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1548/28 octobre 1918

Constitution  du 17e régiment de tirailleurs algériens

Le 17e RMTA est constitué sur le front français, le 28 octobre 1918. Disloqué au printemps 1919, il est reconstitué à l’armée d’Orient, le 1er juillet 1919. Il devient le 17e RTA, régiment autonome, le 1er novembre 1920 au Levant.

Rapatrié en métropole en février 1922, il participe aux opérations au Maroc en 1925-1926.

Le 1er octobre 1928 à Epinal, il change de numéro et devient le 21e RTA.

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/17e_r%C3%A9giment_de_tirailleurs_alg%C3%A9riens

Comment en est-on arrivé à l’armistice ?

Mais l’empereur se fourvoie, puisque Wilson, président des États-Unis, se montre extrêmement ferme vis-à-vis de la requête formulée par le chef du nouveau gouvernement allemand. En effet, le 28 octobre 1918, Wilson précise qu’il est impossible de négocier la paix avec un gouvernement sous emprise militaire. Ludendorff lit entre les lignes et considère cette note diplomatique comme une demande de capitulation militaire qu’il assimile à une humiliation, ce qu’il ne peut en aucun cas accepter. C’est ainsi qu’au lendemain de la réponse formulée par le président Wilson, Ludendorff ordonne aux armées allemandes de reprendre le combat avec vigueur. Le 29 octobre, l’amirauté allemande s’apprête à suivre ses directives et ordonne à la flotte allemande, basée à Kiel, de jeter l’ancre et de prendre la mer afin d’y affronter la Royal Navy. Le 30 octobre, les matelots de plusieurs cuirassés refusent d’être sacrifiés et se mutinent. Le drapeau rouge flotte sur les navires militaires du port de Kiel. Les arrestations pleuvent, des manifestants sont abattus, ce qui a pour conséquence d’étendre ce mouvement de contestation à toute l’Allemagne et plus particulièrement aux ouvriers.

source: http://www.lepoint.fr/histoire/comment-en-est-on-arrive-a-l-armistice-11-11-2013-1754312_1615.php

(vidéo)A propos de la disparition de Roland Garros

https://video-streaming.orange.fr/tv/le-28-octobre-1918-roland-garros-disparaissait-extrait-VID0000001hoS7.html

L’Allemagne, au bord du gouffre, capitule

Ludendorff a démissionné fin octobre mais a fortement encouragé la mutation de l’empire vers une monarchie parlementaire, dans l’optique, d’une part, de gagner la sympathie de Wilson – vivement réfractaire à la nature autoritaire du Reich (autrement dit, aller dans le sens des quatorze points du programme de Wilson visant à mettre fin à la Grande Guerre) – et, d’autre part, de se dédouaner de la demande d’armistice et donc de sa responsabilité dans la défaite. Sur le plan militaire, l’Allemagne est au bord du gouffre, mais, du côté français, les avis divergent, puisque Raymond Poincaré et Philippe Pétain souhaitent poursuivre les combats, de façon à repousser les Allemands en dehors de la Belgique et à poursuivre l’invasion du territoire germanique. Ferdinand Foch, commandant en chef interallié, et Georges Clemenceau, président du Conseil, estiment que le sang a assez coulé et qu’il est inutile de poursuivre l’offensive, sachant que l’ennemi réclame la paix.

La Tchécoslovaquie proclame son indépendance

Le 28 octobre 1918, la Tchécoslovaquie proclame son indépendance sur les ruines de l’empire austro-hongrois

Cet État slave artificiel est créé à partir de la Bohème-Moravie et de la Slovaquie . Sur les frontières du « quadrilatère de Bohème », dans les monts Sudètes, il compte une importante minorité germanophone d’environ 3 millions de personnes soit plus du quart de la population totale du pays. À l’Est, la Slovaquie compte elle-même d’importantes minorités hongroises et polonaise. Par son hétérogénéité et avec des frontières étirées et indéfendables, le nouvel État va devenir le maillon faible de l’Europe.

Journal du lundi 28 octobre 1918

Nos troupes ont poursuivi leur avance entre l’Oise et la Serre. Elles se sont emparées de la ferme Fernière. Entre cette ferme et Villers-le-Sec, nous avons enlevé des centres fortement organisés en dépit de la résistance de l’ennemi, qui a contre-attaqué vainement à plusieurs reprises. On signale 800 prisonniers.
Sur le front de la Serre, nous avons franchi la rivière entre Crécy et Mortiers et occupé la rive nord sur un espace d’un kilomètre.
A l’est de la Souche, violents combats. Nous sommes à la ferme Caumont, à l’est de Vesle-et-Caumont, et de Pierrepont. Entre Sissonne et Château-Porcien, nous avons attaqué. Nous avons progressé sur un vaste front, pris pied au Petit-Saint-Quentin, au hameau de Recouvrance, au moulin de Herpy. Nous avons pris 2000 hommes et 9 canons.
A l’est de Rethel, succès dans la région d’Ambly-Fleury.
Les Anglais ont pris, au sud de l’Escaut, Sepmeries et Querenaing. En deux jours, ils ont capturé 9000 hommes et 150 canons.
Les Américains livrent de durs combats à l’est et à l’ouest de la Meuse.
Les Italiens ont fait 3.000 prisonniers au mont Grappa.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1383/17 mai 1918

 Clemenceau contre les défaitistes : « Je fais la guerre »

Fouilloy, Aisne, visite de Monsieur Clemenceau au camp d’aviation. Date : 17/05/1918, photographe : Albert Moreau. Source : ECPAD

C’est sur le front parlementaire que l’inquiétude est la plus vive. Les critiques contre Clemenceau fusent de toute part, essentiellement de la gauche. Elles sont parfois contradictoires, le « Tigre » étant à la fois accusé de négliger les affaires du gouvernement par ses fréquents voyages au front et de se comporter en dictateur.

Clemenceau sait que sa présence sur le front revêt une grande importance pour les combattants, pour les généraux, mais aussi pour les Alliés. Il est le principal artisan du commandement unique de mars-avril 1918, et un échec militaire du général Foch mettrait en péril son gouvernement et rejaillirait aussitôt sur celui de Lloyd George. De fait, les revers des 27-29 mai provoquent une véritable tempête au Parlement : le président du Sénat, Dubost, les socialistes, les républicains multiplient les interventions à la Chambre et au Sénat, accusant les chefs militaires et le gouvernement d’incapacité, d’impéritie et Clemenceau lui-même de dictature. Cette dernière accusation n’était pas nouvelle, le « Tigre » ayant déjà reçu de semblables épithètes lors de son précédent ministère, de 1906 à 1909.

Ces reproches n’étaient d’ailleurs pas dénués de fondement : accaparé par les fréquents séjours aux armées et les conférences interalliées, le président du Conseil ne s’embarrasse guère de scrupules avec les parlementaires. Il s’en remet très souvent à son jeune chef de cabinet, Georges Mandel, mais tient en main tous les pouvoirs, directement (il est à la fois président du Conseil et ministre de la Guerre) ou indirectement, à travers des hommes sur qui il sait pouvoir compter (Pichon aux Affaires étrangères, Leygues à la Marine, etc.).

source: http://cheminsdememoire.gouv.fr/fr/printemps-1918-les-offensives-allemandes

Avec le centre maritime d’Arzew (Algérie)

Le 17 mai 1918, le CAM est prévenu par radio à 19 h et 23 h de la présence d’un sous-marin à 60 milles à l’Ouest-nord-ouest d’Oran, qui vient d’attaquer un convoi avec un autre U-Boot (le U 50) et a réussi à couler un vapeur britannique, le Sculptor (4 874 tonnes) dans une attaque à la torpille. Le 18 mai, dès 5 heures du matin, une section de deux appareils commandée par l’EV1 Campardon (observateur) appareille pour protéger le convoi. Pris dans le mauvais temps à 45 milles au Nord d’Oran, ils renoncent à faire route au Nord et cherchent le convoi Gibraltar-Bizerte qu’ils trouvent à 7 h 10 à 75 milles dans le 30° d’Oran. Ils l’escortent pendant quelques minutes puis, à court de carburant, mettent le cap sur Oran. A 20 milles du convoi, ils aperçoivent un U-Boot en demi-plongée, se dirigeant vers le Nord-est. Les deux hydravions attaquent aussitôt et lancent 4 bombes sur le sillage, sans effet apparent (le sous-marin ne subit effectivement aucun dommage). N’ayant pas de TSF, ils rentrent à Arzew à 8h45 et préviennent aussitôt le commandement d’Oran par téléphone.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/CAM_Arzew.htm

Mort d’un pilote français et d’un pilote allemand

Eugene Adrien Gilbert, « As » français
Eugene Adrien Gilbert, « As » français de la WW1, 5 victoires aériennes dont 3 en collaboration au sein des escadrilles MS23, MS37 et MS49, trouve la mort dans un accident aérien à Villacoublay, à la suite d’une avarie sur son stabilisateur.
Mort en combat aérien dans le secteur de trévise, sur le front italien, de Franz Gräser, « As » austro-hongrois de la WW1, 18 victoires aériennes au sein des Flik 2, 32, 42J et 61J, 2 obtenues sur Hansa-Brandenburg C.I et 16 sur Albatros D.III.
Il est abattu pendant une mission d’escorte par l’as italien Antonio Chiri, de la 78a Squadriglia.

 Troubles dans le sud tunisien

En mai 1918, plusieurs rebelles furent poursuivis entre Fatnassia et Bir al-Atslah : un rebelle tué.

Le service des renseignements français ayant fait connaître qu’un groupe de 40 tentes était installé à 4 km environ sud-ouest de Wazin ; un ordre fut donné à l’escadrille 541 (5 avions) de le bombarder par obus et par bouteilles de brome. Deux bombardements successifs ont été effectués le 17 mai 1918.

Une section de tracteurs-mitrailleurs éclairée par des goumiers s’installa en repli à la frontière tripolitaine.

 Vers 8 heures du matin, un combat s’engagea à la mitrailleuse à Dhahrat an-Nisf avec les rebelles descendant du col de Wazin qui tentèrent d’encercler la section.

Un groupe commandé par le capitaine Bouvet des Affaires Indigènes (goum, spahis, section montée, section de 65, etc.) puis la colonne mobile de Dahibat (cap. Bayard) appuya successivement la section des tracteurs-mitrailleurs.

La rupture du combat dirigé par le commandant de Bordesoulle, chef de secteur fut obtenue facilement vers 11 heures par l’intervention en masse de l’escadrille qui bombardait les rebelles.

Un goumier fut blessé. Les rebelles eurent une dizaine de morts et une vingtaine de blessés.

A lire sur le site: http://alfutuhat.com/histoire/Ifriqiyah/Ifriqiyah07.html

Journal du vendredi 17 mai 1918

Lutte d’artillerie assez vive dans le secteur Hailles-Castel. Un coup de main allemand à l’ouest de Montdidier a échoué sous nos feux. Nos Patrouilles, opérant au nord de l’Ailette, ont ramené des prisonniers.
Les troupes britanniques ont exécuté un raid dans les tranchées ennemies aux abords de Gavrelle. Elles ont fait quelques prisonniers.
En dehors de l’activité réciproque de l’artillerie en différents points, particulièrement dans les vallées de la Somme et de l’Ancre, à l’est d’Arras et au front nord de bataille, il n’y a rien à signaler.
Les Belges, par des incursions réussies dans les lignes ennemies, en avant de Ramscappelle et de Merken, ont ramené une quinzaine de prisonniers. L’ennemi a lancé de nombreuses bombes d’avions sur leurs cantonnements.
Lutte de bombes vers Nieuport et au nord de Dixmude : activité d’artillerie assez intense vers Wertdendreft. Un aviateur belge a abattu en flammes un avion allemand vers la forêt d’Houthulst.
Sur le front italien, nos alliés ont fait irruption dans des éléments de tranchées ennemis de l’Asolone, détruisant une partie de la garnison et mettant en fuite le reste. Quelques prisonniers sont restés entre leurs mains.
Les marins italiens ont torpillé une grande unité navale autrichienne à Pola.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1098/5 août 1917: prisonnier,  De Gaulle écrit à sa mère

Prisonnier,  De Gaulle écrit à sa mère

Capturé en mars 1916 à Verdun après avoir été grièvement blessé, le capitaine Charles de Gaulle ne cesse de chercher à s’évader des geôles allemandes où il est interné. Le 5 Août 1917, De Gaulle écrit à sa mère depuis la forteresse de Rosenberg une lettre codée dont les mots en italique lui demandent une fois assemblés de lui envoyer des effets civils : le 15 octobre 1917, il s’échappe avec quatre compagnons mais sa cavale ne dure que dix jours avant qu’il ne soir repris et condamné à entreprendre jusqu’à l’armistice trois tentatives d’évasions ultérieures, toutes vouées à l’échec !
Cette lettre a été publiée avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste.

Capitaine de Gaulle
Offiz Gefangenenlager
Rosenberg bei Kronach
Bayern

Ma bien chère Maman

Nous voilà encore dans la pluie, ce qui nous tient enfermés ensemble. Je vous écris après avoir une heure recousu des boutons !… Un civil — ou presque —, je le deviendrais sans les nouvelles que vous m’envoyez ! Il me faut parfois regarder mes galons pour me souvenir que je porte l’uniforme. J’ai reçu les passepoils. Dans le prochain paquet, mettez-moi des boutons de toute sorte, et aussi de quoi coudre. Car enfin, c’est dans trois mois l’hiver ! Pour nous qu’arrivera-t-il ensuite ? Simple question de pardes­susA ce propos vous pourrez d’abord m’envoyer un pantalon. Puis en même temps une simple veste d’intérieur ou un gilet ; mais que tout cela n’ait rien de civil !… Vous savez que, sauf celui d’agir hélas ! je garde mes principes complets. Pour mes frères, je suis bien content des nouvelles reçues hier de leur part. A l’un et à l’autre, je vous en prie, envoyez mille pensées pour moi.

Je vous embrasse mille fois, ma bien chère Maman. Toutes mes affections à Papa, à mes frères, à mes cousins. Votre fils très affectionné et respectueux

source: http://www.deslettres.fr/lettre-de-charles-de-gaulle-a-mere-jeanne-me-faut-parfois-regarder-galons-me-souvenir-porte-luniforme/

Hommage aux Garibaldiens algériens

source: https://argonne1418.com/1917/08/05/dans-la-presse-le-5-aout-1917-hommage-aux-garibaldiens-algeriens/

Des chambres d’allaitement pour les femmes au travail

La loi du 5 août 1917 a institué les chambres d’allaitement qui permettaient aux mères nourrices de nourrir leur bébé dans ou à proximité de leur lieu de travail et instituait des pauses d’allaitement (2 fois une demi-heure par jour). Ces dispositions sont encore en vigueur de nos jours (Code du Travail, Art. L.224-2 à 6).

source: http://action.allaitement.free.fr/pages/OIT01.html

voir aussi: http://solidarites-sante.gouv.fr/fichiers/numerisations3/bull.insp.trav_1917.pdf

 

Journal du dimanche 5 août 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, la lutte d’artillerie a repris une certaine violence, notamment dans la région de Bixschoote. Nos patrouilles opérant à l’ouest de la route de Steenstraete à Wormen, ont occupé deux fermes en avant de nos lignes. Le temps continu à être mauvais.
Dans la région de Saint-Quentin, notre artillerie a effectué des tirs de destruction efficaces sur les tranchées ennemies à l’est de Gauchy.
A l’est de Cerny, deux attaques allemandes, déclenchées dans l’après-midi, ont été brisées par nos feux avant d’avoir pu aborder nos lignes.
Sur les deux rives de la Meuse, activité d’artillerie vers Avocourt et Douaumont.
Canonnade restreinte sur le front belge.
Les Italiens ont bombardé par avions et avec résultat l’arsenal austro-hongrois de Pola.
En Macédoine, un coup de main ennemi a échoué près de Roselli ( à l’est du Vardar ).
L’aviation britannique a bombardé Tenikoï, à 30 kilomètres au nord de Serès.
Les Russes ont marqué quelque activité de reprise d’offensive à la frontière de la Galicie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html