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1528/8 octobre 1918: l’exploit du sergent York en Argonne

La bataille pour l’Aisne

  Le 8 octobre, à 4h30; Les Armées Byng et Rawlinson, précédées de tanks, se portent en avant entre la Sensée et Saint-Quentin.

Le succès est foudroyant. Les nouvelles lignes ennemies construites en hâte, n’étaient pas encore en état de soutenir un pareil assaut. Elles cèdent au premier choc; et, le soir, le front britannique est jalonné par Forenville, La Targette, Esnes, Malincourt, à 7 kilomètres plus à l’est, sur un front de 50 kilomètres.

Nos alliés ont capturé, ce jour-là, 11000 prisonniers et 200 canons.

Or, en même temps, dès six heures du matin, Debeney a déclenché, lui aussi, une offensive sur un front de 10 kilomètres, entre Saint-Quentin et l’Oise. En dépit d’une vigoureuse résistance, il a enlevé les fermes de Hellecourt et de Fontaine-Uterte, solidement organisées, les bois de la ferme Tilloy et le village de Rouvroy, capturant prés de 15.000 prisonniers.

Le 9 octobre, la victoire se poursuit. Les Canadiens ont forcé, à 1h30 du matin, le passage de l’Escaut à Ramillies. La résistance ennemie faiblit et la poursuite commence, ardente, dés le petit jour. Avant midi, nos Alliés ont; progressé d’une dizaine de kilomètres; et, le soir, Bohain, Prémont et Clary sont emportés.

C’est; encore une poussée de 12 kilomètres en moyenne, sur 10 kilomètres de développement, qui dégage largement Cambrai et fait tomber prés de 2000 prisonniers aux mains des 3e et 4e Armées britanniques.

Debeney gagne du terrain aussi, d’autant plus que maintenant la résistance ennemie commence à devenir plus molle de son côté. Il dégage largement Saint-Quentin; et, le soir, ses avant-gardes atteignent l’Oise, ayant capturé prés de 2000 prisonniers et un matériel important.

La nuit arrête à peine le combat, et le 10 octobre, au matin, la poursuite continue.

Au nord, Byng enlèveThun-Saint-Martin, Naves et Carniéres; au sud, Rawlinson dépasse Caudry et pousse jusqu’aux portes du Cateau. Maintenant l’artillerie elle-même réagit faiblement ; et, dans les localités abandonnées en toute hâte par les Allemands, on retrouve de nombreux civils que l’ennemi n’a pas eu le temps d’évacuer. Au-delà, la nuit s’illumine de sinistres lueurs. De nombreuses localités brûlent.

Debeney a atteint Bautroux, Fontaine-Notre-Dame et Marcy, où il a délivré ses habitants. Le soir, la 1e Armée a encore gagné du terrain vers l’Oise, dont elle tient la rive droite sur une étendue d’une vingtaine de kilomètres.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/1918aisne.htm

L’exploit du sergent York en Argonne

Ce 8 octobre 1918 , les Américains sont bloqués par les Allemands à Chatel-Chéhéry. Dix-sept hommes, dont Alvin Cullum York, alors caporal, sont chargés de prendre à revers les ennemis. Après un accrochage, York se retrouve l’unique gradé de la patrouille. Sous ses ordres, les rescapés continuent leur mission, pour finalement revenir avec 132 prisonniers et neutraliser une trentaine de pièces d’artillerie. Au passage, cet excellent chasseur aurait tué à lui seul 28 Allemands. Devenu sergent et reçu comme un héros dans son pays natal, il s’est éteint en 1964.

Gary Cooper a interprété le rôle du sergent York 

Un autre héros, le sud africain Delville Wood

Entre le 8 août 1918 et le 8 octobre 1918, cet officier fut victorieux dans 26 combats décisifs, détruisant 12 ballons captifs ennemis, 10 appareils ennemis et mettant 4 autres appareils ennemis complètement hors de contrôle. Entre les 1er et 5 octobre 1918, il détruisit 2 chasseurs, incendia 3 ballons captifs et mit 1 chasseur complètement hors de contrôle. Le 1er octobre 1918, dans un engagement général avec environ 28 appareils, il abattit 1 biplan Fokker près de Fontaine, et un second près de Ramicourt : le 2 octobre, il incendia un ballon près de Selvigny ; le 3 octobre, il mit un chasseur ennemi hors de contrôle près de Mont d’Origny, et incendia un  ballon  et, le 5 octobre, le troisième ballon près de Bohain. Le 8 octobre 1918, alors qu’il retournait à sa base à basse altitude, après avoir détruit un biplace près de Maretz, il fut blessé à un bras par un tir de mitrailleuse, mais, porsuivant, il atterit à son aérodrome et, après avoir fait son rapport, fut hospitalisé. Au total, il fut vainqueur sur 54 ennemis, détruisant 22 appareils, 16 ballons captifs et mettant hors de contrôle 16 appareils. La tâche du Captain Beauchamp-Protor dans l’attaque au sol de troupes ennemies et dans la reconnaissance durant la retraite après la bataille de St Quentin du 21 mars 1918, puis au cours de l’avance victorieuse de nos Armées à partir du 8 août, a été pratiquement inégalée dans son intelligence, et fit une telle impression à ceux servant dans son escadrille qu’elle sera difficilement oubliée. Le Captain Beauchamp-Proctor fut décoré de la Military Cross le 22 juin 1918, de la Distinguished Flying Cross le 2 juillet 1918, reçut une barette à sa MC le 16 septembre 1918 puis le Distinguished Service Order le 2 novembre 1918

source: http://www.delvillewood.com/beauchamp-Proctorfr.htm

Journal du mardi 8 octobre 1918

Bataille au nord de Saint-Quentin, entre Morcourt et Sequehart. Nos troupes ont enlevé Rémancourt, la ferme Tilloy et plusieurs bois organisés en points d’appui. L’ennemi a résisté avec une furieuse énergie sans pouvoir enrayer l’avance de nos troupes, qui ont conquis le terrain pied à pied, faisant plusieurs centaines de prisonniers.
Au nord de Reims, nous avons atteint la Suippe en de nombreux points. Les arrière-gardes allemandes ont résisté sur la rive sud et contre-attaqué à plusieurs reprises. Nos troupes les ont refoulées en leur infligeant des pertes sanglantes.
Nous tenons les lisières sud d’Aguilcourt, et le village de Bertricourt, au nord de la Suippe. Plus à droite, nous avons forcé le passage de la rivière et pris le cimetière de Pongivart, ainsi que Saint-Masmes et Hauvine, au nord de l’Arnes.
Les Anglais ont fait 400 prisonniers aux environs d’Aubenchel-aux-Bois, 34 autres dans le secteur d’Oppy. Ils ont établi des postes sur les passages du canal au nord d’Aubencheul-au-Bac et à l’ouest d’Oppy. Une autre patrouille a pris un poste allemand à l’est de Berclau.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1526/6 octobre 1918: la bataille de Champagne (suite)

Suite de l’offensive dans l’Aisne

Dés le 6 octobre, Foch avait télégraphié à Degoutte, lui ordonnant de hâter, au-delà de l’impossible, la réorganisation du Groupe des Flandres et, quelque temps qu’il fît, de reprendre les opérations au plus tard le 10. Simultanément il actionnait Haig et Pétain pour réaliser par l’ouest et par le sud une offensive concentrique, destinée à chasser l’ennemi du saillant de Laon.

L’exécution suivit de prés la conception.

Le 8 octobre, à 4h30; Les Armées Byng et Rawlinson, précédées de tanks, se portent en avant entre la Sensée et Saint-Quentin.

Le succès est foudroyant. Les nouvelles lignes ennemies construites en hâte, n’étaient pas encore en état de soutenir un pareil assaut. Elles cèdent au premier choc; et, le soir, le front britannique est jalonné par Forenville, La Targette, Esnes, Malincourt, à 7 kilomètres plus à l’est, sur un front de 50 kilomètres.

Nos alliés ont capturé, ce jour-là, 11.000 prisonniers et 200 canons.

Or, en même temps, dès six heures du matin, Debeney a déclenché, lui aussi, une offensive sur un front de 10 kilomètres, entre Saint-Quentin et l’Oise. En dépit d’une vigoureuse résistance, il a enlevé les fermes de Hellecourt et de Fontaine-Uterte, solidement organisées, les bois de la ferme Tilloy et le village de Rouvroy, capturant prés de 15.000 prisonniers.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/1918aisne.htm

Vers la libération de Warmeriville (Marne)

Depuis 1s 5 octobre, l’offensive française conduite par la 3 ème division coloniale et le 3ème chasseurs d’Afrique se développait sur une ligne allant de Fresnes à Witry-les-Reims et Cernay, et se dirigeait vers la Suippe, solidement tenue par l’artillerie allemande. Le 6 octobre à 13 heures, le 5ème bataillon de TS s’empare d’une partie de Bazancourt. Le 61ème et 62ème bataillons de TS et le 7ème régiment d’infanterie coloniale attaquent Warmeriville, mais sont repoussés sur la rive sud de la Suippe. Le 7 octobre : nouvelle offensive des Sénégalais sur Isles et sur Bazancourt (combat à la grenade); à 19 h Bazancourt entier était reconquis tandis que les Allemands se repliaient vers Tagnon en emmenant les derniers civils encore présents dans le village . Le 8 octobre : attaque allemande sur Bazancourt (sans succès) ; à 17 h 30 les Allemands se replient vers les bois de Roizy. Le 9 octobre : plusieurs attaques allemandes se brisent sur nos positions solidement établies (l’infanterie allemande a attaqué sept fois). Le 10 Octobre : Isles et Warmeriville sont toujours aux mains des Allemands qui procèdent à des destructions dans les villages ; c!est ainsi qu’ils font sauter l’église de Warmeriville, l’usine Harmel et d’autres bâtiments. Le 11 _octobre : notre infanterie est à 500 mètres de Warmeriville et Isles et l’artillerie est déployée aux environs de Lavannes et Caurel. Au petit jour, les 23ème et 7ème R.I.C s’emparent de la ligne Boult – Isles. L’ennemi recule : 1s 62ème Bataillon de Sénégalais attaque en direction de Warmeriville.

source: http://www.warmeriville.fr/expo1418/_media/liberation-lg.pdf

La bataille de Champagne (suite)

Prisonniers Allemands interrogés par des officiers Français (© Wikipédia)

Le 3 octobre 1918, le 3e et le 11e corps d’armée enlevèrent le plateau de Notre-Dame des Champs. Les troupes américaines enlevèrent la hauteur d’Orfeuil et le Blanc-Mont. Menacé d’encerclement, les allemands évacuèrent le mont Casque, le mont Téton, le mont Cornillet et le mont Blond. La retraite des Allemands se poursuivit le 5 octobre 1918 sur un front de 45 km allant de la Vesles à la Suippes. Reims fut alors largement dégagé de la menace allemande. Les Français occupèrent les positions fortifiées des Allemands à Brimont, à Nogent l’Abbesse et à Berru. Entre le 6 et le 10 octobre 1918, les Allemands multiplièrent les attaques sur la rive sud de la Suippes et de l’Arne en vue de reconquérir le terrain concédé aux Français, mais sans le moindre succès. Ils furent contraints à une nouvelle retraite, sur un front de 60 km au nord de la Suippes et de l’Arne, le 11 octobre 1918. Les Français avancèrent jusqu’à 3 km de Vouziers qu’ils enlevèrent le 12 octobre 1918. Durant cette offensive, les Français avancèrent de 30 km, libérèrent 80 villages et firent 21. 000 prisonniers. Ils prirent plus de 600 canons, plus de 2000 minenwerfer et 3500 mitrailleuses. Les pertes françaises furent de 14. 000 hommes et celles des Américains de 9.000 hommes.

source: https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/navarin/navarin.htm

Mort de deux as britanniques Colin Glen Orr MacAndrew et Clement Wattson Payton

2 octobre 1917

Mort en combat aérien, dans le secteur d’Ypres, en Belgique, de Colin Glen Orr MacAndrew, « As » écossais de la WW1, 5 victoires aériennes au sein du 11 Sqn du RFC, toutes obtenues sur Bristol Fighter.

Mort en opérations, abattu par des tirs de batteries anti-aériennes dans le secteur de Courtrai, en Belgique, de Clement Wattson Payton, « As » britannique de la WW1, 11 victoires aériennes au sein du 210 Sqn du RFC, toutes obtenues sur Sopwith « Camel ».

2 octobre 1918.-Disparition en opérations, de Gerald Kempster Cooper, « As » britannique de la WW1, 6 victoires aériennes au sein du 8N Sqn du RNAS, puis du 208 Sqn du RFC, toutes obtenues sur Sopwith « Camel ».

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-615.html

Journal du dimanche 6 octobre 1918

Nos troupes ont pris une part active à la dure bataille engagée au nord de Saint-Quentin. Nous nous sommes emparés du Chardon-Vert, au sud de Sequehart, et de plusieurs bois fortement organisés.
Plus au sud, nous avons, pris pied dans Lesdins et enlevé Morcourt. L’ennemi à contre-attaqué violemment à plusieurs reprises. Tous ses efforts ont été brisés. Nous avons fait 400 prisonniers et pris 4 canons lourds.
En Champagne, les troupes franco-américaines ont remporté de sérieux avantages. Sur notre gauche, nous avons poussé nos lignes à plus de quatre kilomètres au nord d’Auberive et à huit kilomètres au nord-est de Somme-Py jusqu’à Arnes. Nous avons conquis les villages de Vaudesincourt, Dontrien, Saint-Souplet, les bois de la région de Grand-Bellois.
Plus à l’est, nous avons progressé jusqu’aux abords de Saint-Etienne-à-Arnes et pris pied sur le plateau d’Orfeuil. Le village de ce nom a été enlevé, nous avons évacué Challerange.
Les Anglais ont progressé aux abords de Cambrai.
Le repli de l’ennemi se poursuit dans le secteur Lens-Armentières. Les éléments britanniques avancés ont atteint Wavrin et Erquinghem, à l’ouest d’Haubourdin.
La dernière attaque effectuée sur le front belge a donné à nos alliés 10500 prisonniers, dont plus de 200 officiers, 350 canons, 200 mortiers de tranchées, 600 mitrailleuses.
On donne pour faite l’abdication du tsar de Bulgarie.

 

1524/4 octobre 1918: Reims dans la guerre en 1918

Le 28e RI dans l’Aisne

4 Octobre (Vendredi)SPA : 57.2207
Journée calme.
Dans la nuit, construction de deux passerelles, l’une au NE de Moulin Rouge, l’autre à 150 mètres Ouest du pont de Concevreux.
Bombardement de Baslieux (pertes au 2e Bataillon et à la CHR, 2 tués et 8 blessés par obus).

5 Octobre(Samedi)SPA : 57.2190

Journée calme. Dans la nuit du 5 au 6, par suite du retrait du front de la 62e DI, le front occupé par le Régiment se trouve modifié.

Le 28e occupe alors la rive sud du Canal de la lisière Ouest de Concevreux exclue à la Morte-Femme, cédé par le 24e.

L’ennemi manifeste son activité par le jet de minen légers sur les berges du canal et quelques obus dans la région de Concevreux et du Moulin Rouge.

Dimanche 6 octobre

Dans la nuit du 6 au 7, la 6e DI doit tenter d’établir une tête de pont sur la rive Nord de l’Aisne. Le 28e participe à cette opération par l’envoi d’une forte reconnaissance offensive sur les passages de l’Aisne, au sud de Cuiry-les-Chauvardes, avec mission de franchir l’Aisne en ce point et de reconnaître la partie Sud de Cuiry (sous-lieutenant Garanger).
La reconnaissance est reçue à coups de fusil et de mitrailleuses. Elle ne peut franchir l’Aisne et rentre dans nos lignes le 17 octobre à 2 heures du matin avec deux blessés.

Le colonel Collon a pris le commandement de l’infanterie de la 6e DI le 5 octobre 1918 à 17 heures, en remplacement du colonel Le Beurrier mis à la disposition du Ministre.

Ordre général de la 6e DI (note n°6086/ID du 4.10.18)

« Au moment où le colonel Le Beurier atteint par la limite d’âge est remis à la disposition du Ministre, le Général commandant la DI tient à le remercier de la collaboration dévouée qu’il lui a apportée pendant l’année où il a servi sous ses ordres.
Le Colonel Le Beurier quitte le commandement de l’ID, au moment où la 6e DI vient d’écrire une de ses pages les plus glorieuses, accompagné des témoignages d’affection  les plus sincères de ses chefs comme de ses subordonnés. »
(S) Poignon

Les sapes de Trigny ( Marne) sont minées

Le 4 octobre 1918, le général Charles Mangin fait donner toute son artillerie aussi les poilus du 27e RI constate qu’un feu d’enfer se déclenche sur leur gauche alors qu’ils sont toujours stationnés dans l’arrondissement de Reims, dans le département de la Marne. Les fantassins en profite pour inspecter dans le détail tous les ouvrages et lieux de vie que les Allemands ont abandonné. Ils récpuèrent des paillasses, des matelas, des outils et des chaises. Il y a aussi un stock de madriers. « Pierre Perrin mentionne à cette date :  » Les cuisines sont installées à Trigny et, en allant à la soupe, nous trouvons encore quelques raisins dans les vignes. A Trigny, la plupart des sapes ont été minées. Un prisonnier que le commandant mène en auto est occupé à désamorcer les explosifs. Entre notre bois et Trigny, les ruines de la ferme Saint-Joseph et au loin, dans la plaine, on distingue dans le brouillard, la cathédrale de Reims au-dessus des toits. Il y aura paraît-il demain, un concert à Trigny. la coopérative doit aussi s’y installer. le sergent-major doit amener des effets de rechange, nos pantalons sont en mauvais état ». Une alerte est sans suite mais Perrin estime qu’il s’agit de la dernière nuit tranquille avant de repasser à l’action.

source: http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2018/10/03/4-octobre-1918-les-sapes-de-trigny-marne-sont-minees/

Reims dans la guerre en 1918

Au début de 1918 la sortie de la Russie du conflit permet à l’Allemagne de concentrer toutes ses forces sur le front ouest où le commandement allemand décide d’obtenir la victoire en profitant de sa supériorité numérique momentanée.

Le général Ludendorff lance sa première attaque contre les Britanniques le 21 mars 1918. Sur un front de 80 kilomètres, entre Bapaume et Saint-Quentin, 63 divisions allemandes enfoncent 30 divisions britanniques et créent une poche dans le dispositif allié. Amiens est menacé. Face au péril, les Alliés se résolvent enfin à mettre en place un commandement unique. Le 26 mars 1918, à la conférence de Doullens, le général Foch est chargé de coordonner l’activité militaire sur le front occidental et le 14 avril il est nommé Commandant en chef des armées alliées. Le nouveau commandant en chef réussit à contenir cette première offensive allemande qui s’arrête le 4 avril 1918.

Située plus au Nord, cette première offensive allemande ne change rien à la situation de Reims où, depuis la fin du mois de septembre 1914, le front s’est stabilisé aux portes de la ville. En revanche  les deux offensives qui suivent vont concerner Reims au premier chef. Ce que l’on appellera « la bataille de Reims » connaît deux phases, liées à deux offensives allemandes successives.

Le 27 mai 1918, 30 divisions allemandes attaquent entre Soissons et Reims. Elles bousculent la VIe armée dont le chef, le général Duchêne, est totalement surpris par cette offensive. En outre il n’a pas suivi les directives du commandement lui demandant de renforcer ses secondes lignes ce qui aggrave encore le recul français.  Le général Duchêne est d’ailleurs relevé de son commandement le 10 juin. Reims se voit dorénavant menacée sur trois côtés, au Nord-Est, au Nord et à l’Ouest. Le saillant que forment désormais la ville et la montagne de Reims constitue un verrou que les Allemands entendent bien faire tomber.

Le sort de la zone de Reims est à ce moment entre les mains de ses défenseurs. De part et d’autre de la ville, on trouve le 1er corps d’armée colonial du général Mazillier avec ses deux divisions d’infanterie coloniale, la 2e qui regroupe les 22e, 24e et 43e régiments d’infanterie coloniale et la 3qui regroupe les 7e, 21e et 22e régiments d’infanterie coloniale, renforcées par 6 bataillons de tirailleurs sénégalais (qui ne sont pas, contrairement à ce qu’indique l’appellation, recrutés dans le seul Sénégal mais dans l’ensemble de l’Afrique noire française). Au nord, on a la 45e division d’infanterie du général Naulin et des éléments du 9e corps d’armée britannique du général Cordon. Reims elle-même est tenue par la 134e division du général Petit, composée du 63e régiment d’infanterie de Limoges, du 65e régiment d’infanterie de Nantes et du 100e régiment d’infanterie de Tulle. Enfin, le 2e corps d’armée italien défend le Tardenois.

source: https://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/26-la-situation-militaire-en-1918-7612.html

Journal du vendredi 4 octobre 1918

Sur le front au nord de la Vesle, nos troupes ont pris Loivre.
Dans la région de la Neuvillette, une violente contre-attaque allemande n’a pas obtenu de résultat. En Champagne, les combats engagés la veille se sont poursuivis. Nous avons pris Challerange.
Les Allemands ont essayé de nous rejeter du bois au sud-est d’Orfeuil. Par trois fois, leurs assauts ont été brisés. Nous avons conservé nos gains et infligé de lourdes pertes à l’ennemi. Le chiffre des prisonniers faits par nous s’est encore accru.
Les Allemands ont dû entreprendre un repli étendu de leurs lignes à la suite des échecs qu’ils avaient subi sur le front britannique.
Depuis Lens jusqu’à Armentières, ils évacuent leurs positions retranchées qu’ils tenaient depuis les débuts de la guerre de position.
Sur le front de repli, nos alliés ont atteint la ligne Cité-Saint-Auguste, Douvrin, est de la Bassée, est d’Aubers, ouest de bois Grenier. Une attaque ennemie a échoué au nord de Cambrai. L’offensive anglaise se poursuit au nord de Saint-Quentin.

La demande d’armistice du 4 octobre 1918 : une manœuvre allemande bien conduite

source: https://journals.openedition.org/rha/288#tocto1n1

source: https://journals.openedition.org/rha/288#tocto1n1

 

1530/10 octobre 1918


Photos faites le 10 octobre 1918

Réf. : SPA 30 LO 2053 Cambrai, Nord, façade de la mairie

Lors de l’occupation de Cambrai, la Kommandantur a envahi les locaux de la mairie. Le général Fergusson, commandant le 17 e CA (corps d’armée) britannique, accompagné d’officiers de la 3e armée, posent sur la place de la mairie.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-10.pdf

(Audio visuel)La bataille d’Iwuy

https://www.youtube.com/watch?v=6WTMHXBlnQU

Les consignes de Foch pour la bataille

Dans sa directive du 10 octobre, le maréchal Foch fait remarquer que sur trois directions convergentes l’exploitation est en cours :
à gauche, en Belgique, au delà d’Ypres, vers Gand;
au centre, en avant de Cambrai et de Saint-Quentin, vers Landrecies;
à droite, sur le front Aisne-Meuse, en direction générale de Rocroi.
La plus avantageuse à exploiter est celle du centre.
Il prescrit, en conséquence, de la poursuivre avec le maximum de forces vers Avesnes et Maubeuge.
En même temps, il organise aux ailes deux manoeuvres latérales : l’une qui sera exécutée par les forces britanniques en combinaison avec le groupe de Belgique, en vue de dégager la région de Lille; l’autre qui sera exécutée par les IVe, Ve et Xe armées françaises, et qui aura pour premier objectif de faire tomber la ligne de la Serre.
Ces opérations déterminent le repli de l’ennemi sur la position Hermann, où la bataille s’allumera de nouveau au début de novembre.

Carnet de Route du Commandant Gaston de Chomereau de Saint André  près de Liesse (Aisne )

10 octobre 1918
Des patrouilles ont été poussées sur l’Ailette qui est franchie ce jour.
Harcèlements et bombardements sur les arrières dans la région d’Ostel.
Consommation de nos munitions : 775 obus de 75 dont 375 O.S. et 194 obus de 155.
Bilan du 11° groupement de BCP : 11 blessés et 5 intoxiqués.

11 octobre 1918
Le Commandant de Chomereau est pour 2 jours en mission à Chantilly, à l’école des chars de combats .

12 octobre 1918 (Selon le Journal de Marche Officiel du Bataillon)
L’ennemi bat en retraite, talonné par nos troupes, le 48° en soutien gagne Trucy et Lierval sans incident, puis, le 13, la ferme de la Mouillée, entre Eppes Athies et Samoussy.

14 octobre 1918
Prise de Gizy par les 48° & 55° BCP. Premières attaques de Liesse.
Le 14 au matin, à peine sorties de Gizy, les compagnies de tête passées à l’avant-garde, rencontrent une très forte résistance. Néanmoins, la progression continue malgré les feux violent d’artillerie et de mitrailleuses. Après 3 attaques successives, le bataillon se trouve au soir devant Liesse, fortement tenu. 4° attaque le 15 au matin. Nos pertes sont de 6 tués et 10 blessés. Dans l’après midi, la 9° Cie et la 8° Cie prennent la station de Liesse-Gizy et la 1° compagnie enlève le Calvaire (NDLR : aujourd’hui, maisons près de la gare de Liesse).
Les Allemands se replient vers le nord-ouest (vers Pierrepont).
L’ennemi exécute des tirs de harcèlement sur les routes ; les entonnoirs sont nombreux aux carrefours.
Des dépôts de munitions explosent de tous côtés dans ses arrières.

Entre temps, le 14 octobre, au matin, le Commandant de Chomereau avait rejoint le théâtre des opérations vers Vailly.
Après une longue étape à cheval, il avait rallié de nuit, le bataillon qui se trouvait à la ferme de La Mouillée.

La suite sur http://www.ville-de-liesse.com/histoire-liberation-liesse-488-a.asp

Bazancourt (Marne) est libérée par la coloniale

Après  quatre années d’occupation et de privations, notre commune fut libérée le 10 octobre 1918 par le 21ème Régiment d’Infanterie Coloniale. Au cours des violents combats du 6 au 10 octobre 1918, 637 soldats et 15 officiers sont tombés sur notre sol.

source: http://www.bazancourt51.fr/rubrique2-29.html

Journal du jeudi 10 octobre 1918

Au nord-est de Saint-Quentin, nos troupes, en liaison avec l’armée britannique, ont attaqué sur un front de 10 kilomètres. Malgré une résistance opiniâtre, nous avons pénétré dans les fortes positions de l’ennemi et réalisé de sérieux progrès.
Fontaine-Uterte et la ferme Bellecourt sont entre nos mains. Nous avons porté nos lignes aux lisières sud et ouest d’Essigny-le-Petit, conquis les bois à l’est de Tilloy, la cote 134, et le village de Rouvroy.
Plus au sud, nous avons pris les positions allemandes entre Harly et Neuville-Saint-Amand et débordé ce village par le nord.
Les Anglais ont attaqué sur 35 kilomètres, de Saint-Quentin à Cambrai, et avancé sur une profondeur de 5. Ils ont pris Beauregard, Premont, Serain, Malancourt, Villers-Outreaux, Lesdain, Esnes, et fait des milliers de prisonniers. Ils sont entrés dans Cambrai.
Les Franco-Américains ont occupé au nord de Verdun le bois des Caures, les bois d’Haumont, Cousenvoye, Brabant, Haumont et Beaumont.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1510/20 septembre 1918: les chars d’assaut à la butte de Tahure (Marne )

Bataille de l’Aisne, le dégagement

char de Mangin lors de la bataille du Matz

Le 20 septembre, nous remontrions en ligne, la division avait été équipée modernisée à neuf, après avoir subit unerevue par les Généraux Mangin. Debeney et Brissases Desmaillet sous la vue des troupes américaines placées sur la colline vallée de l’Aisne.
La vue du Général Mangin avec son nez crochu, ses yeux d’aigle ne nous disait rien, il nous faisait comprendre que nous allions rencontrer aux casse-pipes à la danse avec les armées alliées.
Dix armées, allaient prendre mouvement à la fois contre les
lignes ennemies.
Le Général Mangin se tient le chemin de Dames au
nord de l’Aine, avec ses tanks.

à lire sur http://victor-jacquet-1895-1985.over-blog.com/20-septembre-1918-la-bataille-de-l-aisne-1er-octobre-saint-quentin

Les chars d’assaut à la butte de Tahure (Marne )

Pendant la nuit claire du 20 septembre 1918, un spectacle étrange se déroulait sur les routes crayeuses de la Champagne. Des flots humains et des convois interminables s’avançaient vers le nord. On entendait le sourd’ bourdonnement produit par cette armée en marche, le ronflement assourdissant des moteurs des chars d’assaut et des tracteurs d’artillerie.

Ce bruit s’apaisait graduellement en allant vers le nord où bientôt un lourd silence pesait sur les tranchées dans lesquelles étaient entassés les fantassins.

Silence émouvant, troublé parfois par le bruit sec d’un coup de fusil ou par l’éclatement sourd d’un obus ennemi. Mais rien dans la nuit ne décelait nes préparatifs. L’artillerie ne répondait pas au harcèlement descanons ennemis.

Mais ce silence allait bientôt faire place à ¡[ne- assourdissante préparation d’artillerie qui commença a 23 heures. A ce moment des milliers de canons crachèrent, marquant l’heure H de la grande offensive Ce spectacle que ne peuvent imaginer ceux qui ne l’ont pas vécu, était à la fois effroyable et magnifique.

La suite sur : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6529539b/texteBrut

lire aussi: http://www.reserve-citoyenne-paris.org/2014/12/la-butte-de-tahure.html

 Le sous-marin Circé coulé

Le 20 Septembre 1918 à 04h00, elle est torpillée en surface pendant la recharge de ses accumulateurs, à 7 milles du Cap de Rondoni,  par l’U-47 en Mer Adriatique. (Position du Naufrage).

Il n’y a qu’un survivant l’Enseigne de Vaisseau LAPEYRE (Officier en Second).

source: http://sous.marins.disparus.free.fr/index.php/copyright/31-circe?showall=1

Journal du vendredi 20 septembre 1918

Nos troupes, opérant en liaison avec l’armée britannique, ont réalisé des progrès dans la région à l’ouest de Saint-Quentin, entre Holnon et Essigny-le-Grand, sur un front d’une dizaine de kilomètres.
Nous avons, malgré la résistance acharnée de l’ennemi, avancé nos lignes de deux kilomètres en moyenne et atteint les abords ouest de Francilly-Selency, conquis le bois de Savy, et Fontaine-les-Clercs.
Plus au sud, nous tenons les lisières de Contescourt et nous nous sommes rapprochés d’Essigny-le-Grand. Nous avons fait plusieurs centaines de prisonniers.
Au nord de l’Aisne, nous avons continué à progresser à l’est de Jouy. L’ennemi a prononcé de fortes contre-attaques à l’est d’Allemant. Il a été refoulé en laissant 130 prisonniers.
Les Anglais ont attaqué d’Holnon à Gouzeaucourt, sur un front de seize kilomètres. Ils ont enlevé les positions ennemies, franchi l’ancien système des tranchées britanniques, emporté les défenses avancées de la ligne Hindenburg sur une grande_étendue.
A droite, nos alliés ont pris Fresnoy-le-Petit, Berthaucourt et Pontru. Au centre, ils tiennent le Verguier, Villeret et Hargicourt, Templeux-le-Guérard, Ronsoy, Epéhy et Pézières. A gauche, ils atteignent Villers-Guislain. Ils ont capturé 6000 prisonniers et des canons.
En Macédoine, la progression des alliés atteint 15 kilomètres. Le butin est considérable.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1498/9 septembre 1918

Les zouaves à Tergnier (Aisne)

Devant le village de Tergnier dans l’Aisne, les troupes du 3e régiment de marche de zouaves (3e RMZ) mettent en batterie une mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 équipée d’un cache-flamme. Les soldats du 3e zouave reviennent des combats qui se déroulèrent sur le mont Saint-Siméon en août et qui permirent de percer les lignes ennemies. Poursuivant leur route malgré des combats retardateurs, ils franchissent le canal de Crozat le 7 septembre avant de libérer La Fère le 10 septembre. Le régiment reçoit pour cet acte sa cinquième citation à l’ordre de l’armée.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-09.pdf

Les Allemands installent les batteries de Pariser Kanonen

L’avancée des Alliés permet la découverte des anciennes positions d’artillerie qui accueillent les pièces à longue portée bombardant Paris. Près de Beaumont-en- Beine, dans la forêt de Corbie, les ingénieurs allemands qui installent les batteries de Pariser Kanonen, qui placées à 109 km de la capitale, tirent entre le 27 mai et le 11 juin 1918, 104 obus sur la ville. Installés près de Château-Thierry, les canons allemands doivent, face à la contre-offensive des Alliés, être réexpédiés vers Beaumont-en-Beine, où ils tirent encore 64 obus entre le 5 et le 9 août 1918.

Les carnets de Margueritte Genès (Brive)

Lundi 9 septembre 1918.-Depuis que le tabac manque, les buralistes sont tour à tour injuriées, menacées et comblées d’attentions. La pénurie de tabac amène chez elles l’abondance des denrées les plus rares. Les campagnards ne portent plus au marché d’œufs ni de pommes de terre. Les privilégiés, seuls, obtiennent du lait au double de la taxe ; tout renchérit fantastiquement. Mais à la buraliste, pour avoir la prise quotidienne ou le paquet du poilu, on donne gratuitement lait, œufs, fruits et volaille.

source: http://1418.brive.fr/lundi-9-septembre-1918-2

La ruse de Belfort

La ruse de Belfort, opération militaire, est prévue au mois d’août 1918. Elle est destinée à faire diversion, ça ne vous dit rien ?… et pour cause ! Cette opération d’envergure prévue en Alsace, n’a jamais eu lieu. C’est un leurre, déposé au tonneau d’or de Belfort. Ce leurre était pour tromper les troupes allemandes. Il s’agissait de détourner l’attention des Allemands de la véritable offensive, la bataille de Saint-Mihiel, dans la Meuse, conduite notamment par les soldats américains.

Cet été 1918, dans le camp des Alliés, la ruse de Belfort est préparée dans le détail. Cette fausse opération militaire prévoit de lancer un nouveau front au sud de l’Alsace avec un effectif important composé de 6 divisions américaines. Cette offensive d’envergure préparée en cette fin août 1918 du côté des troupes américaines est dirigée par le général Bundy. L’attaque prévoit que les troupes soient positionnées à la frontière entre l’Alsace et le Territoire de Belfort… un front qui s’étendrait d’Altkirch à Thann. L’objectif est Mulhouse, car la ville est toujours entre les mains des Allemands.

Ce projet militaire a de quoi faire tendre l’oreille des espions. Très vite, le plan d’attaque tombe opportunément entre les mains du général en chef des armées allemandes, Erich Ludendorff.
Le général allemand s’interroge. S’agit-il d’une ruse de guerre ? Néanmoins, 3 divisions sont envoyées en renfort en Alsace. Le haut commandement du secteur se montre très nerveux début septembre. Les archives de la ville de Mulhouse sont prêtes à être rapatriées en Allemagne et les habitants du Sundgau doivent se tenir prêts à partir pour le grand duché de Bade si l’offensive devait avoir lieu. Pour tout le monde d’ailleurs, civils comme militaires, l’attaque est imminente…

Mais elle n’aura jamais lieu, il s’agit bien d’une ruse destinée à tromper l’ennemi, déjà en déroute. La véritable attaque est portée dans la Meuse à Saint-Mihiel le 9 septembre 1918. C’est la première bataille livrée par les soldats américains sur le sol français. Deux mois plus tard l’Allemagne baisse les armes et l’Armistice est signé.

La vidéo sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/histoires-14-18-ruse-belfort-1510377.html

L’escadrille 132 s’installe à Saint-Dizier

Le 9 septembre 1918, l’escadrille 132  s’installe à Saint-Dizier et prépare l’attaque des armées franco-américaines entre la Champagne et l’Argonne. Ses équipages prennent part à l’offensive contre le saillant de Saint-Mihiel et sont attaqués par de nombreuses formations de chasse allemandes. Les pertes dans ses rangs vont être sévères.

Quatre victoires et quatre Breguet abattus :

En particulier, le 14 septembre qui marque la journée la plus faste en victoires aériennes, mais aussi la plus noire de toute l’existance de l’escadrille. Quatre Fokker D VII sont abattus et homologués mais en déplorant la perte de quatre équipages, soit huit hommes qui sont tous tués.

Le 11 novembre 1918, l’escadrille BR 132, qui est stationnée à Somme-Vesles, était sur le point d’être engagée en Lorraine, au sein d’une grande offensive franco-américaine visant à reprendre Metz. Heureusement pour la ville, la signature de l’armistice mit fin aux hostilités avant le début des opérations.

Pendant le premier conflit mondial, l’escadrille BR 132 a remporté 12 victoires homologuées et a perdu 19 membres d’équipage tués au combat.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille132.htm

Journal du lundi 9 septembre 1918

L’avance de nos troupes a atteint 7 ou 8 kilomètres en profondeur sur le front de la Somme.
L’ennemi, dont la résistance s’est accrue, n’a pu, en dépit de tous ses efforts, s’opposer au passage du canal de Saint-Quentin, que nos troupes ont franchi à Pont-de-Tugny et à Saint-Simon, après un violent combat. Ces deux localités sont en notre pouvoir.
Au sud de l’Oise, nous avons progressé jusqu’aux abords de Servais. L’ennemi a laissé partout entre nos mains un important matériel.
Sur le front de l’Ailette, et entre Ailette et Aisne, peu de changement. Nous avons progressé au nord de Vauxaillon, enlevé Celles-sur-Aisne et repoussé deux contre-attaques devant cette localité. D’autres contre-attaques ont été brisées au moulin de Laffaux. L’ennemi réagit violemment par son artillerie.
Les Allemands poursuivent leur retraite sur le front britannique. Nos alliés ont pris Villevêque, Sainte-Emilie et la plus grande partie du bois d’Havrincourt. Leurs détachements avancés ont fait des prisonniers et infligé de lourdes pertes à l’ennemi.
Au nord d’ Havrincourt, les Anglais ont occupé le point dit Sport Reaf, sur la rive ouest du canal du Nord, en face d’ Hermies.
Les Américains ont pris Muscourt et capturé 50 Allemands. Ils ont livré plusieurs contre-attaques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1483/25 août 1918

Le psychisme des soldats de la Grande Guerre à travers l’expérience combattante de l’Aisne

Dans un intéressant dossier, on peut en savoir plus sur le psychisme des soldats à la lumière des écrits de Robert Troubat qui passa un long moment dans le département de l’Aisne.

Souvent, il interpellait son lecteur, par son questionnement, ses doutes, ses certitudes, sans tabou apparent, puisqu’il n’hésite pas à mentionner des aspects moins glorieux de sa vie de soldat. Il écrivit notamment, sans pudeur, qu’au cours d’un bombardement allemand le 25 août 1918, son abri sur la route 44 de Saint-Quentin à Lens fut ébranlé et qu’il courut se cacher dans un autre, se faufilant dans la nuit, seul, sous une pluie d’obus. Il raconta comment les larmes lui montèrent alors aux yeux, plusieurs sentiments s’entremêlant : rage de voir son « cagnat » détruit, douleur de son genou blessé dans sa fuite, angoisse de ne pas retrouver sa section, partie plus tôt en mission, peur de mourir.

Les mots rendent compte de la brutalité inouïe à laquelle est confrontée Robert Troubat. Ils évoquent aussi sa terreur face à la certitude d’une mort prochaine qui ne peut, selon lui, manquer de survenir et à l’incertitude de la mort qui lui sera infligée ainsi que du sort réservé à son corps. Pour composer avec ce souvenir, il dissocie son esprit de son propre corps, comme pour mettre à distance l’emprise des combats sur lui et comme s’il se considérait déjà alors comme inanimé, mort. Autrement dit, il serait comme un mort en sursis. Il évoque aussi des « rêves surhumains » et des « cauchemarts » . Le champ lexical utilisé dans l’ensemble de son carnet est très fort et caractérise son expérience de la guerre : « tuerie », « carnage », « cruel », « tragique », « épouvante », « enfert », « boucherie », « furie », « boureauds » , « bétaille humain », « râlements déchirants des mourants », « chair répandut », etc.

source: https://cote108.hypotheses.org/151

Parution du Miroir

Le général americain travaille sous les obus

Prisonnier Henri Chariaux n’oublie pas sa famille

Le 25 août 1918.

Cher petit Raoul. Chère Léontine. Chers Parents.
Mon petit mignon je suis content que tu vas avec plaisir
à l’école, que tu t’amuses bien avec tes camarades.
Et que tu as déjà bien apprit à compter. Continus tu
seras toujours le mignon à ton papa. Obéi bien à ta
maman et à tes grands Parents. Pendant tes vacances tu
feras le petit domestique à ton pépé.
Ma chère Léontine, j’ai reçu avec plaisir tes cartes
du 13 et 20 juillet. Je te donne d’avantage de détails
sur ta lettre. Je suis en bonne santé. Je vous en désire
à tous une pareille. Je termine en t’embrassant bien fort
ainsi que Raoul, mes Beaux Parents et Parents.
Chariaux Henri.

source: http://www.mediatheque-sciecq.fr/sciecqautrefois/histoirevenement/14-18/lesincorporesde1914/Chariaux-Henri/correspondances/1918-08.html

La composition du pain allemand est surprenante

25 août 1918: la composition du pain allemand est surprenante Le Figaro Il paraît que l’Institut de chimie de Leipzig a trouvé du chanvre, de la laine, du coton, du papier, de la chaux et du sable dans le pain qui est quotidiennement vendu ….

Article non complet . Source: https://legoutdupain.wordpress.com/2014/08/26/25-aout-1918-la-composition-du-pain-allemand-est-surprenante-le-figaro/

Marine: le cargo Pontet-Canet torpillé par un sous-marin

Le Pontet Canet,  cargo à vapeur fut construit en Norvège au chantier « Nylands » pour le compte de la société « R/S Kathinka » de Tonsberg en 1905. Son lancement se fera le 2 septembre 1905 sous le nom de « Kathinka ». Il mesurait 68.6m pour 10.3m et 3.80m de creux. Il jaugeait 1183t et était propulsé par un moteur triple expansion de 109 nhp.

Le 25 Août 1918, parti du port du Havre en direction de Bordeaux, il est torpillé par le sous-marin allemand UB109 commandé par l’Oberleutnant zur See Kurt Ramien. Il y aura 9 victimes parmi l’équipage. Ce u boot qui appartenait à la 1ère flottille des Flandres, mesurait 55.30m pour 629t. Il coulera durant cette patrouille qui sera la dernière, deux autres navires, le 19 Août le « Zinal » vapeur britannique de 4.037t et le 26 Août, le « Helge » vapeur suédois de 1133t. Le sous-marin disparaîtra quatre jours plus tard, le 29 Août, victime d’une mine lors de la tentative de franchissement du barrage de Douvre.

source: http://www.wreck.fr/pontet.htm

Journal du dimanche 25 août 1918

Dans la région de Lassigny et entre Oise et Aisne, canonnade assez vive.
Nos détachements ont pénétré sur plusieurs points dans les tranchées allemandes en Lorraine et ramené des prisonniers.
Les Anglais ont progressé dans le secteur d’A1bert et fait des prisonniers. Depuis le 21, ils ont fait p1us de 14000 prisonniers et capturé un certain nombre de canons.
Ils ont réussi une opération 1ocale au nord de Neuf-Berquin. Quelques attaques partielles au nord de Bailleul, au sud de Locre et au nord de Kemmel, faites par l’ennemi au cours de la nuit, ont été repoussées après une lutte vio1ente. Des combats heureux pour nos alliés ont eu 1ieu au nord du canal de la Bassée, dans le secteur de Givenchy.
Nos équipages de chasse ont abattu ou mis hors de combat quatorze avions ennemis.
L’aviation de bombardement de jour a lancé dix-huit tonnes de projectiles sur des rassemblements de troupes et des convois dans le ravin de Margival, sur les routes de Soissons à Chauny, sur Vauxaillon, Anizy-le-Château et Laffaux.
L’aviation de nuit a jeté vingt cinq tonnes de projectiles sur les gares de Ham, Laon, Anizy-le-Château, Mézières et Marchault-Pontavert. Une forte expédition a été effectuée sur l’aérodrome de Mars-la-Tour.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html