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(vidéo) Zille, le dessinateur berlinois

Pendant la 1ère guerre mondiale, Heinrich Zille est l’un des plus célèbres peintres de la scène artistique berlinoise. Personne mieux que lui ne sait croquer les petites gens de la capitale de l’Allemagne, dans leur vie quotidienne, dans leurs souffrances de cette guerre qui n’en finit pas. Au fil des dessins, Zille montre de plus en plus d’aversion pour le conflit.

Malgré les tentatives de son père pour en faire un boucher, Heinrich Zille préfère le maniement du crayon à celui du couteau, la vue du sang le panique. Sa vocation est récompensée. Le succès arrive vite. Son sujet de prédilection, les Berlinois, de préférence dans les quartiers pauvres. Heinrich Zille observe et dessine sur le vif.

Pendant la guerre, Zille collabore à l’hebdomadaire satirique Ulk. Chaque semaine il réalise une chronique du front publiée sous le titre « Vadding im Frankreich », Vadding en France. Ses personnages sont débonnaires, pacifiques et prennent toujours la vie au front du bon côté. A tort, ses dessins sont perçus comme glorifiant la guerre.

Pour contrebalancer cette image, Zille publie dans une revue artistique un dessin ouvertement contre le conflit : « das eisernde Kreuz ». On y voit une mère désemparée avec ses enfants. Son petit garçon regarde avec curiosité la croix de fer posée sur la table, une décoration, témoignage de la bravoure du père mort au front. Une grande détresse se dégage du dessin. De quoi sera fait l’avenir de cette famillle ? De nombreuses familles se poseront la question.
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(vidéo)Le film “Es werde Licht” met en garde les allemandes contre l’adultère !

Nous sommes en pleine guerre. Berlin souffre, Berlin a faim mais Berlin continue aussi à s’amuser. Même les touristes n’ont pas déserté la capitale allemande épargnée par les combats. Les plus fortunés peuvent continuer à sortir au théâtre, au cabaret, et même au cinéma. Les comédies font oublier quelques instants la lourdeur du quotidien mais c’est un film bien particulier que les Berlinois peuvent découvrir  sur grand écran en cette année 1917. Son titre : es werde Licht, (« et la lumière fut »)

Es werde Licht, est tout simplement le premier film d’éducation sexuelle projeté en Allemagne  et cette production ne doit rien au hasard : à cause de la guerre, nombre d’hommes et de femmes vivent séparés et pendant une période beaucoup plus longue que prévue. Conséquence : des relations illégitimes se multiplient et avec elles les maladies vénériennes. Souvent amenée par des soldats en permission, la syphilis est notamment largement répandue dans Berlin.

Les services de l’Etat mettent en garde les femmes contre l’adultère et les exhortent à la fidélité. Des brochures de vulgarisation déconseillent, surtout à la population féminine, la consommation exagérée d’alcool, considérée, comme on peut y lire, le « bouillon de culture de l’immoralité ». Ou encore : une femme de combattant qui succombe à la tentation se rend coupable de prostitution secrète.

Es werde Licht, sera réalisé en 4 épisodes. Deux seront diffusés en 1917 et 2 en 1918. L’objectif de la production sera bien de mettre en garde contre les relations sexuelles non protégées, les conséquences des maladies vénériennes mais aussi les méthodes de traitement d’urgence. L’histoire ne dit pas si le film aura fait beaucoup d’entrées.

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(vidéo) Eté 1917: Berlin a faim

Eté 1917, bientôt 3 ans de guerre. Berlin est loin du front mais subit malgré tout les conséquences de la guerre. Le Reich allemand ne s’était pas du tout préparé à un conflit long et dès 1915, la population a ressenti les effets du blocus maritime des Anglais. Berlin n’a plus d’argent et les prix ne cessent d’augmenter, Berlin a faim et les rations ne cessent de diminuer.

Cela fait bien longtemps que les cartes de rationnement font partie du quotidien des Berlinois. En effet, dès février 1915, des cartes de pain ont été distribuées, puis c’est pour la viande, le beurre, les œufs, le thé, le café, le sucre et les pommes de terre.
Avec l’introduction des cartes d’alimentation commence le temps des « Polonaises ». C’est ainsi que les Berlinois appellent les files de plus en plus longues devant les magasins.

La ration quotidienne est tombée à moins de 1000 calories par jour et la famine est aux portes de la ville. Conséquence de cette sous-alimentation, la mortalité générale augmente fortement. Un médecin berlinois remarque que les habitants ont les os des mâchoires qui ressortent et la peau dépourvue de graisse fait des plis.

L’année 1917 restera une année terrible. la famine aggravée par une récolte catastrophique de pommes de terre à l’automne 1916 et il faudra remplacer le tubercule par le navet. On le trouvera en soupe, boulette, compote et même en confiture… pendant de très longues années, les Allemands garderont ce souvenir de l’hiver des navets.
La faim aura tué des centaines de milliers de civils.
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883/journal du 2 janvier 1917

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du mardi 2 janvier 1917 à travers Le Miroir

En Champagne, après un violent bombardement par engins de tranchées, les Allemands ont attaqué à deux reprises nos postes avancés à l’ouest d’Auberive. Ces deux tentatives ont complètement échoué sous nos feux de mitrailleuses et nos jets de grenades.
Sur la rive droite de la Meuse, un fort coup de main tenté par les Allemands contre les tranchées conquises par nous à l’est de la ferme des Chambrettes a complètement échoué.
Journée relativement calme sur le reste du front.
Sur le front belge, bombardements réciproques à l’est de Ramscapelle et vers Dixmude. Vive lutte des artilleries de campagne et de tranchées à Hetsas.
Dans la région au sud de Pinsk, les Allemands ont bombardé les tranchées russes, ils ont donné plusieurs attaques sans résultat.
Au sud-est de Brody, l’ennemi a bombardé les positions de nos alliés avec des obus asphyxiants.
Sur la frontière de Moldavie, il a été repoussé, le long de la rivière Dekash, comme d’ailleurs sur le Trotus.
Les troupes de Mackensen ont attaqué la tête de pont de Braïla et refoulé une arrière-garde russe en Dobroudja.
Canonnade sur le front de l’armée italienne (val d’Astico, Giulie et Carso).
L’éphéméride complet du mois sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

Bonheur: un dessin de Léo Chevalier

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Dans La Croix du 2 janvier 1917

Mémoires du 26 ème Compagnie, du 12 ème escadron de trains

Le 2 janvier 1917, nous quittions Conty et nous allions cantonner à Eplessier à 1500 m à l’ouest de Poix.

Là, nos chevaux étaient à l’abri, les hommes dans les granges ; les sous-officiers avaient des lits, ce n’était plus la guerre. Le 6 janvier, in capacité et insouciance du Capitaine Commandant. Nous abandonnions la grande rue à l’artillerie qui était de passage ; ma section toute entière dû être mise à la corde dans un champ, à proximité du pays. Ainsi, on mettait des chevaux de l’Etat dehors, pour mettre des chevaux de l’Etat à l’abri , et cela pour un passage d’une nuit.

http://themasq49.free.fr/index_fichiers/1418/Parcours_CVAX_1917.htm

Lettres de Guerre du Poilu Augustin Astruc

Le 2 janvier 1917 (midi).

… Tu n’auras pas été très satisfaite de ma correspondance du 1er janvier, une simple carte c’était bien peu. Mais je suis ces jours-ci un peu débordé par les correspondances, tu sais ce qu’il en est aux environs du 1er de l’an. Ce premier de l’an s’est passé assez tristement, tu n’en doutes pas. J’étais levé, hier à trois heures. …

A 6 h moins le quart, j’ai été réveiller les copains et leur souhaiter la bonne année, puis le cuisinier du Ct, m’a payé le café. Alors j’ai été au colonel. Le bureau n’était pas encore ouvert. Comme il y a à côté une section de mitrailleurs au repos, j’ai été dire bonjour à Victor et aux autres camarades. Ils m’ont payé la

goutte. De retour, j’allais voir mon capitaine (par pure civilité), il était sorti, je ne le vis qu’après dîner. A dîner nous avons eu un assez bon repas : soupe, haricots verts, rôti, fromage, 3⁄4 de vin, 1 quart de champagne, une orange et 2 biscuits, mais comme champagne, c’était pas ça, du vin blanc très ordinaire avec un peu de gaz, pour le faire mousser. Enfin tout cela va bien, avec la fin de la guerre tout s’arrangerait. …

source: http://genea.beys.free.fr/gevaudan/ASTRUC%20Augustin_lettresdeGuerre_1917_extraits.pdf

Kriegsgefangenenlager
Les prisonniers allemands à Barcelonnette

Sisteron
Sisteron

Une aquarelle originale non signée représentant la ville de Sisteron vue de la citadelle, datée du 2 janvier 1917 à Sisteron (12 x 19,4 cm). Cela indiquerait que l’auteur a d’abord été détenu en captivité au dépôt d’officiers prisonniers de guerre de Sisteron avant d’être transféré à Barcelonnette.
http://ubaye-en-cartes.e-monsite.com/pages/le-temps-des-guerres/les-officiers-allemands-prisonniers-a-barcelonnette.html

 

836/16 novembre 1916: à Chantilly, l’attaque de Craonne pressentie

Carnets du rémois Paul Hess

De divers côtés, nous apprenons que les Allemands ont en effet mené, hier, une attaque avec gaz asphyxiants aux Cavaliers de Courcy. Notre artillerie l’aurait brisé.

Journal du jeudi 16 novembre 1916 à travers Le Miroir

Violents combats sur le front de la Somme. L’ennemi a tenté un puissant effort au nord et au sud de la rivière. Il n’a obtenu que des avantages très restreints au prix de pertes très élevées. Au nord, il a attaqué, après un bombardement intense de nos positions, depuis Lesboeufs jusqu’à Bouchavesnes et au delà. Il a pris pied seulement dans nos éléments avancés, à la corne nord et à la lisière ouest du bois de Saint-Pierre-Vaast. Au sud, il a porté ses assauts sur le front Ablaincourt-bois de Chaulnes. La lutte s’est terminée par l’échec des Allemands, qui ont dû rentrer dans leurs tranchées de départ, sauf dans la partie est du village de Pressoir où ils ont pu progresser. Les Anglais ont gagné du terrain au nord de l’Ancre. Leur chiffre de prisonniers monte exactement à 5.678. Leurs pertes sont peu importantes. Au sud de l’Ancre, ils ont fortifié leurs positions à l’est de la butte de Warlencourt.

Nouveau succès serbe dans la région de la Cerna. Nos alliés prennent le village de Cegel. De concert avec nous, ils progressent au nord de Veleselo vers Tepavoi. Le chiffre de leurs prisonniers est, au total, de 3,200.

Les Roumains reculent en Valachie et realisent des avantages en Dobroudja.

Succès russe sur la Narajovka.

L’Amérique fait une démarche à Berlin en condamnant les déportations belges.

La Russie proteste contre l’appel austro-allemand aux Polonais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

A Chantilly, l’attaque de Craonne pressentie

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À la suite de la conférence tenue à Chantilly le 16 novembre 1916, où les états-majors alliés ont décidé des grandes orientations militaires de l’année 1917, le général Nivelle, qui vient d’être nommé commandant en chef de l’armée française, et son homologue britannique, Haig, jettent les bases d’une action commune pour rompre le front allemand.

La ville d’Arras, située en zone britannique, est pressentie pour constituer la base de départ d’une offensive de diversion. Cette action, combinée avec une attaque d’envergure dans le secteur français, devait attirer les troupes de réserve allemandes quelques jours avant le déclenchement de l’assaut français et faciliter ainsi la rupture des lignes ennemies en Champagne dans le secteur du Chemin des Dames.

source: http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/batailles/la-bataille-darras-avril-1917.html

Nouvelles plaques d’identité allemandes

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Le 16 novembre 1916 apparaît un nouveau modèle de plaque d’identité. Ses caractéristiques sont définies dans la directive 1727/8 16.B3.

La matière (tôle de zinc) et la forme (ovale avec 2 trous de suspension pour le cordon dans la partie supérieure) sont identiques au modèle 15. La directive mentionne une largeur de 6,8 cm mais en réalité, de très nombreuses plaques modèle 16 ont les mêmes dimensions que les plaques modèle 15 (7×5 cm). La nouveauté est que ces plaques doivent avoir, suivant l’axe horizontal, trois fentes de cassures afin de pouvoir séparer la plaque en deux morceaux.

source: http://plaques-identite.eu/main_dossier.php?page=P3

 

818/29 octobre 1916: De Gaulle s’évade de l’hôpital d’Ingolstadt

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal de guerre du dimanche 29 octobre à travers le Miroir

Sur le front de la Somme, canonnade intermittente.
Au nord de Verdun, lutte très vive dans la région de Douaumont. Nos troupes ont brillamment enlevé à la grenade une carrière organisée par l’ennemi au nord-est du fort de Douaumont.
Les Anglais ont pris possession de plusieurs tranchées importantes au nord-est de Lesboeufs. Le tir de l’artillerie britannique a été très efficace et l’ennemi a été pris sous la fusillade de nos alliés au moment où il abandonnait ses positions. 63 prisonniers ont été faits. L’artillerie allemande s’est montrée active vers Eaucourt-l’Abbaye et Martinpuich. L’artillerie anglaise a bombardé les lignes ennemies dans la région de Messines-Armentières, Guinchy, Hohenzollern et Gomécourt.
Les Italiens ont fait un nouveau bond sur le Carso et l’Autriche ressent une inquiétude croissante du côté de Trieste.
Les Russes ont perdu deux hauteurs près de Dorna-Vatra.
Les Roumains ont consolidé leur position en Moldavie et fait des contre-offensives heureuses à la frontière de Valachie. Leur succès a été surtout marqué dans la vallée du Jiul. Au total, ils ont fait 1800 prisonniers.
Trois sous-marins allemands gardent l’entrée du fjord de Christiania. C’est la provocation directe à la Norvège.

De Gaulle s’évade de l’hôpital Ingolstadt

Le départ est fixé au dimanche 29 octobre 1916, parce que le dimanche, les allées et venues sont particulièrement nombreuses à l’hôpital. A la nuit tombante, Dupret revêt la casquette et le pantalon allemands et passe une grande blouse d’infirmier. De Gaulle conserve sa tenue réglementaire. Ils franchissent le poste de garde de l’annexe sans éveiller l’attention des sentinelles et pénètrent dans l’enceinte de l’hôpital. Là, munis de la clef du soldat électricien, ils se glissent dans l’atelier. Bientôt habillés en civils, ils se mêlent aux visiteurs et sortent de l’hôpital le plus paisiblement du monde. Les voilà en ville, libres !

Leur projet était de gagner à pied l’enclave suisse de Schaffhouse située à 300 kilomètres, en prenant la précaution de ne marcher que la nuit, demeurant le jour cachés dans les bois. Hélas, il pleut sans discontinuer. Le 5 novembre, vers 21 h 30, ils atteignent Pfaffenhofen, grosse bourgade à une trentaine de kilomètres d’Ulm, ayant parcouru les deux tiers de leur route. Mais c’était un dimanche. Les rues qui auraient dû être désertes sont pleines de monde : «En arrivant sur la place centrale, nous nous trouvâmes au milieu de la jeunesse du bourg qui polissonnait dans la rue. Une semaine de vie sauvage nous avait donné une mine patibulaire qui fut aussitôt remarquée. La foule nous poursuivit, bientôt rejointe par le garde-champêtre à bicyclette et par des gendarmes en permission. Arrêtés, nous fûmes conduits au violon municipal où l’on n’eut pas de peine à découvrir notre identité. » Quelques jours plus tard, ils sont jetés dans les oubliettes du fort IX d’Ingolstadt.

Pour s’être évadés, de Gaulle et Dupret écopent en effet de soixante jours d’arrêts de rigueur : « fenêtres closes par volets métalliques, pas de lumière, régime alimentaire spécial, rien pour lire, ni pour écrire, une demi-heure de promenade par jour dans une cour de cent mètres carrés ».

Le document complet sur http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1890-1940-la-genese/la-grande-guerre/analyses/les-cinq-evasions-du-capitaine-de-gaulle.php

Le néo-zélandais John Braithwaithe fusillé

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Le cimetière britannique de Elargies

John Braithwaithe a 32 ans, quand il s’engage pour aller combattre en Europe. Auparavant, il était journaliste et fils de l’ancien Maire de Dunedin.

De mai 1915 à Janvier 1916, il est en phase d’intégration et de formation. Il rejoint l’Otago Regiment. Après un long voyage, il rejoint l’Egypte. Il y est nommé ‘lance-corporal’ et en Avril embarque pour la France.

1 mois plus tard, premier avertissement pour 24 heures d’absence sans autorisation. Il n’est plus lance-coporal.
15 jours plus tard, il récidive. Il est arrêté mais s’échappe. Nouvelle arrestation, nouvelle évasion. Après sa capture, il est condamné à deux ans de travaux forcés.
15 jours après nouvelle fuite et nouvelle condamnation à deux ans de travaux forcés en sus des précédents. Il est alors interné à Blargie.

En réalité, le modeste village de Blargies était un dépot logisitique mais aussi l’emplacement de deux prisons pour soldats britanniques ou du Commonwealth.

Situé au Nord du village, le camp N°1 fut l’objet de mutineries que nous allons évoquer ci-dessous.

La prison n’est pas telle que l’on peut s’imaginer à priori, avec cellules et portes de fer. Non, il s’agissait d’un camp de prisonniers vivant dans des tentes et qui fonctionnait avec une certaine collaboration entre les prisonniers et leurs gardiens.

Trois cent prisonniers vivaient dans vingt cinq tentes. Ils étaient condamnés à des mois de travaux forcés pour des fautes diverses. Une trentaine de cellules en durs servaient pour les récalcitrants, qui pouvaient alors être enchainés et menotés.

Les conditions d’internement étaient spartiates et les gardiens plutôt sévères. Quelques douches peu de WC entrinaient une promiscuité qui étaient ferments de tensions et d’énervement.

Une première mutinerie éclate le 14 août 1916, où 70 prisonniers refusent d’aller au travail. Des mots violents sont échangés. L’origine du problème est dans des différences de traitements entre les prisonniers australiens et les autres (des affaires de rasoirs !). Le lendemain après un nouveau refus, l’affaire se calme petit à petit. Un des mutins à l’origine de l’incident, W.Lewis sera exécuté à Rouen en Octobre.

La suite sur:

http://moulindelangladure.typepad.fr/monumentsauxmortspacif/spultures/

 

805/16 octobre 1916: déportation de travailleurs belges en Allemagne

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal de guerre du lundi 16 octobre 1916

Au nord de la Somme, l’ennemi a tenté plusieurs contre-attaques sur les positions dont nous nous étions emparés. Quelques-unes ont été dispersées par le feu de notre artillerie avant d’avoir atteint nos lignes; les autres ont toutes été brisées par nos fantassins, qui ont maintenu et consolidé tous leurs gains.
Grande activité d’aviation et d’artillerie dans la région de la Somme. Le nombre des prisonniers valides faits au cours des combats de la veille dans le secteur Ablaincourt-Belloy est de 1100, dont 19 officiers.
Les Anglais ont pleinement réussi dans leurs tentatives au sud de l’Ancre. Au nord de la redoute Stuff, ils ont enlevé deux lignes de boyaux de communication et fait 101 prisonniers. A la redoute Schwaben, gains plus considérables encore et fortes pertes pour l’ennemi. Les troupes britanniques ont pénétré dans les tranchées allemandes à l’ouest de Serre, au nord de Roclincourt, au nord-est de Festubert et au nord de Neuve Chapelle. Elles ont fait des prisonniers et bouleversé les défenses ennemies.
En Macédoine, les troupes anglaises ont bombardé la région de Sérès et de Doiran. Les Serbes ont progressé sur la rive gauche de la Cerna.
Un escadron français a coupé la voie ferrée au sud de Sérès.
Les Italiens ont remporté des succès dans le Trentin.
Les Roumains résistent toujours avec avantage à la passe de Tomos.

Parution de l’Excelsior

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Carnets de Charles Barberon, instituteur

Combles (Somme), le 16 octobre 1916

Le temps est épouvantable et le ravitaillement en munitions fort difficile. Nous sommes à cinq-cents mètres d’un chemin praticable. Les champs qu’il faut traverser pour venir à nous sont détrempés et coupés de trous d’obus. Il faut mettre dix à douze chevaux pour amener vingt-cinq obus. Comme nous tirons beaucoup, les pauvres bêtes sont bien vite épuisées. Les conducteurs ont bien de la peine aussi. Ils mettent parfois douze heures pour faire un seul voyage.

L’épuisement général de la batterie (hommes et bêtes) est la cause essentielle de notre relève qui a lieu le 16 octobre.

Pour en savoir plus http://psychologieclinique.over-blog.com/2016/02/la-representation-du-soldat-pendant-la-grande-guer.html

Raymond Poincaré en visite à Béthune

R-POINCARELe lundi 16 octobre 1916, le Maire Pierre Rinquin a accueilli Raymond Poincaré (notre photo). Le Président de la République venait « visiter » Béthune suite aux bombardements successifs qui ont eu lieu entre 1914 et 1916. Le 7 août 1916, un bombardement avait d’ailleurs occasionné de nombreux dégâts dans les différents quartiers de la ville.

http://www.arnaudwillay.net/article-ces-signatures-gravees-dans-le-marbre-de-l-histoire-bethunoise-123052583.html

Déportation de travailleurs belges en Allemagne

16 octobre 1916 – Début de la déportation de travailleurs belges au sein de l’Empire allemand

Pour en savoir plus: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11179

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(vidéo) http://www.lessines-14-18.be/?p=142