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1510/20 septembre 1918: les chars d’assaut à la butte de Tahure (Marne )

Bataille de l’Aisne, le dégagement

char de Mangin lors de la bataille du Matz

Le 20 septembre, nous remontrions en ligne, la division avait été équipée modernisée à neuf, après avoir subit unerevue par les Généraux Mangin. Debeney et Brissases Desmaillet sous la vue des troupes américaines placées sur la colline vallée de l’Aisne.
La vue du Général Mangin avec son nez crochu, ses yeux d’aigle ne nous disait rien, il nous faisait comprendre que nous allions rencontrer aux casse-pipes à la danse avec les armées alliées.
Dix armées, allaient prendre mouvement à la fois contre les
lignes ennemies.
Le Général Mangin se tient le chemin de Dames au
nord de l’Aine, avec ses tanks.

à lire sur http://victor-jacquet-1895-1985.over-blog.com/20-septembre-1918-la-bataille-de-l-aisne-1er-octobre-saint-quentin

Les chars d’assaut à la butte de Tahure (Marne )

Pendant la nuit claire du 20 septembre 1918, un spectacle étrange se déroulait sur les routes crayeuses de la Champagne. Des flots humains et des convois interminables s’avançaient vers le nord. On entendait le sourd’ bourdonnement produit par cette armée en marche, le ronflement assourdissant des moteurs des chars d’assaut et des tracteurs d’artillerie.

Ce bruit s’apaisait graduellement en allant vers le nord où bientôt un lourd silence pesait sur les tranchées dans lesquelles étaient entassés les fantassins.

Silence émouvant, troublé parfois par le bruit sec d’un coup de fusil ou par l’éclatement sourd d’un obus ennemi. Mais rien dans la nuit ne décelait nes préparatifs. L’artillerie ne répondait pas au harcèlement descanons ennemis.

Mais ce silence allait bientôt faire place à ¡[ne- assourdissante préparation d’artillerie qui commença a 23 heures. A ce moment des milliers de canons crachèrent, marquant l’heure H de la grande offensive Ce spectacle que ne peuvent imaginer ceux qui ne l’ont pas vécu, était à la fois effroyable et magnifique.

La suite sur : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6529539b/texteBrut

lire aussi: http://www.reserve-citoyenne-paris.org/2014/12/la-butte-de-tahure.html

 Le sous-marin Circé coulé

Le 20 Septembre 1918 à 04h00, elle est torpillée en surface pendant la recharge de ses accumulateurs, à 7 milles du Cap de Rondoni,  par l’U-47 en Mer Adriatique. (Position du Naufrage).

Il n’y a qu’un survivant l’Enseigne de Vaisseau LAPEYRE (Officier en Second).

source: http://sous.marins.disparus.free.fr/index.php/copyright/31-circe?showall=1

Journal du vendredi 20 septembre 1918

Nos troupes, opérant en liaison avec l’armée britannique, ont réalisé des progrès dans la région à l’ouest de Saint-Quentin, entre Holnon et Essigny-le-Grand, sur un front d’une dizaine de kilomètres.
Nous avons, malgré la résistance acharnée de l’ennemi, avancé nos lignes de deux kilomètres en moyenne et atteint les abords ouest de Francilly-Selency, conquis le bois de Savy, et Fontaine-les-Clercs.
Plus au sud, nous tenons les lisières de Contescourt et nous nous sommes rapprochés d’Essigny-le-Grand. Nous avons fait plusieurs centaines de prisonniers.
Au nord de l’Aisne, nous avons continué à progresser à l’est de Jouy. L’ennemi a prononcé de fortes contre-attaques à l’est d’Allemant. Il a été refoulé en laissant 130 prisonniers.
Les Anglais ont attaqué d’Holnon à Gouzeaucourt, sur un front de seize kilomètres. Ils ont enlevé les positions ennemies, franchi l’ancien système des tranchées britanniques, emporté les défenses avancées de la ligne Hindenburg sur une grande_étendue.
A droite, nos alliés ont pris Fresnoy-le-Petit, Berthaucourt et Pontru. Au centre, ils tiennent le Verguier, Villeret et Hargicourt, Templeux-le-Guérard, Ronsoy, Epéhy et Pézières. A gauche, ils atteignent Villers-Guislain. Ils ont capturé 6000 prisonniers et des canons.
En Macédoine, la progression des alliés atteint 15 kilomètres. Le butin est considérable.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

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1498/9 septembre 1918

Les zouaves à Tergnier (Aisne)

Devant le village de Tergnier dans l’Aisne, les troupes du 3e régiment de marche de zouaves (3e RMZ) mettent en batterie une mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 équipée d’un cache-flamme. Les soldats du 3e zouave reviennent des combats qui se déroulèrent sur le mont Saint-Siméon en août et qui permirent de percer les lignes ennemies. Poursuivant leur route malgré des combats retardateurs, ils franchissent le canal de Crozat le 7 septembre avant de libérer La Fère le 10 septembre. Le régiment reçoit pour cet acte sa cinquième citation à l’ordre de l’armée.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-09.pdf

Les Allemands installent les batteries de Pariser Kanonen

L’avancée des Alliés permet la découverte des anciennes positions d’artillerie qui accueillent les pièces à longue portée bombardant Paris. Près de Beaumont-en- Beine, dans la forêt de Corbie, les ingénieurs allemands qui installent les batteries de Pariser Kanonen, qui placées à 109 km de la capitale, tirent entre le 27 mai et le 11 juin 1918, 104 obus sur la ville. Installés près de Château-Thierry, les canons allemands doivent, face à la contre-offensive des Alliés, être réexpédiés vers Beaumont-en-Beine, où ils tirent encore 64 obus entre le 5 et le 9 août 1918.

Les carnets de Margueritte Genès (Brive)

Lundi 9 septembre 1918.-Depuis que le tabac manque, les buralistes sont tour à tour injuriées, menacées et comblées d’attentions. La pénurie de tabac amène chez elles l’abondance des denrées les plus rares. Les campagnards ne portent plus au marché d’œufs ni de pommes de terre. Les privilégiés, seuls, obtiennent du lait au double de la taxe ; tout renchérit fantastiquement. Mais à la buraliste, pour avoir la prise quotidienne ou le paquet du poilu, on donne gratuitement lait, œufs, fruits et volaille.

source: http://1418.brive.fr/lundi-9-septembre-1918-2

La ruse de Belfort

La ruse de Belfort, opération militaire, est prévue au mois d’août 1918. Elle est destinée à faire diversion, ça ne vous dit rien ?… et pour cause ! Cette opération d’envergure prévue en Alsace, n’a jamais eu lieu. C’est un leurre, déposé au tonneau d’or de Belfort. Ce leurre était pour tromper les troupes allemandes. Il s’agissait de détourner l’attention des Allemands de la véritable offensive, la bataille de Saint-Mihiel, dans la Meuse, conduite notamment par les soldats américains.

Cet été 1918, dans le camp des Alliés, la ruse de Belfort est préparée dans le détail. Cette fausse opération militaire prévoit de lancer un nouveau front au sud de l’Alsace avec un effectif important composé de 6 divisions américaines. Cette offensive d’envergure préparée en cette fin août 1918 du côté des troupes américaines est dirigée par le général Bundy. L’attaque prévoit que les troupes soient positionnées à la frontière entre l’Alsace et le Territoire de Belfort… un front qui s’étendrait d’Altkirch à Thann. L’objectif est Mulhouse, car la ville est toujours entre les mains des Allemands.

Ce projet militaire a de quoi faire tendre l’oreille des espions. Très vite, le plan d’attaque tombe opportunément entre les mains du général en chef des armées allemandes, Erich Ludendorff.
Le général allemand s’interroge. S’agit-il d’une ruse de guerre ? Néanmoins, 3 divisions sont envoyées en renfort en Alsace. Le haut commandement du secteur se montre très nerveux début septembre. Les archives de la ville de Mulhouse sont prêtes à être rapatriées en Allemagne et les habitants du Sundgau doivent se tenir prêts à partir pour le grand duché de Bade si l’offensive devait avoir lieu. Pour tout le monde d’ailleurs, civils comme militaires, l’attaque est imminente…

Mais elle n’aura jamais lieu, il s’agit bien d’une ruse destinée à tromper l’ennemi, déjà en déroute. La véritable attaque est portée dans la Meuse à Saint-Mihiel le 9 septembre 1918. C’est la première bataille livrée par les soldats américains sur le sol français. Deux mois plus tard l’Allemagne baisse les armes et l’Armistice est signé.

La vidéo sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/histoires-14-18-ruse-belfort-1510377.html

L’escadrille 132 s’installe à Saint-Dizier

Le 9 septembre 1918, l’escadrille 132  s’installe à Saint-Dizier et prépare l’attaque des armées franco-américaines entre la Champagne et l’Argonne. Ses équipages prennent part à l’offensive contre le saillant de Saint-Mihiel et sont attaqués par de nombreuses formations de chasse allemandes. Les pertes dans ses rangs vont être sévères.

Quatre victoires et quatre Breguet abattus :

En particulier, le 14 septembre qui marque la journée la plus faste en victoires aériennes, mais aussi la plus noire de toute l’existance de l’escadrille. Quatre Fokker D VII sont abattus et homologués mais en déplorant la perte de quatre équipages, soit huit hommes qui sont tous tués.

Le 11 novembre 1918, l’escadrille BR 132, qui est stationnée à Somme-Vesles, était sur le point d’être engagée en Lorraine, au sein d’une grande offensive franco-américaine visant à reprendre Metz. Heureusement pour la ville, la signature de l’armistice mit fin aux hostilités avant le début des opérations.

Pendant le premier conflit mondial, l’escadrille BR 132 a remporté 12 victoires homologuées et a perdu 19 membres d’équipage tués au combat.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille132.htm

Journal du lundi 9 septembre 1918

L’avance de nos troupes a atteint 7 ou 8 kilomètres en profondeur sur le front de la Somme.
L’ennemi, dont la résistance s’est accrue, n’a pu, en dépit de tous ses efforts, s’opposer au passage du canal de Saint-Quentin, que nos troupes ont franchi à Pont-de-Tugny et à Saint-Simon, après un violent combat. Ces deux localités sont en notre pouvoir.
Au sud de l’Oise, nous avons progressé jusqu’aux abords de Servais. L’ennemi a laissé partout entre nos mains un important matériel.
Sur le front de l’Ailette, et entre Ailette et Aisne, peu de changement. Nous avons progressé au nord de Vauxaillon, enlevé Celles-sur-Aisne et repoussé deux contre-attaques devant cette localité. D’autres contre-attaques ont été brisées au moulin de Laffaux. L’ennemi réagit violemment par son artillerie.
Les Allemands poursuivent leur retraite sur le front britannique. Nos alliés ont pris Villevêque, Sainte-Emilie et la plus grande partie du bois d’Havrincourt. Leurs détachements avancés ont fait des prisonniers et infligé de lourdes pertes à l’ennemi.
Au nord d’ Havrincourt, les Anglais ont occupé le point dit Sport Reaf, sur la rive ouest du canal du Nord, en face d’ Hermies.
Les Américains ont pris Muscourt et capturé 50 Allemands. Ils ont livré plusieurs contre-attaques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1483/25 août 1918

Le psychisme des soldats de la Grande Guerre à travers l’expérience combattante de l’Aisne

Dans un intéressant dossier, on peut en savoir plus sur le psychisme des soldats à la lumière des écrits de Robert Troubat qui passa un long moment dans le département de l’Aisne.

Souvent, il interpellait son lecteur, par son questionnement, ses doutes, ses certitudes, sans tabou apparent, puisqu’il n’hésite pas à mentionner des aspects moins glorieux de sa vie de soldat. Il écrivit notamment, sans pudeur, qu’au cours d’un bombardement allemand le 25 août 1918, son abri sur la route 44 de Saint-Quentin à Lens fut ébranlé et qu’il courut se cacher dans un autre, se faufilant dans la nuit, seul, sous une pluie d’obus. Il raconta comment les larmes lui montèrent alors aux yeux, plusieurs sentiments s’entremêlant : rage de voir son « cagnat » détruit, douleur de son genou blessé dans sa fuite, angoisse de ne pas retrouver sa section, partie plus tôt en mission, peur de mourir.

Les mots rendent compte de la brutalité inouïe à laquelle est confrontée Robert Troubat. Ils évoquent aussi sa terreur face à la certitude d’une mort prochaine qui ne peut, selon lui, manquer de survenir et à l’incertitude de la mort qui lui sera infligée ainsi que du sort réservé à son corps. Pour composer avec ce souvenir, il dissocie son esprit de son propre corps, comme pour mettre à distance l’emprise des combats sur lui et comme s’il se considérait déjà alors comme inanimé, mort. Autrement dit, il serait comme un mort en sursis. Il évoque aussi des « rêves surhumains » et des « cauchemarts » . Le champ lexical utilisé dans l’ensemble de son carnet est très fort et caractérise son expérience de la guerre : « tuerie », « carnage », « cruel », « tragique », « épouvante », « enfert », « boucherie », « furie », « boureauds » , « bétaille humain », « râlements déchirants des mourants », « chair répandut », etc.

source: https://cote108.hypotheses.org/151

Parution du Miroir

Le général americain travaille sous les obus

Prisonnier Henri Chariaux n’oublie pas sa famille

Le 25 août 1918.

Cher petit Raoul. Chère Léontine. Chers Parents.
Mon petit mignon je suis content que tu vas avec plaisir
à l’école, que tu t’amuses bien avec tes camarades.
Et que tu as déjà bien apprit à compter. Continus tu
seras toujours le mignon à ton papa. Obéi bien à ta
maman et à tes grands Parents. Pendant tes vacances tu
feras le petit domestique à ton pépé.
Ma chère Léontine, j’ai reçu avec plaisir tes cartes
du 13 et 20 juillet. Je te donne d’avantage de détails
sur ta lettre. Je suis en bonne santé. Je vous en désire
à tous une pareille. Je termine en t’embrassant bien fort
ainsi que Raoul, mes Beaux Parents et Parents.
Chariaux Henri.

source: http://www.mediatheque-sciecq.fr/sciecqautrefois/histoirevenement/14-18/lesincorporesde1914/Chariaux-Henri/correspondances/1918-08.html

La composition du pain allemand est surprenante

25 août 1918: la composition du pain allemand est surprenante Le Figaro Il paraît que l’Institut de chimie de Leipzig a trouvé du chanvre, de la laine, du coton, du papier, de la chaux et du sable dans le pain qui est quotidiennement vendu ….

Article non complet . Source: https://legoutdupain.wordpress.com/2014/08/26/25-aout-1918-la-composition-du-pain-allemand-est-surprenante-le-figaro/

Marine: le cargo Pontet-Canet torpillé par un sous-marin

Le Pontet Canet,  cargo à vapeur fut construit en Norvège au chantier « Nylands » pour le compte de la société « R/S Kathinka » de Tonsberg en 1905. Son lancement se fera le 2 septembre 1905 sous le nom de « Kathinka ». Il mesurait 68.6m pour 10.3m et 3.80m de creux. Il jaugeait 1183t et était propulsé par un moteur triple expansion de 109 nhp.

Le 25 Août 1918, parti du port du Havre en direction de Bordeaux, il est torpillé par le sous-marin allemand UB109 commandé par l’Oberleutnant zur See Kurt Ramien. Il y aura 9 victimes parmi l’équipage. Ce u boot qui appartenait à la 1ère flottille des Flandres, mesurait 55.30m pour 629t. Il coulera durant cette patrouille qui sera la dernière, deux autres navires, le 19 Août le « Zinal » vapeur britannique de 4.037t et le 26 Août, le « Helge » vapeur suédois de 1133t. Le sous-marin disparaîtra quatre jours plus tard, le 29 Août, victime d’une mine lors de la tentative de franchissement du barrage de Douvre.

source: http://www.wreck.fr/pontet.htm

Journal du dimanche 25 août 1918

Dans la région de Lassigny et entre Oise et Aisne, canonnade assez vive.
Nos détachements ont pénétré sur plusieurs points dans les tranchées allemandes en Lorraine et ramené des prisonniers.
Les Anglais ont progressé dans le secteur d’A1bert et fait des prisonniers. Depuis le 21, ils ont fait p1us de 14000 prisonniers et capturé un certain nombre de canons.
Ils ont réussi une opération 1ocale au nord de Neuf-Berquin. Quelques attaques partielles au nord de Bailleul, au sud de Locre et au nord de Kemmel, faites par l’ennemi au cours de la nuit, ont été repoussées après une lutte vio1ente. Des combats heureux pour nos alliés ont eu 1ieu au nord du canal de la Bassée, dans le secteur de Givenchy.
Nos équipages de chasse ont abattu ou mis hors de combat quatorze avions ennemis.
L’aviation de bombardement de jour a lancé dix-huit tonnes de projectiles sur des rassemblements de troupes et des convois dans le ravin de Margival, sur les routes de Soissons à Chauny, sur Vauxaillon, Anizy-le-Château et Laffaux.
L’aviation de nuit a jeté vingt cinq tonnes de projectiles sur les gares de Ham, Laon, Anizy-le-Château, Mézières et Marchault-Pontavert. Une forte expédition a été effectuée sur l’aérodrome de Mars-la-Tour.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1466/8 aout 1918

189 poilus ensevelis dans une grotte refont surface à Ciry-Salsogne et Serches (Aisne)

Touchés par une explosion le 8 août 1918, ces soldats ont été oubliés. Deux journées et un livre les feront sortir de l’oubli.

Une croix et un marquage sur un mur ont été placés par les bénévoles à l’entrée de la carrière pour arrpeler aux visiteurs l’explosion du 8 août.

La suite (payante) sur le site de L’Union: http://www.lunion.fr/96877/article/2018-06-15/189-poilus-ensevelis-dans-une-grotte-refont-surface-ciry-salsogne-et-serches

Le 8 août 1918 à 22 heures 30, une explosion sourde retentit sur le plateau « Des Fortes Terres » situé entre les villages de Serches et de Ciry-Salsogne dans l’Aisne.

L’onde de choc se propage dans le sol calcaire… 189 soldats et sapeurs des 54e Régiment d’Infanterie et 9e Régiment du Génie viennent d’être meurtris ou ensevelis dans une creute suite à l’explosion d’un piège Allemand. Dans le Soissonnais, ce fait de guerre reste méconnu et ces nombreux poilus demeurent, cent ans plus tard, des Oubliés de l’histoire de la Grande Guerre.  Neuf de ces soldats morts le 8 août 1918 reposent dans le Carré Militaire du Cimetière de SERCHES, 62 dans les nécropoles de l’Aisne et 32 dans leurs communes.

Les 16 et 17 juin 2018 un week-end de commémoration viendra clôturer un long travail de recherches et de mémoire sur ces oubliés de l’Histoire de la Grande Guerre.

https://www.chemindesdames.fr/fr/commemoration-les-oublies-du-8-aout-1918-ciry-salsogne-serches

Importante attaque franco-britannique entre Albert et Montdidier

source: http://centenaire.org/fr/en-france/picardie/somme/le-8-aout-2018-une-ceremonie-pour-le-centenaire-de-la-bataille-damiens

Le 8 août 1918, 15 divisions britanniques, soutenues par 456 chars et 400 avions, attaquèrent, sans bombardement préliminaire, sur un front de 18 kilomètres, entre Morlancourt et la route d’Amiens à Roye.
Les troupes britanniques enfoncèrent véritablement les lignes adverses au sein desquelles les chars semèrent la panique.  Sept divisions allemandes refluèrent en désordre.
Une demi-heure après le début de l’assaut, 7 divisions françaises, soutenues par 90 chars et 600 avions, se joignirent à l’attaque sur le flanc gauche et, rapidement, elles gagnèrent du terrain.
En quelques heures, les Alliés capturèrent 16.000 prisonniers.
Face à cette désintégration, Lüdendorff déclara « Le 8 août est le jour de deuil de l’armée allemande ».

Le 10 août, les Alliés atteignirent Montdidier.
A la date du 11 août, les pertes françaises se chiffraient à 24.000 soldats, les pertes britanniques à 22.000 soldats et les pertes allemandes à 75.000 combattants dont 29.000 prisonniers.

Le 14, à la réunion du conseil de la Couronne, à Spa, le haut-commandement allemand estima « qu’il n’y avait plus aucun espoir de briser par des actions militaires la volonté de l’Entente ».
Les armées allemandes tombèrent dans un état d’effondrement psychologique et le point mort, qui avait longtemps prévalu à l’ouest, fut dépassé.
Ce même 14 août, le Kaiser estima qu’il « fallait choisir le moment favorable pour conclure un arrangement avec l’ennemi » tandis que Lüdendorff déclara « Il faut mettre fin à la guerre ».
Les Allemands envisagèrent d’ouvrir des négociations avec les Alliés par l’intermédiaire de la reine de Hollande et du roi d’Espagne, chefs d’états neutres.

source: http://bataillescelebres.hebergratuit.net/amiens1918/index.html?i=1

lire aussi: http://www.lexpedition.fr/iti/xUhPx3OSVGcZOAADw

https://www.linguee.com/english-french/translation/battle+of+amiens.html

8 août 1918 : le jour où l’armée allemande a perdu la guerre

Depuis le mois de mars, la situation s’est modifiée sur le front comme jamais depuis le début de la guerre. Profitant de la paix avec la Russie et voulant frapper fort avant la montée en puissance des Américains, l’armée allemande a déclenché une offensive qui l’a menée jusqu’à la Marne. Mais Français et britanniques ne se sont pas effondrés.

(…)

Pourtant, les franco-britanniques tiennent . Et début juin déjà, les Allemands sont stoppés par leurs deux bêtes noires : les Américains et les chars. Ils ont perdu plus de 300.000 hommes depuis mars et leur logistique ne peut rivaliser avec celle de leurs adversaires.

Ils ne le savent pas, mais le matin du 8 août est celui de la dernière bataille . Et ce sont des soldats québécois qui vont porter le premier coup. Quelques mois plus tard, Hindenbourg avouera devant le Reichstag qu’il n’y a « plus aucune possibilité de vaincre l’armée ennemie « .

source France Info : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/8-aout-1918-le-jour-ou-larmee-allemande-a-perdu-la-guerre_1761617.html

8 août 1918 « Jour de deuil de l’armée allemande »

Un groupe français de 75 en batterie, le soir du 18 juillet 1918, sur un terrain occupé par l’ennemi le matin.
Source : l’album de la guerre 1914-1919. © L’illustration

L’expression est de Ludendorff. Quand, le 7 août, Foch est élevé à la dignité de Maréchal de France, le sort des armes a tourné en faveur des Alliés. Le 8 août, en Picardie, où précisément Ludendorff comptait porter le coup de grâce, ce sont les Franco-Anglais qui prennent l’initiative. La dégradation de la situation est si rapide que dès le 13 août, inquiet, le haut état-major allemand demande au chancelier d’engager des pourparlers de paix. Quand, en septembre, devant les coups de boutoirs portés sans répit par les Alliés, Ludendorff ordonne un repli général à l’ouest, les fronts d’Orient et des Balkans de la Triplice s’effondrent.

Le commencement de la fin

En Macédoine, une offensive foudroyante lancée par Franchet d’Esperey perce entre le Vardar et la Cerna, exploite jusqu’à Uskub où les coloniaux du groupement Tranié et les cavaliers de Jouinot Gambetta dans une marche à l’allure d’épopée surgissent sur les arrières de l’ennemi. La Bulgarie, le 29 septembre, signe l’armistice et la IIe armée allemande capitule et abandonne 80 000 hommes, 1 600 officiers et 500 canons. La route de Vienne est ouverte ; les Serbes sont sur le Danube.

En Palestine et en Syrie, les troupes ottomanes se désagrègent sous les coups des Anglais et, le 30 octobre, la Turquie est acculée à l’armistice de Moudros. La flotte franco-anglaise entre dans le Bosphore.

source: http://cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-temps-forts-dune-annee-de-combat

Journal du jeudi 8 août 1918

Sur tout le front de la Vesle, la situation reste sans changement.
Sur la rive nord, des combats locaux ont eu lieu entre nos éléments légers et les postes de l’ennemi.
Journée calme partout ailleurs. Les Anglais ont fait des prisonniers dans le voisinage de Neuville-Vitasse, au sud-est d’Arras. Ils ont légèrement avancé pendant la journée au bois Pacaud, à l’est de Robecq.
L’artillerie ennemie a été active devant la Bassée, au nord de Béthune et sur divers points, entre Hazebrouck et Ypres.
Les Italiens ont fait de nouveaux prisonniers sur le Dosso Alto, au sud de Nago.
D’après certains témoignages, le port de Zeebrugge est toujours obstrué.
Quatre aviateurs allemands réputés ont été descendus sur le front occidental.
Une déclaration américaine de M. Polk, suppléant de M. Lansing, corrobore la déclaration du Japon au sujet de l’intervention en Sibérie.
Les Allemands annoncent une mauvaise récolte en Roumanie. Or, l’on sait qu’ils comptaient beaucoup sur les céréales de ce pays.
Lloyd George a lancé un message au peuple britannique pour lui recommander de tenir bon.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1465/7 août 1918: les Allemands quittent le fort de Condé (Aisne)

Les Noirs Americains a Bruyeres (Vosges)

La 92e Division US est composee exclusivement d’elements Africains Americains et fut constitutee tout d’abord sur papier le 24 octobre 1917 dans l’Armee Francaise. La Division comprenait la 183e Brigade d’Infanterie avec les 365e et 366e Regiments d’Infanterie et la 184e Brigade avec les 367e et 368e Regiments. La Division est reellement organisee le 27 Octobre 1917 au Camp Funston, Kansas. Leur insigne represente un bison d’ou leur surnom de Buffalo Soldiers.

Le Major General Charles Ballou prend le commandement de la Division le 29 Octobre 1917. Le 7 aout 1918, la 92e Division se deplace par etapes pour se diriger vers son premier secteur de combat. Quittant Bourbonne-les-Bains, la 92e Division US arrive en gare de Bruyeres-en-Vosges. Le train de transport du 365e Regiment d’Infanterie decharge les troupes.

Il faudra le service de 500 camions militaires lourds et 3 jours et 3 nuits pour transporter la Division. La 92e Division US etablit son Quartier General a Bruyeres-en-Vosges le 7 aout 1918 ou elle reste une douzaine de jours. Pendant son sejour a Bruyeres-en-Vosges, la Division est equipee pour ses missions au front. Le 21 out 1918 quittant Bruyeres-en-Vosges definitivement, la 92e Division monte ne ligne marchant vers Saint-Die et prend position de son secteur a Frapelle le 25 aout 1918.

source: http://bruyereschemindelapaix.over-blog.com/article-les-noirs-americains-a-bruyeres-en-1918-121043473.html

Torpillage du croiseur-cuirassé  Dupetit-Thouars

Le croiseur cuirassé DUPETIT-THOUARS, commandé par le Capitaine de Frégate PAQUE, appartenait à la Division navale de l’Atlantique. Il escortait un convoi de 24 cargos de New-York en France, lorsqu’il fut torpillé le 7 août 1918 par 46°42’ Nord et 12°00’ Ouest.
Texte de la citation à l’Ordre de l’Armée
(Journal officiel du 25 octobre 1919)
            « Le croiseur-cuirassé DUPETIT-THOUARS : pendant un service d’escorte, a été torpillé et coulé le 7 août 1918 par un sous-marin ennemi. Tout le personnel a fait preuve, dans cette circonstance, du plus grand calme, du plus grand sang-froid et du plus grand dévouement ».

Les Allemands quittent le fort de Condé (Aisne)

Lorsque le 16 avril 1917 l’offensive du Chemin des Dames est lancée, les troupes de Von Kluck évacuent la position. En octobre 1917, les généraux Pershing et Franchet d’Esperey viennent observer le champ de bataille depuis le fort. Le 27 mai 1918, la contre-offensive germanique enfonce les lignes alliées. Le fort de Condé-sur-Aisne est bombardé et prit d’assaut le 28 mai 1918. En août 1918, les poilus français reprennent position dans le secteur de l’Aisne. Les Allemands le quittent le 7 août 1918 après avoir enlevé leurs pièces d’artillerie. L’ouvrage, ruiné en partie et rendu inutile, est désarmé après-guerre avant d’être abandonné en 1927.

source: https://www.chemindesdames.fr/fr/le-chemin-des-dames/visiter/les-lieux-de-memoire/les-principaux-sites/le-fort-de-conde

La carte de pain est pré-découpée

Le courrier des lecteurs du Figaro de la période de la Grande Guerre est très riche d’informations. Le 7 août 1918 une lectrice explique comment gérer au mieux les cartes de rationnement de pain.

«Nous recevons d’une de nos plus obligeantes lectrices la lettre très intéressante que voici, dont nous la remercions:

Les cartes de pain, qui sont nécessaires, sont bien incommodes. Au restaurant, ou chez des amis, on n’a pas toujours sous la main les ciseaux ou le canif permettant de détacher proprement le ticket du jour. Alors les cartes sont mal déchirées et prennent un aspect désordonné.

Il m’est venu une idée que vous voudrez peut-être soumettre à vos lecteurs: j’ai piqué, à la machine à coudre, mes cartes de pain, en long et en large, en suivant les traits de séparation des tickets; il en est résulté un pointillé qui permet de détacher des tickets aussi vite et aussi proprement qu’on détache les timbres d’un carnet.

Je fais cette piqûre sans fil, de sorte qu’il n’en résulte aucun frais.

Quant à la perte de temps, je ne crois pas qu’on puisse mettre plus de cinq minutes à piquer à la machine à coudre les cartes de pain d’une nombreuse famille.» écrit Le Figaro du 7 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/07/26002-20140807ARTFIG00174-7-aout-1918-la-carte-de-pain-est-pre-decoupee.php

Journal du mercredi 7 août 1918

Nous avons atteint la Vesle en plusieurs points à l’est de Fismes. Les arrières-gardes ennemies ont opposé une vive résistance notanmment entre Muizon et Champigny. Nos éléments légers ont néanmoins réussi à prendre pied sur la rive droite en divers endroits. Fismes est en notre possession.
Au nord-ouest de Reims, nous avons gagné du terrain jusqu’au village de la Neuvillette, que l’ennemi défend avec énergie.
Sur la rive gauche de l’Avre, entre Castel et Mesnil-Saint-Georges, les Allemands ont été contraints d’abandonner une partie de leurs positions devenues intenables à la suite de notre avance du 23 juillet. Nous avons occupé Braches, pénétré dans Hargicourt et porté nos lignes aux lisières ouest de Courtemanche. Nous avons fait des prisonniers.
Les Anglais ont repoussé un détachement allemand au sud d’Arras.
En Macédoine, canonnade sur la Strouma et le Vardar.
Lutte d’artillerie et combat de patrouilles au sud de Huna et devant le front serbe.
Sur le front italien, le Dosso Alto (cote 703) a été enlevé aux Autrichiens. L’occupation a été consolidée sous la protection efficace de l’artillerie. Des groupes ennemis qui tentaient une résistance ont été maîtrisés. 4 officiers et 172 soldats autrichiens ont été capturés. Un détachement français a fait 125 prisonniers à l’est d’Asiago; à l’ouest d’Asiago, raid heureux des Anglais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1461/3 août 1918

Le droit de vote des femmes, ce sera pour plus tard

Le 3 août 1918 Le Figaro s’étonne que l’initiative de la proposition de loi autorisant le droit de vote des femmes vienne d’un sénateur.

«La commission d’initiative du Sénat a pris en considération la proposition de loi de M. Louis Martin, tendant à reconnaître aux femmes le droit de vote dans toutes les élections, et a nommé M. Louis Martin rapporteur.

“Dans toutes les élections”. Ce n’est rien de moins qu’une révolution véritable!

Quels pourront être les bienfaits, les dangers, les inconvénients, les avantages, d’un tel bouleversement de nos mœurs politiques? On ne peut l’apprécier encore; et c’est à la génération politique d’après-guerre qu’incombera sans doute l’honneur et la charge d’une telle expérience.

Ce sera peut-être intolérable. Ce sera peut-être très bien. On verra. En tout cas, l’Histoire devra noter que c’est par des mains sénatoriales que fut lancée sur notre édifice législatif cette prodigieuse grenade.
Cet âge est sans pitié.» écrit Le Figaro du 3 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/03/26002-20140803ARTFIG00102-3-aout-1918-le-droit-de-vote-des-femmes-ce-sera-pour-plus-tard.php

Les combats en août autour de Bazoches (Aisne)

4ème et 77ème D.I. US, face à une partie des troupes de la 7ème Armée Allemande. La 62ème D.I. est à l’ouest de Bazoches.

source: http://batmarn2.free.fr/bazoches1918.htm

Grève à Saint-Pierre- des -Corps (Indre et Loire)

Le 2 août 1918, 1 500 personnes, « la plupart des femmes et une centaine d’hommes employés de chemin de fer » sont réunies salle du Manège. Ce coup-ci, ce sont les ouvrières travaillant pour l’Intendance américaine qui font grève. Elles ont réclamé 3 francs d’augmentation par jour, mais n’ont obtenu que 1,50 franc ; et elles rejettent le travail aux pièces. Les autorités tentent de briser la grève en embarquant chaque matin les ouvrières non-grévistes pour qu’elles travaillent dans des ateliers à Saint-Pierre-des-Corps ; au cours du meeting du 2 août, une ouvrière suggère de crever les pneus des camions américains.

Place Velpeau, le 3 août, des carreaux de l’annexe du magasin général sont brisés, une manifestation s’organise, et la police procède à plusieurs interpellations pour « résistance aux agents », « injures et menaces », « entrave à la liberté du travail  » et « voies de fait ». Le soir, une nouvelle réunion mobilise entre 1 200 et 1 500 personnes, essentiellement des femmes. La grève durera jusqu’au 8 août, mais les autorités américaines ne céderont pas. Au contraire, elles menacent de licencier une partie des grévistes.

L’Union libérale, journal local comme il faut, se contentera dans ses pages d’actualités locales de causer de la fête de l’ail et du basilic. Pourtant, un rapport du préfet parle quand même d’un mouvement ayant connu pour la seule journée du 3 août pas moins de 3 .700 grévistes sur 3. 900 possibles !

https://larotative.info/1917-1918-les-ouvrieres-1886.html

Ce sont en tout 17 202 soldats américains qui ont été soignés à Beaudésert dans l’Hôpital n°22, l’un des six centre hospitalier du quartier.

« Les premiers blessés ont été acheminés directement du front par le train. Leurs visages sont couverts de cloques à cause des gaz ! D’autres suffoquent. Mon Dieu ! Ils n’ont même pas vingt ans ! »

source: http://www.merignac.com/actualites/journal-de-bord-du-medecin-major-thomas-lgore

Journal du samedi 3 août 1918

Sur l’ensemble du front de bataille, actions d’artillerie.
Entre Montdidier et l’Oise, un coup de main ennemi au nord d’Antheuil n’a donné aucun résultat.
Une attaque allemande sur la montagne de Bligny a été également brisée. Des raids allemands ont échoué dans la région de l’Argonne.
Sur le front anglais, l’artillerie ennemie s’est montrée active au sud-ouest d’Albert. Elle a également manifesté quelque activité à l’est de Robecq et en d’autres secteurs.
Les Américains ont encerclé des détachements allemands qui avaient pénétré dans leurs lignes: tous les hommes ont été tués, blessés ou capturés. Au sud-ouest du bois Meunière, après un dur combat à la baïonnette, les Américains ont refoulé les ennemis dans les bois. Ils ont pris le bois de Grimpette et atteint le village de Cierges.
Ils ont repoussé des coups de main en Lorraine et en Alsace.
Sur le front italien, les alpins ont capturé la garnison d’un poste autrichien dans le val Daone. Dans le val Brenta, l’infanterie italienne a refoulé l’ennemi après une lutte corps à corps, en lui faisant des prisonniers.
Cinq avions autrichiens ont été abattus.
Une patrouille grecque, en Macédoine, a tendu une embuscade à une patrouille bulgare à l’ouest de Demir-Hissar et lui a fait des prisonniers. Sept avions ennemis ont été détruits sur ce front.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1460/2 août 1918

Château-Thierry(Aisne) , le  2 août 1918par  Flameng François

Soissons libérée par des bataillons de chasseurs

La Ville de Soissons longuement occupée et détruite durant la grande guerre a été définitivement libérée le 2 Août 1918 par le 2e bataillon de chasseurs à pieds.

Germigny libérée (Marne)

A partir de mai, Germigny subit les coups de boutoirs de l’ennemi. Pour contenir l’offensive allemande, le village est pilonné à partir de Bligny par l’artillerie française. Il est détruit à 88% laissant seulement quatre maisons à peu près habitables, l’église est détruite. Les habitants sont évacués dans le sur de la Marne et dans l’Aube.

Les terribles combats autour de la cote 240, sur les hauteurs de Vrigny, et surplombant les villages voisins de Germigny, Janvry, Gueux et Méry-Prémecy, se poursuivront jusqu’en juillet 1918 et la contre-offensive des Alliés (le 18 juillet). Plus à l’ouest, les Allemands arrivent sur la Marne, à Château-Thierry, comme en 1914. La Troisième Bataille de l’Aisne se termine, la Deuxième Bataille de la Marne va commencer.

Germigny sera libéré le 2 août 1918 et sera décoré de la Croix de Guerre le 30 mai 1921 avec la citation suivante : « Vaillante cité, qui par les nombreux bombardements subis, ses souffrances et ses ruines, a bien mérité du Pays ».

source: http://frontdechampagne.over-blog.com/2018/05/germigny-village-detruit-fin-mai-1918.html

Journal du vendredi 2 août 1918

Les Allemands ont attaqué, après un fort bombardement, nos nouvelles positions, à l’est d’Oulchy-le-Château. Nous avons repoussé l’assaut ennemi et maintenu intactes nos lignes.
Sur la rive droite de l’Ourcq, de vifs combats se sont livrés au nord-est de Fère-en-Tardenois. Le village de Seringes a passé de main en main et a été finalement enlevé par une contre-attaque des Américains.
De nombreux coups de main ennemis près de Mesnil-Saint-Georges, à l’est de Montdidier, au bois Le Prêtre, sur la rive droite de la Meuse et dans les Vosges, n’ont obtenu aucun résultat.
De notre côté, nous avons effectué une incursion dans les lignes allemandes, au nord-est de Perthes-les-Hurlus et ramené des prisonniers.
Les opérations aériennes se sont poursuivies sur tout le front entre Aisne et Marne. Les bombardiers franco-britanniques ont jeté plus de 20 tonnes de projectiles sur les cantonnements et les points de passage de la vallée de l’Ardre et de la Vesle, les gares de Fimes, Loupeigne, Mareuil, Bazoches, les terrains d’aviation de Mont-Notre-Dame. Quatorze avions allemands ont été abattus ou mis hors de combat.
Les Anglais ont fait des prisonniers au cours de coups de main heureux et de rencontres de patrouilles dans les environs de Lens, au nord de Béthune et dans le secteur nord de notre front.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html