Archives du mot-clé allemagne

1462/4 août 1918: le caporal Hitler obtient la Croix de Fer

Le caporal Hitler obtient la Croix de Fer

Hitler ( le dernier à droite avec la moustache) marqué d’une croix blanche sur la vareuse

Le 4 août 1918, un officier juif, Hugo Gutmann, obtient la Croix de fer de première classe pour son estafette, Adolf Hitler. Une décoration exceptionnelle pour un simple caporal. Elle fera sa légende. Voici la vérité.(…)Le 4 août 1918, Hitler reçoit sa deuxième décoration, la Croix de fer de première classe. Il la doit à sa proximité avec les officiers qu’il côtoie depuis maintenant quarante mois, et notamment à un officier juif, Hugo Gutmann. Une directive du haut commandement encourage alors opportunément la décoration d’hommes du rang. Dans la nuit du 13 au 14 octobre 1918, Hitler inhale du gaz moutarde. Pour lui, la guerre est finie. Mais la défaite subie est une véritable meurtrissure. Elle renforce ses convictions nationalistes. À l’hôpital de Pasewalk, où il est soigné, un rapport psychiatrique le décrit ainsi : « Psychopathe présentant des symptômes hystériques. » Après quatre années de guerre en deuxième ligne, il quitte l’hôpital avec pour tout viatique un traitement pour troubles mentaux. Autour de lui, l’Allemagne est en proie à la révolution, terreau idéal pour un agitateur politique.source: https://www.valeursactuelles.com/histoire/leur-grande-guerre-3/5-le-caporal-hitler-a-labri-du-front-42422

Qui va nourrir les moineaux des Tuileries ?

Les oiseaux des jardins du Carrousel à Paris sont contraints de se nourrir avec le pain «oublié» des passants. Le Figaro du 4 août 1918 estime qu’il faudrait de nouveau pouvoir les nourrir en toute liberté.

«Une place à prendre c’est – dans les jardins du Carrousel – la place jadis occupée par l’excellent père Pol, qui charmait les oiseaux et qui les nourrissait, et qui n’en avait plus le droit. Les moineaux ni les pigeons n’ont perdu son souvenir.

Il suffit, pour s’en apercevoir, de s’arrêter au passage dans la petite allée qui, de l’avenue centrale, conduit au monument de Waldeck-Rousseau. C’est là que le père Pol, entre onze heures et midi, venait chaque jour émietter son pain. A peine y stationnez-vous que des moineaux familiers s’y assemblent en piaillant d’engageante façon. Il faudra quelques générations pour les déshabituer d’une tradition qui, pour eux, représentait plusieurs siècles.

Il faudra d’abord que leur ravitaillement cesse de constituer un gaspillage relevant de la police correctionnelle. Les passants que leur mendicité charmante attendrit, en sont réduits présentement à «oublier» sur un banc les reliefs de leur pain, après avoir à l’horizon périscopé les gardes.» écrit Le Figaro du 4 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/04/26002-20140804ARTFIG00103-4-aout-1918-qui-va-nourrir-les-moineaux-des-tuileries.php

A Berne et à Berlin les clients sont priés d’apporter leurs couverts

A Berne et à Berlin, les restaurateurs manquent de couverts. Les clients apportent donc les leurs nous informe Le Figaro du 4 août 1918.

«Il y a en Allemagne une disette de métaux qui semble sévir en toutes directions.
Les restaurants élégants de Berlin viennent de décider d’obliger, comme les restaurants des classes pauvres, leurs clients à apporter avec eux leur couvert. C’est de Berlin même qu’est adressée à Berne cette nouvelle. Evidemment, les restaurateurs se méfient. Ils savent bien ce qui arriverait à leurs couverts, s’ils les laissaient traîner sur la table!» écrit Le Figaro du 4 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/04/26002-20140804ARTFIG00080-4-aout-1918-les-clients-sont-pries-d-apporter-leurs-couverts.php

Journal du dimanche 4 août 1918

Au nord de l’Ourcq, nos troupes, en liaison avec des unités britanniques, ont rejeté l’ennemi des positions qu’il occupait entre le Plessier-Huleu et la rivière. Nous avons enlevé la hauteur au nord de Grand-Rozoy, dépassé le village de Beugneux, atteint Cramoiselle et Cramaille, réalisant sur ce point une avance d’environ 3 kilomètres. 600 prisonniers sont restés entre nos mains. Plus au sud, nous avons pris Cierges et le bois Meunière.Au nord de la route de Dormans à Reims, nous avons, par une lutte acharnée, conquis le village de Romigny et fait une centaine de prisonniers.Le nombre total des prisonniers que nous avons faits sur ce front du 15 au 31 juillet, monte à 33.400, dont 674 officiers.Les Anglais ont fait des prisonniers dans le voisinage de Festubert. Au nord d’Albert, ils ont exécuté un raid heureux, capturant 16 prisonniers et une mitrailleuse.Activité de l’artillerie ennemie au sud de la Somme et au sud d’Ypres; au nord de Béthune et à l’est d’Hazebrouck.Canonnade en Macédoine sur le Vardar. Echec bulgare dans cette région sur le front anglais.Activité de patrouilles sur le front serbe.Notre aviation a jeté des explosifs sur les campements du Devoli, et l’aviation anglaise a bombardé la gare de Petric.

 

Publicités

1430/3 juillet 1918

Conférence de Spa: les partisans allemands de la paix désavoués

La conférence de Spa des 2 et 3 juillet 1918, appelée par Fritz Fischer « la grande conférence de Spa », est la seconde des quatre principales rencontres entre différents responsables politiques et militaires de l’Empire allemand ; elle se tient entre les deux grandes offensives allemandes de la fin de la Première Guerre mondiale, au printemps et à l’été 1918. Réunis à Spaautour de l’empereur Guillaume II, les participants réaffirment les objectifs poursuivis dans le conflit qui en est alors à sa cinquième année. Les derniers partisans d’une paix de compromis encore présents au gouvernement du Deuxième Reich sont désavoués par l’empereur, et leur principal représentant, le secrétaire d’État Richard von Kühlmann, se voit obligé de démissionner. Parallèlement, le commandement suprême de l’armée allemande (l’OHL) prépare sa dernière offensive du conflit, après les coups de boutoir infligés aux Alliés au printemps. Tenue durant les derniers jours de préparation de la FriedensturmN 1, cette conférence constitue la dernière occasion, pour les responsables allemands, d’affirmer leur croyance ferme en la victoire du Reich.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Conférence_de_Spa_(2-3_juillet_1918)

Journal du mercredi 3 juillet 1918

Nous avons exécuté plusieurs coups de main, notamment à l’ouest de Hangard et au sud d’Autréches et ramené des prisonniers.
Au sud de l’Ourcq, nos troupes, au cours d’une opération locale, ont enlevé la crête située entre Mosloy et Passy-en-Valois, réalisant une avance de 800 mètres sur un front de trois kilomètres. Nous avons fait 275 prisonniers dont 3 officiers.
Dans les Vosges, nous avons repoussé deux coups de main ennemis.
Les Anglais ont repoussé une attaque sur un de leurs postes, dans le voisinage de Merris. Ils ont fait des prisonniers dans des rencontres de patrouilles sur plusieurs points du front.
Les Américains ont fait 36 prisonniers en Picardie, et repoussé avec pertes une forte patrouille ennemie dans la région de Château-Thierry. Ils ont rejeté un détachement ennemi dans les Vosges.
Activité d’artillerie sur le front belge (zones de Nieuport, de Dixmude et de Merckem).
Sur le front italien, vive canonnade dans la région d’Asiago. Les patrouilles de nos alliés ont harcelé l’ennemi et porté de gros dommages à ses défenses. Les escadrilles italiennes ont bombardé des centres de voies ferrées et des troupes en marche. Une vigoureuse attaque au mont Val Bella a donné aux Italiens la possession de cette avancée et 800 prisonniers. 3 avions ennemis ont été abattus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

L’étiquette du jour

1346/10 avril 1918: « Voilà maintenant un an que je suis loin de toi »

Parution du Canard enchaîné

http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/fonds-prives/archives/le-canard-enchaine-pendant-la-premiere-guerre-mondiale

Journal du mercredi 10 avril 1918

Grande activité des deux artilleries sur de nombreux points du front, au nord de Montdidier et entre Montdidier et Noyon. Pas d’action d’infanterie.
Sur la rive gauche de l’Oise, bombardements intermittents.
Nos éléments avancés, conformément aux ordres donnés, ont effectué leur repli vers les positions organisées, au sud-ouest de la basse forêt de Coucy et au sud de Coucy-le-Château.
Les troupes ennemies, maintenues constamment sous le feu de notre artillerie ont subi, au cours de cette opération, des pertes élevées.
Au nord-ouest de Reims, deux coups de main ennemis ont échoué.
D’autres tentatives allemandes sur nos petits postes vers les Eparges, dans le secteur de Reillon, au nord du Bonhomme, n’ont pas eu plus de succès.
Sur le front britannique, l’artillerie allemande a déployé une grande activité depuis le canal de la Bassée jusqu’au sud d’Armentières.
Violent bombardement dans les environs de Villers-Bretonneux et de Méricourt-L’abbé.
M. Lloyd George a prononcé un véhément discours devant la Chambre des Communes pour justifier la nouvelle loi militaire. Il annonce que deux armées turques ont été détruites, l’une en Palestine, l’autre en Mésopotamie.

Bataille de la Lys: le communiqué officiel

mercredi 10 avril 1918

Après-midi : Sur le front de la bataille au nord du canal de La Bassée, la lutte a continué avec acharnement hier soir et pendant la nuit. Nos troupes tiennent la ligne de la Lawe à la Lys et sont violemment engagées sur la rivière, près du point de passage, à Estaires et à Bac-Saint-Maur.

Sur le front sud de l’attaque, Givenchy, où les allemands étaient parvenus à pénétrer, a été repris un peu plus tard par une brilante contre-attaque de la 55e division ; elle a fait, au cours du combat dans ce secteur, sept cent cinquante prisonniers.
De bonne heure ce matin, l’ennemi ouvrit un violent bombardement sur nos positions à l’est et au nord d’Armentières jusqu’au canal d’Ypres-Comines.
On signale que le combat d’infanterie aurait commencé dans la partie sud de cette zone.[…]

Soir : A la suite du bombardement déjà signalé, l’ennemi a lancé ce matin une nouvelle et puissante attaque contre nos positions entre la Lys à Armentières et la rive est du canal Ypres-Comines.
Des combats acharnés ont été livrés toute la journée dans ce secteur, ainsi que sur tout le front attaqué hier, au nord du canal de La Bassée.
Au nord d’Armentières, la puissance des assauts ennemis a obligé nos troupes à se retirer sur la ligne Wyschaëte, hauteurs de Messines, Ploegsteert.
Des détachements d’infanterie allemande qui avaient réussi à pénétrer dans Messines en ont été chassés ce matin par une contre-attaque de nos troupes.
Au sud d’Armentières, l’ennemi est parvenu après une lutte prolongée à s’établir sur la rive gauche de la Lys en certains points à l’est d’Estaires et dans le voisinage de Bac-Saint-Maur.
Ce matin, l’enemi a également franchi la Lawe à Lestrem, mais une contre-attaque de nos troupes l’a chassé du village et rejeté sur l’autre rive.
Entre Estaires et Givenchy, nos positions ont été maintenues.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/10_avril_1918.html

Le Massacre du Grand pont d’Estaires – La Gorgue

Plaque commémorant le massacre, Place Louis Blanquart
Le 10 avril 1918, les forces ennemies passent la Lys à Bac Saint Maur, détruisent tous les bâtiments publics et les habitants du Nouveau Monde, Estaires, La Gorgue. Les allemands seront stoppés au niveau du bois de Nieppe, La Motte au Bois.
     Au cours des 2 journées, 10 et 11 avril 1918, tout fut détruit, la population évacua vers Bailleul par la rue du Collège. A cette percée qui ne dura que 2 jours, elle fut remplacée par une seconde occupation d’Estaires par les Alliés (Anglais ; Canadiens ; Américains ; Indiens ; Australiens ; Français d’Afrique ; Ecossais) et ce jusqu’en fin novembre 1918.

« Voilà maintenant un an que je suis loin de toi » par Salomé

Soldats britanniques blessés par les gaz asphyxiants, 10 avril 1918.

Ma bien-aimée,

Voilà maintenant un an que je suis loin de toi. La guerre est beaucoup moins joyeuse que ce que l’on pensait, et cela devient très dur de résister. Les Français ont creusé des tranchées dans la terre boueuse, marron et noirâtre, pour nous protéger de l’ennemi. Le temps semble exprimer le désarroi dans lequel nous vivons. La pluie est le seul moyen d’avoir un minimum d’hygiène. Les tranchées sont tellement étroites que nous sommes obligés de marcher sur les corps noirâtres et verdâtres de nos compatriotes, morts au champ de bataille. Les bombes et la mitraille ont détruit le paysage et la beauté des couleurs n’existe plus. Le sang qui coule à flot nous rend fou.

J’ai peur de ne plus jamais te revoir. Je désespère car j’ai peur que la guerre soit interminable. Je me souviens, quand on se promenait dans les champs de blé. Les journées que nous passions à rire ensemble, nos disputes qui nous rendaient plus unis que jamais. Pour garder la joie avec mes frères d’armes, je leur joue des airs de jazz. Les Français en raffolent.

L’odeur des corps qui se décomposent et de la pluie contre la terre ne parvient pas cependant à effacer le doux parfum de ta peau dans ma mémoire. Mais nous mourons de froid là où nous sommes. C’est très humide, et nous n’avons que quelques bâches pour nous protéger. Parfois, dans la nuit, on entend des grondements sourds qui résonnent au loin, et au moment où cela explose, des lumières surgissent et déchirent le ciel noir d’horreur.

Les officiers, nos chefs, et même certains d’entre nous, deviennent complètement fous, à force de voir nos frères d’armes éliminés un par un au fil des jours. Cette guerre ne devait durer que deux semaines pour les Français, et cela fait maintenant plus de trois ans qu’ils résistent. Plus le temps passe et plus ce monstre qu’est la guerre nous déshumanise.

C’est pour cela que je suis parti les aider. Cela doit te paraître complètement fou de vouloir partir à la guerre, mais c’est aussi pour nous que je le fais. Tu sais bien qu’aux États-Unis, notre population n’est pas acceptée par les Blancs. Or la France possède des valeurs : la liberté, l’égalité, la fraternité. Je veux prouver aux Blancs américains que ce n’est pas parce qu’on a une couleur différente que nous ne sommes pas égaux. Je veux prouver que je suis un homme comme les autres, et que je suis capable de me battre comme eux. Si je reviens, ou même si mes frères d’armes reviennent sans moi, j’aurais au moins la fierté d’avoir combattu pour défendre la France et ses valeurs dont nous avons besoin. Et j’espère que grâce à nous, la ségrégation disparaîtra aux États-Unis.

Par ailleurs, les Blancs avec qui je combats sont beaucoup plus appréciables et accueillants que les Blancs américains. Et ils nous sont très reconnaissants de ce que nous faisons pour les aider.

Chaque soir je prie Dieu pour qu’Il me protège. C’est grâce à Lui que je résiste et c’est grâce à Lui que j’ai l’espoir de te revoir un jour. N’oublie pas que je t’aimerai toujours.

James

http://www.cosmopolis-educ.com/2017/10/voila-maintenant-un-an-que-je-suis-loin-de-toi-par-salome.html

Mort d’un as allemand Walter Göttsch

Mort en combat aérien, au dessus de Gentelles, à l’est d’Amiens, de Walter Göttsch, « As » allemand de la WW1, 20 victoires aériennes au sein des Jasta 8 et 19. Il est tué dans son cockpit par le tir du mitrailleur d’un R.E.8 d’un Sqn non identifié.
Lors de ses dernières victoires, son Fokker DR.I arborait une « swastika » blanche sur le fuselage.

http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-390.html

 

1312/7 mars 1918: la Légion russe incorporée dans la 1ère division marocaine

Traité de paix entre la Finlande et l’Allemagne

https://fr.wikipedia.org/wiki/Traité_de_Berlin_(7_mars_1918)

Echec d’un projet de constitution plus équitable pour les femmes

source: https://books.google.fr/books?id=towW8aEtG7cC&pg=PA94&lpg=PA94&dq=7+mars+1918&source=bl&ots=XmtaFsDlY7&sig=L9DaMzsFZJG-NH0O20wy5871c-s&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiZqMLOyJjZAhUjM8AKHYj-BvM4ChDoAQgrMAE#v=onepage&q=7%20mars%201918&f=false

Journal de guerre de 1918 du soldat Charles Robert Bottomley

7 mars 1918 — Occupé à entretenir les avant-trains et le secteur des chevaux. Suis allé à un concert en soirée.

8 mars 1918 — Ai travaillé dans le secteur de l’unité et ai nettoyé les avant-trains. Il a fait très beau. Suis sorti en soirée.

9 mars 1918 — Me suis occupé des avant-trains en matinée, suis allé en ville en après-midi. Affecté au piquet en soirée jusqu’à 22 h et me suis alors couché.

10 mars 1918 — Dimanche. N’ai rien fait de la matinée. Après midi, suis allé sur la place écouter la fanfare. Le soir, suis allé à l’office. Le chanoine Scott a fait un sermon et il y a eu un concert après l’office. Ai entendu des membres de la fanfare chanter le «Glee» et «Comrade in Arms». Suis allé à mon cantonnement, ai mangé et me suis couché.

http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/march1918

Des Chinois pour l’effort de guerre

Ce film, tourné entre le 21 février et le 7 mars 1918, montre des travailleurs chinois sous contrat sur le paquebot les amenant en France. Arrivés à Marseille, ils sont photographiés avec un numéro de matricule. Les séquences suivantes se situent sur le chantier naval de La Seyne-sur-Mer (Var).

Article payant sur le site du journal Le Monde
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/1914-1918-90-ans-apres-l-armistice/article/2008/10/23/des-chinois-pour-l-effort-de-guerre_1107322_736535.html#T6QM8Q3V3xmRMizb.99

Journal du jeudi 7 mars 1918

Actions d’artillerie, parfois vives, dans la région de la Pompelle, en Champagne et dans quelques secteurs des Vosges.
Un coup de main ennemi vers la Main de Massiges est resté sans succès.
Sur le front britannique, l’artillerie ennemie s’est montrée plus active que de coutume, au sud de Saint-Quentin et vers le bois Grenier; elle a été assez active à l’ouest de Cambrai, au sud-est et au nord-est d’Ypres.
Les pilotes britanniques ont fait du réglage et quelques reconnaissances. Ils ont jeté des bombes sur les voies de garage de Mouscron (nord-est de Lille) et sur des objectifs voisins des lignes ennemies. Deux appareils allemands ont été abattus en combats aériens et un troisième, contraint d’atterrir désemparé. Un appareil anglais n’est pas rentré.
Nos alliés ont bombardé la gare d’Ingelmunster et un champ d’aviation au nord-est de Saint-Quentin. Tous leurs appareil sont rentrés indemnes.
Sur le front italien, reprise d’artillerie, entre le lac de Garde et l’Astico, dans la région de Monterello et le long du littoral.
Nos alliés ont concentré des feux sur des troupes ennemies en marche du côte d’Asiago, au Sud de Primolano et sur la rive gauche de la Piave.
Un aviateur anglais a abattu un avion ennemi près de Conegliano.
Le croiseur anglais Calgarian a été torpillé.

La Légion russe incorporée dans la 1ère division marocaine

Par suite de la révolution en Russie, qui fut suivie par un relâchement de discipline parmi les soldats, les dites quatre brigades furent dissoutes, mais les éléments les plus dignes et loyaux voulurent continuer à servir la cause commune, ce qui permit de former une Légion Russe. Celle-ci alla au front le 7 mars 1918 et fut incorporée dans la 1ère division marocaine.

Cette légion se distingua dans tous les combats de la glorieuse division marocaine en 1918, jusqu’à la victoire, et participa ensuite à l’occupation du territoire allemand, en étant placée dans un district situé près de Frankenthal.

Elle fut citée deux fois à l’Ordre de l’Armée. *

Les pages glorieuses écrites sur notre sol par les volontaires russes et par les Brigades Spéciales, constituent des lettres de noblesse qui enseignent à ceux qui restent et à leurs enfants, le chemin d’un devoir auquel, nous en sommes certains, ils ne sauraient faillir.

source: http://ascerf.fr/armee-orient/

 Parution de la guerre aérienne illustrée

 

1274/28 janvier 1918: mort du médecin poète canadien John Mc Crae

Création de l’Armée rouge

Après les révolutions russes de 1917, les bolcheviks souhaitent mettre en place une armée afin de combattre leurs opposants. Le 28 janvier 1918, une décision du Conseil des commissaires du peuple transforme la garde Rouge en armée Rouge. Elle avait pour objectif de combattre l’armée Blanche, composée de la France, du Royaume-Uni, de la Tchécoslovaquie, des Etats-Unis et de l’empire du Japon. Elle participera notamment à la guerre civile russe

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/28/1/1/a/59842/creation_de_l_armee_rouge.shtml

http://www.gauchemip.org/spip.php?article8310

Grève générale en Allemagne

Le 28 janvier 1918, une grève générale éclate dans un grand nombre de villes allemandes : Berlin, Hambourg, Kiel, Breslau, Danzig, Mannheim, Munich, Nuremberg, … La grève est interdite et l’état de siège est renforcé. Cela n’empêche pas une nouvelle grève de masse à Berlin du 15 au 17 avril.

https://www.legrandsoir.info/c-039-est-la-revolution-allemande-qui-a-mis-fin-a-la-guerre-de-1918.html

Parution de l’Excelcior

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4605996s.item

Trois victoires aériennes pour Maurice Robert

Né le 19 janvier 1893 à Maubeuge, dans le Nord, Maurice Robert entre dans l’Armée le 7 avril 1913 et se trouve affecté au 1er Régiment d’Artillerie. Le 16 août 1914, il est transféré au 1er Groupe d’Aviation et se trouve affecté à l’Escadrille D 022 Au cours du mois de mai 1915, il est transféré à Chartres en tant qu’élève pilote et reçoit le Brevet de Pilote Militaire n° 2150 le 26 décembre 1915. Il poursuit alors l’entrainement à Ambérieux, Avord et Pau où il se forme à la voltige et au tir avant de rejoindre le GDE le 1 novembre 1916. Le 3 février 1917, il est affecté à l’Escadrille C61 avant d’être transféré, le 3 mai 1917, à l’Escadrille N92 au sein de laquelle il obtient une promotion au grade de Sergent le 22 mai. Deux jours plus tard, il remporte sa première victoire. Le 28 janvier 1918, après avoir remporté 3 victoires, il est promu Adjudant. Maurice Robert ne survivra cependant pas à la guerre, tué au combat le 19 juillet 1918, 3 semaines après être devenu un As en remportant sa 5eme victoire en combat aérien. Il avait été décoré de la Médaille Militaire le 15 août 1917 et sa Croix de Guerre comptait au moins 4 Palmes. La citation lui octroyant la Médaille Militaire fait état de deux blessures au combat.

http://www.cieldegloire.com/004_robert_m_j_e.php

Mort du médecin poète canadien John Mc Crae

John Mc Crae est un médecin biologiste engagé volontairement pendant la Seconde Guerre des Boersd’Afrique du Sud puis dans le Corps expéditionnaire canadien lors de la Première Guerre mondiale. Il a été promu au grade de lieutenant-colonel du Corps médical canadien. C’est lui qui aurait écrit le 3 mai 1915 à Boezinge un poème en pleine bataille des Flandres en hommage à son ami. Il décède à l’Hôpital militaire britannique de Wimereux le 28 janvier 1918.

Le poème In Flanders Fields évoque avec simplicité les champs de bataille des Flandres. Il est devenu pour les Canadiens et les Britanniques le symbole d’une génération fauchée dans la fleur de l’âge, à l’instar des romans de Roland Dorgelès ou de Maurice Genevoix pour les Français.

Une partie de ce poème est affichée dans le vestiaire de l’équipe de hockey des Canadiens de Montréal, de la Ligue nationale de hockey, sous les photos des joueurs qui ont été admis au Temple de la renommée du hockey : « Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous toujours de le porter bien haut. »

Le gouvernement canadien a fait faire une traduction officielle du poème sous le titre Au champ d’honneur.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/John_McCrae

https://magazine.hortus-focus.fr/blog/2017/11/11/les-fleurs-de-la-grande-guerre/

https://horizon14-18.eu/john-mccroe.html

Journal du lundi 28 janvier 1918

Activité de l’artillerie allemande vers Ribécourt, sud-ouest de Cambrai, sur le front anglais.
Canonnade réciproque assez vive dans la région à l’est de la route de Saint-Etienne à Saint-Souplet où nous avons exécuté des tirs de destructions efficaces. Deux coups de main ennemis ont échoué sur nos petits postes de la région de la Fave.
Sur le front italien, action d’artillerie dans la zone montagneuse et plus intense du Montello à la mer.
Les conditions atmosphériques favorables ont permis une grande activité aérienne des deux côtés.
Les avions italiens ont bombardé avec succès des baraquements ennemis et des voies ennemies à Cismon et à Primolano. Des hydravions de la marine royale ont efficacement battu des objectifs militaires entre Sila et la Piave.
Nos escadrilles et celles de nos alliés ont attaqué à plusieurs reprises de nombreux avions ennemis dont deux, dans la région du mont Zebio et dans le val Sugana, sont tombés désemparés sous les coups de nos aviateurs. Deux autres, à San Pietro di Feletto et à San Fioroni ont été abattus par des aviateurs anglais, qui ont, en outre, incendié deux ballons captifs ennemis près de Conegliano.
En Palestine, continuation des opérations aériennes.
Les escadrilles anglaises de bombardement ont surpris près de Hawara, au sud de Naplouse, sur la route de Naplouse à Jérusalem, un corps en formation de 2000 Turcs sur lequel ils ont jeté une demi-tonne de bombes.

 

(vidéo)Armement allemand : le gros Max

De 1915 à 1917, les 400 habitants du village d’Hampont ont cotoyé 180 marins allemands. Une présence qui peut sembler incongrue à 500 kilomètres de la mer mais qui s’explique par l’installation d’une impressionnante pièce d’artillerie : le « Gros Max ». Au début du XXe siècle, les grandes puissances maritimes se sont lancées dans une course aux armements.

Pour rattraper son retard sur l’Angleterre, l’Allemagne décide de produire des canons de 38 cm destinées aux cuirassés. Les premières pièces sortent des usines Krupp alors que la guerre éclate. L’armée allemande a alors besoin de pièces longue portée. Ces canons vont être disposés le long de la ligne de front pour bombarder des villes françaises. Nancy fait partie de ces objectifs. L’installation d’un canon est décidée à Hampont, à 30 km de distance.

Au préalable, une cuve bétonnée (de 400 m3) doit être construite et le chantier dure cinq mois. 1000 hommes font sortir de terre des galeries, des voies ferrées et toutes les structures nécessaires à l’emploi de « Max ». Les premiers obus sont tirés le 1er janvier 1916 sur Nancy, provoquant la stupeur. Les canonniers marins vont tirer 150 de ces énormes obus, occasionnant d’importants dégâts matériels et tuant 28 personnes. Mais les Français ont repéré le canon qu’ils bombardent à leur tour, le faisant taire à tout jamais au début de l’année 1917.

Source: France 3 Grand Est

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/moselle/histoires-14-18-gros-max-1375963.html

1200/15 novembre 1917: Clémenceau fait la guerre (suite)

Clémenceau fait la guerre (suite)

l est déjà le « Tigre », il sera bientôt le « Père la Victoire ». À 76 ans, Georges Clemenceau est de retour. Le 15 novembre 1917, Raymond Poincaré, président de la République, se résigne à appeler à la présidence du Conseil – poste clé de la IIIe République

(suite payante) http://www.sudouest.fr/2017/08/21/clemenceau-ou-la-guerre-du-tigre-3709785-710.php

(Aviation) mort d’un as allemand

Mort en combat aérien, au dessus de Ten-Brielen, en Belgique, de Hans Hoyer, « As » allemand de la WW1, 8 victoires aériennes au sein de la Jasta 36.

Les pilotes de la Jasta 36, lors de la remise de la « Blue Max » (Qu’il porte, comme il se doit, au cou)à Walter von Bulow-Bothkamp. Hoyer est juste au dessus de lui, à droite :

Mort en combat aérien, au dessus de Ten-Brielen, en Belgique, de Hans Hoyer, « As » allemand de la WW1, 8 victoires aériennes au sein de la Jasta 36.

Les pilotes de la Jasta 36, lors de la remise de la « Blue Max » (Qu’il porte, comme il se doit, au cou)à Walter von Bulow-Bothkamp. Hoyer est juste au dessus de lui, à droite :

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-675.html

Journal du jeudi 15 novembre  à travers Le Miroir

Grande activité des deux artilleries sur la rive droite de la Meuse.
Nos détachements ont réussi divers coups de main sur les lignes ennemies, notamment au sud-est de Saint-Quentin à l’est de Sapigneul, au bois Le Chaume, et ont ramené une dizaine de prisonniers.
A la suite d’une recrudescence de canonnade, l’ennemi a attaqué les positions occupées par les troupes britanniques sur les hauteurs au nord de Passcchendaele.
Les Autrichiens ont tenté un coup de main violent sur les positions italiennes, du lac de Ledro au lac de Garde. L’attaque a complètement échoué et l’ennemi s’est retiré.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html