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233/Journal du 25 mars 1915: qui est ce Poilu blessé à Vauquois?

5Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

25 mars.-« Le 25, après avoir annoncé mon voyage depuis plusieurs jours, je me mets en route, muni de ce laissez-passer et impatient d’arriver à Epernay auprès des miens- puis, nous avons tous la grande joie de pouvoir, pendant quatre jours, revivre en famille, dans l’atmosphère qui nous fait si cmplètement défaut de part et d’autre.

Qui pourra retrouver ce Poilu, blessé à Vauquois, auteur d’une « lettre anonyme » en mars 1915 ?

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Retrouvez l’ami anonyme du soldat Raoul Vilain

« Depuis que ma mère, avant de mourir, m’a confié cette lettre écrite sur du mauvais papier – en piteux état, j’ai eu du mal à la déplier sans l’endommager davantage – j’ai toujours pensé qu’un jour, peut-être, un autre petit-fils ou un arrière-petit-fils l’ayant sous les yeux reconnaîtrait son auteur resté anonyme.
Il a connu mon grand-père mais ni ma grand-mère ni ma mère ne m’ont dit s’il avait pu les rencontrer pour leur remettre les quelques objets qu’il avait recueilli sur le corps de mon aïeul ».

C’est ce que nous écrivait, en novembre 2008, Gérard Baudère en nous confiant le texte de ce précieux courrier adressé à la veuve de son grand-père maternel Raoul Villain. Et il ajoutait : « Si vous jugez utile d’utiliser mon petit témoignage ci-dessous, je n’y mets aucune opposition ». 
Depuis, malgré plusieurs tentatives, nous restons sans nouvelles de lui. Néanmoins, nous avons pris le parti de publier cette « lettre anonyme » de 1915, avec quelques compléments. Elle nous dévoile une pratique peu connue – et risquée- de « nos Poilus »

POUR EN SAVOIR PLUS: http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article2110

Lettre d’un soldat du 143 ème RI à  Le Trapèze Mesnil les-Hurlus

JMO du 143ème : 19 mars 1915 : Repos à Suippes. Arrivée d’un renfort comprenant, 1 aspirant, 3 sergents, 4 caporaux , 76 hommes; Le Régiment va relever le 15ème en 1ère ligne.

Après un court repos et un renfort de 5 officiers et 466 hommes, le 143ème relève le Régiment Marocain, le 25 mars, non loin du Bois Sabot, dans le secteur de Mesnil les Hurlus et le Trapèze. Relèves tournantes, 2 bataillons en lignes, 1 bataillon au repos à Sommes-Suippes.

LA SUITE SUR http://jmbissieres.free.fr/henri/1915.html

25 mars 1915 : Décision  du kaiser d’édifier un  cimetière militaireà Saint-Quentin

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Dès le début de la Première Guerre Mondiale, la France dut jouer le rôle de pays envahi. La guerre fauchant toujours plus d’hommes à un rythme accéléré, il fallait bien enterrer les morts en pays occupé.

Les soldats tués étaient donc enterrés à proximité du front dans l’enceinte de cimetières communaux ou dans des extensions qui finirent par devenir des cimetières militaires. Dans ces cimetières furent édifiés des monuments commémoratifs. Par le traité de Francfort du 10 mai 1871 , à l’article 6, les gouvernements français et allemand s’étaient engagés réciproquement à entretenir les tombes de guerre existant sur leurs territoires respectifs.

Ce cimetière existait avant 1914 sous la dénomination de cimetière Saint-Martin, dans lequel étaient inhumés les défunts du quartier du même nom.

Le 25 mars 1915, Quatre maquettes en plâtre sont exposées à Saint-Quentin et l’adjoint au maire de Saint-Quentin, M. Gibert qui fait fonction de maire ne peut qu’approuver le projet A cette époque, reposent dans ce cimetière les corps de 616 soldats allemands, 126 soldats français et quelques soldats anglais. Le projet est rapidement exécuté et le 18 octobre, le monument est inauguré par le Kaiser Guillaume II. Un office est célébré par un pasteur évangélique, suivi par la chanoine Démaret, archiprêtre de Saint-Quentin.

http://www.genealogie-aisne.com/old_genealogie/base_de_donnees_mam/liens/cimetiereallemand.htm

Création de l’escadrille 110

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Créée le 25 mars 1915, l’escadrille n° 110 fut tout d’abord équipée de Voisin de bombardement.

http://memorial.flight.free.fr/Voisin10.html

Lu dans Le Miroir en date du jeudi 25 mars 1915

Belgique.-Une division de l’armée belge a progressé sur la rive droite de l’Yser; une autre a enlevé une tranchée allemande sur la rive gauche.
France.-Au nord d’Arras, les Allemands ont subi deux nouveaux échecs à Notre-Dame-de-Lorette; ils en ont subi un autre à Beauséjour, dans l’Argonne.
A l’Hartmannsweilerkopf en Haute-Alsace, nos gains se sont encore accentués.
Les captures faites par les Russes à Przemysl sont d’exactement 2602 officiers et 117000 hommes. Des depêches ont été échangées entre M. Poincaré, le tsar et le grand-duc Nicolas. Le détachement russe qui avait fait un raid sur Memel s’est replié, mais nos alliés ont eu un avantage marqué dans la région du Niémen.
Les avions anglais ont fait un raid important à Hoboken, près d’Anvers. Il s’agissait de détruire des sous-marins allemands en construction. L’opération semble, au moins partiellement, avoir réussi. Des aviateurs français ont, de leur côté, survolé la région d’Ostende.
Les Turcs ont subi un grave échec près de Suez.
Guillaume II a fait déménager sa galerie artistique du château du Hohkoenigsburg, en Alsace.
Des désordres ont éclaté à Prague, en Bohême, où la population se plaint du manque pain

 

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Dimanche 29 mars à la caverne du dragon: « la Légion étrangère à Craonnelle »

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Dimanche 29 mars – 14h, Visite thématique : La légion étrangère à Craonnelle.
De la fin 1914 au printemps 1915, le 2ème Régiment de la Légion Etrangère tient les tranchées dans le secteur de Craonnelle et Craonne. Yves Fohlen, guide-conférencier, vous guidera sur leur pas.
Tarifs : 8€ / 4€.
Renseignements et réservation :
La Caverne du Dragon, Musée du Chemin des Dames
RD 18 CD
02160 OULCHES-LA-VALLEE-FOULON
Tél. 03 23 25 14 18 / caverne@cg02.fr

Craonnelle: La vigne et la guerre intimement liées

A voir sur le site de L’Union

Ce musée présente les machines qui servaient autrefois à la vinification. L’occasion aussi de découvrir des photographies du village avant et après la Grande Guerre.

Sa propriétaire l’avoue tout de go, la scénographie du musée de la société vinicole de Craonnelle aurait grand besoin d’être améliorée. Heureusement, la bonne humeur et l’entrain de Céline Goosse font un peu oublier le reste. « Le musée se situe dans le cellier, le seul endroit qui ait subsisté aux bombardements de la Première Guerre mondiale. Le château lui-même a été entièrement rasé, de même que toutes les vignes. »

http://www.lunion.com/region/la-vigne-et-la-guerre-intimement-liees-ia3b26n490016

176/journal de la grande guerre: 27 janvier 1915

 Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

« Cette nuit, il y a eu cannonade de notre part et ce matin le canon gronde encore de tous côtés devant Reims (…)

L’après-midi le centre de la ville reçoit les obus d’un violent bombardement et le soir à 21 h 30, par une nuit claire et très froide, les mitrailleuses partent soudainement, au nord de Reims, en même temps qu’une sérieuse fusillade se déclenche (…)

C’est jour anniversaire du Kaiser. Entre Bétheny et Witry, des Allemands sortis de leurs tranchées pour crier: « Vive l’empereur »ont tout de suite été abattus, paraît-il et il s’en est suivi un engagement dont les échos, par ce beau temps de forte gelée, ont fait craindre à nombre de Rémois, un retour offensif de l’ennemi. »

 

Une image du 347 ème RI à Reims

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Quelques infirmiers / brancardiers du 347è pendant un moment de détente le 27 janvier 1915 à Reims, clinique du Docteur Lardennois (d’après le vendeur)

source: http://347ri.canalblog.com/archives/2014/11/30/31052387.html

Vailly: La manufacture Wolber incendiée (aisne)

Après la perte de Vailly fin octobre 1914 et le renforcement de l’artillerie en rive sud de la rivière, l’usine Wolber devient une des cibles privilégiées des obus français. Les 26 et 27 janvier 1915, deux incendies consécutifs aux bombardements français de la 69e DI (batterie Lande) ravagent la manufacture (source: JMO 137e Brigade et de l’artillerie de la 69e DI).

http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr/2013/01/w-comme-wolber.html

27 janvier 1915 Anniversaire de la naissance du kaiser… et …

Extrait d’un carnet de  Marcel (dit Jules) MARENCO, économe du lycée Chanzy de Charleville-Mézières.

En ville 8 h. du matin: la musique allemande, avant de se mettre à la cérémonie religieuse, fait le tour de la ville en jouant les plus beaux morceaux de son répertoire.
à 11 h. sonnerie de fête à l’église paroissiale
11 h. 05 glas réservé aux morts de marque
fantaisie du même genre à l’Hospice.
Personne ne comprend ce que cela peut signifier. Renseignements pris: les sonneurs, faute d’ordres précis, ont carillonné des airs variés!….. Circulation intense d’automobiles, beaucoup d’officiers, tous en grande tenue.
A la « caserne Chanzy », on joue une comédie dans la salle de dessin graphique aménagée en salle de spectacle avec le matériel de notre salle des fêtes du 1er étage. Les acteurs se font photographier devant le bâtiment central.

La suite sur: http://www.cenelle.fr/charleville/06-charleville.html

… les Ardennais font sonner le glas

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Le 27 janvier, jour anniversaire du Kaiser, les autorités allemandes font sonnerles cloches. Mais les sacristains s’amusent àfaire tinter le glas ! Les Allemands n’ont pas apprécié, mais n’ont pas cherché à punir cette facétie.

Sur le blog http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=130&ved=0CFEQFjAJOHg&url=http%3A%2F%2Fwww.charleville-mezieres.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F37530%2F451059%2Ffile%2FHistoire%2520n%25C2%25B0186%2520-%2520janvier%25201915%2C%2520les%2520Ardennais%2520%25C3%25A9cras%25C3%25A9s%2520par%2520l%255C%2527occupation.pdf&ei=hee4VL2FMNPvaKqNgfgN&usg=AFQjCNG0eAuinmZlcGLkYh6o3bGrCbXvGg&sig2=0IjkruU3K5upmHz0Zh9q9Q

Tous solidaires avec les poilus

A lire sur le site du Journal de Saône et Loire

nombreuses-etaient-les-cartes-postales-qui-exprimaient-un-message-de-solidarite-collection-privee-albine-novarino-pothierLa solidarité qui s’instaure entre les civils de l’arrière et les combattants du front n’est pas seulement une affaire privée, d’ordre familial, amical ou individuel. C’est également un élan collectif qui mobilise de nombreuses Françaises et de nombreux Français.

Ces bénévoles s’organisent rapidement. Œuvrant dans des directions différentes, ils collectent des fonds par divers moyens pour envoyer de la nourriture et des couvertures aux soldats. Les femmes et les jeunes filles tricotent des chaussettes et des chandails. Mais les initiatives sont multiples et les gens de l’arrière, toutes classes sociales confondues, rivalisent d’ingéniosité et de talent.

Ces élans de solidarité s’étendront également aux prisonniers, aux blessés et aux mutilés. Le mercredi 27 janvier 1915, Le Bien Public annonce une opération d’envergure en faveur des soldats qui combattent sur le front.

La suite sur: http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2014/08/09/tous-solidaires-avec-les-poilus

Bombardement à Balschwiller le 27 janvier 1915

Balswiller [i.e. Balschwiller] : effet du bombardement du 27 janvier 1915 : dans le fond de la rue, à l'horizon, la crête est garnie de tranchées allemandes
Balswiller [i.e. Balschwiller] : effet du bombardement du 27 janvier 1915 : dans le fond de la rue, à l’horizon, la crête est garnie de tranchées allemandes (photo gallica, BNF)

Aviation: des « Voisin » partent bombarder Chambley (Meurthe-et-Moselle)

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Le 27 janvier 1915, dix Voisin sont envoyés pour bombarder un QG allemand à Chambley. En raison des conditions atmosphériques particulièrement difficiles, un seul appareil arrive sur zone et largue 6 obus de 90 sur l’objectif. Les autres avions n’ont pas réussi à dépasser 1500 mètres d’altitude. Un de ces appareils a eu plus d’ennuis que les autres. Arrivé à 600 mètres d’altitude, le Voisin V 227 de la VB 2 est victime d’un blocage de commandes. Malgré les efforts de son pilote, l’appareil s’abat à plat et détruit son train d’atterrissage. Il n’est pas réparable et sera réformé. Heureusement, les deux membres d’équipage, le MdL de Neufville et le Cdt de Göys sont indemnes. Le lendemain, la même mission est demandée au groupe. Cette fois, sept appareils arrivent à bon port et larguent 18 obus. Le Ltt de la Morlais attaque un Aviatik et le force à atterrir dans ses lignes. Cette victoire ne sera pas homologuée.

Sur le blog à consulter: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille102.htm

Lu dans Le Miroir du mercredi 27 janvier 1915

Belgique.-Les troupes belges ont progressé autour de Pervyse en Flandre.
France.-A l’est d’Ypres, nous avons brisé une offensive de l’ennemi, en lui tuant plusieurs centaines d’hommes. Six contre-attaques ont été refoulées par les Anglais à Givenchy et à Guinchy (région de la Bassée). Là aussi les pertes allemandes ont été sensibles. A l’ouest de Craonne, l’ennemi a attaqué violemment nos tranchées, entre Heurtebise et le bois Foulon. Après avoir été rejeté en arrière, il a pu s’implanter dans quelques éléments de tranchée, mais presque aussitôt nous en avons repris la plus grande partie. En Argonne, nou avons prononcé deux attaques vers Saint-Hubert et Fontaine-Madame ; elles ont été couronnées de succès. Combat d’artillerie en Haute-Alsace, où les Allemands bombardent Thann, Lembach et Sentheim.
Les Russes ont enlevé Jacobini et menacent Dornawatra qui est la clé de la Transylvanie.
Un zeppelin qui avait jeté des bombes sur le port russe de Libau, en Courlande, a été atteint par l’artillerie et est tombé en mer.
L’état-major allemand a essayé de masquer par un communiqué mensonger le grave échec que l’escadre anglaise avait infligé à l’amiral Hipper, au large d’Héligoland. La canonnière allemande Gazelle a encore été torpillée par un sous-marin près de l’île de Rugen

 

175/journal du 26 janvier 1915: les Allemands prennent la grotte du dragon

Carnet du rémois Paul Hess

Le bombardement a commencé le matin vers 4 heures.

Prise  allemande de la caverne du Dragon  (suite)

9782846730334 Le chemin des Dames.psdLire l’ouvrage d’Alain Malinowski: « le chemin des dames: la caverne du dragon »

Lorsque le front se stabilise au nord de l’Aisne, en septembre 1914, les Allemands s’installent sur les hauteurs, le long du Chemin des Dames. Les premiers combats, à l’automne 1914, y sont d’une rare âpreté et le secteur de la ferme d’Hurtebise devient ainsi l’un des plus difficiles de tout le front.

Les 25 et 26 janvier 1915, les Allemands lancent une attaque et s’emparent de la grotte du Dragon, l’une des positions françaises les plus importantes. Ils vont s’y maintenir plus de deux ans.

Lors de l’offensive Nivelle sur le Chemin des Dames, en avril 1917, plusieurs assauts échouent devant la caverne, qui est finalement enlevée le 25 juin. En mai 1918, l’offensive allemande s’empare du Chemin des Dames sur toute sa longueur.

Cet ouvrage  relate les péripéties des combats grâce à de très nombreux témoignages et des photographies inédites. (YSec édition)

L’écrivain Henri Barbusse parle de la bataille de Crouy (aisne)

Le 26 janvier 1915, l’écrivain et soldat de 1re classe Henri Barbusse, 41 ans, engagé volontaire au 231e régiment d’infanterie, décrit la guerre qu’il vit dans une longue lettre à sa femme. « À l’aube, nous entrons dans la tranchée allemande, laquelle est basse et mal faite. À 10 heures, les Allemands commencent à bombarder leurs tranchées. Ce bombardement est l’un des plus terribles qui aient eu lieu depuis le commencement de la guerre. Au bruit assourdissant des éclatements secs, sourds, stridents et que l’écho prolonge de tous côtés, se mêlent les sifflements et les tapements des balles, le souffle des obus : des rugissements et des miaulements, très exactement, et des halètements de locomotives lancées à toute vitesse. J’étais tapi au revers de la tranchée. J’ai vu autour de moi, tout près, des camarades qui ont eu la tête ou le bras broyés, ou qui ont été blessés par des éclats d’obus. C’était sérieux, je vous assure. Cela a duré près de douze heures. » LA SUITE SUR:

http://www.valeursactuelles.com/histoire/1914-1945-notre-guerre-de-trente-ans-42009

Premier vol de Charles Nungesser

Charles Nungesser

 

Blessé dans les tranchées, il obtient de partir dans l’Aviation. Après un premier vol le 26 janvier 1915, il effectue un écolage brillant à Avord, ce qui laisse supposer qu’il était particulièrement doué, ou bien qu’il avait déjà volé en Argentine. Il obtient le brevet militaire n° 1803 le 2 mars 1915 sur Henry Farman H.F.20. Versé à VB.106 basée près de Dunkerque, il effectue de nombreuses missions de bombardement en compagnie de son mécanicien, Roger Pochon.

Pour en savoir plus: http://www.museeairespace.fr/c/a/charles-nungesser/

Lire aussi: http://charles-nungesser.e-monsite.com/pages/biographie.html

Les journaux du jour

524_001La science et la Vie Janvier 1915

 

Mines dans la carrière Vedelle (Oise)

C’est ainsi que le 26 janvier 1915, après avoir bourré d’explosif deux chambres souterraines situées aux extrémités des deux galeries de mines de 22 et 26 mètres respectivement démarrant dans la partie la plus au sud de la carrière(donc la plus proche des lignes françaises) les pionniers allemands feront sauter les deux premières mines du secteur. Le bilan est lourd parmi les troupes française : 26 morts et 22 blessés. Cependant, tout en dégageant les blessés, l’infanterie française occupe les entonnoirs de mine et organise les défenses. Au final, le bénéfice tactique ce ces explosions est nul ; mais l’impact psychologique est majeur.

Ce réveil brutal des esprits permettra de comprendre que la guerre des mines à débuté dans ce secteur, même si elle n’atteindra jamais le niveau de ce qui s’est passé à Berry-au-Bac, ou à la butte de Vauquois.

Suite à l’explosion du 26 janvier 1915, un rapport sera écrit par le commandement de la 37ème division d’infanterie. La teneur de celui-ci est sans appel quant au manque de clairvoyance du commandement local des troupes du génie.

http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article1

Décision de forcer les passages  dans les Dardanelles

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L’heure de la soupe, sur le pont du navire.

C’est le 26 janvier 1915 que les états-majors anglais et français (Joffre bien à contre-cœur) adoptent le plan d’intervention visant à forcer les passages des Dardanelles et rejoindre ainsi la flotte russe de la mer Noire. L’affaire va être menée par le général anglais Sir Ian Hamilton, disposant de 75000 hommes (4 divisions britanniques et la division française du général d’Amade, qui avait été le commandant des forces débarquées au Maroc en 1909). L’infanterie de la division était composée du 175e régiment d’infanterie, du 6e régiment de marche colonial d’infanterie (R.M.C.I.) et du 1er régiment de marche d’Afrique (R.M.A.); celui-ci, d’abord appelé régiment d’Algérie-Tunisie, car ses hommes venaient aussi bien d’Oran, Philippeville que de Tunis, comprenait 4 bataillons de zouaves et 1 bataillon de Légion.

http://cerclealgerianiste2607.fr/Chapitres/CULTURE/HISTOIRE/Histoire%20Militaire/1914%201918/Les%20Dardanelles.html

« L’expédition turque contre l’Égypte

Le correspondant du Daily Mail au Caire télégraphie qu’un officier allemand stationné à Eirul a déclaré, au cours d’une conversation avec un neutre, que le corps expéditionnaire turc franchira probablement la frontière vers la fin de la première semaine de février. Il a ajouté que l’intention primitive du haut commandement était de commencer les opérations le jour de l’anniversaire du kaiser.
Le premier contingent a quitté Damas le 17 décembre pour Beesheba, Gaza et les localités environnantes. Un second détachement a suivi le 31 décembre, une troisième colonne est en formation. Elle partira prochainement.
Djemal pacha est en ce moment à Jérusalem prêt à prendre le commandement des troupes.

LA SUITE SUR: http://aulas.pierre.free.fr/chr_g15_jan.html

Lu dans Le Miroir en date du mardi 26 janvier 1915

France.-Progression de nos troupes, en Belgique, à l’est de Saint-Georges; canonnade sur presque tout le front, de la Lys à l’Oise. Une contre-attaque ennemie est repoussée à Berry-au-Bac, sur le front de l’Aisne, où nous conservons toutes les tranchées disputées. Nous démolissons des ouvrages en Champagne; nous arrêtons, par le tir de nos batteries, une fusillade en Argonne (bois de la Grurie); nous détruisons, à Saint-Mihiel, les ponts construits par les ennemis; enfin à Emberménil, près d’Avricourt, en Lorraine, nous capturons un détachement bavarois.
Les communiqués russes indiquent que la guerre de tranchées continue en Pologne; ils confirment la concentration des troupes austro-hongroises à la lisière commune de la Bukovine et de la Transylvanie.
Une autre concentration austro-allemande s’effectue à la frontière serbe, ce pays semblant destiné à subir, à bref délai, un nouvel assaut.
L’empereur François-Joseph a déclaré qu’il abdiquerait plutôt que de céder le Trentin. Les manifestations en faveur de la guerre se multiplient en Italie, chez les radicaux et chez les révolutionnaires.
La Grèce et la Bulgarie prennent de nouvelles précautions militaires.
Les hangars d’Essen ont fortement souffert du jet des bombes alliées.
Un attentat a été commis à Constantinople contre von der Goltz.
Les communications viennent d’être rendues plus rapides entre l’Occident et la Russie par l’ouverture du tronçon ferré Tornéa (Suède) à Karungi (Finlande).

 

174/journal de la grande guerre: 25 janvier 1915

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Se promenant de bon matin du côté du champ de Grève, Paul Hess se heurte au bas de l’avenue de la Suippe à un poteau portant l’inscription : »défense de passer. Zone militaire ». Faisant demi-tour il monte alors le boulevard de la Paix pour voir à gagner le but de ma promenade par la rue Lagrive. Au bout de cette rue, la même indication l’oblige à retourner sur ses pas.

Décision du 118 ème RIT de Verzenay

les soldats invités à battre la semelle

*En vue d’éviter les cas de congélation il est recommandé aux hommes d’éviter l’immobilité absolue et d’activer la circulation aux premières sensations d’engourdissement. Un moyen excellent pour cela est de battre la semelle. – Eviter de trop serrer les jambes et les pieds. – graisser la chaussure et les pieds. – Porter des chaussettes de laine, des double chaussettes au besoin.

http://vieuxpapiers.canalblog.com/archives/2006/01/25/1178622.html

Chemin des Dames début de la bataille de Crayonne (la grotte du Dragon): 4000 morts et blessés

Depuis l’automne 1914, les Allemands sont maîtres de tout le plateau du Chemin des Dames à l’exception d’un petit secteur autour des fermes d’Hurtebise et de la Creute.
C’est l’objectif de l’attaque allemande qui débute le 25 janvier 1915 et dont le succès est d’une importance stratégique capitale pour la suite de la guerre sur le Chemin des Dames.

(photo entête: Le « Eva », un 130 mm long accompagné de ses servants du Res. Fuss Art. Rgt. 18 près de Craonne (Chemin des Dames) vers 1915-16. Sur le site: http://humanbonb.free.fr/Phototheque/phototheque.php?cat=9&page=2

Articles sur: 

http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/batailles_detail.asp?id_bataille=2

Lire la lettre du Chemin des Dames: http://www.chemindesdames.fr/photos_ftp/contenus/lettre_6.pdf

Lettre d’Albert Dadure mort le 7 février 1915 à la Main de Massiges

Capture d’écran 2015-01-15 à 10.46.27Une lettre d’Albert Dadure, le 2ème à droite, 20 ans, cultivateur originaire de la Manche, soldat au 23ème  RIC, tué à l’ennemi le 7 février 1915 et dont le corps a été retrouvé en 2013.

« Vous me demandez com- ment je somme installés et si je somme nuit et jour en 1re ligne. Quand je rentrons dans les tranchées, je somme deux jours et deux nuits en 1re ligne et sans coucher ni dormir, et puis deux jours et deux nuits en deuxième ligne à la lisière d’un bois. Là, la nuit, on se re- pose un peu. On prend la fac- tion de sentinelle que trois heures par nuit… Ça peut encore aller. Pendant qu’une section veille, les autres cou- pent du bois pour faire des ca- banes. On appelle ça des guitoûnes : pour se mettre à l’abri, mais il y en a où il pleut autant comme dehors ! Quand les bôches canardent le bois, on se cache dedans. »

« Les deux premiers jours en première ligne, (les bôches) ont bombardé toute une jour- née.Ilyaeuuntuédela classe 14 et quatre anciens de blessés dont un sergent-chef qui a eu le bras emporté. C’est cela qu’est le plus triste, d’avoir un membre en moins. Ils ont tellement bien repéré qu’ils tapent presque tous leurs coups dans les tranchées. Ils n’en manquent pas beaucoup. Heureusement que tous leurs coups n’éclatent pas. Le chef a même dit que maintenant que (les tranchées) sont repérées, il faudra en faire une autre à côté.

Je vous promets que ces deux jours-là, on ne graisse pas. Depuis le matin jusqu’au soir et même la nuit ils en- voient des marmites et des (shrapnells). Ça fait des trous où on pourrait enfouir un che- val, la terre qui vous vole par la tête. Je vous promets qu’on ne fait pas le fier… Enfin, vive- ment que tout cela finisse, sur- tout dans la saison qu’on est. »

Lire aussi  l’article http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/monuments/massiges/portrait_albert_dadure.pdf

Lu dans le  Miroir en date du 25 janvier 1915

France.-L’ennemi a bombardé la région de Nieuport-Lombaertzyde en Flandre, mais sans pouvoir exécuter l’attaque d’infanterie qu’il préparait. Ses rassemblements ont été, en effet, dispersés par notre artillerie.
Arras a été encore une fois bombardée, tandis q’une vive fusillade s’engageait à proximité. Près de Vermelles, nous avons contraint les Allemands à évacuer une tranchée avancée; nous avons fait taire leurs canons aux alentours de la Boisselle. Nous avons jeté des obus, qui ont produit des effets utiles, sur leurs ouvrages entre Reims et l’Argonne, spécialement vers Beauséjour et Massiges.
En Argonne, où des combats violents se sont livrés, depuis plusieurs jours, dans la région du Four-de-Paris, nous avons gardé nos positions. En Alsace, nous avons progressé dans le massif d’Hartmannsweilerkopf et repoussé une offensive à Uffholtz.
Marine.-Une escadre de croiseurs légers anglais a arrété un raid naval allemand en mer du Nord. Le croiseur allemand Blücher, que montaient 847 hommes, a été coulé; deux autres bâtiments, parmi ceux qui l’accompagnaient, ont été endommagés. Les pertes anglaises sont insignifiantes : quelques hommes blessés.
M. Millerand, ministre de la Guerre, qui s’était rendu à Londres, est revenu à Paris.
M. Bryan, secrétaire d’Etat de l’Union américaine répond à l’Allemagne par une fin non-recevoir : on sait que le cabinet de Berlin avait protesté contre les fournitures faites par l’Amérique aux alliés.
La Hollande déclare officiellement qu’elle se tient toujours sur ses gardes.

 

172/journal du 23 janvier 1915: dans les carrières de l’Aisne

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Le canon s’est fait entendre la nuit et nos grosses pièces tonnent ce matin. En me promenant avant de rentrer au bureau, j’entends la fusillade en direction de Cernay (…)

Le Courrier voulait publier aujourd’hui un article intitulé « Dans Reims ». Anastasie, comme il l’appelle, n’en a laissé que le titre ; elle lui a caviardé, en outre, en différents endroits une autre information sur Soissons, d’après la lettre d’une lectrice du journal.

Il paraît s’être fatigué, le Courrier, de ses protestations véhémentes contre la censure; il laisse faire maintenant, sans rien dire, ces suppressions qui l’irritaient tant. S’il a été très courageux, il a reconnu sans doute qu’il doit aussi se montrer prudent. Nous n’en serions pas mieux renseignés pour cela.

Au 118 ème RIT de Verzenay

*Allocations aux familles. – Le ministre a décidé que les officiers de territoriale pères de famille, ayant plus de 2 enfants, auraient les m^mes allocations, pendant la guerre que les officiers de l’active ; il est fait remise aux chefs de bataillon d’un modèle de déclaration à communiquer aux compagnies ; les intéressés devront faire parvenir leur demande lundi matin 25, au plus tard, au bureau du colonel.

https://reims1418.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=8426&action=edit&message=10

Dans les carrières de l’Aisne

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C’est dans la région de l’Aisne, où l’ennemi s’est accroché depuis des mois aux falaises rocheuses. Nos troupes lui ont pris, bon gré mal gré, ses méthodes et sa tactique de taupe. En face de lui, autant et mieux que lui, elles se sont adaptées à l’étrange vie souterraine des troglodytes.
… Guidés par le capitaine R.:., nous suivons, sous le triste ciel gris, un petit sentier, à flanc de coteau, parmi les tombes. La pente est roide. Un village en ruines semble trés bas, sous nos pieds. Un tournant brusque, et voici qu’une gueule sombre s’ouvre devant nous, dans un chaos de blocs de pierre… La grande carrière est là. Elle a vomi la horde allemande qui s’était réfugiée en elle, aux jours de la retraite de septembre. Des combats acharnés l’ont délivrée et elle abrite maintenant deux compagnies d’infanterie françaises… Malgré tous leurs efforts, les Allemands n’ont pu regagner de terrain, de ce côté de Soissons.
Déjà la nuit monte de la vallée et la bouche de la caverne, toute noire, donne l’idée d’épaisses ténèbres intérieures. Mais après que, dans un murmure, l’officier a donné le mot à la sentinelle, dès nos premiers pas sous la voûte, nous percevons une vague lueur rougeoyante. Comme dans les catacombes romaines, des galeries s’ouvrent ; l’allée principale se ramifie en couloirs irréguliers qui descendent jusqu’aux salles profondes. Un bruit de voix confuses se fait plus distinct. Nous approchons.

LA SUITE:  http://thetunnel.free.fr/presse/articl21.html

Autres  articles intéressants sur les creutes

http://ruedeslumieres.morkitu.org/apprendre/militaire/creute/index_creutes.html

http://soissonnais14-18.net/articles.php?lng=fr&pg=32&mnu_modecol=W

Naissance de « A La Baïonnette »

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Hebdomadaire satirique français né le 23 janvier 1915, rue de Provence à Paris. Elle était toute consacrée à la guerre. Le titre est à l’image des premiers dessins, tout en charge contre l’ennemi. Elle traité néanmoins avec humour et justesse de la vie des soldats

http://labaionnette.free.fr

https://magalerieaparis.wordpress.com/2013/10/09/gus-bofa-baionnette/

Lu dans Le Miroir en date du samedi 23 janvier

France.-Les Allemands bombardent Nieuport, ce qui ne nous empêche pas de progresser. Entre Ypres et l’Oise, notre artillerie disperse des rassemblements ennemis. Nous reprenons une tranchée près de Berry-au-Bac et repoussons une attaque près de Perthes. Violents combats dans L’Argonne, à Fontaine-Madame; près de Saint-Mihiel et aussi près de Pont-à-Mousson. Dans le bois Le Prêtre, les Allemands regagnent quelques mètres de tranchée; ils lancent de gros projectiles sur Saint-Dié et multiplient vainement leurs assauts dans la région d’Hartmannswillerkopf. Du reste notre artillerie a le dessus sur toute la ligne des Vosges.
Des groupes d’avions survolent Dunkerque et y font tomber quatre-vingts bombes qui tuent sept personnes et en blessent treize. Mais l’un d’eux est abattu à Bray-Dunes.
Allemagne.-Le général de Falkenhayn a pour successeur, au ministère de la Guerre d’Allemagne, le lieutenant général Wild de Hohenhorn.
Les Russes mettent à exécution un nouveau plan sur le front de Pologne, de Galicie et de Hongrie. On croit que ce nouveau plan entrainera des résultats plus rapides et forcera Hindenhurg à abandonner la guerre de tranchées.
Les aviateurs alliés ont survolé Essen et d’autres ont paru au-dessus d’Etaples.

Les Allemands et les Austro-Hongrois habitant l’Italie partent en grandes quantités.
Le pape Benoit XV a prononcé un discours sur la guerre, dans un grand consistoire qu’il a tenu pour procéder à des nominations d’evêques. Il a exprimé sa sympathie aux Belges, mais en même temps les a engagés à ne pas aggraver leur position en troublant l’ordre public.
L’ancien président des Etats-Unis, M.Rooseveelt, répondant aux déclarations mensongères d’un professeur allemand, propagangiste officieux du pangermanisme, a formulé une fois de plus sa réprobation des procédés teutons.

A savoir

23 janvier 1915.-Révolte au Nyassaland  conduite par John Chilembwec contre les colons anglais.