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1589/8 décembre 1918: Philippe Pétain, Maréchal de France

La victoire en Alsace-Lorraine : le 8 décembre

Le 8 décembre, Poincaré et Clemenceau, accompagnés de nombreux généraux et de parlementaires, commencent leur voyage dans les villes d’ Alsace- Lorraine à Metz. Ici, des Messines vêtues du costume lorrain, encadrent le porte-drapeau d’un régiment et accueillent avec joie, les représentants de la République française.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Visite à Strasbourg

Après la visite officielle à Metz, la délégation française se rend le même jour à Strasbourg où le président de la République et le président du Conseil sont déjà attendus. Le drapeau du 246e RI attend le cortège qui doit se rendre à la cathédrale.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Le discours de Poincaré à Strasbourg

Extrait du discours prononcé à Metz le 8 décembre 1918 par M. Raymond Poincaré, président de la république, lors de son premier voyage en Lorraine reconquise :

« …Metz, l’antique cité gallo-romaine, qui a gardé, à travers les siècles, comme un témoignage de ses origines son vieux nom latin ; Metz qui fut autrefois une des digues de l’Occident contre le flot sans cesse grondant de l’invasion germanique ; Metz qui a parlé la langue romaine dont est peu à peu sorti notre français ; que les rois d’Austrasie ont, à plusieurs reprises, choisie comme capitale, qui a, pendant tout le Moyen Âge, conservé ses traditions et son idiome maternel ; Metz, dont la cathédrale a été bâtie par des artistes français, dont les archives contiennent les plus anciens manuscrits français, dont les chroniqueurs ont composé, en français, toutes les pages de votre histoire locale ; Metz, sur qui le Saint-Empire, dont l’Allemagne prussienne a usurpé l’héritage, n’a jamais eu qu’une autorité fictive ; Metz qui, avant même de se placer sous la protection de Henri II, s’était depuis longtemps tournée vers le roi de France, comme vers un tuteur de son choix et qui est définitivement entrée dans la communauté française en même temps que Toul, en même temps que l’héroïque Verdun ; Metz, contre qui se sont vainement épuisées les armées de Charles-Quint, qui proclama Henri III son Seigneur et souverain et qui fit plus tard à Henri IV une réception triomphale ; Metz, si fière aux XVIIe et XVIIIe siècles, du parlement qu’y avait installé Richelieu, si justement orgueilleuse des illustres fils qu’elle a donnés à la mère patrie, si jalouse de demeurer fidèle à l’esprit et au goût français, Metz a été, il y a quarante-huit ans, arrachée par la force à ses affections naturelles et à ses habitudes historiques, déviée de ses origines, déracinée de son passé, pour être jetée, frémissante et indignée, sous cette domination qui réveillait en elle des antipathies séculaires… »

source: https://saintvincentmetz.wordpress.com/2013/08/04/metz-vue-par-raymond-poincare-le-8-decembre-1918/

Philippe Pétain, Maréchal de France

source photo
https://www.flickr.com/photos/bmmetz/35402568672

En 1918 le 19 novembre Philippe Pétain sur la proposition du maréchal Foch reçoit à Metz son bâton de maréchal le 8 décembre 1918. Le 12 avril 1919, il est élu à l’Académie des Sciences Morales et Politiques, et le 5 juillet suivant, il fait son entrée à l’Académie Française au 18ème fauteuil ou il succède au maréchal Foch.

Pétain reçoit des mains du président Raymond Poincaré son bâton de maréchal, Source, SHD, les Chemins de mémoire

Cette auréole fait de ce fils de cultivateur de Cauchy-à-la-Tour dans le département du Pas de Calais un homme porteur d’un immense prestige, le peuple Français le lui a donné par son plébiscite lorsqu’il a pris, à 84 ans, après la débâcle de 1940, la charge du pays que personne ne voulait prendre. Philippe Pétain portait le prestige du vainqueur de Verdun, et ne pouvait être autre chose que l’homme qui sauverait la Nation de ce désastre. Général en chef de l’armée Française, il le restera jusqu’au 9 février 1931.

La suite sur le site de Mediapart: https://blogs.mediapart.fr/anido-mirolo/blog/160111/philippe-petain-marechal-de-france-suite-27

Parution du Miroir

L’État français se réinstallait en Alsace-Lorraine

Le 8 décembre 1918, le président de la République, Poincaré, le chef du gouvernement, Clemenceau, et une brochette de généraux présidaient à Metz une cérémonie marquant officiellement la réinstallation de l’État français en Alsace-Lorraine(1) après la victoire française à l’issue de la guerre de 1914-1918. Dans les images de cette période on ne voit que des foules en liesse accueillant l’armée et les autorités françaises. La réalité fut infiniment plus complexe.

la suite sur https://journal.lutte-ouvriere.org/2008/12/03/decembre-1918-letat-francais-se-reinstallait-en-alsace-lorraine_18921.html

Journal du dimanche 8 décembre 1918

Les députés d’Alsace-Lorraine, réunis en Assemblée nationale à Strasbourg, ont proclamé le rattachement indiscutable et définitif à la France des deux provinces délivrées.
L’arrivée de M. Wilson à Paris est retardée au 14.
M. Lloyd George, a réclamé une fois de plus le châtiment des responsables de la guerre. Il a estimé que l’Angleterre devrait être fermée aux Allemands. Il évalue à 200 milliards l’indemnité de guerre que la Grande-Bretagne peut demander au gouvernement de Berlin.
L’Allemagne refuse l’extradition de Talaat-pacha, ancien grand vizir.
Les bolcheviks ont envahi les pays baltes. La Livonie, l’Esthonie, la Courlande font appel aux alliés.
On annonce que l’armée nationale ukrainienne aurait pris Kiev et que Skoropatsky aurait été fusillé.
On publie l’acte de renonciation du kronprinz.
Le séparatisme rhénan inquiète de plus en plus les milieux officiels prussiens. Des troubles graves sont signalés à Berlin.
Un croiseur léger anglais, le Cassandre, a heurté une mine dans la Baltique. Il a coulé, onze marins ont disparu.
Les troupes britanniques ont continué leur marche vers Cologne et le Rhin. Elles ont atteint la ligne Blankenheim-Erfl.
Les troupes américaines ont atteint la ligne Nedelhoven-Doekweiler-Laubach-Briesch-Niederwoerresbach.
Le comte Karolyi représentera la Hongrie à la conférence de la paix et M. Ruy Barbosa, le Brésil.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

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1586/6 décembre 1918

L’administration française s’établit en Alsace-Lorraine

Une tâche immense et délicate attend les autorités françaises qui s’installent à Strasbourg, Metz et Colmar au cours des semaines qui suivent l’Armistice du 11 novembre 1918. Le gouvernement et l’administration peuvent toutefois s’appuyer sur les réflexions conduites par différentes instances chargées, depuis 1915, d’étudier le devenir de l’Alsace-Lorraine dans le cas d’une victoire française. Mais à l’automne 1918, l’équipe constituée autour de Clemenceau fait le choix de l’assimilation rapide : nomination de commissaires de la République chargés d’administrer l’ancien Reichsland selon une logique départementale, liquidation des institutions régionales -en particulier du Landtag-, congédiement des fonctionnaires allemands. Cette organisation nouvelle est bien éloignée des recommandations prudentes formulées par la Conférence d’Alsace-Lorraine.

Les alertes répétées émanant de personnalités politiques locales, le mécontentement grandissant de la population parviennent toutefois à dessiller les yeux des fonctionnaires gouvernementaux. La mise en place d’un commissariat général de la République à Strasbourg au printemps 1919 rend compte des orientations nouvelles du gouvernement dans le sens de la déconcentration des pouvoirs et d’une meilleure prise en compte du « fait régional » en Alsace.

source: https://journals.openedition.org/alsace/1951

70 morts dans un train de permissionnaires

 

6 décembre 1918 –  4 h du mat – Entre Luant et Lothiers (36)
Les Permissionnaires

Après 4 ans de guerre, parfois 6 ou 7 ans sous les drapeaux (pour les classes 1911-1913), les hommes épuisés ont hâte de rentrer chez eux. Ils retournent dans leurs casernes et attendent leur tour de permission, en attendant que viennent leur démobilisation.

Les accidents ferroviaires furent hélas nombreux entre
1914-1918 et celui de Saint-Jean-de-Maurienne reste le plus couramment cité. le 12 décembre 1917, 435 soldats partant en permission pour Noël furent tués.

Le Vendredi 6 décembre 1918 – La guerre est finie, deux trains de permissionnaires circulent sur la voie au sud de Châteauroux. A 4 heures du matin, dans le brouillard, le second train vient percuter le premier arrêté près de Lothiers : 70 morts et 151 blessés.

source: http://memorialmoissac.blogspot.com/2015/06/x-comme-xbre-1918.html

Journal du vendredi 6 décembre 1918

Le roi et la reine des Belges, accompagnés de leur fils ainé, sont arrivés à Paris, où ils ont été chaudement acclamés.
La 3e armée américaine, continuant sa marche au sud de la Moselle, a atteint la ligne Berncastel-Malborn-Otzenhausen.
Les Allemands, commençant leurs restitutions, ont remis une somme de 300 millions en or, provenant du trésor russe. Ils ont restitué également des objets d’art. On estime, qu’ils en avaient pris pour 2 milliards.
M. de Romanones a renoncé à former à Madrid un cabinet de coalition. Devant le refus des autres chefs de partis de collaborer avec lui, il a pris la décision de constituer un cabinet purement libéral.
M. Wilson a manifesté l’intention de rester environ six semaines en Europe. Il ira en Angleterre, en Italie, et peut-être en Belgique. Au cours de son voyage à Rome, il irait rendre visite à Benoît XV.
Kurt Eisner semble redevenir en faveur à Munich, après avoir provoqué contre ses actes une vive opposition.
L’Entente a refusé d’adoucir les conditions de l’armistice naval conclu avec l’Allemagne.
La première journée des élections anglaises – celle de la proclamation des candidats qui n’ont pas de concurrents – a donné soixante-quatre élus à la coalition libérale-conservatrice, c’est-à-dire gouvernementale; quatre au parti Asquith, douze aux travaillistes et vingt-quatre aux Sinn Feiners d’Irlande.
Les troupes franco-anglaises ont été chaleureusement accueillies à Bucarest.
Charles 1er aurait manifesté le désir d’être candidat à la Constituante autrichienne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

1585/4 décembre 1918

Des Alsaciens-Lorrains  posent devant le fort du prince de Württemberg

2/ Réf. SPA 8 NS 355 Metz, Meurthe-et-Moselle, Alsaciens-Lorrains devant le fort du prince de Württemberg. 04/12/1918, opérateur inconnu.

Près de Metz, au début du mois de décembre, des Alsaciens-Lorrains libérés du service militaire allemand, parés de cocardes tricolores, posent devant le fort du prince de Württemberg.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Le pont de Kehl à Strasbourg

9/ Réf. SPA 228 H 7524 Strasbourg, Alsace, le pont de Kehl gardé par des soldats du 4e RZ. 04/12/1918, opérateur Frédéric Gadmer.

Le pont de Kehl à Strasbourg est gardé d’un côté par des soldats français, de l’autre, par des sentinelles allemandes. Ici, ce sont les soldats du 4e RZ (régiment de zouaves) qui tiennent leur poste, équipé d’une mitrailleuse Hotchkiss. Au début du mois de décembre, des milliers d’Alsaciens- Lorrains, libérés du service militaire allemand, traversent le pont en direction de la France.source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Venue en France du Président Wilson

Accompagné de son épouse le président américain embarque le 4 décembre 1918 sur le « George Washington« , un navire de 25000 tonnes filant 19 noeuds. Ce transatlantique appartenait à la compagnie « Nord Deutscher LLoyd ».

Il est escorté depuis les Etats-Unis par le cuirassé « Pennsylvania » encadré de 5 contretorpilleurs.

source: http://87dit.canalblog.com/archives/2018/04/30/36345469.html

lire aussi https://books.google.fr/books?id=z4UmCwAAQBAJ&pg=PT53&lpg=PT53&dq=4+décembre+1918&source=bl&ots=ABSp5uQJjR&sig=VVurYF3WyqFS_QEiFkIelB6whJk&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj5lLHZnePeAhVFgM4BHX9PAtQ4FBDoATAIegQIAhAB#v=onepage&q=4%20décembre%201918&f=false

Albert Londres se rend en Allemagne

Depuis 1915, il était sur tous les fronts. Ce n’est pas une image : reporter pour le quotidien Le Petit Journal, Albert Londres a couvert la Première Guerre mondiale en France, en Belgique, en Italie, en Grèce, en Serbie, en Albanie et en Turquie. Et fin 1918, trois semaines après l’armistice, il accompagne l’armée anglaise dans l’Allemagne vaincue.

Le 4 décembre, il raconte son entrée chez les Allemands. Le ton est patriotique, comme c’est la règle dans tous les journaux de l’époque. Mais la force de la description est saisissante.

article payant: https://twitter.com/RetroNewsFr/status/793345723483951105

Journal du mercredi 4 décembre 1918

La 3e armée américaine, continuant son avance en Allemagne, a atteint la ligne générale Krewinkel-Metterich-Morscheid-Hirschfelderhof. La ville de Trèves a été occupée.
La conférence de Londres a tracé le programme préliminaire de la paix. Une brillante réception en l’honneur de M. Clemenceau et du maréchal Foch a eu lieu à notre ambassade à Londres.
Les souverains belges ont fait leur entrée triomphale à Liège.
Les troupes françaises ont traversé Bruxelles, acclamées par la population.
Le président Wilson a lu son message au Congrès. Il y a déclaré que la paix serait conclue au cours du printemps prochain. Il est parti pour l’Europe à bord du George Washington, à bord duquel il a fait installer un poste très puissant de T.S.F. afin de pouvoir rester en contact permanent avec son pays.
Selon un journal allemand, le gouvernement de Berlin aurait demandé au président de se rendre en Allemagne.
L’Assemblée nationale monténégrine a prononcé la déchéance du roi de Montenegro et L’union de ce pays avec la Serbie.
L’Allemagne acceptera tout, a dit le commissaire du peuple Barth. Les C.O.S. se prononcent dans tout le pays pour la convocation de l’Assemblée nationale. Un complot pour la restauration du kaiser a été dénoncé a Berlin. Ebert déclare qu’il maintiendra l’unité germanique à l’encontre de toutes les tentatives de séparatisme.
L’amiral Koltchak, qui a pris la dictature à Omsk, après avoir exilé le directoire panrusse, annonce qu’il reconnaît toutes les dettes de la Russie, et proclame en même temps illégaux tous les actes des Soviets.
Le kronprinz a renoncé à la couronne pour lui-même, mais non pour ses héritiers.
On annonce que le roi de Grèce viendra à Paris après les autres souverains de l’Entente.
M. Klotz déclare à la Chambre, en lui faisant part des résultats de l’emprunt, que les frais de la guerre devront être payés par les Etats responsables.

 

1570/19 novembre 1918: la tombe du « soldat inconnu », une idée rennaise !

Histoire de l’autonomisme alsacien-lorrain 

19 novembre 1918 : Maurice Barrès et Philippe Pétain entrent dans Metz aux côtés des troupes de la Xème armée, commandée en l’absence du général Charles Marie Emmanuel Mangin, victime d’un accident de cheval, par le général Leconte. Mirman y déloge avec rudesse le dernier président de Lorraine, Von Gemminger. Le soir, Barrès peut écrire à son fils : « Tu peux m’enterrer maintenant ». Les troupes serbes et françaises occupent le Banat  austro-hongrois, peuplé notamment de Lorrains établis depuis le XVIIIème siècle.

20 novembre 1918 : Le drapeau français remplace le drapeau rouge au sommet de la cathédrale de Strasbourg qui y trônait depuis le 10 novembre.

26 novembre 1918 : Entrée officielle du Maréchal Foch à Metz. L’Alsace-Lorraine est directement administrée depuis Paris.

280 000 Alsaciens-Lorrains ont combattu pour le Reich de 1914 à 1918. Moins de 1 000 ont déserté, mais 15 000 Mosellans ont été tués : leurs noms figurent sur les 730 monuments du département.

source: http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2014/03/31/histoire-de-lautonomisme-alsacien-lorrain-1918-1939/

Olivar Asselin raconte la Belgique libérée

Pâturages, près Mons,
en Belgique, 19 novbre 1918.

Ma chère Alice,

Nous reprenons la route ⁁marche demain au matin à 6h.30. Les Allemands encombrent les routes, nous n’irons pas vite : à peine dix milles par jour. Ma santé a jusqu’ici été très bonne, mais un peu de froid aux pieds, pris dans une maison chauffée à certaines heures seulement, m’a xxxx dérangé l’intestin ces jours-ci, ce qui m’a quelque peu abattu. ⁁En outre On ⁁onxxxxxxx m’avait oublié dans la distribution des billets de logement, et, couché par xxxx terre, j’ai manqué de sommeil. Enfin, j’ai dû faire, par la faute de tu devines qui, une véritable besogne de commis. Ne crains pas que je fasse quoi que ce soit qui puisse porter préjudice à nos intérêts, mais je me demande quelle mauvaise fortune a vu a fait que je sois placé sous ce gros négligent, qui se prodigue ⁁au besoin en éclats de voix, mais xxx de qui je ne puis jamais obtenir un acte d’autorité effectif. Je me suis rarement fait plus de mauvais sang.

Petit à petit nos impressions de la Belgique libérée se précisent et se complètent. Les xxx Le peuple Certains font Dans le peuple, certains éléments ont moins souffert qu’on ne le croit à l’étranger : ce sont les gens — ⁁buvetiers, restaurateurs, etc., qui vivaient ⁁à la fois du soldat allemand et du ravitaillement américain, espagnol, hollandais, scandinave ; la hausse des prix, ceux-là, ne les affectait guère. Certains autres ont plus souffert qu’on ne serait tenté de le croire en voyant la mine générale des habitants : ce sont ceux dont qui, par fierté ou autrement, ne pouvaient s’accommoder de la domination étrangère. La paire de bas qui se vendait 95 centimes avant la guerre se vend aujourd’hui 15 francs. La farine s’est vendue dernièrement jusqu’à 15 francs (près de $300) le kilo (deux livres). Mais il y avait avec l’autorité militaire des accommodements, et bon nombre qui ont pu supporter les nouvelles conditions économiques xxxx grâceen achetant, littéralement, les officiers et sous-officiers préposés au contrôle des approvisionnements ⁁et des réquisitions. Il y a même une classe très nombreuse qui, s’étant habituée à compter sur l’assistance des neutres, semble, au dire des patrons, ne pas vouloir reprendre le travail, ou vouloir établir ici le bolchevisme comme il existait en Russie. Cette contrée Cette xxxx ⁁Cette région de la Belgique est libérée depuis plus de dix jours, ⁁les mines sont restées ouvertes,mais il n’y a encore virtuellement personne qui travaille. Pour des gens xxxxx un peuple qui a tant à faire, c’ ce n’est pas se presser. Je ne sais où l’on a pris le grain pour fabriquer la bière, mais dans tous les cafés (fort nombreux) il y a de la bière, et les gens pour la boire, même en dehors des troupes, ne manquent pas. Dans un magasin de xxx xxxx ⁁Par contre, dans un grand bazar qui avant la guerre devait avoir fort belle clientèle, on me racontait hier soir ceci : Les Allemands avaient réquisitionné toutes les cotonnades, toute la laine, tout le coton, toute la toile ; parce que ce bazar ⁁manqua à n’avait pas déclaréer quelques faux-cols, pour ⁁en toile hommes, le magasin fut vidé, et vingt mille francs de marchandises confisqués ; et le plus outrageant, c’est que l’ordre de déclaration n’avait pas même été affiché publié ! Les actes de ⁁faits de ce genre ne se comptent pas ; inutile de dire les ruines particulières qu’ils ont causées, sans parler de la perturbation générale créée par la réqui le caractère spoliateur des réquisitions.

La suite sur: source: https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_-_Lettre_du_19_novembre_1918_(Asselin)

Les femmes dans la Grande Guerre

L’angoisse des poilus est multiforme car le travail féminin est aussi source d’inquiétude. Les hommes retrouveront-ils leur place après la guerre ? La fidélité résistera-t-elle à l’épreuve de la séparation ? Démobilisées dès le 19 novembre 1918, les ouvrières des usines sont priées de regagner des secteurs plus « féminins » et l’ordre ancien, réputé naturel, reprend ses droits dans les campagnes.

Ainsi le conflit n’a guère modifié les structures de l’emploi féminin. Par ailleurs, les féministes voient leurs espoirs se muer en déception. Si la Chambre des députés emmenée par Aristide Briand adopte, le 8 mai 1919, le principe du suffrage féminin, sans restriction d’âge, de niveau de revenu ou de situation matrimoniale, le projet est définitivement enterré par le Sénat en 1922, et la Chambre « bleu horizon » vote en 1920 une loi réprimant « la propagande anticonceptionnelle » et la « provocation à l’avortement ». L’émergence des « garçonnes » sexuellement affranchies n’est donc que marginale, sans parler des fameuses « années folles », qui furent des années dures pour l’immense majorité des Françaises et des Français, à la ville comme à la campagne.

source: http://agriculture.gouv.fr/1914-1918-les-femmes-dans-la-grande-guerre

La tombe du « soldat inconnu », une idée rennaise !

À la fin du conflit, suivant les recommandations de François Simon à la lettre, on commence par imaginer la création d’une sorte de livre d’or, dédié à tous les morts de la Grande Guerre, qui serait placé au sein du Panthéon, à Paris. L’idée, relayée par la presse, est reprise dès le 19novembre 1918 par un député d’Eure-et-Loir, Maurice Maunoury, qui en fait une proposition de loi.

Les députés s’en emparent, la transforment, jusqu’à prendre la décision, le 12 septembre 1919, d’inhumer « un déshérité de la mort » au Panthéon. Les anciens combattants tiquent sur le choix du lieu. Le Panthéon abrite des gloires politiques et civiles, pas des soldats. Après bien des débats, décision est prise de choisir un autre lieu, plus adapté. Ce sera lArc de triomphe, dédié aux militaires tombés pour la patrie.

Désigné par un bouquet

Le 10 novembre 1920, pour choisir le futur « soldat inconnu », on organise une cérémonie à Verdun présidée par André Maginot, alors ministre des Pensions. Auguste Thin, tout jeune soldat de 19 ans, pupille de la nation, se voit remettre un bouquet d’oeillets rouges et blancs. On lui présente huit cercueils anonymes en lui demandant de déposer son bouquet sur l’un d’eux, désignant ainsi le corps à placer sous l’Arc de triomphe.

La dépouille est transférée à Paris le jour même et placée sous l’arc pour les cérémonies du 11novembre 1920. Elle ne sera cependant inhumée définitivement à cet endroit que le 21 janvier suivant.

source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/la-tombe-du-soldat-inconnu-une-idee-rennaise-2740716

Journal du mardi 19 novembre 1918

L’armée française a repris sa marche en avant pour occuper les régions envahies par l’ennemi. Franchissant la frontière sur l’ensemble du front, nos troupes ont pénétré en Belgique et dans les provinces annexées. Il n’y a plus un seul ennemi sur le territoire national. Les populations délivrées ont partout accueilli leurs libérateurs avec enthousiasme.
Nous avons dépassé, à gauche, Marienbourg, Couvin, Fumay, franchi la Semoy et atteint Carignan, après avoir occupé Bouillon et Sedan. En Lorraine, nos avant-gardes sont à Gravelotte, dans les forts sud de Metz, ainsi qu’à Morhange et à Dieuze.
En Alsace, nous avons atteint le Donon, chirmeck et Villé. Nous progressons entre Sainte-Marie-aux-Mines et Schlestadt. Plus au sud, nous sommes aux portes de Colmar et d’Ensisheim. En deçà des points atteints, Richecourt, Cirey, Château-Salins, Munster, Cernay, Altkirch sont redevenus français.
Le général Hirschauer, commandant la 2e armée, a fait, en tête de ses troupes, une entrée solennelle à Mulhouse. Nos troupes ont reçu un accueil émouvant.
La 3e armée américaine, sous le commandement du major général Dickman, a commencé la progression en territoire évacué par l’ennemi. Les éléments avancés ont atteint la ligne Ecouviez-Sorbey-Gouraincourt-Mars-la-Tour.
La seconde armée anglaise, commandée par le général Plumer, et la quatrième, sous le général Rawlinson, ont atteint la ligne Cerfontaine-Pry-Biesmes-Piéton-la Louvière-Soignies Enghien-sud de Ninove.
M. Lansing, secrétaire d’Etat amériçain aux Affaires étrangères, partira prochainement pour l’Europe. Il se rendra directement en France. M. Wilson passera par l’Angleterre avant de venir en France.
Il est décidé qu’une division française occupera Budapest. Une armée roumaine serait également en marche vers cette ville.
La Hongrie a définitivement proclamé la république. Un conflit, à propos de la mobilisation des Slovaques, a éclaté entre la Hongrie et l’Etat Tchéco-Slovaque.
Max de Bade, s’expliquant sur sa demande d’armistice, a dit qu’elle lui avait été suggérée et même dictée par les autorités militaires. Les troupes allemandes ont été retirées de Finlande.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

158/journal du 9 janvier 1915: « il faut remédier au déchet en gradés »

161ème jour de la guerre, 116ème jour de la bataille de l’Aisne et du Nord

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Samedi 9 janvier.-Ce jour, le bombardement sévit dans tous les quartiers de Reims (…)

Le 28 ème RI entre Berry-au-Bac et la Côte 108

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9 janvier 1915.-S.P.A. 38 officiers 2693 hommes
La crue de l’Aisne oblige à évacuer la tranchée entre l’Aisne et le canal. De 8h15 à 9h bombardement de nos tranchées par l’artillerie ennemie.
7 hommes rentrent individuellement des hôpitaux.

http://vlecalvez.free.fr/JMO_janvier1915.html

Au 118 ème RIT de Verzenay

*Les pères de 6 enfants toujours bons pour le service
*On va remédier au déchet en gradés…

En vue de remédier au déchet en gradés qui ne peut manquer de se produire d’ici à la fin des hostilités, le colonel a l’intention de créer, à nouveau, au 118e, un peloton composé de soldats de 2e classe, qui recevraient une instruction spéciale. Il ne s’agit pas d’ouvrir une porte aux embusqués ; ce sont, au contraire des entraîneurs d’hommes qu’il faudrait grouper et éduquer, moralement et militairement ; tel, qui n’a accompli que quelques mois de service peut très bien, par suite de la situation qu’il occupe dans la vie civile, devenir, en temps de guerre un excellent chef ; un directeur d’usine ou d’industrie, de banque, de maison de commerce, d’exploitation, un contremaître, habitués à manier les hommes, à les commander, à s’en faire obéir, doit avoir le doigté et l’autorité voulus pour faire un gradé susceptibles, non seulement d’en imposer à la troupe, mais de s’en faire aimer et respecter. MM. les chefs de bataillon causeront de cette idée avec leurs capitaines et feront connaître, pour le 12, au colonel, le résultat de leur enquête à ce sujet. S’ils l’approuvent, on demanderait, dans les Cies. les noms des volontaires qui, après avis des capitaines et commandants, seraient réunis à Verzenay et soumis à un entraînement intensif. Mais encore une fois, ce ne sont pas des embusqués qu’il faut, mais des hommes et des caractères ; donc avant de proposer quelqu’un, s’entourer de toutes les garanties voulues : une cinquantaine de noms paraissent suffisants pour répondre à toutes les nécessités du moment et aux besoins pour l’avenir. Chaque chef de bataillon enverrait, en même temps que la liste des candidats le nom d’un officier capable de prendre le commandement de ce peloton, et d’un sous-officier ( sergent ) à toute épreuve. Joindre les livrets matricules et accepter toutes les bonnes volontés, sans trop tenir compte des punitions antérieures, qui déjà anciennes, ont pu être effacées par l’âge, l’expérience et la maturité ; un seul cas est à rejeter complètement : punitions pour ivresse. Comme conséquence, communiquer cette note à tous les hommes, sans exception aucune.

http://vieuxpapiers.canalblog.com/archives/2006/01/09/1178434.html

La bataille du Hartmannswillerkopf (HWK)

Le 9 janvier 1915 à 10 heures 40 débute le premier bombardement d’artillerie allemand. À 13 heures 30, le LIR123 attaque à nouveau les avant-postes français. Ceux-ci seront secourus par un peloton du 68e Bataillon. Les Allemands laisseront trente-quatre morts sur le terrain et compteront quatre-vingt-un blessés. À partir du 10 janvier 1915, les Français préparent une grande offensive destinée à percer le front alsacien. Les préparatifs n’ayant pas échappé aux Allemands, cette offensive va se solder par un échec.

http://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/hwk/hwk.htm

Lettre de Guillaume Apollinaire à Lou

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« Tu es si à moi et si en moi que tu devines tout de moi. »

Mon Lou adoré,Voilà enfin le jour arrivé pour l’examen d’élève officier. Il a fallu le passer finalement quand même et je ne sais ce qu’il me réserve car pour passer un examen comme celui-là il vaudrait mieux sortir de l’école primaire comme la plupart des jeunes gens qui m’entourent qu’être un poète apprécié dans plusieurs parties du monde. Enfin !Dans tout ce déluge d’imprévu et d’émotions, tes deux lettres d’aujourd’hui où tu devines ma lettre du 3 et y réponds, m’ont causé une joie inouïe. Je me fiche de toutes ces compositions du moment que tu m’aimes et me le prouves si gentiment, si complètement. Je te prends mon Lou, tu es à moi, je t’adore, je t’aime, je n’aime rien autre que toi. Oui, tu es moi-même et je suis toujours en toi comme tu es toujours là.

Lettre envoyée le 9 janvier 1915

http://www.deslettres.fr/lettre-de-guillaume-apollinaire-a-lou-tu-es-si-a-moi-et-si-en-moi-que-tu-devines-tout-de-moi/

Lu dans le Miroir en date du 9 janvier 1915

France.-Violente canonnade en Flandre et autour d’Arras; nous gagnons du terrain à Lombaertzyde, Saint-Georges et Steenstrate. Nous poussons également notre ligne en avant du côté de la Boisselle. Au nord de Soissons, nous enlevons une redoute et deux lignes de tranchées, et refoulons toutes les contre-attaques. Dans le secteur de Reims, nous faisons sauter un Blockhaus et nous avançons de 200 mètres; nous livrons, près de Bétheny, un violent combat qui coûte beaucoup plus cher à nos adversaires qu’à nous mêmes; entre Jonchery-sur-Suippe et Souain, nous bouleversons des tranchées allemandes. Les rencontres à la baïonnette se renouvellent dans l’Argonne, sans que notre front soit modifié. Nous acquérons des résultats importants en Haute-Alsace; reprise du fameux mamelon 425 tout entier au-dessus de Thann; occupation de Burnhaupt-le-Haut; progression vers le Kahlberg et Pont-d’Aspach.
Les Russes ont pénétré en Transylvanie, et toutes les passes des Carpathes qui conduisent en Hongrie leur sont d’ailleurs maintenant ouvertes. Les Autrichiens, dans leur bulletin officiel, reconnaissent nettement qu’ils ont dû battre en retraite devant la supériorité des forces qui leur sont opposées.
Lord Haldane, le grand chancelier anglais, a déclaré aux lords que le gouvemement britannique n’hésitetait pas a établir l’obligation du service militaire, si la nécessité s’en faisait sentir.
La Perse vient de lancer un ultimatum à la Turquie, à raison des empiétements que les troupes ottomanes ont accomplis sur son territoire.
Sept princes allemands ont déjà été tués au cours de la guerre.
L’Italie continue à réclamer satisfaction de la Porte au sujet de l’incident d’Hodeidah.
L’échec de M. de Bulow n’est plus nié par personne

 

Livre: un petit alsacien dans la Grande guerre

A retrouver sur le site de l’Est Républicain

Nancy. Il n’avait que 11 ans lorsque le conflit a éclaté. Un enfant à qui on avait appris l’allemand et qui, en voyant en 1914 se détacher dans le paysage le rouge garance des uniformes français, est parcouru d’un frisson : « L’ennemi est là ! ». Georges Herold est alsacien… En 1914, le Français qui envahit (temporairement) Mulhouse est son ennemi. LA SUITE SUR:

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/10/21/le-lorrain-croque-le-petit-alsacien

4/ Journal de la Grande guerre: (samedi) 8 août 1914

Suite de l’éphéméride de la guerre 14-18 à travers le prisme de l’hebdomadaire « L’illustration » complété par d’autres documents personnels

26- AOUT 1914-
Une manifestation des Alsaciens-Lorrains de Paris, devant la statue de Strasbourg, à la nouvelle de l’entrée en Haute Alsace des troupes françaises

France.-Le ministère de la guerre communique qu’un « combat très vif et très brillant a eu lieu à Altkirch. Nos troupes ont eu l’avantage et progressent dans la direction de Mulhouse. » Complément d’info par Havas: « Dans leur joie de voir arriver les troupes françaises, les Alsaciens-Lorrains ont arraché les poteaux frontières. »

Altkirch est occupée en soirée. Les Allemands se retirent de Neuf-Brisach.

Belgique.-L’armistice qu’aurait demandé les Allemands est refusé.

Serbie.-Les avant gardes serbes ont franchi la frontière de Bosnie.

Montenegro. Deux croiseurs autrichiens bombardent Antivari.

Amis ou ennemis

En Belgique et sur la frontière, pas toujours facile de reconnaître les amis et les ennemis parmi les belligérants.

Pour s’y reconnaître L’illustration propose deux planches de silhouettes qui vient d’être distribués aux troupes françaises opérant en Belgique pour leur permettre de reconnaître leurs amis et leurs ennemis

landier belge en bas à droite: coiffure noire, tunique foncée, culotte grise
lancier belge en bas à droite: coiffure noire, tunique foncée, culotte grise
Aucune troupe allemande ne porte de pantalon ou culotte rouge. Le casque à crinière n'est porté que par la cavalerie française. A propos du dragon allemand: uniforme entièrement gris y compris la coiffure
Aucune troupe allemande ne porte de pantalon ou culotte rouge. Le casque à crinière n’est porté que par la cavalerie française. A propos du dragon allemand: uniforme entièrement gris y compris la coiffure

 Panique du bas de laine

le retrait en masse des fonds de la Caisse d'Epargne de Paris
le retrait en masse des fonds de la Caisse d’Epargne de Paris

Début du conflit: panique parmi le public des classes moyennes qui considèrent la caisse d’Epargne comme une sorte de bas de laine un peu plus productif d’intérêts que le bas de laine des ancêtres. Aussi dès que les nouvelles devinrent inquiétantes, aussitôt, surtout ,que les sociétés de crédit refusèrent d’accepter les billets de banque ou plutôt d’échanger la monnaie-papier contre la monnaie métal, une ruée se manifestât aux portes de la caisse d’Epargne. (extrait et photo extraits du « Miroir »du dimanche 9 août 1914

29 -RAOUT 1914
le retrait, en masse, des fonds de la caisse d’Epargne de Berlin (photo le Miroir du 9 août 1914)

« Si le képi rouge de notre garde républicaine dut intervenir aux abords de la Caisse d’Epargne de Paris, les casques à pointes des agents de la force publique n’eurent pas moins à faire aux approches de la Caisse d’Epargne de Berlin.