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1532/12 octobre 1918

Le président Poincaré à Bohain (aisne)

Bohain est délivrée par les Anglais le 8 octobre 1918. Le 12 octobre, le Président Raymond Poincaré rend visite à la ville. On dénombre environ 250 victimes de guerre, soldats et civils compris. La ville reçoit la Croix de guerre en juin 1921.

source: http://www.bohainenvermandois.fr/-Historique-.html

Parution du Rire rouge

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rire_rouge1918/0520/image

Français et américains à  Ammertzwiller  (Haut-Rhin)

La 29ème division américaine et la 38ème division française ont découverts qu’Ammertzwiller et les autres villages sur la frontière avec le territoire ennemi n’étaient pas tenus en intégralité, pas occupés en continu par les forces ennemies. Le commandant de la 7ème armée française a en conséquence ordonné que ces portions de territoire, doivent être pris en charge et fusionnés à nos positions. Le saillant hostile d’Ammertzwiller en particulier pris ,il favoriserai la consolidation de nos propres lignes .Il a été partiellement englobé au nord et au sud par les saillants existants au sein de nos propres lignes et le simple fait de creuser deux courtes tranchées à travers le no mans land centré à courte distance dans le point du saillant ennemi provoquerait une jonction qui prendrait la portion désiré d’Ammertzwiller.

Les premières victimes au combat dans la division arrivèrent dans la nuit du 12 au 13 octobre, quand l’ennemi lança un raid sur le deuxième bataillon du 350ème régiment d’infanterie qui se préparer pour effectuer ce plan. Durant l’attaque, le capitaine Peter V. Brethorst compagnie F, Le sergent J .A Hara, les soldats Fred G. Ekstrom et Clinton F.Leasan compagnie F et les soldats Willie Leroy, Fred R. Cresswell et Pat Morris Compagnie G ont étés frappés par des éclats d’obus et mortellement blessés. Les capitaines Henry A. House compagnie E et Orren E. Safford compagnie G avec huit hommes de troupes sont pris dans le no mans land pendant la reconnaissance et capturés par l’ennemi qui est cependant repoussé avant d’atteindre les tranchées de la ligne de front .Approximativement 18 américains et trois français furent blessés plus ou moins sévèrement durant l’action en plus des morts et des prisonniers. Un officier et quatre hommes de troupes américains furent récompensés avec la Croix de guerre par les français pour leur bravoure à repousser le raid. Un rapport de l’engagement fut fait au quartier général comme suit : « Dans la nuit du 12 au 13 octobre 1918,deux groupes de travail ont étés envoyés depuis le 350ème régiment d’infanterie sous le commandement respectif des capitaines Safford et House ,leur mission étant de connecter le ligne avancée aux premières tranchées allemandes à Ammertzwiller .Ces deux détachements étaient chacun couverts par des détachements français .Ceux ci ont étés fournis par les groupes de reconnaissance qui comprennent un grand nombre d’officiers et de sous officiers .Il a été signalé que ces groupes de couverture tardaient à arriver et les groupes de reconnaissance ont étés coupés de nous par un barrage de lances mines (Minenwerfer) à l’avant de notre ligne de front . Il était 19h, en même temps notre propre barrage qui était prévu par l’artillerie française en soutien.

source: https://ammertzwiller-bernwiller.fr/wp-content/uploads/sites/636/2018/01/Texte_traduit_par_Pierre_GAIDER_d5734.pdf

Marchienne (Belgique) : une enfant de 10 ans tué par un allemand

Le 12 octobre 1918, Yvonne quitte l’école et accompagne sa mère ; elles apportent ensemble son repas à Emile Vieslet. Arrivées route de Châtelet, un bon kilomètre plus loin, elles passent devant le Cercle Saint-Edouard, en bord de Sambre. Dans la cours du Cercle sont rassemblés des soldats français, gardés par des soldats allemands. La fin de la guerre est proche, et les allemands sentent que la défaite est proche ; l’atmosphère est tendue, les soldats français sont épuisés et affamés. Priorité est donnée aux allemands pour s’alimenter.

La tombe d’Yvonne Vieslet, située dans le Carré militaire des Anciens Combattants du cimetière de Monceau-sur-Sambre

Plusieurs passants observent la scène, personne n’ose s’approcher suite aux injonctions des allemands. Une sentinelle tient son fusil sous le bras, comme avertissement. Les faits relatés renseignent qu’Yvonne, qui n’est toujours qu’une enfant, s’approche et lance sa couque aux prisonniers. Le soldat tire : la balle touche Yvonne grièvement. Quatre autres personnes sont également blessées. Yvonne est rapidement transportée dans une maison du voisinage, et ensuite transférée à l’hôpital civil de Marchienne où elle décède le lendemain à 11h, soit presque 24 heures après les faits. La chambre dans laquelle elle est décédée lui fut par la suite dédiée.

Claude Daubanton, dans « La Royale Feuille d’Etain de Marchienne-au-Pont », relate ces faits, sous un autre angle, basé sur les dires d’un témoin. Une certaine tension régnait sur place. Derrière la grille du Cercle, une sentinelle surveillait des prisonniers situés une trentaine de mètres plus loin ; de l’autre côté de la grille, sur la chaussée, un petit groupe de personnes observe. L’un des membres du groupe lance derrière les grilles une miche de pain, qui atterit dans la cour, entre la sentinelle et les soldtas français ; un prisonnier tente de récupérer le pain, mais il est refoulé par la sentinelle de manière violente. La tension monte, et certains passants invectivent l’allemand. Pour tenter de calmer la foule, le soldat allemand met baïonnette au canon ; la foule ne se calmant pas, il tire à un moment un coup à l’aveugle à travers la grille en direction de la rue. La balle atteint Yvonne. Selon les témoins de cette version, jamais Yvonne n’a tendu sa couque aux prisonniers français ; les faits qui se sont déroulés ont été relatés après guerre de manière orientée. Le soldat auteur du geste aurait demandé à son frère à sa mort de retourner sur les lieux pour s’excuser de son geste auprès des Vieslet.

Journal du samedi 12 octobre 1918

Notre avance continue à l’est de Saint-Quentin. Six kilomètres ont été gagné sur certains points. Nos lignes ont été portées aux abords de Bernaville, à l’est de Montigny et de Bernot. Nous avons occupé Fieulaine, Neuvillette, Regny, Châtillon-sur-Oise, Thenelles.
Au sud de l’Oise, nous avons enlevé Servais.
En Champagne, l’ennemi bat en retraite dans la direction de l’Aisne. Nous avons dépassé Liry, Monthois, Challerange et atteint les abords de Mont-Saint-Martin. Grandpré est occupé.
Les Anglais progressent à l’est de Bohain. Ils tiennent Vaux-Andigny, et ont atteint la ligne de la Selle et pris le Cateau. A l’ouest de Solesmes, ils ont Avesnes, Rieux et Thunn-Saint-Martin. A l’ouest du Canal de l’Escaut, Estron; au sud-est de Lens, Rouvroy.
Les Américains, avançant sur la Meuse, ont fait 1.000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html