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Du 21 au 23 octobre cérémonies du centenaire de la bataille de La Malmaison (02)

Centenaire de la bataille de La Malmaison

La bataille de la Malmaison, du 23 au 25 octobre 1917, est une étape clé dans les affrontements du Chemin des Dames car c’est enfin une victoire française après le désastre de l’offensive Nivelle du printemps 1917.

Pour limiter les pertes en hommes, la stratégie voulue par Pétain se concentre sur des objectifs ciblés qui font d’abord l’objet d’une intense préparation d’artillerie. Les jours précédant l’assaut du 23 octobre, le déluge de feu s’abat sur les positions allemandes ne leur laisse aucun répit. 36 chars Schneider et 28 Saint-Chamond sont également mobilisés lors de l’assaut. Les objectifs tombent un à un : Laffaux, Allemant puis le fort de la Malmaison lui même, pris par un bataillon du 4e Zouaves. Toutes les positions allemands sont alors à portée de canons. Chavignon et Pargny sont conquis le 25 octobre. Pris à revers, les Allemands doivent quitter leurs positions sur la crête du Chemin des Dames, 11 000 d’entre eux sont faits prisonniers et une centaine de pièces d’artillerie sont également prises à l’ennemi.

Un camp de reconstitution et des démonstrations d’artillerie de 1917

Les canons, les chars et l’aviation ont été déterminants dans cette victoire : le camp de reconstitution installée pour les commémorations sera l’occasion d’assister à de nombreuses démonstrations de matériels militaires de l’époque organisées par les troupes de reconstitution et la société H-Events. Parallèlement, l’association de Chavignon « Culture et Histoire autour du Vignon » propose du 22 au 29 octobre une grande exposition baptisée « 23 octobre 1917, victoire de la Malmaison » dans les locaux de la mairie.

Accès libre et gratuit à l’ensemble des manifestations.

LE PROGRAMME

Samedi 21 octobre 2017

10h : Ouverture du camp de reconstitution au public et du bureau de poste provisoire « premier jour » pour le timbre commémoratif. (Parking visiteur, RD 18, Fort de La Malmaison, près du cimetière allemand, Chavignon)
11h : Démonstration de tirs au canon et du char Saint-Chamond
14h : Départ de la marche commémorative depuis le fort de La Malmaison (3,5 km à pied par la route, retour au fort en bus)
15h30 : Arrivée de la marche et cérémonie au monument des chasseurs à Chavignon (RN2, sortie du village en direction de Laffaux). 
16h : Visite de l’exposition sur la bataille de La Malmaison à la Mairie de Chavignon
16h30 : Retour au fort de La Malmaison, départ en bus place de la marie de Chavignon
17h : Démonstration de tirs au canon et du char Saint-Chamond

Dimanche 22 octobre 2017

10h30 : Cérémonie commémorative du centenaire de la bataille de La Malmaison, près des ruines du fort de La Malmaison
11h30 : Démonstration de tirs au canon et du char Saint-Chamond
14h-17h : Visites guidées gratuites des ruines du fort de La Malmaison
15h : Démonstration dynamique de canons, char et infanterie française de 1917.

Visites guidées gratuites des ruines du fort de La Malmaison
samedi 21 et dimanche 22 octobre de 14h à 17h avec les guides de la Caverne du Dragon – Musée du Chemin des Dames.
Rendez-vous à l’entrée du fort, sous le barnum, RD 18, fort de La Malmaison, Chavignon (02000).

EXPOSITION : 23 octobre 1917, la victoire de la Malmaison
Du 22 au 29 octobre 2017, de 13h à 18h, à la mairie de Chavignon (02000).
Entrée : 2€/ gratuit – 12 ans
Organisée par l’association de Chavignon « Culture et Histoire autour du Vignon »

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1156/2 octobre 1917: le journal de Paul Landowski

Le journal de Paul Landowski

2 octobre [1917]

Retour de Châlons[-sur-Marne][1]. Très agréable impression. État d’esprit très bon. Revu cet excellent Jallot, toujours aussi vibrant. C’est un gaillard.

6. 7. 8. 9 [octobre 1917]

Présent par Guirand [de Scévola] au général Pétain. Je l’ai attendu un moment dans la grande salle du château de Compiègne. Homme très vigoureux, visage franc, clair, vif. Au point de vue sculptural, quelconque. C’est une tête de général ! Pourvu qu’il vaille vraiment ce qu’on en dit.

10 [octobre 1917]

Dîner rue de l’Université chez mon beau-père avec Georges Leygues et M. Delavigne. On a remué toute cette boue qui s’étale aujourd’hui dans les journaux. Il a été dit que :

1. Humbert, Monnier, Caillaux ne se sortiraient pas de cette histoire ;

2. Que Daudet dans sa déposition avait dit des choses les plus graves ;

3. Que Turmel entraînerait dans sa chute douze de ses collègues.

Je verrais si les faits confirmeront ces renseignements.

Georges Leygues est vieilli, grossi. Il parle avec mesure et modestie de ces histoires d’argent. C’est l’affaire Chauchard qui le rend modeste, certainement.

11 [octobre 1917]

Haseltine m’a dit que les Américains partaient pour une guerre excessivement longue ! Il m’a dit aussi qu’aujourd’hui ils avaient en France plus d’hommes qu’ils ne comptaient en avoir en décembre prochain. Ils auront 2 000 000 d’hommes au printemps, paraît-il. Les Américains ont installé leur section rue Girardon, à Montmartre, au Moulin de la Galette. En y allant, tout à l’heure, j’ai reconnu tout à coup que c’était la rue où habitait Mitrecey. J’ai évoqué ce temps lointain. Alors, j’étais en philosophie. Notre oncle Paul vivait encore. Le dimanche je venais là, je soutenais le bras d’un modèle qui posait. C’était l’année où Mitrecey a eu son prix de Rome. Le souvenir de ce grand et beau garçon m’est resté très présent. J’avais pour lui une admiration sans borne. Quand il a eu son prix de Rome il me fit remarquer qu’il l’avait obtenu sept ans après sa sortie du collège. Je me fixais la même limite de temps. Le hasard se fait qu’il en fut ainsi. Mais c’est en vain que j’ai cherché le jardin et l’atelier. Tout est sens dessus dessous. On a bâti d’énormes maisons. D’un passé si récent il ne reste plus rien. Mitrecey est mort. Le cadre est tout transformé. Et moi, en uniforme ! ayant réalisé une bien petite partie de mes espoirs d’alors, je promenais dans ce Montmartre nouveau la nostalgie d’un moment.

source: http://journal.paul-landowski.com/node/271

Le journal de la Huronne

2 octobre 1917. Ce soir, dans un dîner, un jeune capitaine, couvert de décorations, conta ceci :

— Un de mes soldats voulut passer à l’ennemi. Il fut pris et jugé par un régiment voisin. L’exécution était certaine, inévitable. J’obtins de voir cet homme. Je lui donnai un revolver et cinq minutes pour se tuer. Ainsi, on pourrait écrire à sa vieille mère qu’il était mort glorieusement. Je le laissai seul. Les cinq minutes écoulées, je le trouvai en larmes, disant qu’il ne pouvait pas… Je lui donnai encore trois minutes. Ce temps passé, il vivait encore. Je l’ai tué.

4 octobre 1917. Le scandale continue. À la Chambre, à la demande de Malvy et de l’assemblée, Painlevé a lu une lettre de Léon Daudet au président de la République, où il accuse Malvy d’avoir prévenu l’ennemi de l’attaque du 16 avril et d’avoir fomenté les mutineries de mai. En temps de paix et de raison, on sourirait de ces charges énormes. Dans le délire universel on les discute sérieusement. Déjà, au Sénat, à la fin de juillet, Clemenceau, jouant avec les mots, avait accusé ce ministre de « trahir les intérêts de la France ». Certes, en réglant depuis trois ans les conflits ouvriers dans un sens qui n’était pas toujours favorable aux intérêts patronaux, Malvy a dû s’attirer des haines furieuses. Mais surtout, les partis les plus ardents à prolonger la guerre se rencontrent et s’unissent pour lui reprocher de n’avoir pas combattu assez énergiquement le pacifisme. Au fond, c’est toujours le même antagonisme, le même procès.
9 octobre 1917. À Paris, on semble accepter le quatrième hiver de guerre plus docilement encore que le troisième. La vie est plus intense que jamais. Les revues théâtrales, fort à la mode, étalent des titres comme : la Revue excitante, la Revue des Mollets. Tout regorge, tout s’enlève, tout s’arrache, malgré la hausse folle. Le profiteur pullule. La plupart de ces frais enrichis sont grisés par la facilité de gagner, de dépenser, de jouir. Nouveaux venus à la fortune, ils ne l’exercent pas avec cette décence prudente, cette générosité discrète qui seules pourraient l’excuser.

Et quelle inconscience… Observez ce dîneur de restaurant. Il poivre, il citronne, gobe ses marennes, les arrose d’un sauternes doré et, clappant de la langue, entre deux lampées, déclare : « Ah ! ce sont ces cochons de Russes qui ne vont pas… »

Cela finit par sembler tout naturel. Mais, à la réflexion, n’est-ce pas effroyable, ces gens qui nagent dans la sécurité, dans le bien-être et qui, tout en gobant de fines huîtres, se plaignent sévèrement que les paysans russes ne se fassent pas assez tuer ?

16 octobre 1917. « La Victoire ? Nous l’avons. » Cette parole d’espérance, c’est Briand qui l’a prononcée aujourd’hui à la Chambre. Que de chemin parcouru depuis dix mois juste, depuis le jour où, du haut du pouvoir, il repoussait du pied les propositions de l’Allemagne et flagellait la paix d’épithètes infamantes.

Donc, il le reconnaît : la paix est possible. Dès maintenant, on pourrait régler honorablement l’affreux conflit. Les Alliés n’ont-ils pas des gages : ces colonies, si précieuses aux Allemands, et dont on ne parle jamais, par je ne sais quelle mystérieuse discrétion ? Les Alliés n’ont-ils pas conservé la liberté des mers, malgré l’extension de la guerre sous-marine ? N’exercent-ils pas un blocus que le concours américain va resserrer encore ? N’ont-ils pas pour eux le nombre ? S’ils restent unis dans la paix, leur supériorité économique, brandissant la menace du boycottage, ne peut-elle pas tout obtenir des Allemands, qu’on dit avant tout soucieux de placer leurs marchandises ? N’ont-ils pas brisé en fait le fameux militarisme prussien, puisque cette lourde machine de guerre, préparée, montée pendant un demi-siècle, reste embourbée depuis trois ans, vaine et stupide ?

Non, non. On repoussera la paix. Pourquoi ? Ah ! sans doute parce que ceux qui mènent la guerre n’en pourraient pas encore tirer tous les avantages — mines, voies ferrées, pétroles, tarifs, annexions, indemnités — qu’ils se sont promis les uns aux autres.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Octobre_1917

 

Le 28e RI au sud de Saint-Quentin

2 Octobre 1917 (mardi) SPA. 57. 2219
Reconnaissance du 2e Bataillon et de la CM3.
Dans la nuit du 2 au 3, le 2e Bataillon moins la CM2 relève le 1/24 dans le CRB.
La CM3 relève la CM2 du 24e I dans le CRA.
Sans incident.
3 Octobre 1917 (mercredi) SPA. 57. 2202
Reconnaissance de l’État major du Régiment, du 3e Bataillon et de la CM3.
Dans la nuit du 3 au 4 octobre, l’EM du Régiment et la CHR relèvent les éléments correspondants du 24e I. PC Jeanne d’Arc.
Le 3e Bataillon relève le II/24e dans le CRA.
La CM2 relève la CM1 du 24e dans le CRB.
Le 3e Bataillon du 24e reste en réserve de sous-secteur.
PC : Bara. 2 compagnies à la cote 88. 2 compagnies à la station.
Le 1er Bataillon du 28e non reconstitué reste en réserve de CA.
PC : Artemps.
1 Compagnie : Artemps (à l’instruction).
3 compagnies : Grand Séraucourt. Travaux sur la ligne des réduits de la ligne intermédiaire. Pas d’incidents au cours des diverses opérations de relève.
Commandant Maestracci, évacué malade.
4 Octobre 1917 (jeudi) SPA. 56. 2185
Le lieutenant-colonel De Gouvello commandant le 28e I prend à 8 heures le Commandement du sous-secteur Jeanne d’Arc.
Ce sous-secteur est limité :À l’Est par :

le bois du Sphinx, exclus.
Le Carrefour Est du Pontclu : le Pontehu inclus.
La cote 109. la station d’Essigny (ces points inclus).
Liaison à droite avec le 262e I.

À l’Ouest par :

la route d’Essigny. Pire-Aller, exclus.
Point 100 m à l’est du carrefour de la Carrière 62.point 015-37-point 92.31.
Liaison à gauche avec le 119e RI (voir Croquis)

Il est partagé en deux centres de résistances.
CRA à l’Est.
CRB à l’Ouest.

Occupation le 4 matin

source: http://vlecalvez.free.fr/JMO_octobre1917.html

Journal du mardi 2 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, actions d’artillerie assez vives dans les secteurs de Laffaux, d’Ailles et dans la région entre la Miette et l’Aisne.
Au nord de Braye, un de nos détachements, composé d’un officier et de douze hommes, a exécuté un coup de main sur une tranchée adverse et ramené sans avoir subi de pertes, 13 prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont prononcé une attaque entre le bois le Chaume et Bezonvaux. Un combat acharné s’est engagé dans nos éléments avancés où l’ennemi avait réussi à pénétrer et s’est terminé à notre avantage. Notre ligne est rétablie. Nous avons fait 15 prisonniers.
Sur le front belge, nos alliés ont été bombardés dans les régions de Ramscapelle, de Oerscapelle et de Knoske. Les batteries belges ont vigoureusement riposté.
En Macédoine, nous avons exécuté des tirs de destruction sur les batteries ennemies dans la boucle de la Cerna et au nord de Monastir. L’armée britannique de Mésépotamie a remporté un grand succès à Ramadié, à l’ouest de Bagdad, capturant plusieurs milliers de prisonniers, dont le chef des troupes turques.
Les Italiens ont repoussé une série d’offensives autrichiennes sur le plateau de Bainsizza. Le chiffre des prisonniers faits par eux monte à 2019, dont 63 officiers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

1149/25 septembre 1917: avant l’attaque de La Malmaison (Aisne)

Journal du mardi 25 septembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, la lutte d’artillerie s’est poursuivie très vive dans la région Braye-Cerny-Hurtebise. Nous avons repoussé un coup de main sur nos petits postes au nord de Braye-en-Laonnois.
Sur la rive droite de la Meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont attaqué nos tranchées au nord du bois le Chaume, sur une étendue de 2 kilomètres. Menée par quatre bataillons, appuyée par des troupes spéciales d’assaut, l’attaque a été désorganisée par nos feux et a été impuissante à aborder nos lignes sur la plus grande partie du front attaqué. Dans quelques éléments de tranchée, au centre, où l’ennemi avait réussi à prendre pied, un violent combat s’est engagé qui a fini à notre avantage. Nos soldats ont infligé de lourdes pertes à l’adversaire et sont restés maîtres de leurs positions. Au même moment, deux attaques secondaires, prononcées l’une au nord de Bezonvaux, l’autre au sud-est de Beaumont, subissaient également un sanglant échec, grâce à la vaillance de nos troupes, qui se sont portées avec fougue au devant de l’assaillant. Nous avons encore repoussé deux tentatives.
Sur le front de Macédoine, canonnade active sur le Vardar et dans la boucle de la Cerna.
Une attaque bulgare, qui avait pris pied à l’est de lac Prespa, a été chassée de la position par une contre-attaque.

Avant l’attaque de La Malmaison (Aisne)

24 septembre 1917.-Le 3e bataillon du 149e R.I. continue son mouvement. Il quitte Chaudun pour venir cantonner à Ancienville. Deux hommes sont blessés au 149eR.I..

25 septembre 1917.-Le soldat Joseph Auguste Leclerc est tué près de la ferme Volvreux.

26 septembre 1917.-Le plan est élaboré pour organiser le terrain conquis durant l’offensive projetée.

27 septembre 1917.-le 1er bataillon du 149e R.I. est relevé par le 3e bataillon du 170R.I.. Il va s’installer à Septmont.

La suite sur http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2017/09/15/35664154.html

 

Rassemblement de troupes allemandes sur la place Verte en 1917 à Haluin (Nord)

Rassemblement de troupes allemandes sur la place Verte le 25 septembre 1917.

Sur la gauche, la Maison Demmestère. Sur la place le kiosque en bois,démoli,

 a été remplacé par un kiosque en acier reposant sur un socle en maçonnerie.

Dans le fond, nous apercevons les grandes maisons de la rue de Lile, la cheminée du tissage

Lemaitre-Demmestère et sur la droite, les maisons de la rue saint Vincent de Paul. La rangée actuelle

des maisons de la rue Marthe Nollet ont été construites vers 1923-24 avec l’aide de la loi Ribot.

1144/20 septembre 1917: le cimetière militaire provisoire français du parc du château de Soupir (Aisne)

 Le cimetière militaire provisoire français du parc du château de Soupir (Aisne)

Le cimetière est situé dans la partie sud-est du grand parc du château de Soupir. Le plan a été terminé et certifié conforme par un officier d’état civil en date du 20 septembre 1917 (fig. 1). L’emplacement des tombes est dessiné à l’encre noire et tracé à la règle. Au sein de chaque sépulture est inscrit, toujours à l’encre, le nom de famille, le grade en abrégé pour les officiers et sous-officiers, le numéro de régiment et la compagnie.

Le registre faisant l’inventaire des sépultures comporte plusieurs colonnes correspondant aux informations suivantes : le nom et le prénom, le grade, le corps d’armée, la classe, le numéro de matricule, le bureau de recrutement, la date de décès, le lieu d’inhumation, le numéro de tombe. Ces données sont précieuses pour comprendre le mode de fonctionnement du cimetière, sa chronologie et ses relations avec les événements militaires du secteur.

La gestion du cimetière

La réalisation de ce cimetière se divise en deux grandes périodes, en relation avec les opérations militaires du secteur (fig. 2). D’août 1915 à juillet 1916, période relativement calme, nous avons 84 sépultures. Puis l’activité du cimetière s’interrompt jusqu’au premier trimestre de 1917, où 7 soldats sont alors inhumés. Puis, c’est l’offensive du Chemin des Dames à partir du 16 avril 1917, avec 264 inhumations en 4 mois. Les rangées n° 1 et n° 2 se distinguent des autres par des tombes plus larges et plus espacées. Nous avions pensé dans un premier temps qu’il puisse s’agir d’un lieu réservé à des soldats hiérarchiquement plus élevés. L’étude des dates de décès indique qu’il s’agit en fait des deux  premières rangées du cimetière, réalisées en 1915, alors que ce secteur du front était relativement calme. La proportion d’officier n’y est pas supérieure par rapport aux autres rangées (fig. 3). Mais dans le détail, en croisant les données relatives aux dates, aux grades et aux unités de combat, on décèle une volonté de mettre en valeur un groupe particulier.  Ainsi, l’extrémité orientale de la 1ère rangée n’a pas été complètement occupée en 1915. L’extension du cimetière s’est réalisée en implantant de nouvelles rangées vers le nord (rangées n° 3 et n° 4). L’extrémité orientale de cette 1ere rangée est occupée par des sépultures du 1er semestre 1917, où reposent des soldats d’unités particulières, des chasseurs à pied des 19e, 29e et 61e bataillons (BCP). En affinant un peu plus l’analyse, on peut constater que parmi eux, on trouve deux officiers du 61e BCP, décédés 4 juin 1917. Il y a donc là un traitement particulier qui tend à refléter dans la mort des relations hiérarchiques.

La fouille des sépultures

Dans le temps imparti à la fouille, il n’a pas été possible d’intervenir sur toutes les sépultures. Seules quarante-trois d’entre elles ont été examinées finement afin de savoir ce qu’il pouvait rester dans les tombes à la suite des exhumations d’après-guerre. Aucun corps entier n’a été retrouvé, mais la présence de nombreux ossements épars pose des questions sur les méthodes de transfert des défunts (fig. 4 et 5). Les deux premières rangées du cimetière se trouvant dans un secteur assez humide, le bois des cercueils est bien conservé et plusieurs ont été retrouvés en place (fig. 6). Cette découverte implique que l’exhumation a été réalisée en procédant à l’ouverture du couvercle, au prélèvement du corps, et à son dépôt dans un nouveau cercueil en vue de la réinhumation. Outre les ossements, de nombreux objets personnels ainsi que des restes d’équipement et d’uniforme ont été découverts.

source: http://Le cimetière militaire provisoire français du parc du château de Soupir

Passchendaele (Pas-de-Calais): l’autre crête de Vimy des Canadiens

La bataille de la route de Menin

En septembre, Ludendorff ne considérait pas que les choses allaient s’améliorant :

« Après une période de calme profond à l’ouest, qui en amena plusieurs à croire que la bataille des Flandres était terminée, un autre terrible assaut eut lieu contre nos lignes, le 10 septembre. Le troisième acte sanglant de la bataille venait de commencer. Le gros de l’attaque était dirigé contre la ligne Passchendaele-Gheluvelt.

L’assaut ennemi du 10 [septembre] réussit, démontrant la supériorité de l’attaque sur la défense. Le succès de l’offensive reposait sur la puissance de l’artillerie, mais aussi sur le fait que nos attaques n’avaient pas infligé assez de pertes à l’infanterie adverse lorsqu’elle se rassemblait et surtout au moment même de l’assaut4. »

Les Britanniques avaient maintenant 1 295 pièces d’artillerie en place, soit une à tous les cinq mètres de front, afin de pilonner les positions allemandes. Le 20 septembre 1917 s’amorça la bataille de la route de Menin. Ludendorff écrivit plus tard : « À l’évidence, les Anglais essayaient d’atteindre le terrain surélevé entre Ypres et la ligne Roulers-Menin, qui donnait une vaste perspective dans les deux directions. Ces hauteurs étaient aussi exceptionnellement importantes pour nous, car elles nous procuraient des postes d’observation au sol tout en nous couvrant, dans une certaine mesure, des regards hostiles5. » En l’occurrence, les Britanniques subirent 21 000 pertes contre cette ligne de front allemande quasi permanente, appuyée par une artillerie pointée sur le no man’s land. Par la suite, vague après vague de contre-attaques allemandes déferlèrent sur les positions britanniques, mais les troupes alliées parvinrent à tenir les 1 500 mètres de terrain qu’elles avaient capturé au début.

D’après Ludendorff, les attaques britanniques affaiblissaient les Allemands : « Un autre assaut anglais fut refoulé le 21 [septembre], mais le 26 fut une journée de durs combats, s’accompagnant d’une série de circonstances pouvant entraîner des pertes dans nos rangs. Nous pouvions peut-être supporter la perte de terrain, mais la réduction de notre force de combat n’en était que plus lourde6. » Les Britanniques progressèrent vers la pointe sud-ouest du saillant d’Ypres dans le cadre d’une action connue sous le nom de bataille du Bois du Polygone. Du 26 septembre au 3 octobre, les troupes britanniques gagnèrent 2 000 autres mètres de terrain en avançant sur le bois du Polygone et sur Broodseinde. Au prix de 30 000 autres pertes, les Britanniques se trouvaient alors immédiatement sous la crête de Passchendaele – et sous le feu de l’artillerie allemande. Il devint alors impératif de capturer la crête, et ce, rapidement.

Journal du jeudi 20 septembre 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont attaqué un saillant de nos lignes à l’ouest de la ferme Froidmond. Après un court et violent combat, nous avons rejeté l’ennemi d’un saillant de tranchée dans lequel il avait pris pied.
De notre côté, nous avons effectué un coup de main dans la région du Four-de-Paris, infligé des pertes à l’ennemi et ramené du matériel. Canonnade intermittente sur le reste du front, vive et soutenue en Champagne, dans la région de Souain et du Téton.
L’artillerie belge a exécuté de nombreux tirs sur les lignes de communications allemandes en représailles d’autres tirs exécutés par l’ennemi dans les secteurs belges. Lutte de bombes aux abords de Dixmude. Sur le front britannique, vive activité des deux artilleries dans le secteur d’Ypres. Les appareils d’artillerie ont continué leur travail en dépit des conditions atmosphériques très défavorables. Un avion allemand a dû atterrir, désemparé, mais deux avions anglais ne sont pas rentrés.
En Macédoine, canonnade dans la boucle de la Cerna et dans la région montagneuse, à l’est de cette rivière. Dans la région des lacs, un détachement français a pris une hauteur sur la rive ouest du lac d’Okrida. Une attaque bulgare a été repoussée à l’ouest du lac de Prespa.
Les Italiens ont fait 200 prisonniers dans le val Sugana.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1137/13 septembre 1917: avec le 4 ème régiment d’Infanterie à Juvincourt (Aisne)

Journal du jeudi 13 septembre 1917 à travers Le Miroir

Aucune action d’infanterie. Activité moyenne de l’artillerie sur la plus grande partie du front, plus marquée en Belgique et sur la rive droite de la Meuse.
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes. Dix autres appareils ennemis sont tombés dans leur ligne gravement endommagés. Nos avions de bombardement ont lancé de nombreux projectiles sur les gares de Roulers, Cortemark, Staden, le terrain d’aviation de Colmar, les gares de Conflans-Jarny, les usines militaires au sud-est de Sarrebourg.
Les Anglais ont développé leurs succès de détail près de Villeret et conquis 400 mètres de tranchées allemandes. Ils ont fait, en outre, des prisonniers. Ils ont ensuite repoussé successivement trois attaques. Ils ont réussi des coups de main au nord-est de Gueudecourt et au sud de Lombaertzyde.
Actions d’artillerie sur le front italien. Les Autrichiens ont subi un échec près du lac de Ledro et un autre sur le San Gabriele. Aux bouches du Timavo, leurs détachements d’assaut ont été mis en fuite.
En Albanie, succès franco-italien au sud-est de Berat.
En Macédoine, les Italiens rejettent un détachement ennemi. Canonnade dans la région de Monastir. Dans la région des lacs, nos troupes ont enlevé le village de Pogradec, et repoussé les Bulgares à 4 kilomètres de là.

Avec le 4 ème régiment d’Infanterie à Juvincourt (Aisne)

Combat du 13 septembre 1917. – La période août-septembre est mouvementée. Le 12, de gros minen tombent çà et là dans l’ouvrage ovale. On devine un tir de réglage.
Le 13 septembre, à 4h 30, chacun est alerté à sa place de combat. L’attaque se déclenche peu après. Bravant la mitraille dans son ouvrage bouleversé, la 2e compagnie lutte avec une énergie splendide, tandis que la C.M. 1 fait par ses feux de flanc un barrage terrible en avant de la ligne. Cloué sur place, l’ennemi ne peut réussir son coup de main.
Pour cette brillante affaire, la 2e compagnie et la C.M.1 sont citées à l’ordre du corps d’armée et la section GOUNY à l’ordre de l’armée. Le sergent AYROLE et le grenadier d’élite DAMBROISY reçoivent la Médaille militaire.

source: http://auxerre.historique.free.fr/Melanges/militaires/4eme_RI/14-18/4eme_17_plaine_de_juvincourt.htm

 

1109/16 aout 1917: incendie sur la charpente de la basilique de Saint-Quentin

Incendie sur la charpente de la basilique de Saint-Quentin

La basilque en 1917

Dans l’Aisne, le sort de la ville de Saint-Quentin à partir de 1917 fut au cœur de ce débat. En partie épargnée par les combats de 1914, Saint-Quentin est entièrement vidée de ses 48 000 habitants par l’armée allemande en mars 1917. Désormais considérée comme un bastion sur la ligne Hindenburg, la ville est rapidement la cible de l’artillerie alliée. Dans la nuit du 15 au 16 août 1917, un incendie anéantit la charpente de la basilique du XIIesiècle. L’orgue est détruit et les tuyaux descendus pour être fondus. Un sort similaire est réservé au monument du siège de 1557 qui trônait sur la place de l’hôtel de ville.

Lorsque l’armée française entre dans Saint-Quentin le 2 octobre 1918, la ville n’est plus qu’un amas de ruines.

source: http://www.aisne14-18.com/les-evenements-de-lete

Pétain décore l’escadrille La Fayette

Le 16 août 1917, le général Pétain décerne à l’escadrille sa première citation à l’ordre de l’armée : « Escadrille composée de volontaires américains venus se battre pour la France, avec le plus pur esprit de sacrifice. A mené sans cesse sous le commandement du capitaine Thenault qui l’a formée, une lutte ardente contre nos ennemis. A soulevé l’admiration profonde des chefs qui l’ont eue sous leurs ordres et des escadrilles françaises qui, loin de l’affaiblir, exaltaient son moral, a abattu 28 avions ennemis homologués ».

source: http://www.souvenir-francais-92.org/article-25902016.html

Parution de La baïonnette

source: http://labaionnette.free.fr/1917/b111.htm

A propos de la chanson de Craonne

– La première mention de La Chanson de Craonne date du 16 août 1917, quand une lettre non signée du 89e RI est saisie qui la mentionne, même si le titre n’est pas encore définitif … Dans son livre La Saignée (1920), Georges Bonnamy rapporte qu’on la chantait dans son unité (le 131e RI) en juin de la même année.

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source: http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr/2009/09/

Journal du jeudi 16 août 1917 à travers Le Miroir

Action d’artillerie en Belgique, au nord de l’Aisne, en Champagne sur les deux rives de la Meuse et en Haute-Alsace. Un coup de main exécuté par nous près du Four-de-Paris a ramené dans nos lignes une mitrailleuse et du matériel. L’ennemi a bombardé Reims et lancé 100 obus sur Pont-à-Mousson.
Les Anglais ont attaqué sur un large front, sur la lisière nord-ouest de Lens, au bois Hego (nord-est de Loos). Les premières lignes allemandes ont été enlevées sur tous les points et les troupes de nos alliés ont accompli une avance satisfaisante. Elles ont conquis la fameuse cote 70 qui était formidablement défendue et ont, par la suite, poussé sensiblement leur progression autour de Lens. 282 prisonniers sont tombés entre leurs mains. Cinq contre-attaques allemandes ont été brisées avec de fortes pertes pour l’assaillant. Les pertes anglaises ont été légères.
Nos alliés ont également progressé au nord-ouest de Bixchoote, et fait échouer des coups de mains allemands à l’est de Klein-Gillebeke.
La bataille continue avec rage sur le front roumain avec des alternatives d’avance et de recul pour nos alliés.
En Macédoine, canonnade sur le Vardar et sur la Cerna.
Des patrouilles ennemies ont été mises en échec devant les tranchées anglaises de la vallée de la Strouma.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

1069/7 juillet 1917: l’histoire de la caverne du dragon

Journal du 7 juillet 1917 à travers Le Miroir

Après un ralentissement de quelques jours, remplis seulement par la canonnade et des escarmouches, les combats ont repris avec vivacité, en particulier sur les plateaux qui séparent la vallée de l’Aisne de celle de l’Ailette, l’ennemi multipliant ses efforts pour nous reprendre les positions avantageuses, les observatoires excellents que nous avons conquis.
C’est le matin du 7 juillet que la lutte s’est ranimée. En quatre points du front compris entre le moulin de Laffaux et la ferme de Froidmont, les masses allemandes nous ont abordés. Entre la ferme Froidmont et les Bovettes le combat fut particulièrement dur. L’ennemi réussi d’abord à pénétrer dans notre première ligne sur près de 3 kilomètres. Mais le lendemain, une contre-attaque vigoureuse nous a permis de reprendre la presque totalité du terrain perdu. De nouvelles attaques sur le Panthéon ont été brisées. Pour mener à bien cette affaire, les Allemands avaient mis en ligne des troupes d’élite appartenant à trois divisions différentes. Elles ont subi de lourdes pertes. D’autre part, à l’est de Cerny, nous avons amélioré nos gains du 1er juillet, devant Ailles. Une forte entreprise ennemie menée le 8 juillet, dans la soirée, dans la région d’Hurtebise et du Dragon, a, d’autre part, échoué.
En Champagne, des actions de détail ont tourné à notre avantage au Mont Haut et à l’est du Mont Cornillet.

uillet, le colonel-général von Boehm-Ermoli, qui dirige, sur le front général du prince Léopold de Bavière, le groupe des armées de Galicie, ordonna une énergique contre-offensive dans tout le secteur dont Koniuchy est le centre. Les masses austro-allemandes s’avancèrent à rangs serrés, en particulier sur la ligne Godow-Dortun. Tous leurs furieux assauts furent brisés parmi les pertes les plus sanglantes.

Attaque de Gothas sur Londres: 54 morts

 Le 5 juin 1917 une nouvelle attaque de Gothas est Londres est déviée vers Sheerness dans le Kent. La troisième tentative est la bonne, le 12 juin 1917, avec 14 Gothas qui lâche prés de 100 bombes sur la capitale. La plupart ratent leurs cibles mais elles coûtent la vie à 162 civils, le record de tués à Londres lors d’un raid allemand, et fait 432 blessés. Parmi les morts se trouvent 18 enfants tués par une bombe qui touche une école primaire. A la suite de cette action de nombreux enfants londoniens sont évacués par les autorités vers la campagne pour échapper à la menace.
Pour les Allemands le succès est éclatant surtout qu’aucun des Gothas n’a été perdu. Les Britanniques ne s’attendaient pas à une attaque en plein jour ce qui explique le nombre relativement élevé de victimes. En raison de cette impréparation les premières tentatives pour intercepter les Gothas sont inefficaces. Un grand nombre d’avions britanniques a décollé à la dernière minute mais ils ne sont pas parvenus à atteindre suffisamment d’altitude pour engager les bombardiers. Un nouveau raid de 22 Gothas a lieu le 7 juillet 1917, entraînant 54 décès et 190 blessés. Une centaine de sorties de la chasse britanniques permet néanmoins d’abattre un Gotha et en endommage trois autres. Mais 2 chasseurs anglais sont aussi descendus par les Gothas. Entre mai et août 1917, la Kagohl 3 réalise ainsi huit autres raids de jour sur l’Angleterre, dont trois sur Londres.

L’histoire de la caverne du dragon (Chemin des dames)

Fortification et Mémoirevous entraîne dans la Caverne du Dragon, une véritable forteresse souterraine. Celle-ci est devenue, aujourd’hui, l’un des hauts lieux de Mémoire de la Grande Guerre sur le Chemin desDames et sur l’ancienne ligne de front.

Sur le Chemin des Dames, la géologie et la géographie favorisent l’exploitation de la pierre. Le calcaire érodé affleure sur les coteaux. Les liaisons terrestres et fluviales aisées facilitent le transport de la pierre. Dès le Moyen Âge, l’extension des villes (Soissons, Laon) et la construction des abbayes, châteaux et cathédrales nécessitent l’ouverture de multiples carrières : les creutes. Pendant le conflit, ces nombreuses carrières deviennent un enjeu stratégique majeur car elles sont enterrées, à contre-pentes, solides, vastes, aménageables et surtout, totalement à l’épreuve des tirs ennemis.

La suite sur http://fortificationetmemoire.fr/les-fortifications-du-chemin-des-dames-part-2x/

Les cloches de l’église de Montigny enlevées

Le 7 juillet 1917, les cloches sont descendues pour récupérer le bronze à des fins militaires. Elles sont remplacées par des tampons de wagons sur lesquels sont frappées les heures et qui servent à appeler les fidèles aux offices. De nouvelles cloches sont installées en 1930.