Archives du mot-clé animaux

531/journal du16 janvier 1916: les animaux durant la guerre

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du dimanche 16 janvier 1916 à travers Le Miroir

En Champagne, notre artillerie a dispersé des travailleurs ennemis et pris sous son feu un convoi en marche sur la route d’Auberive à Saint-Souplet-sur-Py.
Echange de grenades à Vauquois, en Argonne. Canonnade un Woëvre.
Un avion allemand a jeté des bombes sur un camp grec, faisant des victimes.
Le chancelier allemand annonce que Guillaume II n’est pas alité, pour démentir le bruit qui avait couru de l’état critique du kaiser. Toutefois, la fête de l’empereur ne sera pas cèlébrée.
Les Autrichiens n’ont fait aucun prisonier dans Cettigné, qui avait été évacué.
Le communiqué officiel britannique annonce que l’ennemi déploie une grande activité autour du camp retranché de Salonique.
Un contre-torpilleur italien a coulé un transport autrichien chargé de munitions, dans l’Adriatique.
La presse suisse reclame toute la lumière sur les faits reprochés aux colonels Egli et de Wattenwyl.
Les Etats-Unis vont faire procéder à l’arrestation de plusieurs milliers de marins allemands plus ou moins inculpés de complot.
Le cardinal Mercier, primat de Belgique, est arrivé à Rome.

 

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier16.html

Cà bouge à Salonique

Le général Sarrail est nommé commandant en chef des troupes anglo-françaises à Salonique.

Un déserteur allemand évoque l’attaque contre Verdun

Le 16 janvier 1916, un déserteur All. du 28e régiment de réserve, recueilli à Béthincourt, signale qu’une importante concentration d’artillerie lourde est en position dans le ravin entre Vilosnes et Haraucourt. Les ordres sont d’économiser les munitions afin de pouvoir assurer un bombardement continu de 100 heures pour les 1er jours de février.

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/theme-prise-conscience.htm

Carnet d’André Febvre

Du 16 Janvier 1916. – « J’ai quitté Toul. Nous sommes en ce moment à quelques kilomètres de Lunéville, où une compagnie de mitrailleuses est en formation. Mon désir est exaucé. C’est moi qui introduis les cartouches dans la mitrailleuse.
Quand je connaîtrai ma nouvelle adresse, je t’en aviserai aussitôt. »

ob_64e665_crime-de-reims-105-1200Reims le 16 janvier 1916
Mon cher André
Je suis heureux de savoir que tu as pu aller passer quelques jours de permission près de Maman et des Sœurs,
et de vous savoir tous en bonne santé.
Ici, la situation est toujours sans changement, l’on vient de nous distribuer les masques contre les gaz asphyxiants
mais il faut bien espérer qu’on aura pas à s’en servir.
Marie ainsi que les enfants se portent toujours bien et se joignent à moi pour t’embrasser de tout cœur.
Ton frère Georges.

http://www.reims14-18.com/2014/05/les-masques-contre-les-gaz-asphyxiants.html

Gabriele D’Annunzio perd un oeil

Fervent patriote, favorable à l’entrée en guerre de l’Italie contre l’Autriche, il s’engage dès 1915 et s’illustre tout au long du conflit par de nombreux actes de bravoure. Le 16 janvier 1916, il est ainsi victime, à l’âge de 52 ans, d’un accident d’hydravion, à l’issue duquel il perd définitivement un œil. Pendant sa convalescence, il reçoit la visite de Barrès et, en réponse à sa sollicitude, déclare fièrement : « Ne vous souciez pas de mes yeux, frère, mais sauvez la beauté du monde pour les yeux à venir. » A peine guéri, il reprend ses missions aériennes et survole Vienne le 9 août 1918, pour y déverser des milliers de tracts et de drapeaux destinés aux civils : « Nous pourrions jeter des centaines de bombes, nous ne lançons qu’un salut à trois couleurs, les trois couleurs de la Liberté ! »

https://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/unesco/italie_le_vittoriale_de_gabriele_dannunzio.asp

Les magasins réunis (Printemps) incendié à Nancy

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Dans la nuit du 16 janvier 1916, à trois heures du matin, une bombe incendiaire a détruit et réduit en cendres le grand magasin en quelques heures. Eugène Corbin délaisse le projet de reconstruction à l’identique présenté par Lucien Weissenburger . Pierre Le Bourgeois et sa vision plus moderne est choisi, tirant ainsi un trait sur le style Ecole de Nancy. Mais la structure en béton, à peine achevée, s’effondre en décembre 1926, la veille de l’inauguration. La reconstruction reprend une fois encore pour une ouverture en 1928. Le magasin nancéien innove encore avec 70 départements allant du bazar à l’alimentation, complété par un restaurant, un salon de thé, une garderie d’enfants, une agence de voyages et un salon de coiffure, sans oublier la galerie d’art au troisième étage.

http://www.lasemaine.fr/2014/08/28/le-printemps-revient-

http://nancybuzz.fr/histoire-magasins-reunis-au-printemps-nancy/

Les animaux durant la guerre

105990056Un dossier très intéressant avec un focus sur les chevaux à partir d’un article paru le 16 janvier 1916

http://87dit.canalblog.com/archives/2015/06/24/32266491.html

 

 

499/journal du15 décembre 1915: la décision d’attaquer Verdun est prise

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

La grande guerre au jour le jour à traversée Miroir

Lutte d’artillerie intense et qui tourne à notre avantage sur divers points du front. Nous dispersons des détachements ennemis sur la route de Villiers (secteur de Roye), et bombardons un convoi près de Thiescourt.
Nos batteries ont provoqué une explosion en Champagne (à l’est de la butte du Mesnil).
En Woëvre (sud de Thiaucourt), nous prenons à partie une batterie allemande, dont les abris ont subi de sérieux dégâts.
Dans les Vosges, au Ban-de-Sapt, nous provoquons l’explosion d’un dépôt de munitions à Laitre.
Onze de nos avions ont bombardé la gare et les bifurcations de Mulheim; vingt-deux autres ont opéré à Hauriaucourt; douze autres encore dans la région de Chateau-Salins, et au château de Burthecourt. Une escadrille ennemie a été mise en fuite.
Tous nos contingents du Vardar sont maintenant rassemblés en deçà de la frontière grecque. Les Bulgares ont pris Guevgueli et Doiran.
Les pertes subies par les Turcs aux Dardanelles sont très considérables.
Des émeutes, causées par la cherté de la vie, ont eu lieu à Cologne. Elles ont été durement réprimées. Il y a des femmes blessées.

Le Reichstag a entendu le débat sur les questions de M.Liebknecht. Les représentants du gouvernement ont écarté toutes questions. Trente-quatre députés socialistes ont formé un groupe dissident qui doit voter contre les crédits militaires demandés à nouveau au Reichstag.
La canonnade est intense sur l’Isonzo, entre Autrichiens et Italiens.

La suite sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre15.html

(12) Carte de Lucien Pinet à sa femme Madeleine le 15 décembre 1914

15 décembre 1914

Mad chérie

Merci de la pensée, j’ai écrie à ta tante aujourd’hui, je reçois toutes tes lettres. Je t’enverrai une lettre demain peut-être mon tour viendra aussi pour aller à Reims seulement je suis un peut loin en ce moment. Embrasses tes Parents et Suzon à toi un gros bec.

Lucien Pinet fait allusion à une éventuelle venue à Reims. Mais à la date de la lettre, 15 décembre 1914, il ne s’agit pas encore du système officiel de permissions. Celui-ci ne sera mis en place qu’à partir du 1er juillet 1915, avec une semaine de permission tous les 4 mois passés au front.

A retrouver sur: http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/ecrits-de-poilus/ecrits-de-poilus-du-28-decembre-1914-au-7-fevrier-1915–4901.htm

Un avion allemand abattu à Raismes

64842025_pLe mercredi 15 décembre 1915, à huit heures et demie du matin, nous assistons à un triste spectacle, un combat d’avions ayant lieu à 200 mètres d’altitude. Un avion allemand, nouveau modèle, armé de mitrailleuses, poursuivait un appareil français qui venait d’être offert à l’armée par la ville de Beauvais; il était monté par un sous-officier et un officier anglais. La lutte engagée à Douai, eut son dénouement à Raismes, car l’avion allemand, très puissant, gagna facilement de vitesse l’avion français et le sous-officier [l’observateur] vint s’abattre, [dans un arbre] la tête percée de plusieurs balles, sur le boulevard près du passage à niveau de la gare de Raismes.
                L’avion, après avoir tourbillonné, tomba entre les propriétés de MM. Gavrois et Wauters, à peu de distance de la place. Pendant leur chute, M. le Curé, qui assistait à ce combat aérien, donna l’absolution à ces braves; le Sous-Officier, qui respirait encore, ayant reçu une balle dans le cou, mourut quelques minutes après. Il s’appelait Jones, était âgé de 26 ans, et avait sur lui la photographie de sa fiancée. L’officier, [pilote] nommé Hobbs, âgé de trente et un ans, avait dans son portefeuille, le portrait de sa femme et de son bébé! Dans sa dernière lettre, elle suppliait son mari d’abandonner son poste périlleux, semblant avoir eu, hélas, le pressentiment du malheur qui allait la frapper.
Au dire de M. Lepez, Maire de Raismes, l’aviateur allemand aurait maquillé son appareil, ce qui lui avait permis d’approcher son adversaire, et de le mitrailler. D’autres affirmèrent que l’appareil était un avion français, grand modèle, récemment capturé par les Allemands.

La suite sur: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/05/19/21177335.html

Le point sur la guerre par le général Humbert

24 DÉCEMBRE 1915 : RAPPORT DU GÉNÉRAL HUMBERT, COMMANDANT LA IIIÈME ARMÉE, SUR LA GUERRE DE MINES

Rapport du Général HUMBERT,

Commandant la IIIème Armée

IIIème Armée

Génie

Q.G.A, le 24 décembre 1915

 

Le Général HUMBERT,

J’ai l’honneur de vous adresser ci-dessous les réponses aux questions posées dans la note n°8377 du 15 décembre 1915 du Général Commandant en Chef.

 

a)      Les points du front de la IIIème Armée sur lesquels il est fait de la guerre de mine sont les suivants :

Secteur du 10ème C.A. (de l’Aisne au Four-de-Paris)

Dans ce secteur il n’a été fait de mines que dans la partie boisée, c’est-à-dire de la lisière Ouest de la forêt jusqu’au Four-de-Paris.

Dans cet intervalle il a été établi un système de mines défensif, le long duquel la guerre de mine ne s’est développée, d’ailleurs sans grande activité, que dans la partie est, entre le ravin de la Fontaine-aux-Charmes et le Four-de-Paris.

Sur le reste du secteur le travail est réduit à un système d’écoute.

Secteur du 5ème C.A. (Four-de-Paris à Avocourt)

Des travaux de mines ont été entrepris en Argonne depuis le Four-de-Paris jusqu’à 500 mètres à l’est de la Haute-Chevauchée soit sur un front de 4 kilomètres. Ces travaux ont été entrepris en principe dans un but défensif. Cependant les circonstances locales ont conduit à leur donner en certains points un caractère offensif : c’est ainsi que sur le plateau de la Fille-Morte, à l’est de la Haute-Chevauchée, la supériorité que nous avons prise sur le mineur ennemi, a permis de pousser en avant des galeries profondes, au moyen desquelles on a atteint et détruit quelques petits postes ennemis placés dans une situation gênante pour nous.

A l’est de l’Aire, une attaque en mine est dirigée sur un ouvrage allemand situé au coude de la route de Vauquois à Boureuilles (ouvrage du V de Vauquois). Les travaux correspondant qui avaient eu d’abord un caractère offensif, puisqu’ils avaient pour but d’appuyer en mars dernier une attaque en ce point, n’ont plus actuellement qu’un caractère défensif.

Enfin, une guerre de minen très active se poursuit dans Vauquois sur un front de 350 mètres environ avec un caractère à la fois défensif contre les travaux souterrains allemands et offensif puisqu’elle se propose et atteint souvent, la destruction et le recul des organisations allemandes.

La suite sur http://argonne1418.com/2011/06/20/24-decembre-1915-rapport-du-general-humbert-commandant-la-iiieme-armee-sur-la-guerre-de-mines/

(vidéo) Des chiens  d’Alaska dans les Vosges

Capture d’écran 2015-12-09 à 11.04.51Le 15 décembre 1915, 50 chasseurs alpins médusés réceptionnent un drôle d’équipage dans les Vosges. comme  les crêtes trop enneigées rendait impossible tout acheminement par cheval ou mulet vers le front, l’armée alla en Alaska acheter des chiens de traineau. 450 chiens habitués aux coups de feu afin qu’ils restent silencieux en toute circonstance. Ils arrivent en bateau qui comportent 70 traineaux et des formateurs, des mushers  chargés d’apprendre aux militaires français à les conduire.

Travaillant sans relâche en un hiver 9 chiens transporteront 22 tonnes de fret sur 1350 km au total.

Parmi les prouesses : en 4 jours ils amèneront 90 tonnes de munitions et une batterie alors qu’hommes et mulets n’ont pas réussi en 15 jours. Les chiens auront permis ainsi de poser en une seule nuit 30 km de fil téléphonique

La suite sur: http://www.musher-experience.com/nom-de-code-les-poilus-dalaska/

http://www.letrappeur.com/historique.htm

La décision d’attaquer Verdun est prise

Carte_du_secteur_de_Verdun

A l’automne 1915, voici plus de 400 jours que la « Guerre Européenne » est déclarée. Elle n’est plus depuis longtemps cette guerre courte et décisive espérée en 1914, mais est devenue une guerre de position, où les nations s’épuisent mutuellement. Pour l’Allemagne, la recherche d’une percée décisive, promesse d’une future paix négociée, est devenue une nécessité absolue. Le 15 décembre 1915, la décision est prise d’attaquer devant Verdun : ce sera l’opération « Jugement », confiée au Kronprinz, le fils de l’empereur d’Allemagne.

Verdun, un « hérisson » menacé et dépouillé de ses piquants

En 1914, Verdun est la première place-forte française. A l’issue de 40 années d’incessants travaux de mise en défense, la ville est entourée par plusieurs ceintures de fortifications sans cesse modernisées (dont les puissants forts de Douaumont et de Vacherauville), disposant d’un arsenal d’artillerie de près de 1000 pièces de tous calibres et d’une garnison de 66 000 hommes. Durant les premières semaines de guerre, les offensives allemandes évitent le choc frontal avec le « hérisson » de Verdun qui semble imprenable, mais les manœuvres de débordement et d’encerclement tentées par les armées allemandes au cours du mois de septembre 1914 échouent successivement. Le secteur de Verdun, pivot Est du front français, forme depuis lors une hernie que les Allemands étranglent au sud à Saint-Mihiel, où ils contrôlent le passage sur la Meuse, et au nord-ouest en Argonne.

La suite sur: https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=15+décembre+1915&start=60

Flagrant délit de mensonge en 1915

Un million quatre cent mille soldats français ont perdu la vie pendant la Première Guerre Mondiale. Selon la formule consacrée, il sont « Morts pour la France » ; mais, quand on a la possibilité de connaître la réalité de leur disparition, on a parfois des surprises.
Par exemple en découvrant la fiche de Jean François Bussat, 2ème classe au 107ème Régiment d’Infanterie Territoriale :
Le formulaire porte la mention imprimée « Mort pour la France », qui classe automatiquement tous les défunts dans cette glorieuse catégorie. Une autre rubrique, « Genre de mort », rapporte qu’il est « Décédé suite de blessures de guerre. »

On imagine donc ce valeureux soldat tombant sous les balles teutonnes et agonisant ensuite sur le champ de bataille. Or le Journal de Marche de son régiment contient à la date du 15 décembre 1915 le paragraphe suivant :

« Le soldat Bussat Jean François, n° 932 de la 21e Compagnie, meurt écrasé par une masse de terre qui se détache d’une carrière où il travaillait à Gouy-en-Artois. »
En fait Bussat a été victime d’un accident du travail : il a été enseveli vivant sous un effondrement et l’auteur du journal, le capitaine Thévenet, suggère qu’il est mort sur le coup. Il n’est donc pas « Décédé suite de blessures de guerre. »
À quelle tâche était-il affecté ? En date du 5 novembre le Journal de Marche le précise : « La 21e Compagnie est destinée à fournir provisoirement des travailleurs pour la voie de 0,60m (réseau Sud) […] La 21e Cie est cantonnée à Gouy-en-Artois N-E de L’Arbret. »

Toute école primaire doit posséder une bibliothèque

L’arrêté du 15 décembre 1915 reprend en écho :

« Art. 1. Toute école primaire doit posséder une bibliothèque qui prend le nom de bibliothèque des écoles publiques.

Art. 3. La bibliothèque de l’école est placée sous la surveillance de l’instituteur. Elle est, autant que possible, installée dans une salle spéciale qui est munie d’un mobilier adapté aux besoins des lecteurs.

L’armoire bibliothèque fait partie du mobilier scolaire de l’école.

Ce cadre réglementaire de fonctionnement est toujours en vigueur et les diverses sources de financement mentionnées à l’article 44 restent également d’actualité.

La suite sur http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2004-01-0022-005

https://books.google.fr/books?id=BEAI3fKtklsC&pg=PA34&lpg=PA34&dq=15+décembre+1915&source=bl&ots=vmTQDQIL1t&sig=vpmRmpv0taagmxs2Y6O2NYC6rRI&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj0kc6wxs7JAhUDORoKHUqVBV04WhDoAQgpMAI#v=onepage&q=15%20décembre%201915&f=false

 

Il y a cent ans, Gaspard (le rat) , le roi des tranchées

Sur France 3 Picardie

En argot, on l’appelle Gaspard. Joli nom pour un adversaire impitoyable. Le rat est le roi du champ de bataille.

Dans un journal de tranchée, un zouave dit de lui qu’il est le tank des parasites. C’est le plus gros, le plus irrésistible. Contre lui, nul abri. Une chanson d’époque raconte la frousse du Poilu voyant surgir un rat d’un cadavre ennemi. « Les canons, les canons, j’men fous. J’ai peur des rats ».

Là où il y a des hommes, il y a des rats. « Génies innombrables et malfaisants, nous dit La baïonnette, ces pillards invisibles, rapides et féroces prélèvent sur l’humble fortune du soldat un terrible impôt. » Les Poilus suspendent leur repas au plafond. Les rats s’y accrochent par grappes. Comment s’en débarrasser ? Un virus est commandé à l’Institut Pasteur. On essaie aussi l’arsenic, le sulfure de carbone, la scillitine. L’envahisseur s’accroche.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/histoire-14-18-il-y-cent-ans-gaspard-le-roi-des-tranchees-789179.html

190/journal du 10 février 1915; « Ici les cadavres jonchent le sol »

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

C’est aujourd’hui que siège le conseil de révision pour la classe 1916. En raison de cela, les débitants ont reçu ordre du Général commandant d’armes de fermer complètement leurs établissements, pendant les journées du 10 et 11;

Nous apprenons que M.Terrel des Chênes, 46 ans, faisant fonction du directeur de la maison Pommery depuis la guerre, a été tué hier au cours du bombardement alors que trois autres personnes ont été grièvement blessées.

Une lettre d’André à sa mère envoyée le 10 février 1915 : « ici les cadavres jonchent le sol »

Ma chère mère,

Le froid est arrivé, terrible, lancinant. Je suis bien content de pouvoir m’envelopper dans cette couverture, tu sais, celle que tu m’as offerte pour Noël. Elle me permet de penser plus fort encore à toi et à mes sœurs. J’espère qu’elles vont bien et que la petite Anne est guérie.

Ici, les cadavres jonchent le sol, on entend les plaintes des blessés, le râle rauque des estropiés. L’odeur est insupportable : un mélange de pourriture, de poudre et de sueur, de boue aussi.

Outre les Boches, nous avons de nouveaux ennemis : les rats. Ils nous envahissent. Ô mère, si tu voyais ça ! Je suis obligé de leur laisser le pain que je ne mange pas. Hier, Marcel Compagne, un de mes camarades d’infanterie, a enveloppé le sien de tissu pour le protéger et a dormi avec. Cela n’a pas dissuadé un rat de la taille de mon avant-bras de le mordre aux mollets pour lui piquer son pain !

Il n’y a pas que nous, les hommes, qui souffrons. Les arbres morts lèvent leurs branches chétives vers le ciel d’un noir d’encre. Aucune lumière en effet (sauf celle des lampes de poche), pour ne pas révéler notre position. Parfois, un bruit assourdissant vient briser le silence de la nuit et le souffle d’un obus passe sur nos têtes. Les obus, les batteries, les fusils…On croirait la Faucheuse incarnée dans chacun d’eux.

Tu es la seule à qui je peux me confier. Demain, je ne reverrai sans doute plus les camarades qui sont à mes côtés au moment où je t’écris.

Vous revoir toutes, toi, Suzanne et Anne est mon seul espoir, la seule pensée qui me fasse aller de l’avant.

Je pense bien à vous trois.

Sur le front, ce 10 février 1915.

Ton fils, André.

http://www.ac-nice.fr/college-hugo/1024/productionseleves/lettres_poilus/lettre_de_%20poilu3.pdf

Chiens sanitaires pour le front

chiens 1915Départ de chiens sanitaires pour le front, le 10 février 1915. Au chenil de la place Félix-Faure, après un inspection passée par un médecin-major, les chiens, sous la conduite d’infirmiers, sont embarqués dans une automobile qui les conduira directement au front. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du jeudi 11 février 1915.

© Piston / Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

« Le général Joffre grand-croix de l’Ordre de Léopold »

Dans le Figaro du 10 février  1915: Au cours d’une récente entrevue, S. M. le roi Albert Ier a remis au général Joffre les insignes de grand-croix de l’ordre de Léopold.
En exprimant au roi des Belges sa vive reconnaissance de l’attribution de cette haute distinction, le général Joffre a remercié Sa Majesté du nouveau témoignage qu’Elle a ainsi voulu donner à l’armée française dans la personne de son chef et qui resserrera encore les liens unissant déjà les deux armées alliées.

De Gaulle nommé capitaine

Le lieutenant de Gaulle est nommé capitaine à titre temporaire.

Ecrivains morts à la guerre

Raymond  Cottineau (dit Jean L’hiver), poète,  – 1893 – 10 février 1915 à Ypres.

Lu dans le Miroir en date du mercredi 10 février 1915

France.-Les Allemands, en Flandre, ont recommencé à bombarder Ypres et Furnes. L’artillerie belge a détruit une ferme entre Béthune et la Bassée; nous avons chassé l’ennemi d’un moulin que nous avons occupé. Il a bombardé Soissons avec des projectiles incendiaires. Succès de notre artillerie dans la vallée de l’Aisne. L’action engagée à Bagatelle (Argonne) a été très confuse, vu la nature même du terrain. Les positions ont été maintenues de part et d’autre. Les effectifs engagés ont été, au surplus, peu importants : un bataillon seulement de notre côté le dernier jour. Canonnades en Lorraine et dans les Vosges.

On annonce que les Allemands évacueraient leurs blessés de la région de Saverne.

La Douma a repris ses séances. M. Goremykine, président du Conseil, a exprimé sa certitude dans la victoire finale.

Un grave incident s’est produit à Bruges entre le commandant allemand de la place et les consuls. Les écussons des consulats ont été arrachés de force.

Hongrie.-Dans une interview donnée à un journal hongrois, le prince de Bulow a démenti que l’Autriche souhaitât une paix séparée. Une nouvelle interpellation a été déposée au parlement italien par le député Altobelli au sujet des agissements du prince.

Des obus allemands sont tombés une fois de plus sur le territoire suisse.

Des émissaires hongrois envoyés en Roumanie pour offrir des parties de la Transylvanie au cabinet de Bucarest, moyennant le maintien de sa neutralité, sont revenus sans avoir abouti.

Marine.-Le Breslau a bombardé le port russe de Yalta, en Crimée: Par contre, l’escadre russe de la mer Noire a canonné avec succès le port turc de Trébizonde, en Asie.

La Grèce a protesté contre les menaces dirigées par l’amirauté allemande contre les neutres et réclamé le respect des droits reconnus aux neutres par les traités internationaux.

Grande Guerre : un ouvrage sur les animaux, ces héros oubliés

Sur le site de l’Union:  « l’histoire en rafale  » animé par Hervé Chabaud

En cette année du début de la célébration du centenaire de la Première Guerre mondiale, la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) du ministère de la Défense présente en coédition avec les éditions Pierre de Taillac, un ouvrage qui va passionner parce qu’il rétablit dans la mémoire collective ces animaux qui ont joué un grand rôle militaire pendant le conflit. Le livre s’intitule : “Héros oubliés : les animaux dans la Grande Guerre”, et est signé par Jean-Michel Derex, docteur en histoire.

http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.presse.fr/2014/10/16/grande-guerre-un-ouvrage-sur-les-animaux-ces-heros-oublies/