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1109/16 aout 1917: incendie sur la charpente de la basilique de Saint-Quentin

Incendie sur la charpente de la basilique de Saint-Quentin

La basilque en 1917

Dans l’Aisne, le sort de la ville de Saint-Quentin à partir de 1917 fut au cœur de ce débat. En partie épargnée par les combats de 1914, Saint-Quentin est entièrement vidée de ses 48 000 habitants par l’armée allemande en mars 1917. Désormais considérée comme un bastion sur la ligne Hindenburg, la ville est rapidement la cible de l’artillerie alliée. Dans la nuit du 15 au 16 août 1917, un incendie anéantit la charpente de la basilique du XIIesiècle. L’orgue est détruit et les tuyaux descendus pour être fondus. Un sort similaire est réservé au monument du siège de 1557 qui trônait sur la place de l’hôtel de ville.

Lorsque l’armée française entre dans Saint-Quentin le 2 octobre 1918, la ville n’est plus qu’un amas de ruines.

source: http://www.aisne14-18.com/les-evenements-de-lete

Pétain décore l’escadrille La Fayette

Le 16 août 1917, le général Pétain décerne à l’escadrille sa première citation à l’ordre de l’armée : « Escadrille composée de volontaires américains venus se battre pour la France, avec le plus pur esprit de sacrifice. A mené sans cesse sous le commandement du capitaine Thenault qui l’a formée, une lutte ardente contre nos ennemis. A soulevé l’admiration profonde des chefs qui l’ont eue sous leurs ordres et des escadrilles françaises qui, loin de l’affaiblir, exaltaient son moral, a abattu 28 avions ennemis homologués ».

source: http://www.souvenir-francais-92.org/article-25902016.html

Parution de La baïonnette

source: http://labaionnette.free.fr/1917/b111.htm

A propos de la chanson de Craonne

– La première mention de La Chanson de Craonne date du 16 août 1917, quand une lettre non signée du 89e RI est saisie qui la mentionne, même si le titre n’est pas encore définitif … Dans son livre La Saignée (1920), Georges Bonnamy rapporte qu’on la chantait dans son unité (le 131e RI) en juin de la même année.

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source: http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr/2009/09/

Journal du jeudi 16 août 1917 à travers Le Miroir

Action d’artillerie en Belgique, au nord de l’Aisne, en Champagne sur les deux rives de la Meuse et en Haute-Alsace. Un coup de main exécuté par nous près du Four-de-Paris a ramené dans nos lignes une mitrailleuse et du matériel. L’ennemi a bombardé Reims et lancé 100 obus sur Pont-à-Mousson.
Les Anglais ont attaqué sur un large front, sur la lisière nord-ouest de Lens, au bois Hego (nord-est de Loos). Les premières lignes allemandes ont été enlevées sur tous les points et les troupes de nos alliés ont accompli une avance satisfaisante. Elles ont conquis la fameuse cote 70 qui était formidablement défendue et ont, par la suite, poussé sensiblement leur progression autour de Lens. 282 prisonniers sont tombés entre leurs mains. Cinq contre-attaques allemandes ont été brisées avec de fortes pertes pour l’assaillant. Les pertes anglaises ont été légères.
Nos alliés ont également progressé au nord-ouest de Bixchoote, et fait échouer des coups de mains allemands à l’est de Klein-Gillebeke.
La bataille continue avec rage sur le front roumain avec des alternatives d’avance et de recul pour nos alliés.
En Macédoine, canonnade sur le Vardar et sur la Cerna.
Des patrouilles ennemies ont été mises en échec devant les tranchées anglaises de la vallée de la Strouma.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

1069/7 juillet 1917: l’histoire de la caverne du dragon

Journal du 7 juillet 1917 à travers Le Miroir

Après un ralentissement de quelques jours, remplis seulement par la canonnade et des escarmouches, les combats ont repris avec vivacité, en particulier sur les plateaux qui séparent la vallée de l’Aisne de celle de l’Ailette, l’ennemi multipliant ses efforts pour nous reprendre les positions avantageuses, les observatoires excellents que nous avons conquis.
C’est le matin du 7 juillet que la lutte s’est ranimée. En quatre points du front compris entre le moulin de Laffaux et la ferme de Froidmont, les masses allemandes nous ont abordés. Entre la ferme Froidmont et les Bovettes le combat fut particulièrement dur. L’ennemi réussi d’abord à pénétrer dans notre première ligne sur près de 3 kilomètres. Mais le lendemain, une contre-attaque vigoureuse nous a permis de reprendre la presque totalité du terrain perdu. De nouvelles attaques sur le Panthéon ont été brisées. Pour mener à bien cette affaire, les Allemands avaient mis en ligne des troupes d’élite appartenant à trois divisions différentes. Elles ont subi de lourdes pertes. D’autre part, à l’est de Cerny, nous avons amélioré nos gains du 1er juillet, devant Ailles. Une forte entreprise ennemie menée le 8 juillet, dans la soirée, dans la région d’Hurtebise et du Dragon, a, d’autre part, échoué.
En Champagne, des actions de détail ont tourné à notre avantage au Mont Haut et à l’est du Mont Cornillet.

uillet, le colonel-général von Boehm-Ermoli, qui dirige, sur le front général du prince Léopold de Bavière, le groupe des armées de Galicie, ordonna une énergique contre-offensive dans tout le secteur dont Koniuchy est le centre. Les masses austro-allemandes s’avancèrent à rangs serrés, en particulier sur la ligne Godow-Dortun. Tous leurs furieux assauts furent brisés parmi les pertes les plus sanglantes.

Attaque de Gothas sur Londres: 54 morts

 Le 5 juin 1917 une nouvelle attaque de Gothas est Londres est déviée vers Sheerness dans le Kent. La troisième tentative est la bonne, le 12 juin 1917, avec 14 Gothas qui lâche prés de 100 bombes sur la capitale. La plupart ratent leurs cibles mais elles coûtent la vie à 162 civils, le record de tués à Londres lors d’un raid allemand, et fait 432 blessés. Parmi les morts se trouvent 18 enfants tués par une bombe qui touche une école primaire. A la suite de cette action de nombreux enfants londoniens sont évacués par les autorités vers la campagne pour échapper à la menace.
Pour les Allemands le succès est éclatant surtout qu’aucun des Gothas n’a été perdu. Les Britanniques ne s’attendaient pas à une attaque en plein jour ce qui explique le nombre relativement élevé de victimes. En raison de cette impréparation les premières tentatives pour intercepter les Gothas sont inefficaces. Un grand nombre d’avions britanniques a décollé à la dernière minute mais ils ne sont pas parvenus à atteindre suffisamment d’altitude pour engager les bombardiers. Un nouveau raid de 22 Gothas a lieu le 7 juillet 1917, entraînant 54 décès et 190 blessés. Une centaine de sorties de la chasse britanniques permet néanmoins d’abattre un Gotha et en endommage trois autres. Mais 2 chasseurs anglais sont aussi descendus par les Gothas. Entre mai et août 1917, la Kagohl 3 réalise ainsi huit autres raids de jour sur l’Angleterre, dont trois sur Londres.

L’histoire de la caverne du dragon (Chemin des dames)

Fortification et Mémoirevous entraîne dans la Caverne du Dragon, une véritable forteresse souterraine. Celle-ci est devenue, aujourd’hui, l’un des hauts lieux de Mémoire de la Grande Guerre sur le Chemin desDames et sur l’ancienne ligne de front.

Sur le Chemin des Dames, la géologie et la géographie favorisent l’exploitation de la pierre. Le calcaire érodé affleure sur les coteaux. Les liaisons terrestres et fluviales aisées facilitent le transport de la pierre. Dès le Moyen Âge, l’extension des villes (Soissons, Laon) et la construction des abbayes, châteaux et cathédrales nécessitent l’ouverture de multiples carrières : les creutes. Pendant le conflit, ces nombreuses carrières deviennent un enjeu stratégique majeur car elles sont enterrées, à contre-pentes, solides, vastes, aménageables et surtout, totalement à l’épreuve des tirs ennemis.

La suite sur http://fortificationetmemoire.fr/les-fortifications-du-chemin-des-dames-part-2x/

Les cloches de l’église de Montigny enlevées

Le 7 juillet 1917, les cloches sont descendues pour récupérer le bronze à des fins militaires. Elles sont remplacées par des tampons de wagons sur lesquels sont frappées les heures et qui servent à appeler les fidèles aux offices. De nouvelles cloches sont installées en 1930.

1038/6 juin 1917: Joseph Dauphin condamné à mort

Discussion secrète au Sénat à propos de la conférence de Stockholm

« Nous avons appris presque en même temps, hier soir, que deux des aviateurs, des garçons charmants, qui réglaient le tir d’une batterie venaient d’être abattus, que des socialistes allaient à Stockholm organiser l’Internationale.Je ne crois pas qu’aucune nouvelle, depuis le début de la guerre, ait causé une pareille sensation d’écoeurement. Sous Louis XV, et pour le caprice de Mme de Pompadour, (211) il y avait en marge de la diplomatie officielle, les missions de M. de Broglie, le secret du Roi. Voilà maintenant qu’un parti s’en va, d’accord avec nos ennemis, organiser une paix offi- cieuse à côté de notre diplomatie.Est-ce admissible ? si le Gouvernement actuel auquel tous les Français ont fait confiance dès le début de la guerre, et par cela seul qu’il représente la France, juge que le moment est venu de négocier, qu’il le fasse savoir.La suite sur http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/5eme/pdf/1917/06/c19170606_0764_0769.pdf

L’école refonctionne à Beaumont-en-Beine (Aisne)

L’école recommence à fonctionner sous la direction d’un instituteur territorial. « Cela vaut mieux que de faire de la terrasse dit celui-ci, un instituteur de la Vienne, d’une très vieille classe. Mais ce n’est pas rose. Tous ces enfants là ne savent presque plus rien. Ils se rappellent un peu la lecture, mais c’est tout. Et puis, j’ai eu bien du mal à avoir le matériel voulu. On a retrouvé des tables un peu partout et pour le reste les habitants ont fait ce qu’ils pouvaient. Le préfet m’a envoyé des livres et des fournitures scolaires mais pas celles qu’il aurait fallu. Cela ne va pas très bien. Il n’ y avait pas d’école du temps des Boches ? Au début, ils ont essayé d’en organiser une, mais personne n’était capable de tenir le poste. La place a été confiée à une femme quelconque qui n’a pas réussi dans son oeuvre et l’idée a été abandonnée. L’école a alors servi de cantonnement. Voyez les insanités que les Boches ont écrites ou dessinées sur les murs. Je cache les plus dégoûtantes avec ma toile de tente. »source: https://crdp.ac-amiens.fr/historial/soldat/barb_barb1_texte22.html

Journal du mercredi 6 juin 1917

Bombardement assez violent de part et d’autre, dans la région de Braye-en-Laonnois. Au cours de la nuit, une vive attaque de nos troupes nous a rendu des éléments de tranchées où l’ennemi avait pris pied au nord-ouest de la ferme Froidmont.
Lutte d’artillerie intermittente en Champagne, plus active vers le front Cornillet et sur le Casque. Divers coups de main ennemis sur nos postes, entre Tahure et Auberive, ont échoué.
En représailles des bombardements effectués par l’ennemi sur la ville ouverte de Bar-le-Duc, les 29 et 30 mai, 7 de nos avions ont survolé la ville de Trèves, sur laquelle ils ont jeté 1000 kilos de projectiles.
Nos escadrilles ont copieusement arrosé de projectiles les terrains d’aviation ennemis de Morhanges, de Habsheim, de Frescati et de Sissonnes; 16.500 kilos d’obus ont été jetés sur les baraquements, qui ont subi des dommages importants. D’autres escadrilles ont bombardé la gare de Lumes (Ardennes), les dépôts de munitions de Warmériwille, les gares et dépôts de la région de Laon. Il y a lieu de citer encore le bombardement de l’aérodrome de Colmar, des gares de Thionville et de Dun-sur-Meuse.
Les Anglais ont repoussé des raids au sud-est de Lens et au sud d’Armentières.
Le général Broussilof remplace le général Alexeief à la tête de l’armée russe.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Joseph Dauphin condamné à mort le 6 juin 1917

Né en 1882 à Tauves, Joseph Dauphin est cultivateur à Theil – Saint-Gal. Il est marié et père d’un enfant. Mobilisé en

1914, il est affecté au 70ème bataillon de Chasseurs Alpins. Pendant 3 années de guerre, il fait preuve de bravoure : il est nommé caporal en mars 1915, puis cité à l’ordre du régiment en août 1915 et décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Selon les témoignages recueillis par H. Andraud (2), début juin, cantonnés à Beuvardes dans l’Aisne, les soldats des 7ème et 8ème compagnies du 70ème BCA apprennent que leurs permissions étaient supprimées pour une nouvelle attaque sur le plateau de Craonne, contrairement à leurs camarades des 6ème et 9ème compagnies qui avaient été permissionnaires un mois avant, conséquences d’un …tirage au sort !

Bien entendu, cela provoqua la colère des hommes et de violentes récriminations. Et comme c’est le soir où on touche la solde, le vin coule à flots. A cette occasion, certains auraient « tiré quelques coups de fusil et lancé à la cantonade des propos séditieux ». La hiérarchie militaire parle « d’acte de mutinerie »…

« Dauphin était bien dehors, trop ivre pour rentrer, et peut-être même pour se rendre compte qu’une patrouille le ramassait » disent les témoins. Très bruyant, il chantait à tue-tête sa chanson préférée « J’ai deux grands bœufs dans mon étable » ! « Ce pauvre Dauphin fut pris au hasard, dans le tas parce que, sans doute, on avait entendu sa voix. »

Il fut « jugé » et condamné à mort le 6 juin 1917 comme « émeutier » et même comme « meneur », convaincu de « révolte à main armée, en réunion » ! Il fut exécuté 6 jours après, le 12 juin à Ventelay (Marne).

source: http://federations.fnlp.fr/IMG/pdf/g_7_et_8_6_fusilles_du_PdD.pdf

L’offensive du Chemin des Dames dans les fonds de l’ECPAD

Des photos à voir sur le site http://centenaire.org/de/node/8481

Extrait des carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier de Béziers, sur les mutineries du 30 mai au 6 juin 1917

« La révolution russe eut une répercussion sur le front français et un vent de révolte souffla sur presque tous les régiments. Il y avait d’ailleurs des raisons de mécontentement ; l’échec douloureux de l’offensive du Chemin des Dames qui n’avait eu pour résultat qu’une effroyable hécatombe, la perspective de longs mois encore de guerre, enfin, c’était le très long retard des permissions c’était cela je crois qui irritait le plus le soldat.

Un soir, un caporal chanta des paroles de révolte contre la triste vie de la tranchée, de plainte, d’adieu pour les êtres chers qu’on ne reverrait peut-être plus, de colère contre les auteurs responsables de cette guerre infâme, et les riches embusqués. Au refrain, des centaines de bouches reprenaient en choeur et à la fin des applaudissements frénétiques éclataient auxquels se mêlaient les cris de  » Paix ou révolution ! A bas la guerre ! Permission ! Permission ! « . Un soir, patriotes, voilez- vous la face, l’Internationale retentit, éclata en tempête. Cette fois, nos chefs s’émurent, notre capitaine-adjudant-major-flic vint lui-même escorté par tout le poste de police. Il essaya de parler avec modération mais dès les premiers mots des huées formidables l’arrêtèrent. […] Je rédigeai un manifeste protestant contre le retard des permissions. Dans l’après-midi l’ordre de départ immédiat fut communiqué ; la promesse formelle était faite que les permissions allaient reprendre dès le lendemain. Les autorités militaires, si arrogantes, avaient dû capituler.

Le lendemain soir, à sept heures, on nous rassembla pour le départ aux tranchées. De bruyantes manifestations se produisirent : cris, chants, hurlements, coups de sifflet. Bien entendu, L’Internationale retentit. Si les officiers avaient fait un geste, dit un mot contre ce chahut, je crois sincèrement qu’ils auraient été massacrés sans pitié. Ils prirent le parti le plus sage : attendre patiemment que le calme soit revenu. On ne peut pas toujours crier, siffler, hurler et, parmi les révoltés, n’ayant aucun meneur capable de prendre une décision, ou la direction, on finit par s’acheminer vers les tranchées, non cependant sans maugréer et ronchonner. Bientôt, à notre grande surprise, une colonne de cavalerie nous atteignit et marcha à notre hauteur. On nous accompagnait aux tranchées comme des forçats qu’on conduit aux travaux forcés. »

source: http://www.histoire-geo.org/Partenaire/Arrivabene/ArrivabeneS_1ereH_tice_1914_1918.pdf

Premier bombardier-torpilleur

Le premier avion au monde à être conçu comme bombardier-torpilleur, le Sopwith « Cuckoo », est construit par le Royal Naval Air Service.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-180.html

 

1032/31mai 1917: explosion d’une sape à la Côte 108 de Berry-au Bac (Aisne)

Explosion d’une sape à la Côte 108 de Berry-au Bac (Aisne)

Au moins dans un premier temps, les allemands ne semblent pas chercher la guerre souterraine à outrance. Leur seule activité du printemps 1915 est l’explosion de 5 mines étalées du 31 mai au 27 juin : 31 mai, 7 juin, 20 juin, 21 juin, 27 juin (deux entonnoirs), toutes entre les premières lignes françaises et allemandes. Leur volonté était certainement d’ajouter une difficulté supplémentaire en cas d’attaque, et d’empêcher que les rameaux d’attaque français ne puissent trop s’approcher de leurs lignes.
Mais, coté français, ces entonnoirs n’ont entraîné aucun dégât, ni en surface, ni sous terre du fait de la grande profondeur du système (entre 13 et 15 mètres), situé sous les galeries allemandes.

Pendant ce ce temps, les français progressent ; leur but est de passer sous les premières lignes allemandes, les dépasser de quelques mètres et de faire jouer une mine, afin de détruire leurs défenses accessoires, leur premières ligne et détériorer autant que possible la ligne intermédiaire et ses abris, mais également leur système de mines.
Les trois galeries de mines (gauche, centre, droite) avancent rapidement.

http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article47

Lire aussi

http://www.colonel-adrien-henry.fr/uploads/9/4/8/1/9481384/le_chemin_des_dames_a_berry_au_bac_16_avril_1917.pdf

https://www.chemindesdames.fr/fr/le-chemin-des-dames/visiter/les-lieux-de-memoire/vestiges/la-cote-108-berry-au-bac-et-la-guerre-des

http://www.moulinsoustouvent.com/pages/un-petit-peu-d-histoire.html

Journal de guerre du jeudi 31 mai 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie assez violente et rencontres de patrouilles au sud de Saint-Quentin.
En Champagne, une attaque ennemie, menée par des unités spéciales d’assaut, a tenté d’aborder nos tranchées sur le mont Blond. L’ennemi a dû refluer sous la violence de nos feux en abandonnant des morts et des blessés. Nous avons fait des prisonniers, pris une mitrailleuse et un appareil lance-flammes.
Sur la rive gauche de la Meuse, nous avons exécuté un coup de main sur les lignes allemandes, à la cote 304. Des destructions importantes ont été opérées et nous avons ramené une dizaine de prisonniers.
Les Belges ont exécuté un tir de destruction très réussi sur des abris de mitrailleuses. La réaction de l’artillerie ennemie a été très vive. Un parti ennemi a été repoussé.
Les Anglais ont refoulé des coups de main ennemis vers Fontaines-Les-Croisilles et l’ouest de Lens. Leurs patrouilles ont pénétré dans les tranchées allemandes au sud de Neuve-Chapelle et fait subir des pertes aux occupants.
En Macédoine, activité d’artillerie sur la rive droite du Vardar et dans la boucle de la Cerna.
En Egypte, l’artillerie britannique a détruit plusieurs canons ennemis.
Les Italiens ont brisé une violente réaction autrichienne sur le Carso.
Le Parlement de Vienne a ouvert sa session.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

Les factrices partent au travail à Paris

Guerre 1914-1918. Les cinq premières femmes factrices de Paris effectuent leur tournée de début, le 30 mai 1917. Le départ des factrices. Photographie parue dans le journal Excelsior du jeudi 31 mai 1917.

Guerre 1914-1918. Les cinq premières femmes factrices de Paris effectuent leur tournée de début, le 30 mai 1917. Le départ des factrices. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du jeudi 31 mai 1917.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

sourcehttp://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72191-60-guerre-1914-1918-cinq-premieres-femmes-factrices-paris-effectuent-leur-tournee-debut-30-mai-1917-depart-factrices-photographie-parue-journal-excelsior-du-jeudi-31-mai-1917

1020/19 mai 1917

Jules Bignon dans les grottes de l’Aisne

 

Mai, juin 1917 – Nous sommes dirigés vers le Chemin des Dames. Notre bivouac est à Serval. Les batteries sont à Cuissy Geny.

Ce secteur était très mouvementé, le passage que je faisais chaque jour aux batteries était sujet à beaucoup d’émotions au point qu’ayant pu obtenir ma permission du Commandant Marchat, aucune liaison pratique était faisable avec le P.C. du Colonel qui se trouvait aux grottes marocaines, j’ai pu m’y rendre après beaucoup de péripéties et obtenir cette fameuse signature. De retour dans la nuit aux batteries qui logeaient dans les grottes de Paissy. Mes camarades m’ont gâté par un bon dîner. Chacun me remettant du courrier que je me proposais, soit de distribuer directement ou de mettre dans les boîtes de l’arrière. Mon départ des grottes le lendemain matin à 6h fut difficile. Un harcèlement de 77 ou de 105 et de 150 en interdisait la sortie, la grotte où j’avais mis mon cheval était à moitié écroulée et entre deux salves, je me suis éclipsé en vitesse….tandis qu’à 8 heures, les grottes s’écroulaient sur 33 de mes camarades qui y sont restés. Des obus de rupture étaient venus à bout de leur solidité. Ma permission m’a fait passer à Paris où dans la nuit j’ai pu trouver une chambre dans un hôtel particulier, une splendeur. Cet hôtel appartenait à un comte ! J’ai pu y prendre un bain, j’avais des poux et m’en suis débarrassé (en bourrant mon linge sale dans mon sac). Le lendemain de mon arrivée à Lyon, j’ai appris par un camarade qui arrivait du front, la catastrophe de mon groupe. Mon camarade vaguemestre au 3ème groupe tué en montant aux batteries et ma 3ème batterie engloutie dans les grottes avec le major Champon. Quel flair avais-je eu d’avoir pu partir en permission malgré que tout s’opposait à ce que je l’aie, ce jour-là.

source: http://soissonnais14-18.net/articles.php?lng=fr&pg=2568&mnu_modecol=W

Exploit de Sylvain Plantureux à Vauclair (Aisne)

Le 19 mai 1917 à Vauclerc aux Chemin des Dames une patrouille allemande tente de s’emparer d’une tranchée. Le sergent Plantureux est blessé en repoussant cette attaque à coup de grenades et de fusil-mitrailleur.
Sylvain Plantureux est cité à l’ordre de l’Infanterie Divisionnaire :

 » Esprit de devoir absolu. Blessé le 18 mai 1917 en assurant la surveillance de son secteur sous un bombardement violent  »

source: http://www.43bcp.fr/index.php?p=1_48_Adjudant-Plantureux

 

Journal du samedi 19 mai 1917 à travers Le Miroir

Dans la région du chemin des Dames, l’activité de l’ennemi s’est concentrée sur le plateau de Californie, qui a été violemment bombardé. Plusieurs attaques sur l’extrémité nord-est du plateau ont été repoussées après une lutte très vive à la grenade. Toutes nos positions ont été maintenues.
En Champagne, la lutte d’artillerie a pris une certaine intensité au cours de la nuit dans les régions du mont Cornillet et du Mont-Haut. Un coup de main ennemi à l’est d’Auberive a échoué sous nos feux.
En Lorraine, une de nos reconnaissances a pénétré vers Pettoncourt dans les lignes adverses et a détruit de nombreux abris.
Sur le front anglais, l’artillerie ennemie s’est montrée un peu plus active que de coutume dans le voisinage de Gravelle et de Lens. Sur la route Arras-Cambrai et au nord-est de Fresnoy, l’artillerie de nos alliés a pris sous son feu des corps de troupes allemands.
Les Italiens ont repoussé de nouvelles contre-attaques allemandes sur le Carso. Le nombre de leurs prisonniers atteint maintenant à 6432.
L’Espagne, à la suite d’un nouveau torpillage a adressé une nouvelle protestation à l’Allemagne.
La Suisse a négocié un accord économique avec les puissances de l’Entente.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

 

1019/18 mai 1917

Grève des couturières à Paris

18mai 1917 à Paris, grève des midinettes [couturières] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://www.culture-evreux.fr/EXPLOITATION/Default/doc/OAI_1/oai-bnf.fr-gallica-ark–12148-btv1b53003075c/18-mai-1917-a-paris-greve-des-midinettes-couturieres-photographie-de-presse-agence-rol

Une stèle édifiée en souvenir du  18 mai 1917

Cette stèle se trouve au bord du Chemin des Dames entre la ferme de la Royère et celle de Malval.
On peut y lire : « A la mémoire de Jean Roblin mort pour la France à l’âge de 19 ans et de ses camarades du 146ème d’Infanterie tombés avec lui le 18 mai 1917 ».
Jean Roblin était né le 8 septembre 1897 à Sannois (ancienne Seine-et-Oise, aujourd’hui Val d’Oise) et a été tué à l’ennemi au combat d’Ostel.

source: http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/monument-a-la-memoire-de-jean-roblin-chemin-des-dames.php

 

Journal du vendredi 18 mai 1917 à travers Le Miroir

L’ennemi a continué ses contre-attaques dans la région au nord du moulin de Laffaux. Tous les efforts des Allemands pour reprendre le terrain gagné par nos contre-attaques ont échoué. La lutte, très vive en certains points, a tourné partout à notre avantage et a coûté de lourdes pertes à l’ennemi, qui a laissé de nouveaux prisonniers entre nos mains.
Au nord-ouest de Braye-en-Laonnois, trois détachements d’assaut ennemis, qui ont tenté à plusieurs reprises d’aborder nos lignes dans le secteur ferme de la Royère-épine de Chevrigny, ont subi, du fait de nos barrages, des pertes sérieuses sans obtenir aucun résultat.
En Champagne, rencontre de patrouilles dans la région du mont Cornillet.
Les Anglais possèdent la totalité du village de Bullecourt.
Les troupes britanniques ont progressé sur la Strouma et fait des prisonniers. Nos troupes ont enlevé, sur 800 mètres de front, des ouvrages bulgares.
Les Italiens ont rejeté une série de contre-attaques et porté à 4021 le nombre de leurs prisonniers.
Un torpilleur allemand a coulé en mer du Nord.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

1014/13 mai 1917

Journal de guerre du dimanche 13 mai 1917 à travers Le Miroir

L’artillerie ennemie s’est montrée moins active sur le chemin des Dames. Nos batteries ont exécuté des tirs de destruction sur les organisations allemandes et fait sauter un dépôt de munitions au nord-est de Juvincourt.
Escarmouches de patrouilles dans la région du Panthéon (sud de pargny) et en Champagne, dans les bois à l’ouest du mont Cornillet.
Sur la rive gauche de la Meuse, violente lutte d’artillerie dans la région du bois d’Avocourt, sans action d’infanterie.
Nos détachements ont pénétré dans les lignes allemandes au nord de Bezonvaux et sur plusieurs points en Alsace, dans le secteur d’Ammerstwiller. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Les Anglais ont exécuté des opérations réussies. Ils ont lancé des attaques sur la ligne Hindenburg, dans le voisinage de Bullecourt, ainsi que de part et d’autre de la route Arras-Cambrai et au nord de la Scarpe. Ils ont atteint tous leurs objectifs et fait plusieurs centaines de prisonniers. Ils ont également opéré avec succès à l’est de Lempué.
La canonnade s’étend le long du front italien.
En Macédoine, l’ennemi a repris quelques tranchée sur la Skra di Legen. Plus à l’est, les troupes franco-helléniques ont enlevé un ouvrage bulgare. Les Serbes ont progressé sur le Dobropoljé.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

Ruines du village de Craonnelle

Ruines du village de Craonnelle le 13 mai 1917

source: https://inventaire.hautsdefrance.fr/illustration/ivr2220030202640nucab/fa978735-2f39-443f-ad8f-a440b09573d3

(Insolite) Le 13 mai 1917, la Vierge apparaissait pour la première fois à Fatima

Le 13 mai 1917 au Portugal, la Vierge apparaît pour la première fois à trois enfants : Lucia (10 ans), qui deviendra plus tard religieuse du Carmel de Sainte-Thérèse à Coimbra, et ses cousins Francisco (9 ans) et Jacinta (7 ans), trois petits bergers qui s’occupent d’un troupeau de moutons à Cova da Iria, aujourd’hui diocèse de Leiria-Fatima.

Vers midi, ce 13 mai 1917, les trois pastoureaux voient une lumière brillante dans le ciel. Pensant qu’il s’agit là d’un éclair, ils décident de rentrer précipitamment chez eux. Mais en descendant de la montagne, un autre éclair de lumière traverse le ciel. En-dessous, ils découvrent un petit chêne, à l’emplacement duquel se situe désormais la chapelle des Apparitions. Ils voient alors une « Dame plus brillante que le soleil », tout de blanc vêtue, qui tient dans ses mains un chapelet blanc.

source: http://fr.aleteia.org/2016/05/12/13-mai-1917-premiere-apparition-de-notre-dame-a-fatima/