Archives du mot-clé ardenne

1533/13 octobre 1918: Hitler de retour en Flandres est gazé

Laon (Aisne) libérée

La ligne de l’Aisne est débordée et dépassée, le massif de Saint-Gobain et Laon sont emportés le 13 octobre 1918, l’ennemi avait mis tout son espoir dans la position Hunding. La Ve Armée du général Guillaumat est d’abord arrêtée devant elle, puis elle se prépare à l’attaque. Les trois bataillons du 502e Régiment A.S. sont mis à sa disposition le 18 octobre. Le 4e et le 6e bataillon qui arrivent les premiers sont transportés, sur tracteurs de Reims vers Nizy-le-Comte, dans la zone du 21e C.A.. L’attaque est fixée au 25 octobre. Le 6e bataillon est affecté, à gauche, à la 170e D.I., pour opérer dans la région de Saint-Quentin-le-Petit. Le 4e bataillon marche avec la 43e  D.I. à droite, dans la région de Banogne. Les chars doivent appuyer successivement l’attaque de divers objectifs en dépassant l’infanterie. Il  s’agit cette fois pour eux d’emporter des positions parfaitement organisées et qui vont être défendues avec opiniatreté

http://www.saintmaximin2008.fr/PAGESWEB/HISTOIRE/MILITAIRE/1GM/recit1GM/1918octobreHundingStellungen.html

Crépy-en-Laonnois (aisne) libérée

Délivrance de Crépy-en-Laonnois (13 octobre 1918) Ce jour-là en effet, 24 heures seulement après le début de la marche en avant, la 31e D. I. débouche au nord de la forêt. Crépy-en-Laonnois est reconquis, ses 1100 habitants libérés ; les Soldats de la 31e Division y sont accueillis avec un enthousiasme délirant. Le Général MARTIN traverse la forêt de nuit, obligé, pour passer les endroits difficiles, de tenir lui-même son cheval par la bride ; il couche le soir même à Crépy, quelques heures à peine après le départ précipité d’un Général allemand. Dès le 14 octobre, à 8 heures du matin ; au milieu des acclamations enthousiastes des habitants, le Général DEVILLE, Commandant le 2e Corps, fait son entrée à cheval dans la ville joyeusement pavoisée pour fêter sa délivrance et y fixe son Quartier général.

source: http://tableaudhonneur.free.fr/16eCA.pdf

La première arméee US à Buzancy (Ardenne)

Le 13 octobre 1918 , la 1ere Armée U.S attaque vers Buzancy , et la IV eme Armée  Française -Gouraud ,vers L e Chesne ; le 9eme Corps , attaque vers Chatillon sur Bar- Voncq et la Croix aux Bois….( Mais les troupes U.S ont des problèmes : pas habituées à la guerre , trop  » bleus », trop jeunes , l’artillerie ne suit pas, ou suit mal, logistique pas bonne dans les bois, par les chemins démolis ,- et les pluies – c’est la saison !, et les Allemands les  » attendent  » dans les bois ; voir , à titre d’exemple , le « Lost Bataillon » , coincé dans sa vallée- thalweg, assez abrupte et son étang …).
Read more at http://hindenburgardenn.e-monsite.com/pages/combats-sur-la-ligne.html#WEvEmGwDfKzhYyhd.99

Hitler de retour en Flandres est gazé

Après une affectation à Munich , il revient sur le front des Flandres. Dans la nuit du 13 au 14 octobre 1918 , sur une colline du sud de Werwick, près d’ Ypres ( Belgique ), son unité subit un bombardement britannique au gaz moutarde . Touché aux yeux, il est évacué vers l’hôpital de Pasewalk , en Poméranie . Hitler est décoré de la Croix de fer 1ère classe (distinction rarement accordée à un soldat engagé mais facilement octroyée à une estafette , du fait de ses contacts avec les officiers) pour avoir accompli le dangereux transport d’une dépêche. Ironiquement, cette décoration lui est remise sur recommandation d’un officier juif. Alors que l’Allemagne est sur le point de capituler, la révolution gagne Berlin et la Kaiserliche Marine se mutine. Le Kaiser Guillaume II abdique et part pour les Pays-Bas avec sa famille. Le socialiste Philipp Scheidemann proclame la République. Deux jours plus tard, le nouveau pouvoir signe l’ armistice . De son lit d’hôpital, Hitler est anéanti par cette annonce. Il affirme dans Mein Kampf y avoir eu une vision patriotique. À sa sortie d’hôpital en novembre 1918 , il retourne dans son régiment de Munich . Plus tard, il écrira que la guerre avait été « le temps le plus inoubliable et le plus sublime ».

source: http://memoiresdeguerre.com/article-hitler-adolf-39982962.html

Journal du dimanche 13 octobre 1918

Devant les attaques sans cesse renouvelées de nos troupes, l’ennemi a été contraint d’abandonner, sur un large front d’une soixantaine de kilomètres, toutes les positions qu’il défendait au nord de la Suippe et de l’Arnes.
Nous avons franchi la Suippe, enlevé Bertricourt, Amenancourt-le-Grand, Bazaincourt, Isles-sur-Suippe, Saint-Etienne-sur-Suippe. Toute la première position ennemie au nord de la Suippe est entre nos mains.
Les troupes franco-italiennes, ont progressé sur le Chemin-des-Dames, occupant Troyon, Courtecon, Cerny, Cuissy, Jumigny.
Les Anglais, à l’est de la Selle, près du Cateau, ont pris Biastre, et plus loin, Iwuy et Frespes.
L’ennemi a été chassé de Sailly-en-Ostrevent, Vitry-en-Artois, Drocourt et Fouquière.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1497/8 septembre 1918

Les Australiens près  de(et à ) Péronne (Somme)

Au Mont-Saint-Quentin, des soldats australiens présentent un panneau érigeant le site en site de guerre classé. Situé à 1,5 km au nord-ouest de Péronne, le Mont- Saint-Quentin est le théâtre d’une bataille acharnée entre les soldats de la 2nd Australian Division et les soldats du 2e régiment prussien de la Garde. Le 1er septembre 1918, après plusieurs heures de combats, les Australiens prennent le contrôle de la colline et assurent l’accès à la ville de Péronne.

Des soldats australiens appartenant à la 5th Australian Division occupent les rues de Péronne libérée le 2 septembre 1918, après la prise du Mont-Saint- Quentin. Le jour même, les Australiens se portent sur Bouchavesnes et dégagent la région. Commandant du corps australien, le Major General Monash permet par l’avancée rapide de ses troupes la capture de plus de 30000 soldats allemands entre les mois de septembre et d’octobre 1918. Au cours de la Grande Guerre, 60 000 soldats australiens périssent sur le front occidental, en Turquie et dans le Pacifique.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-09.pdf

Clémenceau dans les ruines de Noyon

Noyon, le 8 septembre 1918. Georges Clemenceau (au centre), alors président du Conseil, visite les ruines de la ville, détruite à 85 %.

source: http://www.leparisien.fr/informations/un-musee-pour-le-centenaire-de-la-grande-guerre-26-02-2012-1878048.php

Le capitaine et le député

Le 8 septembre 1918, au Mont de Leuilly (Aisne), le capitaine Gaston Dumesnil  accompagnait un autre député, Abel FERRY, lors d’une visite d’inspection des armées sur le front et vérifiaient le fonctionnement d’un nouveau modèle de fusil-mitrailleur. Un obus s’écrasa sur eux et le lieutenant qui était à leurs côtés. Dumesnil et l’officier moururent sur le champ tandis que Ferry, très grièvement blessé, décédait une semaine plus tard.

L’Illustration, soit à la suite d’informations erronées, soit pour conférer plus de gloire à cette mort pour la France, donne un récit différent des circonstances de la mort du député Dumesnil : « Ce n’est pas dans une vaine formule d’éloquence que le président de la Commission de l’Armée a pu parler de « regrets unanimes » en annonçant à ses collègues la mort glorieuse du capitaine Gaston Dumesnil, député de Maine-et-Loire, tombé le lundi 9 septembre (en réalité la fiche des Morts pour la France consultable sur le site Mémoire des hommes indique le 8 septembre), à la tête de ses chasseurs, qu’il conduisait à l’attaque de la ferme de Mouy, près Vauxaillon (encore une erreur). »

source: http://www.crcb.org/le-capitaine-et-depute-gaston-dumesnil-1879-1918/.html

Des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne

A partir du 8 septembre 1918, des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne. Le front d’attaque allié porte sur 70 kilomètres. L’armée française aligne pour l’occasion sept corps d’armée en première ligne. Derrière cette première ligne, se tiennent en réserve 12 divisions d’infanterie et 3 de cavalerie. La première armée américaine du général Pershing dispose, quant à elle, en première ligne, de 3 Corps d’armée.

Devant ce front alliés et, derrière des fortifications « en dur », une partie de la première armée allemande du général von Mudra ; la 3e armée de von Einem, appartenant au groupe d’armées du Kronprinz, et, la Ve armée allemande, appartenant au groupe d’armées de von Gallwitz, se tiennent prêtes. Les Allemands disposent en ce lieu précis du front de : 20 divisions, dont 4 en seconde ligne (équivalent français : 24 divisions).

Les effectifs des adversaires sont donc approximativement équivalents en quantité lors du déclenchement des opérations. Les Français bénéficient toutefois d’un moral d’acier par rapport aux Allemands qui ne cessent d’être défaits et abattus moralement…

Nerveux, les Allemands multiplient les reconnaissances par l’aviation, les coups de sonde, les tirailleries de nuit sans motif apparent.

Ils calquent également leur réaction en fonction du dispositif adopté par la 4e Armée française lors de la dernière bataille de Champagne. Enfin, ils évacuent leurs premières lignes et optent pour un dispositif défensif « tout en profondeur ».

Côté français, on se conforte à l’idée que les Allemands « se sentent mal » ; les interrogatoires de déserteurs sont là pour apporter de l’eau au moulin en ce sens.

Le général Pétain a réglé tous les détails de l’opération…

Le transport des unités, venues en renfort de loin, parfois même des Vosges, est effectué de nuit, avec d’infinies précautions, du 16 au 25 septembre.

L’attaque est fixée au 26 septembre.

source: http://anduze1418.blogspot.com

Portrait d’un poilu en permission

Le Figaro du 8 septembre 1918 fait le portrait d’un poilu en permission, qui doit se réhabituer à la vie parisienne avant de retourner au front.

«Dans le tramway où nous sommes assis, un poilu pénètre. […] Le poilu s’avance vers une place éloignée, non sans faire bien des efforts pour conserver son équilibre, à cause de la marche cahotée de la voiture.

Au moment où il passe devant nous, un cahot brusque désempare cet équilibre et, brutalement, impitoyablement, l’énorme godasse à clous redoutables retombe sur nos orteils qu’elle écrase, en entamant par surcroit le cuir de notre chaussure. Un cri nous échappe “Aïe!”; qu’accompagne, pourquoi le nier? une grimace de douleur, aussitôt muée, d’ailleurs, en sourire, parce qu’il ne faut faire aux poilus nulle peine, même légère.

Le poilu a pris possession avec un soulagement évident de la place vide d’en face et nous regarde avec une anxiété souriante; et comme d’un hochement de tête nous absolvons gentiment sa maladresse un peu appuyée “-S’il n’y avait que ça, dit-il ingénument, ça irait bien.”» écrit Le Figaro du 8 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/08/26002-20140908ARTFIG00200-8-septembre-1918-portrait-d-un-poilu-en-permission.php

Journal du dimanche 8 septembre 1918

De la Somme à l’Oise, nos troupes ont continué la poursuite, brisant tous les obstacles et talonnant, les arrière-gardes ennemies.
De part et d’autre de la Somme, nous avons occupé Pithon, Sommette, Eaucourt-Dury et Ollezy (cinq kilomètres à l’est de Ham).
Plus au sud, nous tenons Cugny et avons atteint les lisières ouest du bois de Genlis.
Au nord de l’Oise, nos troupes sont entrées dans Tergnier : nous bordons, à l’est de cette ville la voie ferrée et le canal.
Au nord de l’ Ailette, la basse forêt de Coucy est tout entière en notre possession, ainsi que Barrois, qui a été enlevé de haute lutte. Nous avons dépassé, au nord de Quincy-Basse, les villages d’Aulers et de Bassoles-Aulers.
Au sud de l’Ailette, nous avons occupé le fort de Condé, Condé-sur-Aisne et Nanteuil-la-Fosse.
Les Anglais ont accompli de nouveaux progrès à l’est et au nord-est de Péronne. Ils se sont emparés de Hancourt, Sorel-le-Grand et Metz-en-Couture. Ils ont pénétré dans les parties ouest du bois d’Havrincourt, en capturant des prisonniers.
Au nord du canal de la Bassée, ils ont progressé aux abords de Canteleux et de Violaines. Ils ont avancé leur ligne dans la direction de Messines et fait 50 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1404/7 juin 1918: Hemingway débarque en Italie

A Charleville les allemands récupèrent la laine et le crin

source: http://www.charleville-mezieres.fr/content/download/33247/407283/…/’une%20ville.pdf

Carnet de Grégoire Boubennec

Grégoire Boubennec est soldat de seconde classe au sein de la 4ème compagnie. Il est comme beaucoup de français bien loin de chez lui et de ses proches.

7 Juin 1918

Dans les environs de Croup-Sur-Ourcq  le bataillon est pris à partie. Le capitaine Blondeau de la seconde compagnie est mortellement touché et 3 autres soldats sont blessés.

8 Juin 1918

Suite aux mouvements de la nuit du 7 au 8, les allemands déclenchent une contre-attaque arrêtée par la 1ère compagnie tandis que des bombardements touchent le quartier du bataillon. Pour la seconde fois, Grégoire est blessé. Cette fois par un éclat d’obus à l’omoplate droite. Je le vois sur cette civière, le dos bandé. Il est porté dans l’ambulance 14/13.

Hemingway débarque en Italie

Et il débarqua en Italie le 7 juin 1918, pour y être chauffeur d’ambulance. A peine arrivé, sa première tâche vint à sa rencontre : il s’agissait de transporter les victimes d’une fabrique de munitions qui avait explosé. Et, tout en surveillant de grands dépôts susceptibles d’exploser eux-aussi, éteignant un incendie qui se nourrissait de l’herbe dans un champ voisin, ils eurent aussi à transporter les morts dans une chambre mortuaire de fortune…  Les morts… voilà donc à quoi elle ressemble, la mort… des corps vidés de rires ou colères, de souffrance ou de soif, qui ne rentreront plus jamais chez eux, qui ne réchaufferont plus jamais de leurs mains des joues froides d’enfant ni ne lisseront le dos fatigué d’un vieillard… Des femmes et des enfants pour la plupart. Ce fut un choc amer, une bouffée de réalité qui secoua même ce jeune homme qui chassait pourtant depuis des années. Mais sa candeur s’éloignait de lui, sans qu’il le sache.

http://www.auxerretv.com/content/index.php?post/2012/03/25/Hemingway%2C-l-Adieu-forcé-aux-bras-aimants

Journal du vendredi 7 juin 1918

A l’est de Sampigny, nos troupes ont poursuivi le refoulement de groupes ennemis qui avaient réussi à franchir l’Oise. Nous avons fait une centaine de prisonniers.
Au nord de l’Aisne, nous avons amélioré sensiblement nos positions au nord et à l’ouest de Hautebraye. Cinquante prisonniers sont restés entre nos mains.
Actions d’artillerie assez vives, particulièrement dans les régions de Longpont, Veuilly-la-Poterie et à l’est de Reims.
L’ennemi a tenté un coup de main contre les positions anglaises au sud-est de Morlancourt. Il a été repoussé avec pertes. Un autre coup de main a permis à l’ennemi d’enlever un poste anglais dans le voisinage de Rayelles.
L’ennemi a également tenté des coups de main au nord de Lens, au nord de Béthune, et à l’est de la forêt de Nieppe. Il a été partout repoussé avec pertes.
Activité de l’artillerie ennemie dans le secteur de Strazeele. Sur le front belge, activité d’artillerie dans les zones de Dixmude et de Merckem.
Les sous-marins allemands ont fait leur apparition sur le littoral des Etats-Unis, où ils ont coulé un certain nombre de bâtiments.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

Le Lozèrien Augustin Trébuchon, dernier mort de 14-18 célébré dans les Ardennes

La commune de Vrigne-Meuse dans les Ardennes a  rendu  hommage le 15 avril à Augustin Trébuchon. C’est là que le 11 novembre 1918, 10 minutes avant le cessez-le-feu de la première guerre mondiale ce berger lozérien est mort, tué par une balle allemande. Il avait 40 ans.

Augustin Trébuchon, né dans un hameau du Malzieu-Forain au nord de la Lozère s’était engagé 4 ans plus tôt à Mende.

Un destin d’autant plus extraordinaire qu’ Augustin Trébuchon aurait très bien pu ne pas s’engager  :  il était en effet soutien de famille puisqu’orphelin, il  avait élevé ses frères et sœurs.

« Il a 36 ans, il quitte Mende le 6 août 1914. Il est blessé deux fois, cité deux fois. En 1918, il occupe le poste très délicat d’estafette. Il court à droite à gauche, pour apporter des ordres, des contre-ordres. C’est une activité où on est très exposé. Ça va pas louper, à 10h50, le 11 novembre, il prend une balle allemande alors qu’il apporte un message à son capitaine indiquant que la soupe est bientôt servie ».

Une statue à l’effigie d’Augustin inaugurée en octobre dans les Ardennes 

A Vrigne-Meuse, où il est enterré, une rue porte son nom. L’ancien maire, Georges Dommelier y tenait.

La suite sur le site de France Bleu: https://www.francebleu.fr/infos/insolite/le-lozerien-augustin-trebuchon-dernier-mort-de-14-18-celebre-ce-dimanche-dans-les-ardennes-1523625748

1363/27 avril 1918: l’école avant et pendant la guerre dans les Ardennes

L’école avant et pendant la guerre dans les Ardennes (source: Terres ardennaises)

Ecole (sans lieu, ni date). Cette photo de classe a été prise pendant le conflit puisque derrière les élèves et leur institutrice qui posent fièrement, nous pouvons lire sur la porte le mot « Schule », école. Etait-ce juste une indication pour les occupants de la fonction de ce bâtiment ou alors cela voulait-il dire que cette institutrice donnait des cours dans la langue de Goethe à ses élèves, comme ce fut parfois le cas pour faciliter la cohabitation ? Nous ne le savons pas. Un exemple similaire se produit à Saint-Etienne-à-Arnes, où une photographie, parue dans la Gazette des Ardennes, montre un soldat allemand en train de faire la leçon aux écoliers avec l’inscription suivante sur le tableau noir : « Deutsch-Fransösiche Kriegsschule » (école de guerre franco-allemande). Des cas similaires se sont produits dans les régions occupées, même si l’ordonnance du 27 avril 1918 interdit aux Français d’apprendre l’allemand et réciproquement sans l’accord des autorités. Pendant toute la guerre, Melles Bouvier et Douzamy donnent quatre heures d’allemand par semaine en première et seconde, trois heures par semaine de la sixième à la troisième à Sévigné et Chanzy.  À Saint Rémi, les autorités octroient douze heures d’allemand par semaine.

Sur la photographie, il est possible que les Allemands précisent la fonction du bâtiment dans la mesure où la plupart des écoles d’avant-guerre sont occupées par les troupes de Guillaume II, qui les transforment en logement, prisons ou lazarets.     Les cours se tiennent alors dans des maisons particulières, comme à Charleville où une maison de la rue Chanzy abrite les cours du lycée Sévigné. À Grandpré, en 1916, c’est la sacristie qui sert de salle de classe. À Rethel, les écoles ayant été détruites par les bombardements, l’épicerie Fillion abrite la maternelle, la maison Pouply les garçons et la maison des Lenfant les filles.

http://www.musee-lecole-dhier-08.com/l-ecole-avant-guerre.php

Modification de la dénomination des communes

Lors de la 1ère guerre mondiale, afin d’éviter toute confusion dans le service postal qui se développait, le ministre de l’Intérieur a décidé, par une circulaire du 27 avril 1918, de modifier la dénomination des communes.

source: http://www.grandchambord.fr/commune/mont-pres-chambord/histoire

https://www.cairn.info/revue-d-economie-regionale-et-urbaine-2007-2-page-269.htm

(Marine)sauvetage héroïque  de l’enseigne Frank Monroe Upton en baie de Quiberon

Après une traversée sans encombre, le navire approche des côtes françaises et décide, le 27 avril 1918, de mouiller sous l’île de Houat   afin d’attendre les instructions relatives à son entrée dans le port de Saint-Nazaire. Les parages sont en effet minés et il ne serait pas raisonnable de s’aventurer dans ces eaux à l’aveugle, surtout avec une telle cargaison. La nuit tombe tranquillement, sombre et nuageuse, quand, d’un seul coup, à 23 heures, le Florence H. s’embrase comme une torche puis explose. En 40 minutes environ, le bâtiment sombre.

Présent à bord d’un destroyer mouillant à proximité, l’enseigne Upton n’hésite pas une seconde et se jette à l’eau et, nageant à travers les vestiges de ce qui est déjà en train de devenir une épave, part à la rescousse de l’équipage. A lui seul, il parvient à en secourir 7 puis, aidé par des compagnons d’armes, notamment le lieutenant Harvey Hislip et un cuisinier du nom de Jesse Cington, il réussit à en sauver dix autres. Pour autant, le bilan est extrêmement lourd puisqu’il se monte à plus de 40 morts, sur les 77 membres de l’équipage du Florence H. Aujourd’hui encore, les causes de ce drame ne sont pas connues. Mais l’explication la plus plausible est bien celle du mine sous-marine.

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/sauvetage_heroïque_en_baie_de_quiberon_l_enseigne_frank_monroe_upton.html

Bataille de la Lys: communiqué officiel

samedi 27 avril 1918

Après-midi : De part et d’autre, sur tout le front de la bataille au nord de la Lys, les artilleries ont pendant la nuit déployé une grande activité. La lutte dans ce secteur a eu hier un caractère d’extrême acharnement. L’ennemi, par des efforts répétés et énergiques, a tenté d’exploiter les avantages obtenus la veille. Après de longues heures de lutte incertaine, l’avancée des Allemands a été enrayée sur tous les points. Ces attaques infructueuses leur ont coûté de lourdes pertes.

Les assauts contre les positions françaises de Locre à la Clytte ont été lancés avec une extrême violence. Trois fois, l’ennemi fut repoussé avec de lourdes pertes ; dans un quatirème effort, il réussit à enlevé Locre, mais dans la soirée les Alliés contre-attaquèrent, refoulèrentles Allemands et reprirent le village. Sur tous les points, les attaques de l’adversaire ont été brisées.
Un combet également acharné eut lieu au nord de Kemmel et près de Woormezeele. Le village, après une lutte ardente, reste entre nos mains. Dans l’après-midi, l’ennemi revint à l’assaut contre nos positions au bois de la crête sud-ouest de Woormezeele. Il fut complètement repoussé. Dans ces engagements, nous avons fait quelques centaines de prisonniers.
Une action locale eut lieu hier après-midi dans le secteur de la Lys, près de Givenchy. Elle nous a valu quarante prisonniers.

Soir : L’ennemi a attaqué pendant la nuit un de nos postes dans le voisinnage de Festubert et réussi à le capturer.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/27_avril_1918.html

Journal du samedi 27 avril 1918

Le bombardement intense des positions franco-anglaises au sud de la Somme et sur l’Avre a été suivi par une attaque allemande menée sur tout le front par des forces considérables.

Les efforts de l’ennemi se sont portés sur Hangard-en-Santerre, la région d’Hailles et sur le bois Sénécat au sud de l’Avre. La bataille a été particulièrement acharnée dans la région de Hangard. Après une série d’assauts furieux, l’ennemi a réussi à prendre dans les bois au nord de Hangard, ainsi que sur la lisière est du village, que nos troupes défendaient avec acharnement. La lutte a été non moins violente dans la région d’Hailles. Plusieurs assauts ennemis, dirigés sur la croupe à l’est du village, ont été brisés par nos feux et nos contre-attaques. Plus tard, l’ennemi a pris, reperdu et repris Hangard. Nous en tenons les débouchés immédiats. Les Allemands ont également attaqué sur tout le front britannique, au sud de la Somme. Ils ont pu progresser Villers-Bretonneux et entrer dans le village.

D’autres attaques, poussées par l’ennemi sur la rive nord de la Somme et au nord d’Albert, ont été repoussées. Nos alliés ont fait quelques prisonniers. A la suite d’une opération locale exécutée avec succès au nord-ouest de Festubert, les troupes britanniques ont repris les positions qui leur avaient été enlevées le 22. Elles ont fait quatre-vingt-quatre prisonniers à l’est de Robecq.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

100 ans d’histoire franco-allemande au musée Guerre et Paix en Ardennes

Un cuirassier de la garde impériale, des tranchées, un char Sherman : trois conflits majeurs, la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales, sont condensés dans un parcours immersif au musée Guerre et Paix en Ardennes, nouveau lieu culturel sur une terre traversée par un siècle d’affrontements.

Le musée a été inauguré ce lundi 22 janvier, date du 55e anniversaire du traité de coopération et d’amitié entre la France et l’Allemagne, en présence d’officiels allemands, belges, américains et canadiens.

Le musée Guerre et Paix en Ardennes (Crédit photo : page Facebook officielle du musée Guerre et Paix en Ardennes)

Un cuirassier de la garde impériale, des tranchées, un char Sherman : trois conflits majeurs, la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales, sont condensés dans un parcours immersif au musée Guerre et Paix en Ardennes, nouveau lieu culturel sur une terre traversée par un siècle d’affrontements.

Le musée a été inauguré ce lundi 22 janvier, date du 55e anniversaire du traité de coopération et d’amitié entre la France et l’Allemagne, en présence d’officiels allemands, belges, américains et canadiens.

« La particularité du musée est de présenter l’histoire franco-allemande comme fil conducteur (…) à travers un parcours en boucle et chronologique, de l’avènement de Napoléon III en 1852 à la capitulation du Japon en 1945 », explique Marie-France Devouge, responsable de ce musée situé dans un village au sud du département.

Semi-enterré, camouflé par la verdure et surmonté par trois rangées de fils barbelés rappelant les tranchées, il se déploie sur 5. 000 m2 entre parcours muséal, centre de documentation et atrium à vocations multiples, invitant le visiteur replonger dans le passé (…

(…)

Tranchée reconstituée

Une collection de plus de 14 000 objets, 135 uniformes et près de 500 armes composent les vitrines de la Galerie du temps, pièce maîtresse de la muséographie qui compte aussi une cinquantaine d’engins lourds employés pendant les deux conflits mondiaux.

Chaque guerre, amorcée par une mise en contextualisation de l’époque, présente ses soldats, son arsenal militaire et un décor animé par « de gros dispositifs audiovisuels », à l’image de 14-18 où « dans une tranchée reconstituée, des soldats vont apparaître par le jeu d’un théâtre d’ombres », retrace Mme Devouge.

« Le musée s’adresse aussi bien à quelqu’un qui découvre l’histoire qu’à ceux qui désirent replonger dans cet univers. Nous voulons aussi en faire une porte d’entrée à partir de laquelle on peut aller visiter d’autres sites liés au tourisme mémoriel dans les Ardennes », souligne Yann Dugard, l’élu référent du musée au Conseil départemental des Ardennes, propriétaire et gérant du lieu.

https://fr.timesofisrael.com/cent-ans-dhistoire-franco-allemande-au-musee-guerre-et-paix-en-ardennes/

Le musée Guerre et Paix des Ardennes rouvre ses portes le 22 janvier

Le musée Guerre et Paix de Novion-Porcien, dans les Ardennes, va rouvrir le 22 janvier. Il avait fermé ses portes en 2008, après seulement cinq ans d’existence, à cause de fuites d’eau au niveau de la toiture. C’est un musée public, départemental, et il est le seul en France à présenter l’histoire des guerres de 1870, 14-18, et 39-45.

Les particularités ardennaises

Les collections permettent justement de suivre l’évolution des matériels, et aussi de parler de l’histoire des Ardennes pendant ces périodes. « Bien malgré eux, les Ardennais ont souvent été en première ligne » explique Stéphane André, directeur de l’action culturelle, éducative et sportive, au conseil départemental. « La guerre de 1870 se joue à Sedan, en 1940, l’offensive allemande a lieu dans les Ardennes, et en 14-18, on a le triste privilège d’avoir été le seul département totalement occupé ».

photo: Devant un canon de 105 : Noël Bourgeois, président du conseil départemental, et Stéphane André, directeur de la culture © Radio France – Philippe Rey-Gorez

source: https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/le-musee-guerre-et-paix-des-ardennes-rouvre-ses-portes-le-22-janvier-1512470147