Archives du mot-clé allemagne

1536/16 octobre 1918

Parution du coup de canon

La guerre plongea la presse dans de nombreuses difficultés matérielles comme la mobilisation des ouvriers des imprimeries et des rédacteurs, la pénurie de papier et enfin la réapparition de la censure. Elle eut pour conséquence la disparition de bon nombre de journaux, 28 titres dès 1914 et une vingtaine encore entre 1914 et en Basse-Normandie. La presse cesse totalement de remplir sa mission d’information pour se transformer en arme de propagande. Peu de choses sont connues sur la création du Coup de canon, bimensuel, qui paraît pour la première fois en . Il s’affiche comme un journal humoristique, milit…éraire et civil, vendu sur abonnement à la tête du client dont les chèques sont refusés c’est trop compromettant. Il se situe au carrefour des journaux satiriques qui virent le jour aux débuts de la Troisième république et des journaux de guerre aux publicités et feuilletons patriotiques, prenant le contre courant des journaux de propagande et de soutien des populations loin du front par des caricatures et dessins caustiques. Le Coup de canon de janvier à novembre est remplacé par Le Crachin Journal humoristique et satirique -1919 et devient Le Crachin 1920-1927. Il paraît quelques mois 1919-1921 sous la dénomination Le Crachin cherbourgeois.

Mort d’un as de l’aviation irlandais

Patrick Anthony Langan-Byrne, « As » irlandais de la WW1, 10 victoires aériennes au sein du 24 Sqn du RFC, est abattu à bord de son D.H.2 A2542 et tué en combat aérien avec l’as allemand Oswald Boelcke du Jasta 2. Boelcke enregistre là sa 34ème victoire.

Mort d’un as de l’aviation allemand

Albert Haussmann, « As » allemand de la WW1, 15 victoires aériennes au sein de quatre Jasta, est abattu dans son Albatros près de Romagne par des tirs anti-aériens. Il abandonne son appareil en flammes, mais son parachute ne s’ouvre pas à temps. Il est tué.

source: http://normannia.info/items/show/190694#?c=0&m=0&s=0&cv=0

Journal du mercredi 16 octobre 1918

Sur l’ensemble du front, nous sommes restés en contact étroit avec l’infanterie ennemie.
Au sud de la Serre, nous avons occupé Monceau-les-Loups, et nous sommes parvenus à un kilomètre au sud d’Assis-sur-Serre. Avec la coopération des troupes italiennes, nous avons enlevé et dépassé Sissonne.
Plus à l’est, malgré une vive résistance de l’ennemi, nous avons progressé sur la rive nord de l’Aisne.
Les Anglais ont repoussé une série d’attaques d’infanterie contre leurs positions à l’est de la Selle, aux environs de Solesmes.
Les armées de Flandre, sous les ordres du roi des Belges, ont attaqué. La 2e armée britannique, progressant de sept kilomètres, a atteint les faubourgs de Menin. L’armée belge a progressé de huit kilomètres vers Thourout.
L’armée française a pris Roulers. Il y a 8000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1508/18 septembre 1918: bataille de la ligne Hindenburg

Bataille de la ligne Hindenburg

Dans le cadre de l’offensive des cent jours, la bataille de la ligne Hindenburg se déroula le 18 septembre 1918. Les troupes britanniques et australiennes débutèrent l’assaut contre les Allemands, et vinrent ensuite Etats-Unis, France et Canada pour les soutenir. La ligne Hindenburg représentait plus de 150 km de tranchées. Les alliés prennent l’avantage face aux Allemands épuisés. Cette bataille contribuera beaucoup à la fin de la guerre des tranchées.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/18/9/1/a/59376/bataille_de_la_ligne_hindenburg.shtml

(Aviation) Ernst Jünger décoré de la croix » Pour le mérite « 

Blessé 14 fois durant le conflit, Jünger s’est engagé dès 1914 et achève la guerre avec le grade de sous-lieutenant. Véritable héros de cette guerre, côté allemand, il est l’un des très rares à s’être vu décerner l’ordre Pour le mérite (médaille créée par Frédéric II en 1740 avec inscription en français). Auteur de nombreux ouvrages relatant son expérience de la guerre dont Orages d’acier, Lieutenant Sturm, Boqueteau 125,… il est mort en 1998 à 103 ans.

source: https://www.politiquemagazine.fr/non-classe/cetait-un-18-septembre/

Catastrophe ferroviaire à la gare de Ségrie (Sarthe)

Mercredi 18 septembre 1918, « vers quatre heures quarante du matin, un train de permissionnaires, qui se dirigeait vers la Normandie, entrait en gare de Ségrie, […] et attendait, pour continuer sa route, l’arrivée d’un train de marchandises, signalé comme venant derrière lui. […] Tout-à-coup, […] le lourd convoi entrait en gare, à une vitesse vertigineuse, et venait tamponner le train de soldats », peut-on lire dans une archive de  L’Ouest Éclair , édition du lendemain de l’accident. Dix-sept personnes sont décédées dans cette catastrophe : quinze soldats, un mécanicien et un chauffeur.

source: https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/segrie-72170/segrie-cent-ans-plus-tard-ils-celebrent-la-catastrophe-ferroviaire-5889071

Journal du mercredi 18 septembre 1918

Entre Oise et Aisne, nos troupes ont continué à progresser à l’est de Vauxaillon, et ont enlevé le mont des Singes. Près de 300 prisonniers sont restés entre nos mains.
Au nord-est et à l’est de Sancy, en dépit de la résistance opposée par les Allemands, nous avons avancé d’un kilomètre environ sur un front de quatre. 600 prisonniers et 2 canons de 105 ont été capturés. Nous nous sommes emparés de Vailly. Un coup de main heureux dans la région de Leintrey, en Lorraine, nous a valu des prisonniers.
Les Anglais ont effectué avec succès une opération locale à cheval sur le canal Ypres-Commines. Ils ont avancé leur ligne sur un front de plus de deux milles et capturé de nombreux prisonniers et des mitrailleuses.
Des rencontres ont eu lieu avec des éléments ennemis et des patrouilles dans le voisinage de Moeuvres et près de Gavrelle. Nos alliés ont établi de nouveaux postes dans le voisinage de Sauchy, Cauchy et Oppy.
Les Américains signalent des combats locaux dans le secteur de Saint-Mihiel.
En Macédoine, les troupes franco-serbes ont pris l’offensive, entre Monastir et le Vardar. Elles ont enlevé la première ligne bulgare sur un front de 11 kilomètres, puis la seconde. Elles ont élargi la brèche qui a 25 kilomètres sur 7 et capturé 4000 ennemis.
M. Wilson a repoussé la proposition Burian.
M. Clemenceau l’a flétrie dans un vibrant discours au Sénat.
L’Allemagne a proposé à la Belgique une paix séparée…et inacceptable. Le gouvernement du Havre a repoussé cette offre après avoir consulté ses alliés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1486/28 août 1918

Le report de la limite d’âge du service militaire crée des échauffourées

À Berlin, une rumeur concernant une élévation de la limite d’âge pour le service militaire provoque un mouvement de contestation original: les protestataires jettent par les fenêtres les portraits de leurs dirigeants. Le Figaro témoigne le 28 août 1918 de cette atmosphère insurrectionnelle.

«On télégraphie d’Amsterdam au Daily Chronicle qu’ “une manifestation curieuse et bien caractéristique vient de se produire à Berlin”. Le bruit ayant couru que les autorités militaires étudiaient l’éventualité d’une élévation de la limite d’âge pour le service militaire, une vive agitation se dessina par les rues de certains quartiers, notamment du faubourg de Moabit.

Une colère montait de la foule attroupée; la police intervint. On se dispersa. Mais les gens qui rentraient chez eux comme aussi ceux qui s’étaient réfugiés dans les cafés et autres lieux publics semblèrent s’être donné le mot: de toutes les portes et de toutes les fenêtres il se mit à pleuvoir des portraits du Kaiser, du kronprinz, de Ludendorff, voire de cet Hindenburg, dont l’image naguère était vénérée jusqu’à l’idolâtrie.

Dehors, les passants acclamaient l’exécution, conspuaient et piétinaient les exécutés, apportant au sacrilège une espèce d’hilarité furibonde.

Deux heures après cette défenestration en effigie, les balayeurs municipaux faisaient encore des quatre icones, en loques et en miettes, des tas au coin des rues. Au balcon des maisons, Berlin acclamait, de ses balayeurs, le geste auguste et symbolique.» écrit Le Figaro du 28 août 1918.

source Le Figaro http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/28/26002-20140828ARTFIG00119-28-aout-1918-le-report-de-la-limite-d-age-du-service-militaire-cree-des-echauffourees.php

Les canadiens vaillants dans le Nord

Les combats des 27 et 28 août furent terribles. La 3e Division était arrivée et avait pris la relève d’une partie du front sur la gauche. À droite, la 2e Division avait subi un taux de pertes alarmant et avait été obligée de s’arrêter, voire de reculer en certains endroits. L’un des bataillons de la 2e Division, le 22e (5e Brigade) fut anéanti en prenant d’assaut Chérisy. Tous ses 23 officiers furent tués ou blessés et l’effectif du bataillon était tombé à 39 hommes commandés par un sergent-major de compagnie. Parmi les blessés, le major Georges Vanier, futur Gouverneur général du Canada, qui y laissa une jambe.

Les 2e et 3e Divisions étaient à bout de souffle et décimées. En trois jours, elles avaient progressé d’environ 8 kilomètres pour des pertes de 6,000 hommes. Ces divisions furent relevées en fin de journée le 28. La 2e Division fut remplacée par la 1ère et la 3e par la 4e Division britannique (temporairement prêtée à Currie pour cette offensive). La ligne Fresnes-Rouvroy fut finalement prise le 31 août. Le prochain obstacle était la ligne Drocourt-Quéant.

source: https://carlpepin.com/2010/08/25/1914-1918-la-guerre-du-canada-a-lassaut-de-la-ligne-hindenburg-aout-septembre-1918/

Journal du mardi 28 août 1918

De part et d’autre de L’Avre, nous avons exécuté, deux opérations locales qui nous ont permis d’enlever Fresnoy-Lès-Roye et Saint-Mard, en dépit de la vive résistance opposée par l’ennemi. Nous avons fait plus de 1100 prisonniers, dont 36 officiers.
Entre l’Oise et l’Aisne, une contre-attaque des Allemands à l’ouest de Chavigny a échoué. Nous avons fait une trentaine de prisonniers.
A l’est de Bagneux, nous avons progressé de 1200 mètres. Canonnade entre Aillette et Aisne.
Les Anglais ont continué à combattre sur l’ancien champ de bataille de la Somme, entre Maricourt et Bapaume, ainsi qu’au nord de cette ville. Les contre-attaques de l’ennemi ont toutes été brisées.
Traversant Montauban et suivant la crête des hauteurs, nos alliés ont pris le High Wood et atteint Longueval, d’où ils ont été ensuite obligés de se retirer, et ils ont enfin repris l’avantage.
Dans le voisinage de Ligny-Thilloy, l’infanterie allemande a été repoussée.
Les troupes néo-zélandaises sont dans les faubourgs nord de Bapaume.
De violents combats ont été livrés près de Croisilles.
Progrès des Australiens des deux côtés de la Somme, à l’est de Suzanne et vers Dompierre.
Les Canadiens ont enlevé la crête a l’est de Wancourt et se sont établis à l’est de Guemappe. Le chiffre des prisonniers depuis le 21 dépasse 21000.
Les Italiens ont repoussé une attaque autrichienne dans le Giudicarie.
A l’ouest d’Asiago des détachements britanniques ont fait irruption dans les tranchées adverses et ramené 270 prisonniers dont 6 officiers.
En Albanie, léger repli de nos troupes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1462/4 août 1918: le caporal Hitler obtient la Croix de Fer

Le caporal Hitler obtient la Croix de Fer

Hitler ( le dernier à droite avec la moustache) marqué d’une croix blanche sur la vareuse

Le 4 août 1918, un officier juif, Hugo Gutmann, obtient la Croix de fer de première classe pour son estafette, Adolf Hitler. Une décoration exceptionnelle pour un simple caporal. Elle fera sa légende. Voici la vérité.(…)Le 4 août 1918, Hitler reçoit sa deuxième décoration, la Croix de fer de première classe. Il la doit à sa proximité avec les officiers qu’il côtoie depuis maintenant quarante mois, et notamment à un officier juif, Hugo Gutmann. Une directive du haut commandement encourage alors opportunément la décoration d’hommes du rang. Dans la nuit du 13 au 14 octobre 1918, Hitler inhale du gaz moutarde. Pour lui, la guerre est finie. Mais la défaite subie est une véritable meurtrissure. Elle renforce ses convictions nationalistes. À l’hôpital de Pasewalk, où il est soigné, un rapport psychiatrique le décrit ainsi : « Psychopathe présentant des symptômes hystériques. » Après quatre années de guerre en deuxième ligne, il quitte l’hôpital avec pour tout viatique un traitement pour troubles mentaux. Autour de lui, l’Allemagne est en proie à la révolution, terreau idéal pour un agitateur politique.source: https://www.valeursactuelles.com/histoire/leur-grande-guerre-3/5-le-caporal-hitler-a-labri-du-front-42422

Qui va nourrir les moineaux des Tuileries ?

Les oiseaux des jardins du Carrousel à Paris sont contraints de se nourrir avec le pain «oublié» des passants. Le Figaro du 4 août 1918 estime qu’il faudrait de nouveau pouvoir les nourrir en toute liberté.

«Une place à prendre c’est – dans les jardins du Carrousel – la place jadis occupée par l’excellent père Pol, qui charmait les oiseaux et qui les nourrissait, et qui n’en avait plus le droit. Les moineaux ni les pigeons n’ont perdu son souvenir.

Il suffit, pour s’en apercevoir, de s’arrêter au passage dans la petite allée qui, de l’avenue centrale, conduit au monument de Waldeck-Rousseau. C’est là que le père Pol, entre onze heures et midi, venait chaque jour émietter son pain. A peine y stationnez-vous que des moineaux familiers s’y assemblent en piaillant d’engageante façon. Il faudra quelques générations pour les déshabituer d’une tradition qui, pour eux, représentait plusieurs siècles.

Il faudra d’abord que leur ravitaillement cesse de constituer un gaspillage relevant de la police correctionnelle. Les passants que leur mendicité charmante attendrit, en sont réduits présentement à «oublier» sur un banc les reliefs de leur pain, après avoir à l’horizon périscopé les gardes.» écrit Le Figaro du 4 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/04/26002-20140804ARTFIG00103-4-aout-1918-qui-va-nourrir-les-moineaux-des-tuileries.php

A Berne et à Berlin les clients sont priés d’apporter leurs couverts

A Berne et à Berlin, les restaurateurs manquent de couverts. Les clients apportent donc les leurs nous informe Le Figaro du 4 août 1918.

«Il y a en Allemagne une disette de métaux qui semble sévir en toutes directions.
Les restaurants élégants de Berlin viennent de décider d’obliger, comme les restaurants des classes pauvres, leurs clients à apporter avec eux leur couvert. C’est de Berlin même qu’est adressée à Berne cette nouvelle. Evidemment, les restaurateurs se méfient. Ils savent bien ce qui arriverait à leurs couverts, s’ils les laissaient traîner sur la table!» écrit Le Figaro du 4 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/04/26002-20140804ARTFIG00080-4-aout-1918-les-clients-sont-pries-d-apporter-leurs-couverts.php

Journal du dimanche 4 août 1918

Au nord de l’Ourcq, nos troupes, en liaison avec des unités britanniques, ont rejeté l’ennemi des positions qu’il occupait entre le Plessier-Huleu et la rivière. Nous avons enlevé la hauteur au nord de Grand-Rozoy, dépassé le village de Beugneux, atteint Cramoiselle et Cramaille, réalisant sur ce point une avance d’environ 3 kilomètres. 600 prisonniers sont restés entre nos mains. Plus au sud, nous avons pris Cierges et le bois Meunière.Au nord de la route de Dormans à Reims, nous avons, par une lutte acharnée, conquis le village de Romigny et fait une centaine de prisonniers.Le nombre total des prisonniers que nous avons faits sur ce front du 15 au 31 juillet, monte à 33.400, dont 674 officiers.Les Anglais ont fait des prisonniers dans le voisinage de Festubert. Au nord d’Albert, ils ont exécuté un raid heureux, capturant 16 prisonniers et une mitrailleuse.Activité de l’artillerie ennemie au sud de la Somme et au sud d’Ypres; au nord de Béthune et à l’est d’Hazebrouck.Canonnade en Macédoine sur le Vardar. Echec bulgare dans cette région sur le front anglais.Activité de patrouilles sur le front serbe.Notre aviation a jeté des explosifs sur les campements du Devoli, et l’aviation anglaise a bombardé la gare de Petric.

 

1430/3 juillet 1918

Conférence de Spa: les partisans allemands de la paix désavoués

La conférence de Spa des 2 et 3 juillet 1918, appelée par Fritz Fischer « la grande conférence de Spa », est la seconde des quatre principales rencontres entre différents responsables politiques et militaires de l’Empire allemand ; elle se tient entre les deux grandes offensives allemandes de la fin de la Première Guerre mondiale, au printemps et à l’été 1918. Réunis à Spaautour de l’empereur Guillaume II, les participants réaffirment les objectifs poursuivis dans le conflit qui en est alors à sa cinquième année. Les derniers partisans d’une paix de compromis encore présents au gouvernement du Deuxième Reich sont désavoués par l’empereur, et leur principal représentant, le secrétaire d’État Richard von Kühlmann, se voit obligé de démissionner. Parallèlement, le commandement suprême de l’armée allemande (l’OHL) prépare sa dernière offensive du conflit, après les coups de boutoir infligés aux Alliés au printemps. Tenue durant les derniers jours de préparation de la FriedensturmN 1, cette conférence constitue la dernière occasion, pour les responsables allemands, d’affirmer leur croyance ferme en la victoire du Reich.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Conférence_de_Spa_(2-3_juillet_1918)

Journal du mercredi 3 juillet 1918

Nous avons exécuté plusieurs coups de main, notamment à l’ouest de Hangard et au sud d’Autréches et ramené des prisonniers.
Au sud de l’Ourcq, nos troupes, au cours d’une opération locale, ont enlevé la crête située entre Mosloy et Passy-en-Valois, réalisant une avance de 800 mètres sur un front de trois kilomètres. Nous avons fait 275 prisonniers dont 3 officiers.
Dans les Vosges, nous avons repoussé deux coups de main ennemis.
Les Anglais ont repoussé une attaque sur un de leurs postes, dans le voisinage de Merris. Ils ont fait des prisonniers dans des rencontres de patrouilles sur plusieurs points du front.
Les Américains ont fait 36 prisonniers en Picardie, et repoussé avec pertes une forte patrouille ennemie dans la région de Château-Thierry. Ils ont rejeté un détachement ennemi dans les Vosges.
Activité d’artillerie sur le front belge (zones de Nieuport, de Dixmude et de Merckem).
Sur le front italien, vive canonnade dans la région d’Asiago. Les patrouilles de nos alliés ont harcelé l’ennemi et porté de gros dommages à ses défenses. Les escadrilles italiennes ont bombardé des centres de voies ferrées et des troupes en marche. Une vigoureuse attaque au mont Val Bella a donné aux Italiens la possession de cette avancée et 800 prisonniers. 3 avions ennemis ont été abattus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

L’étiquette du jour

1346/10 avril 1918: « Voilà maintenant un an que je suis loin de toi »

Parution du Canard enchaîné

http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/fonds-prives/archives/le-canard-enchaine-pendant-la-premiere-guerre-mondiale

Journal du mercredi 10 avril 1918

Grande activité des deux artilleries sur de nombreux points du front, au nord de Montdidier et entre Montdidier et Noyon. Pas d’action d’infanterie.
Sur la rive gauche de l’Oise, bombardements intermittents.
Nos éléments avancés, conformément aux ordres donnés, ont effectué leur repli vers les positions organisées, au sud-ouest de la basse forêt de Coucy et au sud de Coucy-le-Château.
Les troupes ennemies, maintenues constamment sous le feu de notre artillerie ont subi, au cours de cette opération, des pertes élevées.
Au nord-ouest de Reims, deux coups de main ennemis ont échoué.
D’autres tentatives allemandes sur nos petits postes vers les Eparges, dans le secteur de Reillon, au nord du Bonhomme, n’ont pas eu plus de succès.
Sur le front britannique, l’artillerie allemande a déployé une grande activité depuis le canal de la Bassée jusqu’au sud d’Armentières.
Violent bombardement dans les environs de Villers-Bretonneux et de Méricourt-L’abbé.
M. Lloyd George a prononcé un véhément discours devant la Chambre des Communes pour justifier la nouvelle loi militaire. Il annonce que deux armées turques ont été détruites, l’une en Palestine, l’autre en Mésopotamie.

Bataille de la Lys: le communiqué officiel

mercredi 10 avril 1918

Après-midi : Sur le front de la bataille au nord du canal de La Bassée, la lutte a continué avec acharnement hier soir et pendant la nuit. Nos troupes tiennent la ligne de la Lawe à la Lys et sont violemment engagées sur la rivière, près du point de passage, à Estaires et à Bac-Saint-Maur.

Sur le front sud de l’attaque, Givenchy, où les allemands étaient parvenus à pénétrer, a été repris un peu plus tard par une brilante contre-attaque de la 55e division ; elle a fait, au cours du combat dans ce secteur, sept cent cinquante prisonniers.
De bonne heure ce matin, l’ennemi ouvrit un violent bombardement sur nos positions à l’est et au nord d’Armentières jusqu’au canal d’Ypres-Comines.
On signale que le combat d’infanterie aurait commencé dans la partie sud de cette zone.[…]

Soir : A la suite du bombardement déjà signalé, l’ennemi a lancé ce matin une nouvelle et puissante attaque contre nos positions entre la Lys à Armentières et la rive est du canal Ypres-Comines.
Des combats acharnés ont été livrés toute la journée dans ce secteur, ainsi que sur tout le front attaqué hier, au nord du canal de La Bassée.
Au nord d’Armentières, la puissance des assauts ennemis a obligé nos troupes à se retirer sur la ligne Wyschaëte, hauteurs de Messines, Ploegsteert.
Des détachements d’infanterie allemande qui avaient réussi à pénétrer dans Messines en ont été chassés ce matin par une contre-attaque de nos troupes.
Au sud d’Armentières, l’ennemi est parvenu après une lutte prolongée à s’établir sur la rive gauche de la Lys en certains points à l’est d’Estaires et dans le voisinage de Bac-Saint-Maur.
Ce matin, l’enemi a également franchi la Lawe à Lestrem, mais une contre-attaque de nos troupes l’a chassé du village et rejeté sur l’autre rive.
Entre Estaires et Givenchy, nos positions ont été maintenues.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/10_avril_1918.html

Le Massacre du Grand pont d’Estaires – La Gorgue

Plaque commémorant le massacre, Place Louis Blanquart
Le 10 avril 1918, les forces ennemies passent la Lys à Bac Saint Maur, détruisent tous les bâtiments publics et les habitants du Nouveau Monde, Estaires, La Gorgue. Les allemands seront stoppés au niveau du bois de Nieppe, La Motte au Bois.
     Au cours des 2 journées, 10 et 11 avril 1918, tout fut détruit, la population évacua vers Bailleul par la rue du Collège. A cette percée qui ne dura que 2 jours, elle fut remplacée par une seconde occupation d’Estaires par les Alliés (Anglais ; Canadiens ; Américains ; Indiens ; Australiens ; Français d’Afrique ; Ecossais) et ce jusqu’en fin novembre 1918.

« Voilà maintenant un an que je suis loin de toi » par Salomé

Soldats britanniques blessés par les gaz asphyxiants, 10 avril 1918.

Ma bien-aimée,

Voilà maintenant un an que je suis loin de toi. La guerre est beaucoup moins joyeuse que ce que l’on pensait, et cela devient très dur de résister. Les Français ont creusé des tranchées dans la terre boueuse, marron et noirâtre, pour nous protéger de l’ennemi. Le temps semble exprimer le désarroi dans lequel nous vivons. La pluie est le seul moyen d’avoir un minimum d’hygiène. Les tranchées sont tellement étroites que nous sommes obligés de marcher sur les corps noirâtres et verdâtres de nos compatriotes, morts au champ de bataille. Les bombes et la mitraille ont détruit le paysage et la beauté des couleurs n’existe plus. Le sang qui coule à flot nous rend fou.

J’ai peur de ne plus jamais te revoir. Je désespère car j’ai peur que la guerre soit interminable. Je me souviens, quand on se promenait dans les champs de blé. Les journées que nous passions à rire ensemble, nos disputes qui nous rendaient plus unis que jamais. Pour garder la joie avec mes frères d’armes, je leur joue des airs de jazz. Les Français en raffolent.

L’odeur des corps qui se décomposent et de la pluie contre la terre ne parvient pas cependant à effacer le doux parfum de ta peau dans ma mémoire. Mais nous mourons de froid là où nous sommes. C’est très humide, et nous n’avons que quelques bâches pour nous protéger. Parfois, dans la nuit, on entend des grondements sourds qui résonnent au loin, et au moment où cela explose, des lumières surgissent et déchirent le ciel noir d’horreur.

Les officiers, nos chefs, et même certains d’entre nous, deviennent complètement fous, à force de voir nos frères d’armes éliminés un par un au fil des jours. Cette guerre ne devait durer que deux semaines pour les Français, et cela fait maintenant plus de trois ans qu’ils résistent. Plus le temps passe et plus ce monstre qu’est la guerre nous déshumanise.

C’est pour cela que je suis parti les aider. Cela doit te paraître complètement fou de vouloir partir à la guerre, mais c’est aussi pour nous que je le fais. Tu sais bien qu’aux États-Unis, notre population n’est pas acceptée par les Blancs. Or la France possède des valeurs : la liberté, l’égalité, la fraternité. Je veux prouver aux Blancs américains que ce n’est pas parce qu’on a une couleur différente que nous ne sommes pas égaux. Je veux prouver que je suis un homme comme les autres, et que je suis capable de me battre comme eux. Si je reviens, ou même si mes frères d’armes reviennent sans moi, j’aurais au moins la fierté d’avoir combattu pour défendre la France et ses valeurs dont nous avons besoin. Et j’espère que grâce à nous, la ségrégation disparaîtra aux États-Unis.

Par ailleurs, les Blancs avec qui je combats sont beaucoup plus appréciables et accueillants que les Blancs américains. Et ils nous sont très reconnaissants de ce que nous faisons pour les aider.

Chaque soir je prie Dieu pour qu’Il me protège. C’est grâce à Lui que je résiste et c’est grâce à Lui que j’ai l’espoir de te revoir un jour. N’oublie pas que je t’aimerai toujours.

James

http://www.cosmopolis-educ.com/2017/10/voila-maintenant-un-an-que-je-suis-loin-de-toi-par-salome.html

Mort d’un as allemand Walter Göttsch

Mort en combat aérien, au dessus de Gentelles, à l’est d’Amiens, de Walter Göttsch, « As » allemand de la WW1, 20 victoires aériennes au sein des Jasta 8 et 19. Il est tué dans son cockpit par le tir du mitrailleur d’un R.E.8 d’un Sqn non identifié.
Lors de ses dernières victoires, son Fokker DR.I arborait une « swastika » blanche sur le fuselage.

http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-390.html

 

1312/7 mars 1918: la Légion russe incorporée dans la 1ère division marocaine

Traité de paix entre la Finlande et l’Allemagne

https://fr.wikipedia.org/wiki/Traité_de_Berlin_(7_mars_1918)

Echec d’un projet de constitution plus équitable pour les femmes

source: https://books.google.fr/books?id=towW8aEtG7cC&pg=PA94&lpg=PA94&dq=7+mars+1918&source=bl&ots=XmtaFsDlY7&sig=L9DaMzsFZJG-NH0O20wy5871c-s&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiZqMLOyJjZAhUjM8AKHYj-BvM4ChDoAQgrMAE#v=onepage&q=7%20mars%201918&f=false

Journal de guerre de 1918 du soldat Charles Robert Bottomley

7 mars 1918 — Occupé à entretenir les avant-trains et le secteur des chevaux. Suis allé à un concert en soirée.

8 mars 1918 — Ai travaillé dans le secteur de l’unité et ai nettoyé les avant-trains. Il a fait très beau. Suis sorti en soirée.

9 mars 1918 — Me suis occupé des avant-trains en matinée, suis allé en ville en après-midi. Affecté au piquet en soirée jusqu’à 22 h et me suis alors couché.

10 mars 1918 — Dimanche. N’ai rien fait de la matinée. Après midi, suis allé sur la place écouter la fanfare. Le soir, suis allé à l’office. Le chanoine Scott a fait un sermon et il y a eu un concert après l’office. Ai entendu des membres de la fanfare chanter le «Glee» et «Comrade in Arms». Suis allé à mon cantonnement, ai mangé et me suis couché.

http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/march1918

Des Chinois pour l’effort de guerre

Ce film, tourné entre le 21 février et le 7 mars 1918, montre des travailleurs chinois sous contrat sur le paquebot les amenant en France. Arrivés à Marseille, ils sont photographiés avec un numéro de matricule. Les séquences suivantes se situent sur le chantier naval de La Seyne-sur-Mer (Var).

Article payant sur le site du journal Le Monde
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Journal du jeudi 7 mars 1918

Actions d’artillerie, parfois vives, dans la région de la Pompelle, en Champagne et dans quelques secteurs des Vosges.
Un coup de main ennemi vers la Main de Massiges est resté sans succès.
Sur le front britannique, l’artillerie ennemie s’est montrée plus active que de coutume, au sud de Saint-Quentin et vers le bois Grenier; elle a été assez active à l’ouest de Cambrai, au sud-est et au nord-est d’Ypres.
Les pilotes britanniques ont fait du réglage et quelques reconnaissances. Ils ont jeté des bombes sur les voies de garage de Mouscron (nord-est de Lille) et sur des objectifs voisins des lignes ennemies. Deux appareils allemands ont été abattus en combats aériens et un troisième, contraint d’atterrir désemparé. Un appareil anglais n’est pas rentré.
Nos alliés ont bombardé la gare d’Ingelmunster et un champ d’aviation au nord-est de Saint-Quentin. Tous leurs appareil sont rentrés indemnes.
Sur le front italien, reprise d’artillerie, entre le lac de Garde et l’Astico, dans la région de Monterello et le long du littoral.
Nos alliés ont concentré des feux sur des troupes ennemies en marche du côte d’Asiago, au Sud de Primolano et sur la rive gauche de la Piave.
Un aviateur anglais a abattu un avion ennemi près de Conegliano.
Le croiseur anglais Calgarian a été torpillé.

La Légion russe incorporée dans la 1ère division marocaine

Par suite de la révolution en Russie, qui fut suivie par un relâchement de discipline parmi les soldats, les dites quatre brigades furent dissoutes, mais les éléments les plus dignes et loyaux voulurent continuer à servir la cause commune, ce qui permit de former une Légion Russe. Celle-ci alla au front le 7 mars 1918 et fut incorporée dans la 1ère division marocaine.

Cette légion se distingua dans tous les combats de la glorieuse division marocaine en 1918, jusqu’à la victoire, et participa ensuite à l’occupation du territoire allemand, en étant placée dans un district situé près de Frankenthal.

Elle fut citée deux fois à l’Ordre de l’Armée. *

Les pages glorieuses écrites sur notre sol par les volontaires russes et par les Brigades Spéciales, constituent des lettres de noblesse qui enseignent à ceux qui restent et à leurs enfants, le chemin d’un devoir auquel, nous en sommes certains, ils ne sauraient faillir.

source: http://ascerf.fr/armee-orient/

 Parution de la guerre aérienne illustrée