Archives du mot-clé aisne

1020/19 mai 1917

Jules Bignon dans les grottes de l’Aisne

 

Mai, juin 1917 – Nous sommes dirigés vers le Chemin des Dames. Notre bivouac est à Serval. Les batteries sont à Cuissy Geny.

Ce secteur était très mouvementé, le passage que je faisais chaque jour aux batteries était sujet à beaucoup d’émotions au point qu’ayant pu obtenir ma permission du Commandant Marchat, aucune liaison pratique était faisable avec le P.C. du Colonel qui se trouvait aux grottes marocaines, j’ai pu m’y rendre après beaucoup de péripéties et obtenir cette fameuse signature. De retour dans la nuit aux batteries qui logeaient dans les grottes de Paissy. Mes camarades m’ont gâté par un bon dîner. Chacun me remettant du courrier que je me proposais, soit de distribuer directement ou de mettre dans les boîtes de l’arrière. Mon départ des grottes le lendemain matin à 6h fut difficile. Un harcèlement de 77 ou de 105 et de 150 en interdisait la sortie, la grotte où j’avais mis mon cheval était à moitié écroulée et entre deux salves, je me suis éclipsé en vitesse….tandis qu’à 8 heures, les grottes s’écroulaient sur 33 de mes camarades qui y sont restés. Des obus de rupture étaient venus à bout de leur solidité. Ma permission m’a fait passer à Paris où dans la nuit j’ai pu trouver une chambre dans un hôtel particulier, une splendeur. Cet hôtel appartenait à un comte ! J’ai pu y prendre un bain, j’avais des poux et m’en suis débarrassé (en bourrant mon linge sale dans mon sac). Le lendemain de mon arrivée à Lyon, j’ai appris par un camarade qui arrivait du front, la catastrophe de mon groupe. Mon camarade vaguemestre au 3ème groupe tué en montant aux batteries et ma 3ème batterie engloutie dans les grottes avec le major Champon. Quel flair avais-je eu d’avoir pu partir en permission malgré que tout s’opposait à ce que je l’aie, ce jour-là.

source: http://soissonnais14-18.net/articles.php?lng=fr&pg=2568&mnu_modecol=W

Exploit de Sylvain Plantureux à Vauclair (Aisne)

Le 19 mai 1917 à Vauclerc aux Chemin des Dames une patrouille allemande tente de s’emparer d’une tranchée. Le sergent Plantureux est blessé en repoussant cette attaque à coup de grenades et de fusil-mitrailleur.
Sylvain Plantureux est cité à l’ordre de l’Infanterie Divisionnaire :

 » Esprit de devoir absolu. Blessé le 18 mai 1917 en assurant la surveillance de son secteur sous un bombardement violent  »

source: http://www.43bcp.fr/index.php?p=1_48_Adjudant-Plantureux

 

Journal du samedi 19 mai 1917 à travers Le Miroir

Dans la région du chemin des Dames, l’activité de l’ennemi s’est concentrée sur le plateau de Californie, qui a été violemment bombardé. Plusieurs attaques sur l’extrémité nord-est du plateau ont été repoussées après une lutte très vive à la grenade. Toutes nos positions ont été maintenues.
En Champagne, la lutte d’artillerie a pris une certaine intensité au cours de la nuit dans les régions du mont Cornillet et du Mont-Haut. Un coup de main ennemi à l’est d’Auberive a échoué sous nos feux.
En Lorraine, une de nos reconnaissances a pénétré vers Pettoncourt dans les lignes adverses et a détruit de nombreux abris.
Sur le front anglais, l’artillerie ennemie s’est montrée un peu plus active que de coutume dans le voisinage de Gravelle et de Lens. Sur la route Arras-Cambrai et au nord-est de Fresnoy, l’artillerie de nos alliés a pris sous son feu des corps de troupes allemands.
Les Italiens ont repoussé de nouvelles contre-attaques allemandes sur le Carso. Le nombre de leurs prisonniers atteint maintenant à 6432.
L’Espagne, à la suite d’un nouveau torpillage a adressé une nouvelle protestation à l’Allemagne.
La Suisse a négocié un accord économique avec les puissances de l’Entente.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

 

1019/18 mai 1917

Grève des couturières à Paris

18mai 1917 à Paris, grève des midinettes [couturières] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://www.culture-evreux.fr/EXPLOITATION/Default/doc/OAI_1/oai-bnf.fr-gallica-ark–12148-btv1b53003075c/18-mai-1917-a-paris-greve-des-midinettes-couturieres-photographie-de-presse-agence-rol

Une stèle édifiée en souvenir du  18 mai 1917

Cette stèle se trouve au bord du Chemin des Dames entre la ferme de la Royère et celle de Malval.
On peut y lire : « A la mémoire de Jean Roblin mort pour la France à l’âge de 19 ans et de ses camarades du 146ème d’Infanterie tombés avec lui le 18 mai 1917 ».
Jean Roblin était né le 8 septembre 1897 à Sannois (ancienne Seine-et-Oise, aujourd’hui Val d’Oise) et a été tué à l’ennemi au combat d’Ostel.

source: http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/monument-a-la-memoire-de-jean-roblin-chemin-des-dames.php

 

Journal du vendredi 18 mai 1917 à travers Le Miroir

L’ennemi a continué ses contre-attaques dans la région au nord du moulin de Laffaux. Tous les efforts des Allemands pour reprendre le terrain gagné par nos contre-attaques ont échoué. La lutte, très vive en certains points, a tourné partout à notre avantage et a coûté de lourdes pertes à l’ennemi, qui a laissé de nouveaux prisonniers entre nos mains.
Au nord-ouest de Braye-en-Laonnois, trois détachements d’assaut ennemis, qui ont tenté à plusieurs reprises d’aborder nos lignes dans le secteur ferme de la Royère-épine de Chevrigny, ont subi, du fait de nos barrages, des pertes sérieuses sans obtenir aucun résultat.
En Champagne, rencontre de patrouilles dans la région du mont Cornillet.
Les Anglais possèdent la totalité du village de Bullecourt.
Les troupes britanniques ont progressé sur la Strouma et fait des prisonniers. Nos troupes ont enlevé, sur 800 mètres de front, des ouvrages bulgares.
Les Italiens ont rejeté une série de contre-attaques et porté à 4021 le nombre de leurs prisonniers.
Un torpilleur allemand a coulé en mer du Nord.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

1014/13 mai 1917

Journal de guerre du dimanche 13 mai 1917 à travers Le Miroir

L’artillerie ennemie s’est montrée moins active sur le chemin des Dames. Nos batteries ont exécuté des tirs de destruction sur les organisations allemandes et fait sauter un dépôt de munitions au nord-est de Juvincourt.
Escarmouches de patrouilles dans la région du Panthéon (sud de pargny) et en Champagne, dans les bois à l’ouest du mont Cornillet.
Sur la rive gauche de la Meuse, violente lutte d’artillerie dans la région du bois d’Avocourt, sans action d’infanterie.
Nos détachements ont pénétré dans les lignes allemandes au nord de Bezonvaux et sur plusieurs points en Alsace, dans le secteur d’Ammerstwiller. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Les Anglais ont exécuté des opérations réussies. Ils ont lancé des attaques sur la ligne Hindenburg, dans le voisinage de Bullecourt, ainsi que de part et d’autre de la route Arras-Cambrai et au nord de la Scarpe. Ils ont atteint tous leurs objectifs et fait plusieurs centaines de prisonniers. Ils ont également opéré avec succès à l’est de Lempué.
La canonnade s’étend le long du front italien.
En Macédoine, l’ennemi a repris quelques tranchée sur la Skra di Legen. Plus à l’est, les troupes franco-helléniques ont enlevé un ouvrage bulgare. Les Serbes ont progressé sur le Dobropoljé.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

Ruines du village de Craonnelle

Ruines du village de Craonnelle le 13 mai 1917

source: https://inventaire.hautsdefrance.fr/illustration/ivr2220030202640nucab/fa978735-2f39-443f-ad8f-a440b09573d3

(Insolite) Le 13 mai 1917, la Vierge apparaissait pour la première fois à Fatima

Le 13 mai 1917 au Portugal, la Vierge apparaît pour la première fois à trois enfants : Lucia (10 ans), qui deviendra plus tard religieuse du Carmel de Sainte-Thérèse à Coimbra, et ses cousins Francisco (9 ans) et Jacinta (7 ans), trois petits bergers qui s’occupent d’un troupeau de moutons à Cova da Iria, aujourd’hui diocèse de Leiria-Fatima.

Vers midi, ce 13 mai 1917, les trois pastoureaux voient une lumière brillante dans le ciel. Pensant qu’il s’agit là d’un éclair, ils décident de rentrer précipitamment chez eux. Mais en descendant de la montagne, un autre éclair de lumière traverse le ciel. En-dessous, ils découvrent un petit chêne, à l’emplacement duquel se situe désormais la chapelle des Apparitions. Ils voient alors une « Dame plus brillante que le soleil », tout de blanc vêtue, qui tient dans ses mains un chapelet blanc.

source: http://fr.aleteia.org/2016/05/12/13-mai-1917-premiere-apparition-de-notre-dame-a-fatima/

 

1007/6 mai 1917: Monument à la mémoire de Marcel Duquenoy au Chemin des Dames

Monument à la mémoire de Marcel Duquenoy au Chemin des Dames

Cette stèle a été érigée à la mémoire de Marcel Duquenoy, disparu dans le petit bois en face le 6 mai 1917. Elle se trouve au bord du Chemin des Dames entre la ferme de la Royère et celle de Malval.

http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/monument-a-la-memoire-de-marcel-duquenoy-chemin-des-dames.php

Journal du dimanche 6 mai 1917 à travers Le Miroir

Nos opérations se poursuivent, liées avec celles de l’armée britannique. Une attaque allemande, aux lisières de la haute forêt de Coucy, a échoué. Dans la région au nord-est de Soissons et sur le chemin des Dames, malgré une résistance acharnée de l’ennemi, qui a jeté des contingents importants dans la lutte, nous avons remporté de brillants succès.
Au sud-est de Vauxhaillon, nous avons attaqué le saillant de la ligne Hindenburg et enlevé les positions allemandes sur un front de 6 kilomètres. Nous avons porté nos lignes jusqu’aux abords immédiats de la route Soissons à Laon, au nord de Nanteuil-la-Fosse et de Sancy. L’ennemi a subi des pertes exceptionnellement élevées au cours des contre-attaques qu’il a multipliées.
Des colonnes allemandes aperçues en marche vers Chermizy et Chauconin, ont été prises sous le feu de nos batteries lourdes et dispersées.
Dans la région du chemin des Dames, nous avons occupé la totalité du plateau de l’est de Cerny-en-Laonnois, jusqu’à l’est de Craonne. Depuis la veille, nous avons fait 5300 prisonniers.
Le conflit qui avait éclaté entre le gouvernement provisoire russe et le comité de Tauride au sujet de la note aux Alliés a été réglé par compromis.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

 

994/23 avril 1917: l’amour plus fort que la mort à Jussy (Aisne)

L’amour plus fort que la mort à Jussy (Aisne)

jussyAlors que beaucoup de communes ont choisi de commémorer l’entrée en guerre, et que d’autres vont attendre, l’an prochain, pour marquer la fin du conflit, la municipalité a choisi une année très symbolique pour elle, celle de sa destruction lors du retrait allemand sur la ligne Hindenburg.

Une date anniversaire qui correspond aussi à la mort d’un pilote anglais, abattu au-dessus de la commune le 23 avril 1917. Il repose depuis dans le cimetière du village avec, pour épitaphe, « L’amour est plus fort que la mort ». Pour l’anecdote, l’histoire a retenu que l’aviateur allemand qui l’avait descendu en flamme est probablement Hermann Göring en personne.

source: http://www.courrier-picard.fr/9671/article/2017-02-08/jussy-veut-honorer-les-villes-marraines-de-guerre

Journal de guerre du lundi 23 avril 1917 à travers Le Miroir

Entre Somme et Oise, lutte d’artillerie très active dans la région au sud de Saint-Quentin et au nord d’Urvi1lers.
Entre Soissons et Reims, action d’artillerie intermittente dans certains secteurs.
En Champagne, la journée a été marquée par une série de réactions de l’ennemi sur les hauteurs que nous tenons dans le massif de Moronvilliers.
Une violente attaque, dirigée sur le Mont-Haut, a été réduite à néant après un vif combat: nos feux de mitrailleuses et nos contre-attaques ont infligé de sanglantes pertes à l’ennemi. Un bataillon ennemi a été pris sous nos feux et s’est dispersé.
Trois avions ennemis ont été abattus par nos pilotes.
Les troupes britanniques ont effectué une nouvelle progression à l’est du bois d’Avrincourt et la partie sud du village de Trescault est tombée entre leurs mains. Vif combat au sud-est de Loos. Nos alliés ont réa1isé une nouvelle avance en ce secteur et ont fait des prisonniers. Ils ont abattu quatre avions allemands, mais quatre des leurs ne sont pas rentrés.
Une escadrille de cinq destroyers allemands a lancé des obus sur Calais, puis sur Douvres. Attaquée devant cette ville par des navires patrouilleurs anglais, elle a perdu deux de ses unités: les autres ont pris la fuite.
Canonnade sur l’ensemble du front italien.
On annonce une sortie de la flotte allemande de la Baltique dans la direction des côtes russes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

991/20 avril 1917: Tirailleurs sénégalais au Chemin des Dames: « Ne pas ménager le sang noir pour conserver un peu de blanc »

Tirailleurs sénégalais: « Ne pas ménager le sang noir pour conserver un peu de blanc »

Le « vainqueur de Douaumont », en renouvelant les plans d’opérations établis par le général Joffre, souhaite que cette prochaine offensive soit la dernière d’une guerre si longue, l’ultime combat menant à la victoire, le point final de cette terrible et sanglante épreuve. « Il faut y aller avec tous [les]moyens et ne pas ménager le sang noir, pour conserver un peu de blanc » écrit-il le 21 janvier 1917 . Il expose de nouveau ses intentions le 21 février en demandant à Lyautey, Ministre de la Guerre, que « le nombre d’unités noires mises à ma disposition soit aussi élevé que possible (tant) pour donner de la puissance à notre effectif (que pour permettre d’épargner dans la mesure du possible du sang français)2 ». De même, le général Blondlat souhaite vivement qu’un nombre important de BTS soit intégré au 2e Corps d’armée colonial qu’il commande. Jugeant que les tirailleurs « sénégalais » rendent « de très bons services », il désire qu’ils rejoignent les théâtres d’opérations le plus tôt possible afin de les « mettre dans l’ambiance du front, les instruire près du terrain où ils vont agir [et] les accoutumer enfin au voisinage des troupes auxquelles [ils] seront ultérieurement amalgamées ».

En route pour le Chemin des Dames A partir du mois de mars 1917, les tirailleurs « sénégalais » quittent progressivement les camps d’« hivernage » du Midi de la France pour rejoindre le théâtre des prochaines opérations. Vingt BTS de première ligne, « constituant de très belles unités, prêtes à entrer directement en campagne », acheminés des camps du Courneau et de Fréjus-Saint-Raphaël, rejoignent ainsi les unités de la VIe Armée du général Mangin présente au sud du Chemin des Dames (Aisne).

http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/dossier-tirailleurs-senegalais-1917.pdf

Autour de la caverne du dragon (Aisne)

caverne

Le 20 avril 1917, les Français prennent les trois sorties sud de la carrière et érigent des barricades de sacs de sable. Le compte-rendu du 2e corps d’armée coloniale fait part de la découverte française : «Une communication souterraine semble traverser du nord au sud le goulot d’Hurtebise et recèle des mitrailleuses qui tirent en arrière de nos troupes et dans la Vallée-Foulon.»

http://fortificationetmemoire.fr/les-fortifications-du-chemin-des-dames-part-2x/

Journal de guerre du vendredi 20 avril 1917 à travers Le Miroir

Au sud et au sud-ouest de Saint-Quentin, grande activité des deux artilleries. Rencontres de patrouilles aux lisières de la haute forêt de Coucy.
Entre l’Aisne et le chemin des Dames, nous avons continué à progresser au nord de Vailly et d’Ostel. Une attaque ennemie sur la légion de Courtecon a été arrêtée par nos mitrailleurs. Une autre attaque a été fauchée pas nos feux sur le plateau de Vauclerc. Nous avons occupé les villages d’Aizy, de Jouy, de Laffaux et le fort de Condé, ainsi qu’un point d’appui au nord de la ferme de Hurtebise. Nous avons fait 500 prisonniers et capturé 2 canons de 105. A l’ouest de Berméricourt, nous avons fait 50 prisonniers.
En Champagne, lutte violente dans le massif de Moronvilliers. Nous avons élargi nos positions au nord du Mont-Haut. Au nord-ouest d’Auberive, nous avons enlevé un système de tranchées et capturé 150 Allemands.
Echec d’une tentative ennemie à Bolante, dans l’Argonne.
Progrès anglais près de Loos. Le butin de nos alliés est maintenant de 228 canons.
Le cabinet Romanonès a donné sa démission à Madrid. Il a été remplacé par un cabinet Garcia Prieto.
Le général von Bissing, gouverneur général de Belgique, est mort.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

 

987/16 avril 1917: début de la bataille du chemin des Dames

Début de la bataille du chemin des Dames

soissons_reims

http://www.chemindesdames.fr/pages/contenu.asp?contenu_id=60

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Chemin_des_Dames

D’où vient le nom du chemin des dames?

http://www.chemindesdames.fr/pages/faq_rep.asp?faq_id=29

L’offensive Nivelle du  16 avril 1917

A la tête des armées françaises depuis le début de la guerre, le général Joffre est remplacé le 13 décembre 1916 par Robert Nivelle alors qu’après l’échec des offensives d’Artois et de Champagne en 1915 et dans la Somme en 1916, il a préparé le plan d’une nouvelle offensive entre Soissons et Reims pour le début de l’année 1917.

Reprenant en partie le plan de Joffre, Nivelle promet d’opérer une percée décisive sur le Chemin des Dames « en 24 ou 48 heures ».

Plusieurs fois reportée, notamment suite au repli stratégique allemand sur la ligne Hindenburg (ou Siegfried), et même remise en cause (le 6 avril, Nivelle propose sa démission qui est refusée), l’offensive est finalement fixée au 16 avril à 6 heures du matin.

Plus d’un million d’hommes ont été rassemblés sur un front de 40 km entre Soissons et Reims : placée en réserve, la Xe armée est chargée d’exploiter les succès des Ve et VIe armées qui doivent rompre le front. Pour la première fois du côté français, des chars d’assaut doivent être engagés.

http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/batailles_detail.asp?id_bataille=3

(vidéo)Ce jour là : le premier char français le 16 avril 1917

char-renault-ft17-7char-renault-ft17-8

Le 16 avril 1917, la France engageait des chars pour la première fois sur le champ de bataille. Cette attaque fut déclenchée entre le Chemin des Dames et la vallée de l’Aisne, à proximité de Berry-au Bac. Bien que cette première ne fut pas vraiment un succès, elle fut un acte de courage et d’espoir qui ouvrit la voie aux offensives décisives de l’été 1918 et fit la preuve que ce nouveau moyen de combat épargnait la vie de nombreux combattants, en particulier parmi les fantassins. Un Mémorial aux Morts des Chars d’Assaut fut inauguré par le maréchal FOCH, le 2 juillet 1922, à l’endroit où les chars s’élancèrent à l’attaque. Depuis lors, on a commémoré l’événement chaque année, sauf entre 1940 et 1945, afin de perpétuer le souvenir de ce fait d’armes et d’honorer la vaillance de ses participants.

——————————————————————

Montage d’archives consacré à l’histoire du char d’assaut français qui fut utilisé pour la première fois le 16 avril 1917.Commentaires sur des images du char sur les champs de bataille pendant la première guerre mondiale ; images de la rencontre de Louis RENAULT et de l’armée pour la conception d’un nouveau char plus maniable.

http://www.ina.fr/video/CAF94005540

http://www.montjoye.net/bataille-berry-au-bac-chars-14-18-chemin-des-dames

L’exploit d’Emile Bigorne

http://www.mairie-frasnoy.fr/docs/Emile_Bigorne.pdf

(Point de vue) (bande son)Le  massacre entêté du chemin des Dames

craonneEn avril 1917, le général Nivelle a remplacé Joffre à la tête des armées. Il décide de maintenir une offensive prévue sur le chemin des Dames. Son objectif, percer le front, comme il l’a fait à la fin de la bataille de Verdun. Mais il faudra prendre un plateau, en grimpant sur une pente, que les Allemands ont lourdement fortifié. La bataille sera perdue dès la première heure.

Ils n’avaient personne devant eux . Français et Anglais ont mis plus d’une semaine à s’apercevoir que les Allemands ne sont plus dans les tranchées d’en face. Ils se sont repliés derrière la ligne Hindenburg. Et comme ils l’avaient voulu, ce repli ne fait pas l’affaire des Français. Avant d’être remplacé à la tête des armées, le général Joffre a en effet planifié une grande offensive franco-anglaise entre Vimy et Reims. Entre ces villes, le front présente un angle favorable à une attaque.

Après le repli allemand, cet angle a disparu . Mais pas l’offensive. Entre temps, le général Nivelle a remplacé Joffre. Ce brillant officier, prometteur, a été l’artisan de la percée de Verdun. Il décide donc de reprendre le plan de Joffre. Sauf qu’on n’attaquera pas un saillant, mais un front continu, voilà tout. L’idée est de s’emparer du chemin des Dames, entre les vallées de la Somme et de l’Ailette, ainsi nommé parce que jadis, les filles de Louis XV l’empruntaient pour se rendre dans de bucoliques châteaux campagnards.

(Point de vue suite) Le 16 avril 1916, l’offensive du Général Nivelle Extrait de l’émission « 14-18 », Alain Nayaert (1967)

https://www.rtbf.be/auvio/detail_le-16-avril-1916-l-offensive-du-general-nivelle?id=1938884

La bataille de Craonne, véritable boucherie de la Guerre 14-18

http://voyages.ideoz.fr/craonne-plateau-bataille-chemin-des-dames-guerre-14-18/

Les tirailleurs sénégalais au coeur de l’offensive du Chemin des Dames

http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/tirailleurs_senegalais_au_coeur_de_l_offensive_du_chemin_des_dames.html

Quand les Sénégalais attaquaient sur le Chemin des Dames

tirailleurs_senegalais1

L’offensive du 16 avril sur l’Aisne a montré que, s’il avait fait moins froid, si l’approvisionnement en munitions avait été assuré, et surtout si les Sénégalais avaient été appuyés à droite, à gauche et à l’arrière, ils n’auraient pas lâchés le terrain conquis. Il suffit de prendre une carte et de voir où se trouve la jonction des boyaux de Trêves et de Juliers (7320) pour se rendre compte que les Sénégalais sont allés le plus loin en cette région et qu’ils y sont restés le plus longtemps.

 Les Sénégalais ont été remarquables au cours de cette journée. Aucun obstacle ne les a arrêtés. Ils n’ont abandonné le combat le 17 que, vaincus par le froid, privés de munitions et parce qu’ils n’étaient plus soutenus.

 Tirailleurs et gradés ont rivalisé d’entrain et d’énergie au cours de cette journée.

 Au combat du 16 avril, le bataillon a eu les pertes ci-après détaillées. Il faut ajouter à ces pertes, 298 évacuations d’Indigènes pour maladie ; sur ce chiffre, 118 pour pieds gelés.

source: http://www.souvenirfrancais-issy.com/article-quand-les-senegalais-attaquaient-sur-le-chemin-des-dames-45317055.html

De Soissons à Reims l’attaque du 16 avril 1917

https://vimeo.com/174362383

Journal de guerre du lundi 16 avril 1917 à travers Le miroir

Activité d’artillerie au nord et au sud de l’Oise. Nos reconnaissances ont trouvé partout les tranchées ennemies fortement occupées.
En Champagne, violente canonnade. Escarmouches à 1a grenade à l’ouest de Maisons-de-Champagne. Nos reconnaissances ont pénétré en plusieurs points dans les tranchées allemandes complètement bouleversées par notre tir.
Sur la rive droite de la Meuse, l’ennemi a lancé deux attaques : l’une sur la corne nord-est du bois des Caurières, l’autre vers les Chambrettes. Ces deux tentatives ont été brisées par nos feux.
En Lorraine, rencontres de patrouilles vers Pettoncourt et dans la forêt de Parroy. Nos escadrilles de bombardement ont opéré sur les gares et établissements du bassin de Briey et de la région Mézières-Sedan. Les casernes de Dieuze ont été également bombardées.
Les Anglais ont arrêté une forte attaque allemande sur un front de plus de 10 kilomètres de chaque côté de la route Bapaume-Cambrai. L’attaque a été repoussée sauf à Lagnicourt, où l’ennemi a pris pied, mais d’où il a été aussitôt chassé. Nos alliés ont enlevé la ville de Liévin et la cité Saint-Pierre. Sur tout le front de la Scarpe, ils se sont avancés à une distance de 3 à 5 kilomètres de la falaise de Vimy. I1s arrivent aux abords de Lens.
Les Belges ont pénétré dans les deuxièmes lignes ennemies qu’ils ont trouvées inoccupées, près de Dixmude.
Violente canonnade en Macédoine, entre le Vardar et le lac Prespa.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html