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1445/18 juillet 1918: hécatombe de soldats du 1er régiment de zouaves à Longpont (02)

(Suite)Le généralissime Foch passe à la contre-offensive

Le 18 juillet 1918, après quatre ans de guerre, le généralissime Foch passe à la contre-offensive avec les premières troupes américaines dans la région de Villers-Cotterêts.

Pour la première fois sont utilisés à grande échelle les chars d’assaut. Les Allemands sont partout repoussés. Ils subissent leur plus grave défaite à Montdidier, le 8 août, et dès lors engagent une retraite générale.

source: https://www.herodote.net/almanach-ID-2987.php

Hécatombe de soldats du 1er régiment de zouaves à Longpont (02)

Sur le monument aux morts de Longpont, une plaque rappelle que ce paisible village de la forêt de Villers-Cotterêts s’est retrouvé sur la ligne de front au cours des combats de juin et juillet 1918, lorsque l’offensive allemande lancée le 27 mai sur le chemin des dames avait mené les troupes de l’Empereur jusqu’aux limites de la forêt. Le 6 juin, le front s’était stabilisé sur une ligne passant de la ferme de Vertes-Feuilles à Longpont, devant la Ferté-Milon et jusqu’à Chezy-en-Orxois.

On peut lire sur cette plaque : « Aux 5 officiers et 189 sous-officiers, caporaux et zouaves du 1er Régiment de Zouaves, tombés le 18 juillet 1918 en libérant Longpont ».

Le 18 juillet 1918 correspond au premier jour del’offensive Mangin partie de la forêt de Villers-Cotterêts, portée par 300 chars et 40 escadrilles. Débutée à 4h35 par un barrage roulant, elle fut rapidement couronnée de succès. Dès 10 heures, l’infanterie avait atteint Chaudun et était parvenue en face de Vierzy et de Villers-Hélon, à 6 kilomètres de la base de départ. Le 6 août, le front s’était déplacé sur une ligne allant de Soissons à Muizon, en passant par Braine et Fismes.

source: http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/plaque-au-1er-regiment-de-zouaves-longpont.php

Journal du jeudi 18 juillet 1918

Au sud de la Marne, les Allemands poussant des forces nouvelles, ont attaqué les hauteurs au nord de-Saint-Agnan et de la Chapelle-Monthodon. ILs ont réussi à pénétrer dans la Bourdonnnerie. La bataille se poursuit avec âpreté sur les pentes boisées immédiatement au sud de ce point.
Plus à l’est, en dépit d’attaques très vives, nous avons maintenu l’ennemi aux lisières sud des bois de Bouquigny et de Nes1es.
Les Allemands ont tenté un puissant effort en direction de Montvoisin, dont ils ont pu s’emparer. Mais une contre-attaque de nos troupes les ont rejetés de cette 1oca1ité.
Entre la Marne et Reims, des combats violents sont en cours dans les bois de Courton. Une attaque ennemie dans la région de Vrigny a complètement échoué.
A l’est de Reims, les attaques 1oca1es de l’ennemi sont restées infructueuses. Dans la région de Prunay, en renouvelant ses assauts sur Beaumont, il a subi un sanglant échec. Partout, nous avons intégralement maintenu nos positions.
A l’est de Villers-Bretonneux, les Anglais, à la suite d’une heureuse opération de détail exécutée pendant la nuit, ont fait quelques prisonniers et capturé des mitrailleuses.
Un coup de main allemand a échoué dans le même secteur. Les Anglais ont fait des prisonniers dans un raid aux environs d’Hulluch. Activité de l’artillerie allemande dans les secteurs de la Somme et de l’Ancre, au nord de la Scarpe, au nord-est de Béthune et au nord de Bailleul.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

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1443/16 juillet 1918: le 2 ème RI contre attaque à la Chapelle Mothodon (02)

Le 2 ème RI contre attaque à la Chapelle Mothodon (02)

Ici, dans ce vallon du Ru des Vieux Prés est venue s’échouer le 15 juillet 1918 la dernière offensive allemande. Ce mémorial de la Ferme de la Verdure en perpétue le souvenir.

Le 15 juillet 1918, précédées par un très violent tir d’artillerie, les troupes d’assaut allemandes franchissent la Marne, submergent nos positions et atteignent ce ruisseau. Elles y sont arrêtées par nos défenseurs de la 20ème division installés défensivement sur les hauteurs sud.

Le 16 juillet, depuis ce vallon, le 2e RI (20ème division) passe à la contre attaque et après de très durs combats s’empare des hameaux de Chézy, de Montleçon et de la Ferme de la Bourdonnerie. Par un retour offensif, les Allemands reprennent la ferme. Plus à l’est, le 77e RI (18e division) reprend la Ferme des Pozart.

Le 17 juillet, nouvelle contre attaque française par les 18ème BCP, 25e RI, 147ème RI et 32eRI. La progression est difficile et meurtrière due à la présence d’un grand nombre de mitrailleuses allemandes. La Ferme de la Cressonnière est reprise ainsi que la Bourdonnerie mais là encore, les Allemands contre attaque et reprennent la ferme.

Devant l’échec de l’offensive, l’état major Allemand décide de replier ses divisions engagées au sud de la Marne dans la nuit du 18 au 19 pour l’artillerie et du 19 au 20 pour l’infanterie.

source: https://www.valleesenchampagne.fr/mémoire-de-nos-vallées/combats-à-la-chapelle-monthodon-guerre-de-1914-1918/

Une infirmière miraculée: Henriette Bressolles 

Fille d’un officier supérieur, Mademoiselle Bressoles s’était engagée à 18 ans comme infirmière militaire dans une une ambulance chirurgicale volante. Par son comportement héroïque elle mérita  quatre citations, la médaille de Reconnaissance Française et sera même proposée pour la Légion d’Honneur. Le 16 juillet 1918, dans la région de Dormans, elle porta secours, sous un violent tir de barrage, à un prêtre-soldat dont le bras et la jambe gauche viennent d’être arrachés par des éclats d’obus. Comme elle s’efforçait  de soulever de terre le grand blessé, elle ressentit brusquement un craquement et une très vive douleur dans la colonne vertébrale. Rentré à l’ambulance, elle éprouva une grande  peine se redresser. Malgré ses douleurs elle refusa  toute évacuation jusqu’au soir où un obus tomba à quelques mètres d’elle et la projetta à terre. Henriette fut retrouvée  une heure après, évanouie avec un éclat dans la jambe.

la suite sur : http://www.1914-1918.be/inf_miraculee.php

Journal du mardi 16 juillet 1918

Après une violente préparation d’artillerie, les Allemands ont attaqué depuis Château-Thierry jusqu’à la Main-de-Massiges, sur un front de 80 kilomètres.
La lutte a été d’une extrême violence. A l’ouest de Reims, des combats acharnés ont eu lieu autour de Reuilly-Courthezon, Vasly. L’ennemi a réussi à s’infiltrer au sud de la Marne, entre Dormans et Fossoy. Une contre-attaque des Américains a refoulé les Allemands qui avaient franchi le fleuve à l’ouest du Fossoy.
Entre Dormans et Reims, nos troupes et les troupes italiennes résistent sur une ligne Châtillon-s.-Marne, Cuchery, Marfaux, Bouilly.
A l’est de Reims, de Sillery à Massiges, nos contingents ont opposé une défense irréductible. La ligne passe par Prunay, les Marquises, au nord de Prosnes et de Souain.
Les Anglais ont avancé leur ligne en Flandre, à l’est du lac de Dickebusch, sur un front de deux kilomètres. Ils ont fait 296 prisonniers, capturé quelques mitrailleuses ainsi que du matériel. Leurs pertes ont été légères. Ils ont amélioré leurs positions légèrement au sud de Villers-Bretonneux et fait quelques prisonniers. D’autres ont été également capturés dans un raid heureux aux environs d’Ayette.
Activité d’artillerie au sud d’Arras, au nord de Béthune et dans le secteur de Locre.
Les troupes anglo-indiennes ont fait 50 prisonniers à l’est du Jourdain, en Palestine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1439/12 juillet 1918: le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le Groupe AS11 embarque le 2 juillet 1918 à 6 heures du matin en gare de Lizy pour débarquer le 4 juillet 1918 à 5h30 en gare de Germaine.
Les chars rejoignent Saint-Imoges (Marne) pour 13h30, et le Groupe AS11 restera 10 jours sur place.
Le terrain d’exercice de Saint-Imoges, qui n’était pas un terrain spécifique de l’AS, a été utilisé en juillet 1918 par le Groupe AS11, pour l’instruction char d’unités d’infanterie du GAC.

Le 12 juillet 1918, les chars rembarquent en gare de Germaine pour rejoindre le Groupement d’AS n° II à Villers-aux-Cornilles

Après Saint-Imoges le 61319 a participé aux trois engagements de l’AS11 de l’été et de l’Automne 1918

Le 20 juillet 1918 au Bois de Nesles / Bouquigny (Marne).

Engagé le 20 août 1918 sur le plateau de Nouvron-Vingré, en direction du ravin de Chavigny/Juvigny (Marne).
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet

Engagé le 30 septembre 1918 entre la Vesles et l’Aisne.
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet
Le char engage le combat vers le ravin de Glennes et riposte au feu des mitrailleuses ennemies.
Plusieurs hommes d’équipage sont blessés.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/156-classement-individuel/schneider-ca1/1807-61319

Le 167 ème RI aux abords de Corcy (Aisne)

Le 12 juillet au soir, l’ordre d’attaque du Général Mangin, commandant la Xe Armée, parvient au Régiment. Mission est de traverser les marais et le ruisseau de la Savière durant la nuit, d’escalader les pentes abruptes de l’autre rive, et d’y former une tête de pont.
Malgré une violente pluie d’orage et une résistance acharnée des Allemands, cette opération fut exécutée.
Manquant de vivres, économisant les munitions et dans l’impossibilité de procéder à l’évacuation de leurs blessés, les soldats du 169e RI vont maintenir cette tête de pont en dépit de violentes contre-attaques ennemies, des tirs d’obus de tous calibres et de nombreux bombardements à l’arsine et à l’ypérite.
Cependant, une violente contre-attaque nous rejette du Bois Madame sur la Savière. A 19 heures, après une préparation d’artillerie violente et d’un tir intense d’obus toxique sur le fond de la Savière, les Allemands déclenche une forte attaque sur nos éléments qui avaient pris pied dans le Bois Madame. Nos éléments avancés repassent la Savière mais arrêtent l’Infanterie ennemie qui cherche à s’infiltrer vers la Tuilerie de Saint-Paul

source: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanteriejuillet1918.html

Lettre de Maurice à ses parents

Le 12 juillet 1918

Mes chers parents,
je vous envoie quelques lettres boches que j’ai fait traduire en Français par Melle Marthe. Vous verrez qu’en Allemagne ils souffrent aussi beaucoup de la faim. Il y a deux lettres d’une fiancée à son poilu et la lettre d’une mère à son fils

Mardi 16 Juillet 1918

Mes chers parents,
je viens répondre à votre carte lettre du 12 qui me fit bien plaisir. Nous sommes toujours en tranchée de 2ème ligne, nous montons en 1ère ligne après-demain. Le secteur est toujours calme. Aussi nous ne demandons pas à être relevés car on pourrait nous emmener dans un secteur plus activé. Je suis content de savoir Morin prisonnier, il peut souffrir moralement chez les boches mais au moins il a la vie sauve. Vous seriez bien aimables chers parents de m’envoyer un peu d’argent car mes réserves commencent à s’épuiser. Je termine en vous embrassant tous bien affectueusement.
Maurice

Source: https://www.facebook.com/bongeourre/posts/978370855652773

Journal du vendredi 12 juillet 1918

Nous avons élargi nos gains aux lisières de la forêt de Retz, pris le village de Corcy dans sa totalité, la station de Corcy, le château et la ferme Saint-Paul. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains dont un officier.
Des coups de main exécutés dans la région de Maisons-de-Champagne et du mont Sans-Nom, nous ont valu une dizaine de prisonniers.
Les troupes anglaises ont amélioré leurs positions à l’est de Villers-Bretonneux. Elles ont exécuté aux environs de Festubert et de Merris des coups de main heureux, qui leur ont valu des prisonniers et une mitrailleuse.
L’artillerie ennemie a montré quelque activité contre nos positions des deux rives de la Somme.
Sur le front italien, actions habituelles d’exploration et de harcèlement. Le feu d’artillerie a été très vif dans le val de la Brenta. Sur le plateau d’Asiago et au Cornovo, des patrouilles ennemies ont été mises en fuite.
Les aviateurs anglais ont détruit sur le front occidental 9 avions ennemis. Ils ont bombardé des objectifs importants, en particulier dans la région de Lille et aux alentours de Bruges.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1425/28 juin 1918

Attaque du 1er régiment de tirailleurs marocains

L’image Attaque du 1er régiment de tirailleurs marocains, le 28 juin 1918, à 5 h 5 m. est une photographie en noir et blanc d’une œuvre de Paul Renouard, dessinateur et graveur célèbre pour avoir représenté les grands événements de son époque, comme le procès Dreyfus. Elle représente, d’un point de vue décentré, la charge des soldats qui dévalent la pente d’une colline. Au premier plan à gauche, tout près du spectateur et comme saisi sur le vif par l’artiste, un homme court, fusil et baïonnette pointés vers l’avant, l’air à la fois grave, déterminé et concentré. Vêtus comme lui de la tenue en usage en 1918, deux autres soldats placés sur sa gauche chargent du même mouvement, mais la perspective fait qu’ils sont sur le point de sortir du cadre. Au second plan, trois hommes se détachent encore, quoique beaucoup moins nettement, d’une masse qui visiblement avance d’un même élan et qui devient de plus en plus imprécise, jusqu’à se confondre avec le relief et la brume de l’aube.

https://www.histoire-image.org/fr/etudes/tirailleurs-marocains

La bataille de Cutry (Aisne)

Le 27 juin, le régiment reçoit l’ordre de s’emparer du plateau qui surplombe à l’Est le ru de Retz position dominante, dont la possession est nécessaire au développement des opérations que le commandement a décidé d’entreprendre dans cette région.
Le 28, à l’aube, les bataillons Stefani et Le Boette, qui attaquent au premier rang, surprennent l’ennemi par la soudaineté d’une attaque préparée dans le plus grand secret.
Le bataillon de droite (Commandant Stefani, puis le Capitaine Trinquet) atteint rapidement ses objectifs. A gauche, dans la zone d’action du bataillon Le Boette, les difficultés sont plus grandes, difficultés de terrain, d’une part, et résistance tenace de l’ennemi, d’autre part. Sans attendre que les passerelles soient construites, les tirailleurs du Commandant Le Boette franchissent le ru et escaladent les pentes abruptes du plateau. Pouce par pouce, le terrain est déblayé et conquis après une lutte acharnée et meurtrière. Dans la nuit du 30, une attaque brillamment menée par les Compagnies Gigot et Gabriellicomplète le succès. Tous les objectifs assignés sont atteints.
A la suite de ce brillant fait d’armes, le régiment obtenait la citation suivante :
«  Sous le commandement du Lieutenant-Colonel Cimetière, a mené, le 28 juin 1918, malgré les plus grandes difficultés, une attaque extrêmement brillante, couronnée de succès. A eu successivement à réduire la résistance de nombreux ennemis, dans une région tourmentée et boisée, à manoeuvrer pour encercler un village organisé et pourvu d’une garnison nombreuse et à réduire cette dernière. N’a pu remplir cette tâche multiple que grâce à un entraînement, une vigueur et un esprit de discipline incomparables. A fait plus de 500 prisonniers, capturé 18 mitrailleuses et un nombreux matériel. »

source: http://surlesrivesdustyx.blogspot.com/2011/11/la-bataille-de-cutry-28-juin-1918.html

Journal du vendredi 28 juin 1918

Au nord-est de Montdidier, nous avons exécuté un coup de main au nord du parc de Grivesnes et infligé des pertes à l’ennemi, auquel nous avons fait des prisonniers.
Le nombre des prisonniers capturés par les Américains dans la région des bois Belleau, est de 264, dont 5 officiers.
Nous avons abattu 22 avions ennemis, et incendié 3 drachens. Nos avions de bombardement de nuit et de jour ont jeté 17 tonnes de projectiles sur des terrains d’aviation, des bivouacs, des cantonnements dans la zone du front.
L’aviation britannique a été active, repérant des batteries ennemies et faisant des clichés. Dix avions ennemis ont été abattus et quatre autres contraints d’atterrir, désemparés. Dix tonnes de bombes ont été lancées.
Les aviateurs américains ont bombardé la gare et les voies de Conflans.
Les Italiens, après avoir réoccupé la tête de pont de Caposile, ont soutenu des contre-attaques de nombreuses forces ennemies. Ils ont capturé 8 officiers et 371 soldats. Canonnade sur le reste du front.
Les escadrilles italiennes ont lancé plusieurs tonnes de bombes sur les dépôts de munitions ennemis dans la plaine vénitienne et sur la voie ferrée de Matarella. Sept avions ennemis ont été abattus.
Quelques centaines de prisonniers ont encore été capturés au cours du nettoyage du champ de bataille.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1418/21 juin 1918

(vidéo) Images des Américains du Bois Belleau

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/aisne/juin-1918-bataille-bois-belleau-1479905.html

21 juin à Dijon:Fonck et Battle de l’escadrille 103 du Groupe de combat 12

e lieutenant René Fonck (à g.) et le capitaine Joseph Battle (à d.) porte-drapeaux, appartenant à l’escadrille 103 du Groupe de combat 12, dit « Groupe des cigognes » Référence : SPA 3 AD 121 21 juin 1918. Photographe : Daniau / © ECPAD.

Dijon-Longvic, Côte d’Or, le lieutenant René Fonck (à g.) et le capitaine Joseph Battle (à d.) porte-drapeaux, appartenant à l’escadrille 103 du Groupe de combat 12, dit « Groupe des cigognes », défilent derrière le colonel Girod, commandant le terrain d’aviation de Dijon- Longvic, après avoir présenté lors d’une cérémonie les drapeaux de l’aviation et de l’aérostation  française à une délégation conduite par le sous- secrétaire d’état à l’aviation, Jean- Louis Dumesnil.

source: http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/21-cote-d-or.pdf

Reims: le réseau des tranchées le 21 juin 1918

source: http://documentation-ra.com/2014/02/17/le-reseau-de-tranchees-dans-le-secteur-de-reims-nord-est/

Senlis: création d’un cimetière mixte franco-allié et allemand (Oise)

Créé le 21 juin 1918 en cimetière mixte franco-allié et allemand par les hopitaux militaires de Senlis. A été agrandi en 1920, par le secteur d’Etat-Civil de Senlis puis érigé en cimetière national franco-anglais en septembre 1921. Il a reçu les corps des cimetières provisoires de Ognolle, Gouvieux, Chantilly, Vineuil.
Contient 1146 tombes françaises dont 78 dans 2 ossuaires, 138 tombes alliées et 4 tombes de la guerre 1939-1945.

source: http://www.patrimoinedelagrandeguerre.com/circ-decouverte/75-circuit-cimetiere.html

Journal du vendredi 21 juin 1918

Nos détachements ont pénétré dans les lignes ennemies entre Montdidier et l’Oise et dans la région du bois Le Chaume. Ils ont ramené 20 prisonniers.
Les Anglais ont exécuté plusieurs raids aux environs de Boyelles, Lens, Givenchy, et dans les secteurs de Strazeele et d’Ypres. De certaines opérations, il est résulté de vifs combats, au cours desquels l’ennemi a subi des pertes importantes. Nos alliés ont fait 18 prisonniers et capturé 3 mitrailleuses.
Dans le village de Morlancourt, un raid ennemi a été pris sous notre feu et dispersé.
L’artillerie ennemie s’est montrée active entre la Somme et l’Ancre. Au cours de la nuit, l’activité de l’artillerie s’est développée considérablement de part et d’autre au nord d’Albert et dans le secteur du canal de la Bassée.
Les Italiens continuent à maintenir ou à refouler les Autrichiens des montagnes d’Asiago à la Basse-Piave. Ils ont fait plus de 1200 prisonniers sur les pentes du Montello qui dominent immédiatement la plaine, et plusieurs centaines d’autres en différents points du front. Les troupes françaises ont contribué à en capturer.
Une insurrection a éclaté à Kiev et dans plusieurs autres centres de l’Ukraine contre le gouvernement de Skoropatsky, soutenu par l’Allemagne.

 

1405/8 juin 1918: la croix Victoria pour Joseph Keable, un héros  canadienjcanadienj

Les Américains au bois Belleau

Le 8 juin 1918, les Marines du 6ème Régiment reçurent pour mission de s’emparer de la partie sud du bois de Belleau .Mésestimant le volume des forces allemandes dans cette partie du bois, ils déclenchèrent un assaut sans appui pour saisir leur objectif. Ce premier assaut fut repoussé par des Allemands solidement retranchés. Les vingt-quatre heures suivantes permirent d’élaborer un plan d’emploi des armes combinées pour enlever l’objectif. A 4h30 le 10 juin, des éléments du 6ème Régiment de Marines, appuyés directement par leur bataillon de mitrailleuses, lancèrent l’assaut. Après deux heures d’un combat intense et acharné, l’objectif était enlevé.

Le 11 juin 1918, des éléments du 5ème Régiment de Marines lancèrent avant l’aube un assaut dans la partie ouest du bois de Belleau pour établir le contact avec le 6ème Régiment. Ce plan de devait pas survivre à la brume, à la tourmente, à la confusion et au chaos des armes. Les Marines perdant tout repère furent exposés à un feu nourri des mitrailleuses et fusils allemands. En dépit de pertes énormes, d’un feu d’artillerie intense avec usage des gaz, ils parvinrent à se réorganiser et à reprendre la poussée. La bataille se désagrégea en un combat de sections, de groupes et finalement d’homme à homme, qui vit les Marines enlever l’un après l’autre les nids de mitrailleuses, à la baïonnette et au corps à corps. Après des heures d’un combat acharné, le 5ème Régiment de Marines perçait à la lisière nord du bois.

La suite sur http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/bois-de-belleau.php

La croix Victoria pour Joseph Keable, un héros  canadien

Joseph-Thomas Keable, né le 5 mai 1892 à Saint Moïse  au Québec,, est un soldat canadien natif du Bas St Laurent, mort  +  9 juin 1918 au champ d’honneur lors de la guerre 14/18 à Neuville-Vitasse en France , il fut le premier Québécois à être décoré de la croix victoria. Bien que son nom soit souvent orthographié Kaeble , surtout en Anglais,  la Commission de toponymie du Québec affirme que son nom doit être orthographié Keable,son nom de baptème (…)

(… Le 8 juin 1918 à Neuville Vitasse, le caporal J.Keable subit vers 21h un violent barrage d’artillerie suivit d’une attaque allemande sur la position qu’il tenait avec sa section, celle ci étant complètement décimée, il sauta hors de la tranchée et, avec sa mitrailleuse Lewis, vida tous ses chargeurs sur les vagues ennemies qui finirent par se replier. Gravement blessé il mourrut le lendemain.

Voir une vidéo ici.

Le caporal Keable est inhumé  à l’annexe du cimetière communal de WANQUETIN, section II. A. 8., Pas de Calais, France.

Déjà décoré de la médaille militaire, il reçut la Croix Victoria à titre posthume.-

Lire aussi https://journals.openedition.org/rha/7426

Une éphémère étoile de la victoire

Au soir du mardi 8 juin 1918, toutes les étoiles brillaient dans un ciel de lune nouvelle. Au plus profond des tranchées, les soldats alliés et allemands savaient qu’ils devaient redoubler d’attention tant ce type de soirée était favorable aux coups de mains des « nettoyeurs ».

En regardant vers les lignes allemandes, à l’Est, les Poilus virent rapidement se lever la merveilleuse étoile baptisée Altaïr (Alpha de l’Aigle). Surprise ! A son côté, apparut un deuxième astre encore plus brillant. Vérifications faites, selon les cartes de l’Almanach Hachette de 1918, aucune étoile ne devait se trouver au côté d’Altaïr ? C’était à ne pas en croire ses yeux.

Le nouvel astre atteignit son maximum d’éclat le jour de son apparition. Vers 23 heures, il était aussi étincelant que Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel. André Danjon, alors soldat (qui sera plus tard directeur des observatoires de Strasbourg puis de Paris), observa directement le phénomène « C’était simplement l’apparition soudaine d’une nova très brillante, une étoile qui venait d’exploser. »

A chaud, il expliqua à ses supérieurs que cette nova allait perdre de son intensité lumineuse. Effectivement, dès le lendemain, elle commença à baisser.

Le soir du 8 juin 1918, de partout sur le front, des messages furent envoyés à l’état-major des armées françaises à Chantilly. La majorité des soldats pensaient qu’il s’agissait d’une intervention divine indiquant clairement une prochaine victoire des armées alliées face à la barbarie.

Pourtant, le ministère de la Guerre soumit la presse française à une censure rigoureuse. A ses yeux, le fait que cette étoile nouvelle ait apparu côté allemand et dans la constellation de l’Aigle était fâcheux, puisqu’on pouvait tout aussi bien penser que Dieu avait choisi le camp de l’aigle impérial allemand. D’après un article du quotidien régional « La Montagne » du 11 novembre 2005.

source:http://culture-et-debats.over-blog.com/article-1188731.htm

Préparation de la bataille du Matz (Oise)

Pour passer le rempart naturel, dit ‘’Massif de Thiescourt’’, le Général Von Hutier employa les grands moyens, en préparant une nouvelle offensive qui débuta le 9 juin 1918. Pour ce faire, il mit en place une importante artillerie et amassa ses troupes sur une ligne allant de Montdidier à Noyon. Si le massif n’était pas pris d’un seul élan il serait encerclé.

Le jour J, à 12H50, un déluge de feu et d’acier s’abat sur les troupes françaises et aussitôt les premiers soldats de la 11ème D.I. allemande traversent les lignes Alliées. Sous la pression ennemie, le front cède sur Thiescourt, entraînant dans sa perte la Ferme d’Attiche, point culminant du massif.
Le 11 juin, les allemands sont à Mélicocq. La situation est inquiétante car, plus au Nord-Ouest, l’ennemi approche de Compiègne.
Cependant, l’état-major français ne fut pas surpris par l’attaque allemande car, quelques semaines plus tôt, des déserteurs allemands avaient préféré se constituer prisonniers plutôt que de se lancer dans une nouvelle bataille. Ils dévoilèrent en parti le plan du Général Von-Hutier. Ainsi, des réserves françaises attendaient l’ennemi sur le Matz pour le mettre en échec.
Pendant la bataille, une division se distingua et enregistra le plus grand nombre de pertes (4915 hommes). La 1ère Division de Cuirassiers à Pieds venait une nouvelle fois de se sacrifier pour contenir l’envahisseur en attendant les renforts.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&source=hp&ei=puT_WumLFeSKmgXKnZvYCQ&q=bataille+du+matz&oq=bataille+du+matz&gs_l=psy-ab.3..0.1970.6062.0.6606.17.14.0.0.0.0.522.1986.2-3j1j1j1.6.0….0…1.1.64.psy-ab..11.6.1986.0..35i39k1j0i67k1j0i10i67k1j0i131k1.0.Cgw6sbB2_8A

lire aussi: http://20072008.free.fr/journee262008matz1juin18doc1.htm

Une lettre de Théophile Bonnet à son oncle

« Le 8 juin 1918,

Mon cher oncle,

Je vous ai écri hier soir en vous disant que nous montions faire un coup de main. Eh bien voici les résultats.

Nous craignions a une attaque, l’état-major en voulait des renseignements, pour cela toute la nuit il y avait sur le front de la division coups de main sur coup de main sans avoir aucun résultat. Le Colon voyant que les autres compagnies ne pouvaient rien ramener a désigné la mienne d’office. Hier soir à 10 h et demie, nous partions armés de grenades,  de carabines et revolvers, arrivés entre les lignes à 11 h et demie, nous nous déployons en tirailleurs et l’opération allait commencer à minuit, le 75 faisait un tir sur la première ligne boche, nous avancions toujours à l’arme blanche quand tout à coup nous arrivons aux fils de fer boches. Là, nous avions ordre de nous arrêter, la mitrailleuse tirait, il a fallu se coucher, dix minutes après nous franchissions ces fils de fer en question et au bout de quelques secondes mon camarade de combat et moi tombions sur un petit poste boche qui était situé à l’arrière des fils de fer. Dans ce poste, il y avait deux fritz. De l’instant que nous les avons vus, nous avons bondis dessus revolver au poing et nous les avons capturés. J’ai rapporté leur fusils et tu peux croire cher oncle que j’ai songé à toi. Je te conserve un bon Mauser avec les munitions voulu pour aller faire une tournée aux sangliers et aux chevreuils chez mon oncle Maillet.

Je ne sais encore les récompenses qui nous seront accordés, d’après ce que j’aurai entendu dire le colon nous aurait promis quelque chose.

(…)

Pour aujourd’hui, rien de plus à te faire part, au plaisir de te lire, je te quitte Cher Oncle en t’embrassant de tout cœur ainsi que toute la famille.

Bons baisers de ton neveu qui t’aime

Théophile »source: http://guerre14-18.cc-parthenay-gatine.fr/bonnet-theophile/

Journal du samedi 6 juin 1918

Nombreuses actions locales à notre avantage.
Nous avons réussi des coups de main au nord de Montdidier et à l’ouest de Noyon.
Nous avons enlevé le village de Le Port, à l’ouest de Fontenoy, réalisé une progression à l’ouest de Longpont et fait des prisonniers, amélioré nos positions au sud-est d’Ambleny.
Une attaque, menée par les troupes franco-américaines nous a permis d’avancer notre ligne d’un kilomètre environ dans la région de Veuilly-la-Poterie-Bussiares; 270 prisonniers, dont dix officiers, sont restés entre nos mains. Nous avons ensuite conquis le village de Susly, ainsi que les boqueteaux à l’est. La station de Veuilly-la-Poterie et les lisières nord de ce village sont également en notre possession.
Les troupes franco-américaines ont gagné du terrain sur le front Torcy-Belleau-Bouresches.
A l’ouest de Château-Thierry, une action vivement menée nous a rendu la cote 204.
Entre la Marne et Reims, les troupes britanniques ont repris pied dans le village de Bligny, que nous avons perdu, et infligé de fortes pertes à l’ennemi.
Les aviateurs anglais ont bombardé Trèves et Coblentz, ainsi que la gare de Metz-Sablons et les voies ferrées de Thionville. Ils ont abattu sept avions.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1403/6 juin 1918: 5.000 américains tués à la bataille du Bois Belleau (résumé) 

 La bataille du Bois Belleau (résumé)

A 3h45 du matin du 6 juin 1918, les Marines et leurs alliés français lancèrent une attaque pour s’emparer de la cote 142, une petite colline qui surplombe la ville de Torcy. Sur un front de huit cents mètres se trouvaient au coude à coude le 1er bataillon du 5ème Régiment, sur le flanc gauche, et le 3ème bataillon du 5ème Régiment sur le flanc droit de la Brigade des Marines. Dans le courant de l’attaque, des trous se formèrent dans les lignes alliées. Le 1er bataillon du 5ème Régiment vit bientôt son flanc exposé aux Allemands et essuya un feu intense des nids de mitrailleuses. Surmontant des pertes énormes, le bataillon atteignit son objectif à 7h00. Le restant de la journée se passa à repousser les nombreuses contre-attaques allemandes, à tenir les positions et à prendre les marques d’une des batailles les plus ardentes de l’US Marine Corps.

Le 6 juin 1918 à midi, les Marines reçurent l’ordre de s’emparer de la ville de Bouresches et de conquérir le secteur sud du bois de Belleau. A 17h00, le 6ème Régiment de Marines entama sa progression sur quatre cents mètres dans un champ de blé mûr. Lorsqu’il fut à découvert, les mitrailleuses allemandes ouvrirent le feu. En dépit de pertes considérables, le 6ème Régiment de Marines captura Bouresches, et une petite partie du bois de Belleau. Cette action, couplée avec celle de la cote 142, devait jalonner les contours de l’une des batailles les plus ardentes auxquelles devaient participer l’US Marine Corps au cours de son histoire.

Le 8 juin 1918, les Marines du 6ème Régiment reçurent pour mission de s’emparer de la partie sud du bois de Belleau .Mésestimant le volume des forces allemandes dans cette partie du bois, ils déclenchèrent un assaut sans appui pour saisir leur objectif. Ce premier assaut fut repoussé par des Allemands solidement retranchés. Les vingt-quatre heures suivantes permirent d’élaborer un plan d’emploi des armes combinées pour enlever l’objectif. A 4h30 le 10 juin, des éléments du 6ème Régiment de Marines, appuyés directement par leur bataillon de mitrailleuses, lancèrent l’assaut. Après deux heures d’un combat intense et acharné, l’objectif était enlevé.

Le 11 juin 1918, des éléments du 5ème Régiment de Marines lancèrent avant l’aube un assaut dans la partie ouest du bois de Belleau pour établir le contact avec le 6ème Régiment. Ce plan de devait pas survivre à la brume, à la tourmente, à la confusion et au chaos des armes. Les Marines perdant tout repère furent exposés à un feu nourri des mitrailleuses et fusils allemands. En dépit de pertes énormes, d’un feu d’artillerie intense avec usage des gaz, ils parvinrent à se réorganiser et à reprendre la poussée. La bataille se désagrégea en un combat de sections, de groupes et finalement d’homme à homme, qui vit les Marines enlever l’un après l’autre les nids de mitrailleuses, à la baïonnette et au corps à corps. Après des heures d’un combat acharné, le 5ème Régiment de Marines perçait à la lisière nord du bois.

Le 23 juin 1918, après un court repos, la Brigade des Marines reprit son attaque pour s’emparer des derniers arpents du bois de Belleau encore tenus par l’ennemi. A 19h00, quatre compagnie du 5ème Régiment donnaient l’assaut. Les Allemands, fermement retranchés et appuyés par des mitrailleuse, les repoussèrent. Au prix de cent-quatre nouvelles pertes et de cinq heures de combat, les Marines se retrouvèrent sur leur base de départ. Le 25 juin, ils attaquaient à nouveau. Après un pilonnage d’artillerie de quatorze heures, ils franchissaient les bases de départ. La farouche résistance allemande s’effondra finalement devant la férocité de l’attaque. A 23h30, le bois de Belleau était sous contrôle allié et accroché à jamais à l’histoire de l’US Marines Corps

source: http://milguerres.unblog.fr/la-bataille-du-bois-belleau-juin-1918/

http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/bois-de-belleau.php
lire aussi : http://www.civfrance.com/centenaire/Les_soldats_americains_sur_le_front_francais_durant_la_premiere_guerre_mondiale_23.11.16.pdf

lire aussi http://surlalignedefront.fr/2014/03/08/la-memoire-du-plus-fort/

Le 30 ème US infanterie régiment envoyé à Château-Thierry (Aisne)

Le 30e U.S. Infantry Regiment de la 3e Infantry Division, dépêchée au sud de Château-Thierry pour faire face à l’avance allemande sur la Marne, relève le 6e Régiment de Cuirassiers français de la 4e Division de Cavalerie en défense sur la rive sud entre Nogentel et Nogent-l’Artaud, pour prendre part à l’attaque de la côte 204.

source: http://dvole.free.fr/1918/index.htm

Les combats pour reprendre la vallée du Clignon

6 juin 1918: la prise de Bouresches :

bouresch.

Après la prise de la côte 142, il fallait sécuriser le flanc droit du bois de Belleau. Une attaque du 6ème Marines partit de l’est de Lucy à travers la lisière sud du Bois de Belleau, mais fût stoppée par la résistance ennemie avant d’atteindre la partie du bois derrière Bouresches. L’attaque sur Bouresches était lancée depuis la lisière des bois situés à l’est de Triangle et au sud de Bouresches par le deuxième bataillon du 6ème Marines, deux compagnies s’élancèrent sur Bouresches sur une distance d’environ 700 mètres à découvert, sous le feu de l’artillerie allemande, et des mitrailleuses placées dans les maisons et le clocher de l’église du village, cela fût également très meurtrier pour les Marines dont seulement une vingtaine d’hommes atteignirent le village et en chassaient les Allemands jusqu’à la lisière nord. Il leur faudra tenir le village sans ravitaillement jusqu’au 7 juin, et repousser les contre-attaques allemandes.

Pendant cette attaque le Capitaine Duncan commandant de la 96ème compagnie, une des deux parties à l’assaut du village, fût blessé. Les unités médicales pour les Marines étaient constituées de médecins de l’US Navy, qui étaient rattachés au Corps des Marines, un de ces médecin, le Lieutenant Osborne, arrivé quelques jours plus tôt et rattaché au 6ème Marines, se lança avec des brancardiers sous le feu ennemi pour essayer de transporter le Capitaine Duncan en lieu sûr, mais un obus tombant à proximité tuait un brancardier, le Lieutenant Osborne, et le Capitaine Ducan. Le Lieutenant Osborne sera décoré à titre posthume de la plus haute distinction des Etats-Unis, la Médaille d’honneur du Congrès, pour cette action, il repose au cimetière américain de Belleau, et une rue de Bouresches porte son nom.

source: http://cavalbatmarne.free.fr/prg900_2.htm

Journal du jeudi 6 juin 1918

Attaques locales sur plusieurs parties du front.
Aux lisières nord du bois de Carlepont, deux attaques ennemies ont été arrêtées par nos mitrailleuses.
D’autres tentatives dans la région d’Autrèches, à l’est de Dommiers et vers Corcy ont également échoué.
Au nord de Corcy, une action d’infanterie, appuyée par des chars d’assaut, nous a permis de rectifier notre ligne aux lisières de la forêt.
Au sud de l’Ourcq, les Allemands ont dirigé de violentes attaques sur Chézy et au sud-est de cette localité. Nos troupes ont brisé tous les assauts et infligé des pertes sérieuses à l’adversaire.
L’activité de l’artillerie continue, très vive, au nord de l’Aisne et dans la région de Reims.
Les Anglais ont exécuté des raids heureux aux environs de Lens et au sud du canal de la Bassée et fait quelques prisonniers.
Au sud-ouest de Morlancourt, un coup de main ennemi, tenté ce matin de bonne heure, à la faveur d’un vigoureux bombardement, a été repoussé. Des Allemands ont été capturés.
Activité de l’artillerie ennemie au nord de la Scarpe et de la Lys, et dans les secteurs de Merris et du canal Ypres-Commines.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html