Archives du mot-clé argonne

943/journal du 3 mars 1917

Journal du samedi 3 mars 1917

Notre artillerie a bombardé avec succès 1es organisations ennemies au nord de l’Aisne et sur la rive gauche de la Meuse.
Un avion ennemi a jeté aux abords de Compiègne quelques bombes qui n’ont causé que des dégats matériels sans importance. Deux autres avions ennemis ont bonbardé Montdidier : Un mort et trois blessés. Une de nos escadrilles, composée de onze appareils, a opéré sur les baraquements de Guiscard, la gare d’Appilly et celle de Baboeuf (Oise), où un incendie s’est déclaré.
Les Anglais ont effectué une nouvelle progression au nord de Warlencourt-Eaucourt et au nord-ouest de Puisieux-au-Mont. Ils ont rejeté des contre-attaques dirigées contre leurs positions au nord-est de Gueudecourt et au nord-ouest de Ligny-Thilloy. Sur l’Ancre, ils ont fait 128 prisonniers et ont capturé du ntatériel. Ils ont réussi des coups de main vers Angres et Calonne et au nord-est de Loos.
Canonnade près de Gorizia sur le front italien.
Les Roumano-Russes ont reperdu quelque terrain près de Jacobeni.
La Chambre des représentants de Washington a voté par 403 voix contre 13 l’élargissement des pouvoirs du président.
Le Japon a confirmé aux Etats-Unis ses intentions amicales.

L’éphéméride complet sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html

Le bulletin des réfugiés du Pas-de-Calais

http://archivesenligne.pasdecalais.fr/cache/serie_pf_pf_121_0002_pf_121_0002-0036.pdf

Carte postale de l’église détruite de Varennes-en-Argonne

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Une carte postale de l’église détruite de Varennes-en-Argonne écrite par un soldat dur L.I.R. 26 II/5

source: https://argonne1418.com/photos-depoque/varennes-en-argonne/image0332/

(Pour info) A propos de l’incendie de l’hôtel de ville de Reims

Contrairement à ce que l’on peut lire dans de nombreux articles (L’Union) l’hôtel de ville de Reims n’a pas été incendié le 3 mars 1917 mais le 3 mai 1917

 

922/Journal du 10 février 1917

Journal du samedi 10 février à travers Le Miroir

Dans la région à l’est de Reims, nous avons réussi un coup de main et ramené des prisonniers.
Nos batteries ont exécuté des tirs efficaces sur les organisations ennemies du secteur de la cote 304. Un dépôt de munitions a explosé. Canonnade intermittente sur le reste du front.
Un de nos pilotes a abattu un avion allemand près de Cerny-les-Bucy (Aisne). Nos avions de bombardement ont lancé des projectiles sur les usines militaires et la gare de Bernsdorf, ainsi que sur la gare de Fribourg-en-Brisgau (grand-duché de Bade).
Canonnade sur le front belge, spécialement au sud de Nieuport.
Les Anglais ont exécuté des coups de main heureux à l’est de Vermelles et au sud-est d’Ypres. Un grand nombre d’abris ont été détruits et des prisonniers ont été faits.
Les Allemands, après un violent bombardement, ont tenté d’aborder les lignes britanniques, au sud d’Armentières. Ils ont été décimés et rejetés. 37 prisonniers ont été faits, dont 2 officiers. Nos tirs de contre-batteries ont provoqué deux explosions dans les lignes allemandes. Un groupe de travailleurs a été dispersé par le feu britannique, vers la butte de Warlencourt.
La Republique Argentine a remis a l’Allemagne une note de protestation énergique contre le blocus.
La Suède a décliné la proposition de M. Wilson tendant à instituer une action collective des neutres contre la guerre sous-marine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Lettre d’un aumonier aux armées

La lettre du 10 février 1917
Cette lettre nous éclaire sur l’état d’esprit de ce prêtre, son organisation et les conditions de vie dans son secteur.
A. Saillard est donc prêtre aux armées, en cours d’installation dans le fort des Paroches, à trois kilomètres de Saint-Mihiel où sont les Allemands. Les obus n’épargnent pas ce secteur et les avions ennemis, nombreux »comme des papillons », sont redoutés.
Cet hiver 1917 est très froid : il fait moins 20 à moins 25 degrés la nuit, les routes sont glissantes, le vin est gelé. La cuisine est assez loin du fort (800 m) ; on doit s’y rendre de nuit, par des boyaux. L’eau est rare, apportée de « fort loin » par bidons. Heureusement, l’ordinaire est parfois complété par des conserves achetées « à prix d’or » dans un village éloigne, mais surtout par des colis reçus du pays granvillais, de Bréville en particulier.
A. Saillard évoque son habitat : une sorte de cachot voûté de deux mètres sur 3,50 m à usage de chambre et de chapelle. C’est là qu’il célèbrera la messe et les assistants en surnombre se tiendront dans un cachot attenant. La chapelle comportera le nécessaire : l’autel portatif commandé à rennes, disposé sur une longue planche, comprend burettes, missel et porte-missel, chandeliers, canons d’autel,  linge et aube ; en outre, un ornement blanc et un second, violet d’un côté et noir de l’autre compléteront l’essentiel.
Ma grand-tante lui a proposé des travaux de couture ; il en profite pour souhaiter améliorer l’aspect de son local et il demande notamment de lui envoyer des tissus pour cacher les étagères au-dessus de son lit et sur les autres parois et aussi devant l’autel et au-dessus. Des petites croix de Lorraine « sur papier ou étoffe bleue » participeraient à orner la chapelle, en plus des grandes images offertes par le marchand d’ornements. Il remercie vivement ma grand-tante de sa complaisance et de son travail, mais il tient à régler les frais d’achat et d’expédition et recommande d’acheter des tissus bon marché car « un obus peut tout démolir ».
A. Saillard remercie pour les commissions faites et s’intéresse à ses amis de Granville : il a envoyé un mot de condoléances à la famille de Mme de Sévalle dont il plaint le petit-fils. Une lettre de Mme Gilberte[9] lui ferait plaisir. Il se dit heureux et tranquille, satisfait de ses bons rapports avec officiers et poilus et fier d’être en première ligne ; il évoque aussi la fin de la guerre où il emporterait « tout ce qui a quelque valeur ».
Chaque poilu a eu son histoire. Ce témoignage en est un parmi d’autres, mais celui d’un ecclésiastique est plus rare.

source: https://societearcheologieavranchin.wordpress.com/les-sources-de-lhistoire-de-lavranchin/10-fevrier-1917-lettre-dun-aumonier-aux-armees/

Roger TEISSERENC demande à s’engager dans l’Armée

histob1Le 10 février 1917, âgé de 20 ans, ayant retrouvé la santé, il écrit à ses parents une lettre émouvante pour leur demander la permission de réintégrer l’armée : «  Je viens aujourd’hui en toute simplicité solliciter de votre bonté l’autorisation de redemander à passer dans le service armé…Je sais qu’en partant pour le front, j’augmenterai le poids déjà lourd de vos soucis, vous souffrirez et ça je le sais, mais l’amour que l’on porte à ses parents doit-il passer avant le devoir ?Car je considère de mon devoir, maintenant que je suis en excellente santé de faire comme mes camarades…Je compte, mon cher Papa, ma chère Maman, sur votre courage et sur votre compréhension du devoir pour répondre  d’une façon affirmative à ma demande… »

http://www.teisserenc.com/histobioteiroger.htm

(Aviation) Peu d’organisation dans l’aéronautique

Le 10 février 1917, le ministre de la Guerre, le général Lyautey, crée la Direction de l’aéronautique qui est confiée à un artilleur, le général Guillemin, qui est chargé d’assurer la Haute Direction des Services aéronautiques à l’Intérieur et aux Armées et d’établir une liaison complète avec les Services aéronautiques de la Marine et des armées alliées. Mais cette tentative d’unification avorte rapidement. Le général Guillemin est remercié, le 20 mars 1917, lors de la chute du cabinet Briand.

Le rôle actif joué par l’aviation lors de la bataille de la Somme convainc les armes traditionnelles et les parlementaires que l’aéronautique militaire, malgré les difficultés rencontrées, est vraiment devenue une arme. Cette prise de conscience provoque la multiplication des tentatives de contrôle et de récupération d’un secteur d’importance militaire et économique grandissante qui s’était jusqu’alors, de par sa position secondaire, développé avec difficulté. La lutte entre intérêts différents, notamment entre les politiques de l’arrière et les militaires du front, ne fait qu’accentuer les défauts dont souffre l’aviation dans son organisation. L’échec de l’unification des services dans une direction générale par manque de volonté politique de la part des responsables gouvernementaux perpétue l’absence de coordination entre l’emploi de l’aéronautique de l’avant et la production qui doit lui être subordonnée.

La mort de l’argonnais Alcide Poirrier

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LE DESSIN DU JOUR

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903/Journal du 22 janvier 1917

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du lundi 22 janvier 1917 à travers Le Miroir

Dans la région de Lassigny, une tentative allemande sur une de nos tranchées, vers Cauny-sur-Matz, a été aisément repoussée. L’ennemi a laissé des prisonniers entre nos mains.
Sur la rive droite de la Meuse, activité intermittente des deux artilleries.
Combats de patrouilles dans le bois des Caurières.
Sur le front italien, canonnades sans attaques.
Les Russes ont opéré un bombardement prolongé dans la région de Kovel.
Sur le front roumain, aucun événement n’est signalé.
Le tsar a adressé un rescrit au nouveau président du Conseil, prince Galitzine, pour affirmer sa volonté de poursuivre la guerre jusqu’à la victoire décisive et recommander une collaboration bienveillante entre le gouvernement et les assemblées. Il insiste aussi sur la nécessité de remédier à la crise alimentaire.
La Turquie proteste contre la note de l’Entente à M. Wilson, en invoquant le principe des nationalités.
La présence d’un corsaire allemand dans les eaux de l’Atlantique irrite non seulement les Etats-Unis, mais encore le Brésil.
Un laboratoire de munitions a sauté à Spandau, près de Berlin. Il y a des morts et des blessés.
Les Alliés ont signifié à la Grèce qu’elle avait jusqu’au 4 février pour transférer ses troupes du continent en Morée.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

Le 2ème régiment du génie à Jouy-en-Argonne

Lundi 22 janvier 1917, après plusieurs mois d’une éprouvante guerre des mines à La Chalade, la compagnie 16/52 arrive en autobus à Jouy en Argonne. Elle vient relever la compagnie 8/64 du 4eme Génie dans secteur de la cote 304.
 
Les officier reconnaissent les travaux à effectuer. Un peloton sera occupé aux travaux d’organisation de l’ouvrage de Favry (nord ouest d’Esnes) Une section sera chargée de la construction d’abris au réduit de la cote 310. Une autre section assurera l’entretient de la route de Dombasle à Montzéville , pour la partie comprise entre la lisière nord du bois de Bethelainville et Montzeville.
 
Le jeudi 25 janvier vers 15h 30 les Allemands déclenchent une attaque de nos premières lignes sur la cote 304.
La relève de la compagnie 8/64 est suspendue jusqu’à nouvel ordre. La compagnie reste au repos. Ce n’est qu’un sursis. Elle assure la relève dans la nuit du 26 au 27. Elle quitte Jouy à 15h pour se rendre a Montzeville ou elle arrive a 17h30. Elle reprends la route à 19h. Le 1er peloton (lieutenant Labaume occupe les tranchées de la Rascasse. Le 2eme peloton qui le suivait, avec le capitaine Py, occupe les tranchées de la Garoup

http://treziers.oc.free.fr/1418/1418FaureG4.htm

(Aviation) Le courage de Marie Auguste Joseph Charles Boudoux d’Hautefeuille 

cmb-gg-hautefeuille-4Le 22 janvier 1917, au cours d’une mission photographique, voyant l’avion qu’il escorte très menacé par trois avions ennemis, a foncé sur l’adversaire, l’a mis en fuite et a poursuivi l’un des avions ennemis jusqu’à 500 m du sol. (18 Février 1917).

http://www.cercle-mauriceblanchard.fr/CMB.PATRIMOINE-HISTOIRE/CMB.GG/CMB.GG.TXT-Centre.Hautefeuille.php

Lire aussi http://santerre1418.chez.com/fr/portraits/hautefeuille.htm

 les soldats du 132° Régiment d’Infanterie Territoriale débarquent à Sainte-Ménehould

saint-thomas-en-argonne-1-blogLe 22 janvier 1917, les soldats du 132° Régiment d’Infanterie Territoriale débarquent à Sainte-Ménéhould et vont relever immédiatement le 63° Régiment d’Infanterie Territoriale à Saint-Thomas-en-Argonne.

Placé sous le commandement du Général commandant la 16° Division d’Infanterie, les premières compagnies sont envoyées au front le lendemain. Elles occupent les tranchées du quartier de Condé dans l’Argonne ouest. Le reste du régiment s’installe dans les campements qui entourent le village, qu’il quittera courant septembre 1918, pour suivre l’avancée alliée sur Vouziers.

Au cours de l’année 1917, les hommes du 132° Régiment d’Infanterie Territoriale ont créés une petite chapelle sur les pentes d’un coteau situé à l’ouest du village de Saint-Thomas-en-Argonne et surplombant l’Aisne. Pour la construire, ils ont prélevé des pierres dans les ruines de l’église du village et c’est ainsi qu’avec trois fois rien ils ont réussi à édifier cette chapelle en assemblant astucieusement les restes de plusieurs colonnes et de maçonnerie.

https://largonnealheure1418.wordpress.com/2015/07/03/

Partez à la recherche des trésors cachés de 14-18 à Sainte-Ménehould

A lire dans L’Union (article payant)

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Jeffrey Gusky souhaite dénicher quelques trésors cachés de la Première Guerre mondiale chez des particuliers afin d’enrichir son exposition. Mardi, il est venu apporter les premières photos au musée.

Un photographe américain prépare une exposition consacrée à la Première Guerre mondiale pour avril 2017. Il souhaite mettre en valeur le patrimoine argonnais.

Après une année 2016 qui a vu de nombreuses cérémonies consacrées au centenaire des batailles de Verdun et de la Somme, 2017 ne sera pas moins riche en événements. Il sera notamment question de commémorer l’entrée en guerre des soldats américains dans le premier conflit du XX e  siècle. La Communauté de communes travaille actuellement sur l’accueil de visiteurs américains en Argonne l’an prochain. En juin dernier, une table ronde a d’ailleurs été organisée à Valmy afin de comprendre les enjeux de cette opportunité.

Pour le lire: http://www.lunion.fr/848736/article/2016-12-01/partez-a-la-recherche-des-tresors-caches-de-14-18-a-sainte-menehould

828/8 novembre 1916: Mailly: des artistes envoyés sur le front

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du mercredi 8 novembre 1916 à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, nous avons réalisé des progrès entre Lesboeufs et Sailly-Saillisel. Au sud de la Somme, une attaque de nos troupes, vivement menée malgré une pluie violente qui gênait les opérations, nous a valu des gains sérieux. Sur un front de 4 kilomètres, nous avons enlevé les positions ennemies depuis le bois de Chaulnes jusqu’au sud-est de la sucrerie d’Ablaincourt. Les villages d’Ablaincourt et de Pressoir en entier ont été conquis par notre infanterie. Poussant nos lignes à l’est d’Ablaincourt, nous avons conquis le cimetière de ce village, fortement organisé; et avons porté nos positions jusqu’aux abords de Gomiécourt : 500 prisonniers ont été dénombrés.

Canonnade intermittente sur le front de Verdun. Sur le front britannique, la pluie est tombée avec force. Grande activité de l’artillerie allemande dans le secteur de Lesboeufs.

Les Roumains ont durement combattu dans les vallées de l’Olt, du Buzeu et du Jiul. Ils ont progressé sur tout le front en Dobroudja.

Les Italiens ont repoussé une série d’attaques autrichiennes.

Les Russes ont remporté un succès important et pénétré en Hongrie, au sud de Dorna-Vatra.

Un sous-marin anglais a torpillé deux dreadnoughts allemands.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

Mailly: des artistes envoyés sur le front

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Une oeuvre de Félix Vallotton

En pleine guerre des tranchées, le 8 novembre 1916, l’État français décide de missionner des artistes volontaires, dégagés de leur obligation militaire (c’est-à-dire d’âge mûr). D’une durée d’un mois, ces missions devaient permettre de documenter la vie au front tout en constituant pour l’État une collection de tableaux d’histoire. C’est dans ce contexte que Félix Vallotton, artiste nabi reconnu, rejoint les lignes de feu en juin 1917. Là, frustré de ne pouvoir combattre, il tient son Journal et dessine des croquis à partir desquels il peindra, à son retour à Paris, quatorze toiles dont celle-ci.

     Sa composition fut esquissée lors d’une visite au camp de Mailly dans la Marne, où il fut accueilli avec ses compagnons par le général Maitrot. Vallotton précise dans son Journal : « On nous a servi les Sénégalais dans leurs exercices, danses, jeux. » Posés sur un fond uni très clair, les soldats sénégalais au repos, dans des poses souvent nonchalantes, sont étagés sur les différents plans du tableau, creusant l’espace pour donner une illusion de perspective. Les lignes rigoureuses des baraquements soulignent encore cet effet. Implacable dans sa structure et synthétique dans son dessin, cette peinture vaut aussi pour son jeu de contrastes de couleurs : la peau intensément noire des soldats répond au sol crayeux du camp ; les chéchias rouges tranchent avec les uniformes kaki ; au premier plan l’alternance de la chéchia bleu, de la terre blanche et de la chéchia rouge joue ironiquement avec les couleurs du drapeau français.

La suite sur http://mudo.oise.fr/collections/details/oeuvre/soldats-senegalais-au-camp-de-mailly/

A quoi rêvent les Allemandes?

Le Figaro du 8 novembre 1916 s’amuse du peu de patriotisme des femmes allemandes, plus intéressées par la fête des fleurs biarrote que par leurs soldats qui sont au front.

«On pourrait croire qu’elles sont toutes préoccupées par l’élaboration de leurs pénibles menus, trop heureuses lorsqu’une illumination géniale leur inspire soit une combinaison moins triste que l’ordinaire, soit une manière imprévue de “tourner la carte”. On pourrait croire encore qu’elles songent au mari, aux fils, aux amis absents et exposés aux balles ennemies. On pourrait s’imaginer beaucoup de choses encore, excepté la réponse que l’une d’elles fit récemment à un rédacteur du Berliner Tageblatt […].

-Madame, lui demandait l’écrivain, si vous aviez la certitude de voir exaucer votre vœu le plus fervent, que demanderiez-vous aujourd’hui?

Sans l’ombre d’une hésitation, la dame répliqua: d’assister à une fête des fleurs, à Biarritz.

Délicieuse mentalité de guerre et très flatteuse pour nous. Mais le journaliste boche n’est pas encore remis de sa stupeur.» écrit Le Figaro du 8 novembre 1916.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/11/08/26002-20141108ARTFIG00102-8-novembre-1916-a-quoi-revent-les-allemandes.php

Récit d’une écoute française dans le secteur de la Harazée (Argonne)

747_001-1Les 8 et 9 novembre 1916 un poste d’écoutes français, installé dans le secteur de la Harazée, capte de nombreuses conversations téléphoniques échangées par les allemands à la suite d’une attaque par gaz déclenchée contre eux dans la nuit du 8 au 9 ; conversations qui donnent des renseignements détaillés sur les résultats de l’attaque, les pertes, les noms d’officiers et hommes de troupe occupant le secteur. Le détail des conversations est donné par le procès verbal d’écoutes suivant :

 

8 novembre 1916.

22h24 :

Allô le secteur. Allô le groupe. Alerte. Attaque au gaz. Il nous faut le soutien de .l’artillerie.

Que les batteries n’aillent pas tirer trop court !

Qu’elles augmentent plutôt la distance.

Ici le Central. N’ouvrez pas le feu encore.

22 h 31 :

Groupe I : ouvrez le feu.

Toutes les batteries : Ouvrez le feu. Central, l’observateur III, je vous prie.

22 h 54 :

L’affaire n’a pas marché dans l’infanterie.

S’ils avaient rendu compte de la chose immédiatement, le tir de notre artillerie aurait pu y mettre ordre dès le début.

Dis donc, j’ai une nouvelle cartouche à mon masque heureusement et j’en étais bien content. Nous avons à nous plaindre de l’infanterie. Il y a bien une espèce de cloche pour l’alarme, mais elle n’a sonné que longtemps après. Il m’a fallu courir de tous les côtés ; j’ai fini par les trouver ; ils étaient assis tous sur les escaliers et ne savaient plus que faire. J’espère que cela ne se reproduira plus.

23 h 05. 

Ici l’observatoire I. Donc à 10h15 tout le monde a été alerté, puis l’observatoire II a demandé un tir d’artillerie de sa propre autorité, sans seulement nous en avertir.

La nappe arrivait assez dense et tous avaient les masques. Dans mon secteur il ne s’est rien passé. Je ne suis pas loin du Commandant de compagnie, si vous avez quelque chose pour lui mon lieutenant ?

23 h 35 :

Puis-je avoir le lieutenant Schmidt ? Ici l’observateur II, sous-officier Hufland de l’observatoire II. Observateur, j’étais personnellement là-bas, sur la banquette de tir avec le Commandant de compagnie et j’ai pu observer toute l’action. La nappe de gaz était très dense, mais évidemment trop courte. Ensuite tout s’est voilé et l’artillerie ennemie s’est mise à tirer.

La suite sur https://argonne1418.com/2011/05/25/8-et-9-novembre-1916-recit-dune-ecoute-francaise-dans-le-secteur-de-la-harazee/

 

Le destroyer britannique Zulu coulé

zubian1_s Le 8 novembre 1916, le destroyer anglais ZULU venant de Douvres saute à 14H30 sur une mine à deux milles au nord-ouest de Gravelines.
Le navire est à peu près coupé en deux, la partie arrière sur une longueur de 25 mètres ne tient plus à l’avant que par quelques tôles du pont. Heureusement, les cloisons étanches de l’avant résistent.
Le torpilleur 322 et le MELH ainsi que deux patrouilleurs se portent tout de suite à son secours. La plus grande partie de l’équipage et les blessés sont ramenés à Dunkerque.

Le patrouilleur français NELLY prend le ZULU en remorque et gagne Calais, mais en cours de route l’arrière se détache de l’avant et coule. On vit alors ce spectacle peu ordinaire : la moitié d’un bateau continue à naviguer, il entre au port tel quel.
Le commandant du ZULU n’avait pas quitté sa passerelle. En débarquant, il déclara que c’était la première fois qu’il perdait une  » chose aussi importante au cours d’un voyage « .

La suite sur http://www.clubplongeeaa.net/zulu.html

842 habitants de Soignies (Belgique) déportés

Une stèle élevée à la mémoire des victimes
Une stèle élevée à la mémoire des victimes

Fin octobre 1916, une affiche placardée par ordre de l’autorité allemande informait et ordonnait aux personnes de sexe masculin, âgées de 18 à 60 ans de se rendre, au jour et heure fixés, sur la place Guillaume munies de leur carte d’identité. Seul, un homme de 79 ans se présenta… Le lundi 6 novembre, une nouvelle affiche ordonnait aux hommes de se présenter deux jours plus tard, dès 7 heures du matin, au couvent des sœurs Franciscaines, rue de la Station, munis d’un bagage à main. Il y était précisé que des sanctions seraient prises contre les réfractaires: amende, peine d’emprisonnement et déportation en Allemagne. Le 8 novembre, jour des couronnés, dès l’aube naissante, on vit se presser dans les rues plus de 2.000 hommes, serrés les uns contre les autres, sous une pluie battante, silencieux, anxieux de connaître le sort qui les attendait.

842 sonégiens réfractaires au travail furent envoyés en Allemange dans le camp de Soltau d’où 35 ne revinrent jamais.

http://www.bel-memorial.org/cities/hainaut/soignies/soignies_plaque_martyrs_soltau.htm

Jeux vidéo: la forêt d’Argonne et l’Aisne servent de décor à «Battlefield 1»

Le jeu vidéo « Battlefield 1 » – sur fond de Première Guerre mondiale – sortira le 21 octobre sur  PC, PlayStation 4 et Xbox One.Surprise, les gamers se baladeront sur les champs de batailles défigurées de la ville de Saint-Quentin… mais aussi en Argonne.

Écrire que le jeu est extrêmement attendu par la communauté des gamers (joueurs) est un euphémisme. Saint-Quentin dans l’Aisne et la forêt d’Argonne font partie du décor du jeu.

La ville de Saint-Quentin est  le théâtre du premier niveau. Le joueur s’immergera dans une attaque massive sur les champs de bataille défigurés de la ville. Sous les ordres du Kaiser, l’armée allemande jette toutes ses forces pour tenter de passer les lignes britanniques. Le joueur partira à l’assaut dans les tranchées de la Balafre de Saint-Quentin, franchira des lignes fortifiées pour se ruer sur le petit village de Travecy.

Autre théâtre d’opération du jeu, la forêt d’Argonne. Les profondeurs de la forêt d’Argonne abritent l’un des combats rapprochés les plus violents de Battlefield 1. Vous y trouverez des pièges vicieux et un véritable labyrinthe de bunker et de mitrailleuses. Des canons de campagne camouflés tirant à bout portant, des troupes d’assaut nettoyant les bunkers au gaz, et des combats sans merci à la baïonnette détermineront les champions de cette forêt. Des héros sont nés lors des combats intenses de cette carte pour infanterie.

(…)la suite sur le site de L’Union

source: http://www.lunion.fr/807386/article/2016-09-22/jeux-video-la-foret-d-argonne-et-l-aisne-servent-de-decor-a-battlefield-1

729/1 août 1916: essai du premier prototype du char Saint-Chamond

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

 

Journal du mardi 1 août 1916 à travers le Miroir

Au nord de la Somme, les Allemands ont multiplié leurs contre-attaques sur nos positions du bois de Hem et sur la ferme de Monacu; la lutte a été particulièrement vive sur ce dernier point qui, perdu un instant, a été aussitôt reconquis. Toutes les tentatives ennemies ont finalement échoué avec des pertes sérieuses. Au bois de Hem, spécialement, nos batteries ont pu prendre en enfilade les effectifs adverses.
Sur la rive gauche de la Meuse, un assaut allemand sur les pentes nord-est de la cote 304 a échoué sous nos feux.
Sur la rive droite, nous avons progressé au sud-ouest de Fleury et fait une vingtaine de prisonniers. Une tentative d’attaque ennemie à la grenade sur la partie ouest du bois de Vaux-Chapitre est restée sans résultat.
Une de nos escadrilles a bombardé les usines militaires de Thionville, les gares de Conflans et d’Audun-le-Roman et les bivouacs de la région d’Etain.
Pas d’action d’infanterie sur le front britannique.
Les aviateurs anglais ont jeté 7 tonnes de projectiles sur les voies de communication et les cantonnements ennemis. Ils ont fait sauter un train, incendié un dépôt de munitions et détruit un avion.
Les Russes, continuant à marcher sur Kovel et Stanislau, ont capturé plusieurs milliers d’ennemis, et, entre autres, un régiment de honveds, avec son état-major.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout16.html

Une subvention est débloquée pour l’achat de tracteurs

A lire sur le site du Figaro

Pour faire face au manque de main d’oeuvre dans les campagnes, une subvention est accordée aux paysans qui achètent des motoculteurs. Le Figaro du 1er août 1916 précise qu’il faut que ces engins soient livrés avant le 31 décembre 1917.

«On s’est vivement préoccupé, depuis le commencement de la guerre, de l’insuffisance de la main-d’œuvre dans les campagnes. C’est un danger qui s’aggrave de jour en jour, à mesure que s’accroît le nombre des absents, hélas et aussi celui des mutilés.

La Compagnie P.-L.-M. a pensé, comme ceux qui s’occupent de la question, que la culture mécanique serait un moyen très efficace de parer au manque de bras aussi s’est-elle intéressée, dès la première heure, aux expériences nombreuses de motoculture […].
Ces expériences ont donné partout des résultats excellents. Il a paru à la Compagnie que le moment était venu de faire mieux que des essais et que pour développer rapidement le principe de la motoculture il fallait encourager les cultivateurs à acheter des appareils.

La suite sur http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/01/26002-20140801ARTFIG00102-1er-aout-1916-une-subvention-est-debloquee-pour-l-achat-de-tracteurs.php

Explosion simultanée de 5 mines à Flirey (Meuthe-et-Moselle)

Le 1er août 1916, les Allemands font exploser simultanément cinq mines qui détruisent tous les petits postes de la 9eme compagnie. Mais c’est presque du repos après Verdun!

http://www.41emeri-1418.fr/index.php/la-guerre-du-41eme/historique-sommaire-du-41eme/1916/26-juillet-1916-au-16-avril-1917

Essai du  premier prototype du char Saint-Chamond

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Le premier prototype du char Saint-Chamond construit par l’équipe du Sous-Lieutenant Fouché, les ingénieurs Crochat, Collardeau, Duthil, le colonel Rimailho, l’Adjudant-Chef Renou (sur la photo) et le grand maitre de la chenille Edouard Quellenc et son fils Jacques. Source : collection famille Fouché Monginoux.

Le premier prototype du char Saint-Chamond fut donc essayé  le 1 août dans les bois de Meudon puis à Vincennes le 3 août 1916, avant le prototype usine construit à Saint-Chamond et qui lui fut essayé à Marly au fort du trou d’Enfer le 7 septembre 1916, après bien des malheurs (dès le débarquement du train sur le quai de la gare de Noisy, les chenilles ont déraillé). La photo représente l’arrière de la machine dont la maquette de blindage en bois est nettement plus élaborée que celle de la machine N° 1 Type C.

Note : Le Ministre Albert Thomas a souhaité voir, tel Saint Thomas, les deux premiers chars français en action, sur le terrain de manœuvre de Vincennes, à savoir le Saint-Chamond et le Schneider or ni Saint-Chamond ni Schneider n’étaient capables de présenter un prototype faute de temps. Il a donc été décidé de faire construire un prototype du char Saint-Chamond par le Service Technique Automobile (donc par l’équipe du Sous-Lieutenant Fouché) et d’utiliser le châssis de la Machine N° 1 déjà construit et d’y installer une maquette de blindage en acier doux, déjà livrée par Schneider dans le cadre de son marché. On a présenté au Ministre un faux Schneider et un vrai Saint-Chamond, le faux Schneider étant doté du train de roulement du futur Saint-Chamond à trois chariots. Les photos prises de cet engin, ont beaucoup perturbé les historiens officiels, qui les ont identifiés à tort comme représentant le char Estienne Brillé, qui était encore dans les limbes au Creusot.

Pour en savoir plus: http://www.chars-francais.net/2015/index.php/6-archives/des-origines-1930/1721-1916-fouche

La Champagne et la forêt d’Argonne en juillet-août 1916

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plus d’images sur : http://www.ecpad.fr/la-champagne-et-la-foret-dargonne-en-juillet-aout-1916/