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1356/20 avril 1918: Stubbs le chien de guerre le plus décoré


.Dernière attaque allemande dans la forêt de Mortmare (Meurthe-et-Moselle)

mort mare-1La dernière attaque allemande du secteur de la forêt de Mortmare se déroula le 20 avril 1918. Après l’arrivée des troupes américaines sur les hauteurs de Seichenprey, les Allemands ordonnent à leurs troupes de choc (sturmstaffel), soutenues par des lance-flammes, de s’emparer de la crête. De 2h50 à 7h30, un violent bombardement sur Rambucourt détruit les lignes téléphoniques du PC du 101e RI US. À 4h10, le bombardement de Beaumont et Bernecourt détruit de même ceux du PC du 102e RI US. À 4h47, l’artillerie allemande entama un tir de destruction sur les 32 batteries de canons identifiées et sur les 1res lignes à Seicheprey, au bois de Remières et au bois carré. Les flancs du secteur de l’attaque sont soumis à un bombardement par 22000 obus au gaz afin d’empêcher toute contre-attaque. À 5h20, 3000 soldats s’élancent en trois colonnes en direction des positions tenues par le 102e RI US. Le village de Seicheprey tombe rapidement malgré de violents corps à corps. Les lignes de communication étant rompues, l’état-major US n’est averti de la situation que tardivement. Il organise une contre-attaque qui permet la reprise du village de Seichenprey à 10h. Une contre-attaque par l’armée française, prévue dans l’après-midi, est reportée au lendemain faute d’appui d’artillerie. Lorsqu’elle a lieu, le 21 avril 1918, les Allemands avaient abandonné les positions conquises pour retourner dans leurs lignes. Cette 1re confrontation entre les armées allemandes et américaines aura coûté la vie à 81 Américains et à 52 Allemands. Les Américains déploreront également 214 gazés et 187 prisonniers et les Allemands 145 blessés.

source: https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/mortmare/mortmare.htm

(Vidéo) Les Américains mal préparés à la guerre

Comment se déroulent les premiers engagements au feu pour les soldats américains ?
Michaël Bourlet : Cela ne se déroule pas très bien au début. Ils ont plusieurs déconvenues, à l’instar de ces deux compagnies de la 26e division d’infanterie bousculées par une attaque surprise dans le secteur de Seicheprey non loin de Saint-Mihiel, dans la Meuse, le 20 avril 1918. Environ 160 soldats allemands sont tombés dans cette affaire, mais les pertes américaines s’élèvent à plus de 650 hommes, tués ou blessés, et une centaine de prisonniers. Les conséquences de cette première affaire de Saint-Mihiel (à ne pas confondre avec l’offensive de septembre) sont dramatiques au plan politique, militaire et psychologique. La propagande allemande exhibe les prisonniers américains tandis que les Français et les Britanniques, qui espèrent intégrer les soldats américains dans leur armée, en profitent pour dénoncer l’incapacité des Américains à tenir seuls un petit secteur du front.

A voir sur France 24 http://www.france24.com/fr/20170624-grande-guerre-soldats-americains-saint-nazaire-debarquent-france-etat-unis-doughboys

Stubbs le chien de guerre le plus décoré

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Stubby a été trouvé sur le campus de l’université Yale en 1917 par John Robert Conroy. Son nom en anglais signifie « trapu » ou « courtaud ». Son pedigree est inconnu ; quelques sources indiquent qu’il était peut-être en partie terrier de Boston, tandis que sa nécrologie le décrit comme un Bull Terrier (à l’époque synonyme de American Pit Bull Terrier et Pit Bull[réf. nécessaire]). Stubby défila avec J. Conroy et apprit même un petit salut approximatif. Quand l’unité de Conroy fut envoyée en France à la suite de l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, Stubby monta clandestinement à bord du USS Minnesota.

Stubby servit dix-huit mois dans le 102e régiment d’infanterie de la 26e division d’infanterie (Yankee), dans les tranchées du nord de la France, participant à quatre offensives et à dix-sept batailles. Il entra dans les combats le 5 février 1918 au chemin des Dames au nord de Soissons (dans le secteur de Pargny-Filain et Chavignon) et fut constamment sous les bombardements, jour et nuit, pendant plus d’un mois.

Au mois de mars suivant, la 26e division est envoyée dans le secteur de Saint-Mihiel. C’est là que le 20 avril 1918, pendant une attaque pour reprendre Seicheprey (Meurthe-et-Moselle), il fut blessé à la patte avant par les grenades des Allemands en retraite. Il fut envoyé à l’arrière des tranchées, où il put guérir tout en améliorant le moral de ceux autour de lui. Une fois guéri, il retourna dans les tranchées. Après avoir survécu à une attaque au gaz, Stubby apprit à prévenir son unité d’attaques imminentes au gaz. Il trouva des soldats blessés dans le no man’s land et prévenait les soldats de l’arrivée des obus car il pouvait les entendre. Il est seul responsable de la capture d’un espion allemand dans l’Argonne, ce qui lui valut la promotion au grade de sergent par le commandant de la 102e division d’infanterie, devenant le premier chien gradé de l’armée des États-Unis. Après la prise de Château-Thierry par les Américains, des femmes de la ville lui confectionnèrent un petit manteau en chamois sur lequel étaient attachées ses nombreuses médailles. Une légende dit qu’il sauva la vie d’une jeune fille à Paris qui allait être écrasée par une voiture. À la fin de la guerre, J. Conroy refit monter clandestinement Stubby dans le navire qui les emmenait chez eux.

https://carrierespatrimoine.wordpress.com/2017/08/17/carriere-des-americains-3eme-partie/

L’aviateur Charles Boudoux d’Hautefeuille abattu

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source: https://www.google.fr/search?q=Charles+Boudoux+d%27Hautefeuille&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjpqIjymYLaAhWMW8AKHUA0ABkQ_AUICigB&biw=1280&bih=605#imgrc=i8ljG50d-IWMSM:

Ancien lieutenant au 9e Cuirassiers, passé sur sa demande dans la Ve Armée. Il prend part, en 1915, aux bombardements de Stroumitza, Monastir, Pazarly, Pétrich, gare de Stroumitza, campements allemands de Volodie, Bodgana, Bogorodosà, etc.

En 1916, il passe dans l’aviation de chasse où il vole sur des Spad S.XIII,  abattit 4 avions ennemis et 1 drachen. Il reçut pour cela plusieurs citations.

Le 16 janvier 1918 il prend le commandement d’une toute nouvelle escadrille: la Spad 100, il en sera le premier commandant .

À cette époque les combats le conduisent dans la Somme et il survole régulièrement Hangard, son village, et peut voir le château familial de Hangard un peu plus détruit chaque jour. Peut-on le croire lorsqu’il écrit : «  Je survole Hangard avec la même sérénité qu’un autre pays ne me rendant même pas compte que cela appartient à la famille. » ? Il lui arrive même de lâcher au passage quelques rafales sur les occupants du château

Le 20 avril 1918, au cours d’une patrouille dans la brume près de Montdidier à Courtemanche il engage un combat aérien face auLeutnant Hans Pippart von Jasta (en) à l’intérieur des lignes ennemies. Son sort est d’abord incertain : à 16H15 son Spad n° 2612 est tombé au nord-est de Mesnil-Saint-Georges.

source: http://plus.wikimonde.com/wiki/Charles_Boudoux_d%27Hautefeuille

Bombardement d’Etaples (Pas-de-Calais)

La nuit du 19 au 20 avril 1918, la météo est particulièrement clémente sur l’immense camp hôpital, la journée ayant été chaude et claire. Aussi, le personnel était peut-être moins attentif ; un témoin déclare à ce sujet qu’au moment où l’alerte résonne à 10 heures 30, les lumières ne s’éteignent pas immédiatement sur une partie du camp. La ville de tentes et de baraquements de bois présente alors une cible parfaitement reconnaissable pour la première vague de bombardiers. 

De plus, sur la voie de chemin de fer qui longe la position, un train passe. La porte de la chaudière ouverte de la locomotive laisse une lueur qui précise parfaitement l’axe de la voie ferrée… et l’hôpital ! On supputa que les avions avaient pu suivre le convoi. Tant et si bien que les bombes frappent avant que le personnel ait le temps de se réfugier dans les abris. Le raid de quinze Gotha est organisé en deux vagues qui se succèdent pendant deux heures. Le quartier des hommes du « No 1 Canadian General Hospital – 1CGH » est le premier touché par une bombe incendiaire qui boute le feu et fait les premières victimes parmi ceux qui dorment. « Il y eut une forte explosion suivie par un déluge de flammes ; les baraquements flambent immédiatement et offrent une excellente cible pour l’ennemi, qui cercle et lâche d’autres bombes à proximité… Les explosions convertissent les baraquement en charniers ». Au moment où les valides se précipitent pour secourir leurs camarades, un avion pique en rase-mottes et il les mitraille. 

La seconde vague de Gotha lance ses projectiles qui atteignent le quartier des officiers et des nurses, détruisant l’aile utilisée par les infirmières de service de nuit. Au bout des heures de raid, 116 bombes sont lancées causant 840 victimes parmi le personnel, les patients et les civils. Le 1CGH est le plus touché avec 139 victimes dont 66 tués. Dont trois « nursing sisters » : Katherine Macdonald instantanément foudroyée, Gladys Wake et Margaret Lowe, grièvement blessées, décédant quelques jours plus tard.

la suite sur http://www.opalenetwork.com/host/oph/chronique16.htm

Le général Etienne Berthon nommé à l’Etat major de l’armée française d’Italie

Unknown-2Le 20 avril 1918 il est nommé à l’Etat major de l’armée française d’Italie, participant à la bataille de la Piave. Puis ce sera un long séjour en Europe Centrale, à Bucarest d’abord comme sous-chef d’Etat major à l’armée du Danube, puis à Budapest aux côtés du général Graziani nommé président de la commission interalliée en Hongrie. Il décrira par le menu, à travers de longues lettres à sa femme, l’état de ce pays après la défaite austro-hongroise qui aboutira à la signature du traité de Trianon. Titulaire après la guerre de plusieurs commandements territoriaux, il sera nommé général de brigade en mai 1928, mais décédera quatre mois plus tard d’une crise d’appendicite aiguë à l’hôpital militaire de Lille.

source: https://www.google.fr/search?q=général+Etienne+Berthon&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwj15qPfm4LaAhVHSsAKHQ-iAxYQ_AUIDCgD&biw=1280&bih=605

Journal du samedi 20 avril 1918

Dans la région de Corbeny, nous avons pris sous nos feux et dispersé avec pertes un fort détachement ennemi qui tentait d’aborder nos lignes après une préparation d’artillerie.
L’ennemi a lancé plusieurs coups de main en Champagne et sur la rive droite de la Meuse, à l’est du bois des Caurières et vers Damloup, notamment. Toutes les tentatives ont été repoussées.
De notre côté, nous avons réussi, au nord-ouest de Reims et en Lorraine plusieurs incursions dans les lignes ennemies et fait un certain nombre de prisonniers.
Aucun changement sur le front britannique.
Au cours de la nuit, l’artillerie allemande a déployé une grande activité dans le secteur sud du front de la Lys, entre Givenchy et la lisière est de Robecq. Un violent bombardement des lignes entre Locon et Robecq a continué jusqu’au delà du lever du jour.
Les troupes anglaises ont repoussé des attaques locales dans le secteur de Merris.
Les pertes allemandes ont été très sensibles entre la forêt de Nieppe et Wytschaete.
L’infanterie ennemie attaqua en trois vagues au sud-est du mont Kemmel et, sur un point, refoula légèrement la ligne anglaise. La situation se rétablit par une contre-attaque.
Trois assauts, déclenchés par l’adversaire dans le secteur de Bailleul ont été chaque fois complètement brisés.
Lord Milner remplace lord Derby au ministère anglais de la Guerre.

 

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1342/6 avril 1918:combats dans la forêt de Coucy (02)



Des Anglais sur la route de Villers-Cotterets

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6/04.1918/Passant dans les rues d’un village de l’Aisne sur la route de Villers-Cotterêts, les éléments anglais séparés de la 5e Army se reposent après une longue marche forcée. Ces soldats britanniques font une halte, posant arme et paquetage au sol. Les unités britanniques attendent leur évacuation du front pour être réorganisées.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-04.pdf

Combats dans la forêt de Coucy (02)

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La suite sur: http://michel.lalos.free.fr/Ballon_memoire_14_18/JMO/Chatellier-Edmond_jmo_279_RIT_1918_04_06.pdf

Attaque vers l’Ailette (02)

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Le 6 avril, après un violent bombardement entre Bichancourt et le Crotoir (secteur de la Basse Ailette) et sur la 55e DI, les allemands attaquent sur le front de l’Ailette (161e DI). Amigny-Rouy, Sinceny sont repris. Au soir, le 14e CC et la 13e Cie du 363e RI se sont retirés vers Manicamp en faisant sauter les ponts du canal, puis Bichancourt tombe. La 19e DI est à Quierzy en 2e ligne dans le secteur de la 161e DI. 

Le 8 au soir, la 161e et à sa droite la 151e DI se replient sur la position préparée au sud de l’Ailette et du canal avec pour mission d' »Epêcher l’ennemi de passer l’Ailette ou l’Oise. » La progression allemande y est arrêtée. 

source: http://dvole.free.fr/quierzy/q318.htm

L’offensive allemande sur la Lys

Le 6 avril, les Allemands s’acharnent contre la partie dé notre front qui, le long de l’Oise, de Manicamp à Tergnier, et à travers la forêt de Saint-Gobain jusqu’à Anizy-le-Château, forme un saillant très prononcé et fort difficile à défendre.

Le terrain y est tellement couvert et marécageux que l’intervention des renforts est impossible.

Nos troupes évacuent donc ces positions sous la pression de l’ennemi; et en quatre jours, les 6, 7, 8, 9, elles reculeront volontairement d’une dizaine de kilomètres, pour venir s’établir derrière l’Ailette, sur d’excellentes positions préparées d’avance. Notre front ainsi rectifié est désormais en ligne droite de ce côté ; il pourra braver les plus terribles assauts.

 Le 7 avril, Foch installe son quartier général à Sarcus, petit village perdu de la Picardie.

Devant l’essoufflement visible de l’ennemi, et en raison de l’arrivée, lente peut-être, mais, régulière de nos renforts, Foch, dès le 3 avril, a envisagé la possibilité d’une offensive; et à cette offensive il voudrait donner comme objectif le dégagement de la voie ferrée de Paris à Amiens.

Fayolle doit attaquer dans la région de Montdidier, et Rawlinson à cheval sur la Somme, entre la Luce et l’Ancre. On sait bien que l’ennemi envoie ses réserves dans le Nord, ce qui semblerait indiquer de sa part des velléités d’offensive dé ce côté; mais une attaque sur la Somme n’est-elle pas encore la meilleure parade à un choc dans le Nord, choc qu’il est d’ailleurs impossible d’éviter et pour lequel l’ennemi sera toujours en situation d’obtenir une supériorité décisive ?

La suite sur http://chtimiste.com/batailles1418/1918lys.htm

Le coq force symbole

6 avril 1918 – Grivesnes – Le Coq du Clocher tenu par le Sergent Raymond Petit, observateur d’Infanterie dans le clocher, pendant les combats des 31 mars, 1er et 3 avril.

Cette photo pourrait s’interpréter comme une allégorie de ce premier conflit mondial. Sur fond de ruines, ce soldat Français est néanmoins parvenu à sauver de la destruction l’un des emblèmes de la France, le coq gaulois.

L’homonymie latine entre coq et gaulois (gallus) a instauré, comme l’un des symboles de notre pays, le coq comme naturellement gaulois. Et évidemment, on s’est attribué les qualités de ce volatile: la hardiesse, la combativité, le panache, la vigilance…  Nos ennemis ne manquèrent jamais, de leur côté, à en dénoncer les défauts: fanfaron, querelleur, de basse noblesse … et à les attribuer à nos compatriotes.

Ce coq  orne fièrement le blason de l’équipe nationale de rugby, et ce depuis 1911 !

On retrouvera ce coq sur nombre de monuments aux morts après guerre.

Notons également que ce coq, récupéré par un observateur de l’armée, était perché sur le clocher d’une église. Il était donc de ces coqs qui annoncent chaque matin, au dessus des hommes, la venue d’un jour nouveau au son de l’angélus. Et si l’on dépasse le « cocorico » rythmant l’immuable ronde des jours, d’aucuns y voient l’annonce de temps nouveaux.

Je ne sais pas ce qu’avait en tête le Sergent Raymond Petit, au moment où il sortit des décombres ce coq meurtri. Peut-être y vit-il un présage: la nation se relevant de ses épreuves avec la paix revenant.

source: http://www.monsenbaroeul.fr/faire-memoire/faire-memoire-7

L’usine d’Isbergues  (Pas-de-Calais) sous les bombardements

Située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest du front, l’usine d’Isbergues a été, tout au long de la Première Guerre mondiale, l’une des cibles principales des bombardements ennemis, devenus de plus en plus intensifs au fil des années et culminant au printemps 1918 lors de la dernière offensive allemande, dite « bataille de la Lys ».

On estime que, pour toute la durée de la guerre, l’usine a reçu 3 000 bombes et obus, d’après les renseignements relevés dans une publication de 1922, ce qui paraît très plausible quand on sait que, le 6 mai 1918, il tombait environ 280 obus en un après-midi de 1 heure 30 à 7 heures du soir (note de la Direction de l’usine).
À la suite de chaque bombardement, il faut consacrer de nombreuses heures de travail au déblaiement des chantiers pour permettre à l’entreprise de ne pas interrompre sa marche, et cela avec tout le personnel disponible, ce qui représente pour toute la guerre un total de 27 000 journées (à 6 francs la journée), sans compter les heures consacrées à la construction des nombreux abris.
Pour la seule période du 24 juin 1917 au 19 février 1918, on a dénombré 200 bombes tombées sur l’usine et 80 aux alentours, dont une tombée sur une maison d’ouvriers, provoquant la mort de toute une famille.

http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/L-usine-d-Isbergues-sous-les-bombardements

Carnet de notes n°11 appartenant à Jacques Meiffret du 29 janvier 1918 au 7 mai 1918

6 avril 1918. Contre (Somme). Tous les camions sont conduits au travail et ce pour deux détachements séparés. J’ai la conduite de l’un d’eux (12 camions). Comme il faut être rendu à la carrière à 6h du matin, nous sommes tous levés de très bonne heure. COmme d’habitude, ce sont des vieux territoriaux qui procèdent au chargement. J’ai ordre d’aller porter ces cailloux vers Moreuil que les boches ont pris depuis peu. Par Conty, Essertaux nous venons vers le premier pays cité et arrêtons avant le village de Jumel. Les routes sont défoncées et très encombrées. La marche est forcément lente au milieu de ce chaos de voitures qu’il faut doubler ou croiser. Au retour, il y a un sens obligatoire qui oblige mon convoi à parcourir un trajet beaucoup plus long qu’à l’aller. Il est une heure lorsque nous arrivons pour manger la soupe. APrès quoi, nous accomplissons un 2ème voyage au même but. Mais, après avoir pris le chargement non pas à la carrière de Contre comme au premier voyage, mais à Chameson et en gare. Je rentre avec tous les camions à 7h, sauf un tombé en panne et que les mécaniciens vont remettre à flot pour lui permettre de rentrer. Le temps, assez beau le matin, s’est gâté dans l’après-midi et le soir il pleut. Journée très dure.

7 avril 1918. Contre (Somme). Vers le milieu de la nuit, un ordre arrive. Il faut envoyer des camions au travail, aussitôt le jour venu. Les routes deviennent impraticables et le besoin de réparations est des plus urgents. J’assure donc le départ des camions et je reste au cantonnement. Dans l’après-midi, une feuille de mutation, signée du directeur de notre service, m’envoie à la T.M.22, section de réserve de l’armée (réserve matériel et personnel), cantonnée à Beauvais. Cette nouvelle, au prime abord, me surprend mais ne m’inquiète pas car je sais que de cette T.M.22 arrive pour me remplacer un brigadier plus jeune que moi. C’est tout simplement par application de la loi Mourier que je suis envoyé dans ce service d’arrière front où régulièrement ne doivent s’y trouver que des réservistes de l’armée territoriale (dont je suis) ou des auxiliaires. Quel va être mon emploi ? C’est ce que je suis anxieux de savoir. Temps assez beau dans la journée. Le soir il pleut. La canonnade est très grande.

source: http://memoires-de-guerres.var.fr/arkotheque/client/ad_var/memoires_de_guerres/fiche_detail.php?ref=30946&titre=carnet-de-notes-n-1-appartenant-a-jacques-meiffret-du-29-janvier-1918-au-7-mai-1918

Journal du samedi 6 avril 1918

Les Allemands ont continué leurs attaques avec un acharnement qui ne s’est pas ralenti durant la nuit et en jetant dans la bataille des forces nouvelles. Nous avons identifié quinze divisions, dont sept divisions fraîches. Malgré la supériorité marquée de ses effectifs, qu’il a dépensés sans compter, l’ennemi n’a pas atteint son objectif, qui était la voie ferrée d’Amiens à Clermont, comme en témoignent les ordres saisis sur les prisonniers.
Nos régiments, par leur résistance pied à pied et leurs énergiques contre-attaques, ont maintenu leurs lignes dans l’ensemble et infligé à 1’ennemi des pertes cruelles.
Tandis qu’au nord nous reportions nos positions aux abords ouest de Castel, nous rejetions l’ennemi du bois de 1’Arrière-Cour, à l’ouest de Mailly-Raineval.
Au sud-est de Grivesnes, une contre attaque, brillamment menée, nous donnait la ferme de Saint-Aignan, que nous gardions en dépit de tous les assauts.
Plus au sud, nos troupes s’emparaient de la majeure partie du bois de l’Epinette, près d’Orvilliers-Sorel.
Enfin nous élargissions nos positions au nord du mont Renaud.
Dans l’après-midi, les tentatives allemandes cessant, nous contre-attaquions et gagnions du terrain près de Mailly-Raineval et de Cantigny.
Les Anglais onf rejeté toute une série d’attaques entre la Luce et la Somme. Mais ils se repliaient légèrement et occupaient une série de nouvelles positions à l’est de Villers-Bretonneux.
Vive canonnade au nord de la Somme, dans le voisinage de Bucquoy et dans la vallée de la Scarpe.

 

1282/5 février 1918: Baptême du feu au chemin des Dames pour Stubby le chienj

Baptême du feu dans l’Aisne pour Stubby le chien

Photograph of « Stubby » and J. Robert Conroy. France, March, 1919.

Le caporal Robert Coroy n’aurait jamais pu imaginer que son chien, Stubby, puisse devenir un héros au milieu des tranchées de la Première Guerre mondiale. Trouvé sur le campus de l’Université de Yale et amené clandestinement par son maitre en France, ce bâtard deviendra un atout pour tous les soldats qui ont pu le côtoyer et un héros décoré quatorze fois (…)

Stubby a eu son baptême de feu le 5 février 1918 au chemin des dames et, durant toute la bataille, il a été sous les obus allemands, mais n’a jamais défailli. Il retrouvait des blessés dans le no man’s land tout en maintenant le moral des troupes par sa seule présence et les tours de cirques appris par son maitre.

source: https://www.curieuseshistoires.net/sergent-stubby-chient-plus-decore-de-premiere-guerre-mondial/

Journal du mardi 5 février 1918

La lutte d’artillerie a pris une certaine intensité sur le front au nord de l’Aisne, dans la région du Cornillet, en Argonne et en Haute-Alsace.
Les Allemands ont tenté sur le secteur de Fresnes (nord-est de Coucy-le-Château), un coup de main que nous avons aisément repoussé.
Du 21 au 31 janvier, vingt-huit avions ont été abattus par nos pilotes.
Les Anglais ont repoussé, en infligeant des pertes à l’ennemi, un coup de main exécuté sur un de leurs petits postes, à l’est du bois du Polygone.
Leurs pilotes ont jeté quatre tonnes d’explosifs sur divers objectifs, y compris la gare et les voies de garage de Valenciennes. Ils ont, en outre, tiré plusieurs milliers de cartouches de mitrailleuses sur des formations ennemies dans les tranchées et zones arrière.
Cinq avions ennemis ont été abattus en combats aériens, et cinq autres forcés d’atterrir.
En Macédoine, les troupes britanniques ont exécuté avec succès un raid sur les tranchées bulgares, près de Sugavo.
A l’ouest du lac d’Okrida, un détachement ennemi, qui tentait d’enlever un de nos postes, a été repoussé.
L’aviation hellénique a bombardé la gare de Milepkovo, dans la vallée du Vardar.
Sur le front italien, on ne signale que des opérations secondaires.
Trévise, Padoue et Mestre, ainsi que Venise ont été bombardées par avions. On annonce des victimes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1275/29 janvier 1918: Candy Cannell retrouve les traces de son grand-père malgache, mort dans la Marne

Carnet de notes de Jacques Meiffret

29 janvier 1918. Royaumeix (Meurthe-et-Moselle). Et toujours du brouillard, avec ça il gèle assez dur. Très peu d’éclaircie de soleil. Par suite du départ en détachements divers, il n’y a plus que 5 camions ici qui roulent et dont j’ai à m’occuper. Le ravitaillement en essence et ingrédients reste aussi à ma charge.

30 janvier 1918. Royaumeix (Meurthe-et-Moselle). Du brouillard et plus que jamais, le soleil en effet ne se montre pas et il ne dégèle pas de la journée, ainsi que cela se produisait les jours précédents. Les lettres me parviennent mieux et sont de dates plus récentes, ce qui fait grand plaisir, il en est de même côté de ma famille.

31 janvier 1918. Royaumeix (Meurthe-et-Moselle). Même temps de brouillard et de froid. Véritable temps « à cafard ». Oui, ce temps gris est triste dans ce petit village où, dès la nuit venue, tout rentre dans l’ombre. Et, malgré tout, je suis à souhaiter de n’être jamais plus mal qu’ici.

1er février 1918. Royaumeix (Meurthe-et-Moselle). Je roule toute la matinée avec les camions. La campagne offre un coup d’oeil pittoresque avec ses arbres aux branches surchargées de givre. Ce dernier est en si grande quantité sur les fils téléphoniques, qu’un maints endroits le poids a fait casser ces fils. Le brouillard demeure tenace et il fait toujours très froid.

http://memoires-de-guerres.var.fr/arkotheque/client/ad_var/memoires_de_guerres/fiche_detail.php?ref=30946&titre=carnet-de-notes-n-1-appartenant-a-jacques-meiffret-du-29-janvier-1918-au-7-mai-1918

Condamnés pour « espionnage par pigeons

Le 29 Janvier 1918 le tribunal de Guerre Allemand condamne pour « Espionnage par pigeons voyageurs »

  • Edouard LEFEBVRE
  • Léon FAUX

Le 25 Février 1918 ils sont fusillés dans les remparts de Condé sur l’Escaut où un monument leur rend hommage.

https://www.google.fr/search?q=29+janvier+1918&safe=active&ei=QFlPWqylIIauU7KDioAC&start=50&sa=N&biw=1366&bih=637

http://jeanpaul1252.skyrock.com/3189375541-LE-FAUCON-PELLERIN-ASSASSIN-DE-NOS-PIGEONS.html

 

 Candy Cannell retrouve les traces de son grand-père malgache, mort dans la Marne


Fidèle à sa promesse, Candy Cannell, une fois en France cherche mais ne trouve aucune trace de l’incorporation et des circonstances de la disparition de son grand-père jusqu’à il y a deux ans. A force de ténacité, son frère retrouve dans les archives militaires du sud de la France le nom de son grand-père, mort pour la France. Rakotomanga, soldat de deuxième classe dans la quatrième compagnie du 19e bataillon de tirailleurs malgaches, est décédé à l’hôpital de Chanzy à Sainte-Menehould dans la Marne le 29 janvier 1918 à 17h30, suite à ses blessures. Il a été enterré dans le carré des musulmans.

 

Dans une lettre, un de ses copains qui l’a accompagné à l’hôpital évoque un homme de grand cœur. Les circonstances de la blessure de Rakotomanga restent inconnues mais en 1917, le 19e bataillon auquel il appartenait a quitté Fréjus en train pour Creil puis pour l’Aisne et la Marne. Les Malgaches, comme les Indochinois, ont été plutôt utilisés pour des travaux de génie ou dans les usines d’armement mais 3 000 tirailleurs malgaches ont été tués au combat.

Une fois dans l’Est, le 19e bataillon effectue des travaux de construction de voies ferrées, des réparations de routes et une réfection de canal. Parfois très proches du front, des tirailleurs de ce bataillon sont blessés et tués par des éclats d’obus.

Journal du mardi 29 janvier 1918

Nous avons réussi deux coups de main sur les tranchées allemandes en Champagne.
Nos détachements ont pénétré jusqu’à la troisième ligne ennemie et ramené des prisonniers, dont un officier et une mitrailleuse.
Canonnade réciproque assez vive en Alsace, dans la région de L’Hartmannswillerkopf.
Sur le front britannique, l’ennemi a effectué un coup de main sur un des postes avancés de nos alliés près de Langemark.
Une forte reconnaissance allemande a été repoussée au sud-est du Vergnier.
Activité de l’artillerie ennemie en différents points au sud-ouest de Cambrai, au nord de Lens et dans le secteur de Passchendaele.
Les aviateurs anglais de l’escadrille navale ont bombardé l’aérodrome d’Aertryke ainsi que le dépôt de munitions d’Engel. Les objectifs, obscurcis par les nuages ont empêché les aviateurs de se rendre compte exactement des résultats obtenus. Tous les aéroplanes sont rentrés indemnes.
Sur le front italien, rencontres de patrouilles dans le Vallarsa et dans la vallée de l’Astico. Actions efficaces de l’artillerie italienne, contre les positions ennemies dans le val Frenzela et le canal de Brenta.

Activité aérienne très vive sur tout le front. Un avion ennemi a été abattu par des aviateurs anglais. Un appareil ennemi est tombé sur les pentes méridionales du Montello. Les trois pilotes dont deux officiers, ont été capturés.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1130/6 septembre 1917: troisième anniversaire de la bataille de la Marne

Les chiens ont leur masque à gaz

Les poilus ont pensé à protéger leurs compagnons à quatre pattes des gaz. Le Figaro du 6 septembre 1917 regrette que les chevaux ne puissent pas bénéficier d’une telle protection.

«[…] On a étudié la question d’un masque pour les chevaux, mais sans la résoudre.

Car, pour pouvoir continuer à diriger l’animal, on est obligé de ménager deux ouvertures pour la bride, et par là s’introduisent les gaz.

Cette difficulté n’existant pas pour les chiens, si nombreux aux armées, il a été beaucoup plus facile de les protéger, et les poilus se sont montrés ingénieux. Certains n’ont pas hésité à prêter à leur chien le second de leurs deux masques réglementaires et ont réussi à protéger très bien ainsi les pauvres bêtes.

On nous cite même le truc, vraiment très drôle, de quelques combattants dont les chiens étaient trop petits pour que le masque pût s’adapter à leurs têtes. Ils ont donc, au moment de l’émission des gaz, fourré l’animal dans une caisse et bouché l’ouverture delà caisse au moyen du masque. Ce fut le salut.» écrit Le Figaro du 6 septembre 1917.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/06/26002-20140906ARTFIG00099-6-septembre-1917-les-chiens-ont-leur-masque-a-gaz.php

Troisième anniversaire de la bataille de la Marne

Le 6 septembre 1917, une cérémonie présidée par la président de la République Raymond Poincaré commémore au château de Mondement le 3ème anniversaire de la Victoire de la Marne. En 1920, le Parlement décide l’érection d’un monument commémoratif à Mondement. La loi de finance du 31 juillet 1920, par l’article 107, stipule :  » Il sera fait par les soins du Ministère de la Guerre un choix des plus remarquables organisations du front pour être conservées et classées comme monuments historiques. Des monuments seront élevés par la Nation pour perpétuer la mémoire de la première et de la deuxième victoire de la Marne « .

source: https://www.mondement1914.asso.fr/le-monument

Lire aussi: http://www.humanite.fr/bataille-de-la-marne-195-000-morts-et-la-boucherie-durera-quatre-ans-557168

Parution de la baïonnette

source: http://labaionnette.free.fr/1917/b114.htm

Journal du 6 au 12 septembre 1917

Le Ministère Painlevé – A la suite de la démission de M. Malvy, ministre de l’Intérieur, le président du Conseil français avait songé à remanier l’ensemble de son cabinet avant la rentrée des Chambres. A cet effet, il avait demandé à tous ses collaborateurs de se désister de leurs fonctions et il avait reçu du président de la République mandat de former un nouveau ministère. Mais l’opposition qu’il rencontra chez les socialistes empêcha M. Ribot d’aboutir dans ses négociations. M. Painlevé, ministre de la Guerre sortant, fut alors chargé de constituer le cabinet. Après quarante-huit heures de démarches, il soumettait, dans la soirée du 11 septembre, la liste de ses collaborateurs désignés au président de la République lorsqu’un nouvel incident, provoqué encore par les socialistes, fit échouer la combinaison élaborée. Malgré cet échec, M. Poincaré a, dans la nuit du 11 au 12, prié M. Painlevé de reprendre sa tentative sur d’autres bases. Les pourparlers ont enfin abouti à la constitution d’un ministère où M. Ribot conserve le portefeuille des Affaires étrangères mais dans lequel ne figure aucun socialiste. M. Albert Thomas est remplacé à l’Armement par M. Loucheur.
Un scandale diplomatique – Le secrétaire d’Etat américain Lansing a livré à la publicité le texte de télégrammes chiffrés, interceptés et traduits par la sûreté des Etats-Unis, au moyen desquels le comte Luxbourg, chargé d’affaires d’Allemagne à Buenos-Aires, correspondait librement avec Berlin. Cette correspondance était possible grâce à la complicité de la légation suédoise de Buenos-Aires qui transmettait les dépêches en question au ministère des Affaires étrangères de Stockholm, comme étant des messages officiels suédois. La neutralité diplomatique a été de la sorte rompue d’une façon d’autant plus grave que le comte Luxbourg donnait des indications sur les navires argentins qu’il convenait de couler « sans laisser de traces ».

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

(vidéo) Les mascottes des armées

Sur France 3 Hauts de France

Si 14-18 fut la guerre des hommes, elle fut aussi celle des animaux. Animaux brutalisés, exploités, mais aussi aimés. Les mascottes n’étaient pas rares sur le front. Les pilotes de l’escadrille La Fayette avaient adopté deux lionceaux, Whisky et Soda. Boules de poils trop vite grandies. Whisky le farceur croquait les képis des officiers. La recrue turbulente fut renvoyée. Car, même avec les mascottes, l’armée réclamait de la discipline.

Comme souvent, l’exemple vient des Britanniques. L’armée favorise le choix d’une mascotte par le régiment. Les hommes n’y ont pas droit, individuellement. La troupe s’en va à la guerre, son bouc en tête de cortège. Des soldats du monde entier répondent à l’appel de la couronne, escortés de leurs fétiches. Kangourous pour les Australiens, Antilope et babouin pour les Sud-Africains.

Les Allemands ne sont pas en reste, avec la colossale Jenny. Eléphant de cirque transporté dans le Nord, en forêt d’Avesnes. Monture du dernier chic, dans les parades militaires, Jenny est mise à contribution, pour charrier du bois, pousser les wagons. Immortalisée en couverture des journaux, elle donne des idées à l’adversaire. L’Europe convertit les éléphants à l’effort de guerre……

Côté français, si les officiers ont droit à un chien, les hommes, eux, rusent, apprivoisant des bêtes sauvages, tels ces deux grands-ducs, prénommés Kaiser et Guillaume. Aussi familier qu’un chaton, Guillaume repère les avions. Les sangliers se laissent eux aussi séduire, comme cet adorable marcassin. A-t-il échappé à la casserole, devenu grand ? L’histoire ne le dit pas. Un de ces mascottes deviendra une star de cinéma. Recueilli par des soldats américains, Rintintin fera carrière à Hollywoods.

source http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/histoires-14-18-mascottes-armees-1300343.html

(vidéo)Un monument à Pozières en hommage aux animaux morts pendant la Grande Guerre

On estime à 9 millions le nombre d’animaux morts pendant la Grande Guerre. Ce vendredi 21 juillet a été inauguré un mémorial en hommage aux animaux morts lors de ce conflit par the « Australian War Animal Memorial Organization » à Pozières dans la Somme.

Chiens, chevaux, pigeons, chevaux sont morts durant le premier conflit. En tout, 14 millions d’animaux furent enrôlés sous les drapeaux durant la guerre 14/18. Envoyés au front, utilisés comme moyens de traction et de communication, pour transporter des munitions ou retrouver des blessés, d’innombrables chevaux, mules, chiens, pigeons et autres animaux ont perdu la vie dans des conditions effroyables aux côtés des soldats

 » Ils n’étaient pas volontaire, ils n’avaient pas le choix, ils n’avaient pas le droit à la parole, c’est important pour les générations futures de savoir que les animaux et pas seulement les hommes sont morts pour leur pays. » Souligne Nigel Allsopp, Président de l’Australian War Animal Memorial Organisation

Pour l’occasion, les animaux ont porté des coquelicots violets en laine tricotés par des petites mains en Australie.

A voir sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/picardie/somme/monument-pozieres-hommage-aux-animaux-morts-grande-guerre-1301149.html