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1371/5 mai 1918: la VIe armée à l’assaut  du moulin de Laffaux (02)

L a Vie armée à l’assaut  du moulin de Laffaux (02)

La 6e armée du général Maistre se lance à l’assaut du plateau de Laffaux le 5 mai à 4 H 45, au sud-est de Vauxaillon. Le 1er Corps d’Armée colonial est chargé de la prise du secteur Vauxaillon-Fruty. Les marsouins de la 3e D.I., les cavaliers à pied du 4e, 9 e et 11 e cuirassiers et les fantassins du 228 e et du 329 e R.I., appuyés par les chars du groupement Lefebvre, prennent la tranchée du Cacatoès et avancent sur le plateau de Moisy, enlèvent les tranchées du Rossignol, de Pertuisane, de la Rade, ainsi que la ferme Mennejean.

Les 9 e et 11 e cuirassiers avancent de part et d’autre du moulin de Laffaux. Les offensives à la grenade permettent la prise des tranchées du Môle, du Mousse, du Rouge-gorge, alors que les chars du capitaine Robinet parviennent dans les environs de la carrière de Fruty et, dans un mouvement de retour, viennent à bout des derniers îlots de résistance dans le secteur du moulin de Laffaux. Les combats reprennent le 6 mai, à 16h00. Soutenue par un tir de barrage de l’artillerie, l’armée française est engagée dans le secteur nord-est de Vauxaillon. Les coloniaux sont tenus en échec au Mont des Singes mais le 4e cuirassier prend la position du château de la Motte et le 9e nettoie le Ravin d’Allemant. La contre offensive allemande est contenue. Après deux jours d’âpres combats, la position du plateau de Laffaux est acquise. 12 appareils seront perdus pour 55 hommes hors de combat dont 3 morts. Les monuments commémoratifs rendent hommage au courage et à la ténacité de ces soldats « Morts pour la France ».

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-moulin-de-laffaux

Lire aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/Moulin_de_Laffaux

L’as des as René Fonck nommé lieutenant

Le 5 mai 1918, Fonck est promu lieutenant. Quatre jours plus tard. Comme pour remercier le grand commandement de cette marque de confiance, il réalise ce que personne n’arrivera jamais à faire : abattre six avions dans la même journée, le jour de l’Ascension (voir encadré. Un sextuplé qui lui vaut d’être promu Officier de la Légion d’honneur. Il n’avait utilisé que 52 cartouches soit moins de neuf balles par avion ! Triplés, doublés se succèdent rapidement. Tellement vite que Fonck établit le record de vitesse par avion descendu : trois avions en dix secondes ! Les débris de ces trois appareils gisaient à moins de 400 mètres les uns des autres. Le 26 septembre, il renouvelle son exploit en balayant six avions le même jour.

source: https://www.traditions-air.fr/texte/Fonck_Rene.htm

Football: L’Olympique De Pantin vainqueur de la coupe Charles Simon

l’Olympique de Pantin au terme de son 16e de finale victorieux en novembre 1917.

Cette année, on fête la 100e édition de la Coupe de France. C’est le club de Pantin qui remporta le premier trophée en 1918 et dont il ne subsiste plus grand-chose aujourd’hui.

Nous sommes le 5 mai 1918 à 15 heures. La Coupe Charles-Simon, du nom d’un poilu mort au combat, cherche son premier vainqueur entre l’Olympique de Pantin et le FC Lyon, les derniers rescapés d’une compétition qui a attiré 48 clubs amateurs du pays.

L’épreuve est organisée par le Comité français interfédéral (CFI), l’ancêtre de la Fédération française de football qui est née en 1919.

2.000 spectateurs, principalement des militaires français, belges et britanniques en permission, assistent à l’événement qui passe à l’époque inaperçu. L’Olympique joue en bleu, Lyon en maillot à damier rouge et blanc.

« Au bout du terrain, se souvenait Roger Ebrard il y a vingt-cinq ans, il y avait des jardins ouvriers. Quand on tapait trop fort, les ouvriers nous renvoyaient le ballon. » L’Olympique Pantin, grâce à un doublé d’Emile Fiévet, s’impose 3-0.

Pionnier, l’Olympique est alors le plus grand club français, offrant quatorze de ses joueurs à la sélection nationale. Un an plus tard, il est à nouveau en finale de la coupe mais il bute sur le CASG Paris (3-2). En 1921, il est champion de France, laissant la Coupe de France au Red Star.

C’est aussi pour lui le début de la fin. Cinq ans plus tard, il fusionne avec son grand rival de Saint-Ouen. L’Olympique est mort, son stade (lire ci-dessous), dans lequel il évoluait devant plus de 10 000 spectateurs en moyenne au pied des Buttes-Chaumont, est rasé au même moment. Fin de l’histoire.

http://www.leparisien.fr/sports/ile-de-france/sur-les-traces-du-premier-vainqueur-l-olympique-de-pantin-06-01-2017-6531609.php

Journal de guerre de 1918 du soldat Charles Robert Bottomley

5 mai 1918 — Me suis levé à 6 h pour nettoyer la pièce. Avons transporté des munitions et tiré presque toute la journée jusque vers 20 h. Les Frisés ont tiré un peu partout pendant l’après-midi. De garde.

6 mai 1918 — Me suis levé vers 6 h pour décharger des obus du train léger. Ai mangé et me suis recouché jusqu’à midi. Passé tout l’après-midi à tirer et à transporter des munitions. De garde la majorité de la nuit; avons aussi tiré pendant la nuit.

7 mai 1918 — Me suis levé à 6 h. Ai fait mon tour de garde et ai aussi nettoyé la pièce jusqu’à 8 h 30. Ai mangé et ai dormi jusqu’à midi. Passé la majeure partie de l’après-midi à tirer. Nuit très tranquille. La 51st Scots Division tenait le front.

8 mai 1918 — Me suis levé à 8 h 30. Ai mangé, nettoyé la pièce et passé la majorité de la journée à fureter. Avons tiré et ai été de garde pendant la nuit.

9 mai 1918 — Me suis levé à 4 h; avons tiré 50 obus à gaz. Nos avions ont bombardé les lignes allemandes en début de matinée. Me suis couché à 8 h. Me suis levé à l’heure du déjeuner. Ai transporté des obus pendant l’après-midi. De garde de 22 h à 2 h. Nous nous attendions à une attaque allemande.

10 mai 1918 — Pas d’attaque. Me suis couché vers 2 h et me suis levé à 8 h 30 pour le petit déjeuner. Avons préparé des obus à gaz en vue du tir. Ai passé la majeure partie de l’après-midi à flâner. Me suis couché à 22 h.

La suite sur http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/may1918

Journal du dimanche 5 mai 1918

Bombardements assez vifs dans la région de l’Avre.
Nous avons exécuté plusieurs coups de main au delà de l’Oise et de l’Ailette et à l’ouest de la Pompelle. Nous avons ramené un certain nombre de prisonniers.
Une tentative ennemie, dans le secteur des Cavaliers de Courcy, et deux autres, au nord et au nord-est de Reims, n’ont pas obtenu de résultat.
Les Anglais ont amélioré légèrement leurs positions, par suite d’une opération de détail heureuse, exécutée au nord-est d’Hinges. Ils ont pris deux mitrailleuses. Une opération locale a été exécutée avec succès, nos troupes y participant, dans le secteur de Locre. L’artillerie ennemie a commencé un bombardement intense des positions françaises et britanniques, depuis les abords de Locre jusqu’au sud d’Ypres, et a montré une grande activité dans le secteur forêt de Nieppe-Meteren.
Combats habituels sur le front italien.
En Palestine, les Anglais, attaqués avec violence par les Germano-Turcs dans la région du Jourdain, ont repoussé l’ennemi en lui faisant 314 prisonniers. Ils ont également remporté des succès le long du chemin de fer du Hedjaz.
Les Allemands annoncent qu’ils ont remporté une victoire sur les gardes rouges en Finlande et capturé 20.000 de ces derniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

 

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1336/31 mars 1918: Mars 1918 à Chauny (02)

Mars 1918 à Chauny (02)

Le 21 Mars 1918, à 9 heures 30 du matin, après un formidable bombardement par obus toxiques, 64 Divisions allemandes se lancent à l’assaut, entre Arras et La Fère, des positions tenues par 16 Divisions britanniques.

Sous l’effet de la surprise et de la supériorité considérable en effectifs et en matériel d’artillerie, le front britannique est à peu près complètement rompu entre La Fère et Saint-Quentin ; c’est ce soir-là que la population civile se trouvant encore à Chauny, reçoit l’ordre du commandement anglais d’évacuer la ville ; et à 11 heures du soir, des camions emmènent en toute hâte nos concitoyens pour la gare d’embarquement d’Appilly.
L’héroïque résistance à la Maison du Garde, puis à Villequier, à Ugny et à La Neuville-en-Beine du 1er Corps de Cavalerie français (4 e, 9e et 11e Cuirassiers) qui, en réserve vers Blérancourt, a été jeté immédiatement dans la brèche avec la Division Pellé, ralentit un instant la ruée allemande, mais bientôt, le soir du 24 Mars, les débris de la 55e Division britannique sont contraints de repasser l’Oise à Chauny, et les Allemands réoccupent toute la partie de la ville située au Nord de l’Oise. Quelques jours plus tard, le 31 Mars, à 3 heures du matin, les Allemands attaquent avec un bataillon, dans les ruines de la Soudière, pour créer une tête de pont au Sud de l’Oise.

Une Division est en réserve, prête à exploiter le succès. Après avoir pu progresser jusque Saint-Lazare, le Bataillon d’assaut allemand, contre-attaqué par les troupes de la 55e Division britannique (Londres), est complètement rejeté au Nord de l’Oise, laissant entre les mains des Anglais plus de cent prisonniers valides.

source: http://chauny.com/histoire1/inauguration04.htm

Génocide d’ Azerbaïdjanais

Du 30 mars au 2 avril 1918, un génocide sanglant a été perpétré par des troupes armées d’arméniens dachnakhs et bolcheviks contre les Azerbaïdjanais à Bakou, Gouba, Shamakhi, Khachmaz, Lenkoran, Zangezur, Karabakh et dans d’autres villes et régions azerbaïdjanaises.
Le massacre a commencé dans la nuit du 30 au 31 mars 1918 à Bakou : plus de 12.000 personnes innocentes dont de nombreuses personnes âgées, des femmes et des enfants, ont été cruellement massacrés.
Du 30 mars au 2 avril, les troupes de bolcheviques arméniens dirigées par Stépan Shaoumyan ont massacré à Bakou des milliers de personnes, brûlé des lieux saints musulmans, pillé les biens de la population de Bakou de 400 millions de livres. La mosquée Teze Pir, l’une des plus belles mosquées de la ville, a été bombardée à plusieurs reprises et l’un des plus beaux bâtiments de Bakou Ismailliya a été brûlé par des troupes arméniennes.
Les actes de génocide contre les Azerbaïdjanais ont été menés non seulement à Bakou. Le 31 mars 1918 dans les 53 villages de la région de Shamakhi, les dachnaks arméniens ont massacré 7 000, selon d’autres sources 8 000 civiles azerbaïdjanais dont 2 560 femmes et 1277 enfants. A Gouba, le nombre d’Azerbaïdjanais innocents tués par les troupes arméniennes dans 163 villages de Gouba excédait 16 000 personnes. Des dizaines de milliers d’Azerbaïdjanais ont été massacrés par les dachnaks arméniens également dans les régions du Haut -Karabakh, de Lankaran, de Mugan et autres, de nombreuses personnes ont été portées disparues, des milliers de villages ont été brûlés.

(Communiqué de presse de l’Ambassade d’Azerbaïdjan en France)

https://www.facebook.com/MaisonDeLazerbaidjanAzrbaycanEvi/posts/683220951803504

1320/15 mars 1918: explosion de l’usine de grenades de La Courneuve

Explosion de l’usine de grenades de La Courneuve

La catastrophe de la Courneuve désigne l’explosion de l’usine de grenades de la Courneuve, en France, le 15 mars 1918.

Selon une source, trois hommes portaient une boîte de grenades, quand ils ont entendu un clic, indiquant qu’un détonateur avait activé. Ils ont abandonné la boîte et commencent à courir. La boîte a explosé et d’autres explosions ont suivi.

L’explosion de 28.000 000 grenades à main a coûté la vie à 14 personnes et a totalement détruit la localité. L’explosion se fait entendre jusqu’à 65 km du site. 1500 autres seront blessés dans la catastrophe.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_la_Courneuve

http://debretagneensaintonge.eklablog.fr/catastrophe-de-la-courneuve-le-15-mars-1918-a88549669

https://www.geneanet.org/forum/viewtopic.php?t=410202

Les Américains à Bassens

Dès le 15 mars 1918, les premiers cargos américains, d’un tirant d’eau de 7m à 7,50 m, s’ancrent dans Bassens américain4. Le 1er mai, 5 postes sont complètement terminés. Le 1er juillet, tous les postes sont déjà en service.

Le nouvel appontement édifié est un assemblage de pilotis et de charpentes en bois, technique parfaitement maîtrisée par les Américains . Au niveau de Old Bassens, les appontements sont en béton.
Le long des quais de déchargement sont installés de vastes hangars et entrepôts afin de stocker les approvisionnements débarqués. Une ligne Bassens-Bourges est aménagée. Une gigantesque gare- entrepôt est édifiée et reliée par un embranchement de voies ferrées à un appontement sur la Dordogne.

Les opérations de déchargement sont effectuées avec une rapidité exceptionnelle pour l’époque grâce à des équipements perçus comme révolutionnaires (grues électriques à portique et tracteurs électriques) et grâce au mode de desserte des postes. Les Américains, n’appréciant pas la lenteur du système des voies de Old Bassens, décident de desservir les postes en boucle par un service continu sur lequel s’embranchent des faisceaux de classement. L’esprit de compétitivité entre les ports, développée par le Général Pershing, a aussi son importance. En effet, au cours d’une tournée de huit jours dans les bases américaines en France, le Général Pershing a rassemblé autour de lui les ouvriers des ports et les régiments de dockers : «Je veux que votre port décharge les navires plus promptement qu’aucun autre port voisin ; je vais organiser un concours parmi vous afin de faire savoir en Amérique quelle est l’organisation qui fonctionne avec le plus de succès ; quel est celui d’entre vous qui accomplit le mieux son devoir. Que chaque homme marche à sa tâche avec enthousiasme et cela signifiera le succès, la victoire…»

source: http://www.ville-bassens.fr/fileadmin/user_upload/fichiers/La_ville/Decouvrir_la_ville/Patrimoine/Camps_americains.pdf

Du front à l’arrière : évacuer et hospitaliser

Nous installons à l’extrémité du village [d’Athies-sous-Laon, Aisne] un centre de lavage pour gazés dans un ex-camp de prisonniers installé par les Boches ». Lucien Bernhard, carnet de guerre, 31 octobre 1918.

« Lorsqu’on se croira touché (…) par l’ypérite, y appliquer aussitôt du chlorure de chaux en poudre, puis se savonner soigneusement. À défaut du chlorure de chaux ou de savon, se laver abondamment avec une eau non contaminée. Pour les yeux, employer de l’eau bicarbonatée ». Charles Étienne Flandin, carnet de notes, 15 mars 1918.

http://archivesenligne.yonne-archives.fr/archive/exposition/voir/9/20130

 

Journal du vendredi 15 mars 1918

Légère activité d’artillerie de part et d’autre en Champagne, dans les régions des Monts, dans les Vosges, à l’est de Saint-Dié et dans la région de l’Hartmannswillerkopf.
Trois appareils allemands ont été abattus par nos pilotes.
Notre aviation de bombardement a effectué plusieurs sorties. Neuf mille huit cent kilos de projectiles ont été lancés sur les gares, usines et terrains d’aviation de la zone ennemie.
En Macédoine, activité d’artillerie sur la rive droite du Vardar et au nord-ouest de Monastir.
Nombreux bombardements exécutés par les aviations alliées sur la ligne Sérès, Drama, sur les dépôts ennemis de la vallée du Vardar et sur la gare de Berauci, au nord de Monastir.
Sur le front britannique, nos alliés ont exécuté des coups de main sur les tranchées allemandes, au sud-est d’Epehy et ont ramené des prisonniers.
Des tentatives de raids ennemis, au nord de la voie ferrée d’Ypres à Staden, ont complètement échoué.
Activité des deux artilleries au sud-ouest de Cambrai.
Recrudescence de l’activité de l’artillerie allemande, dans les secteurs de Neuve-Chapelle et de Fauquessart.
Combats de patrouilles et d’artillerie sur le front italien.

 

1283/6 février 1918: la Croix rouge contre l’emploi des gaz vénéneux

 Sporting éditions spéciales pendant la guerre

Mercredi 6 Février 1918 : L’image n’est pas de tres bonne qualitée mais en 1918 il y avait d’autres préocupations … Voici un petit extrait du compte rendu d’époque … « Séraphin ne fut qu’un gardien de but insuffisant . Les arrières étaient meilleurs , Quick montrant une heureuse activitée et Verlet, à part quelques balles mal jugées impressionnant l’attaque adverse . des <> Herreman et Vasconi surtout sont à signaler. Ils eurent généralement l’avantage sur le trio adverse . Nous avons dit ce que nous pensions de l’attaque dont aucune  unité n’est médiocre et qui cependant ne donna pas satisfaction.

source: https://renazia.blog4ever.com/photo/884095

La Croix rouge contre l’emploi des gaz vénéneux

Bataille d’Estaire : une file de soldats aveuglés par les gaz à un poste de premiers secours près de Béthune. 10 avril 1918. / © Imperial War Museum London/Ref. HIST 3088/25

Au début 1918, le CICR craint un emploi généralisé de ces armes de destruction massive et aveugle. Pour s’opposer à cette escalade tragique des moyens de combat, il peut s’appuyer sur les Règlements annexés aux Conventions de La Haye de 1899 et de 1907 sur les lois et coutumes de guerre qui interdit l’emploi des armes toxiques, ainsi que sur une déclaration des États parties à la Convention de 1899 qui interdit l’usage de projectiles répandant des gaz asphyxiants.

Le 6 février 1918, il lance un appel contre l’emploi des gaz vénéneux pour convaincre les belligérants d’y renoncer par un accord conclu sous l’égide de la Croix-Rouge.

En décidant de s’opposer activement aux armes toxiques, le CICR s’engage dans une voie nouvelle qui dépasse l’assistance aux victimes pour s’intéresser aux méthodes et aux techniques de combat. Dans ce domaine, il traite d’un sujet très controversé, qui fait l’objet d’accusations réciproques de la part des États belligérants.

source: https://www.icrc.org/fr/document/le-cicr-1914-18-laction-du-cicr-contre-la-guerre-chimique

En Angleterre droit de vote pour les femmes de 30 ans

En Angleterre, la loi électorale du 6 février 1918 accorde le droit de suffrage aux femmes de manière restrictive (seules les femmes de plus de 30 ans obtiennent le droit de vote) et l’égalité avec les hommes n’apparaît pas totale.

source: https://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu04504/la-mobilisation-des-femmes-dans-l-economie-et-au-service-de-l-effort-de-guerre.html

Une citation pour une victoire aérienne au-dessus de Monampteuil (02)

Le samedi 5 janvier 1918, en mission photographique sur le Chemin des Dames dans le département de l’Aisne, le pilote Georges Popelin abat un avion ennemi au-dessus de Monampteuil, ce qui lui vaut ainsi qu’à son observateur, le capitaine Ruby, une citation à l’ordre de l’armée le 6 février 1918 (JORF du 3 mars 1918, p.2852) et sa promotion au grade de sergent le 20 février 1918. Un exemple supplémentaire de la reconnaissance manifestée par l’état-major général des armées envers ceux dont les aviateurs qui se distinguent particulièrement au cours des missions qui leur ont été attribuées.

source: http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.fr/2018/01/05/5-janvier-1918-avion-ennemi-abattu-a-monampteuil-aisne/

Un tireur avec le chat du régiment dans une tranchée à Cambrin, France, le 6 Février, 1918

http://buzzly.fr/17-photographies-de-chats-qui-ont-servi-pendant-la-guerre-indifferents-mais-patriotes-tout-de-meme-45.html

La collecte des oeufs réglementée à Laon (02)

Un ordre du 6 Février 1918 no 297 nous montre que la collecte des œufs
est savamment organisée. Et encore cette fois des coqs et poussins)) ne
sont pas comptés :
Voici ce texte :
Laon, le 6 Février 1918 No 297
Coinmandanture de Laon
Ordre
II est ordonné ce qui suit à la population :
I – Tous les possesseurs de volailles devront en faire la déclaration à
la mairie, avant le IO février courant.
2” – A compter du Irr février 1918, les quantités d’œufs suivantes
devront-être livrées à la Cominandanture de Laon:
en février 1918 …………. 3/4 d’œuf en mars ………………. I 1/2 d’œuf
enavril ………………. 2 d’œuf
enmai ……………….. 2 d’œuf
enjuin ……………….. 13/4d’œuf par poule et par
en juillet ……………… I I/2 d’œuf (exception faite en août ………………. 1 d’œiq des coqs et poussins) en septembre …………… 3/4 d’œuf en octobre …………….. 1/2 d’œuf en novembre …………… I/4 d’œuf
en décembre …………… 1/4 d’œuf
semaine
– 75 –
3 ” -Chaque œuf livrtserapaytà la population, à raison de 24 Pfennige
ou 30 centimes. Par contre, pour tout œuf fourni en moins que la
quantité exigible, il sera infligé une amende de 48 Pfennige ou 60 centimes,
à déduire de la somme des œufs livrés.
de réquisition par l’autorité allemande.
n’importe quel grade est strictement interditeà la population.
4 -En cas de refus de livraison, les poules seront enlevtes contre bon
5” – Toute vente volontaire d’œufs à des militaires allemands de
6” – La réception des œufs aura lieu le samedi de chaque semaine, de
8 à 1 heure allemande à la mairie, et ce, en commençant le samedi 9
février 1918.
La Commandanture
signt: Curio

source: http://www.histoireaisne.fr/memoires_numerises/chapitres/tome_26/Tome_026_page_072.pdf

Journal du mercredi 6 février 1918

Canonnade assez vive en certains points, au nord du Chemin des Dames. Un détachement ennemi, dans la même région, a été repoussé avant d’avoir atteint nos lignes.
En Argonne, à la Fille-Morte, nous avons réussi un coup de main et ramené des prisonniers.
La lutte d’artillerie s’est développée dans région de la cote 344, rive droite de la Meuse. Canonnade intermittente sur le reste du front.
Des coups de main ont été effectués avec succès par les troupes britanniques, au sud de Fleurbaix et vers la voie ferrée d’Ypres à Staden. Nos alliés ont fait subir de sérieuses pertes à l’ennemi et ramené des prisonniers et une mitrailleuse.
En Macédoine, les troupes bulgares ont tenté, sur les positions britanniques, au sud-ouest de Doiran, un coup de main qui a complètement échoué; une de leurs reconnaissances a été dispersée vers l’embouchure de la Strouma.
Sur l’ensemble du front italien, actions d’artillerie éparpillées et activité aérienne très vive.
Treize avions ennemis ont été abattus, cinq par les aviateurs italiens sur le val Stagna, et huit par les aviateurs anglais, à l’est de Montello.
Les dirigeables italiens ont bombardé des convois militaires.
Padoue a été de nouveau bombardée avant l’aube. Des édifices ont été endommagés et des personnes blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1211/26 novembre 1917: la prostitution à Toul augmente avec l’arrivée des Américains

La prostitution à Toul augmente avec l’arrivée des Américains

Ces maisons sont fréquentées par les hommes
de la garnison touloise, mais aussi et surtout par les
nombreuses troupes qui sont de passage dans le
Toulois. L’arrivée au cours de l’année 1917 des soldats
américains accroît cette prostitution féminine  ; les
archives en conservent de nombreuses traces. Les
Américains sont en effet réputés « être pleins aux as »,
leur présence dans la ville touloise, et l’ennui après
l’armistice conduisent certains américains à rencontrer
des femmes, prostituées, ou déjà promises à un Français mais qui n’est pas encore rentré. Lorsque ces Américains arrivent à Toul, les maisons de tolérance leur sont interdites et des agents de la sûreté de la VIIIe Armée sont déployés dans la ville. Le commandant d’armes demande également à l’état-major allié de mettre à sa disposition des « policemen » américains, et aux tenanciers de bordels de surveiller étroitement leur« personnel » . Mais malgré ces mesures, lessoldats américains
fréquentent les prostituées. Le commissaire de police
de Nancy écrit en octobre 1918 au commissaire centralque « si les maisons publiques devaient constamment être interdites aux militaires américains, la prostitutio clandestine se développerait, ce qui aurait pour résultat de propager les maladies vénériennes . Le même jour, le commissaire spécial de police de Toul rapporte au sous-préfet de Toul que «  jusqu’à ce jour il n’a été relevé contre les militaires américains aucun attentat aux mœurs ni outrages aux bonnes mœurs ».Pourtant, il estime que l’interdiction des maisons de tolérance à ces soldats n’influence pas la moralité publique : « Il est certain que les femmes qui se livrent aujourd’hui aux militaires américains se livraient hier avec la même facilité aux soldats français ». Le Réveil écrit ainsi en 1919 : « Sans avoir la moindre intention de dénigrement vis-à-vis de l’armée d’outre-Atlantique,
on peut dire que les principaux succès de nos alliés
américains furent surtout des succès féminins ». Les autorités militaires constatent également que plusieurs des prostituées «  parlent anglais  » précisément à un moment où une «  clientèle américaine  » fréquente les maisons de tolérance. Il paraîtrait même que deux de ces femmes viendraient de Buenos-Aires. Après
enquête, les autorités parviennent à arrêter un homme à l’origine de ces recrutements : Marcel Thouvenin, dit Nono. Pour remédier au problème, diverses solutions sont envisagées. La Military Police surveille la rue des trois maisons de tolérance, la rue de la Monnaie. Des policiers américains sont placés à chaque extrémité de la rue, alors déclarée interdite d’accès, « Off-limits  ».

source: http://www.etudes-touloises.fr/archives/149/149art4.pdf

Un 210 allemand en forêt de Pinon

source: http://407ricomtois.canalblog.com/albums/album_photos_marcel_arvisenet/photos/43142547-foret_de_pinon___piece_allemande___26_novembre_1917.html

Dissolution du 229 ème RI

En descendant des tranchées de Verdun, le régiment apprend la fâcheuse nouvelle de sa dissolution, en exécution de la note N° 2.096 du 2 septembre 1917 du général commandant en chef.

Il est embarqué en camion-autos, le 19 novembre, à 10 heures, à Glorieux, et transporté dans la zone arrière du 17e corps d’armée ; il cantonne à Grimaucourt et à Malaumont.

La nouvelle de la dissolution du régiment a consterné chefs et soldats. Il est pénible, en effet, de voir disparaître brutalement tous les liens de la plus franche camaraderie de régiment, cimentés par les dangers supportés en commun pendant plus de trois années ! Tous ont éprouvé un gros serrement de cœur à la pensée de quitter leur drapeau et d’être versés dans d’autres régiments de la II armée. Mais mettant leur patriotisme au-dessus de cette pénible nécessité, ils firent la promesse de continuer la lutte avec le même acharnement, aux cotés de nouveaux camarades, sous les plis d’autres drapeaux, tout leur dévouement et tous leurs sacrifices étant acquis à la France bien-aimée.

Le 20 novembre, le colonel Galbrüner quitte le régiment, avec regret, pour aller prendre le commandement du 167e régiment d’infanterie. Avant son départ, il fait l’ordre suivant :

ORDRE DU REGIMENT N° 340

« OFFICIERS, SOUS-OFFICIERS, CAPORAUX ET SOLDATS,

« Appelé, il n’y a dix-huit mois à prendre le commandement du 229e R.I., j’ai pris part avec vous à l’offensive de la Somme et à celle de Champagne. Nous avons tenu et organisé des secteur pénibles en Argonne et, dernièrement, à Verdun.

«  Malgré les fatigues et les dangers, malgré la grandeur des efforts qui ont été exigés de vous, je n’ai eu que des satisfactions.

« Au combat, vous avez été braves et pleins d’entrain ; au travail, vous avez été courageux et endurants.

« A tous, j’adresse du fond du cœur mes plus sincères remerciements.

« Aujourd’hui, le sort nous sépare. Notre beau régiment, dissous, est réparti dans d’autres unités et je prends le commandement d’un autre corps. Cette séparation est pour moi un véritable chagrin et je suis sûr que tous, vous en ressentez avec moi la tristesse, mais que tous aussi, vous l’acceptez avec calme et avec la volonté de prouver que vous comprenez la nécessité que nous imposent les circonstances.

« J’avais espéré vous conduire à la victoire. D’autres en sont chargés. Vous leur prêterez, comme à moi, votre plus entier concours et vous apportez dans vos nouveau corps toutes les qualités de bravoure, de discipline et d’endurance qui ont fait du 229e ce qu’il était : un régiment d’élite ; une des gloires de ma vie sera de l’avoir commandé.

« Nous sommes tous les soldats de France, quel que soit le numéro que nous portons au collet.

« Au revoir et vive la France »

Signé : GALBRUNER.

Le 26 novembre, les unités du 229e régiment d’infanterie sont versées aux 2e,5e,6e , 33e,52e et 53e régiments d’infanterie coloniale.

Le 28 novembre, les officiers rejoignent les régiments d’infanterie de la II armée où ils ont été affectés.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/divers/historique229RI.htm

Journal du lundi 26 novembre 1917 à travers Le Miroir

Sur la rive droite de la Meuse, nous avons exécuté une opération de détail au nord de la côte 344.
Sur un front de 3 kilomètres et demi, entre Samogneux et la région au sud de la ferme d’Anglemont, nos troupes ont enlevé la première et la deuxième lignes allemandes. Le chiffre des prisonniers dénombrés dépasse 800.
Sur le front britannique, la lutte a continué dans le bois de Bourbon et aux alentours. L’ennemi a contre-attaqué à plusieurs reprises. Les Anglais ont d’abord reculé hors du village de Bourlon et sur la crête, dans le bois, puis ils ont rejeté les Allemands de la crête et rétabli leur ligne sur la lisière nord du bois. L’ennemi les a de nouveau forcés à se replier à l’angle nord-est. Ils ont enfin repris le village et la presque totalité du bois.
Les Italiens restent maîtres de leurs positions de Vénétie en dépit de nouvelles attaques austro-allemandes.
En Macédoine, canonnade active dans la région de Doiran et à l’ouest de Monastir. A l’ouest du lac Doiran, un détachement bulgare a été mis en échec et a laissé des prisonniers aux mains des troupes britanniques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1190/5 novembre 1917: Une études du 5 novembre 1917 parle de la caverne  du dragon (02)

Un article d’Etudes du 5 novembre 1917 parle de la caverne  du dragon (02)

Dans un article des « Etudes » du 5 novembre 1917 il est écrit à propos de la célèbre Caverne : «  Vendredi 29 juin 1917, Couloirs où l’on rampe au milieu d’invraisemblables débris, trous où l’on se glisse, salles immenses à demi comblées par des éboulis des voûtes : vastes galeries taillées dans la pierre, barrées de sacs de terre par endroits : vestibule étroit auquel on accède par un puits que remonte, verticale, une échelle branlante de quatre ou cinq mètres, escalier à pic encombré de poilus de garde. Les hôtes d’hier ont été surpris là en pleine vie courante, et tout le démontre : le poste de secours, ses paillasses, ses brancards sanglants, ses tables couvertes de flacons et de compresses, les galeries munies de couchettes, les dépôts de munitions, de fusées, de grandes, de vivres. Çà et là des renflements, ici sont enterrés des soldats allemands…Et partout des équipements, des casques, des sacs, des capotes, des masques, des cartouches-signaux, des chargeurs, des baïonnettes, des masses d’objets hétéroclites.  Pour lumière, des bouts de bougie et des ronds de stéarine ».

Le jeudi 5 juillet, il est encore mentionné : « Nous avons fouillé les papiers déchirés par les Allemands, dans le PC de la grotte avant leur reddition. Avons trouvé des morceaux de plans directeurs et un ou deux documents intéressants. Ai rapporté un manuel militaire allemand-français avec une série de questions peu banales. Vous avez beaucoup de poules ? Fournissez-moi trois cents œufs. Comment ? Vos poules ne pondent pas ? En ce cas, elles sont inutiles, nous allons les prendre et les saigner. Choisissez entre les œufs et les poules ! ». Enfin un beau plan directeur allemand est mis au jour. Il est monté sur bois, avec une réglette de zinc et de précieuses indications en surcharge. C’est un poilu qui l’a découvert.

source: http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.fr/2017/06/25/25-juin-1917-lincroyable-prise-de-caverne-dragon/

« La vache a dut faire un veau »

Le 5 novembre

Chère soeur

Je suis de relais (?) à la compagnie et je les ai trouvé au repos, La vache Blanche a dut faire veau (?) j’espère que cela c’est tres bien tirer , C’est de la part de ton frère qui t’aime et t’embrasse de tout coeur,

Léon

source: http://leontouchais.canalblog.com/archives/2013/02/13/26407816.html

Journal du lundi 5 novembre 1917 à travers Le Miroir

Au nord du Chemin des Dames, l’activité de l’artillerie reste très marquée dans la région de Pinon-Vauxaillon.
Au nord-ouest de Reims, un coup de main ennemi a échoué.
Sur la rive droite de la Meuse, à la suite d’un violent bombardement, les Allemands ont prononcé deux attaques successives sur notre front, au nord du bois le Chaume. Nos feux ont dispersé les assaillants en leur infligeant de fortes pertes.
Dans la région de Damloup, un coup de main ennemi est resté sans succès. Nos patrouilles ont fait un certain nombre de prisonniers.
Dunkerque a reçu plusieurs bombes d’avions. Pas de victimes.
En Macédoine, activité d’artillerie réciproque dans la région Vardar-Doiran, dans la boucle de la Cerna, et au nord de Monastir.
Le communiqué italien signale une vive activité d’artillerie sur le front du Tagliamento. Nos alliés résistent à une forte pression sur leur aile gauche. MM. Painlevé et Lloyd George sont parti pour Rome où le chef d’état-major britannique les a précédés.
Les Russes ont coupé court a des tentatives de fraternisation sur leur front.
Les Anglais ont fait plus de 400 prisonniers sous Gaza.
M. Terestchenko, ministre des Affaires étrangères de Russie, a pris nettement position contre M. Skobelef, ancien ministre et l’un des chefs du Soviet.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

« Préserver l’art de l’ennemi »: exemple de Charleville

https://books.google.fr/books?id=SLFwjEN8uFMC&pg=PA257&lpg=PA257&dq=5+novembre+1917&source=bl&ots=KiywtZM833&sig=CGYsevEieq0614Z63DOFW4V6DdU&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjsttX9nPzWAhWLuhQKHf_mATo4ChDoAQgsMAE#v=onepage&q=5%20novembre%201917&f=false

(Aviation) Guynemer glorifié dans les écoles

Guerre 1914-1918. La glorification de Guynemer dans les écoles, le 5 novembre 1917. La lettre du commandant Brocard est lue à l’école communale de la rue de Marseille (Xème arr.). Photographie parue dans le journal « Excelsior » du mardi 6 novembre 1917.

Guerre 1914-1918. La glorification de Guynemer dans les écoles, le 5 novembre 1917. La lettre du commandant Brocard est lue à l’école communale de la rue de Marseille (Xème arr.). Photographie parue dans le journal « Excelsior » du mardi 6 novembre 1917.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

source: http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72344-35-guerre-1914-1918-glorification-guynemer-ecoles-5-novembre-1917-lettre-du-commandant-brocard-est-lue-a-lecole-communale-rue-marseille-xeme-arr-photographie-parue-journal-excelsior-du-mardi-6-novembre-1917

« Peut-on mépriser de la sorte les pauvres combattants? »

La lettre d’Edmond X écrite le 5 novembre 1917. Edifiante.

https://www.archives71.fr/arkotheque/client/ad_saone_et_loire/_depot_arko/articles/95/2c-lettreedmondx05-11-1917.pdf

 

1181/ 27 octobre 1917: Octobre à Villers-Marmery (Marne)

Octobre à Villers-Marmery

1er octobre 1917 Je me réveille ex-instituteur. Georges repart à Châlons pour commencer sa troisième et dernière année d’école normale. J’ai cessé hier soir mes travaux de secrétaire de mairie et nous passons notre journée à emballer le mobilier. Nous voulons faire tout le travail sans recourir à l’aide de quiconque.

2 octobre 1917 Je vais à Trépail démonter les meubles qui y sont garés depuis 1915. Pauvres meubles ! Après avoir été déposés chez M. Marchand, je les ai mis dans le grenier chez M. Méhée. Le voyage qu’ils vont faire par voitures et chemin de fer ne les mettra pas en forme.

3 octobre 1917 On finit l’emballage. Les voisins d’en face ne veulent pas nous laisser partir sans une dernière sérénade. Vers 23 heures, grand branle-bas : c’est une attaque du côté des Monts.

2 4 octobre 1917 Fin du déménagement. Le lieutenant Armand, major de la garnison, a bien voulu mettre à ma disposition deux voitures qui ont chargé le mobilier à Villers et une autre qui a pris celui de Trépail. On dirige le tout sur Jâlons les Vignes afin que le wagon file directement sur Blesmes sans avoir besoin de transborder en cours du voyage.

5 octobre 1917 Hier soir, le conseil municipal s’est réuni et m’a offert un magnifique bronzesouvenir. Ces gens-là font bien les choses quand ils s’y mettent. Tout est bien qui finit bien. M. Caillet a eu la délicate idée de m’amener les élèves et les anciens élèves présents au pays pour me faire leurs adieux. Cela m’a touché plus que tout ce qui a été fait et dit ces jours derniers. Je passe l’après-midi à faire mes adieux aux conseillers municipaux, aux voisins et à quelques amis.

6 octobre 1917 Lever à 4 heures. Nous venons de passer notre dernière nuit à la cave. La regretterons-nous ? On y dormait si bien ! Nous partons par le train de 5 heures 30 sans émotion. Je croyais que la séparation amènerait quelques regrets, mais rien, rien, à peine un soupir de soulagement au départ du train qui nous éloigne pour longtemps de l’endroit où nous avons couru quelques dangers. J’estime que cette absence d’émotion est due à la certitude que nous allons pouvoir manger, dormir, promener, vaquer à nos petites affaires sans avoir à tendre l’oreille pour écouter d’où peut venir l’obus qui était une menace perpétuelle.

7 octobre 1917 Nous nous sommes arrêtés quelques heures à Épernay et nous avons été coucher à Sézanne chez l’ami Dervieux. Départ pour Saint Saturnin. 3

13 octobre 1917 Nous faisons notre entrée dans la cité d’Hauteville où nous espérons trouver le calme et le repos qui nous sont nécessaires.

14 octobre 1917 On commence à placer le mobilier qui est arrivé avant nous dans une grande maison qu’Yvonne nous a laissée. L’emplacement nous plaît. Auguste et Louise Mignot ayant quitté Villers-Marmery, les nouvelles du pays ne seront plus qu’épisodiques. C’est le journal de M. Thomas qui prend le relais.

15 octobre 1917 20 heures Incendie dans l’écurie Porcheret Paquay causé par l’imprudence de soldats cantonnés.

20 octobre 1917 Prix des vins (la pièce) : 1914 : 450 francs 1915 : 600 francs 1916 : 440 francs 1917 : 440 francs

27 octobre 1917 Passage de 25 prisonniers boches.

source: http://villers-marmery.fr/podcast1418/textes/1er%20au%2031%20octobre%2017.pdf

Les fortifications du Chemin des Dames : Le fort de la Malmaison

Dans la sixième et dernière partie, Fortification et Mémoire vous entraîne dans les ruines du fort de la Malmaison. Parfois surnommé « Le Sacrifié », il a servi de terrain d’expérimentation pour les nouveaux projectiles nés de la crise dite « de l’obus-torpille ». De plus, il eut à subir les combats de la bataille de la Malmaison du 23 octobre au 26 octobre 1917.

source: http://fortificationetmemoire.fr/le-fort-de-la-malmaison/

Journal du samedi 27 octobre 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, nous avons attaqué les positions allemandes entre Driegrachten et Draibank. Nos troupes ont réalisé une sérieuse progression, en dépit de la difficulté du terrain. Le village de Draibank, les bois de Papegoed et de nombreuses fermes organisées sont tombés entre nos mains; nous avons fait 200 prisonniers.
Au nord de l’Aisne, nos troupes ont continué une progression générale, allant jusqu’au canal de l’Oise à l’Aisne. Nous avons pris le village et la forêt de Pinon, ainsi que les villages de Pargny et de Filain.
Le chiffre de nos prisonniers atteint 11.000 dont 200 officiers. Le chiffre des canons capturés et actuellement dénombrés est de 160 dont plusieurs mortiers de 210 et des pièces lourdes.
En Champagne, deux coups de main ennemis sur nos tranchées de Maisons-de-Champagne ont échoué. Nous avons réussi une incursion dans le secteur du mont Cornillet et ramené des prisonniers.
Lutte d’artillerie sur la rive droite de la Meuse, entre Samogneux et Bezonvaux, particulièrement violente vers le bois Le Chaume. Une tentative ennemie a échoué.
En Macédoine, raid heureux, des Anglais au sud de Serès.
L’offensive austro-allemande se déploie avec une grande puissance sur le front du Carso. Les Italiens ont évacué le plateau de Bainsizza et bordent leur frontière.