste de son secteur le 14 jusqu’à 8h du soir, or , dans le JMO du régiment le commandant note que vers 1h30 ( du matin ) un petit poste est attaqué et magrés un tué et quatre blessés il refoule l’attaque. Il n’y a pas d’annotation particulière dans le carnet sur un tel événement.

http://cote304.563creations.fr/2009/12/21/preparation-des-tranchees-devant-craonne/

Ecrivain mort à la guerre

ALBERT HOMBEK – 1890 – Tué le 1er septembre 1914 à Boussois

Photo du jour

1 09 1915

(Vidéo) Les travaux des champs

A voir sur le site de France 3

Septembre, c’est le temps des vendanges… En 1914, les hommes mobilisés au mois d’Août pensaient que la guerre serait de courte durée, et qu’ils seraient bientôt de retour… bien loin d’imaginer que le conflit, allait durer 4 ans.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/2014/10/04/14-18-les-travaux-des-champs-564652.html