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1534/14 octobre 1918: photos prises le 14 octobre 1918

Photos prises le 14 octobre 1918

10/ Réf. : SPA 5 NS 231 Laon, Aisne, habitants libérés accueillant les troupes sur la route de Soissons. 14/10/1918, opérateur inconnu

Sur la route reliant Soissons à Laon, des habitants de la région accueillent les soldats de la 10e armée qui ont libéré l’Aisne de la 7e armée allemande du général Boehn.

SPA 5 NS 247 Laon, Aisne, Raymond Poincaré et le général Mangin. 14/10/1918, opérateur inconnu.

Laon libérée.-  Le général Mangin, chef de la 10e armée, accueille le président Poincaré à Laon pour fêter la libération de la ville.

SPA 333 M 5615 Pompey, Meurthe-et-Moselle, artilleurs américains sur la route de Pont-à-Mousson. 14/10/1918, opérateur Lavergne.

À 8 km au nord-ouest de Nancy, la 8e armée américaine du général Gerard avance dans une région restée relativement calme depuis le début de la guerre. À l’extrême est du front, des artilleurs du corps expéditionnaire américain rencontrent la population civile lors de la dernière offensive.

Dans le secteur de Bois-le-Comte, près de Toul, une cloche d’église est utilisée comme alarme en cas d’attaque aux gaz.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-10.pdf

Les trains circulent entre Reims et Epernay

Les premiers retours de Rémois dans leur ville commencent au lendemain du dégagement de Reims. Le 7 octobre 1918, le maire, Jean-Baptiste Langlet, ses deux adjoints, Jean de Bruignac et Emile Charbonneaux, ainsi que le commissaire de police Luchesse rentrent à Reims. A partir du 14 octobre 1918 les trains recommencent à circuler entre Epernay et Reims, ce qui facilite les retours. Les autorisations de revenir à Reims sont délivrées par l’autorité militaire, après avis et sous la responsabilité de l’administration municipale. En novembre 1918, 1 500 Rémois  ont obtenu le droit de rentrer. Ils sont 3 000 fin décembre. Les services municipaux reviennent à Reims le 16 décembre et sont hébergés à l’Ecole professionnelle de la rue Libergier ainsi qu’au 20 de la rue des Augustins dans les locaux de l’ancien petit séminaire. Chacun se loge comme il le peut.

source: http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/32-premiers-retours-et-deblaiements-le-reims-provisoire-7606.html

Sissonne (aisne)  est libérée

Le matin du 14, le 20ème RI allemand se trouvait groupé ainsi : devant la position, jusqu’à la lisière de la forêt 2,5 kilomètres au sud de La Selve, les avant-postes de la division sous le commandement du Major Von Stengel, composé d’une compagnie des I et III du 20ème régiment d’infanterie et du III du 5ème régiment d’infanterie, avec chacun 2 mitrailleuses, 4 cavaliers, 10 pionniers ; s’y ajoute une section du 6. /9. FAR. Dans le secteur de la division, le régiment avait placé le sous secteur de chaque côté de La Selve, à droite le 12ème, à gauche le 15ème. L’ennemi pénétra cette fois plus vite et plus énergiquement que d’habitude. Déjà à 16 heures, on avait eu l’impression, chez le commandant de l’avant-poste du sud de La Selve, qu’une attaque ennemie allait avoir lieu. A 19 heures, la 9ème compagnie (d’avant poste) annonçait qu’elle avait subi une attaque surprise dans la partie de la forêt au sud-ouest de La Selve par des forces supérieures en nombre et qu’après de lourdes pertes, elle opérait un retrait. A la suite de cette attaque et de nombreux mouvements de recul aux avant-postes du voisin situé à droite, le commandant de l’avant-poste fut contraint d’amener ses troupes près de La Selve.

Les français arrivent devant les avancées de la Hunding-Stellung. Cette position est occupée par la VIIème armée allemande. Une proclamation de cette armée, en date du 12 octobre, parle du rôle essentiel de la VIIe armée, « clé de voûte du front occidental ». Le haut commandement allemand, tout en envisageant une retraite éventuelle sur la Meuse, veut gagner une bataille défensive, « une victoire » sur la Hunding…

Le 5ème Corps d’Armée français arrive à 1 km du signal de La Selve.

la suite sur http://ville-sissonne.fr/camp.1418.combats.php

Mort de deux as canadiens

14 octobre 1918- John Edmund Greene, « As » canadien de la WW1, 15 victoires aériennes dont 4 en collaboration au sein du 10N Sqn du RNAS, puis du 210 Sqn du RFC, est abattu et tué à bord de son Sopwith « Camel » D3409 par des tirs anti aériens au dessus de la Belgique.

Claude Melnot Wilson, « As » canadien de la WW1,8 victoires aériennes dont 1 en collaboration au sein du 29 Sqn, toutes obtenues sur S.E.5a, est abattu et tué en combat aérien par un Fokker D.VII dans le secteur de Roulers, en Belgique.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1260.html

Décès d’un as américain

Howard Clayton Knotts, « As » américain de la WW1, 6 victoires aériennes au sein du 17th Aero Squadron, est abattu par des tirs venus du sol alors qu’il est en train de straffer des nids de mitrailleuses. Blessé au pied droit, il se pose derrière les lignes allemandes et abat cinq soldats allemands avant qu’il ne soit capturé.
Pendant son transfert en train vers Mons, il arrive a incendier plusieurs wagons, lesquels transportent des Fokker destinés au front. Quatre jours après son internement à Mons, il s’évade, mais est repris quelques heures plus tard. Il est alors transféré dans un camp de prisonniers à Soignies où il restera jusqu’à la fin de la guerre.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1260.html

Meuse-Argonne cimetière

Ce cimetière, d’une superficie de 52 hectares, fût établi le 14 octobre 1918 par le Service des Sépultures de l’armée US sur un terrain reprit par la 32e Division d’Infanterie US (DIUS).
Ce territoire fût concédé à perpétuité aux Etats-Unis par le gouvernement français afin d’y établir un lieu de sépulture permanent, sans taxes ni impôts.

14 .246 morts sont enterrés dans ce cimetière, en majorité tombés durant les opérations de la 1ère Armée U.S. du 26 septembre au 11 novembre 1918. En 1922, les corps enterrés dans des cimetières temporaires de la région mais aussi des Vosges et de l’Allemagne occupée, furent rapatriés ici pour une sépulture définitive. Beaucoup de ceux qui moururent à Archangel, Russie, furent également enterrés dans ce cimetière. Parmi les tombes, 486 sépultures abritent les restes de soldats qui n’ont pu être identifiés.

source: http://www.campiste.com/fr/point-interet/410919-meuse-argonne-american-cemetery-and-memorial-cimetiere-et-memorial-americain-meuse-argonne

Journal du lundi 14 octobre 1918

La bataille engagée en Champagne le 26 septembre s’est terminée par une défaite complète de l’ennemi. La 4e armée a achevé de libérer la boucle de l’Aisne en réoccupant trente-six localités.
La 5e armée, à la gauche, a poursuivi l’ennemi en retraite, franchi la Retourne, et progressé d’une dizaine de kilomètres.
Nous tenons Vieux-lès-Asfeld et Asfeld-la-Ville, ainsi que les lisières sud de Blanzy. Nous avons franchi l’Aisne de vive force à Guignicourt et à Neufchatel.
Les Anglais, à l’ouest de Solesmes, progressent vers la Selle et ont enlevé quatre villages. Ils approchent du canal à l’ouest de Douai. A l’est de Lens, ils tiennent Montigny, Harnes et Aunay.
L’Allemagne a répondu à l’Amérique. Sa réplique constitue une première capitulation en ce qui concerne les conditions wilsonniennes

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1528/8 octobre 1918: l’exploit du sergent York en Argonne

La bataille pour l’Aisne

  Le 8 octobre, à 4h30; Les Armées Byng et Rawlinson, précédées de tanks, se portent en avant entre la Sensée et Saint-Quentin.

Le succès est foudroyant. Les nouvelles lignes ennemies construites en hâte, n’étaient pas encore en état de soutenir un pareil assaut. Elles cèdent au premier choc; et, le soir, le front britannique est jalonné par Forenville, La Targette, Esnes, Malincourt, à 7 kilomètres plus à l’est, sur un front de 50 kilomètres.

Nos alliés ont capturé, ce jour-là, 11000 prisonniers et 200 canons.

Or, en même temps, dès six heures du matin, Debeney a déclenché, lui aussi, une offensive sur un front de 10 kilomètres, entre Saint-Quentin et l’Oise. En dépit d’une vigoureuse résistance, il a enlevé les fermes de Hellecourt et de Fontaine-Uterte, solidement organisées, les bois de la ferme Tilloy et le village de Rouvroy, capturant prés de 15.000 prisonniers.

Le 9 octobre, la victoire se poursuit. Les Canadiens ont forcé, à 1h30 du matin, le passage de l’Escaut à Ramillies. La résistance ennemie faiblit et la poursuite commence, ardente, dés le petit jour. Avant midi, nos Alliés ont; progressé d’une dizaine de kilomètres; et, le soir, Bohain, Prémont et Clary sont emportés.

C’est; encore une poussée de 12 kilomètres en moyenne, sur 10 kilomètres de développement, qui dégage largement Cambrai et fait tomber prés de 2000 prisonniers aux mains des 3e et 4e Armées britanniques.

Debeney gagne du terrain aussi, d’autant plus que maintenant la résistance ennemie commence à devenir plus molle de son côté. Il dégage largement Saint-Quentin; et, le soir, ses avant-gardes atteignent l’Oise, ayant capturé prés de 2000 prisonniers et un matériel important.

La nuit arrête à peine le combat, et le 10 octobre, au matin, la poursuite continue.

Au nord, Byng enlèveThun-Saint-Martin, Naves et Carniéres; au sud, Rawlinson dépasse Caudry et pousse jusqu’aux portes du Cateau. Maintenant l’artillerie elle-même réagit faiblement ; et, dans les localités abandonnées en toute hâte par les Allemands, on retrouve de nombreux civils que l’ennemi n’a pas eu le temps d’évacuer. Au-delà, la nuit s’illumine de sinistres lueurs. De nombreuses localités brûlent.

Debeney a atteint Bautroux, Fontaine-Notre-Dame et Marcy, où il a délivré ses habitants. Le soir, la 1e Armée a encore gagné du terrain vers l’Oise, dont elle tient la rive droite sur une étendue d’une vingtaine de kilomètres.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/1918aisne.htm

L’exploit du sergent York en Argonne

Ce 8 octobre 1918 , les Américains sont bloqués par les Allemands à Chatel-Chéhéry. Dix-sept hommes, dont Alvin Cullum York, alors caporal, sont chargés de prendre à revers les ennemis. Après un accrochage, York se retrouve l’unique gradé de la patrouille. Sous ses ordres, les rescapés continuent leur mission, pour finalement revenir avec 132 prisonniers et neutraliser une trentaine de pièces d’artillerie. Au passage, cet excellent chasseur aurait tué à lui seul 28 Allemands. Devenu sergent et reçu comme un héros dans son pays natal, il s’est éteint en 1964.

Gary Cooper a interprété le rôle du sergent York 

Un autre héros, le sud africain Delville Wood

Entre le 8 août 1918 et le 8 octobre 1918, cet officier fut victorieux dans 26 combats décisifs, détruisant 12 ballons captifs ennemis, 10 appareils ennemis et mettant 4 autres appareils ennemis complètement hors de contrôle. Entre les 1er et 5 octobre 1918, il détruisit 2 chasseurs, incendia 3 ballons captifs et mit 1 chasseur complètement hors de contrôle. Le 1er octobre 1918, dans un engagement général avec environ 28 appareils, il abattit 1 biplan Fokker près de Fontaine, et un second près de Ramicourt : le 2 octobre, il incendia un ballon près de Selvigny ; le 3 octobre, il mit un chasseur ennemi hors de contrôle près de Mont d’Origny, et incendia un  ballon  et, le 5 octobre, le troisième ballon près de Bohain. Le 8 octobre 1918, alors qu’il retournait à sa base à basse altitude, après avoir détruit un biplace près de Maretz, il fut blessé à un bras par un tir de mitrailleuse, mais, porsuivant, il atterit à son aérodrome et, après avoir fait son rapport, fut hospitalisé. Au total, il fut vainqueur sur 54 ennemis, détruisant 22 appareils, 16 ballons captifs et mettant hors de contrôle 16 appareils. La tâche du Captain Beauchamp-Protor dans l’attaque au sol de troupes ennemies et dans la reconnaissance durant la retraite après la bataille de St Quentin du 21 mars 1918, puis au cours de l’avance victorieuse de nos Armées à partir du 8 août, a été pratiquement inégalée dans son intelligence, et fit une telle impression à ceux servant dans son escadrille qu’elle sera difficilement oubliée. Le Captain Beauchamp-Proctor fut décoré de la Military Cross le 22 juin 1918, de la Distinguished Flying Cross le 2 juillet 1918, reçut une barette à sa MC le 16 septembre 1918 puis le Distinguished Service Order le 2 novembre 1918

source: http://www.delvillewood.com/beauchamp-Proctorfr.htm

Journal du mardi 8 octobre 1918

Bataille au nord de Saint-Quentin, entre Morcourt et Sequehart. Nos troupes ont enlevé Rémancourt, la ferme Tilloy et plusieurs bois organisés en points d’appui. L’ennemi a résisté avec une furieuse énergie sans pouvoir enrayer l’avance de nos troupes, qui ont conquis le terrain pied à pied, faisant plusieurs centaines de prisonniers.
Au nord de Reims, nous avons atteint la Suippe en de nombreux points. Les arrière-gardes allemandes ont résisté sur la rive sud et contre-attaqué à plusieurs reprises. Nos troupes les ont refoulées en leur infligeant des pertes sanglantes.
Nous tenons les lisières sud d’Aguilcourt, et le village de Bertricourt, au nord de la Suippe. Plus à droite, nous avons forcé le passage de la rivière et pris le cimetière de Pongivart, ainsi que Saint-Masmes et Hauvine, au nord de l’Arnes.
Les Anglais ont fait 400 prisonniers aux environs d’Aubenchel-aux-Bois, 34 autres dans le secteur d’Oppy. Ils ont établi des postes sur les passages du canal au nord d’Aubencheul-au-Bac et à l’ouest d’Oppy. Une autre patrouille a pris un poste allemand à l’est de Berclau.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1525/5 octobre 1918: Roland Garros meurt lors d’un combat aérien près de Vouziers (Ardenne)

 Roland Garros meurt lors d’un combat aérien près de Vouziers (08)

Le 5 octobre 1918, à l’issue d’un combat contre des Fokker allemands, l’avion de Roland Garros explosait en vol avant de s’écraser près de Vouziers, dans les Ardennes.Roland Garros est le premier homme à avoir traversé par voie aérienne la mer Méditerranée, le 23 septembre 1913, allant de Fréjus à Bizerte en Tunisie, en moins de huit heures et sans escales. Le pilote était membre du Stade Français et proche de son président, qui exigera plus tard que le futur stade, censé accueillir la coupe Davis ramenée alors en France, porte le nom de son ami Roland Garros.

En novembre 1938, René de Narbonne  rendait hommage au pilote dans la Revue. « Le souvenir de cette matinée d’automne va rester dans l’histoire, car elle sera celle du dernier envol de Garros. Regardez-le, blotti dans sa carlingue, frileusement emmitouflé, son visage fatigué et amaigri illuminé par le regard. »

son histoire sur: http://www.revuedesdeuxmondes.fr/article-revue/le-souvenir-de-roland-garros/

lire aussi: https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/1914-1918-franceinfo-y-etait-5-octobre-1918-la-mort-de-roland-garros_2859027.html

http://histoire08ardennes.over-blog.com/2017/12/roland-garros-pourquoi-une-stele-dans-les-ardennes.html

Suite de l’offensive française en Champagne-Argonne

Dans la nuit du 4 au 5 octobre, les autorités allemandes font détruire les approvisionnements en vivres et en munitions accumulés dans le massif des monts et dans les forts de Reims.
Le 6 octobre, au matin, Brimont, Bourgogne, Bétheny, La Pompelle, Beine et Moronvilliers sont évacués.
Les éclaireurs français ont conservé le contact avec l’ennemi. Tout donne à penser, au vu de la manière dont il se défend, aux incendies qui éclairent la nuit, dans la vallée de la Suippe, que le mouvement de repli allemand n’en est qu’aux prémices…
Le 6 octobre encore, le général von Bülow recule toujours.
Le 7, il est sur la Suippe, où les avant-gardes françaises de Gouraud lui enlèvent Pont-Faverger.
Les résultats engrangés lors de la bataille de Champagne, grâce aux actions menées par les 4e et 5e armées françaises et par la 1ere armée Américaine, sont des plus profitables. La ligne Hindenburg est disloquée, alors qu’une brèche de 70 kilomètres s’étend de Suippe jusqu’à la Meuse.
Les 1ere, 3e et 5e armées allemandes ont engagé toutes leurs réserves dans la bataille ; ces unités sont sur le point de s’effondrer.
Face au seul Gouraud, sur 13 divisions allemandes engagées, trois ont été détruites. Les 42e et 103e division, ainsi que celle de l’Ersatz bavaroise, ont abandonné, aux mains des Français, trois-quarts de leurs effectifs…
Trois divisions (+/- 45.000 hommes) sont anéanties…
Sept autres ont éprouvé des pertes considérables, mais luttent encore, avec des effectifs restreints, sans savoir combien de temps elles pourront encore « tenir ».
Pendant ce temps Reims est désenclavée, et cela, pour la première fois depuis 1914 !
L’ennemi est enfin refoulé à une distance de sécurité de 30 kilomètres de ses faubourgs.
Ce choc a un prix, à hauteur de… 27.000 prisonniers allemands pour 500 canons tombés aux mains des Alliés.

Effondrement de l’empire allemand

 5 octobre 1918 : le gouvernement allemand déclare accepter les quatorze points de Wilson tout en accordant une plus grande autonomie à l’Alsace-Lorraine, une manoeuvre pour conserver le Reichsland à L’Allemagne.

Photos prises le 5 octobre 1918

9/ Réf. : SPA 98 V 3191 Saint-Quentin, Aisne, les piliers intérieurs de la collégiale sont minés. 05/10/1918, opérateur Henri Bilowski.

À son arrivée à Saint-Quentin, l’armée Debeney découvre une ville en ruine et surtout piégée. Avant de battre en retraite rapidement, les Allemands pillent et détruisent les villes qu’ils occupaient. Ici, dans la collégiale de Saint-Quentin en partie détruite, les piliers ont été chargés d’explosifs par les soldats de l’armée Hutier. Il s’agit pour les sapeurs du génie de la 1re armée française de désarmer ces pièges.

Journal du samedi 5 octobre 1918

Des combats violents sont engagés dans la région de Saint-Quentin, entre Lesdins et Seguehart, où l’ennemi oppose une très forte résistance.
Plus au sud, nous avons pris pied sur la voie ferrée à l’est de Saint-Quentin et progressé en combattant à l’est du faubourg d’Isle. Nous avons fait 100 prisonniers.
Au nord-ouest de Reims, nous avons enlevé Cormicy; nous bordons le canal entre Consenvreux et la Neuvillette. En Champagne, violente bataille. Nous avons élargi nos gains dans la région au nord de Somme-Py. Nos troupes se sont emparées de la crête du Blanc-Mont et de la ferme Medeah, à cinq kilomètres au nord-ouest de Somme-Py. 2800 prisonniers ont été dénombrés.
Les Anglais ont attaqué de Sequehart au canal, au nord de Bony, sur un front de treize kilomètres.
Ils ont pris Remicourt et Wrancourt, faisant plusieurs centaines de prisonniers, atteint les lisières de Montbrehain et les hauteurs au sud de Beaurevoir.
Ils ont forcé le passage du canal de l’Escaut à Gouy et au Catelet, s’emparant de ces deux villages et des hauteurs à l’est, en faisant un grand nombre de prisonniers. Nos alliés ont occupé Armentières. L’ennemi a été chassé de Lens.
Le prince Max de Bade devient chancelier allemand.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1516/26 septembre 1918: offensive Française en Champagne et en Argonne

Offensive Française en Champagne et en Argonne

source carte https://www.google.fr/search?q=1918+champagne+argonne&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjYm6r33oPdAhXtz4UKHe_2DogQ_AUIDCgD&biw=1280&bih=605#imgrc=Jjw3X56u1UxbgM:

Le 26 septembre, à 5 h25, les infanteries française et Américaine se lancent à l’assaut. Seuls, les obstacles accumulés ralentissent l’élan des assaillants, car les Allemands sont prostrés dans leurs abris et leur artillerie ne réagit que mollement.

Devant Gouraud, tous les objectifs sont enlevés de haute lutte par les Français.

La 22e division française, celle du Chemin-des-Dames dont le général Spire a pris le commandement, s’empare du tas de gravats qui fut la Ferme Navarin; les divisions Françaises des Généraux Michel et Schmidt enlèvent brillamment la Butte de Souain et le mont Muret au cours de combats acharnés où les 149e, 158e, 170e et 174e,  409e régiments d’infanterie et les 1er et 31e bataillons de Chasseurs se couvrent de gloire; les Tirailleurs de la 2e division Française chassent l’ennemi de la Butte du Mesnil, et les 163e,  215e et 363e régiments d’infanterie  de la division Française du Général Leboucq conquièrent les hauteurs de la rive nord de la Dormoise.

Les 272e,  51e et 87e régiments d’infanterie Française de la division Nayral de Bourgon enlevaient aussi la Galoche, les Mamelles et le Fourmilier, au-delà de la Dormoise, tandis que les 44e,  60e et 35e régiments d’infanterie de la division Baston s’emparaient de Tahure et de la Butte de Tahure.

A la même heure, les 230e et 299e régiments d’infanterie, avec les 50e,  71e et 66e bataillons de Chasseurs de la division  du Général Lardemelle se rendaient maîtres de la Main-de-Massiges, et les cuirassiers et dragons de la 1ere division de cavalerie à pied avançaient vers Cernay-en-Dormois.

Ce jour-là, l’Armée française du général Gouraud avait capturé 13 000 prisonniers Allemands et 300 canons, et porté son front à 5 ou 6 kilomètres plus au nord.

Les Chars d’assaut français ( notamment les FT17 de Renault) avaient fait merveille.

Les Américains ont magnifiquement progressé, eux aussi, et ont pénétré profondément dans les organisations ennemies bouleversées. En Argonne, le 1er Corps d’Armée, se glissant dans les fourrés, a dépassé le Four-de-Paris; le 5e Corps a enlevé Vauquois et Varennes ; le 3e Corps a refoulé l’ennemi depuis Malancourt jusqu’aux abords de Montfaucon. De ce côté, l’avance dépasse 7 kilomètres et on dénombre 7,000 prisonniers.

La journée du 27 Septembre est une rude journée de combat. Sentant tout le danger pour ses communications d’une progression sensible des Alliés vers Mézières, Le Général Allemand von Einem, après avoir mis en ligne ses dernières disponibilités, appelle à grands cris des renforts, que Ludendorff se hâte de lui envoyer.

Malheureusement pour les Allemands, leur artillerie, par trop prudente, s’est portée tellement en arrière que son intervention dans la bataille est peu efficace.

Tout le danger, pour les assaillants, vient d’innombrables mitrailleuses Allemandes savamment dissimulées, qui se dévoilent au dernier moment et causent des pertes sérieuses à nos tirailleurs trop ardents; on commence à se heurter maintenant à des contre-attaques vigoureuses prononcées par des troupes nouvelles.

Le 21e Corps d’Armée française gagne cependant encore 2 kilomètres et parvient jusqu’au bois de la Pince; le 2e Corps Français, en dépit des difficultés du terrain, avance de 3 kilomètres; Le 9e Corps Français s’empare de Grateuil et de Fontaine-en-Dormois;

le 11e Corps Français subit de puissantes contre-attaques qui retardent ses progrès, mais sans réussir à les enrayer.

Les Américains progressent aussi de 2 ou 3 kilomètres, en dépit des vigoureuses contre-attaques que l’ennemi déclenche vers Montfaucon.

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918champagneargonne.htm

lire aussi: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-lassaut-final

Les batailles de Montfaucon et Cheppy

A 24 heures d’intervalle, se déclenchent trois grosses opérations qui s’étendent sur de grandes parties du front. Le 26 septembre, c’est l’attaque double des Américains sur la rive gauche de la Meuse et de l’Armée Gouraud en Champagne. Le 27, l’Armée britannique du général Byng attaque devant Cambrai. Enfin, le 28, l’Armée belge, appuyée par l’Armée britannique Plumer, attaque en Flandre. Ensuite la bataille s’allume partout à la fois et continue sans arrêt. Toutes les forces disponibles de l’A. S. sont engagées sur les diverses parties du front. De ce vaste ensemble d’opérations, s’étendant sur un théâtre plus grand qu’il n’avait jamais été, nous suivrons seulement les engagements de chars, dans les cadres relativement étroits où leurs forces, malheureusement trop réduites, leur permettaient d’intervenir.

Des reconnaissances faites au début de septembre en vue d’une attaque entre Meuse et Argonne, il résultait que notre première ligne étant barrée par le ruisseau de Forges et les Bois de Malancourt et de Cheppy, et le terrain occupé par l’ennemi étant bouleversé par notre artillerie sur une profondeur de 4 à 6 kilomètres, les chars ne pouvaient pas de façon générale intervenir utilement sur ce front avant qu’on ait atteint la ligne Gercourt-Cuisy-Véry.

Au delà de cette ligne, trois zones paraissaient particulièrement favorables à l’emploi des chars :
– 1e une coulée orientée S. N., à l’est de Montfaucon, sur l’axe Septsarges-Nantillois ;
– 2e une autre coulée orientée S. E.-N. O., de l’ouest de Montfaucon au bois de Cierges ;
– 3e enfin une zone comprise entre l’Aire et la route Charpentry-Romagne.

L’Armée américaine devant attaquer dans cette région, trois corps d’armée en furent chargés: le 3e à droite, le 5e au centre, le 1er à gauche. Le 5e et le 1er mettaient trois divisions en ligne ; c’est à eux que les chars furent attribués. Leur répartition fut analogue à celle qui avait eu lieu dans l’opération de Saint-Mihiel. Les trois bataillons de chars légers du 505e Régiment, renforcés par le 17e Bataillon et deux groupes Saint-Chamond, sous le commandement du commandant Mare, sont affectés au 5e Corps U. S. et doivent opérer à droite et à gauche de Montfaucon.

Pour permettre aux chars de franchir les premières positions américaines et les organisations allemandes, les pionniers devaient établir une piste par division jusqu’à la lisière nord du Bois de Montfaucon. Les deux groupes Schneider du groupement IV et les deux bataillons américains de chars légers, placés sous le commandement du colonel Patton, étaient affectés au 1er Corps U. S. pour opérer dans la zone voisine de l’Aire. En principe, les chars ne devaient intervenir qu’au delà de Véry.

source: http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2012/09/27/le-26-septembre-1918-–-les-batailles-de-montfaucon-et-cheppy/

(Aviation) William Benson Craig tué en combat aérien

William Benson Craig, « As » canadien de la WW1, 8 victoires aériennes au sein du 4N Sqn du RNAS, puis du 204 Sqn du RFC, toutes obtenues sur Sopwith « Camel », est tué en combat aérien dans le secteur de Blankenberge, en Belgique, abattu et tué par l’as allemand Christian Kairies, du MFJ V.

Crash de l’italien Ernesto Cabruna

Ernesto Cabruna, « As » italien de la WW1, 8 victoires aériennes dont 1 en collaboration, est (Fractures et brûlures) lors du crash de l’Ansaldo A.1 « Balilla » qu’il est en train d’essayer à Castenedolo.
Le dernier SPAD VII de Cabruna est préservé et exposé au Musée de Vigna di Valle.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1230.html

Journal du jeudi 26 septembre 1918

A l’ouest de Saint-Quentin, nos troupes, en liaison avec l’armée britannique, ont réalisé une avance, en prenant Francilly-Selency, l’épine de Dallon et le village de Dallon.
Nous avons fait 500 prisonniers aux lisières ouest de Giffécourt, et capturé un certain nombre de mitrailleuses.
Sur le front de la Vesle, au cours d’une violente attaque dans la région de Glennes, l’ennemi a réussi à prendre pied dans nos éléments avancés. Un retour offensif de nos troupes a rétabli intégralement notre ligne et nous a donné 50 prisonniers.
Nous avons repoussé des coups de main ennemis en Champagne et en Lorraine.
Les Anglais ont progressé dans le voisinage de Selency et de Grécourt. Deux contre-attaques ennemies ont échoué près de Grécourt. Des prisonniers ont été faits. Plus d’un millier d’Allemands ont été capturés sur ce front.
Nos alliés ont avancé légèrement leur ligne au sud-est d’Inchy. Ils ont effectué un raid heureux près de Wulverghem.
En Macédoine, les Anglais continuent la poursuite des Bulgares dans la région du lac Doiran. Leur cavalerie s’avance dans la direction de la Stroumitza.
En Palestine, le chiffre des prisonniers faits aux Turcs dépasse 40000.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1514/24 septembre 1918

Aviation: Edward Dannett Asbury tué au combat

Edward Dannett Asbury, « As » britannique de la WW1, 5 victoires aériennes partagées avec ses observateurs-mitrailleurs au sein du 49 Sqn du RFC, toutes obtenues sur D.H.9, est tué au combat à bord de son D.H.9 matricule E8869 au dessus de la forêt de Mormal, dans le département du Nord.

Mort de Gilbert John « Ben » Strang

Gilbert John « Ben » Strange, « As » britannique de la WW1, 7 victoires aériennes dont 3 en collaboration au sein du 40 Sqn du RFC, toutes obtenues sur S.E.5a, est tué en combat aérien lors de l’obtention de sa 7ème et dernière victoire sur un Fokker D.VII piloté par l’as allemand Martin Deh

misch du Jasta 58.

Première victoire de David Sinton Ingalls

David Sinton Ingalls, qui deviendra le seul « As » de l’US Navy, avec 6 victoires aériennes, enregistre ce jour sa première victoire, sur un Albatros « C » au dessus de Dixmude.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1230.html

 

Les 2075 hommes du 110th Infantry Regiment autour de Neuvilly-en-Argonne (Meuse)

Le 24 septembre 1918, les 2075 hommes du 110th Infantry Regiment sont déployés dans les environs de Neuvilly-en-Argonne. Le Lieutenant-Colonel Edward Martin, commandant le régiment et son état-major s’installe son poste de commandement à la ferme d’Abancourt pendant que l’infirmerie de l’unité prend ses quartiers dans l’église du village.

Toute l’Argonne s’embrase le 26 septembre 1918, lorsque le Grand Quartier Général déclenche l’offensive Meuse Argonne!

En quelques heures, un impressionnant dispositif d’assaut se met en branle et écrase les tranchées ennemies sous un feu puissant.Les Allemands sont rapidement contraint de reculer face à cette déferlante d’obus et de combattants que même les mitrailleuses ne semblent pouvoir arrêter. Les premiers blessés arrivent bientôt à l’arrière et dans le secteur de Neuvilly-en-Argonne, ils convergent vers l’église où les attendent les infirmiers du 110th Infantry Regiment dont un jeune Kansasais de 22 ans, Alfred Hayes. Dans les jours qui suivent le déclenchement de l’attaque, les artilleries allemandes et alliées vont se livrer un duel sans merci et pilonner la vallée de l’Aire et ses villages, Neuvilly-en-Argonne ne sera pas épargnée.

source: https://largonnealheure1418.wordpress.com/tag/americain-1918/

Le kaiser tunnel démantelé par les Allemands

Ce tunnel est l’un des 11 tunnels creusés par les Allemands et fait partie d’un réseau particulier composé de 3 tunnels (Kaiser-Tunnel, Ortlieb-Tunnel, Bataillon-Tunnel) d’une longueur totale d’environ 800 mètres. Le Kaiser-Tunnel relie le ravin des Meurissons au ravin de la Fille-Morte, il est long de 350 mètres et sa profondeur la plus extrême est de moins de 40 mètres.

A l’extrémité nord du tunnel, les Allemands ont installé un central téléphonique ainsi qu’un hôpital de premiers secours avec un bloc opératoire qui permet de donner les premiers soins aux blessés. Une centrale électrique est installée à l’extrémité sud. Elle se compose de 2 groupes électrogènes qui alimentent 23 ventilateurs, 5 perforatrices et plusieurs pompes à eau.

Le 24 septembre 1918, les Allemands retirèrent tout le matériel du tunnel avant d’en faire sauter les issues, juste avant l’offensive américaine qui commença le 26 septembre 1918 à partir du site de la Haute-Chevauchée.

source: https://verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/lieux-et-visites/le-kaiser-tunnel

Journal du mardi 24 septembre 1918

Dans la région de Saint-Quentin, nos troupes ont poursuivi leur avance en fin de journée et dans la nuit. Nous avons pénétré dans le bois au nord de Ly-Fontaine, enlevé le fort et le village de Vendeuil, et poussé sur ce point j’usqu’à l’Oise.
Nos reconnaissances ont fait des prisonniers au nord de l’Aisne et en Champagne, vers la butte du Mesnil.
Nous avons repoussé des coups de main ennemis au nord de la Vesle et dans les Vosges.
Les Anglais ont exécuté en différents points d’heureuses opérations locales. Ils se sont emparés d’un point fortifié aux environs de la route Ronssoy-Bony, en faisant 80 prisonniers.
Une contre-attaque ennemie, en direction de la ferme Gillemont, a été repoussée avec de lourdes pertes par le feu de notre infanterie et de nos mitrailleuses. Au cours de la nuit, d’autres troupes anglaises ont progressé dans la direction de la ferme Tombois, après plusieurs heures de combats acharnés. Plus au nord, ces troupes se sont emparées d’un ensemble de tranchées et de points fortifiés sur la Saeur, au nord-ouest de Vendhuile.
100 Allemands ont été capturés au sud de Villers-Guislain.
Les Anglais ont poursuivi leurs avantages en Palestine. Deux armées turques sont à peu près anéanties. 25000 prisonniers et 260 canons ont été capturés.
La défaite bulgare se change en déroute dans la région macédonienne. Les Serbes montent vers Prilep et la Babouna, Guevgueli et les passages du Vardar sont entre nos mains.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

943/journal du 3 mars 1917

Journal du samedi 3 mars 1917

Notre artillerie a bombardé avec succès 1es organisations ennemies au nord de l’Aisne et sur la rive gauche de la Meuse.
Un avion ennemi a jeté aux abords de Compiègne quelques bombes qui n’ont causé que des dégats matériels sans importance. Deux autres avions ennemis ont bonbardé Montdidier : Un mort et trois blessés. Une de nos escadrilles, composée de onze appareils, a opéré sur les baraquements de Guiscard, la gare d’Appilly et celle de Baboeuf (Oise), où un incendie s’est déclaré.
Les Anglais ont effectué une nouvelle progression au nord de Warlencourt-Eaucourt et au nord-ouest de Puisieux-au-Mont. Ils ont rejeté des contre-attaques dirigées contre leurs positions au nord-est de Gueudecourt et au nord-ouest de Ligny-Thilloy. Sur l’Ancre, ils ont fait 128 prisonniers et ont capturé du ntatériel. Ils ont réussi des coups de main vers Angres et Calonne et au nord-est de Loos.
Canonnade près de Gorizia sur le front italien.
Les Roumano-Russes ont reperdu quelque terrain près de Jacobeni.
La Chambre des représentants de Washington a voté par 403 voix contre 13 l’élargissement des pouvoirs du président.
Le Japon a confirmé aux Etats-Unis ses intentions amicales.

L’éphéméride complet sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html

Le bulletin des réfugiés du Pas-de-Calais

http://archivesenligne.pasdecalais.fr/cache/serie_pf_pf_121_0002_pf_121_0002-0036.pdf

Carte postale de l’église détruite de Varennes-en-Argonne

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Une carte postale de l’église détruite de Varennes-en-Argonne écrite par un soldat dur L.I.R. 26 II/5

source: https://argonne1418.com/photos-depoque/varennes-en-argonne/image0332/

(Pour info) A propos de l’incendie de l’hôtel de ville de Reims

Contrairement à ce que l’on peut lire dans de nombreux articles (L’Union) l’hôtel de ville de Reims n’a pas été incendié le 3 mars 1917 mais le 3 mai 1917

 

922/Journal du 10 février 1917

Journal du samedi 10 février à travers Le Miroir

Dans la région à l’est de Reims, nous avons réussi un coup de main et ramené des prisonniers.
Nos batteries ont exécuté des tirs efficaces sur les organisations ennemies du secteur de la cote 304. Un dépôt de munitions a explosé. Canonnade intermittente sur le reste du front.
Un de nos pilotes a abattu un avion allemand près de Cerny-les-Bucy (Aisne). Nos avions de bombardement ont lancé des projectiles sur les usines militaires et la gare de Bernsdorf, ainsi que sur la gare de Fribourg-en-Brisgau (grand-duché de Bade).
Canonnade sur le front belge, spécialement au sud de Nieuport.
Les Anglais ont exécuté des coups de main heureux à l’est de Vermelles et au sud-est d’Ypres. Un grand nombre d’abris ont été détruits et des prisonniers ont été faits.
Les Allemands, après un violent bombardement, ont tenté d’aborder les lignes britanniques, au sud d’Armentières. Ils ont été décimés et rejetés. 37 prisonniers ont été faits, dont 2 officiers. Nos tirs de contre-batteries ont provoqué deux explosions dans les lignes allemandes. Un groupe de travailleurs a été dispersé par le feu britannique, vers la butte de Warlencourt.
La Republique Argentine a remis a l’Allemagne une note de protestation énergique contre le blocus.
La Suède a décliné la proposition de M. Wilson tendant à instituer une action collective des neutres contre la guerre sous-marine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Lettre d’un aumonier aux armées

La lettre du 10 février 1917
Cette lettre nous éclaire sur l’état d’esprit de ce prêtre, son organisation et les conditions de vie dans son secteur.
A. Saillard est donc prêtre aux armées, en cours d’installation dans le fort des Paroches, à trois kilomètres de Saint-Mihiel où sont les Allemands. Les obus n’épargnent pas ce secteur et les avions ennemis, nombreux »comme des papillons », sont redoutés.
Cet hiver 1917 est très froid : il fait moins 20 à moins 25 degrés la nuit, les routes sont glissantes, le vin est gelé. La cuisine est assez loin du fort (800 m) ; on doit s’y rendre de nuit, par des boyaux. L’eau est rare, apportée de « fort loin » par bidons. Heureusement, l’ordinaire est parfois complété par des conserves achetées « à prix d’or » dans un village éloigne, mais surtout par des colis reçus du pays granvillais, de Bréville en particulier.
A. Saillard évoque son habitat : une sorte de cachot voûté de deux mètres sur 3,50 m à usage de chambre et de chapelle. C’est là qu’il célèbrera la messe et les assistants en surnombre se tiendront dans un cachot attenant. La chapelle comportera le nécessaire : l’autel portatif commandé à rennes, disposé sur une longue planche, comprend burettes, missel et porte-missel, chandeliers, canons d’autel,  linge et aube ; en outre, un ornement blanc et un second, violet d’un côté et noir de l’autre compléteront l’essentiel.
Ma grand-tante lui a proposé des travaux de couture ; il en profite pour souhaiter améliorer l’aspect de son local et il demande notamment de lui envoyer des tissus pour cacher les étagères au-dessus de son lit et sur les autres parois et aussi devant l’autel et au-dessus. Des petites croix de Lorraine « sur papier ou étoffe bleue » participeraient à orner la chapelle, en plus des grandes images offertes par le marchand d’ornements. Il remercie vivement ma grand-tante de sa complaisance et de son travail, mais il tient à régler les frais d’achat et d’expédition et recommande d’acheter des tissus bon marché car « un obus peut tout démolir ».
A. Saillard remercie pour les commissions faites et s’intéresse à ses amis de Granville : il a envoyé un mot de condoléances à la famille de Mme de Sévalle dont il plaint le petit-fils. Une lettre de Mme Gilberte[9] lui ferait plaisir. Il se dit heureux et tranquille, satisfait de ses bons rapports avec officiers et poilus et fier d’être en première ligne ; il évoque aussi la fin de la guerre où il emporterait « tout ce qui a quelque valeur ».
Chaque poilu a eu son histoire. Ce témoignage en est un parmi d’autres, mais celui d’un ecclésiastique est plus rare.

source: https://societearcheologieavranchin.wordpress.com/les-sources-de-lhistoire-de-lavranchin/10-fevrier-1917-lettre-dun-aumonier-aux-armees/

Roger TEISSERENC demande à s’engager dans l’Armée

histob1Le 10 février 1917, âgé de 20 ans, ayant retrouvé la santé, il écrit à ses parents une lettre émouvante pour leur demander la permission de réintégrer l’armée : «  Je viens aujourd’hui en toute simplicité solliciter de votre bonté l’autorisation de redemander à passer dans le service armé…Je sais qu’en partant pour le front, j’augmenterai le poids déjà lourd de vos soucis, vous souffrirez et ça je le sais, mais l’amour que l’on porte à ses parents doit-il passer avant le devoir ?Car je considère de mon devoir, maintenant que je suis en excellente santé de faire comme mes camarades…Je compte, mon cher Papa, ma chère Maman, sur votre courage et sur votre compréhension du devoir pour répondre  d’une façon affirmative à ma demande… »

http://www.teisserenc.com/histobioteiroger.htm

(Aviation) Peu d’organisation dans l’aéronautique

Le 10 février 1917, le ministre de la Guerre, le général Lyautey, crée la Direction de l’aéronautique qui est confiée à un artilleur, le général Guillemin, qui est chargé d’assurer la Haute Direction des Services aéronautiques à l’Intérieur et aux Armées et d’établir une liaison complète avec les Services aéronautiques de la Marine et des armées alliées. Mais cette tentative d’unification avorte rapidement. Le général Guillemin est remercié, le 20 mars 1917, lors de la chute du cabinet Briand.

Le rôle actif joué par l’aviation lors de la bataille de la Somme convainc les armes traditionnelles et les parlementaires que l’aéronautique militaire, malgré les difficultés rencontrées, est vraiment devenue une arme. Cette prise de conscience provoque la multiplication des tentatives de contrôle et de récupération d’un secteur d’importance militaire et économique grandissante qui s’était jusqu’alors, de par sa position secondaire, développé avec difficulté. La lutte entre intérêts différents, notamment entre les politiques de l’arrière et les militaires du front, ne fait qu’accentuer les défauts dont souffre l’aviation dans son organisation. L’échec de l’unification des services dans une direction générale par manque de volonté politique de la part des responsables gouvernementaux perpétue l’absence de coordination entre l’emploi de l’aéronautique de l’avant et la production qui doit lui être subordonnée.

La mort de l’argonnais Alcide Poirrier

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LE DESSIN DU JOUR

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