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1560/9 novembre 1918: (Vidéo) la victoire des alliés et l’armistice

(Son) L’Allemagne devient une république

Le 9 novembre, le gouverneur militaire de Berlin fait arrêter un membre de la mouvance révolutionnaire de la capitale et la ville bascule. Des cortèges ouvriers se forment et occupent les bâtiments publics. Le pouvoir ne peut plus compter sur les soldats : ils fraternisent avec les révolutionnaires. Car le moral de l’armée est aussi au plus bas.

En fin de matinée, depuis son quartier-général de Spa, en Belgique, Guillaume II abdique . En quelques heures, la monarchie est écartée. Pas question de régence. Le chef du SPD, Friedrich Ebert est nommé chancelier. Mais chancelier de quoi ? Comme la nature, la politique a horreur du vide. Et alors qu’Ebert envisage une assemblée constituante, un homme s’avance à une fenêtre du Reichstag. Il s’appelle Philipp Scheidemann. Il est aussi du SPD, mais il sait que la gauche radicale emmenée par Liebknecht n’attendra pas qu’une assemblée se réunisse et prépare un « coup » dans la journée même. Il tient un papier à la main. Un mot est inscrit dessus : république..

source: https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/9-novembre-1918-l-allemagne-devient-une-republique_1762135.html

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/République_de_Weimar

https://education.francetv.fr/matiere/epoque-contemporaine/premiere/video/la-victoire-des-allies-et-l-armistice-apocalypse-la-1ere-guerre-mondiale

(Vidéo) la victoire des alliés et l’armistice

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source: https://education.francetv.fr/matiere/epoque-contemporaine/premiere/video/la-victoire-des-allies-et-l-armistice-apocalypse-la-1ere-guerre-mondiale

Mort du poète Guillaume Apollinaire

source: https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article14295

lire aussi: http://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/cgi-bin/bluemtn?a=d&d=bmtnaaz191811-02.2.8&e=——-en-20–1–txt-IN—–

Journal du samedi 9 novembre 1918

La délégation parlementaire allemande est arrivée au grand quartier général français.
Nos troupes ont continué à progresser. Nous avons franchi et dépassé la route de Vervins-Avesnes, au nord de la Capelle. Au sud de cette localité, nous avons atteint, à l’ouest de la voie ferrée de la Capelle à Hirson la ligne Effry-Origny-en-Thiérache. Plus à l’ouest, nous bordons le Thon.
Sur le front de l’Aisne, nous tenons la ligne générale lisière sud de la forêt de Signy-Wagron-Neil-Saint-Rémy – Mazerny-la Horgue, réalisant une avance de 16 kilomètres au delà de l’Aisne. Nous avons délivré cent villages.
Les Anglais ont pris Angre et ont livré des engagements heureux au sud-ouest de Tournay. Ils sont à l’ouest d’Avesnes et occupent Hautmont. Bavai est entre leurs mains, ainsi qu’Elarges et Hensies. Des centaines de prisonniers, un certain nombre de canons et beaucoup de matériel ont été capturés.
Les Américains ont pris Lisy-sous-Dun, Braudeville, les faubourgs de Sedan, situés sur la rive occidentale. Toute la région entre la Meuse et la Bar est libérée. 250 canons ont été capturés depuis le 1er novembre, ainsi que 2.000 mitrailleuses, 5.000 fusils, 75 mortiers de tranchées, 3 millions de cartouches.
Toute la flotte allemande de la mer du Nord et de la Baltique est en révolte.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

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1547/27 octobre 1918

Le butin de guerre: drapeaux et pots de moutarde

Les commerçants allemands, installés à Lille, conservèrent les drapeaux de leurs ennemis, récupérés sur le champ de bataille pour les revendre aux soldats Alliés, de retour dans la ville.

«C’est un trait bien allemand, que nous signalaient ces jours-ci les correspondants militaires. En entrant dans Lille, les Alliés furent émerveillés du luxe de pavoisement des maisons. Où et comment les Lillois libérés avaient-ils pu se procurer si soudainement tant de drapeaux britanniques, belges et français?

Rien de plus simple. Les commerçants boches avaient compris que de leur défaite pouvait résulter un dernier petit bénéfice. Les Français vainqueurs allaient avoir besoin de drapeaux. Bonne affaire. On leur en vendrait… Ce qui fut fait. Et voilà comment Lille fut pavoisée, avec le concours des vaincus!

Ceci me rappelle une autre admirable l’histoire celle de ce fabricant de moutarde de Dijon qui, peu de temps avant la guerre, reçut un jour la visite d’un commis voyageur d’outre-Rhin. Celui-ci venait, de la part d’une grande maison de poterie allemande, faire ses offres de service au fabricant.

“-Ce que je voudrais, dit l’industriel dijonnais, c’est quelque chose que je ne puis guère vous demander. Je voudrais 5.000 pots de moutarde dont le goulot représentât une tête de porc coiffée du casque prussien.”

“-Je prends la commande”, dit le Boche. Il la prit, en effet, et le fabricant, très respectueusement, l’exécuta.

Ces gens ont évidemment d’autres âmes que nous.» écrit Le Figaro du 27 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/27/26002-20141027ARTFIG00176-27-octobre-1918-le-butin-de-guerre-drapeaux-et-pots-de-moutarde.php

Denain accueille le prince Edouard de Galles

Le 27 octobre 1918, pour marquer la fin d’une guerre dévastatrice, Denain accueille le prince Édouard de Galles. Quelques jours avant la visite du président de la République Raymond Poincaré.

Ce n’est que fin octobre, probablement le 27, que les Denaisiens « sortent de leur tanière »… Pour accueillir le prince Édouard de Galles. Il assiste à un service d’Action de grâces célébré au sein de l’église Saint-Martin, en compagnie – entre autres – du commandant en chef du corps expéditionnaire canadien, le général Sir Arthur Currie.

Après ce Te Deum, le prince et les hauts officiers reçoivent, sous les acclamations, un drapeau français, puis des bouquets de fleurs offerts par des Denaisiennes en costume local. Le futur roi d’Angleterre Édouard VIII, son état-major et les notables de la ville défilent ensuite rue de Villars, pour se rendre devant le socle du monument de Villars, privé de sa statue et de ses médaillons enlevés par les Allemands quelques mois plus tôt. Postés sur ce symbole profané, les prestigieux visiteurs vont passer en revue les anciens combattants de la guerre franco-prussienne, puis les soldats canadiens qui ont libéré Denain le 19 octobre.

source: http://www.lavoixdunord.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Ffin-octobre-1918-la-vraie-liberation-et-un-futur-roi-ia15b36964n2457728

« En pleine catastrophe »

« Les Allemands, en quelques mois, ont perdu près de cinq mille canons, et ces pertes sont irréparables à l’heure actuelle. L’usine boche n’a plus le temps de refaire son matériel. Ne croyant qu’à la force, elle est attérrée de la voir finir.
Et nos succès coïncident avec une crise industrielle formidable. La machinerie germanique, usée, surmenée, malade, se détraque. Comme disait un rapatrié. Nos ennemis ont remplacé l’huile et la graisse, qui manquaient, par de l’eau de savon. Mais avec cette mixture insuffisante, l’usure était deux fois plus grande. Il aurait fallu que leurs usines pussent fabriquer deux fois plus.
Cela leur fut impossible.
Evidemment les Allemands se sont ingéniés pour remplacer les produits dont notre blocus les privait. N’ayant plus de caoutchouc, ils ont fait rouler leurs autos sur les jantes en bois. Mais les moteurs s’usaient quatre fois plus vite.
Soyez bien persuadés que l’Allemagne vit en pleine catastrophe. Elle essaie d’ergoter. Elle fait du «rekul élastique » dans la diplomatie en ce moment. Tenons bon et elle acceptera nos conditions. Elle est acculée à la paix».
L’Etoile de l’Est, 27 octobre 1918.

source: https://www.estrepublicain.fr/guerre-et-conflit/2008/10/27/revue-de-presse-du-27-octobre-1918

Mort d’un as allemand Karl Paul Schlegel

Mort en combat aérien de Karl Paul Schlegel, « As » allemand de la WW1, 22 victoires aériennes au sein de la Jasta 45.
Abattu au dessus d’Amifontaine, dans l’Aisne, le 18 octobre 1918 par l’as français Pierre Marinovitch de l’escadrille Spa94, alors qu’il attaque des ballons français avec son Fokker D.VII.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-630.html

…et mort d’un as américain Hamilton « Ham » Coolidge

Mort en opérations, son SPAD XIII étant abattu par un coup direct de la défense anti-aérienne au dessus de Chevières, dans les Ardennes, de Hamilton « Ham » Coolidge, « As » américain de la WW1, 9 victoires aériennes au sein du 94th Aero Squadron.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-630.html

Un dirigeable américan survole Nantes

Le dirigeable américain P3 survolant l’église Saint-Nicolas de Nantes, le 27 octobre 1918.

source: http://victorgirard.fr/albums-photo/1914-18-la-premiere-guerre-mondiale-s-invite-a-nantes/refphoto296.html

Journal du dimanche 27 octobre 1918

Nos troupes ont poursuivi leur avance entre l’Oise et la Serre. Elles se sont emparées de la ferme Fernière. Entre cette ferme et Villers-le-Sec, nous avons enlevé des centres fortement organisés en dépit de la résistance de l’ennemi, qui a contre-attaqué vainement à plusieurs reprises. On signale 800 prisonniers.
Sur le front de la Serre, nous avons franchi la rivière entre Crécy et Mortiers et occupé la rive nord sur un espace d’un kilomètre.
A l’est de la Souche, violents combats. Nous sommes à la ferme Caumont, à l’est de Vesle-et-Caumont, et de Pierrepont. Entre Sissonne et Château-Porcien, nous avons attaqué. Nous avons progressé sur un vaste front, pris pied au Petit-Saint-Quentin, au hameau de Recouvrance, au moulin de Herpy. Nous avons pris 2000 hommes et 9 canons.
A l’est de Rethel, succès dans la région d’Ambly-Fleury.
Les Anglais ont pris, au sud de l’Escaut, Sepmeries et Querenaing. En deux jours, ils ont capturé 9000 hommes et 150 canons.
Les Américains livrent de durs combats à l’est et à l’ouest de la Meuse.
Les Italiens ont fait 3000 prisonniers au mont Grappa.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1536/16 octobre 1918

Parution du coup de canon

La guerre plongea la presse dans de nombreuses difficultés matérielles comme la mobilisation des ouvriers des imprimeries et des rédacteurs, la pénurie de papier et enfin la réapparition de la censure. Elle eut pour conséquence la disparition de bon nombre de journaux, 28 titres dès 1914 et une vingtaine encore entre 1914 et en Basse-Normandie. La presse cesse totalement de remplir sa mission d’information pour se transformer en arme de propagande. Peu de choses sont connues sur la création du Coup de canon, bimensuel, qui paraît pour la première fois en . Il s’affiche comme un journal humoristique, milit…éraire et civil, vendu sur abonnement à la tête du client dont les chèques sont refusés c’est trop compromettant. Il se situe au carrefour des journaux satiriques qui virent le jour aux débuts de la Troisième république et des journaux de guerre aux publicités et feuilletons patriotiques, prenant le contre courant des journaux de propagande et de soutien des populations loin du front par des caricatures et dessins caustiques. Le Coup de canon de janvier à novembre est remplacé par Le Crachin Journal humoristique et satirique -1919 et devient Le Crachin 1920-1927. Il paraît quelques mois 1919-1921 sous la dénomination Le Crachin cherbourgeois.

Mort d’un as de l’aviation irlandais

Patrick Anthony Langan-Byrne, « As » irlandais de la WW1, 10 victoires aériennes au sein du 24 Sqn du RFC, est abattu à bord de son D.H.2 A2542 et tué en combat aérien avec l’as allemand Oswald Boelcke du Jasta 2. Boelcke enregistre là sa 34ème victoire.

Mort d’un as de l’aviation allemand

Albert Haussmann, « As » allemand de la WW1, 15 victoires aériennes au sein de quatre Jasta, est abattu dans son Albatros près de Romagne par des tirs anti-aériens. Il abandonne son appareil en flammes, mais son parachute ne s’ouvre pas à temps. Il est tué.

source: http://normannia.info/items/show/190694#?c=0&m=0&s=0&cv=0

Journal du mercredi 16 octobre 1918

Sur l’ensemble du front, nous sommes restés en contact étroit avec l’infanterie ennemie.
Au sud de la Serre, nous avons occupé Monceau-les-Loups, et nous sommes parvenus à un kilomètre au sud d’Assis-sur-Serre. Avec la coopération des troupes italiennes, nous avons enlevé et dépassé Sissonne.
Plus à l’est, malgré une vive résistance de l’ennemi, nous avons progressé sur la rive nord de l’Aisne.
Les Anglais ont repoussé une série d’attaques d’infanterie contre leurs positions à l’est de la Selle, aux environs de Solesmes.
Les armées de Flandre, sous les ordres du roi des Belges, ont attaqué. La 2e armée britannique, progressant de sept kilomètres, a atteint les faubourgs de Menin. L’armée belge a progressé de huit kilomètres vers Thourout.
L’armée française a pris Roulers. Il y a 8000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1508/18 septembre 1918: bataille de la ligne Hindenburg

Bataille de la ligne Hindenburg

Dans le cadre de l’offensive des cent jours, la bataille de la ligne Hindenburg se déroula le 18 septembre 1918. Les troupes britanniques et australiennes débutèrent l’assaut contre les Allemands, et vinrent ensuite Etats-Unis, France et Canada pour les soutenir. La ligne Hindenburg représentait plus de 150 km de tranchées. Les alliés prennent l’avantage face aux Allemands épuisés. Cette bataille contribuera beaucoup à la fin de la guerre des tranchées.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/18/9/1/a/59376/bataille_de_la_ligne_hindenburg.shtml

(Aviation) Ernst Jünger décoré de la croix » Pour le mérite « 

Blessé 14 fois durant le conflit, Jünger s’est engagé dès 1914 et achève la guerre avec le grade de sous-lieutenant. Véritable héros de cette guerre, côté allemand, il est l’un des très rares à s’être vu décerner l’ordre Pour le mérite (médaille créée par Frédéric II en 1740 avec inscription en français). Auteur de nombreux ouvrages relatant son expérience de la guerre dont Orages d’acier, Lieutenant Sturm, Boqueteau 125,… il est mort en 1998 à 103 ans.

source: https://www.politiquemagazine.fr/non-classe/cetait-un-18-septembre/

Catastrophe ferroviaire à la gare de Ségrie (Sarthe)

Mercredi 18 septembre 1918, « vers quatre heures quarante du matin, un train de permissionnaires, qui se dirigeait vers la Normandie, entrait en gare de Ségrie, […] et attendait, pour continuer sa route, l’arrivée d’un train de marchandises, signalé comme venant derrière lui. […] Tout-à-coup, […] le lourd convoi entrait en gare, à une vitesse vertigineuse, et venait tamponner le train de soldats », peut-on lire dans une archive de  L’Ouest Éclair , édition du lendemain de l’accident. Dix-sept personnes sont décédées dans cette catastrophe : quinze soldats, un mécanicien et un chauffeur.

source: https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/segrie-72170/segrie-cent-ans-plus-tard-ils-celebrent-la-catastrophe-ferroviaire-5889071

Journal du mercredi 18 septembre 1918

Entre Oise et Aisne, nos troupes ont continué à progresser à l’est de Vauxaillon, et ont enlevé le mont des Singes. Près de 300 prisonniers sont restés entre nos mains.
Au nord-est et à l’est de Sancy, en dépit de la résistance opposée par les Allemands, nous avons avancé d’un kilomètre environ sur un front de quatre. 600 prisonniers et 2 canons de 105 ont été capturés. Nous nous sommes emparés de Vailly. Un coup de main heureux dans la région de Leintrey, en Lorraine, nous a valu des prisonniers.
Les Anglais ont effectué avec succès une opération locale à cheval sur le canal Ypres-Commines. Ils ont avancé leur ligne sur un front de plus de deux milles et capturé de nombreux prisonniers et des mitrailleuses.
Des rencontres ont eu lieu avec des éléments ennemis et des patrouilles dans le voisinage de Moeuvres et près de Gavrelle. Nos alliés ont établi de nouveaux postes dans le voisinage de Sauchy, Cauchy et Oppy.
Les Américains signalent des combats locaux dans le secteur de Saint-Mihiel.
En Macédoine, les troupes franco-serbes ont pris l’offensive, entre Monastir et le Vardar. Elles ont enlevé la première ligne bulgare sur un front de 11 kilomètres, puis la seconde. Elles ont élargi la brèche qui a 25 kilomètres sur 7 et capturé 4000 ennemis.
M. Wilson a repoussé la proposition Burian.
M. Clemenceau l’a flétrie dans un vibrant discours au Sénat.
L’Allemagne a proposé à la Belgique une paix séparée…et inacceptable. Le gouvernement du Havre a repoussé cette offre après avoir consulté ses alliés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1486/28 août 1918

Le report de la limite d’âge du service militaire crée des échauffourées

À Berlin, une rumeur concernant une élévation de la limite d’âge pour le service militaire provoque un mouvement de contestation original: les protestataires jettent par les fenêtres les portraits de leurs dirigeants. Le Figaro témoigne le 28 août 1918 de cette atmosphère insurrectionnelle.

«On télégraphie d’Amsterdam au Daily Chronicle qu’ “une manifestation curieuse et bien caractéristique vient de se produire à Berlin”. Le bruit ayant couru que les autorités militaires étudiaient l’éventualité d’une élévation de la limite d’âge pour le service militaire, une vive agitation se dessina par les rues de certains quartiers, notamment du faubourg de Moabit.

Une colère montait de la foule attroupée; la police intervint. On se dispersa. Mais les gens qui rentraient chez eux comme aussi ceux qui s’étaient réfugiés dans les cafés et autres lieux publics semblèrent s’être donné le mot: de toutes les portes et de toutes les fenêtres il se mit à pleuvoir des portraits du Kaiser, du kronprinz, de Ludendorff, voire de cet Hindenburg, dont l’image naguère était vénérée jusqu’à l’idolâtrie.

Dehors, les passants acclamaient l’exécution, conspuaient et piétinaient les exécutés, apportant au sacrilège une espèce d’hilarité furibonde.

Deux heures après cette défenestration en effigie, les balayeurs municipaux faisaient encore des quatre icones, en loques et en miettes, des tas au coin des rues. Au balcon des maisons, Berlin acclamait, de ses balayeurs, le geste auguste et symbolique.» écrit Le Figaro du 28 août 1918.

source Le Figaro http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/28/26002-20140828ARTFIG00119-28-aout-1918-le-report-de-la-limite-d-age-du-service-militaire-cree-des-echauffourees.php

Les canadiens vaillants dans le Nord

Les combats des 27 et 28 août furent terribles. La 3e Division était arrivée et avait pris la relève d’une partie du front sur la gauche. À droite, la 2e Division avait subi un taux de pertes alarmant et avait été obligée de s’arrêter, voire de reculer en certains endroits. L’un des bataillons de la 2e Division, le 22e (5e Brigade) fut anéanti en prenant d’assaut Chérisy. Tous ses 23 officiers furent tués ou blessés et l’effectif du bataillon était tombé à 39 hommes commandés par un sergent-major de compagnie. Parmi les blessés, le major Georges Vanier, futur Gouverneur général du Canada, qui y laissa une jambe.

Les 2e et 3e Divisions étaient à bout de souffle et décimées. En trois jours, elles avaient progressé d’environ 8 kilomètres pour des pertes de 6,000 hommes. Ces divisions furent relevées en fin de journée le 28. La 2e Division fut remplacée par la 1ère et la 3e par la 4e Division britannique (temporairement prêtée à Currie pour cette offensive). La ligne Fresnes-Rouvroy fut finalement prise le 31 août. Le prochain obstacle était la ligne Drocourt-Quéant.

source: https://carlpepin.com/2010/08/25/1914-1918-la-guerre-du-canada-a-lassaut-de-la-ligne-hindenburg-aout-septembre-1918/

Journal du mardi 28 août 1918

De part et d’autre de L’Avre, nous avons exécuté, deux opérations locales qui nous ont permis d’enlever Fresnoy-Lès-Roye et Saint-Mard, en dépit de la vive résistance opposée par l’ennemi. Nous avons fait plus de 1100 prisonniers, dont 36 officiers.
Entre l’Oise et l’Aisne, une contre-attaque des Allemands à l’ouest de Chavigny a échoué. Nous avons fait une trentaine de prisonniers.
A l’est de Bagneux, nous avons progressé de 1200 mètres. Canonnade entre Aillette et Aisne.
Les Anglais ont continué à combattre sur l’ancien champ de bataille de la Somme, entre Maricourt et Bapaume, ainsi qu’au nord de cette ville. Les contre-attaques de l’ennemi ont toutes été brisées.
Traversant Montauban et suivant la crête des hauteurs, nos alliés ont pris le High Wood et atteint Longueval, d’où ils ont été ensuite obligés de se retirer, et ils ont enfin repris l’avantage.
Dans le voisinage de Ligny-Thilloy, l’infanterie allemande a été repoussée.
Les troupes néo-zélandaises sont dans les faubourgs nord de Bapaume.
De violents combats ont été livrés près de Croisilles.
Progrès des Australiens des deux côtés de la Somme, à l’est de Suzanne et vers Dompierre.
Les Canadiens ont enlevé la crête a l’est de Wancourt et se sont établis à l’est de Guemappe. Le chiffre des prisonniers depuis le 21 dépasse 21000.
Les Italiens ont repoussé une attaque autrichienne dans le Giudicarie.
A l’ouest d’Asiago des détachements britanniques ont fait irruption dans les tranchées adverses et ramené 270 prisonniers dont 6 officiers.
En Albanie, léger repli de nos troupes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1462/4 août 1918: le caporal Hitler obtient la Croix de Fer

Le caporal Hitler obtient la Croix de Fer

Hitler ( le dernier à droite avec la moustache) marqué d’une croix blanche sur la vareuse

Le 4 août 1918, un officier juif, Hugo Gutmann, obtient la Croix de fer de première classe pour son estafette, Adolf Hitler. Une décoration exceptionnelle pour un simple caporal. Elle fera sa légende. Voici la vérité.(…)Le 4 août 1918, Hitler reçoit sa deuxième décoration, la Croix de fer de première classe. Il la doit à sa proximité avec les officiers qu’il côtoie depuis maintenant quarante mois, et notamment à un officier juif, Hugo Gutmann. Une directive du haut commandement encourage alors opportunément la décoration d’hommes du rang. Dans la nuit du 13 au 14 octobre 1918, Hitler inhale du gaz moutarde. Pour lui, la guerre est finie. Mais la défaite subie est une véritable meurtrissure. Elle renforce ses convictions nationalistes. À l’hôpital de Pasewalk, où il est soigné, un rapport psychiatrique le décrit ainsi : « Psychopathe présentant des symptômes hystériques. » Après quatre années de guerre en deuxième ligne, il quitte l’hôpital avec pour tout viatique un traitement pour troubles mentaux. Autour de lui, l’Allemagne est en proie à la révolution, terreau idéal pour un agitateur politique.source: https://www.valeursactuelles.com/histoire/leur-grande-guerre-3/5-le-caporal-hitler-a-labri-du-front-42422

Qui va nourrir les moineaux des Tuileries ?

Les oiseaux des jardins du Carrousel à Paris sont contraints de se nourrir avec le pain «oublié» des passants. Le Figaro du 4 août 1918 estime qu’il faudrait de nouveau pouvoir les nourrir en toute liberté.

«Une place à prendre c’est – dans les jardins du Carrousel – la place jadis occupée par l’excellent père Pol, qui charmait les oiseaux et qui les nourrissait, et qui n’en avait plus le droit. Les moineaux ni les pigeons n’ont perdu son souvenir.

Il suffit, pour s’en apercevoir, de s’arrêter au passage dans la petite allée qui, de l’avenue centrale, conduit au monument de Waldeck-Rousseau. C’est là que le père Pol, entre onze heures et midi, venait chaque jour émietter son pain. A peine y stationnez-vous que des moineaux familiers s’y assemblent en piaillant d’engageante façon. Il faudra quelques générations pour les déshabituer d’une tradition qui, pour eux, représentait plusieurs siècles.

Il faudra d’abord que leur ravitaillement cesse de constituer un gaspillage relevant de la police correctionnelle. Les passants que leur mendicité charmante attendrit, en sont réduits présentement à «oublier» sur un banc les reliefs de leur pain, après avoir à l’horizon périscopé les gardes.» écrit Le Figaro du 4 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/04/26002-20140804ARTFIG00103-4-aout-1918-qui-va-nourrir-les-moineaux-des-tuileries.php

A Berne et à Berlin les clients sont priés d’apporter leurs couverts

A Berne et à Berlin, les restaurateurs manquent de couverts. Les clients apportent donc les leurs nous informe Le Figaro du 4 août 1918.

«Il y a en Allemagne une disette de métaux qui semble sévir en toutes directions.
Les restaurants élégants de Berlin viennent de décider d’obliger, comme les restaurants des classes pauvres, leurs clients à apporter avec eux leur couvert. C’est de Berlin même qu’est adressée à Berne cette nouvelle. Evidemment, les restaurateurs se méfient. Ils savent bien ce qui arriverait à leurs couverts, s’ils les laissaient traîner sur la table!» écrit Le Figaro du 4 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/04/26002-20140804ARTFIG00080-4-aout-1918-les-clients-sont-pries-d-apporter-leurs-couverts.php

Journal du dimanche 4 août 1918

Au nord de l’Ourcq, nos troupes, en liaison avec des unités britanniques, ont rejeté l’ennemi des positions qu’il occupait entre le Plessier-Huleu et la rivière. Nous avons enlevé la hauteur au nord de Grand-Rozoy, dépassé le village de Beugneux, atteint Cramoiselle et Cramaille, réalisant sur ce point une avance d’environ 3 kilomètres. 600 prisonniers sont restés entre nos mains. Plus au sud, nous avons pris Cierges et le bois Meunière.Au nord de la route de Dormans à Reims, nous avons, par une lutte acharnée, conquis le village de Romigny et fait une centaine de prisonniers.Le nombre total des prisonniers que nous avons faits sur ce front du 15 au 31 juillet, monte à 33.400, dont 674 officiers.Les Anglais ont fait des prisonniers dans le voisinage de Festubert. Au nord d’Albert, ils ont exécuté un raid heureux, capturant 16 prisonniers et une mitrailleuse.Activité de l’artillerie ennemie au sud de la Somme et au sud d’Ypres; au nord de Béthune et à l’est d’Hazebrouck.Canonnade en Macédoine sur le Vardar. Echec bulgare dans cette région sur le front anglais.Activité de patrouilles sur le front serbe.Notre aviation a jeté des explosifs sur les campements du Devoli, et l’aviation anglaise a bombardé la gare de Petric.

 

1430/3 juillet 1918

Conférence de Spa: les partisans allemands de la paix désavoués

La conférence de Spa des 2 et 3 juillet 1918, appelée par Fritz Fischer « la grande conférence de Spa », est la seconde des quatre principales rencontres entre différents responsables politiques et militaires de l’Empire allemand ; elle se tient entre les deux grandes offensives allemandes de la fin de la Première Guerre mondiale, au printemps et à l’été 1918. Réunis à Spaautour de l’empereur Guillaume II, les participants réaffirment les objectifs poursuivis dans le conflit qui en est alors à sa cinquième année. Les derniers partisans d’une paix de compromis encore présents au gouvernement du Deuxième Reich sont désavoués par l’empereur, et leur principal représentant, le secrétaire d’État Richard von Kühlmann, se voit obligé de démissionner. Parallèlement, le commandement suprême de l’armée allemande (l’OHL) prépare sa dernière offensive du conflit, après les coups de boutoir infligés aux Alliés au printemps. Tenue durant les derniers jours de préparation de la FriedensturmN 1, cette conférence constitue la dernière occasion, pour les responsables allemands, d’affirmer leur croyance ferme en la victoire du Reich.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Conférence_de_Spa_(2-3_juillet_1918)

Journal du mercredi 3 juillet 1918

Nous avons exécuté plusieurs coups de main, notamment à l’ouest de Hangard et au sud d’Autréches et ramené des prisonniers.
Au sud de l’Ourcq, nos troupes, au cours d’une opération locale, ont enlevé la crête située entre Mosloy et Passy-en-Valois, réalisant une avance de 800 mètres sur un front de trois kilomètres. Nous avons fait 275 prisonniers dont 3 officiers.
Dans les Vosges, nous avons repoussé deux coups de main ennemis.
Les Anglais ont repoussé une attaque sur un de leurs postes, dans le voisinage de Merris. Ils ont fait des prisonniers dans des rencontres de patrouilles sur plusieurs points du front.
Les Américains ont fait 36 prisonniers en Picardie, et repoussé avec pertes une forte patrouille ennemie dans la région de Château-Thierry. Ils ont rejeté un détachement ennemi dans les Vosges.
Activité d’artillerie sur le front belge (zones de Nieuport, de Dixmude et de Merckem).
Sur le front italien, vive canonnade dans la région d’Asiago. Les patrouilles de nos alliés ont harcelé l’ennemi et porté de gros dommages à ses défenses. Les escadrilles italiennes ont bombardé des centres de voies ferrées et des troupes en marche. Une vigoureuse attaque au mont Val Bella a donné aux Italiens la possession de cette avancée et 800 prisonniers. 3 avions ennemis ont été abattus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

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