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1561/10 novembre 1918

Le dernier combat : Vrigne-Meuse, 10 et 11 novembre 1918 (par Alain Fauveau)

Alors que les pourparlers d’armistice se déroulaient à Rethondes entre le maréchal Foch et les plénipotentiaires allemands, la 163e division commandée par le général Boichut reçut l’ordre de franchir la Meuse « coûte que coûte » le soir du 9 novembre 1918 dans la région de Dom-le-Mesnil et de Vrigne-Meuse. Cette ultime offensive menée dans la précipitation et l’improvisation, destinée à obtenir la capitulation de l’armée allemande, s’acheva le 11 novembre 1918 à 11 heures du matin. Comment s’est déroulée cette opération de Vrigne-Meuse qui coûta la vie à une centaine de soldats français supplémentaires dont la grande majorité appartenait au 415e régiment d’Infanterie commandée alors par le chef de bataillon Charles de Menditte ? L’opération était-elle justifiée ? Pourquoi, cette opération dont fait état le dernier communiqué officiel de la Grande Guerre, est-elle restée confidentielle pendant 20 ans, et largement méconnue jusqu’à ce jour ?

la suite sur https://journals.openedition.org/rha/291

Les soldats méconnus de Vrigne-Meuse

Dans les Ardennes, le commandant Charles de Berterèche de Menditte a ordre de franchir la Meuse. A la tête de ses troupes, il va mener une ultime bataille brutale et sanglante.

source; Le monde, article payant: https://www.lemonde.fr/series-d-ete-2018-long-format/article/2018/07/18/11-novembre-1918-les-soldats-meconnus-de-vrigne-meuse_5332999_5325928.html

Le faux soviet messin de novembre 1918

Metz en novembre 1918 : Les troupes françaises déboulonnent les statues allemandes © Radio France

Novembre 1918, à Metz, alors que la fin de la Grande Guerre approche, des soldats allemands vont se soulever pour dire stop à la boucherie de 1914-1918.

source: https://www.francebleu.fr/3-10-le-faux-soviet-messin-de-novembre-1918-1375434120

Journal du dimanche 10 novembre 1918

Nos troupes ont continué la poursuite des arrière-gardes ennemies et libéré une large zone de territoire français avec de nombreux habitants.
A notre gauche, nous avons accentué notre progression à l’est de la route de la Capelle et Avesnes, et porté nos lignes aux abords du fort d’Hirson.
Plus à l’est, nous avons atteint, en de nombreux points, la rive sud du Thon, entre Origny et Liart. En dépit de la violente résistance opposée par l’ennemi, nous avons établi des têtes de pont sur la rive nord.
A notre droite, nous bordons la Meuse depuis Mézières jusqu’à la hauteur de Bazeilles. Le chiffre de nos prisonniers dépasse 2000.
Sur le front britannique, vif combat aux environs d’Elaches et de Limont-Fontaine, au sud d’Hautmart. Nos alliés se sont emparés de ces localités et ont fait des prisonniers. Ils ont pris encore Malplaquet, Fayt-le-Franc, Dour et Thulin, et avancent le long du canal Mons-Condé. Ils occupent Condé-Lapacque et Belloy; ils sont entrés dans la partie ouest de Tournay. 18.000 prisonniers ont été capturés par eux depuis le 1er.
La république a été proclamée à Munich, Max de Bade a démissionné.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

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1557/6 novembre 1918: Charleville (Ardennes) : le bombardement


Le 6 novembre 1918 dans les Ardennes

C’était le 6 novembre, entre 3 et 4 heures, j’étais sur le pas de la porte avec Jeanne, nous apercevons 13 aéroplanes français ; alors tout le monde sort pour les voir. Jamais ils n’étaient venus bombarder le jour, nous nous étonnions de cela. Aussitôt je vois se détacher plusieurs choses noires de l’aéroplane ; je dis « Vite, des papiers » ; toutes nous voulions courir pour tacher, sans être vues des boches, d’avoir de ces papiers : mais aussitôt je reconnais mon erreur et crie : « Oh !, ce sont des bombes ! » Je n’avais pas plutôt fini de parler qu’un fracas épouvantable se produit et nous voyons une fumée épaisse s’élever à 500 mètres de nous au bout de la rue. Faissault [1] était le premier pays où les boches avaient laissé des civils ; nous avions vu passer les habitants de Saulces-Monclin, alors nous comptions toujours partir d’une minute à l’autre. Pour avertir que le pays était encore occupé, les boches avaient simplement mis, à vingt mètres du pays un écriteau : « Attention, il y a encore des civils au pays », comme si les avions et les canons pouvaient voir une planche de 1 mètre de longueur sur 30 centimètres de large ! Ce sont les premiers français passant dans le village qui nous ont dit qu’ils venaient de lire cet avertissement.

Notre parti a été vite pris. Pendant que les autres descendaient à la cave, nous étions toutes les quatre d’accord pour penser que les français ne savaient pas que le pays n’était pas évacué et, coûte que coûte, il fallait leur faire voir. Nous avons vivement pris, l’une une chemise, l’autre un torchon,enfin n’importe quoi, ce qui nous tombait sous la main et, dans le milieu de la rue, nous faisions des gestes désespérés. Par trois fois, à peu près à dix minutes d’intervalle, ils sont revenus. Quelle angoisse quand nous nous croyions sauvées, on en apercevait une autre bande qui revenait et nous étions toujours à faire des signaux dans la rue. Bien des fois nous avons dit « Quel malheur !. ils ne nous voient pas et les bombes tombaient toujours…
On comptait huit bombes à la fois,on les voyait descendre en deux rangées de quatre chacune, nous paraissant avec un écart de 30 centimètres.
A la deuxième fois, je dis à maman : « Regarde, je crois qu’en voilà un qui se penche. » La troisième fois a été la plus terrible, car c’était juste au-dessus de nous. Nous avons même été obligées de fermer la porte car nous aurions été incommodées par la fumée. A ce moment là, tous les carreaux descendaient et c’était une grêle tout partout : nous avons compté, le lendemain, une quinzaine de bombes tombées autour de la maison.

La suite sur http://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=116

Charleville (Ardennes) le bombardement

http://www.charleville-mezieres.fr/…/Histoire%20de%20la%20grande%20guerre%20-%20L…

Les Américains à Wadelincourt

Le 6 novembre 1918, la 1ère division américaine attaque la ligne allemande de la Besace à Beaumont et rejette l’ennemi sur la rive droite de la Meuse entre Villemontry et Autrecourt. Dans la nuit du 6 au 7, elle prend le contrôle de toute la rive gauche jusqu’à Wadelincourt.

source: https://www.charleville-sedan-tourisme.fr/fiches/listing-sites-de-memoire/monument-americain-de-wadelincourt/

Journal du mercredi 6 novembre 1918

Les troupes britanniques ont attaqué entre le canal de la Sambre à Oisy et l’Escaut au nord de Valenciennes. Elles ont pénétré profondément dans les lignes ennemies, capturé 10000 prisonniers et 200 canons.
Le canal de la Sambre a été franchi, les localités de Catillon, de Hautrèpe, de Fesmy, de la Grave ont été enlevées ainsi que Mézières, la Folie et Sambreton. L’ennemi a été chassé de la lisière ouest de la forêt de Mormal, où cinq villages ont été occupés.
Nos alliés se sont emparés de Landrecies et ont dépassé le Quesnoy. Sur la gauche, ils ont repoussé les Allemands de la ligne de l’Aunelle, enlevé Preux-au-Sart, Wargnies-le-Petit et Wargnies-le-Grand, Sebourg et Sebourquiaux.
Les troupes françaises ont fait 3000 prisonniers entre Oisy et Vadencourt.
Sur le front d’Argonne, elles ont continué et achevé l’occupation de la rive sud du canal des Ardennes, entre Semuy et le Chesne.
Les Américains, au nord de Verdun, ont traversé les bois de Belval et du Port-Gerache. Ils sont à deux kilomètres au sud de Beaumont.
Plus à l’ouest, nos alliés approchent de Verrières; ils occupent toutes les localités de la rive ouest de la Meuse au sud de Halles. Leur attaque progresse sur la rive est.
Les Italiens ont porté à 300.000 le nombre des prisonniers qu’lls ont faits avant la cessation des hostilités.
Le président Wilson a adressé à l’Allemagne, par l’intermédiaire de M. Lansing, secrétaire d’Etat, et du ministre helvétique à Washington la réponse à la dernière note de Max de Bade. Il y déclare que les Alliés ont adhéré à ses quatorze thèses, sauf une réserve sur l’article 2 (Liberté des mers) et une observation sur un autre point. Il invite l’Allemagne, si elle veut demander l’armistice, à envoyer des parlementaires au maréchal Foch.
Le gouvernement allemand, mécontent de la propagande révolutionnaire que l’ambassadeur bolcheviste Joffé faisait à Berlin, et de la lenteur mise par la Russie à sanctionner le meurtre de Mirbach, a rappelé ses agents de Russie et renvoyé les agents bolchevicks.
La Pologne a constitué un gouvernement national.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1546/26 octobre 1918

Thilay (ardenne): les habitants invités à se rendre à la Kommandantur tous les jours

source photo: https://www.google.fr/search?q=thilay+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwiAm8-Dt5fdAhUM2BoKHXn2CX0Q_AUICigB&biw=1280&bih=605#imgrc=1_mvOWHaYPZ47M:

Revenons à la date du 26 octobre 1918, jour où les habitants sont informés que :

« A partir de demain 27 octobre, les hommes de 15 à 66 ans devront se rendre à l’appel près de la Kommandantur tous les jours. Ceux qui ne s’y présenteront pas s’exposeront à des peines sévères. »

Les allemands vont-ils procéder à un nouvel enlèvement ?

Les ponts sont gardés.

En prévision, des civils construisent des huttes dans les bois, et s’il le faut, c’est là qu’ils attendront l’arrivée des français.

Des évacués viennent de Roubaix, Tourcoing, Rethel, Vouziers, Amagne… Beaucoup se dirigent vers la Belgique, d’autres resteront dans nos communes.

« Il se trame dans l’air un orage formidable. Bientôt, l’éclair jaillira et ce sera fini ». Toute la vallée de la Meuse est évacuée et celle de la Semoy va subir le même sort. « Le front allié s’avance, la Germania recule, ses complices l’abandonnent, l’aigle a du plomb », (citations de A. Renault)

source: http://www.thilay.fr/page/123/lieudits-suite.html

La une du Matin

Journal du samedi 26 octobre 1918

Les Anglais ont étendu leur front de bataille vers le nord jusqu’à l’Escaut, à Thiant. Sur tout le front, la résistance allemande a été surmontée, et nos alliés continuent leur avance.
A la droite, ils s’approchent des lisières ouest de la forêt de Mormal et ont pris Robersart.
Au centre, ils sont arrivés aux abords du Quesnoy. Ils ont pris Poix-du-Nord, les Tuileries et progressé vers Englefontaine.
Au nord-ouest de Ghessignies, qui a été occupé, ils ont enlevé les passages de l’Ecaillon et pris Beaudignies, malgré une très vive résistance.
Au centre gauche, ils sont à Raismes et à courte distance de la voie du Quesnoy à Valenciennes. De violents combats ont eu lieu à Vendegies.
A gauche, Verchain et Monchaux ont été enlevés. 7.000 prisonniers ont été faits, et 100 canons au moins, capturés. On a atteint la ligne : canal de la Sambre à l’Oise, lisière ouest de la forêt de Mormal, canal de l’Escaut à Manig.
Nos éléments, sur le front de l’Oise ont franchi le canal à la hauteur de Longchamp et progressé sur la rive est.
Entre Oise et Serre, nous avons déclenché une attaque et progressé en faisant plusieurs centaines de prisonniers.

 

1545/25 octobre 1918

Le 507e régiment de chars de combat à Villiers-le-Sec (Haute-Marne)

Le Général BERDOULAT, Commandant le 20e Corps d’Armée, devant recommencer le 25 au petit jour une opération sur Villiers-le-Sec, obtint l’appui d’une compagnie de chars blindés pour cette nouvelle attaque.
Un bataillon du 79e Régiment d’Infanterie, appuyé par la section du Lieutenant BAGNERIS, attaqua le village par l’ouest. La section du Lieutenant RODET agit avec le 418e R. I. en débordant Villiers-le-Sec par le sud et, à gauche, la section SAMBART passant dans la zone du 160e R. I. devait flanc-garder l’attaque, puis se rabattre sur le parc et le château situés sur la route de Villiers à Pleine-Selve.
La section SAMBART sauta en partie sur un champ de mines et ne put accomplir sa mission. Mais les deux autres sections réussirent et le soir Villiers-le-Sec était aux mains du 79e R. I. qui y trouva beaucoup de matériel et 700 prisonniers.
Au cours de cette action, la section RODET fut prise à partie par deux pièces anti-chars. L’une fut détruite par un coup de 37 tiré par le Maréchal-des- Logis FUMERON ; le Lieutenant RODET cassa le percuteur de son canon en tirant sur l’autre, mais son mécanicien, le Brigadier MARTIN, fonça en quatrième vitesse sur la pièce anti-chars dont les servants furent si impressionnés qu’ils vinrent au-devant du char les mains levées.
L’accident survenu à la section SAMBART doubla le travail de la section BAGNERIS qui dut attaquer le parc et le château après avoir nettoyé le  village. Cette section, admirablement dressée et commandée, sut conserver toute sa cohésion et rester dans la main de son chef pendant toute la journée. Le Lieutenant BAGNERIS dut en partie cette rare cohésion à l’extraordinaire bravoure du Chasseur blindé JEANDET, une mauvaise tête mais ayant du cœur. Ce chasseur assura volontairement la liaison entre les chars de sa section pendant le combat, sautant d’un appareil à l’autre, leur indiquant le chemin, désignant les objectifs, montrant les mitrailleuses et recueillant les prisonniers.

source: http://tableaudhonneur.free.fr/507eRCB.pdf

Charles Meyrand, du 261e R.I fusillé au Grand Camp

Charles Meyrand, du 261e R.I., est fusillé au Grand Camp. Condamné à mort le 10 juillet pour tentative d’espionnage et organisation de désertion.

source: http://www.archives-lyon.fr/archives/sections/fr/centenaire1gm/a_lyon_en_1418

Des Tchéquoslovaques délivrent le Vouzinois (ardenne)

La ville de Vouziers a le noble privilège d’être un des hauts lieux de l’amitié franco tchécoslovaque et l’école Masaryk a été édifiée pour perpétuer cette amitié.

Ce qui a fait se rencontrer les peuples français et tchécoslovaques, c’est le combat pour un idéal de paix fondé sur la liberté, la justice, la démocratie, la fraternité humaine et le refus de tout asservissement. Cet idéal a fait se lever les Tchèques et les Slovaques dans le Monde entier pour refuser le joug allemand et autrichien et pour accéder à leur indépendance. Ces volontaires appartenant aux 21e et 22e régiments, puis à la Brigade Tchécoslovaque, participèrent aux combats terribles entre les 19 et 25 octobre 1918 qui permirent la libération des communes de TERRON, VRIZY, VANDY et CHESTRES au prix de pertes énormes. 212 d’entre eux reposent au cimetière de CHESTRES.

source: http://sepia.ac-reims.fr/lyc-masaryk/-joomla-/images/stories/documents/masarykhistorique.pdf

Journal du vendredi 25 octobre 1918

Sur le front belge, l’armée française a accentué son avance à l’est de la Lys. Elle a atteint la route de Deynze à Courtrai, entre Peteghen et Oufene et progressé au nord de Vitche.
Les Anglais ont livré de vifs combats sur le front de bataille de Valenciennes. Ils ont chassé l’ennemi du bois de Vendegies et se sont emparés des villages de Neuville, Salesches et Beaudignies, et des passages de l’Ecaillon. Une contre-attaque allemande vigoureuse à Vendegies a été repoussée.
Au nord de Valenciennes, nos alliés ont chassé l’ennemi de la forêt de Raismes, et capturé les villages de Thiers, Haute-Rive et Thun.
Combats acharnés à l’ouest de Tournai.
Nos troupes, sur le front de l’0ise, ont franchi le canal à l’est de Grand-Verly. Malgré des contre-attaques, elles se sont maintenues sur la rive est.
Entre Oise et Serre, lutte également vive dans la région de la voie ferrée, au nord de Mesbecourt. Nous avons fait des prisonniers. Au nord de Nizy-le-Comte, nous avons sensiblement élargi nos gains. A l’est de Vouziers, activité des deux artilleries.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1533/13 octobre 1918: Hitler de retour en Flandres est gazé

Laon (Aisne) libérée

La ligne de l’Aisne est débordée et dépassée, le massif de Saint-Gobain et Laon sont emportés le 13 octobre 1918, l’ennemi avait mis tout son espoir dans la position Hunding. La Ve Armée du général Guillaumat est d’abord arrêtée devant elle, puis elle se prépare à l’attaque. Les trois bataillons du 502e Régiment A.S. sont mis à sa disposition le 18 octobre. Le 4e et le 6e bataillon qui arrivent les premiers sont transportés, sur tracteurs de Reims vers Nizy-le-Comte, dans la zone du 21e C.A.. L’attaque est fixée au 25 octobre. Le 6e bataillon est affecté, à gauche, à la 170e D.I., pour opérer dans la région de Saint-Quentin-le-Petit. Le 4e bataillon marche avec la 43e  D.I. à droite, dans la région de Banogne. Les chars doivent appuyer successivement l’attaque de divers objectifs en dépassant l’infanterie. Il  s’agit cette fois pour eux d’emporter des positions parfaitement organisées et qui vont être défendues avec opiniatreté

http://www.saintmaximin2008.fr/PAGESWEB/HISTOIRE/MILITAIRE/1GM/recit1GM/1918octobreHundingStellungen.html

Crépy-en-Laonnois (aisne) libérée

Délivrance de Crépy-en-Laonnois (13 octobre 1918) Ce jour-là en effet, 24 heures seulement après le début de la marche en avant, la 31e D. I. débouche au nord de la forêt. Crépy-en-Laonnois est reconquis, ses 1100 habitants libérés ; les Soldats de la 31e Division y sont accueillis avec un enthousiasme délirant. Le Général MARTIN traverse la forêt de nuit, obligé, pour passer les endroits difficiles, de tenir lui-même son cheval par la bride ; il couche le soir même à Crépy, quelques heures à peine après le départ précipité d’un Général allemand. Dès le 14 octobre, à 8 heures du matin ; au milieu des acclamations enthousiastes des habitants, le Général DEVILLE, Commandant le 2e Corps, fait son entrée à cheval dans la ville joyeusement pavoisée pour fêter sa délivrance et y fixe son Quartier général.

source: http://tableaudhonneur.free.fr/16eCA.pdf

La première arméee US à Buzancy (Ardenne)

Le 13 octobre 1918 , la 1ere Armée U.S attaque vers Buzancy , et la IV eme Armée  Française -Gouraud ,vers L e Chesne ; le 9eme Corps , attaque vers Chatillon sur Bar- Voncq et la Croix aux Bois….( Mais les troupes U.S ont des problèmes : pas habituées à la guerre , trop  » bleus », trop jeunes , l’artillerie ne suit pas, ou suit mal, logistique pas bonne dans les bois, par les chemins démolis ,- et les pluies – c’est la saison !, et les Allemands les  » attendent  » dans les bois ; voir , à titre d’exemple , le « Lost Bataillon » , coincé dans sa vallée- thalweg, assez abrupte et son étang …).
Read more at http://hindenburgardenn.e-monsite.com/pages/combats-sur-la-ligne.html#WEvEmGwDfKzhYyhd.99

Hitler de retour en Flandres est gazé

Après une affectation à Munich , il revient sur le front des Flandres. Dans la nuit du 13 au 14 octobre 1918 , sur une colline du sud de Werwick, près d’ Ypres ( Belgique ), son unité subit un bombardement britannique au gaz moutarde . Touché aux yeux, il est évacué vers l’hôpital de Pasewalk , en Poméranie . Hitler est décoré de la Croix de fer 1ère classe (distinction rarement accordée à un soldat engagé mais facilement octroyée à une estafette , du fait de ses contacts avec les officiers) pour avoir accompli le dangereux transport d’une dépêche. Ironiquement, cette décoration lui est remise sur recommandation d’un officier juif. Alors que l’Allemagne est sur le point de capituler, la révolution gagne Berlin et la Kaiserliche Marine se mutine. Le Kaiser Guillaume II abdique et part pour les Pays-Bas avec sa famille. Le socialiste Philipp Scheidemann proclame la République. Deux jours plus tard, le nouveau pouvoir signe l’ armistice . De son lit d’hôpital, Hitler est anéanti par cette annonce. Il affirme dans Mein Kampf y avoir eu une vision patriotique. À sa sortie d’hôpital en novembre 1918 , il retourne dans son régiment de Munich . Plus tard, il écrira que la guerre avait été « le temps le plus inoubliable et le plus sublime ».

source: http://memoiresdeguerre.com/article-hitler-adolf-39982962.html

Journal du dimanche 13 octobre 1918

Devant les attaques sans cesse renouvelées de nos troupes, l’ennemi a été contraint d’abandonner, sur un large front d’une soixantaine de kilomètres, toutes les positions qu’il défendait au nord de la Suippe et de l’Arnes.
Nous avons franchi la Suippe, enlevé Bertricourt, Amenancourt-le-Grand, Bazaincourt, Isles-sur-Suippe, Saint-Etienne-sur-Suippe. Toute la première position ennemie au nord de la Suippe est entre nos mains.
Les troupes franco-italiennes, ont progressé sur le Chemin-des-Dames, occupant Troyon, Courtecon, Cerny, Cuissy, Jumigny.
Les Anglais, à l’est de la Selle, près du Cateau, ont pris Biastre, et plus loin, Iwuy et Frespes.
L’ennemi a été chassé de Sailly-en-Ostrevent, Vitry-en-Artois, Drocourt et Fouquière.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1497/8 septembre 1918

Les Australiens près  de(et à ) Péronne (Somme)

Au Mont-Saint-Quentin, des soldats australiens présentent un panneau érigeant le site en site de guerre classé. Situé à 1,5 km au nord-ouest de Péronne, le Mont- Saint-Quentin est le théâtre d’une bataille acharnée entre les soldats de la 2nd Australian Division et les soldats du 2e régiment prussien de la Garde. Le 1er septembre 1918, après plusieurs heures de combats, les Australiens prennent le contrôle de la colline et assurent l’accès à la ville de Péronne.

Des soldats australiens appartenant à la 5th Australian Division occupent les rues de Péronne libérée le 2 septembre 1918, après la prise du Mont-Saint- Quentin. Le jour même, les Australiens se portent sur Bouchavesnes et dégagent la région. Commandant du corps australien, le Major General Monash permet par l’avancée rapide de ses troupes la capture de plus de 30000 soldats allemands entre les mois de septembre et d’octobre 1918. Au cours de la Grande Guerre, 60 000 soldats australiens périssent sur le front occidental, en Turquie et dans le Pacifique.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-09.pdf

Clémenceau dans les ruines de Noyon

Noyon, le 8 septembre 1918. Georges Clemenceau (au centre), alors président du Conseil, visite les ruines de la ville, détruite à 85 %.

source: http://www.leparisien.fr/informations/un-musee-pour-le-centenaire-de-la-grande-guerre-26-02-2012-1878048.php

Le capitaine et le député

Le 8 septembre 1918, au Mont de Leuilly (Aisne), le capitaine Gaston Dumesnil  accompagnait un autre député, Abel FERRY, lors d’une visite d’inspection des armées sur le front et vérifiaient le fonctionnement d’un nouveau modèle de fusil-mitrailleur. Un obus s’écrasa sur eux et le lieutenant qui était à leurs côtés. Dumesnil et l’officier moururent sur le champ tandis que Ferry, très grièvement blessé, décédait une semaine plus tard.

L’Illustration, soit à la suite d’informations erronées, soit pour conférer plus de gloire à cette mort pour la France, donne un récit différent des circonstances de la mort du député Dumesnil : « Ce n’est pas dans une vaine formule d’éloquence que le président de la Commission de l’Armée a pu parler de « regrets unanimes » en annonçant à ses collègues la mort glorieuse du capitaine Gaston Dumesnil, député de Maine-et-Loire, tombé le lundi 9 septembre (en réalité la fiche des Morts pour la France consultable sur le site Mémoire des hommes indique le 8 septembre), à la tête de ses chasseurs, qu’il conduisait à l’attaque de la ferme de Mouy, près Vauxaillon (encore une erreur). »

source: http://www.crcb.org/le-capitaine-et-depute-gaston-dumesnil-1879-1918/.html

Des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne

A partir du 8 septembre 1918, des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne. Le front d’attaque allié porte sur 70 kilomètres. L’armée française aligne pour l’occasion sept corps d’armée en première ligne. Derrière cette première ligne, se tiennent en réserve 12 divisions d’infanterie et 3 de cavalerie. La première armée américaine du général Pershing dispose, quant à elle, en première ligne, de 3 Corps d’armée.

Devant ce front alliés et, derrière des fortifications « en dur », une partie de la première armée allemande du général von Mudra ; la 3e armée de von Einem, appartenant au groupe d’armées du Kronprinz, et, la Ve armée allemande, appartenant au groupe d’armées de von Gallwitz, se tiennent prêtes. Les Allemands disposent en ce lieu précis du front de : 20 divisions, dont 4 en seconde ligne (équivalent français : 24 divisions).

Les effectifs des adversaires sont donc approximativement équivalents en quantité lors du déclenchement des opérations. Les Français bénéficient toutefois d’un moral d’acier par rapport aux Allemands qui ne cessent d’être défaits et abattus moralement…

Nerveux, les Allemands multiplient les reconnaissances par l’aviation, les coups de sonde, les tirailleries de nuit sans motif apparent.

Ils calquent également leur réaction en fonction du dispositif adopté par la 4e Armée française lors de la dernière bataille de Champagne. Enfin, ils évacuent leurs premières lignes et optent pour un dispositif défensif « tout en profondeur ».

Côté français, on se conforte à l’idée que les Allemands « se sentent mal » ; les interrogatoires de déserteurs sont là pour apporter de l’eau au moulin en ce sens.

Le général Pétain a réglé tous les détails de l’opération…

Le transport des unités, venues en renfort de loin, parfois même des Vosges, est effectué de nuit, avec d’infinies précautions, du 16 au 25 septembre.

L’attaque est fixée au 26 septembre.

source: http://anduze1418.blogspot.com

Portrait d’un poilu en permission

Le Figaro du 8 septembre 1918 fait le portrait d’un poilu en permission, qui doit se réhabituer à la vie parisienne avant de retourner au front.

«Dans le tramway où nous sommes assis, un poilu pénètre. […] Le poilu s’avance vers une place éloignée, non sans faire bien des efforts pour conserver son équilibre, à cause de la marche cahotée de la voiture.

Au moment où il passe devant nous, un cahot brusque désempare cet équilibre et, brutalement, impitoyablement, l’énorme godasse à clous redoutables retombe sur nos orteils qu’elle écrase, en entamant par surcroit le cuir de notre chaussure. Un cri nous échappe “Aïe!”; qu’accompagne, pourquoi le nier? une grimace de douleur, aussitôt muée, d’ailleurs, en sourire, parce qu’il ne faut faire aux poilus nulle peine, même légère.

Le poilu a pris possession avec un soulagement évident de la place vide d’en face et nous regarde avec une anxiété souriante; et comme d’un hochement de tête nous absolvons gentiment sa maladresse un peu appuyée “-S’il n’y avait que ça, dit-il ingénument, ça irait bien.”» écrit Le Figaro du 8 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/08/26002-20140908ARTFIG00200-8-septembre-1918-portrait-d-un-poilu-en-permission.php

Journal du dimanche 8 septembre 1918

De la Somme à l’Oise, nos troupes ont continué la poursuite, brisant tous les obstacles et talonnant, les arrière-gardes ennemies.
De part et d’autre de la Somme, nous avons occupé Pithon, Sommette, Eaucourt-Dury et Ollezy (cinq kilomètres à l’est de Ham).
Plus au sud, nous tenons Cugny et avons atteint les lisières ouest du bois de Genlis.
Au nord de l’Oise, nos troupes sont entrées dans Tergnier : nous bordons, à l’est de cette ville la voie ferrée et le canal.
Au nord de l’ Ailette, la basse forêt de Coucy est tout entière en notre possession, ainsi que Barrois, qui a été enlevé de haute lutte. Nous avons dépassé, au nord de Quincy-Basse, les villages d’Aulers et de Bassoles-Aulers.
Au sud de l’Ailette, nous avons occupé le fort de Condé, Condé-sur-Aisne et Nanteuil-la-Fosse.
Les Anglais ont accompli de nouveaux progrès à l’est et au nord-est de Péronne. Ils se sont emparés de Hancourt, Sorel-le-Grand et Metz-en-Couture. Ils ont pénétré dans les parties ouest du bois d’Havrincourt, en capturant des prisonniers.
Au nord du canal de la Bassée, ils ont progressé aux abords de Canteleux et de Violaines. Ils ont avancé leur ligne dans la direction de Messines et fait 50 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1404/7 juin 1918: Hemingway débarque en Italie

A Charleville les allemands récupèrent la laine et le crin

source: http://www.charleville-mezieres.fr/content/download/33247/407283/…/’une%20ville.pdf

Carnet de Grégoire Boubennec

Grégoire Boubennec est soldat de seconde classe au sein de la 4ème compagnie. Il est comme beaucoup de français bien loin de chez lui et de ses proches.

7 Juin 1918

Dans les environs de Croup-Sur-Ourcq  le bataillon est pris à partie. Le capitaine Blondeau de la seconde compagnie est mortellement touché et 3 autres soldats sont blessés.

8 Juin 1918

Suite aux mouvements de la nuit du 7 au 8, les allemands déclenchent une contre-attaque arrêtée par la 1ère compagnie tandis que des bombardements touchent le quartier du bataillon. Pour la seconde fois, Grégoire est blessé. Cette fois par un éclat d’obus à l’omoplate droite. Je le vois sur cette civière, le dos bandé. Il est porté dans l’ambulance 14/13.

Hemingway débarque en Italie

Et il débarqua en Italie le 7 juin 1918, pour y être chauffeur d’ambulance. A peine arrivé, sa première tâche vint à sa rencontre : il s’agissait de transporter les victimes d’une fabrique de munitions qui avait explosé. Et, tout en surveillant de grands dépôts susceptibles d’exploser eux-aussi, éteignant un incendie qui se nourrissait de l’herbe dans un champ voisin, ils eurent aussi à transporter les morts dans une chambre mortuaire de fortune…  Les morts… voilà donc à quoi elle ressemble, la mort… des corps vidés de rires ou colères, de souffrance ou de soif, qui ne rentreront plus jamais chez eux, qui ne réchaufferont plus jamais de leurs mains des joues froides d’enfant ni ne lisseront le dos fatigué d’un vieillard… Des femmes et des enfants pour la plupart. Ce fut un choc amer, une bouffée de réalité qui secoua même ce jeune homme qui chassait pourtant depuis des années. Mais sa candeur s’éloignait de lui, sans qu’il le sache.

http://www.auxerretv.com/content/index.php?post/2012/03/25/Hemingway%2C-l-Adieu-forcé-aux-bras-aimants

Journal du vendredi 7 juin 1918

A l’est de Sampigny, nos troupes ont poursuivi le refoulement de groupes ennemis qui avaient réussi à franchir l’Oise. Nous avons fait une centaine de prisonniers.
Au nord de l’Aisne, nous avons amélioré sensiblement nos positions au nord et à l’ouest de Hautebraye. Cinquante prisonniers sont restés entre nos mains.
Actions d’artillerie assez vives, particulièrement dans les régions de Longpont, Veuilly-la-Poterie et à l’est de Reims.
L’ennemi a tenté un coup de main contre les positions anglaises au sud-est de Morlancourt. Il a été repoussé avec pertes. Un autre coup de main a permis à l’ennemi d’enlever un poste anglais dans le voisinage de Rayelles.
L’ennemi a également tenté des coups de main au nord de Lens, au nord de Béthune, et à l’est de la forêt de Nieppe. Il a été partout repoussé avec pertes.
Activité de l’artillerie ennemie dans le secteur de Strazeele. Sur le front belge, activité d’artillerie dans les zones de Dixmude et de Merckem.
Les sous-marins allemands ont fait leur apparition sur le littoral des Etats-Unis, où ils ont coulé un certain nombre de bâtiments.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html