Archives du mot-clé aisne

1038/6 juin 1917: Joseph Dauphin condamné à mort

Discussion secrète au Sénat à propos de la conférence de Stockholm

« Nous avons appris presque en même temps, hier soir, que deux des aviateurs, des garçons charmants, qui réglaient le tir d’une batterie venaient d’être abattus, que des socialistes allaient à Stockholm organiser l’Internationale.Je ne crois pas qu’aucune nouvelle, depuis le début de la guerre, ait causé une pareille sensation d’écoeurement. Sous Louis XV, et pour le caprice de Mme de Pompadour, (211) il y avait en marge de la diplomatie officielle, les missions de M. de Broglie, le secret du Roi. Voilà maintenant qu’un parti s’en va, d’accord avec nos ennemis, organiser une paix offi- cieuse à côté de notre diplomatie.Est-ce admissible ? si le Gouvernement actuel auquel tous les Français ont fait confiance dès le début de la guerre, et par cela seul qu’il représente la France, juge que le moment est venu de négocier, qu’il le fasse savoir.La suite sur http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/5eme/pdf/1917/06/c19170606_0764_0769.pdf

L’école refonctionne à Beaumont-en-Beine (Aisne)

L’école recommence à fonctionner sous la direction d’un instituteur territorial. « Cela vaut mieux que de faire de la terrasse dit celui-ci, un instituteur de la Vienne, d’une très vieille classe. Mais ce n’est pas rose. Tous ces enfants là ne savent presque plus rien. Ils se rappellent un peu la lecture, mais c’est tout. Et puis, j’ai eu bien du mal à avoir le matériel voulu. On a retrouvé des tables un peu partout et pour le reste les habitants ont fait ce qu’ils pouvaient. Le préfet m’a envoyé des livres et des fournitures scolaires mais pas celles qu’il aurait fallu. Cela ne va pas très bien. Il n’ y avait pas d’école du temps des Boches ? Au début, ils ont essayé d’en organiser une, mais personne n’était capable de tenir le poste. La place a été confiée à une femme quelconque qui n’a pas réussi dans son oeuvre et l’idée a été abandonnée. L’école a alors servi de cantonnement. Voyez les insanités que les Boches ont écrites ou dessinées sur les murs. Je cache les plus dégoûtantes avec ma toile de tente. »source: https://crdp.ac-amiens.fr/historial/soldat/barb_barb1_texte22.html

Journal du mercredi 6 juin 1917

Bombardement assez violent de part et d’autre, dans la région de Braye-en-Laonnois. Au cours de la nuit, une vive attaque de nos troupes nous a rendu des éléments de tranchées où l’ennemi avait pris pied au nord-ouest de la ferme Froidmont.
Lutte d’artillerie intermittente en Champagne, plus active vers le front Cornillet et sur le Casque. Divers coups de main ennemis sur nos postes, entre Tahure et Auberive, ont échoué.
En représailles des bombardements effectués par l’ennemi sur la ville ouverte de Bar-le-Duc, les 29 et 30 mai, 7 de nos avions ont survolé la ville de Trèves, sur laquelle ils ont jeté 1000 kilos de projectiles.
Nos escadrilles ont copieusement arrosé de projectiles les terrains d’aviation ennemis de Morhanges, de Habsheim, de Frescati et de Sissonnes; 16.500 kilos d’obus ont été jetés sur les baraquements, qui ont subi des dommages importants. D’autres escadrilles ont bombardé la gare de Lumes (Ardennes), les dépôts de munitions de Warmériwille, les gares et dépôts de la région de Laon. Il y a lieu de citer encore le bombardement de l’aérodrome de Colmar, des gares de Thionville et de Dun-sur-Meuse.
Les Anglais ont repoussé des raids au sud-est de Lens et au sud d’Armentières.
Le général Broussilof remplace le général Alexeief à la tête de l’armée russe.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Joseph Dauphin condamné à mort le 6 juin 1917

Né en 1882 à Tauves, Joseph Dauphin est cultivateur à Theil – Saint-Gal. Il est marié et père d’un enfant. Mobilisé en

1914, il est affecté au 70ème bataillon de Chasseurs Alpins. Pendant 3 années de guerre, il fait preuve de bravoure : il est nommé caporal en mars 1915, puis cité à l’ordre du régiment en août 1915 et décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Selon les témoignages recueillis par H. Andraud (2), début juin, cantonnés à Beuvardes dans l’Aisne, les soldats des 7ème et 8ème compagnies du 70ème BCA apprennent que leurs permissions étaient supprimées pour une nouvelle attaque sur le plateau de Craonne, contrairement à leurs camarades des 6ème et 9ème compagnies qui avaient été permissionnaires un mois avant, conséquences d’un …tirage au sort !

Bien entendu, cela provoqua la colère des hommes et de violentes récriminations. Et comme c’est le soir où on touche la solde, le vin coule à flots. A cette occasion, certains auraient « tiré quelques coups de fusil et lancé à la cantonade des propos séditieux ». La hiérarchie militaire parle « d’acte de mutinerie »…

« Dauphin était bien dehors, trop ivre pour rentrer, et peut-être même pour se rendre compte qu’une patrouille le ramassait » disent les témoins. Très bruyant, il chantait à tue-tête sa chanson préférée « J’ai deux grands bœufs dans mon étable » ! « Ce pauvre Dauphin fut pris au hasard, dans le tas parce que, sans doute, on avait entendu sa voix. »

Il fut « jugé » et condamné à mort le 6 juin 1917 comme « émeutier » et même comme « meneur », convaincu de « révolte à main armée, en réunion » ! Il fut exécuté 6 jours après, le 12 juin à Ventelay (Marne).

source: http://federations.fnlp.fr/IMG/pdf/g_7_et_8_6_fusilles_du_PdD.pdf

L’offensive du Chemin des Dames dans les fonds de l’ECPAD

Des photos à voir sur le site http://centenaire.org/de/node/8481

Extrait des carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier de Béziers, sur les mutineries du 30 mai au 6 juin 1917

« La révolution russe eut une répercussion sur le front français et un vent de révolte souffla sur presque tous les régiments. Il y avait d’ailleurs des raisons de mécontentement ; l’échec douloureux de l’offensive du Chemin des Dames qui n’avait eu pour résultat qu’une effroyable hécatombe, la perspective de longs mois encore de guerre, enfin, c’était le très long retard des permissions c’était cela je crois qui irritait le plus le soldat.

Un soir, un caporal chanta des paroles de révolte contre la triste vie de la tranchée, de plainte, d’adieu pour les êtres chers qu’on ne reverrait peut-être plus, de colère contre les auteurs responsables de cette guerre infâme, et les riches embusqués. Au refrain, des centaines de bouches reprenaient en choeur et à la fin des applaudissements frénétiques éclataient auxquels se mêlaient les cris de  » Paix ou révolution ! A bas la guerre ! Permission ! Permission ! « . Un soir, patriotes, voilez- vous la face, l’Internationale retentit, éclata en tempête. Cette fois, nos chefs s’émurent, notre capitaine-adjudant-major-flic vint lui-même escorté par tout le poste de police. Il essaya de parler avec modération mais dès les premiers mots des huées formidables l’arrêtèrent. […] Je rédigeai un manifeste protestant contre le retard des permissions. Dans l’après-midi l’ordre de départ immédiat fut communiqué ; la promesse formelle était faite que les permissions allaient reprendre dès le lendemain. Les autorités militaires, si arrogantes, avaient dû capituler.

Le lendemain soir, à sept heures, on nous rassembla pour le départ aux tranchées. De bruyantes manifestations se produisirent : cris, chants, hurlements, coups de sifflet. Bien entendu, L’Internationale retentit. Si les officiers avaient fait un geste, dit un mot contre ce chahut, je crois sincèrement qu’ils auraient été massacrés sans pitié. Ils prirent le parti le plus sage : attendre patiemment que le calme soit revenu. On ne peut pas toujours crier, siffler, hurler et, parmi les révoltés, n’ayant aucun meneur capable de prendre une décision, ou la direction, on finit par s’acheminer vers les tranchées, non cependant sans maugréer et ronchonner. Bientôt, à notre grande surprise, une colonne de cavalerie nous atteignit et marcha à notre hauteur. On nous accompagnait aux tranchées comme des forçats qu’on conduit aux travaux forcés. »

source: http://www.histoire-geo.org/Partenaire/Arrivabene/ArrivabeneS_1ereH_tice_1914_1918.pdf

Premier bombardier-torpilleur

Le premier avion au monde à être conçu comme bombardier-torpilleur, le Sopwith « Cuckoo », est construit par le Royal Naval Air Service.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-180.html

 

1032/31mai 1917: explosion d’une sape à la Côte 108 de Berry-au Bac (Aisne)

Explosion d’une sape à la Côte 108 de Berry-au Bac (Aisne)

Au moins dans un premier temps, les allemands ne semblent pas chercher la guerre souterraine à outrance. Leur seule activité du printemps 1915 est l’explosion de 5 mines étalées du 31 mai au 27 juin : 31 mai, 7 juin, 20 juin, 21 juin, 27 juin (deux entonnoirs), toutes entre les premières lignes françaises et allemandes. Leur volonté était certainement d’ajouter une difficulté supplémentaire en cas d’attaque, et d’empêcher que les rameaux d’attaque français ne puissent trop s’approcher de leurs lignes.
Mais, coté français, ces entonnoirs n’ont entraîné aucun dégât, ni en surface, ni sous terre du fait de la grande profondeur du système (entre 13 et 15 mètres), situé sous les galeries allemandes.

Pendant ce ce temps, les français progressent ; leur but est de passer sous les premières lignes allemandes, les dépasser de quelques mètres et de faire jouer une mine, afin de détruire leurs défenses accessoires, leur premières ligne et détériorer autant que possible la ligne intermédiaire et ses abris, mais également leur système de mines.
Les trois galeries de mines (gauche, centre, droite) avancent rapidement.

http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article47

Lire aussi

http://www.colonel-adrien-henry.fr/uploads/9/4/8/1/9481384/le_chemin_des_dames_a_berry_au_bac_16_avril_1917.pdf

https://www.chemindesdames.fr/fr/le-chemin-des-dames/visiter/les-lieux-de-memoire/vestiges/la-cote-108-berry-au-bac-et-la-guerre-des

http://www.moulinsoustouvent.com/pages/un-petit-peu-d-histoire.html

Journal de guerre du jeudi 31 mai 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie assez violente et rencontres de patrouilles au sud de Saint-Quentin.
En Champagne, une attaque ennemie, menée par des unités spéciales d’assaut, a tenté d’aborder nos tranchées sur le mont Blond. L’ennemi a dû refluer sous la violence de nos feux en abandonnant des morts et des blessés. Nous avons fait des prisonniers, pris une mitrailleuse et un appareil lance-flammes.
Sur la rive gauche de la Meuse, nous avons exécuté un coup de main sur les lignes allemandes, à la cote 304. Des destructions importantes ont été opérées et nous avons ramené une dizaine de prisonniers.
Les Belges ont exécuté un tir de destruction très réussi sur des abris de mitrailleuses. La réaction de l’artillerie ennemie a été très vive. Un parti ennemi a été repoussé.
Les Anglais ont refoulé des coups de main ennemis vers Fontaines-Les-Croisilles et l’ouest de Lens. Leurs patrouilles ont pénétré dans les tranchées allemandes au sud de Neuve-Chapelle et fait subir des pertes aux occupants.
En Macédoine, activité d’artillerie sur la rive droite du Vardar et dans la boucle de la Cerna.
En Egypte, l’artillerie britannique a détruit plusieurs canons ennemis.
Les Italiens ont brisé une violente réaction autrichienne sur le Carso.
Le Parlement de Vienne a ouvert sa session.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

Les factrices partent au travail à Paris

Guerre 1914-1918. Les cinq premières femmes factrices de Paris effectuent leur tournée de début, le 30 mai 1917. Le départ des factrices. Photographie parue dans le journal Excelsior du jeudi 31 mai 1917.

Guerre 1914-1918. Les cinq premières femmes factrices de Paris effectuent leur tournée de début, le 30 mai 1917. Le départ des factrices. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du jeudi 31 mai 1917.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

sourcehttp://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72191-60-guerre-1914-1918-cinq-premieres-femmes-factrices-paris-effectuent-leur-tournee-debut-30-mai-1917-depart-factrices-photographie-parue-journal-excelsior-du-jeudi-31-mai-1917

1020/19 mai 1917

Jules Bignon dans les grottes de l’Aisne

 

Mai, juin 1917 – Nous sommes dirigés vers le Chemin des Dames. Notre bivouac est à Serval. Les batteries sont à Cuissy Geny.

Ce secteur était très mouvementé, le passage que je faisais chaque jour aux batteries était sujet à beaucoup d’émotions au point qu’ayant pu obtenir ma permission du Commandant Marchat, aucune liaison pratique était faisable avec le P.C. du Colonel qui se trouvait aux grottes marocaines, j’ai pu m’y rendre après beaucoup de péripéties et obtenir cette fameuse signature. De retour dans la nuit aux batteries qui logeaient dans les grottes de Paissy. Mes camarades m’ont gâté par un bon dîner. Chacun me remettant du courrier que je me proposais, soit de distribuer directement ou de mettre dans les boîtes de l’arrière. Mon départ des grottes le lendemain matin à 6h fut difficile. Un harcèlement de 77 ou de 105 et de 150 en interdisait la sortie, la grotte où j’avais mis mon cheval était à moitié écroulée et entre deux salves, je me suis éclipsé en vitesse….tandis qu’à 8 heures, les grottes s’écroulaient sur 33 de mes camarades qui y sont restés. Des obus de rupture étaient venus à bout de leur solidité. Ma permission m’a fait passer à Paris où dans la nuit j’ai pu trouver une chambre dans un hôtel particulier, une splendeur. Cet hôtel appartenait à un comte ! J’ai pu y prendre un bain, j’avais des poux et m’en suis débarrassé (en bourrant mon linge sale dans mon sac). Le lendemain de mon arrivée à Lyon, j’ai appris par un camarade qui arrivait du front, la catastrophe de mon groupe. Mon camarade vaguemestre au 3ème groupe tué en montant aux batteries et ma 3ème batterie engloutie dans les grottes avec le major Champon. Quel flair avais-je eu d’avoir pu partir en permission malgré que tout s’opposait à ce que je l’aie, ce jour-là.

source: http://soissonnais14-18.net/articles.php?lng=fr&pg=2568&mnu_modecol=W

Exploit de Sylvain Plantureux à Vauclair (Aisne)

Le 19 mai 1917 à Vauclerc aux Chemin des Dames une patrouille allemande tente de s’emparer d’une tranchée. Le sergent Plantureux est blessé en repoussant cette attaque à coup de grenades et de fusil-mitrailleur.
Sylvain Plantureux est cité à l’ordre de l’Infanterie Divisionnaire :

 » Esprit de devoir absolu. Blessé le 18 mai 1917 en assurant la surveillance de son secteur sous un bombardement violent  »

source: http://www.43bcp.fr/index.php?p=1_48_Adjudant-Plantureux

 

Journal du samedi 19 mai 1917 à travers Le Miroir

Dans la région du chemin des Dames, l’activité de l’ennemi s’est concentrée sur le plateau de Californie, qui a été violemment bombardé. Plusieurs attaques sur l’extrémité nord-est du plateau ont été repoussées après une lutte très vive à la grenade. Toutes nos positions ont été maintenues.
En Champagne, la lutte d’artillerie a pris une certaine intensité au cours de la nuit dans les régions du mont Cornillet et du Mont-Haut. Un coup de main ennemi à l’est d’Auberive a échoué sous nos feux.
En Lorraine, une de nos reconnaissances a pénétré vers Pettoncourt dans les lignes adverses et a détruit de nombreux abris.
Sur le front anglais, l’artillerie ennemie s’est montrée un peu plus active que de coutume dans le voisinage de Gravelle et de Lens. Sur la route Arras-Cambrai et au nord-est de Fresnoy, l’artillerie de nos alliés a pris sous son feu des corps de troupes allemands.
Les Italiens ont repoussé de nouvelles contre-attaques allemandes sur le Carso. Le nombre de leurs prisonniers atteint maintenant à 6432.
L’Espagne, à la suite d’un nouveau torpillage a adressé une nouvelle protestation à l’Allemagne.
La Suisse a négocié un accord économique avec les puissances de l’Entente.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

 

1019/18 mai 1917

Grève des couturières à Paris

18mai 1917 à Paris, grève des midinettes [couturières] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://www.culture-evreux.fr/EXPLOITATION/Default/doc/OAI_1/oai-bnf.fr-gallica-ark–12148-btv1b53003075c/18-mai-1917-a-paris-greve-des-midinettes-couturieres-photographie-de-presse-agence-rol

Une stèle édifiée en souvenir du  18 mai 1917

Cette stèle se trouve au bord du Chemin des Dames entre la ferme de la Royère et celle de Malval.
On peut y lire : « A la mémoire de Jean Roblin mort pour la France à l’âge de 19 ans et de ses camarades du 146ème d’Infanterie tombés avec lui le 18 mai 1917 ».
Jean Roblin était né le 8 septembre 1897 à Sannois (ancienne Seine-et-Oise, aujourd’hui Val d’Oise) et a été tué à l’ennemi au combat d’Ostel.

source: http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/monument-a-la-memoire-de-jean-roblin-chemin-des-dames.php

 

Journal du vendredi 18 mai 1917 à travers Le Miroir

L’ennemi a continué ses contre-attaques dans la région au nord du moulin de Laffaux. Tous les efforts des Allemands pour reprendre le terrain gagné par nos contre-attaques ont échoué. La lutte, très vive en certains points, a tourné partout à notre avantage et a coûté de lourdes pertes à l’ennemi, qui a laissé de nouveaux prisonniers entre nos mains.
Au nord-ouest de Braye-en-Laonnois, trois détachements d’assaut ennemis, qui ont tenté à plusieurs reprises d’aborder nos lignes dans le secteur ferme de la Royère-épine de Chevrigny, ont subi, du fait de nos barrages, des pertes sérieuses sans obtenir aucun résultat.
En Champagne, rencontre de patrouilles dans la région du mont Cornillet.
Les Anglais possèdent la totalité du village de Bullecourt.
Les troupes britanniques ont progressé sur la Strouma et fait des prisonniers. Nos troupes ont enlevé, sur 800 mètres de front, des ouvrages bulgares.
Les Italiens ont rejeté une série de contre-attaques et porté à 4021 le nombre de leurs prisonniers.
Un torpilleur allemand a coulé en mer du Nord.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

1014/13 mai 1917

Journal de guerre du dimanche 13 mai 1917 à travers Le Miroir

L’artillerie ennemie s’est montrée moins active sur le chemin des Dames. Nos batteries ont exécuté des tirs de destruction sur les organisations allemandes et fait sauter un dépôt de munitions au nord-est de Juvincourt.
Escarmouches de patrouilles dans la région du Panthéon (sud de pargny) et en Champagne, dans les bois à l’ouest du mont Cornillet.
Sur la rive gauche de la Meuse, violente lutte d’artillerie dans la région du bois d’Avocourt, sans action d’infanterie.
Nos détachements ont pénétré dans les lignes allemandes au nord de Bezonvaux et sur plusieurs points en Alsace, dans le secteur d’Ammerstwiller. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Les Anglais ont exécuté des opérations réussies. Ils ont lancé des attaques sur la ligne Hindenburg, dans le voisinage de Bullecourt, ainsi que de part et d’autre de la route Arras-Cambrai et au nord de la Scarpe. Ils ont atteint tous leurs objectifs et fait plusieurs centaines de prisonniers. Ils ont également opéré avec succès à l’est de Lempué.
La canonnade s’étend le long du front italien.
En Macédoine, l’ennemi a repris quelques tranchée sur la Skra di Legen. Plus à l’est, les troupes franco-helléniques ont enlevé un ouvrage bulgare. Les Serbes ont progressé sur le Dobropoljé.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

Ruines du village de Craonnelle

Ruines du village de Craonnelle le 13 mai 1917

source: https://inventaire.hautsdefrance.fr/illustration/ivr2220030202640nucab/fa978735-2f39-443f-ad8f-a440b09573d3

(Insolite) Le 13 mai 1917, la Vierge apparaissait pour la première fois à Fatima

Le 13 mai 1917 au Portugal, la Vierge apparaît pour la première fois à trois enfants : Lucia (10 ans), qui deviendra plus tard religieuse du Carmel de Sainte-Thérèse à Coimbra, et ses cousins Francisco (9 ans) et Jacinta (7 ans), trois petits bergers qui s’occupent d’un troupeau de moutons à Cova da Iria, aujourd’hui diocèse de Leiria-Fatima.

Vers midi, ce 13 mai 1917, les trois pastoureaux voient une lumière brillante dans le ciel. Pensant qu’il s’agit là d’un éclair, ils décident de rentrer précipitamment chez eux. Mais en descendant de la montagne, un autre éclair de lumière traverse le ciel. En-dessous, ils découvrent un petit chêne, à l’emplacement duquel se situe désormais la chapelle des Apparitions. Ils voient alors une « Dame plus brillante que le soleil », tout de blanc vêtue, qui tient dans ses mains un chapelet blanc.

source: http://fr.aleteia.org/2016/05/12/13-mai-1917-premiere-apparition-de-notre-dame-a-fatima/

 

1007/6 mai 1917: Monument à la mémoire de Marcel Duquenoy au Chemin des Dames

Monument à la mémoire de Marcel Duquenoy au Chemin des Dames

Cette stèle a été érigée à la mémoire de Marcel Duquenoy, disparu dans le petit bois en face le 6 mai 1917. Elle se trouve au bord du Chemin des Dames entre la ferme de la Royère et celle de Malval.

http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/monument-a-la-memoire-de-marcel-duquenoy-chemin-des-dames.php

Journal du dimanche 6 mai 1917 à travers Le Miroir

Nos opérations se poursuivent, liées avec celles de l’armée britannique. Une attaque allemande, aux lisières de la haute forêt de Coucy, a échoué. Dans la région au nord-est de Soissons et sur le chemin des Dames, malgré une résistance acharnée de l’ennemi, qui a jeté des contingents importants dans la lutte, nous avons remporté de brillants succès.
Au sud-est de Vauxhaillon, nous avons attaqué le saillant de la ligne Hindenburg et enlevé les positions allemandes sur un front de 6 kilomètres. Nous avons porté nos lignes jusqu’aux abords immédiats de la route Soissons à Laon, au nord de Nanteuil-la-Fosse et de Sancy. L’ennemi a subi des pertes exceptionnellement élevées au cours des contre-attaques qu’il a multipliées.
Des colonnes allemandes aperçues en marche vers Chermizy et Chauconin, ont été prises sous le feu de nos batteries lourdes et dispersées.
Dans la région du chemin des Dames, nous avons occupé la totalité du plateau de l’est de Cerny-en-Laonnois, jusqu’à l’est de Craonne. Depuis la veille, nous avons fait 5300 prisonniers.
Le conflit qui avait éclaté entre le gouvernement provisoire russe et le comité de Tauride au sujet de la note aux Alliés a été réglé par compromis.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

 

994/23 avril 1917: l’amour plus fort que la mort à Jussy (Aisne)

L’amour plus fort que la mort à Jussy (Aisne)

jussyAlors que beaucoup de communes ont choisi de commémorer l’entrée en guerre, et que d’autres vont attendre, l’an prochain, pour marquer la fin du conflit, la municipalité a choisi une année très symbolique pour elle, celle de sa destruction lors du retrait allemand sur la ligne Hindenburg.

Une date anniversaire qui correspond aussi à la mort d’un pilote anglais, abattu au-dessus de la commune le 23 avril 1917. Il repose depuis dans le cimetière du village avec, pour épitaphe, « L’amour est plus fort que la mort ». Pour l’anecdote, l’histoire a retenu que l’aviateur allemand qui l’avait descendu en flamme est probablement Hermann Göring en personne.

source: http://www.courrier-picard.fr/9671/article/2017-02-08/jussy-veut-honorer-les-villes-marraines-de-guerre

Journal de guerre du lundi 23 avril 1917 à travers Le Miroir

Entre Somme et Oise, lutte d’artillerie très active dans la région au sud de Saint-Quentin et au nord d’Urvi1lers.
Entre Soissons et Reims, action d’artillerie intermittente dans certains secteurs.
En Champagne, la journée a été marquée par une série de réactions de l’ennemi sur les hauteurs que nous tenons dans le massif de Moronvilliers.
Une violente attaque, dirigée sur le Mont-Haut, a été réduite à néant après un vif combat: nos feux de mitrailleuses et nos contre-attaques ont infligé de sanglantes pertes à l’ennemi. Un bataillon ennemi a été pris sous nos feux et s’est dispersé.
Trois avions ennemis ont été abattus par nos pilotes.
Les troupes britanniques ont effectué une nouvelle progression à l’est du bois d’Avrincourt et la partie sud du village de Trescault est tombée entre leurs mains. Vif combat au sud-est de Loos. Nos alliés ont réa1isé une nouvelle avance en ce secteur et ont fait des prisonniers. Ils ont abattu quatre avions allemands, mais quatre des leurs ne sont pas rentrés.
Une escadrille de cinq destroyers allemands a lancé des obus sur Calais, puis sur Douvres. Attaquée devant cette ville par des navires patrouilleurs anglais, elle a perdu deux de ses unités: les autres ont pris la fuite.
Canonnade sur l’ensemble du front italien.
On annonce une sortie de la flotte allemande de la Baltique dans la direction des côtes russes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html