Archives du mot-clé agriculture

(vidéo) Le retour des paysans mutilés

Sur France 3  Bourgogne franche Comté

Dans les premiers mois de la guerre, la plupart des grands blessés pensaient ne plus jamais pouvoir travailler pour gagner leur vie. Parmi eux, beaucoup étaient des paysans. Un désastre dans une France essentiellement agricole. Des prothèses et des engins mécanisés sont mis au point dès 1915 pour que les mutilés puissent retourner aux champs.

De grands centres de rééducation ouvrent dans toute la France. Grâce à des appareillages spécifiques, tout ou presque, redevient possible : on voit ainsi des amputés d’un bras, travailler la terre, bêcher sans grande difficulté, ou encore un unijambiste faucher l’herbe comme un homme parfaitement valide. Des accessoires se fixent sur des prothèses orthopédiques : avec ces outillages spéciaux, les maraîchers retrouvent l’indispensable précision des gestes pour biner, piocher, semer, planter. Les jardiniers peuvent même faire des opérations aussi délicates que le greffage d’un rosier !

Parallèlement, la mécanisation fait d’immenses progrès : les mutilés peuvent se servir de ces nouveaux engins agricoles d’abord attelé à des bœufs, puis motorisés. En 1916, à Paris, porte de Clignancourt, on assiste à des essais de motoculteurs qui creusent, labourent, ou coupent le foin.

Les premiers tracteurs arrivent dans les campagnes. Ils ne cesseront de s’améliorer. La première guerre mondiale, le malheur des hommes et leur retour à la vie active, ont marqué le début du machinisme agricole et de la modernisation des prothèses orthopédiques. Un bon en avant dont tous les pays alliés ont bénéficié.

source: http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/histoires-14-18-retour-paysans-mutiles-1300231.html

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1279/2 février 1918: 2 millions d’obus explosent à la poudrerie de Moulins7

Un menu publiciataire du 2 février 1918

Explosion de la poudrerie de Moulins (Allier)

photo prise sur le site http://eugeneturpin.blogspot.fr/p/lexplosion-de-la-poudrerie-de-moulins.html

Le 2 février 1918, en fin de journée, une cascade d’explosions en chaîne ravagea la poudrerie de
Moulins, dans l’Allier, explosions entendues à plusieurs dizaines de kilomètres, et qui causa, outre des
dommages considérables, plusieurs dizaines de morts. Un de nos témoins, Claude-Marie Ginet (cl. 18),
vigneron à Saint-Nizier-sous-Charlieu, soldat au 36e Régiment d’Artillerie de Campagne de Moulins, venait
juste de rentrer au dépôt de Moulins après deux mois passés à préparer un camp militaire pour recevoir les
contingents américains à Souge, près de Bordeaux :
T- « On est arrivés en gare de Moulins : ça craquait de tous les côtés ! L’atelier de chargement était en train
de sauter ! L’atelier de chargement, c’était très important : y avait près de deux millions d’obus qui étaient
prêts à partir pour la Roumanie. Il a tout sauté ! Y avait deux mètres de déblais !
E- Donc il y a eu explosion de la poudrière ?
T- Y a la première poudrière, la poudrière à fulminate qui a sauté, une gerbe de feu d’au moins huit cents ou
mille mètres de haut. Y en avait cinq cents kilos ! Tout de suite, ils nous disent : « Il faut descendre dans la
cour : tout va être rasé à vingt kilomètres ! … A quinze kilomètres… Y avait deux cents wagons de mélinite au
moins ! Qui étaient dans les réserves. Alors, on écoutait craquer ça de la caserne, qui était à deux-trois
kilomètres. Et les vitres que* descendaient, les tuiles que* descendaient, tout le bazar ! Y a des gens qu’ont
parti, que* se sont sauvés à vingt kilomètres ! Trente kilomètres ! Ils ont marché jusqu’au jour ! »
Deux précisions techniques : le fulminate est un sel de l’acide fulminique, utilisé pour provoquer la
détonation des amorces d’obus. La mélinite est un explosif d’une très grande puissance, à base d’acide
picrique.
la suite sur http://www.loire.fr/upload/docs/application/pdf/2014-11/tome_5_-_1918__1919.pdf

Lire aussi: http://eugeneturpin.blogspot.fr/p/lexplosion-de-la-poudrerie-de-moulins.html

Naissance du bulletin des agriculteurs

Le Bulletin des agriculteurs voit le jour le 2 février 1918 afin de renseigner les agriculteurs sur l’actualité agricole, les nouvelles techniques et produits, etc. Dès 1936, le Bulletin des agriculteurs adopte un style différent et ajoute, en plus de l’information générale, des chroniques féminines, des articles humoristiques, des récits de fictions et même de la bande dessinée!

source: http://expositioncsa.wixsite.com/vache/publications-agricoles

https://potagersdantan.com/2017/10/11/le-100e-du-bulletin-des-agriculteurs/

Journal du samedi 2 février 1918

Nos détachements on réussi divers coups de main dans la région de Nieuport et au nord-ouest de Reims. Nous avons fait des prisonniers et ramené une mitrailleuse.
Dans la région nord-est de Flirey, un fort parti ennemi, qui tentait d’aborder nos lignes a été dispersé par nos feux.
Les Anglais ont brisé sur leur front, une tentative de coup de main effectuée par l’ennemi, à l’ouest d’Arleux-en-Gohelle. Ils ont fait un certain nombre de prisonniers.
Activité de l’artillerie allemande vers Lens et Gouzeaucourt.
Sur le front italien, après de nombreuses et vaines tentatives pour enlever à nos alliés les gains obtenus dans la région de Sasso Rosso, l’ennemi a commencé une action plus intense sur le mont Val Bella.
Les assaillants, par un feu de barrage foudroyant et rapide, ont été obligés de se replier sur leurs positions de départ avant d’avoir pu prendre contact avec la ligne italienne.
Tirs d’artillerie sur le reste du front. Echec d’un groupe autrichien dans le val Giudicarie.
Activité de patrouilles entre Posina et l’Astico.
L’ennemi a jeté des bombes sur Bassano où l’on signale quelques blessés.
Le bilan rectifié du raid des gothas sur Paris est de quarante-neuf morts et deux cent sept blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1271/25 janvier 1918: Renault pense à un véhicule pour l’agriculture

Essai de la voiture -canon

Le premier affût chenillé automoteur de 1917 porte un canon de 120mm, trop peu puissant pour le poids total de l’engin. Il est remplacé par un couple de véhicules « indissoluble comme Nénette et Rintintin » : une voiture-caisson pourvue d’un groupe électrogène et d’une transmission pétroléo-électrique Crochat-Collardeau, qui fournit l’énergie à une voiture-canonarmée d’une bouche à feu de gros calibre. En mouvement, les deux véhicules sont reliés, soit sur route au moyen d’une barre rigide de liaison et d’un câble d’alimentation électrique, soit en tous terrains par le seul câble qui autorise une certaine autonomie de déplacement. Après mise en batterie de la voiture-canon, les véhicules sont séparés. La voiture-caisson se tient à proximité pour assurer l’approvisionnement en munitions de la pièce. En cas de besoin elle se complète en munitions auprès de l’échelon situé près d’une voie de circulation.

Les premiers essais de Roye-Lassigny du 19 au 25 janvier 1918 portent sur les voitures désarmées. Le rapport du 25 janvier 1918 est favorable : « Le matériel se comporte admirablement en tous terrains… Muni de roues caoutchoutées pour la route, trop longues à enlever, voie trop large avec roues, les chenilles n’abîment pas la route ». il préconise de « faire exécuter des essais sérieux aux armées ».

source: http://basart.artillerie.asso.fr/article.php3?id_article=1310

(Aviation) Création de l’escadrille 160

Créée le 25 janvier 1918 sous le commandement du lieutenant Bares, par dédoublement de l’escadrille 96, l’escadrille 160 fut tout d’abord équipée de Nieuport de chasse d’où sa dénomination N.160. Affectée comme escadrille de chasse à la IIème armée, cette unité stationna sur le terrain de Brabant-le-roi dans la Meuse jusqu’en août 1918. Dans l’intervalle, elle avait été transformée sur Morane Saulnier type AI et rebaptisée MS.160. En mai, elle passa sur SPAD S.VII et S.XIII et devint SPA.160. Cette escadrille ne prit part à aucune des batailles défensives sur le front occidental entre mars et juillet 1918. Demeurant dans le secteur de Verdun, elle y mena des missions de réglages de tirs et de reconnaissances, non sans perdre plusieurs pilotes au cours de combats difficiles avec l’aviation allemande.

source: http://memorial.flight.free.fr/MoraneAI.html

Ils ont dépouillé les Poilus

Le 25 janvier 1918, un attroupement se forme dans la rue du Chaudronnier. Là, dans un vieux puits abandonné jouxtant la maison d’un nommé Robert Moreau, un sac vient d’être trouvé. A l’intérieur, on découvre du courrier. Quelques minutes plus tard, ce sont près de quinze sacs et plusieurs milliers de lettres datant pour la plus ancienne de décembre 1916 qui sont extraites de l’orifice. Aussitôt, les autorités sont prévenues. Elles ne mettent pas longtemps à faire le lien entre cette découverte et les nombreuses plaintes déposées depuis plusieurs mois. Elles savaient qu’un voleur de lettres sévissait entre Niort et le front. Elles pensaient que le bandit procédait plus en aval. Elles se sont lourdement trompées. Désormais c’est à Niort qu’il faut chercher celui dérobait l’argent envoyé aux poilus.

Un mandat d’arrêt national

Dans les Deux-Sèvres, l’affaire fait grand bruit. La population est scandalisée par la l’immoralité du forfait. Les enquêteurs vont rapidement atténuer le mécontentement légitime des Niortais. En interrogeant les habitants de la rue du chaudronnier, le juge d’instruction et ses hommes apprennent qu’un employé des postes, Robert Moreau, vient tout juste de déménager. Une perquisition est ordonnée à son domicile. Au 32 de la même rue, à quelques mètres du puits, les hommes de loi découvrent des mandats soigneusement conservés et quelques dizaines de lettres. Aussitôt un mandat d’arrêt est lancé dans toute la France. Quelques jours plus tard, l’individu de 22 ans est appréhendé à Hazebrouck. Le mardi 29 janvier 1918, les Niortais découvrent le prévenu. Le journal Le Mémorial des Deux-Sèvres parle d’ « un jeune voleur à l’aspect lamentable » paraissant « porter un fardeau.[1] »

20 000 francs en quatorze mois

Cinq mois plus tard, le 25 juin 1918, Robert Moreau est traduit devant la cour d’assises des Deux-Sèvres. L’ancien postier doit répondre du vol de 63 458 lettres qui lui aurait permis de toucher plusieurs milliers de francs. Une fortune pour le jeune réformé. Mais sur le banc des accusés, Robert Moreau n’est pas seul. Louise Fleuret, sa maîtresse de six ans son aînée, doit répondre du même crime.  Le procès permet d’en savoir plus sur les prévenus. Le président dresse le portrait d’un garçon intelligent qui avait terminé dixième sur deux mille au concours des Postes. En 1916, sa vie jusqu’alors très morale, bascule. Il rencontre Louise Fleuret dont il tombe éperdument amoureux. Prêt à tout pour séduire sa belle à la moralité douteuse, il entame sa carrière de voleur au bureau de tri de la gare de Niort. Il dépense ainsi plus de 20. 000 francs en quatorze mois. « Oui. Je prenais des paquets de lettres que je dissimulais sous ma blouse de bureau ; je les plaçais ensuite dans le placard qui me servait de vestiaire dans une pièce voisine de la salle ou je travaillais et je les emportaient chez moi enveloppées dans un journal ou enfermées dans un petit sac en cuir. [2]» S’il reconnaît le crime, il met hors de cause sa compagne, contrairement à son interrogatoire du 15 février. Lors de l’instruction,  Robert Moreau avait expliqué que Louise Fleuret ouvrait les lettres et l’aidait à descendre les sacs pesant plus de cinquante kilos au fond du jardin. Au procès, cette dernière nie les faits. Après deux jours de procès, Robert Moreau et  Louise Fleuret sont reconnus coupables. Ils écopent respectivement de dix et huit années de bagne. Dans cette histoire sordide, les deux amoureux ont été les seuls reconnus coupables. La justice ne s’est pas intéressée aux supérieurs de Robert Moreau, inquiets de son train de vie et qui lui ont accordés une mutation précipitée à Hazebrouck début janvier 1918.

source: http://oliviergoudeau.com/ils-ont-depouille-les-poilus-niort-1918/

Renault pense à un véhicule pour l’agriculture

Durant cette longue guerre, le manque de main d’œuvre et la réquisition des chevaux ont mis à mal l’agriculture ; dès 1917 Louis Renault pense à la mécanisation du travail de la terre comme en témoigne cette photo datée du 25 janvier 1918.

source: http://www.atr-agri.com/renault_histo1_f.php

Journal du vendredi 25 janvier 1918 à travers Le Miroir

Un coup de main nous a permis de faire des prisoniers à l’est d’Auberive.
Actions d’artillerie assez vives dans 1a région de Maisons-de-Champagne et dans le secteur d’Avocourt.
Fonck a abattu son vingtième appareil ennemi.
Sur le front italien, nos alliés ont envoyé des groupes explorer avec profit les lignes adverses, entre les pentes sud-est du mont Spinoncia et la rive droite de la Piave.
Ils ont capturé du matériel divers dans la vallée de l’Onic. Par un coup de main bien réussi, au sud de Quero, un détachement français a ramené des prisonniers et une mitrailleuse.
Entre Nervesa et le Ponte della Priula, les patrouilles italiennes ont maintenu à distance celles de l’adversaire. Tout le long du front ont eut lieu des échanges de tirs d’artillerie, par moments plus intenses dans les vallées de l’Adige et de la Brenta et sur quelques secteurs des deux rives de la Piave.
Le comte Czernin, ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, a prononcé un important discours, en réponse à M. Wilson à la commission de la Délégation autrichienne, et le comte Hertling, chancelier allemand, a, de son côté, prononcé un discours à la commission principale du Reichstag.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1188/3 novembre 1917: dans les champs, des enfants conduisent des attelages

Les marronniers de Verdun seront plantés place Beauvau

Les marronniers de Verdun sont plantés un peu partout comme nous l’apprendLe Figaro, le 3 novembre 1917.

«On nous a raconté qu’un grand ministre anglais visitant l’héroïque forteresse, recueillait des marrons pour avoir un jour une allée de marronniers de Verdun.

On a eu chez nous la même idée. Le 1er novembre, à Sèvres, près du monument élevé à la mémoire des Sévriens tombés pour le pays, un premier arbre de Verdun a été planté. L’arbre de Verdun de Paris sera planté au pied de la statue de Charlemagne, sur le parvis de Notre-Dame, le 25 décembre. […]

Et l’on dit enfin qu’avec l’agrément ministériel, le jardin de la place Beauvau aura bientôt aussi son arbre de Verdun.» écrit Le Figaro du 3 novembre 1917.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/11/03/26002-20141103ARTFIG00133-3-novembre-1917-les-marronniers-de-verdun-seront-plantes-place-beauvau.php

A propos des premiers soldats américains morts

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/qui-cherche-quoi/premier-americain-1917-sujet_9983_1.htm

A propos des premiers morts américains (suite)

http://aefcollections.forumactif.org/t8525-hommage-aux-trois-premiers-morts-us-a-bathelemont-en-novembre-1917

http://www.graindesel-saulnois.com/index.php/dans-les-villages/1734-en-1917-les-3-premiers-soldats-us-meurent-aux-portes-du-saulnois

http://www.francegenweb.org/wiki/index.php?title=Bathel%C3%A9mont-l%C3%A8s-Bauzemont,_monument_comm%C3%A9moratif_am%C3%A9ricain

Les artilleurs alpins du 2ème R.A.M. partent vers l’Italie

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Le 3 novembre 1917, Séraphin et les artilleurs alpins du 2ème R.A.M. partent vers l’Italie pour aller soutenir les Italiens dont le front est en train de lâcher face aux Autrichiens. Le frère de mon grand-père va continuer à envoyer des cartes postales à ses poches, cartes qu’il récupérera à la fin de la guerre. Mais pendant cette campagne, il va quelquefois oublier d’en dater précisément quelques unes.

Première étape à Ambérieu où le convoi ferroviaire s’arrête à la gare.

source: https://unmondedepapiers.com/2015/02/22/seraphin-guerin-artilleur-alpin-pendant-la-grande-guerre-35/

Dans les champs, des enfants conduisent des attelages

Le 28 mai 1916, La Semaine colporte la requête d’un député de l’Eure adressée au Ministre de l’Agriculture. Il voudrait que la durée des grandes vacances soit fixée du 20 mai au 16 septembre (3). Diverses demandes font écho. Le 8 février 1917, Le Courrier de la Vienne diffuse l’appel lancé par les ministres de l’Agriculture et de l’Instruction publique pour créer des jardins scolaires (4). Le 3 novembre 1917, le conseil municipal de Montmorillon signale que « les travaux agricoles effectués par les enfants des écoles ont apporté un bénéfice net de 100 francs ».Aux Archives départementales de la Vienne se trouve le bilan de l’inspecteur d’Académie. 516 quintaux de pommes de terre et près de 20 quintaux de haricots ont été récoltés. Le travail des élèves a produit quelque 6. 500 francs de bénéfices reversés à l’œuvre des pupilles, à celle des orphelins de la guerre et au comité des prisonniers, sans omettre l’achat de livres pour les bibliothèques scolaires. Autant d’effets éducatifs cumulés.

Chemin des Dames: les Allemands s’éloignent

A la suite des derniers succès français, les Allemands évacuent tout le terrain compris entre le Chemin des Dames et l’Ailette ; les Français occupent leurs anciennes positions depuis la ferme de froidmont jusqu’à l’est de Craonne ; les villages de Courtecon, Cerny-en-Laonnois, Ailles et Chevreux sont entre leurs mains ; ils atteignent l’Ailette entre Braye-en-Laonnois et Cerny.

source: http://home.nordnet.fr/~jdujardin/haubourdin/g17m11.htm

Journal du samedi 3 novembre 1917 à travers Le Miroir

Les premières conséquences de la victoire de la Malmaison se sont affirmées.
L’ennemi, menacé sur sa droite, pressé par notre infanterie, écrasé par notre artillerie qui des positions nouvellement conquises bombardait sans relâche ses organisations du sud de l’Ailette, a été contraint d’abandonner le Chemin des Dames auquel il se cramponnait depuis six mois.
Sur un front d’une vingtaine de kilomètres depuis la ferme Froidmont jusqu’à l’est de Craonne, nos troupes, descendant les pentes nord du Chemin des Dames, ont occupé les positions allemandes sur une profondeur qui dépasse un kilomètre en certains points. Les villages de Courtecon, Cerny-en-Laonnois, Ailles et Chevreux sont en notre possession. Nos patrouilles, tenant le contact avec l’ennemi, ont atteint l’Ailette entre Braye-en-Laonnois et Cerny.
Des avions allemands ont bombardé Calais et Dunkerque. Dégâts matériels peu importants. Pas de victimes dans la population civile.
17 de nos avions ont lancé 2500 kilos de projectiles sur la ville d’Offenburg (grand duché de Bade). Dix appareils ennemis ont été descendus par nos pilotes.
L’artillerie italienne et l’artillerie austro-allemande tonnent sur le Tagliamento.
Von Hertling est nommé chancelier allemand en remplacement de Michaëlis.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1182/28 octobre 1917: « Agriculteur, semez du blé »

« Agriculteur, semez du blé »

Car le bon fonctionnement de l’agriculture, le maintien des récoltes et des rendements est une nécessité tant pour les civils que pour les militaires. C’est ce que prouve cet article, paru dans l’Express du Midi du 28 octobre 1917 :

À l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale, la Société archéologique du Gers et les écrivains publics du Gers se sont associés pour vous faire découvrir la chronologie des événements marquants de la Grande Guerre, tels qu’ils ont été vécus par les Gersois, au travers des grandes batailles qui l’ont émaillée.

« Agriculteurs, semez du blé ! Le gouvernement vient de décider que le blé de la récolte 1918 sera payé au moins 60 francs le quintal. Sur toutes les terres favorables, intensifiez donc la culture du blé. Partout, semez du blé et vous contribuerez puissamment à gagner la dernière bataille. Dans cette guerre qui se prolonge, les facteurs du succès final sont à la fois d’ordre militaire et d’ordre économique. Et, comme le sang de nos héros, le blé combat aussi pour la Victoire ! Gascons, restés fidèles à la plèbe, vous n’avez pas plus besoins que vos frères mobilisés, de vaines exhortations. Depuis le début de la sanglante tragédie, tous, vous n’avez cessé de témoigner de quel dévouement patriotique vous êtes capables. Continuez à montrer à nos ennemis que l’armée du sillon ne cède en rien à celle des tranchées ! Et que vos prochaines semailles préparent la moisson de la Victoire ! A l’œuvre donc, agriculteurs du Gers ! Semez du blé : c’est pour la France ! »

L’agriculture devient donc elle aussi un acte patriotique et, l’optimisme de cet article est-il seulement un effet de style visant à soulever l’adhésion des lecteurs ? Pas sûr… car, en cette fin d’année 1917 et avec l’arrivée des Etats-Unis sur la scène des combats, la donne semble changer…

source: https://lejournaldugers.fr/article/22889-il-y-a-cent-ans-automne-1917-lavenir-seclaircit

Octobre au 28 ème RI

28 Octobre
(Dimanche)Assez forte action d’AT boche sur nos premières lignes. Notre artillerie riposte. Notre patrouille devant CRD, continue à cisailler le réseau boche devant PP 94.60.
Un coup de main sur Arva est prescrit par le général de Division et la journée est en grande partie consacrée à le préparer.
Nuit calme. Notre patrouille du CRD [évente] une embuscade boche installée en tenaille devant PP ennemi 94.60 et rentre sans être trop inquiétée.

29 Octobre (Lundi)

Journée marquée par la préparation d’artillerie AT et AC, en vue d’un coup de main sur Arva, Brèches devant Arva et brèches de diversion par AT. Réglages et tirs d’aveuglement par l’AC. Le Boche réagit de façon assez intense par minen et torpilles.

Pertes :2 tués

Desmonts, Léger, 11e Compagnie (1).
4 blessés
Grard (11e) (2), Lefebvre M, 6e, Carlin, sergent CM2, Huau, 9e.


Dans la soirée, une reconnaissance de la 11e compagnie sort pour vérifier les brèches faites par notre tir de destruction. Constatations satisfaisantes : un nouveau tir de destruction est cependant jugé nécessaire.
La 2e compagnie (compagnie Emo) qui occupe les Carrières de Grand Séraucourt est appelée à Ham par ordre du général commandant le 3e CA pour y assurer divers services. Elle est remplacée aux Carrières par une compagnie du 119e RI.
En Belgique, notre attaque, commencée le matin, s’est développée au cours de la journée, avec un plein succès. De part et d’autre de la route d’Ypres à Dixmude, nos troupes ont enlevé toutes les positions allemandes sur un front de 4 kilomètres et une profondeur moyenne de 2, en dépit de la résistance opiniâtre de l’ennemi, qui a subi des pertes très élevées. Nous avons atteint à droite les lisières ouest de la forêt d’Houthulst et conquis les villages de Verdrandesmis, d’Ashoolt, de Merken et Keppe, ainsi qu’un grand nombre de fermes solidement fortifiées.

l’article complet sur http://vlecalvez.free.fr/JMO_octobre1917.html

Les destructions du patrimoine en Picardie vues par la Section photographique et cinématographique de l’armée

En mars 1917, les troupes allemandes procèdent à un large repli stratégique de leurs forces présentes en Picardie. Baptisée Alberich, cette opération est lourde de conséquences pour la région car, avant son départ, l’armée allemande détruit de nombreux châteaux, églises, routes, ponts, usines ou fermes, emportant à jamais un part notable du patrimoine, souvent ancien. La Section photographique et cinématographique de l’armée (SPCA) est mobilisée pour dresser un inventaire en images des dégâts subis par le territoire picard, réalisant une importante production photographique et cinématographique qui d’une part, contribue à l’œuvre de restauration menée après la guerre et, d’autre part, alimente la propagande contre l’Allemagne, jugée seule responsable des ruines.

source: https://insitu.revues.org/11012

Lettre envoyée le 28 octobre 1917

Ma chère Alberte Je viens de recevoir ta gentille carte qui m’a fait bien plaisir d’avoir de tes bonnes nouvelles, je te remercie beaucoup. Nous sommes toujours dans notre camp d’instruction jusque le 5, nous sommes dans une ferme dans les champs et loin de tout pays. Je t’assure qu’en ce moment j’ai un rude cafard mais bientôt je crois qu’il se passera car j’espère que dans trois semaines j’aurai ma perm, c’est bien long quatre mois sans revoir ceux que l’on aime, j’espère qu’Adrien sera encore là et que je pourrai le voir. Comme toi j’ai reçu des nouvelles d’Alfred ainsi que de Charles, il me dit que son moral n’est pas très bon mais tout le monde en a assez et je ne sais quand nous verrons la fin. Je vois que tu te plais bien où vous êtes et bien plus tranquilles qu’avant. Bien le bonjour à toute ta famille ainsi qu’aux amis qui te parleront de moi. Je te quitte ma chère Alberte en vous embrassant tous bien affectueusement. Reçois ainsi que la famille mes sincères amitiés. Un ami qui ne vous oublie pas Camille Je t’écrirai plus longuement demain.

source: http://istockfile.prsmedia.fr/uploads/20170905153914_c6fa6e5eaf6a504df9b95a7f0e77f847.pdf

La Révolution russe à travers des dessins d’enfants

source: https://fr.rbth.com/art/histoire/2017/05/01/la-revolution-russe-a-travers-des-dessins-denfants_753014

Journal du dimanche 28 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, faible activité de l’artillerie ennemie. Nous avons réalisé de nouveau progrès en avant de l’éperon de Chevregny et occupé, plus à l’est, la ferme Froidmont.
La lutte d’artillerie a été vive au cours de la journée dans la région des Monts et sur la rive droite de la Meuse.
En Macédoine, à la suite de nouveaux raids dans la vallée de la Strouma, au sud de Serès, les troupes britanniques ont capturé une mitrailleuse et ramené 60 prisonniers, dont 2 officiers.
La flotte allemande a bombardé plusieurs points de la côte d’Esthonie.
Sur le front du Carso, les Autrichiens ont poursuivi leurs avantages et s’efforcent d’atteindre le débouché des vallées.
Le cabinet espagnol a démissionné.

 

893/journal du 12 janvier 1983: les hommes des classes 1888 et 1889 pour faire les travaux agricoles

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du vendredi 12 janvier à travers Le Miroir

En Argonne, à la Fille-Morte, nous avons fait sauter une mine qui a causé de gros dégâts dans la tranchée adverse.
Sur la rive droite de la Meuse, une attaque des Allemands, dirigée sur une de nos tranchées du bois des Caurières, a été repoussée après un vif combat au cours duquel l’ennemi a subi des pertes sérieuses.
Actions d’artillerie en Haute-Alsace, en Woëvre et dans la région de Verdun.
Les Anglais ont effectué toute une série d’opérations secondaires.
Au sud de l’Ancre, des détachements ont pénétré sur deux points dans les tranchées allemandes de la région de Grandcourt et y ont enlevé des prisonniers. Une autre opération a eu lieu avec un grand succès près de Beaumont-Hamel. Une tranchée a été enlevée sur un front de 1200 mètres. Une contre-attaque ennemie a été dispersée. Nos alliés ont fait l76 prisonniers.
Ils ont encore pénétré dans les lignes allemandes à l’est d’Armentières et au nord-est d’Ypres.
Aucune action militaire importante sur le front d’Orient. Lutte d’artillerie sur la Strouma et dans la région de Monastir.
Les hydravions britanniques ont bombardé Gerevitch, au nord-est de Xanthis. Douze avions britanniques ont bombardé les établissements militaires de Hudors et de Stroumica. Huit avions français ont opéré près de Velès.
Le cuirassé anglais Cornwallis a été coulé en Méditerranée.

source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

Les hommes des classes 1888 et 1889 pour faire les travaux agricoles

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Les effectifs étant insuffisants face aux besoins, une circulaire du ministère de la guerre datée du 12 janvier 1917 met à disposition les hommes des classes 1888 et 1889 comme main d’œuvre agricole pouvant bénéficier d’un détachement. Ils ne sont plus mobilisés comme militaires au front mais comme militaires travaillant aux champs.

Lire le dossier sur http://familles-de-quintenas.com/comment-assurer-les-travaux-agricoles/

e4_14_detacheagricole01L’utilisation de soldats mobilisés pour les travaux agricoles n’est pas une nouveauté en 1917. Cependant, les permissions pour ce motif n’apparaissent pas dans la fiche matricule car temporaires. Il en va tout autrement du nouveau dispositif mis en place au début de l’année 1917.

L’organisation du service de la main d’œuvre agricole :

Pour faire face à la baisse de la main d’œuvre agricole, le président du Conseil, Viviani, lança dès août 1914 un appel aux femmes (1). En 1915, on chercha à mettre en place des équipes de travailleurs prisonniers. Les effectifs furent insuffisants et lorsque l’on essaya de les augmenter, on se trouva face à une pénurie d’hommes pour les garder. On chercha des hommes non mobilisés (circulaire ministérielle du 27 juillet 1916), ce fut un relatif échec. En Sarthe, on ne trouva que 21 volontaires quand 20 militaires du 28e RIT étaient chargés de 70 prisonniers dans une carrière l’année précédente ! (2) Les permissions et les sursis temporaires ne réglaient pas plus le problème.

http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/Pasapas/E414DetachesAgricoles.html

lire aussi: http://histoirealasource.ille-et-vilaine.fr/14-18/items/show/7838

(Marine) Le Louis Pasteur coulé par un sous-marin

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Louis Pasteur était un trois-mâts goélette en bois, de 394 Tx de jauge brute, 324 Tx de jauge nette ; navire à pont unique, construit en chêne, de 46 m de long, 9,10 m de large, 4 m de creux, deux capitaines l’ont commandé pour Terre-Neuve : Stanislas Jeanne, de 1902 à 1911, et E. Jeanne, de 1912 à 1914.

En 1915, comme 26 autres navires de la flotte fécampoise, le Louis Pasteur n’est pas autorisé à partir en campagne. Il reste à quai à Fécamp avant d’être armé, le 17 avril 1915, pour transporter des chargements de silex pour l’Angleterre, sous le commandement du capitaine Barré. Il est désarmé le 6 mars 1916 et, le 17 mai, vendu à Jérôme Malandain qui le revend aussitôt.

Le 21 juin de la même année, devenu propriété de M. Isidore Auger, de Bolbec, il prend le nom de Saint-Michel, puis, le 26 août, il est armé au cabotage international, capitaine Joly, pour le transport du charbon. Le 12 janvier 1917, un sous-marin allemand l’envoie par le fond au moyen de deux bombes posées à bord, à 20 milles environ de Portsmouth. Ce beau navire ne comptait que seize années de mer.

http://www.fecamp-terre-neuve.fr/Navires/LouisPasteur.html

 

Dans les champs, des enfants conduisent des attelages

A lire sur le site de La Nouvelle République

Avec leurs maîtres d’école, les enfants entretiennent des jardins scolaires pour contribuer à l’effort de guerre.

 Le 7 mai 1916, La Semaine (le supplément agricole de L’Avenir de la Vienne) reproduit un extrait d’une chronique parue dans un quotidien parisien, Le Journal. Selon son auteur, Jean de Bonnefon, il faudrait récompenser par des prix nationaux les petits paysans qui prennent part avec zèle aux travaux agricoles : « Il n’est pas rare de voir dans les champs des enfants de 12 ou 15 ans derrière les charrues, et des fillettes conduisant des attelages. Braves petits ! Ils sont tout simplement dignes de leurs pères. » (1)

La guerre a éloigné les hommes dans la force de l’âge. Leur absence, sans compensation de main-d’œuvre, fait que les enfants secondent les mères, les anciens manient les charrues. Dans le Montmorillonnais dès 1915, des registres de délibérations de conseils municipaux font état du travail des femmes et des enfants. En 1916, la situation a empiré selon le courrier des maîtres d’école à leur inspecteur. Une institutrice près de Gençay indique que ses élèves qui « l’hiver fréquentent l’école avec une régularité exemplaire, désertent aux premiers beaux jours pour ne réapparaître que les jours de mauvais temps ». (2)

La suite sur http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Communautes-NR/n/Contenus/Articles/2016/05/27/Dans-les-champs-des-enfants-conduisent-des-attelages-2728740