Archives du mot-clé aisne

(Diaporama) 116/Journal de la grande guerre/ 28 novembre 1914

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Bombardement au cours de la nuit. Nous devons nous relever deux fois, car les obus tombent de nouveau dans le quartier du Jard. Vers 1 heure du matin, il en arrive un entre autres, qui éclate en face, à peu de distance de notre domicile actuel (…) 

Sur le matin, nous regagnons les chambres fatigués et, après nous être recouchés pour la seconde fois, nous commençons à sommeiller quand nous sommes encore réveillés par les cris: « Au feu ». Il est environ 5 heures. Des obus incendiaires ont explosé dans le chantier du boisDravigny, au coin de la rue du Jard et de la chaussée du Port (…)

Le bombardement a fait encore des victimes. Un ouvrier tournant à bras la machine pour l’impression du journal L’Eclaireur a été tué, paraît-il, pendant son travail (…) »

A savoir aussi

Cormontreuil. – Bombardement violent; 27 soldats sont tués; plusieurs maisons sont détruites.

http://www.editionsfradet.com/14-18-dans-la-marne.html

Décisions du 118 RIT cantonné à Verzenay: « le pain pas mangé par les poilus ira aux chevaux. »

Les commandants de Compagnie feront ramasser chaque jour tout le pain inutilisé par leurs hommes. Ce pain sera remis au sergent artificier du bataillon qui le distribuera à titre de supplément aux chevaux de trait du bataillon ; ces chevaux étant insuffisamment nourris avec la ration réglementaire.

http://vieuxpapiers.canalblog.com/archives/2005/11/28/1012546.html

Dans L’illustration du 28 novembre 1914

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Jean de La Ville de Mirmont tué le 28 novembre 1914 à Verneuil (Moussy-Verneuil), Aisne

JdeLaVilleWUn talentueux écrivain. Peu connu mais toujours lu depuis la parution de ses premiers poèmes (à partir de 1903), de son « Horizon chimérique » (1911-1912) dont quelques poèmes seront ultérieurement mis en musique par Gabriel Fauré et plus récemment parJulien Clerc, et encore de son original roman à la tonalité toute contemporaine : « les dimanches de Jean Dézert » (1914), Jean de La Ville de Mirmont enchante nos lectures.

http://voirdit.blog.lemonde.fr/2013/11/28/jean-de-la-ville-de-mirmont-tue-le-28-novembre-1914-a-verneuil-moussy-verneuil-aisne/

Dossier fort intéressant sur cet écrivain

http://www.chemindesdames.fr/photos_ftp/contenus/LCDD%2023%20web.pdf

Une de journaux du 28 novembre 1914

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Lu dans le Miroir en date du samedi 28 novembre (N°du 13 décembre 1914)

France.-Le ralentissement du feu de l’artillerie ennemie a été partout constaté en Flandre et dans le nord de la France. On signale, dans l’ensemble, que deux attaques d’infanterie près de Dixmude et des rencontres partielles dans l’ Argonne.

Le Président de la République a remis la médaille militaire au général Joffre, qu’il a été visiter au grand quartier général (voir un journal de guerre précédent)

Russie.-Bien qu’aucun bulletin officiel nouveau ne soit publié par le grand duc Nicolas, on évalue maintenant à trois le nombre des corps d’armée allemands cernés entre Wartha et Vistule.

Autriche.-La panique s’accroît en Autriche où d’aucuns réclament la conclusion de la paix avant que le démembrement de l’empire ne soit total.

Aviation.-On affirme que dans le raid effectué à Friedrichshafen par les aviateurs anglais plusieurs  Zeppelin auraient été détruits.

Pillage.-Les Turcs ont organisé le pillage à Jérusalem; c’est sans doute pour se venger des défaites qui leurs sont infligées coup sur coup par les Russes en Arménie.

Un grand nombre de prisonniers de guerre faits par l’armée russe dans les rangs des Slaves d’Autriche  demandent à servir parmi leurs vainqueurs.

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Guerre 1914-1918. « Autour du champ de bataille de Varreddes » : tombes de braves tombés au champ d’honneur. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du samedi 28 novembre 1914.

Photo en tête: Une auto blindée belge en action près de Lombaertzyde (Le Miroir du 29 novembre 1914)

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91/Journal de la grande guerre: le 3 novembre 1914

Mardi 3 novembre 1914

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement (…)Vers 11 heures le préposé au ravitaillement passant au bureau, nous annonce que huit personnes viennent d’être tuées par un obus, à proximité de la gare. Il s’agit de M. Labbé, 62 ans, camionneur à la maison Plumet ; Mme Laluc, 41 ans ; demeurant rue Villeminot-Huart ; un employé du chemin de fer et cinq soldats. Il y aurait en outre trois blessés.

Plusieurs aéroplanes évoluent toute la journée pour lancer des bombes ou laisser tomber des signaux.

Lettres de Louis Cuzin à son frère Pierre

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Le 3 novembre 1914

Mon bien cher Pierre

Je reçois à l’instant deux de tes lettres une datée du 19 et l’autre du 24 octobre. Je suis heureux comme toi de savoir que le papa est rentré à la maison et qu’il est à peu près rétabli.

Pour nous deux mon cher Pierre, il nous faut prendre un parti courageusement. Il nous faut en ce moment défendre notre pays envahi. Mon cher Pierre, je dois te féliciter d’avoir été un des premiers volontaires ; ma joie a été grande en apprenant cette nouvelle et heureux quoique le cœur gros, j’ai de mes lèvres de vieux soldat élevé à Dieu une prière pour toi. Pars mon petit Pierre, au revoir, ma pensée t’accompagne et je suis à toi.

RTEmagicC_3_19141103_50S1_RECTO_01.jpgPour nous trouver sur le champ de bataille, la chose est difficile. Néanmoins, j’ai pensé bien souvent à permuter pour aller te rejoindre à ton Bataillon, mais la chose n’est pas possible les Etats Majors ont autre chose à faire que des mutations. Enfin, mon pauvre Pierre, puisque je ne peux pas être auprès de toi, je combats dans tes rangs. Nous nous retrouverons vainqueurs.

Il faut m’envoyer tous les jours un mot une signature si tu n’as pas le temps d’écrire pour que je sois tranquille.

Ce matin mon cher Pierre, j’ai passé près de la mort. J’avais été envoyé en course. Un camarade a été blessé et je n’ai pu me sauver que grâce à un petit bois. Il y avait une canonnade terrible.

Dis-moi si tu as pu passer à la maison et si tu as vu la famille. Quand tu seras sur le front de bataille, tu me feras connaître l’endroit par lettre et tu me diras si tu es dans les tranchées.

Pour moi, mon cher Pierre, je suis un peu protégé, mais je ne sais pas si ça durera. Nous couchons en ce moment sur la paille dans une grange, ce qui fait oublier bien des nuits passées à la belle étoile. Voilà 3 mois mon pauvre Pierre ; tu ne t’étonneras pas si les 15 premiers jours sont durs, tu t’y habitueras peu à peu.

Je te recommande de bien te couvrir et de la prudence. Pour le courage, je sais que tu es un brave.

Dans une même pensée pour nos pauvres parents, ton frère t’embrasse et t’aime de tout cœur.

Pense à Dieu, à la Patrie et à la famille.

La lettre est une réponse de Louis Cuzin à son frère Pierre. Les deux frères sont dans une situation quelque peu différente. Louis est plus âgé que Pierre puisqu’il a déjà fait son service et a dû être mobilisé en tant que réserviste (classes 1900 à 1910) ce qui lui permet de se considérer comme « vieux soldats ». Pierre, lui, est né le 3 juillet 1894 à Irigny dans le Rhône. A la déclaration de guerre, il n’a pas encore effectué son service militaire ; il devance donc l’appel et fait donc partie des engagés volontaires (la loi de 1913 autorise les engagements volontaires pour la durée de la guerre à partir de 17 ans). Cet engagement (même s’il ne précède que de très peu l’âge officiel) a été fait probablement par patriotisme. On le sent à travers la remarque de Louis Cuzin (« je dois te féliciter d’avoir été un des premiers volontaires ») mais aussi par le fait qu’en août 1914 les engagements sont essentiellement motivés par le désir de lutter contre les Allemands. Au fur et à mesure que le conflit avance d’autres raisons se développent, en particulier le fait que, en s’engageant, on peut dans une certaine mesure choisir son arme ce qui permet d’être éventuellement affecté dans une arme moins exposée que l’infanterie comme l’artillerie ou le génie. Pierre est affecté au 11ème bataillon de chasseurs alpins en garnison à Annecy. Le patriotisme se marque aussi par les formules employées par Louis Cuzin : « il nous faut en ce moment défendre notre pays envahi » ; « nous nous retrouverons vainqueurs ».
Cette lettre nous informe aussi des conditions du conflit en ce début novembre 1914. La guerre de position a commencé (« tu me diras si tu es dans les tranchées »). Le danger est omniprésent et Louis ne cache pas la réalité à son frère : « ce matin, mon cher Pierre, j’ai passé près de la mort ». Les conditions matérielles sont dures : nuit à la belle étoile ou au mieux sur la paille d’une grange.
Le souci des proches est aussi omniprésent, celui du père malade, mais aussi et surtout celui du frère soldat. C’est la sollicitude presque maternelle de l’aîné pour son cadet (« je te recommande de bien te couvrir ») mais c’est surtout son inquiétude face au danger qu’il court : le mot « prudence » est souligné, et il y a la demande d’écrire tous les jours, là encore soulignée.

LA SUITE sur le blog des archives de la ville de Reims

http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/ecrits-de-poilus–4364.htm

Combat de Sapigneul (Cormicy): la 9 ème compagnie à la peine

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http://vlecalvez.free.fr/4novembre1914/4novembre1914_c.html

Un morceau de zeppelin envoyé par un soldat le 3 novembre 1914

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A lire dans Le Dauphiné Libéré

La lettre est datée du 3 novembre 1914. Un papier à carreaux jauni et une encre noire qui s’efface à peine. Une attache retient un petit morceau de zeppelin. C’est un bout d’histoire précieusement conservé par René Ferrand, descendant d’Adolphe Blein, mort pour la France le 7 mai 1915. “Bien chers parents”, écrit le jeune Isérois à ses parents, Jean Joseph et Justine Blein. “J’ai reçu votre télégramme hier au soir, merci beaucoup”.

http://www.ledauphine.com/france-monde/2014/02/08/un-morceau-de-zeppelin-envoye-par-un-soldat-en-1914

Lu dans Le Moniteur en date du 3 novembre 1914

France.-Toujours de violents combats autour de Dixmude et d’Arras, autour du Quesnoy-en-Santerre et au nord de l’Aisne. L’ennemi n’avance pas d’une ligne; au contraire, c’est nous qui progressons.
Le gouvernement français, à son tour, publie l’exposé de ses griefs contre la Porte et des négociations qui ont eu lieu à Constantinople.
Humour.-Guillaume II s’est fait décerner la croix de Fer par les autres souverains allemands; on ne dit pas sur quel champ de bataille il l’a gagnée.
La Bulgarie proclame sa volonté de rester neutre dans le nouveau conflit oriental.

 Bataille de Tanga: premier gros conflit en Afrique

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Bataille de Tanga, le 3 – 5 Novembre, 1914 par Martin Frost (1875-1927)

La bataille de Tanga, aussi appelée bataille des abeilles, est une tentative ratée de la part de l’armée britannique des indes d’envahir l’Afrique orientale allemande , (composée des actuels Tanzanie, Burandi, Rwanda, au cours de la première guerre mondiale. Ce fut le premier épisode majeur de ce conflit sur le continent africain

En SAVOIR PLUS SUR:

Lu dans Wikipédia au 3 novembre 1914

L’Amirauté fait miner la mer du Nord déclarée « zone de guerre ». Le Royaume-Uni fait confiance à sa marine pour protéger le pays et établir un blocus économique. Il ne possède en effet qu’une armée de métier de 250 000 hommes dispersés à travers le monde dont 60 000 seulement sont prêts à partir pour la France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

90/Journal de la grande guerre: le 2 novembre 1914

Lundi 2 novembre 1914.– Reims. – La commémoration des morts est de même célébrée au bruit des canons qui tonnent à qui mieux mieux, dominant les notes qu’égrènent les cloches. Vers 11 heures du matin, des obus s’abattent sur la ville et jettent de nouveau l’émoi dans la population.

http://www.editionsfradet.com/14-18-dans-la-marne.html

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement le matin, sur le centre et vers le quartier Sainte-Anne. « Le Courrier de la champagne »publie sous la plume de M.Farre une lettre ouverte au sous-préfet :

Je lis dans les journaux qui paraissent actuellement à Reims, que le préfet de la Marne vient de révoquer de leurs fonctions quelques maires et adjoints du département, pour avoir abandonné leur poste et fui devant l’ennemi.

Cette mesure approuvée par tous était attendue et s’imposait, mais pourquoi M. le préfet borne t-il à quelques petites communes de notre département ces sanctions nécessaires. Nul n’ignore qu’à Reims même, quelques fonctionnaires, adjoints et conseillers municipaux, des administrateurs et des médecins des hospices, ont dès la première alerte et sans le moindre scrupule, prestement lâché leur poste devant l’ennemi et failli à leur plus élémentaire devoir.

La Croix rouge s’organise.-Face à l’absence prolongée et inexplicable de certains membres de l’ancienne commission, la Croix Rouge, 18, rue de Vesle à Reims a reconstitué sa commission. Elle précise qu’elle met à la disposition des Rémois une liste aussi complète que possible de tous les noms des militaires blessés ayant passé, tant dans les hôpitaux civils que dans celui de l’Union des femmes de France et dans ses hôpitaux auxiliaires du territoire .

La Croix rouge est prête aussi à donner tous renseignements utiles pour la recherche des soldats prisonniers, comme aussi le mode d’emploi d’envois d’objets de linge et vêtements à l’adresse des prisonniers de guerre.

Sapigneul (près de Cormicy) un village détruit

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De novembre 1914 à avril 1915, les deux régiments de la 11e brigade (24e et 28e RI) occupèrent ce secteur.
Cormicy était le village de cantonnement.

http://vlecalvez.free.fr/plaques_sapigneul.html

rappel: voir aussi : http://vlecalvez.free.fr/JMO_nov1914/JMO_novembre1914.html

Les combats de Chavonne (02)

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Le 2 novembre 1914, l’ennemi attaque et bouscule les chasseurs du 48e BCP et les fantassins du 254e RI.

http://saintomer8ri.canalblog.com/archives/2007/11/17/6922508.html

Gustave Octave Bougault mort le 2 novembre 1914 à Soupir (Aisne), retrouvé en 2013 par… un cueilleur de champignons

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http://www.janinetissot.fdaf.org/jt_bougault.htm

Paroles de Poilus

2 novembre 1914
« Mes hommes trouvent mille petits moyens ingénieux pour se distraire ; actuellement, la fabrication de bagues
en aluminium fait fureur : ils les taillent dans des fusées d’obus, les Boches fournissant ainsi la matière
première « à l’œil » ! Certains sont devenus très habiles et je porte moi-même une jolie bague parfaitement
ciselée et gravée par un légionnaire. « 
Marcel Planquette.

A retrouver sur http://pedagogite.free.fr/histoire_3/paroles_poilus.pdf

A savoir

2 novembre 1914.- le royaume de Serbie déclare la guerre à l’Empire ottoman qui rejoint les Allemands et les Autrichiens.

Ecrivain mort le 2 novembre 1914

Jean De Beaucorps  – 1883 – 2 novembre 1914 à Saint-Eloi près de Ypres. (Belgique) Né au château de La Chesnaie près de Blois. Collège Sainte-Croix-du-Mans, puis collège Saint-Grégoire de Tours, licence de lettres et de droit. Voyage en Orient, en Afrique. Il publie deux récits de voyages puis une étude sur Lourdes. Voyage encore en Autriche, en Egypte, où il dirige des fouilles. Participe à la bataille de la Marne mais il est victime de la course à la mer.

Consulter le site : http://andrebourgeois.fr/ecrivains_morts_a_la_guerre.htm

Une image: hommage aux morts des combats de Villeroy

Soldats morts aux Cérémonie du 2 novembre 1914 à la tombe des morts au Combats de Villeroy 5 et 6 septembre 1914 -
Soldats morts aux Cérémonie du 2 novembre 1914 à la tombe des morts au Combats de Villeroy 5 et 6 septembre 1914 –

La vie en Lorraine en novembre 1914

En novembre, tandis que les Allemands, après avoir pris Anvers, sont arrêtés par l’effort allié sur les rives de l’Yser et, ne pouvant plus passer, se vengent en jetant des bombes sur Notre-Dame de Paris et sur Nancy, le front de Lorraine se fixe au-dessous de Saint-Mihiel, sur la Meuse.
Les attaques de l’ennemi sont repoussées vers la région du Ban-de-Sapt, dans les Vosges, et là aussi la colère germaine, impuissante devant la valeur de nos troupes, se manifeste par l’inutile bombardement de Saint-Dié.
Pont-à-Mousson reçoit presque journellement des obus.
Par René MERCIER. LA SUITE SUR…

http://www.blamont.info/textes866.html

A savoir

Le sultan lance un appel à la guerre sainte

http://books.google.fr/books?id=ZW0XAgAAQBAJ&pg=PA2087&lpg=PA2087&dq=2+novembre+1914&source=bl&ots=u7tXQZnh6J&sig=cyaAUBbWluWWp6aFgesMXJFxPbo&hl=fr&sa=X&ei=6dVPVMGbEY7haPyEgvAD&ved=0CCkQ6AEwAjgU#v=onepage&q=2%20novembre%201914&f=false

Lu dans Le Moniteur daté du lundi 2 novembre 1914

France.-Les Allemands continuant leurs attaques autour d’Ypres ont été partout repoussés par nos troupes. Ils n’ont pas été plus heureux dans la région de la Lys, ni dans l’Argonne. Mais nous avons remporté quelques avantages au nord-est de Reims et dans les Vosges. Dans la dernière semaine écoulée, près de 8.000 prisonniers ennemis ont été internés chez nous.
Diplomatie.-La rupture est consommée entre La Triple Entente et la Turquie. Les trois ambassadeurs de Russie, d’Angleterre et de France à Constantinople, M.de Giers, sir Louis Mallet et M. Bompard ont demandé leurs passeports et ont quitté la capitale ottomane. L’Angleterre a publié un long exposé où elle énumère les provocations commises par la Turquie à l’adresse de la Triple Entente et en particulier les préparatifs accomplis par Enver bey à la frontiere d’Egypte.
Italie.-Une crise ministérielle a éclaté en Italie. Le ministre du Trésor, M.Robini, en démissionnant, a entraîné la démission du cabinet tout entier. Un nouveau ministère se reconstituerait sur des bases élargies. M. Sonnino y prendrait, dit-on,le portefeuille des Affaires étrangères.
Russie.-Les Russes continuent à marcher sur tout le front de Pologne, faisant chaque jour de nouveaux prisonniers. En Prusse orientale, ils ont détruit plusieurs régiments allemands détachés des garnisons de Koenigsberg et de Dantzig.
Monténégro.-Les Monténégrins ont fait sauter l’un des forts de Cattaro

 

86/Journal de la grande guerre: le 29 octobre 1914

(VIDEOS) Le front se fige de l’Aisne à l’Argonne

A voir sur le site de L’Union avec Hervé Chabaud  avec une visite exclusive dans une forteresse.

Le généralissime, qui consulte les stratèges de ses armées, comprend que la victoire définitive n’est pas pour maintenant et que l’ennemi inscrit le conflit dans la durée.

http://www.lunion.presse.fr/region/videos-le-front-se-fige-de-l-aisne-a-l-argonne-ia0b0n420471

Rassemblements pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple

Pour la Fédération Nationale de la Libre Pensée  la République doit réhabiliter les 650 Fusillés pour l’exemple !

Voir sur le site de Mediapart

6 000 soldats passés en Conseils de guerre, 2 5OO condamnés à mort, 650 fusillés pour l’exemple ; tel est le bilan d’une justice d’exception, inhumaine pendant la guerre de 1914-1918. Parce qu’ils étaient parfois simplement des hommes en proie à une terreur abominable sous les bombes et la mitraille, terreur qui les a conduits à ne pas se faire massacrer pour rien. Parce que d’autres étaient qualifiés de « meneurs », parce qu’ils étaient militants syndicalistes, anarchistes, socialistes, pacifistes et que des généraux voulaient faire un exemple pour terroriser la troupe.

C’est pourquoi, la Fédération nationale de la Libre Penséelance à nouveau cet appel pour la réhabilitation collective des 650 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale de 1914-1918.

http://blogs.mediapart.fr/blog/libre-pensee/140414/appel-la-conscience-humaine-la-republique-doit-rehabiliter-les-650-fusilles-pour-l-exemple

Elle appelle toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie, à la justice, à une certaine conception de la République de se mobiliser encore plus et de faire du 11 novembre 2014 un tsunami qui emportera la décision de  réhabilitation.

Le 21 octobre à Charleville-Mézières(Ardennes)
Le 11 novembre à Maizy (Aisne)

Le mardi 11 novembre, nous nous rendrons au cimetière de MAIZY devant la plaque qui rend hommage à trois soldats fusillés pour l’exemple  le 12 juin 1917,( Lasplacettes, Canel, Didier), pour avoir manifesté avec drapeau rouge, au chant de l’Internationale et avoir cherché à regrouper leurs camarades pour ne pas retourner au front. C’est dans ce village également qu’a eu lieu en août 1917 la seule mutinerie qui se soit produite dans un régiment des troupes des colonies. Banquet républicain à Corbeny et conférence sur les fusillés pour l’exemple

http://blogs.mediapart.fr/blog/libre-pensee/081014/21-rassemblements-2014-pour-la-rehabilitation-collective-des-fusilles-pour-l-exemple

55/ Journal de la grande guerre: le 28 septembre 1914 fin de la première bataille de l’Aisne

Lundi 28 septembre 1914

Fin de la première bataille de l’Aisne

Trois morts allemands sur une place de Soissons. A la pointe du jour, le 20 septembre, trois Allemands pénétraient en automobile dans la ville de Soissons. Surpris par des sentinelles françaises au moment où ils s'apprêtaient à faire sauter ce qui restait du pont sur l'Aisne, ils furent tués tous les trois, en pleine ville (photo L'illustration du 3 octobre 1914)
Trois morts allemands sur une place de Soissons. A la pointe du jour, le 20 septembre, trois Allemands pénétraient en automobile dans la ville de Soissons. Surpris par des sentinelles françaises au moment où ils s’apprêtaient à faire sauter ce qui restait du pont sur l’Aisne, ils furent tués tous les trois, en pleine ville (photo L’illustration du 3 octobre 1914)

Joffre adresse des félicitations aux troupes du général Franchet d’Esperey : « Depuis deux semaines, les troupes de la Ve armée, placées dans des conditions difficiles, repoussent victorieusement les attaques d’un ennemi supérieur en nombre dans des combats continuels de jour et de nuit. Elles ont montré, sous la conduite de chefs intrépides, une bravoure et un entrain qui ne se sont pas un instant démentis ».

Cet ordre du jour ferme la première bataille de l’Aisne.

Ce qui reste d'un convoi allemand de munitions sur la route de Soissons à Villers-Cotterets. Ce convoi, composé de camions automobiles chargés de munitions, fut assailli par les Dragons français qui tuèrent le conducteur de la première voiture. Les suivantes entrèrent en collision et prirent feu. (photo L'illustration du 3 octobre 1914)
Ce qui reste d’un convoi allemand de munitions sur la route de Soissons à Villers-Cotterets. Ce convoi, composé de camions automobiles chargés de munitions, fut assailli par les Dragons français qui tuèrent le conducteur de la première voiture. Les suivantes entrèrent en collision et prirent feu. (photo L’illustration du 3 octobre 1914)

Epilogue

La bataille de l’Aisne marque un tournant dans la Grande Guerre en mettant fin, dans un important secteur, à la guerre de mouvement. Les Allemands cessent leur retraite en s’accrochant à une position inexpugnable : le Chemin des Dames. Ce n’est que trois ans plus tard que les français vont lancer dans ce secteur une offensive sous le commandement du général Nivelle, qui se soldera par une catastrophe : ce sera la deuxième bataille de l’Aisne. Il en résultera des mutineries dans l’armée française et le limogeage de Nivelle.

Pour tout savoir sur cette bataille

http://www.sambre-marne-yser.be/article.php3?id_article=87

Les premières tranchées à la bataile de l’Aisne
Les premières tranchées à la bataile de l’Aisne

Le 45 ème RI en Picardie

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http://www.lescahiersdhistoire.net/45eri/articles.php?lng=fr&pg=27

 Lu dans Le Moniteur (N°46 et 47)

Les Allemands ont procédé à de frénétiques attaques de front entre l’Oise et Reims, comme entre Reims et Souain, dans l’intention manifeste de trouer notre ligne au centre (…)

Denise CARTIER - L.P.P. - 28-IX-1914 - 1.Un nouveau Taube a volé sur Paris, tuant un vieillard et blessant une jeune fille.

Les troupes russes ont repoussé les troupes allemandes qui avaient essayé de franchir le Yémen (…)

Les Serbes ont de nouveau repoussé des attaques austro-hongroises sur la Save et sur la Drina. les Belges ont repris une offensive résolue.

Le commandant allemand de Mulhouse s’est suicidé de désespoir de n’avoir pu franchir les Vosges.

Journal du rémois Henri Jadart

Temps gris et froid; moins de presse vers La Haubette. Les journaux ne paraissent plus à Reims; ceux du dehors n’arrivent qu’en petit nombre. On m’en a communiqué d’Epernay et de Troyes donnant l’impression causée en Europe par l’incendie de la cathédrale et la destruction de la vile.

Promenade à Bezannes après midi. Les Allemands y ont campé et pillé. Un cultivateur a écrit sur sa porte: « Il n’y a plus rien ». Les maisons toutefois n’ont pas été brûlées; l’église est intacte. Derrière le village est une campement d’artillerie; plus loin défilent une vingtaine de cavaliers. On tire toujours et très fortement sur le village de Brimont.

Journal du Rémois Paul Hess (extraits)

Nous sortons, au cours de la matinée, mon fils Jean et moi, et champ de Grève, nous voyons toujours en position, à gauche de l’avenue de la Suippe et un peu en contrebas, deux batteries d’artillerie dont les pièces – des 75-sont dissimulées  avec des branchages. Pour l’instant, elles ne tirent pas; les hommes se divertissent entre eux.

Notre attention est attirée, de loin, par une quantité de terrassiers, occupés à creuser des tranchées dans un champ longeant le haut de la rue de Sillery. A distance, nous voyons un grand nombre d’animaux étalés l’un auprès de l’autre; sur le talus limitant les propriétés où avait lieu en juillet, , le concours international de gymnastique. Nous approchons et nous pouvons compter 60 chevaux et un boeuf, dont on prépare l’enfouissement. Ces animaux ont tous été tués par les obus, en vile,  ces jours derniers Bd de la Paix et Gerbert, rue Duquenelle, rue Lesage etc).

Ayant prévu vers 16 heures de se rendre chez sa belle soeur rue du Cloître, Paul Hess, à peine arrivé doit rentrer précipitamment rue du Jard en raison des obus qui commencent à pleuvoir.

Le soir, une violente canonnade, entendue de tout près, nous contraint à retarder l’heure du coucher.

Lettre de Lucien Pinet à sa femme Madeleine le 28 septembre 1914

Lucien_et_Madeleine_PinetMardi 28 septembre 1914

Mad chérie

Je profite du départ d’un camarade pour Rennes, pour lui remettre cette carte qui peut-être par une autre voie de communication te joindra plus vite. Rien de bien intéressant au point de vue militaire à t’apprendre car c’est un secret professionnel. Quand au malheur de guerre la première Batterie a été bien éprouvée du même obus 5 blessés dont le capitaine et 5 morts puis 3 pièces. Je suis en bonne santé et j’espère te trouver bientôt de même car sa tire à sa fin. Embrasse tes parents et les miens et à toi ma douce et adorée petite femme de bons gros baisers qui te feront prendre le temps en patience. Ton petit homme.

Halary est en bonne santé lui aussi.

Lucien Pinet est mobilisé dès le début de la guerre au 25ème régiment d’artillerie à Châlons-sur-Marne. Appartenant aux forces de couverture, ce régiment se porte dès le 1er août en Lorraine, dans la plaine de Woëvre puis près de Longwy. A partir de la mi-août, il bat en retraite jusqu’au début septembre où l’avance allemande est stoppée (bataille de la Vaux-Marie dans la Meuse). Du 15 au 20 septembre, le régiment s’établit au sud de Verdun, près de Rupt-en-Woëvre. Il n’en bougera plus de tout l’hiver 1914-1915. C’est donc dans ce contexte où la guerre de position remplace la guerre de mouvement qu’est écrite la lettre de Lucien Pinet. Dans sa missive, ce dernier rappelle qu’un soldat ne doit pas donner d’informations de type militaire, mais, ici, la formule utilisée, « secret professionnel », est une expression plus civile que militaire, pas étonnante sous la plume de quelqu’un qui deux mois auparavant était encore civil. Sa notation sur les pertes dues à un seul obus (5 morts et 5 blessés) nous rappelle que les premiers mois de la guerre sont extrêmement meurtriers et que la majorité des tués et blessés de la Première Guerre mondiale le sont par l’artillerie. La lettre, écrite trois semaines après la bataille de la Marne, montre que le soldat de base croit encore à une guerre courte (« car sa (sic) tire à sa fin »).

http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/ecrits-de-poilus–4364.htm

28 septembre à Servon Melzicourt

Carnet du capitane Rigault

http://147ri.canalblog.com/archives/2009/02/04/12327417.html

Début du siège d’Anvers par les Allemands

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Artillerie belge faisant feu lors de la défense d’Anvers.

 

 

 

 

 

 

 

http://www.sambre-marne-yser.be/article.php3?id_article=77

http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_d’Anvers_(1914)

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Bombardement d’Anvers