Archives du mot-clé ardennes

1344/8 avril 1918

Journal de guerre du soldat Charles Robert Bottomley

7 avril 1918 — Avons passé la nuit à tirer, de 1 h à 6 h, contre des routes occupées par les Frisés. Le vieux Fritz s’est fâché et a bombardé une batterie de pièces de six pouces à l’aide d’obus à gaz. Il a aussi tiré des obus à gaz et à balles contre notre batterie à midi. Avons eu l’ordre de tirer 80 obus et avons aussi tiré 20 obus à gaz par pièce. Les Frisés ont riposté à l’aide de gaz moutarde toute la nuit. Me suis couché à 23 h 30.

8 avril 1918 — Debout à 5 h à la suite d’un branle-bas de combat. Beaucoup de gaz moutarde autour du village. Avons tiré environ 25 obus explosifs et sommes retournés dormir. Avons reçu l’ordre de faire notre paquetage et avons été relevés par une batterie du London Imperial. Nous avons dû marcher environ 8 kilomètres pour atteindre le secteur des chevaux et avons dormi dans des baraquements occupés peu avant par un hôpital à Amzin. Plutôt vanné parce que nous n’avons pas beaucoup dormi depuis deux ou trois nuits.

9 avril 1918 — Avons quitté Amzin pour relever une batterie impériale près de Sainte-Catherine. Les pièces sont au bord de la route près de l’hôtel de ville. La position est assez bien et nous sommes bien installés pour dormir. Notre sous-section a été de garde toute la nuit. J’avais le dernier quart. Des munitions sont arrivées pendant la soirée et je me suis couché vers minuit. Saint-Laurent.

10 avril 1918 — Me suis levé vers 4 h 30 parce que j’étais de garde en cas d’alerte au gas et aux fins des exercices de tir jusqu’à 7 h. Les Frisés ont bombardé très fortement la position avant. Ils ont touché la cuisine et blessé un membre de la 3e Batterie. La batterie a eu une assez bonne journée.

source: http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/april1918

Et toujours des bombes sur Doullens

En effet, dès le 21 mars 1918, l’offensive allemande ayant bousculé le front, la pression ennemie est devenue très forte vers Amiens, mais vers Doullens également. Et cette période verra un grand nombre de bombardiers allemands survoler Doullens et venir y larguer leurs bombes, tandis que les énormes canons allemands à longue portée se mettront à tirer sur la ville leurs obus de 380 mm.

Ainsi le samedi 23 mars 1918 à 23 heures, un Gotha (bombardier biplan allemand) viendra larguer sept bombes à proximité des voies de chemin de fer, près de l’usine à gaz, détruisant la moitié de la rue du Collège, le long de la Solitude. Sept civils, un militaire français et un Anglais seront tués.

Le mardi 26 mars 1918, dès 10 h 40, arrive à Doullens tout le staff en automobile : le président de la République Raymond Poincaré, Georges Clemenceau, le général Foch et le général Pétain, accompagnés de leurs officiers, ainsi que Lord Milner, Douglas Haïg, le général Byng et trois autres officiers. Ce sera la conférence du Commandement unique.

Ce même 26 mars, après 20 heures, quatre bombes explosent sur l’usine Saint. D’autres Gotha largueront leurs bombes entre la rue des Sœurs-Grises et la rue Saint-Ladre (30 petites torpilles), occasionnant sept tués, dont un civil.

La nuit du dimanche 7 au lundi 8 avril 1918, 10 torpilles sont larguées sur Lescoudet, le Voyeul Saint-Sulpice, près de la gare anglaise.

Lundi 27 mai, c’est maintenant le tir au canon sur Doullens par l’artillerie lourde allemande, située à plus de 30 kilomètres. Ces tirs se poursuivront jusqu’au 17 juin. Au total, 63 obus de 380 mm auront visé Doullens.

http://www.courrier-picard.fr/96816/article/2018-03-14/il-y-100-ans-la-ville-de-doullens-deja-sous-les-bombes

Parution de la gazette des Ardennes

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http://simon-rikatcheff.over-blog.com/2014/12/la-gazette-des-ardennes-edition-illustree-n-64-8-avril-1918.html

Journal du lundi 8 avril à travers Le Miroir

Notre artillerie a arrêté des tentatives d’attaques ennemies dans la région de Hangard-en-Santerre, et pris sous nos feux des rassemblements de troupes en divers points du front, au nord de Montdidier.
Nous avons repoussé une attaque dans la région de Grivesnes.
A l’ouest de Noyon, un fort détachement ennemi qui avait réussi à prendre pied dans notre ligne avancée en a été aussitôt rejeté par notre contre-attaque.
Sur le front de l’Oise, les Allemands n’ont pas renouvelé leurs tentatives dans la région de Chauny-Barisis.
Des coups de main ennemis au nord du Chemin des Dames sont demeurés sans résultat.
Reims à été violemment bombardée.
Sur la rive droite de la Meuse, une forte attaque allemande au nord-est de la cote 344 a été repoussée après un vif combat. L’ennemi a subi des pertes sérieuses et laissé entre nos mains vingt-trois prisonniers dont trois officiers.
Nos bombardiers ont jeté 5.000 kilogrammes de projectiles sur les gares et cantonnements de la région de Roye.
Les Anglais ont fait 120 prisonniers dans la région d’Aveluy.
Ils ont repoussé un assaut allemand en face d’Albert, et brisé une attaque au sud d’Hébuterne.
Au sud de la Somme, ils ont amélioré leurs positions et fait quarante prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

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(vidéo) Dans les Ardennes, deux agriculteurs font des fresques géantes dans leurs champs

A Saint-Quentin-le-Petit, dans le Rethélois, deux agriculteurs, un père et son fils, ont décidé de valoriser les Ardennes et le monde rural, à leur manière. Ils sont à l’origine d’immenses fresques agricoles dans leurs champs. Ils en ont fait une quinzaine en 25 ans.

Leur dernier logo symbolise la paix et fait référence au centenaire de la guerre 14-18. Alain et son fils Olivier ont pris pour habitude de faire des clins d’œil à divers événements comme les Jeux olympiques ou le téléthon, mais c’est aussi un moyen de rendre hommage aux Ardennes et au monde agricole. C’est pour eux un plaisir et beaucoup de travail à la fois.

« Cela ne se fait pas comme ça. Il faut deux ou trois mois de végétation. Cette année on a eu une sécheresse très importante et il y a eu de la pluie après. C’est arrivé au bon moment », explique Alain Becret, agriculteur à l’origine des fresques.

Mais avant la réalisation sur le terrain avec un broyeur mécanique ou une herse rotative, il y a différentes étapes à franchir.

Les dessins sur un plan, l’ajustement aux bonnes proportions, la prise en compte des perspectives et du dénivelé. Le choix du terrain aussi, et les différences de couleur entre la fleur de moutarde et l’avoine par exemple.

Après des mesures réalisées au compas géant, place à l’élaboration du projet. Mais là encore, il faut faire face aux aléas de la nature.

« Il y a différents événements. Il y a le semis qui est aléatoire, il peut y avoir un orage après, des difficultés de semis. Il y a la pousse, des attaques de limaces qui peuvent nuire au projet. Après, c’est tout l’art de reproduire la forme, le mouvement, lorsque l’on broie ou que l’on travaille le sol », raconte Olivier Becret.

Lui et son père fourmillent d’idées. L’année prochaine, une nouvelle fresque agricole devrait voir le jour. Mais le secret est encore bien gardé.

A voir sur France 3 Grand Est

1198/13 novembre 1917: le régiment d’infanterie coloniale du Maroc cité à l’ordre de l’armée

 Clémenceau  rappelé au gouvernement

Le 13 novembre, le gouvernement Painlevé tombe et le président Poincaré doit rapidement lui trouver un successeur. Il aurait eu à choisir entre Joseph Caillaux et Georges Clemenceau. Bien qu’il n’aime guère Clemenceau, le 17 novembre 1917,  il préfère celui-ci, favorable à une victoire militaire et dont la force morale l’impressionne, plutôt que Caillaux, partisan d’une paix de compromis.

Clemenceau forme donc un gouvernement de choc afin de poursuivre et intensifier la guerre avec l’Allemagne. Celui-ci comprend essentiellement des ministres radicaux et seulement deux membres rescapés du cabinet Painlevé.

Hormis la presse socialiste, les journaux acclament sa nomination, jusqu’au New York Times !

Dans son discours d’investiture Clémenceau annonce son intention de traquer les défaitistes et les traîtres de l’arrière.

Sa détermination vaut au Président du Conseil d’être surnommé le « Tigre ».

source: http://aujourdhui.over-blog.fr/article-17-novembre-1917-clemenceau-rappele-au-gouvernement-88796605.html

Portail nord de la cathédrale de Chartres le 13 novembre 1917

source: http://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/portail-nord-de-la-cathedrale-de-chartres-le-13-novembre-1917_epreuve-photographique_1917

La gazette des Ardennes

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/feldztggazarden1917/0643?sid=b833f0e6b21a53c7690761356ab53511

 

Le régiment d’infanterie coloniale du Maroc cité à l’ordre de l’armée

Le monument du Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc

Le Général Commandant la 6ème armée cite à l’ordre de l’armée le régiment d’infanterie coloniale du Maroc.

» Régiment d’élite sous l’énergique commandement du Lieutenant-Colonel DEBAILLEUL, a le 23 octobre 1917, par une manoeuvre audacieuse difficile et remarquablement exécutée, encerclé et enlevé de haute lutte les carrières de Bohery s’est emparé ensuite des lignes de tranchées du chemin des Dames que la garde prussienne avait l’ordre de défendre à tout prix, puis progressant encore sous un feu violent d’artillerie et de mitrailleuses sur une profondeur de plus de 2 km 1/2 malgré des pertes sensibles, a atteint avec un entrain admirable tous les objectifs, infligeant à l’ennemi de lourdes pertes, capturant 950 prisonniers dont 14 officiers, 10 canons dont 8 de gros calibre et un nombreux matériel de guerre. »

source: http://www.mcp1418.eu/sorties/chemin-dames/

La prison comme mouroir

Louis-François V. habite Schaerbeek et est inspecteur en assurances. Le 13 novembre 1917, il est arrêté. Il est condamné par le Conseil de Guerre de Bruxelles en mars 1918 à 11 ans de travaux forcés pour espionnage aux profit des Alliés. Détenu de longs mois à la prison de Saint-Gilles en attente de son jugement, il est transféré à la prison de Vilvorde, dont il est libéré à l’Armistice. A 47 ans, son état de santé est catastrophique et il doit être suralimenté durant six mois.

source: https://www.civilsbelges14-18.be/fr/histoires/beaucoup-de-civils-blesses-et-malades

Journal du mardi 13 novembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front bois le Chaume-Bezonvaux, l’activité de l’artillerie a continué pendant la nuit.
Sur le front belge, un détachement a effectué un coup de main avec plein succès sur la ferme Terstrelle. Après avoir infligé des pertes sérieuses à la garnison ennemie et fait sauter un abri, nos alliés ont ramené plusieurs prisonniers. Ils ont neutralisé des batteries de Schoore, Cayen, Peerst, Eessen et exécuté plusieurs tirs de destruction sur les organisations ennemies des abords de Dixmude en représailles des tirs à obus à gaz faits par des batteries ennemies vers Oudecapelle et Whuizen.
Sur le front italien, point d’événement important depuis la Stelvio jusqu’à l’Astico. Sur le plateau d’Asiago, l’ennemi a renouvelé l’attaque de la ligne Gallio-Mont-Longaracote 1674-di Moletta-di-Gallio. Son action a complètement échoué sous les tirs de nos alliés. A l’extrémité nord du front d’attaque, où un combat acharné a eu lieu, les Italiens ont contre-attaqué et ont réussi à capturer quelques prisonniers.
Sur le reste du front montagneux, au cours d’actions de contact avec des avant-gardes ennemies, les troupes italiennes ont bravement résisté. A travers la Piave, vive activité d’artillerie.

Tout l’éphéméride sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1160/6 octobre 1917: enlèvement des cloches des églises du Sedanais (Ardenne)

L’enlèvement des cloches des églises du Sedanais (Ardenne)

Comme l’indique Germaine Paruit, des fragments de ces cloches sont subtilisés à l’occupant. Plusieurs d’entre eux sont parvenus jusqu’à nous, comme ces quelques morceaux d’une des cloches de l’église Saint Charles qui sont aujourd’hui conservés dans les collections de la SHAS, tout comme un morceau de la cloche de l’église de Balan, ou encore de celle de Donchery, qui elle fut retrouvée dans les décombres de l’église incendiée en août 1914.

Ces « reliques » témoignent aujourd’hui de ces heures sombres où disparaîtront tant d’objets culturels collectifs, tuyaux d’orgues, instruments de musique, etc., mais aussi personnels comme en témoigne le docteur Lapierre : « Tout ce qui embellissait nos demeures, tous les souvenirs de famille, les œuvres d’art péniblement amassées, tout passa par les mains de ces forbans, pour prendre le chemin de l’Allemagne […] » (Docteur A. Lapierre, Les Allemands à Sedan, 1914-1918, éd. Charles     Ruben, Charleville, 1920).

source: http://musee-municipal-sedan.over-blog.com/2014/11/l-enlevement-des-cloches-des-eglises-du-sedanais.html

Un projet allemand de partage de la Lorraine

A son tour, le 6 octobre 1917, le général Ludendorff donna son avis qu’il ne fallait pas accorder l’autonomie à l’Alsace-Lorraine, car ce serait alors un terrain idéal pour les menées françaises et la sûreté
militaire de l’Allemagne serait menacée. L’Etat-major n’approuvait que le rattachement du Reichsland à la Prusse ou à la rigueur le partage entre Ia Prusse et les Etats du Sud. Les arrondissements de
Wissembourg, Haguenau et éventuellement celui de Sarreguemines pourraient être donnés sans inconvénient à la Bavière, la Haute Alsace
au grand duché de Bade. et le reste de l’Alsace et de la
Lorraine à la Prusse (18) . Aussi le 9 octobre le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères avait fait comprendre au Président du Conseil des ministres de Bavière que le partage de l’Alsace-Lorraine était
très difficile et la Bavière restreignit ses revendications à « l’angle de Forbach », sans doute le canton de Forbach et l’arrondissement de Sarreguemine. Le kaiserlicher Statthalter d’Alsace-Lorraine se rangea le 19 décembre 1917 au précédent avis. li ne fallait augmenter l’autonomie du Reichsland ou du futur grand-duché qu’en prenant certaines mesures de germanisation. Le mieux était de rattacher
le Reichs·land à .la Prusse, mais on pouvait rattacher à la Bavière les arrondissements de Wissembourg et d.e Haguenau, l’arrondissement de Sarreguemines avec 74 186 habitants, ainsi que le canton de Forbach avec 37 376 habitants . Une autre solution serait de donner la Lorraine et l’arrondissement de Saverne à laPrusse et le reste de l’Alsace à la Bavière (22) .

source: http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/44247/CL_1967_4_119.pdf?sequence=1

A  l’Hôpital de Villeblevin dans l’Yonne le 6 octobre 1917

La Grande guerre n’est pas encore terminée et les blessés se comptent par milliers dans les hôpitaux de France.
Sur le verso de cette carte c’est Eugène qui envoie un petit mot à son ami Paul.

 j’espère que ma carte te trouvera en parfaite santé, moi ça va assez bien pour le moment.
Je t’envoie cette petite photo …j’espère qu’elle te fera plaisir…je pense que tu me donneras de tes nouvelles 
Je te serre la main 
Eugene

http://www.cpa-bastille91.com/hopital-de-villeblevin-dans-lyonne-le-6-octobre-1917-carte-photo/

Le président de la République à Noyon

Dans les mois suivants, Noyon connut de nouvelles visites de personnalités politiques. Ainsi, le 14 juillet, les ministres de la justice René Viviani et du travail Léon Bourgeois s’arrêtèrent à Noyon. Le 6 octobre 1917, le président de la République Raymond Poincaré et le roi d’Italie Victor-Emmanuel II assistèrent à une prise d’armes sur la place de l’hôtel de ville. Chacune de ces visites officielles fit l’objet de reportages photographiques et cinématographiques qui furent largement diffusés dans les médias. Le cinéma aux armées et la presse écrite réutilisèrent ces images heureuses de la ville libérée, tant auprès des soldats qu’auprès de la population de l’arrière. Cette propagande livrait un message d’espoir et laissait peu de place aux images de désolation et de destruction.

source: https://14-18.oise.fr/1917-la-liberation/les-allemands-ne-sont-plus-a-noyon/

Journal du samedi 6 octobre 1917 à travers Le Miroir

L‘ennemi a tenté plusieurs coups de main, notamment en Champagne, à l’est de la butte de Souain, et en Haute-Alsace, vers Michelbach. Ces coups de main ont échoué.
Violentes actions d’artillerie sur la rive droite de la Meuse, dans la région de Bezonvaux et de la cote 344.
L’attaque anglaise en Flandre a donné d’excellents résultats. Elle a été exécutée par des divisions anglaises, australiennes et néo-zélandaises. Sur tous les points, l’avance a été rapide dès le début. Au sud de la route de Reims, tous les objectifs furent atteints de bonne heure.
Au nord de la route, des bataillons anglais enlevèrent le hameau et le château de Polderhoeck où la lutte fur violente et chassèrent l’ennemi de nombreuses fermes et boqueteaux, au sud et à l’est du bois du Polygone. Les Australiens s’emparèrent de Becelaere Isthock et des maisons de la route de Zonnebeke à Broodseinde. Les Néo-Zélandais prirent Gravenstafel et d’autres divisions anglaises atteignaient Poelcappelle. Le mouvement sur les derniers objectifs fut exécuté avec le même succès. Les Anglais occupèrent Neutel et Noordheindhoek. Toute la ligne prévue était atteinte avant midi. Nos alliés avaient déjà recensé 3000 prisonniers. Les Allemands ont subi des pertes élevées : toutes leurs contre-attaques ont été repoussées.
Le croiseur-cuirassé anglais Drake a été torpillé au large de la côte septentrionale d’Irlande.
Les Italiens ont repoussé toute une série d’attaques autrichiennes sur le plateau de Bainsizza.
Les Russes ont brisé une offensive bulgare sur le front roumain.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

1092/30 juillet 1917: les Allemands enlèvent les cloches de Prix-les-Mézières( Ardennes)

Destination La Nouvelle Calédonie

Un détachement de 166 néo-calédoniens est mis en route sur le dépôt des isolés de Marseille pour s’embarquer à destination de la Nouvelle Calédonie (permissionnaires rescapés du Gange).

« Pas mal d’hommes sont tombés d’insolation »

30 juillet 1917
Chers amis,
j’ai bien reçu votre lettre du 22, je vous remercie.
Nous avons eu chaud la journée de samedi dernier, 28 kilomètres en partant à 5h du matin, arrivé à 5h du soir.
Pas mal d’hommes sont tombés d’insolation avec ce casque qui nous boue la tête et tout le fourbi.
Encore 2 jours de marche pour arriver à « cr » mais il y a 2 jours que nous attendons ordre en cas de Flandres.
Je suis monté en aéro hier. Ce métier a l’air tout à fait plaisant surtout lorsque l’on est pas bombardé.
La descente seule m’a seulement un peu oppressé, mais avec un peu d’habitude, je vous assure que j’en ferais autant que certain qui ne bougent pas de l’arrière des lignes.
Et quelle différence de vie, je suis certain que si la guerre finissait demain, ils seraient bien les premiers embêtés…
et nous qui ne voulons plus en entendre parler tellement nous en avons plein le dos, des pertes et des souffrances.
J’ai aussi reçu la lettre de Mme Friot du 22, faites-leur part de mes amitiés ainsi qu’à Mme Savignat, Mme Destrée et M. Adolphe.
J
e sous serre la main cordialement.
Paul Brun

La suite sur le site: http://reims.14-18.over-blog.com/2014/06/pas-mal-d-hommes-sont-tombes-d-insolation-avec-ce-casque-qui-nous-boue-la-tete.html

Les Allemands enlèvent les cloches de Prix-les-Mézières( Ardennes)

L’église de Prix-lès-Mézières est élevée sous le Premier Empire. Autrefois, la chapelle du prieuré accueillait les paroissiens pour les offices. Elle se trouvait au nord de l’église actuelle qui ne date que de 1806. Le propriétaire de la chapelle bénédictine, nommé Berthe, l’a fait démolir en 1805 pour faire bâtir, à ses frais, la nouvelle église paroissiale. Berthe possède aussi les moulins. Le 30 juillet 1917, les Allemands emportent les deux cloches jumelles, datant de l’an 1402. Elles avaient été fondues pour le prieuré de Prix.

source: https://www.prix-les-mezieres.fr/historique

Carnet du lundi 30 juillet 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont exécuté, à l’ouest de la ferme d’Hurtebise, une violente attaque, qui est venue se briser contre la vaillance de nos troupes. Par contre, nous avons engagé une attaque contre Hurtebise et la pointe sud de la Bovelle. Cette action nous a permis de progresser sur tous les points, notamment dans la région du Monument.
En Champagne, dans le secteur de Tahure, l’ennemi a exécuté un fort coup de main que nous avons repoussé.
Sur la rive gauche de la Meuse, après un intense bombardement, les Allemands ont tenté d’attaquer les tranchées récemment conquises par nous entre les bois d’Avocourt et la cote 304. La précision et la vigueur de nos tirs les ont arrêtés en leur infligeant de lourdes pertes.
Sur la rive droite, un coup de main ennemi sur les tranchées, à l’ouest de Moulanville, a subi le même et sanglant échec.
Les Anglais ont exécuté plusieurs coups de mains heureux. Leurs troupes ont pénétré après un vif combat, dans les lignes allemandes, près de Roeux. Elles ont fait subir de lourdes pertes à l’ennemi et ramené 30 prisonniers.
La retraite russe continue.
Les troupes russo-roumaines de Moldavie ont élargi la brèche faite au front ennemi et occupé les positions adverses sur une longueur de 30 kilomètres et une profondeur de 15. Elles ont fait encore 1245 prisonniers et capturé des canons.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

936/24 février 1917: pillage d’une ville: Charleville (Ardennes)

La halte des chasseurs cyclistes

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« Chasseurs cyclistes – la halte »
La guerre se pratiquait aussi à vélo.
24 février 1917

source: http://www.brionautes.com/article.php?sid=2775

Journal du samedi 24 février 1917

Lutte d’artillerie en Lorraine et en Alsace.
En Champagne, nos tirs d’artillerie ont allumé un important incendie dans les lignes allemandes, près de la Butte-du-Mesnil. Nous avons repoussé deux coups de mains de l’ennemi, l’un à l’est de Soissons, l’autre près de Bezonvaux. Nous avons réussi deux coups de main sur la Meuse.
Les Anglais ont amélioré leur position, au nord de Gueudecourt, en s’emparant d’un élément de tranchée, d’un mortier de tranchée et de plus de 30 prisonniers. Une avance a été également réalisée au sud du Petit-Miraumont, où un poste ennemi a été occupé.
Nos alliés ont exécuté avec succès un coup de main au sud-est de Souchez. Les Allemands ont eu des morts. Des raids ennemis ont été repoussés au sud d’Armentières et vers le bois de Ploegstaert. Ceux des assaillants qui avaient réussi à atteindre les tranchées britanniques ont été tués ou capturés. Activité de l’artillerie allemande vers la Somme au sud d’Arras.
Sur le front italien comme sur le front russe, simples opérations de détail.
Un paquebot, l’Athos, a été coulé en Méditerranée. 1450 passagers ont été sauvés.
M. Lloyd George annonce aux Communes anglaises d’importantes restrictions aux entrées de marchandises.

source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Pillage d’une ville: Charleville (Ardennes)

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Charleville, une cité sous très haute surveillance

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source: http://www.charleville-mezieres.fr/content/download/33247/407283/…/’une%20ville.pdf

Russie: l’insurrection du 24 février 1917 renverse le Tsar

Le lendemain, 24 février, les grévistes sont 200 000, soit près la moitié de la classe ouvrière de la capitale. Dans le tourbillon des ces journées, l’instinct révolutionnaire des masses entre en jeu. Elles recherchent la faille chez l’adversaire. Les premiers échanges amicaux entre soldats et manifestants encouragent ces derniers. « Les Cosaques promettent de ne pas tirer ! » Ils ne tirent pas, en effet. La police, détestée, reçoit des tuiles, des pierres et des morceaux de glace. Le 25 février, avec 240 000 grévistes, le sang coule pour la première fois. Et la grève se transforme en insurrection.

L’ouvrier Kayurov a raconté comment, sous l’œil des cosaques, des manifestants ont été dispersés sous les fouets de la police. Les ouvriers ôtent alors leurs képis et les serrent humblement, au niveau de la taille, en s’approchant des cosaques : « Frères, Cosaques ! Aidez les travailleurs, leurs revendications sont justes et pacifiques. » Dans son magnifique récit de ces journées [1], Trotsky écrit : « Ce geste délibérément humble – les képis dans les mains – quelle justesse de calcul psychologique ! Geste inimitable ! » Les cosaques se regardent, se comprennent, et se lancent contre la police. Les « cinq jours » qui ont fait tomber la dynastie des Romanov sont remplis d’innombrables épisodes de ce genre.

source: http://www.gauchemip.org/spip.php?article5468

L’équipage du  dirigeable « Pilatre de Rozier », s’écrase dans la nuit du 23 au février 1917

Monument en hommage aux aérostiers du dirigeable "Pilâtre de Rozier" - Dans la nuit du 23 au 24 février 1917, parti d'Epinal (88), le dirigeable, parti en mission de bombardement de Neunkirchen (Sarre), s'écrase sur le versant Est de la colline boisée "Le Boetzel" entre Voellerdingen et Oermingen (67) - L'équipage composé de 9 hommes périt dans la catastrophe - Ce monument a été érigé par le souvenir français en 1921 - Photo Stefaan Nuyts
Monument en hommage aux aérostiers du dirigeable « Pilâtre de Rozier » – Dans la nuit du 23 au 24 février 1917, parti d’Epinal (88), le dirigeable, parti en mission de bombardement de Neunkirchen (Sarre), s’écrase sur le versant Est de la colline boisée « Le Boetzel » entre Voellerdingen et Oermingen (67) – L’équipage composé de 9 hommes périt dans la catastrophe – Ce monument a été érigé par le souvenir français en 1921 – Photo Stefaan Nuyts

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« Le Vendredi 23 Février 1917, le Pilatre des Roziers quitta Epinal à 22 heures pour bombarder une seconde fois les hauts fourneaux de Neunkirchen (Sarre). Aux environs de minuit, le dirigeable, à la recherche de la vallée de la Blies, survola l’Alsace Bossue. Mais bientôt, un changement de direction semble avoir été décidé. Pour quelles raisons ?erreur de cap ? erreur de pilotage ? avarie de moteurs ?

Des témoins de Wittring (Moselle), l’apercevant au dessus de leur village, conclurent que le dirigeable s’était perdu dans une nuit noire et sans lune !

source: http://www.mairie-chateau-thierry.net/1418/labase/dosmonumdirigeable_Pilatre%20de%20Rozier%20Oermingen67_1917.pdf

voir aussi http://www.aerosteles.net/fiche.php?code=voellerdingen-pilatre

Les Australiens attaquent en direction de la ligne Hindenbenburg

Le 24 février 1917, les tranchées abandonnées signalaient que la retraite allemande avait débuté. Les patrouilles remarquèrent rapidement que l’ennemi s’était replié sur la majeure partie du front australien, laissant un mince écran de petits postes et de patrouilles mineures derrière lui. Cette situation eut un effet magique sur le moral des Australiens. Ils suivirent le repli de bonne humeur – mais en prenant garde aux pièges. Les patrouilles repoussèrent l’écran allemand jusqu’à Warlencourt et près de Le Barque au pied des hauteurs de Bapaume, où des postes allemands plus puissants ralentirent leur avance. Pendant la nuit du 26 février, les Australiens saisirent les villages du Barque et de Ligny-Thilloy et établirent rapidement leurs postes en dessous de Bapaume.

source: http://milguerres.unblog.fr/avance-vers-la-ligne-hindenburgfevrier-avril-1917/

 

925/journal du 13 février 1917

 

Emission de bon de caisse à Charleville (08)

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https://www.delcampe.net/fr/collections/monnaies-billets/billets-france-bons-necessite/charleville-mezieres-syndicat-d-emission-de-bons-de-caisse-13-fevrier-1917-grand-format-15×20-cm-279013777.html

Journal du mardi 13 février 1917 à travers Le Miroir

Activité intermittente des deux artilleries dans la région de Bezangis (Lorraine), et dans quelques secteurs des Vosges.
Sur le front belge, activité de patrouilles dans la région de la Maison-du-Passeur. Vers Hetsas, lutte à coups de bombes et de grenades. Activité moyenne de l’artillerie en divers points. Les Anglais ont réalisé de nouveaux progrès au nord de l’Ancre, vers la route de Beaumont à Puisieux. A la suite d’une petite opération exécutée sur un front restreint, ils ont occupé sans difficulté 600 mètres de tranchées et fait un certain nombre de prisonniers.
L’ennemi a attaqué les nouvelles positions britanniques au sud de Serre. Pris sous des tirs de barrage et des feux de mitrailleuses, il a été aisément rejeté.
Les patrouilles anglaises ont pénétré en un certain nombre de points dans les lignes ennemies. Un détachement a fait exploser un dépôt de munitions au sud-est d’Armentières et ramené des prisonniers. Un détachement ennemi qui se concentrait au nord-est de Neuville-Saint-Vaast a été dispersé par des tirs d’artillerie. Des bombardements ont été exécutés avec succès au nord de la Somme, ainsi que vers Armentières et Ypres.
Les éclaireurs russes, dans la région de Borowoymlyn (nord-est de Smorgon) ont attaqué les avant-postes ennemis et pris une mitrailleuse.
Une attaque allemande a été repoussée près de Kiaselin; une autre au sud de Halicz, sur le Dniester.
Nouveaux succès britanniques près de Kut-el-Amara, en Mésopotamie.

source http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

(Insolite) En février 1917 la Mère de Dieu apparaît aux portes de Moscou – l’icône rouge Derjavnaiya

Dans la nuit du 13 février 1917, Evdokia Adrianova, paysanne de Botchinki (banlieue de Moscou), entend dans son sommeil une voix mystérieuse :  « A Kolomenskoïe il y a une grande icône noire. Il faut y installer l’icône rouge. »

Parvenue sur les lieux, Evdokia transmet le message au père Nicolas Likhatchev. Il retrouve la grande icône où la Reine du Ciel trône avec un manteau de pourpre, un sceptre et un globe terrestre, l’Enfant sur ses genoux. La paysanne reconnaît son icône. On la vénéra en procession itinérante dans les monastères et dans les églises de Moscou.

Selon le récit du prêtre, Evdokia aurait ajouté que Marie devenait ainsi en effigie la « Tsarine invisible ».

La première apparition de Fatima eut lieu le 13 mai suivant, et c’est le 13 juillet que fut communiqué le secret prophétisant la fin des persécutions en Russie, alors incompréhensible, car la révolution ne prit le pouvoir qu’en octobre 1917.

source: http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/En-fevrier-1917-la-Mere-de-Dieu-apparait-aux-portes-de-Moscou-l-icone-rouge-Derjavnaiya_a2293.html

Le soldat Jules Allard, né à Nantes, fusillé le 13 février 1917, à 24 ans

https://fr.wikipedia.org/wiki/Soldat_fusillé_pour_l’exemple

http://lp44.fr/fusilles-pour-lexemple/

Lettre de Henri Barbusse à sa femme

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23-02-1917source: https://books.google.fr/books?id=E_qhBgAAQBAJ&pg=PT44&lpg=PT44&dq=13+fevrier+1917&source=bl&ots=dp2jw9gJKl&sig=f_rWmOIXZj0V4rMhM2eLnkFqrKI&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjYubn16qjRAhWJzxQKHQ4WBsE4ggEQ6AEIGTAA#v=onepage&q=13%20fevrier%201917&f=false