Archives du mot-clé aisne

306/journal du 6 juin 1915: Attaque au lance-flammes sur la butte de Vaquois (Argonne)

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

L’employé municipal donne un compte rendu du conseil municipal paru dans Le Courrier (voir article par ailleurs)

Attaque au lance-flammes sur la butte de Vauquois (Argonne)

Plaque commémorative dressée sur la Butte de Vauquois à la mémoire des sapeurs pompiers de Paris tués et brûlés lors de la journée du 6 juin 1915
Plaque commémorative dressée sur la Butte de Vauquois à la mémoire des sapeurs pompiers de Paris tués et brûlés lors de la journée du 6 juin 1915

Extrait du 2e carnet de route de Laurent Pensa musicien-brancardier au 31e régiment d’infanterie

Dimanche 6 juin 1915

Depuis plusieurs jours on parlait d’attaquer Vauquois. Le petit chemin de fer Decauville transportait des torpilles, des munitions en quantité et des réservoirs de pétrole. L’attaque qui était fixée à 5 heures est remise à 6, à 7 heures du soir. La journée, vers 1 heure, après un bombardement, nous pensions que l’attaque aurait lieu tout de suite (nous allions à ce moment-là aux distributions qui se tenaient à La Barricade. Point de tout). Elle n’était remise qu’au soir 8 heures ; nous voyons alors une épaisse fumée s’élever de Vauquois, immédiatement, un bombardement puis une fusillade très serrée. Nous nous couchons attendant qu’on nous appelle aux blessés.

http://crdp.ac-amiens.fr/pensa/2_13_texte_pensa_2.php

http://sam2g.fr/les-soldats-du-feu-dans-lenfer-de-vauquois/

(photo entête: essai-des-lances-flammes-schilt-n-1-1915-collection-jeremie-raussin.jpg)

La bataille de Quennevières (6-16  juin)

Entre l’Oise et l’Aisne, à l’Est de la région vallonnée que couvre la forêt de Laigue, se déploie un vaste plateau, compartimenté par le cours raviné des ruisseaux qui descendent vers l’Aisne.

C’est un pays de grande culture, d’un vaste horizon. Quelques boqueteaux marquent l’emplacement des fermes (Ecafaut, Quennevières, Touvent, les Loges), grands bâtiments entourés de vieux arbres.

Les tranchées sillonnent le plateau, striant de raies brunes les champs où le blé et l’avoine ont poussé à l’aventure dans les chaumes de l’an dernier. Ecafaut et Quennevières sont dans nos lignes. Les Loges et Touvent sont à l’ennemi. Le plateau est incliné en pente légère de l’Ouest vers l’Est.

Devant la ferme de Quennevières, le front allemand formait un saillant à la pointe duquel était organisé une sorte de fortin, tandis que des ouvrages de flanquement protégeaient les deux extrémités.

La première ligne était renforcée à très courte distance d’une seconde, et sur certains points même d’une troisième. A la corde de l’arc formé par le saillant, une tranchée en crémaillère constituait le deuxième front de défense. Toute cette organisation très puissante a été prise d’assaut le 6 juin. C’est donc l’ensemble du système défensif ennemi, sur un front d’environ 1 200 mètres, qui est tombé entre nos mains.

Les premières pièces d’artillerie allemande se trouvaient immédiatement en arrière, à hauteur d’un ravin qui descend vers Touvent.

http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2014/07/14/le-5-juin-1915-lenlevement-du-saillant-de-quennevieres/

Mort de Paul Mauk, l’enfant soldat allemand

allemandsL’ENFANT dort, entouré de ses 15 645 camarades. Au bout du cimetière de Lens-Sallaumines, dans le carré réservé aux militaires allemands, est enterré le plus jeune engagé de toute la Grande Guerre. Paul Mauk n’avait que 14 ans. Le 6 juin 1915, une balle perdue lui a arraché l’avantbras et a mis le feu aux munitions qu’il portait en poche. Il est mort le lendemain, « sans une plainte ».

La guerre a éclaté l’année de sa communion. « Paul Mauk était un jeune homme ouvert qui ne cachait pas ses sentiments », décrit Ernst Jünger*, essayiste et romancier allemand. « Il était d’une bonté naturelle, dit encore l’écrivain allemand, et d’une gaieté sans ambages ». Quand il était petit, Paul voulait devenir
médecin « pour soulager les hommes et rendre service ».

http://memoire.pas-de-calais.com/index.php/fr/premiere-guerre-mondiale/ils-sont-venus-du-monde-entier/allemands.html

Lu dans Le Miroir en date du 6 juin 1915

L’ennemi a prononcé trois violentes contre-attaques contre la sucrerie de Souchez et les tranchées au nord et au sud. Il a été repoussé avec de très grosses pertes; nous gardons toutes nos positions. Mieux : nous avons réalisé des progrès à Neuville-Saint-Vaast, où nous tenons plus des deux tiers du village, et dans le Labyrinthe où nous avons gagné 450 mètres. La grosse pièce qui avait tiré sur Verdun a été repérée et prise sous notre feu. Le béton de la plate-forme a été endommagé et un dépôt de munitions a sauté tout auprès.

Des zeppelins ont opéré sur la côte anglaise : les effets de leur bombardement ont été médiocres.

Sur le front oriental, nos alliés contiennent l’ennemi. Canonnade dans le golfe de Riga; offensive russe victorieuse sur le San inférieur; les Allemands qui venaient au secours du 14e corps autrichien ont subi un échec; graves pertes des Austro-Allemands sur la rive droite du San; contre-attaque russe vigoureuse dans la région de Stryj.

Le roi de Grèce a subi une nouvelle opération.

Les sous-marins allemands ont torpillé à nouveau des bateaux anglais français et belges.

Les Allemands auraient fusillé M. Masson, député de Mons.

Une conférence a eu lieu à Nice, entre M. Carcano, ministre italien du Trésor et M.mac Kenna chancelier de l’Echiquier anglais.

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Sous le Chemin des Dames, le trésor oublié des soldats « artistes » de la Grande Guerre

Sur le site du Point

Ave César les morts te saluent »: sous le Chemin des Dames, une carrière souterraine ayant servi de cache aux troupes allemandes puis aux Poilus et aux Américains recèle toujours les témoignages écrits, dessinés et sculptés des soldats calfeutrés sous terre, dans l’horreur de la Grande Guerre.

« Vous avez pris des vêtements chauds ? » lance Gilles Chauwin, président de l’association du Chemin des Dames créée pour préserver le site des dégradations survenues à plusieurs reprises.

Ecusson « Army national guard » cousu sur sa polaire, il fait partie des rares connaisseurs à explorer la creute, nom donné aux carrières souterraines picardes, à la sortie du village de Braye-en-Laonnois (Aisne), pulvérisé pendant la Première Guerre mondiale. Le lieu n’est accessible qu’au cas par cas, via l’association.

« On est en-dessous du plateau, à une vingtaine de mètres : tout autour c’était protégé par les Allemands, bunkerisé », explique le guide, lampe frontale vissée sur le crâne, ouvrant la marche dans ce dédale fantomatique de « plusieurs dizaines de kilomètres ».

Un siècle après les combats, la cavité où ont vécu, selon M. Chauwin, « 1.800 soldats allemands » puis des Poilus « du 64e régiment d’infanterie » et « des Américains de la 26ème division » semble être figée dans le temps. Les aiguilles d’un réveil rouillé se sont arrêtées: il était 09H15 au moment de l’impact, un jour de bombardement…

« Ici c’est un pot de graisse à canon, ça c’est du mortier anglais et là des godasses », inventorie-t-il au milieu de ce capharnaüm militaire, précisant que ce qui fut d’abord « une forteresse allemande » était équipée « d’un système de ventilation, de communication souterraine et d’électricité ».

La suite sur http://www.lepoint.fr/culture/sous-le-chemin-des-dames-le-tresor-oublie-des-soldats-artistes-de-la-grande-guerre-29-07-2017-2146696_3.php

1559/8 novembre: discussion et conclusion de l’armistice

Le 8 novembre 1918, dans un wagon, Foch, (…) dicte les conditions d’armistice (…)

source photo: https://www.akg-images.fr/archive/Le-8-novembre-1918–dans-un-wagon–Foch–(…)-dicte-les-conditions-d’armistice-(…)-2UMDHUQ3J2UM.html

Discussion et conclusion de l’armistice

La photographie prise dans la salle de Versailles quelques jours avant l’armistice montre le Conseil Supérieur de la Guerre en train d’entériner les conditions de cessation des combats élaborées, non sans d’âpres discussions, par la France, l’Angleterre et les Etats-Unis. Ce n’est qu’ensuite que les alliés de second rang, tels la Serbie ou le Japon (son représentant est en bas à gauche de l’image) sont conviés, pour la parade en somme. La fin des combats dépend dès lors du moment où des plumes seront trempées dans des encriers tels que ceux placés bien en évidence sur la table dans le wagon de Rethondes. Ce tableau semble de fait plutôt représenter le 8 novembre, date des premiers pourparlers, que le 11, jour de la signature. Celle-ci se fait en effet à 5 h 10 du matin, ce qui est en contradiction avec la lumière du jour observable en arrière-plan. Un texte de la main du général Weygand au sujet du 8 novembre 1918 donne par ailleurs des clefs de lecture compatibles avec cette représentation : « nous avions bien fait les choses. De leur wagon au nôtre, ils avaient une centaine de mètres à parcourir sur le sentier de la forêt. J’avais fait installer un caillebotis afin qu’ils pussent y marcher sans se mouiller les pieds au gazon humide (…) on m’avertit qu’ils arrivaient. Je descendis l’escalier du wagon, jusqu’à la dernière marche, pour les accueillir. Je les aperçus. (…) cet instant-là restera sans doute le plus émouvant de ma vie. Vous comprenez, n’est-ce pas ? Ces silhouettes muettes qui s’approchaient, c’était tout de même l’empire allemand et sa fortune » (Général Weygand, cité in Le 11 novembre, p.427). Son infortune, est-on tenté de rectifier à la vue des mines sinistres des membres de la délégation allemande… Foch, par contre, est mis en scène par l’artiste dans la position altière mais inflexible du chef de guerre victorieux. Archétypale de la posture de grand personnage historique, c’est manifestement déjà une préfiguration de sa statue, installée au même endroit le 26 septembre 1937.

la suite sur https://www.histoire-image.org/fr/etudes/novembre-1918-mettre-terme-guerre

8 Novembre 1918 Victor Jacquet dans la bataille de Guise (Aisne)

Il se trouvait debout dans son trou, prêt à aller chercher le ravitaillement, une rafale d’obus tomba et Renard poussa un cri, sa tête roula dans le ravin, il venait d’être décapité par les obus Boches.

Ses camarades de section jurèrent de le venger : aussitôt, ils formèrent un commando et partirent à la recherche de ses frères d’artillerie et des guetteurs, ils réussirent à les repérer et ils les encerclèrent et là ce fut le massacre, sans pitié. «Ces deux pièces étaient montées sur rail et cachées dans un souterrain c’était des 88 autrichiens, leurs guetteurs étaient perchés dans les arbres»

Le 6ème Bataillon était l’avant garde de la 1ère armée, Général Debenay. Il fallait attendre l’arrivée du gros de l’armée, l’artillerie, les chars d’assaut, les blindés, les tanks Renault, le génie, etc, etc. C’était toute une préparation à faire car c’était une grande Bataille qui allait se dérouler, peut être la dernière.

La nuit, nous allions creuser des trous individuel, en bordure de la rivière, le lendemain c’était des coups de mains, des sondages à droite et à gauche, partout nous trouvions une résistance acharnée mais résistance tenue par les grenades, Les F M, les mitrailleuses mais sans artillerie et sans aviation.

source: http://victor-jacquet-1895-1985.over-blog.com/8-novembre-1918-victor-jacquet-dans-la-bataille-de-guise

Journal du vendredi 8 novembre 1918

Une délégation allemande chargée de conclure l’armistice est arrivée sur le territoire français.
Nos troupes poursuivent l’ennemi sur un large front, entre la Sambre et la Meuse. Elles ont réalisé une avance qui chiffre parfois par dix kilomètres et libéré de nombreuses localités, avec leur population civile. L’ennemi a abandonné des canons et des prisonniers.
A l’est de la Sambre, nous atteignons les lisières des forêts de Nouvion et de Regnaval. Nous avons pris Fontaine-les-Vervin et Vervins. Au delà de la Serre, Hary et la Corière; plus à l’est, Montcornet, le Hocquet, Renneval, Doligny, Rozoy-sur-Serre. Au nord de l’Aisne, nous avons dépassé de douze kilomètres Château-Porcien. Rethel est tombée en notre pouvoir, ainsi que Dyonne, à 8 kilomètres au nord.
Les Anglais ont pris Cartignies et Marbaix, traversé la Sambre près de Berlaimont, occupé Aulnoye et son réseau de voies ferrées. Plus au nord, ils ont atteint et franchi la route d’Avesnes à Bavai. De vifs combats sont en cours dans cette région.
Les Canadiens, sur la gauche, ont pris Baisieux et Quiévrechain, à l’est de l’Escaut.
Les Américains ont progressé entre la Bar et la Meuse. Ils ont atteint les abords ouest de Mouzon et ont pris l’importante position de Raucourt.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1539/19 octobre 1918

Le dernier combat du 28e régiment d’infanterie

La suite du récit d’André Garanger.

Deuxième partie : 19 octobre, 10 h

« Si nous donnons aujourd’hui le récit d’un témoin, ce n’est pas parce que cette opération fut importante par son ampleur ou par ses résultats (le 28ième en a vu d’autres), mais parce qu’elle fut (qui pouvait s’en douter) la conclusion de 51 mois de cruelles épreuves qui coûtèrent à notre régiment près de 11.000 tués, blessés ou disparus. Des noms seront cités dont certains d’entre nous se souviendront peut-être.
Et aussi, comment ne pas obtempérer quand le rédacteur en chef du bulletin réclame de la copie ?
C’est précisément lui qui achemina, le 18 octobre 1918, une lettre qui disait notamment : « …Nous accueillerons, avec un certain plaisir, un moment de répit dans notre vie agitée. Depuis le 30 septembre, nous sommes engagés et nous avons tous besoin de faire un peu de toilette et de changer de linge. Mais tout cela ne vaudra pas la relève de la division que nous espérons prochaine. Par une température comme celle dans laquelle nous prenons nos ébats, il semblerait bon de passer quelques nuits dans un lit ; ce n’est pas que l’on dorme mal sur la terre, mais il y a mieux. Le matin surtout les pieds réclament un peu de chaleur… ».
La relève ! fuyant mirage, une fois de plus.

Dans la soirée, un ordre arrive : la division attaque le lendemain. Au 28ième R.I. ce sont les 1er et 2e bataillons qui sont de la fête et qui, par une nuit sans lune, s’en vont gagner leur base de départ. Première surprise pour la 2ième compagnie : le plan directeur n’est pas exact. Sur l’emplacement d’un petit bois qui doit la dissimuler il n’y a que … des fagots. Or l’heure H est 10 heures et jusque-là il faudra ne pas révéler notre présence à l’ennemi tout proche. Le mieux est de s’étendre sur le sol et d’essayer de dormir. Un « tuyau de cuisine roulante » annonce que l’ennemi doit décrocher pendant la nuit. Une patrouille (caporal Favreau) s’avance prudemment, est éventée, et fait jaillir une gerbe de fusée éclairantes et des rafales de mitrailleuses : le Boche est toujours là !

A H-2 : « Baïonnette au canon !». Des 155 éclatent sur la crête que nous devons atteindre, mais des coups sont courts : Cloarec est blessé.

10 heures ! C’est le drame. Au lieu d’arroser l’ennemi, des 75 tombent sur nous : Martin est blessé ; un obus vient de soulever un peu de terre à deux pas d’un chef de section, mais il a la bonne idée de ne pas éclater. Les hommes reculent.
Le capitaine Emo, qui commande la 2ième compagnie, se rendant compte de la situation, envoie à ses sections de première ligne l’ordre de ne pas attaquer, mais cet ordre de leur parvient pas.
En face, sur la crête, à 500 mètres environ, les Allemands nous mitraillent. Grandin (tireur FM) crie « je suis blessé ; j’ai les deux cuisses traversées ». Roy, son pourvoyeur, ne peut le remplacer : il a été tué sur le coup. A côté de lui, Lhotellier a subi le même sort.
Le « tir de couverture » s’éloignant, les sections avancent, par bonds, approchant de la crête d’où surgissent sept Fritz et un adjudant qui, levant les bras et, sans se faire prier, courent vers nos arrières.
Une double rangée de barbelés nous arrête ; nous nous couchons et sommes pris sous le feu de mitrailleuses, qui, à notre gauche, balayent le glacis où nous sommes. Le sergent Épinette est blessé peu gravement semble-t-il ; le caporal Louvel se porte à son secours ; il est alors blessé et Épinette s’affaisse, probablement achevé par la même rafale.

La suite sur: https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=54275

Belgique :dernière charge à cheval

Le 19 octobre 1918, le 1er régiment de Guides mène une charge contre les troupes allemandes dans le hameau de Burkel. C’est la dernière charge à cheval menée sur le front occidental.

Herpy l’Arlésienne attaquée (aisne)

Apparement , la crête qui court entre Chateau-Porcien, Herpy et vers Gomont , ne supporte aucun bloks…Il y avait des tranchées crenelées et bastionnées, et en plusieurs vagues paralléles  , étagées jusqu ‘ aprés la Serre , soit sur une profondeur de 12 à 15 km , parfois 20 km , les lignes étant  séparées de 500 mètres à un km, parallèles  ,suivant le terrain. Le 19 Octobre 1918, les Marsouins des 21e 22e 23e 24 e et 43 eme Régiments d’Infanterie Coloniale ont attaqué ce secteur , et la bataille a été trés dure et trés meurtriére. Aucun reste apparent dans les champs sur crête, qui surplombent la trés vaste vallée de l’Aisne., et les vallons , et les collines qui se succédent vers Banogne-Recouvrance, Saint Quentin le Petit , le tout en direction de la Serre, et de Rozoy sur Serre, but final de l’offensive d’Octobre 1918.
Read more at http://hindenburgardenn.e-monsite.com/pages/hundling-stellung-herpy.html#UDi74OXWfSfQj0qV.99

Journal du samedi 19 octobre 1918

Le recul allemand continue sur le front belge, entre la mer du Nord et la Lys. L’avance est de vingt kilomètres sur un front de plus de cinquante.
L’armée belge est entrée dans Ostende. La cavalerie est aux portes de Bruges. Elle a occupé également Ingelmunster.
La deuxième armée anglaise borde, au nord de Courtrai, la Lys, qu’elle a franchie au sud de cette ville, arrivant aux abords de Tourcoing.
Les troupes anglaises et américaines ont attaqué, sur un front de quinze kilomètres au nord-est de Bohain. A droite, l’avance est de trois kilomètres. Nos alliés ont traversé les hauteurs boisées à l’est de Bohain et ont pris Andigny-les-Fermes. Plus au nord, elles ont enlevé la ligne de la Selle. A gauche, elles ont nettoyé la partie est du Cateau.
Les troupes anglaises ont pris Douai. Lille a été encerclée et occupée.
Dans la région de l’Oise, les troupes françaises ont mené de vives attaques entre la forêt d’Andigny et la rivière. Elles ont progressé, enlevant le Petit-Verly, Marchavenne, atteignant les lisières nord de Grougy et d’Arsonville, ainsi que les abords d’Hauteville. Sur la rive gauche de l’Oise, nous nous sommes emparés de Mont-d’Origny. 1.200 prisonniers ont été faits.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1535/15 octobre 1918: le 28e Régiment d’infanterie dans l’Aisne

Explosion de l’atelier de chargement de Vénissieux

L’explosion de l’atelier de chargement de Vénissieux est encore plus terrible. L’incendie se déclare le 15 octobre 1918 vers dix huit heures trente, dans un bâtiment situé entre Saint-Fons et Vénissieux. Les flammes se propagent et, vers vingt deux heures quarante, touchent les magasins garnis d’explosifs. La déflagration est fulgurante, La Mulatière, Oullins, Pierre-Bénite croient voir venir un véritable holocauste: les murs cèdent, les vitres éclatent; même la ligne de chemin de fer Lyon-Grenoble est coupée. Heureusement, la première alerte, donnée rapidement, se produit à un moment où l’atelier de chargement est presque désert de ses ouvriers et permet aux habitants de Vénissieux et de Saint-Fons de se ruer en direction de la ville de Lyon. Les pompiers luttent plusieurs jours ; de nombreux obus éclatent au fur et à mesure de la propagation de l’incendie. On déplore deux morts et une centaine de blessés, parmi lesquels dix sept pompiers Lyonnais.

http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2003.duportal_c&part=75654

Le Corps Expéditionnaire Américain dans les Vosges

Deux unités de la 93rd Division furent présentes dans les Vosges du 14 octobre au 1er janvier 1919 : le 371st Infantry Regiment et le 372nd Infantry Regiment. Cette Division n’exista jamais en tant que telle mais fut en fait un amalgame de quatre régiments noirs et de régiments français. Cette unité était donc mixte pour deux raisons : elle était composée de soldats noirs, commandés par des officiers blancs ; ils étaient mêlés à des soldats français et étaient équipés de tenues et de matériel français. Le 372nd Infantry Regiment arriva à Ban-de-Laveline le 15 octobre 1918. A proximité de cette localité, le régiment perdit le 7 novembre un officier et 22 hommes qui tombèrent aux mains des Allemands. Le 17 novembre, le 372ndInfantry quitta Ban-de-Laveline pour Granges où il s’installa le 18 novembre, pour n’en partir que le 1erjanvier 1919. La 93rd Division perdit 42 hommes dans le secteur d’Anould, qu’ils occupèrent pendant près d’un mois, du 15 octobre au 11 novembre 1918.

source: http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/le_corps_expeditionnaire_americain_dans_les_vosges_partie2.html

Le 28e Régiment d’infanterie dans l’Aisne

15 octobre 1918

A 7 h du matin, le Bataillon Fages occupait les emplacements qui lui avaient été assignés pour l’attaque, dans la zone d’action du Régiment avec deux compagnies en 1ère ligne et 1 compagnie en réserve.
Le Bataillon Barbaud (Bataillon II) se trouvait en arrière de lui, dans la même formation.
Le Bataillon Duchénois (Bataillon III) en réserve de DI au Bois de l’Échelle.

A l’heure H, 12h15, le Bataillon Fages se portait à l’attaque, en liaison, à droite avec le 119e RI.
Au moment du départ, l’artillerie ennemie déclenche un tir de barrage assez violent en arrière du Bataillon Fages et ses mitrailleuses entrent en action.

A 13h30, les tirs de 1ères lignes sont arrêtés. Dans les petits bois au sud de la tranchée Dobroudja et ne peuvent plus progresser à cause du tir des mitrailleuses qui les prennent de face et sur leur flanc gauche.
Un tir d’artillerie est exécuté par le groupe [Gradet] sur les points 53.38 et 53.45.
Les engins d’accompagnement entrent en action.

A 15h40, la situation est la suivante :
Front occupé passant par les points 57.37 et 60.36 (renseignement passé par TSF).
Les tirs sont exécutés de nouveau en avant du front de la compagnie de gauche ce qui lui permet de réaliser une petite avance. La compagnie de droite est toujours soumise au tir de mitrailleuses ennemies et ne peut progresser.
Après renseignements reçus du Colonel commandant l’ID6 que la cote 118 et les bois de la Cote 121 sont occupés par le 119e, le commandant Fages reçoit l’ordre d’engager à droite dans le secteur du 119e, sa compagnie de réserve, de façon à prendre par l’Est les organisations de la tranchée Dobroudja et réduire les nids de mitrailleuses.
Cet ordre est exécuté et une compagnie du Bataillon de soutien (7e Compagnie) est mise à la disposition du commandant Fages pour remplacer sa compagnie de réserve engagée.
Ce mouvement permet à la compagnie de droite de progresser jusqu’à la tranchée Dobroudja et établit la soudure à droite avec les éléments de 1ère ligne du 119e RI.
La liaison est assurée à droite avec le 119e par les Bataillons I et II ; à gauche l’intervalle entre le 24e et le 28e étant trop grand, la compagnie de gauche du Bataillon II est prête à intervenir dans cet intervalle en cas d’attaque de l’ennemi ; cette compagnie est en liaison avec le Bataillon II du 24e et cherche la liaison avec le Bataillon I du 24e, en 46.39.

La situation à 22h15 est la suivante :
Front jalonné par les points 55.38 59.38 64.37. Liaison assurée avec le 119e à notre hauteur. Nous sommes au contact immédiat de l’ennemi et nous ne pouvons plus progresser à cause des tirs très nourris des mitrailleuses qui nous prennent de face et sur notre flanc gauche.
Les JD ont permis de réduire les nids de mitrailleuses pendant la progression.

1 officier blessé (sous-lieutenant Veillon (1).
Environ 20 tués ou blessés.

Les noms de hameaux français sont pittoresques

Le récit des avancées des armées permet au Figaro du 15 octobre 1918, de nous faire découvrir des hameaux français de 1918 aux noms très pittoresques.

«Les Ardennes, déjà entamées par Gouraud, et vers lesquelles inlassablement marchent les armées franco-britanniques, sont un des pays de France où les noms des hameaux et villages ont le plus de pittoresque; par exemple, […]

Dans un espace de deux ou trois kilomètres à peine, à droite de Vervins, on trouve la Nigaudière, l’Arbre-Joli, la Fosse-aux-Larrons, la Demi-Lieue, le Chaudron, la Grande-Denteuse, et… la Cour des Beauches.

Beaucoup plus au nord, Mal-Assise, fort bien placée cependant entre la Sambre et la forêt de Nouvion. À l’ouest de Rocroi, Mon-Idée et au nord, près de l’Escaillère, la Loge-Rosette.

Enfin, le camarade américain, qui nous signale ces noms (car le Français ne sait pas sa géographie!) nous montre, carte en main, que les soldats de Gouraud marchent droit sur la Paix (2 kilomètres est de Sissonne).» écrit Le Figaro du 15 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/15/26002-20141015ARTFIG00285-15-octobre-1918-les-noms-de-hameaux-francais-sont-pittoresques.php

Journal du mardi 15 octobre 1918

Nous avons pris la Fère. Laon a été également occupée et 6500 civils y ont été délivrés. A l’est de la Fère, nous bordons la rive sud de la Serre, jusqu’à la station de Combes.
Notre ligne passe par Couvron et Aumescourt, Vivaise, Aulnoy-sous-Laon, Gizy et Marchais. Plus à l’est, elle atteint les abords du camp de Sissonne.
Engagements nombreux entre les détachements britanniques avancés et ceux de l’ennemi, sur la ligne de la Selle. Les têtes de ponts de nos alliés ont été élargies.
Ils occupent un faubourg de Douai, Courelles-lès-Lens et Noyelle-Godault. Ils s’avancent vers le canal de la Haute-Deule, entre Douai et Vendin-le-Vieil.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1534/14 octobre 1918: photos prises le 14 octobre 1918

Photos prises le 14 octobre 1918

10/ Réf. : SPA 5 NS 231 Laon, Aisne, habitants libérés accueillant les troupes sur la route de Soissons. 14/10/1918, opérateur inconnu

Sur la route reliant Soissons à Laon, des habitants de la région accueillent les soldats de la 10e armée qui ont libéré l’Aisne de la 7e armée allemande du général Boehn.

SPA 5 NS 247 Laon, Aisne, Raymond Poincaré et le général Mangin. 14/10/1918, opérateur inconnu.

Laon libérée.-  Le général Mangin, chef de la 10e armée, accueille le président Poincaré à Laon pour fêter la libération de la ville.

SPA 333 M 5615 Pompey, Meurthe-et-Moselle, artilleurs américains sur la route de Pont-à-Mousson. 14/10/1918, opérateur Lavergne.

À 8 km au nord-ouest de Nancy, la 8e armée américaine du général Gerard avance dans une région restée relativement calme depuis le début de la guerre. À l’extrême est du front, des artilleurs du corps expéditionnaire américain rencontrent la population civile lors de la dernière offensive.

Dans le secteur de Bois-le-Comte, près de Toul, une cloche d’église est utilisée comme alarme en cas d’attaque aux gaz.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-10.pdf

Les trains circulent entre Reims et Epernay

Les premiers retours de Rémois dans leur ville commencent au lendemain du dégagement de Reims. Le 7 octobre 1918, le maire, Jean-Baptiste Langlet, ses deux adjoints, Jean de Bruignac et Emile Charbonneaux, ainsi que le commissaire de police Luchesse rentrent à Reims. A partir du 14 octobre 1918 les trains recommencent à circuler entre Epernay et Reims, ce qui facilite les retours. Les autorisations de revenir à Reims sont délivrées par l’autorité militaire, après avis et sous la responsabilité de l’administration municipale. En novembre 1918, 1 500 Rémois  ont obtenu le droit de rentrer. Ils sont 3 000 fin décembre. Les services municipaux reviennent à Reims le 16 décembre et sont hébergés à l’Ecole professionnelle de la rue Libergier ainsi qu’au 20 de la rue des Augustins dans les locaux de l’ancien petit séminaire. Chacun se loge comme il le peut.

source: http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/32-premiers-retours-et-deblaiements-le-reims-provisoire-7606.html

Sissonne (aisne)  est libérée

Le matin du 14, le 20ème RI allemand se trouvait groupé ainsi : devant la position, jusqu’à la lisière de la forêt 2,5 kilomètres au sud de La Selve, les avant-postes de la division sous le commandement du Major Von Stengel, composé d’une compagnie des I et III du 20ème régiment d’infanterie et du III du 5ème régiment d’infanterie, avec chacun 2 mitrailleuses, 4 cavaliers, 10 pionniers ; s’y ajoute une section du 6. /9. FAR. Dans le secteur de la division, le régiment avait placé le sous secteur de chaque côté de La Selve, à droite le 12ème, à gauche le 15ème. L’ennemi pénétra cette fois plus vite et plus énergiquement que d’habitude. Déjà à 16 heures, on avait eu l’impression, chez le commandant de l’avant-poste du sud de La Selve, qu’une attaque ennemie allait avoir lieu. A 19 heures, la 9ème compagnie (d’avant poste) annonçait qu’elle avait subi une attaque surprise dans la partie de la forêt au sud-ouest de La Selve par des forces supérieures en nombre et qu’après de lourdes pertes, elle opérait un retrait. A la suite de cette attaque et de nombreux mouvements de recul aux avant-postes du voisin situé à droite, le commandant de l’avant-poste fut contraint d’amener ses troupes près de La Selve.

Les français arrivent devant les avancées de la Hunding-Stellung. Cette position est occupée par la VIIème armée allemande. Une proclamation de cette armée, en date du 12 octobre, parle du rôle essentiel de la VIIe armée, « clé de voûte du front occidental ». Le haut commandement allemand, tout en envisageant une retraite éventuelle sur la Meuse, veut gagner une bataille défensive, « une victoire » sur la Hunding…

Le 5ème Corps d’Armée français arrive à 1 km du signal de La Selve.

la suite sur http://ville-sissonne.fr/camp.1418.combats.php

Mort de deux as canadiens

14 octobre 1918- John Edmund Greene, « As » canadien de la WW1, 15 victoires aériennes dont 4 en collaboration au sein du 10N Sqn du RNAS, puis du 210 Sqn du RFC, est abattu et tué à bord de son Sopwith « Camel » D3409 par des tirs anti aériens au dessus de la Belgique.

Claude Melnot Wilson, « As » canadien de la WW1,8 victoires aériennes dont 1 en collaboration au sein du 29 Sqn, toutes obtenues sur S.E.5a, est abattu et tué en combat aérien par un Fokker D.VII dans le secteur de Roulers, en Belgique.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1260.html

Décès d’un as américain

Howard Clayton Knotts, « As » américain de la WW1, 6 victoires aériennes au sein du 17th Aero Squadron, est abattu par des tirs venus du sol alors qu’il est en train de straffer des nids de mitrailleuses. Blessé au pied droit, il se pose derrière les lignes allemandes et abat cinq soldats allemands avant qu’il ne soit capturé.
Pendant son transfert en train vers Mons, il arrive a incendier plusieurs wagons, lesquels transportent des Fokker destinés au front. Quatre jours après son internement à Mons, il s’évade, mais est repris quelques heures plus tard. Il est alors transféré dans un camp de prisonniers à Soignies où il restera jusqu’à la fin de la guerre.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1260.html

Meuse-Argonne cimetière

Ce cimetière, d’une superficie de 52 hectares, fût établi le 14 octobre 1918 par le Service des Sépultures de l’armée US sur un terrain reprit par la 32e Division d’Infanterie US (DIUS).
Ce territoire fût concédé à perpétuité aux Etats-Unis par le gouvernement français afin d’y établir un lieu de sépulture permanent, sans taxes ni impôts.

14 .246 morts sont enterrés dans ce cimetière, en majorité tombés durant les opérations de la 1ère Armée U.S. du 26 septembre au 11 novembre 1918. En 1922, les corps enterrés dans des cimetières temporaires de la région mais aussi des Vosges et de l’Allemagne occupée, furent rapatriés ici pour une sépulture définitive. Beaucoup de ceux qui moururent à Archangel, Russie, furent également enterrés dans ce cimetière. Parmi les tombes, 486 sépultures abritent les restes de soldats qui n’ont pu être identifiés.

source: http://www.campiste.com/fr/point-interet/410919-meuse-argonne-american-cemetery-and-memorial-cimetiere-et-memorial-americain-meuse-argonne

Journal du lundi 14 octobre 1918

La bataille engagée en Champagne le 26 septembre s’est terminée par une défaite complète de l’ennemi. La 4e armée a achevé de libérer la boucle de l’Aisne en réoccupant trente-six localités.
La 5e armée, à la gauche, a poursuivi l’ennemi en retraite, franchi la Retourne, et progressé d’une dizaine de kilomètres.
Nous tenons Vieux-lès-Asfeld et Asfeld-la-Ville, ainsi que les lisières sud de Blanzy. Nous avons franchi l’Aisne de vive force à Guignicourt et à Neufchatel.
Les Anglais, à l’ouest de Solesmes, progressent vers la Selle et ont enlevé quatre villages. Ils approchent du canal à l’ouest de Douai. A l’est de Lens, ils tiennent Montigny, Harnes et Aunay.
L’Allemagne a répondu à l’Amérique. Sa réplique constitue une première capitulation en ce qui concerne les conditions wilsonniennes

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1531/11 octobre 1918: combats de Sissonne (Aisne)

Combats de Sissonne (Aisne)

11 octobre 1918 :-La position d’arrière-garde des troupes allemandes située entre la ferme Fleuricourt et La Malmaison fut montée dans la nuit du 10 au 11 octobre 1918. Le passage de la masse de la division allemande dans la position Hunding eu lieu sans incidents.

12 octobre 1918 :-Les troupes de l’arrière-garde allemande purent alors aussi évacuer leur position et en s’éloignant lentement, suivis par l’ennemi hésitant, s’installer derrière la position Hunding, où ils arrivèrent au petit matin du 14 octobre. Les commandos allemands spécialistes des explosifs étaient partout au travail. Nous ne pouvions pas laisser à l’ennemi dans ces régions que nous quittions nos installations parfaites et les précieuses réserves. Donc la ligne Laon-Roberchamp fut détruite, les camps de troupes et les hangars pour ballon tombèrent, des outils pour scier et de grandes réserves de combustibles furent réduites à néant.

13 octobre 1918 :-Le 5ème Corps d’Armée français, commandé par le Général Guillaumat, en échelon et à gauche a marché sur la ligne La Selve-Bois des Vuides-Granges.

A la pointe du jour, le 1er bataillon du 24e RI français franchit les lignes et, prend à son compte la progression en direction générale de Sissonne. De la cavalerie aide au mouvement. Des tirs de mitrailleuses au nord de la Maison-Bleue, puis aux Thuillots, arrêtent un instant la progression; mais les résistances sont réduites par débordement, et, au soir, la 1e compagnie occupe le bois bas au sud de Sissonne; la 2e compagnie la prolonge à droite dans des trous individuels. Le commandant Grammont se place au sud de la cote 109, dont la 3e compagnie occupe les pentes. La liaison est très précaire avec le 28e RI à droite; elle est assurée avec le 328e RI à gauche. Le 2e bataillon est au sud des Thuillots, et le 3e bataillon à la Maison-Bleue. Les ravitaillements sont difficiles dans une zone où l’ennemi a multiplié les destructions, des entonnoirs de mines ont remplacé tous les carrefours.
Dans la nuit du 12 au 13 octobre, le 28e RI français reçoit l’ordre d’Opération n° 324 de la 6e Division d’Infanterie qui porte reprise du mouvement en avant pour le 13 au lever du jour. A 10 heures, les compagnies de tête du Bataillon Barbaud marchent sur le bois de l’échelle. Des avions allemands ne cessent de mitrailler les premières lignes, les mitrailleuses boches sont très actives et nombreuses dans le bois de l’échelle et dans le nord de Fleuricourt. La progression est lente, un tir d’artillerie est demandé sur la côte 109 et sur la côte 120. A 11 heures le deuxième objectif est atteint, les éléments de tête sont sur les pentes de la côte 109.
L’objectif final à atteindre est la route Sissonne-La Selve. Le bataillon Barbaud, toujours en tête, trouve au bois de l’Échelle une vive résistance, qu’il réussit à vaincre, après quatre heures de rude combat, grâce aux manoeuvres débordantes habilement menées, à la ténacité et à l’élan des poilus stimulés par le succès des attaques précédentes. La compagnie Brochu se distingue spécialement dans cette lutte pied à pied.
A 17 heures 45, le Bataillon Barbaud occupe la côte 109 et la côte 120, en progressant vers le troisième objectif. Le Bataillon Pagès occupe le bois de l’échelle. Le bataillon Duchénois se porte vers la lisière sud du bois de l’échelle. A 17 heures 50, le 119e RI ayant été gêné dans sa progression par des mitrailleuses, le 28e RI reçoit l’ordre de s’établir sur la route Sissonne-La Selve, puis de dépasser cet objectif et de venir s’établir sur la route Sissonne-Lappion, face au nord-ouest. Mais cette opération ne peut se réaliser en raison…
À 19 heures, le bataillon Barbaud est arrêté à 1.500 mètres de son objectif final ; l’ennemi s’est fortement retranché, des feux de mitrailleuses très nourris et un violent barrage empêchent toute progression.

la suite sur http://ville-sissonne.fr/camp.1418.combats.php

(suite) Warmeriville libérée (Marne)

Le 11 _octobre : notre infanterie est à 500 mètres de Warmeriville et Isles et l’artillerie est déployée aux environs de Lavannes et Caurel. Au petit jour, les 23ème et 7ème R.I.C s’emparent de la ligne Boult – Isles. L’ennemi recule : 1s 62ème Bataillon de Sénégalais attaque en direction de Warmeriville. Les premiers éléments passent la Suippe au Pré et entrent dans le village vers 10 heures, ne trouvant que des ruines, des morts rt des blessés; ils fo n t quelques prisonniers. Le bataillon avance alors jusqu’à la Retourne. Le11au soir, les éléments de tête sont stoppés aux abords d’Heutrégiville par de violents feux d’artillerie et de mitraiIleuses . Le 12 au matin les troupes se lancent à l’assaut de ce village mais ne rencontrent que de faibles résistances, les Allemands ayant évacué la position pendant la nuit. A la suite de ces combats, le 62ème bataillon de T.S. fut cité à l’ordre de l’armée, et reçut la fourragère aux couleurs de la croix de guerre. Voici un extrait de la citation : « Bataillon d’élite, a combattu presque sans repos, gardant en toutes circonstances le moral le plus élevé, et le plus grand mordant, notamment dans la région de Sillery – Cernay où il eut à subir de violents bombardements explosifs et toxiques. Dans la poursuite a combattu vaillamment à Warmeriville, aux passages de la Suippe, près de Bazancourt et sur la Hunding – Stelland au nord de l’Aisne ».

source: http://www.warmeriville.fr/expo1418/_media/liberation-lg.pdf

Journal du vendredi 11 octobre 1918

Les Anglais, sur le front entre Saint-Quentin et Cambrai, ont fait plus de 10000 prisonniers et capturé de 100 à 200 canons. Vingt-trois divisions ennemies étaient engagées sur ce front. Leurs troupes ont avancé sur tout le front entre Somme et Sensée, et largement progressé vers l’Est. Ils ont atteint la ligne Bohain-Busigny-Caudry-Cauroir.
Sur notre front, les Allemands ont dû se replier au sud et au nord de Saint-Quentin.
Nous avons pris Etaves, Beautroux, Fonsomme, Fontaine-Notre-Dame, Maisy, Mézières-sur-Oise, progressé de 8 kilomètres, capturé 2000 prisonniers. Au nord de l’Arnes, nous tenons Cauroy. Dans la vallée de l’Aisne, qui a été franchie, nous avons Montcheutin. 600 prisonniers ont été faits.
Les Américains ont occupé les hauteurs de l’Argonne au sud de Marcq et rejoint nos troupes à Lançon, en faisant 2000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html