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1263/17 janvier 1918: les Allemands veulent des chars légers

 Journal du  jeudi 17 janvier 1918

Sur la rive droite de la Meuse, les Allemands ont attaqué nos positions du bois Le Chaume, sur un front de 200 mètres environ. L’attaque, brisée par nos feux, s’est dispersée. Quelques fractions ennemies, qui avaient réussi à prendre pied dans un élément avancé, en ont été rejetées aussitôt.
En Lorraine, nos troupes ont réussi une incursion dans les lignes ennemies de la région de Badonviller et ramené une quarantaine de prisonniers, dont un officier.
Canonnade assez vive en Alsace, entre la Thur et la Doller.
En Macédoine, actions d’artillerie assez vive de part et d’autre de la boucle de la Cerna. Patrouilles ennemies repoussées sur le front serbe.
Sur le front britannique, activité habituelle d’artillerie. La chute de neige a paralysé l’activité aérienne. Un appareil ennemi a été toutefois abattu.
En Palestine, l’aviation britannique a exécuté des raids réussi sur l’aérodrome ennemi de Jenin, au sud de Haïfa. Activité de patrouilles dans le secteur de Jérusalem.
Le bombardement que les Allemands ont fait du port de Yarmouth a coûté la vie à quatre personnes.
Lenine a lancé un ultimatum à la Roumanie.

source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

Parution du Lion d’Arras

Le front d’Artois en action. Dans les sanctions que vient de prendre le maréchal Haig à l’égard de quelques généraux on peut voir l’épilogue de la bataille de Cambrai.

http://archivesenligne.pasdecalais.fr/cache/serie_pf_pf_092_0002_pf_092_0002-0090.pdf

Le droit du travail s’en va en guerre

Décret du 17 janvier 1917 « relatif au règlement des… qui interdisait formellement les grèves et lock-out, instituait l’obligation de recourir à la conciliation ou à l’arbitrage devant des juridictions mixtes

https://www.google.fr/search?q=17+janvier+1918&safe=active&ei=1Bk-WqKKAsflUvWqufAI&start=40&sa=N&biw=1366&bih=637

Les soldats Dapoigny et Lenepveu condamnés à mort

Dans sa séance du 22 janvier 1918, le conseil de révision de la 6e Armée a statué sur les recours présentés par les soldats Dapoigny et Lenepveu, condamnés à la peine de mort le 17 janvier 1918 par le conseil de guerre de la 125e DI. Le conseil de révision de la 6e Armée a cassé et annulé, à l’unanimité, le jugement rendu par le conseil de guerre de la 125e DI, et renvoyé le dossier de procédure devant le conseil de guerre de la 9e DI pour y être statué à nouveau. Le jugement prononcé par le conseil de guerre de la 125e DI est présent dans le dossier du conseil de révision de la 6e Armée ; une information intéressante y est mentionnée.

source: http://prisme1418.blogspot.fr/

Du côté du 25 ème RI

le 17 janvier 1918 une forte patrouille ennemie qui voulait lenleverPendant près de quatre moisdans ce secteurpénible25e et 2e R.Ialternent ainsi par période de 10 joursluttant énergiquement contre lennemileaula neigela terre qui croulele froid qui dépasse parfois 20°. Enfinle 28 févrierla 33e D.Irelevait la 20e D.I., qui se portait àVerdun.

http://fracademic.com/dic.nsf/frwiki/20342

Une espionne belge condamnée à broder

Le 23 octobre 1917, Eugénie B. est arrêté à Bruxelles où elle vit et est conduite à la prison militaire de Namur. Elle est finalement condamnée le 17 janvier 1918 à trois ans et demi de prison, diminués par la suite à quinze mois et à 2.000 marks d’amende. Elle était accusée d’avoir fait passer des lettres et des documents d’espionnage, et d’avoir  collaboré au service de presse clandestine. Transférée à la prison de Siegburg, elle est astreinte à faire de la broderie blanche destinée aux habitants de Siegburg et contracte une affection aux yeux.

https://www.civilsbelges14-18.be/fr/histoires/des-vies-reconstruire

Les Allemands veulent des chars légers

Le commandement suprême Allemand refusera cette version le 17 janvier 1918 , estimant que le blindage de 8 mm était loin d’être une preuve d’efficacité face aux munitions perforantes ( balles en acier ) ennemies malgré la compensation par la vitesse . Ils préfèrent charger Meyer de copier les chars lourds britanniques et de les produire en masse .

Meyer a également souligné que les Français étaient connus pour travailler sur un char léger de 5 à 6 tonnes, mais cela n’a pas semblé inquiéter le haut commandement.

https://strategietotale.com/forum/84-autres-fronts-aspects-de-la-premiere-guerre-mondiale/196124-les-leichte-kampfwage-lk

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L’archéologie de la Grande Guerre, sur les traces du quotidien des soldats

Sur Franceinfo TV par Chrystel Chabert

Restauré, le Casino d’Arras accueille sa première exposition baptisée « De terre et d’acier, archéologie de la Grande Guerre ». Jusqu’au 23 août, elle présente des vestiges du conflit de 14-18 découverts lors de fouilles ou de terrassements. Ossements, armes mais aussi objets du quotidien racontent ce que fut la vie des soldats sur le front. Le fruit de vingt années de recherches archéologiques.

Cette exposition qui présente plus de 300 d’objets a été inaugurée  le 9 avril 2015, jour du 98e anniversaire des batailles d’Arras et Vimy. Quant à son titre, « l’archéologie de la Grande Guerre », il désigne une vraie discipline née dans l’Arrageois il y a vingt-cinq ans.
« De terre et d’acier, archéologie de la Grande Guerre » au Casino d’Arras
Jusqu’au 23 août
Du mardi au dimanche de 11h à 18h,Tarifs de 4 à 5 euros
Tél 03 21 71 45 96

 

78/ Journal de la grande guerre: le 21 octobre 1914

Rediffusion ce soir sur France 3 à 3 h 10

Elles étaient en guerre (1914-1918)

http://www.france3.fr/emission/elles-etaient-en-guerre-1914-1918

21 octobre 1914

 Journal du rémois Alfred Wolff

Cinq obus notamment tombent encore ce jour, à la réserve, concentration militaire du boulevard Dauphinot Cimetière de l’est, passage à niveau, alentour, etc.

Les « laissez-passer » ne passent plus, de grands mouvements de troupe sont en route, l’autorité militaire ne laisse même pas passer des fournisseurs tailleurs militaires.

Le Sous-intendant militaire Lalande, rue Martin Peller est des plus aimable, il recherche la lettre à lui écrite par le maître-tailleur Mr Prioux du 132’ de ligne pour me délivrer un saufconduit pour Chatelaudren où je dois reprendre au titre civil le poste de chef d’atelier tailleur, comme le stipulera bientôt ma demande que me signe le commandant de place Mr Portevin.

Mr Prudhomme, Commissaire de Police me donne mon certificat, fait par Mottet,secrétaire.

 Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Le Courrier reproduit quelques citations au journal officiel, en tête desquelles figure le nom du maire de Reims.

Le journal officiel publie une première liste des citations faites par le gouvernement pour honorer le courage et le dévouement des personnalités civiles : « M. le Dr Langlet, maire de Reims, qui sut donner à ses concitoyens le plus noble exemple de sang froid, de courage et de dignité pendant l’occupation de cette ville » (…)

La nuit et la matinée ont été calmes.

Au cours de l’après-midi, quelques obus sont tombés dans le haut du faubourg Cérès et dans le cimetière de l’Est.

La destruction du patrimoine d’Arras par Yann Harlaut

arras oct 1914
Photo L’illustration
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photo L’illustration

http://catreims.free.fr/his034.htm

Le 94 ème RI dans la bataille de l’Yser et d’Ypres

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Le 94e arrive à Bray-Dunes le 21 octobre 1914. La 42e Division est alors rattachée, au 32e Corps. A la 83e Brigade, le 16e Bataillon de Chasseurs va bientôt remplacer le 19e.« Le 20 octobre et le 21 sont de longues heures d’angoisse. Dixmude est écrasé de bombes. Les Allemands, dont les effectifs se renouvellent à chaque instant, se ruent avec plus de fureur que jamais sur les lignes belges qui finissent par plier. Le Général Foch indique une ligne de repli et donne l’idée d’inonder le pays. On tiendra tant bien que mal jusqu’à ce que le pays soit inondé. D’ailleurs, voici la 42e Division, celle des Marais de Saint-Gond.

Lu dans Le Moniteur en date du mercredi 21 octobre

France.-Journée d’offensive allemande, mais d’offensive repoussée sur toute la ligne, aussi bien sur les côtes de Meuse que sur le front belge ou entre Somme et Oise.
Les nouvelles qui arrivent d’Arras sont navrantes. Si la ville n’a pas subi tout à fait le sort de Louvain, de Malines et de Termonde, nombreux sont les quartiers qui ont été mis en ruines.
Pologne.-Les informations de Petrograd attestent que la défaite des forces allemandes sur la Vistule, entre Varsovie et Ivangorod, a été des plus caractérisées. Les troupes du kaiser ont laissé environ 30.000 hommes sur le terrain.
Russie.-Le tsar Nicolas II a adressé un second appel à la Pologne : il fait appel au loyalisme de ce pays et annonce qu’il est tout prêt à reconstituer la nationalité déchirée, et à lui donner son autonomie sous la suzeraineté de la Russie.
Autriche.-Les Autrichiens essaient en vain de se servir de leurs avions devant Antivari et Cattaro

Le saviez-vous?

CHAMPAGNE.-Dans l’armée britannique, selon le Vigneron Champenois du jour, « […] dans les pharmacies de campagne il est prévu pour 1.000 hommes, 150 boîtes de lait condensé et 10 bouteilles de champagne ».

SOURCES: http://www.maisons-champagne.com/glatre/pages/Annees%20folles/evenements_09/2011

BATAILLON FRANCO-CANADIEN.-Création du 22e Bataillon (canadien-français), qui deviendra après la Première Guerre mondiale le Royal 22 ème régiment.

21 octobre 1914, lettre de Raymond Carré de Malberg à sa fille Elisabeth

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http://blog.franceculture.fr/conversation-des-absents/la-guerre-sinstalle/

Arras le commencement du martyr

Sur le site de France info Tv

Grande ville du front, Arras a très durement subi les bombardements, et les combats, et la ville est particulièrement meurtrie en 1918.
La ville n’est plus qu’un champ de ruines. Les cailloux ont remplacé les belles façades des fameuses places d’Arras.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/2014/10/17/centenaire-14-18-arras-le-commencement-du-martyr-573706.html

63/Journal de la grande guerre: le 6 octobre 1914

Journal du rémois Henri Jadart qui échappe de peu à la mort(extraits)

La nuit n’est pas moins angoissante que la soirée; nous nous relevons à 11 h 30 pour descendre au salon, et nous restons là jusqu’à 4 heures dans l’obscurité voulue par le règlement militaire. Les bombes ne cessent pas de siffler au-dessus de nous (…) Nous décidons de partir par le train du matin dans la direction de Dormans. Ce que nous voulons c’est quitter Reims, nous éloigner, mais le lieu de refuge demeure incertain. Nous hâtons nos préparatifs sommaires dès le lever. Rentré dans mon cabinet, je dis un adieu muet à tous les témoins de ma vie, -non sans un serrement de coeur: à mes livres, à mes notes, à notre cher mobilier, à tant de souvenirs-

(…)Le train pour Dormans arrive, mais il est bondé depuis le point de départ: il faut en attendre un autre, sous peine de perdre sa place sur le quai.Un second train arrive vers 9 heures, mais il est plein de même, et nous devons monter dans un fourgon, nous y accrocher à la force des poignets, et nous installer debout ou assis sur nos valises. (…) A Vile-en-Tardenois, des escortes militaires entourent le bourg; mais on nous dit qu’il est impossible de s’y réfugier, car on y manque de logements aussi bien que de vivres. Il faut donc survivre jusqu’à Dormans où nous arrivons à midi.

L’aspect de la ville est triste; elle a souffert du passage de l’ennemi et maintenant encore bien des magasins et des restaurants sont fermés (…) La gare est tellement assiégée qu’on n’y peut pénétrer; on se pousse à l’entrée sous la surveillance de deux gendarmes fort peu accueillants  pour tant de malheureux fugitifs. Le Dr Bagneris et ma femme peuvent seuls prendre le premier train pour Paris.

Finalement un train nous met à Paris qu’à 1 heure et demi du matin.

Nous avions abandonné notre home-sur lequel une des dernières bombes que nous avions entendues, nous l’avons appris ensuite, était venue causer des dégâts.

Communication d’Henri Jadart sur les ruines et les pertes causées à Reims par les bombardements du 4 septembre au 6 octobre 1914

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1914_num_58_7_73481

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

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Paul Hess prenant ses notes

« Au cours de la nuit dernière, le bombardement a continué et ce matin vers 7 heures et demi, nous entendions soudain de la maison de mon beau-père, 57 rue du Jard où nous vivons en réfugiés, l’explosion formidable d’un obus tombé à courte distance en direction de la cathédrale (…) Nous apprenons que ce projectile (…) était arrivé sur la maison habitée par Henri Jadart, 15, rue du Couchant. L’immeuble en pierres de taille a été complètement saccagé jusqu’au rez-de-chaussée. Un bloc de maçonnerie violemment lancé, à la suite de la déflagration, est venu crever le toit de la chapelle Saint-Vincent de Paul, située 15 rue Brûlée et après avoir troué le plafond, est tombé aux pieds de notre fillette Madeleine, qui se trouvait à la messe à cet endroit (…)

Le Courrier publie aujourd’hui un long récit de l’incendie de Bouilly des 11 et 12 septembre, par M. Demoulin, maire de la commune.

Demande de Légion d’honneur

On apprend aussi que le Courrier a demandé  aux représentants locaux du pouvoir central de solliciter du gouvernement de la République, la croix de la Légion d’honneur car « Reims avec déjà 600 tués et de nombreux blessés a bien mérité de la patrie. »

Et même d’ajouter: « nous insistons  pour que notre courageuse population reçoive cette récompense, que Liège a obtenue pour des mérites moins évidents. »

Comme pour appuyer cette demande,Paul Hess que le bombardement d’hier a fait un terrible massacre dans la famille Barré demeurant 291,  rue de Cernay a fait cinq morts: le père, la mère et trois enfants, trois autres enfants ayant été par ailleurs blessés grièvement.

Interdit de s’approcher des batteries

Le maire de Reims rappelle aux civils qu’il est absolument interdit de s’approcher des formations militaires et des batteries. Ceux qui en conviendront à cet ordre seront immédiatement arrêtés et passibles des rigueurs militaires.

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Ouvrage disponible en librairie

6 octobre: destruction du patrimoine d’Arras

http://catreims.free.fr/his034.htm

Un propos du rémois Yann Harlaut tiré de son blog: la cathédrale de Reims et le patrimoine de France

http://catreims.free.fr/his034.htm