Archives du mot-clé artois

307/journal de la grande guerre: 7 juin 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Dans la nuit du 6 au 7 juin à une heure du matin, une attaque de notre part a eu lieu sur le front devant Reims.

Notre artillerie déclenchait un feu terrible. D’une lucarne de cette maison N°2 place Amélie-Doublié, nous voyons parfaitement les éclairs des coups de canon tirés de la direction de La Pompelle, les explosions en clair de Schrapnells et les éclatements en un bruit formidable, qui se répercutait longuement, d’autres engins au dessus des lignes. De nombreuses fusées montaient de temps en temps du « mamelon » pour éclairer les tranchées. Les projecteurs manoeuvraient également et sur notre gauche, une batterie qui se trouvait probablement près de la prison, rue Danton, faisait un vacarme effrayant.

Par un temps clair et une nuit très douve, on entendait, au milieu des détonations épouvantables qui partaient d’un bout à l’autre du front, devant Reims, le crépitement serré des coups de fusil, du tac-tac des mitrailleuses.

De l’endroit où nous étions postés, l’ensemble aperçu présentait assez, à la vue, l’aspect d’un gigantesque feu d’artifice, s’il est permis de faire un rapprochement entre la fin d’une fête publique et un champ de bataille où les engins de mort,- dont nous pouvions soupçonner les terribles effets de part et d’autre- s’abattaient à profusion.

A 3 heures seulement, nos pièces se taisaient et, un peu plus tard, nous retournions nous coucher en nous demandent ce que nous apprendrions de l’opération, par la suite.

La bataille d’Hébuterne (Artois)(du 7 au 13 juin)

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http://chtimiste.com/batailles1418/combats/hebuterne.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d’Hébuterne

http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/cimetiere-militaire-francais-de-serre-hebuterne.php

 

Visite de Poincaré à Bois Le Prêtre

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http://jmpicquart.pagesperso-orange.fr/Poincare.htm

Un zeppelin s’écrase sur Gand le 7 juin 1915

zeppelin001Le premier raid allemand sur Londres fut effectué par le LZ 38 dans la nuit du 19 au 20 janvier 15. Les 119 bombes lâchées causèrent la mort de 4 personnes et en blessa 16. Les alliés eurent droit à leur revanche le 7 juin 1915 lorsqu’un zeppelin revenant d’un raid en Angleterre fut aperçu par l’aviateur britannique Warneford qui lui donna immédiatement la chasse. Le zeppelin s’éleva à une hauteur énorme et prit à toute vitesse la direction de son hangar situé à Gand. Quand il fut au-dessus de cette ville belge, il lui fallut descendre après un échange de coups de fusils et de mitrailleuses. A un moment, l’aviateur Warneford, qui n’avait cessé de dominer le dirigeable, le bombarda si heureusement que ce dernier s’enflamma aussitôt et s’affaissa lourdement sur le sol où il acheva de se consumer. Tout son équipage périt et s’étant abattu par malheur sur le grand béguinage de Gand (Mont-Saint-Amand) deux religieuses et plusieurs autres personnes furent mortellement atteintes.

A lire sur http://www.1914-1918.be/insolite_zeppelin.php

Lu dans le Miroir en date du 7 juin 1915

La lutte s’est poursuivie à notre avantage au nord d’Arras. Nous avons gagné du terrain à l’est de la route Aix-Noulette-Souchez et dans le fond de Buval, comme dans Neuville-Saint-Vaast où nous avons conquis plusieurs maisons; Nous avons progressé de 100 mètres dans le Labyrinthe dont nous tenons maintenant les deux tiers.

Le canon a tonné, après un long silence,au nord de l’Aisne. A l’est de Tracy-le-Mont, nous avons prononcé une attaque, et après un bombardement efficace, enlevé deux lignes de tranchées sur un front d’un kilomètre. Nous avons ensuite repoussé plusieurs contre-attaques et pris 200 hommes et trois canons. Combats d’artillerie sur les Hauts-de-Meuse et dans les Vosges.

Les Italiens activent la concentration de leur armée derrière les positions conquises du col de Stelvio à la mer. Ils ont bombardé la côte dalmate et endommagé la voie ferrée de Raguse à Cattaro.

Aux Dardanelles, les Franco-Anglais ont attaqué sur tout le front. Les Anglais ont occupé deux lignes de tranchées turques. Notre première division a enlevé la première ligne ennemie, la flotte donnant un concours efficace. Les pertes ottomanes sont élevées. Les forces alliées ont capturé plusieurs centaines d’hommes, parmis lesquels quelques Allemands.

La Bulgarie poursuit ses préparatifs militaires.

283/journal de la grande guerre: 14 mai 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Journée calme

Artois: Neuville-Saint-Vaast anéanti par les Allemands

Le 14 Mai 1915, le village de la Neuville-Saint-Vaast a été anéanti par l’armée allemande.

Lyon: une seconde école pour les blessés de guerre

Ouverture de la seconde école de rééducation professionnelle pour grands blessés de guerre, à Tourvielle.

Coup d’Etat au Portugal

Le coup d’État du 14 mai 1915 au Portugal est un soulèvement politico-militaire dirigé par Álvaro de Castro et le général Alfredo de Sá Cardoso, avec pour objectif de le renversement du gouvernement présidé par le général José Joaquim Pereira Pimenta de Castro et l’application pleine et entière de la constitution de 1911 que les révoltés considéraient comme non respectée par le président de la république, Manuel de Arriaga, qui a dissous unilatéralement le congrès de la République sans posséder les pouvoirs constitutionnels pour le faire.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d’État_du_14_mai_1915_au_Portugal

Lu dans le Miroir en date du 15 mai 915

Nous remportons de brillants succès dans le Nord. A Notre-Dame-de-Lorette, nous subissons une série de contre-attaques qui n’ébranlent en rien notre position, mais qui coûtent fort cher à l’ennemi. Nous prenons d’assaut le village de Carency, où nous capturons 1050 hommes et 30 officiers. Le butin en matériel est considérable. Les pertes ennemies sont très fortes. Plus au nord, nous avons enlevé Ablain-Saint-Nazaire, avec quelques centaines de prisonniers.

A Neuville-Saint-Vaast, nous nous rendons maîtres de 17 canons. Deux attaques allemandes ont été repoussées dans l’Argonne. La totalité du bois Le Prêtre, près de Pont-à-Mousson, est maintenant entre nos mains.

Le cuirassé anglais Goliath a sauté dans les Dardanelles : 500 morts. Le gouvernement britannique a décidé d’interner ou d’expulser tous les Austro-Allemands. Il envisage, pour l’armée, l’institution du service personnel obligatoire.

Les Russes ont remporté un certain nombre d’avantages en Galicie. Ils ont fait plusieurs milliers de prisonniers au sud du Dniester et refoulé les Allemands dans la région de Chavli (provinces baltiques). On annonce que le roi Constantin de Grèce est gravement malade.

278/journal du 9 mai 1915:Gaz: le ministre de la guerre commande 100.000 paires de lunettes

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Les journaux annoncent que le Lusitania, grand transatlantique anglais, qui faisait le service entre l’Amérique et l’Angleterre, a été torpillé par un sous-marin allemand, au large des côtes de l’Irlande. Ils annoncent 1.500 morts.

La seconde bataille d’Artois (9 mai-juin 1915)

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Les préparatifs de l’offensive française sur la crête de Vimy et l’éperon de Notre-Dame-de-Lorette commencent le 3 mai, avec le déclenchement du bombardement méthodique des lignes allemandes, le 3 mai. Il se prolonge pendant six jours et six nuits.

À 10h00 du matin, le 9 mai, le 33e corps d’armée, commandé par le général Pétain, attaque sur un front large de 6 km. En quelques heures, les assaillants parviennent à submerger le système de tranchées allemand, progressant de plus de 3 km vers la crête de Vimy. Mais les réserves, disposées trop loin du front, sont incapables de rejoindre les lignes suffisamment vite pour exploiter cette spectaculaire percée, alors que l’artillerie française est désormais incapable de protéger les unités les plus avancées. Les Allemands se ressaisissent et contre-attaquent.

http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/batailles/la-seconde-bataille-dartois-9-mai-juin-1915.html

http://www.legendes-nord.woeb.fr/historic/Notre%20Dame%20de%20Lorette.html

http://www.sudouest.fr/2015/01/25/un-millier-de-gascons-tombes-a-roclincourt-1808246-2277.php

Mai 1915 sur la crête des Eparges (Meuse) avec le 72 ème RI

http://72emeri.pagesperso-orange.fr/crbst_80.html

Un carnet de notes qui s’arrête le 9 mai 1915, celui du capitaine Albert Mathieux

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 http://ceuxde14-18.skynetblogs.be/archive/2014/09/09/un-hommage-a-tous-ceux-qui-sont-morts-le-capitaine-mathieux-8277768.html

« Le Pèlerin » dans la guerre

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Debout les morts, dessin de Damblans paru dans Le Pèlerin du 9 mai 1915. © D.R.

http://www.pelerin.com/Un-patrimoine-pour-demain/2014-l-annee-du-centenaire-de-la-Grande-Guerre/La-Premiere-Guerre-mondiale-vue-par/Le-Pelerin-dans-la-guerre

Gaz: le ministre de la guerre commande 100.000 paires de lunettes

Rougeface
Le 9 mai 1915, après les premières attaques par vague de chlore, le Ministre de la Guerre décide de commander 100 000 paires de lunettes, en vue de protéger les hommes les plus exposés. Le 11 mai, on juge finalement le nombre nécessaire à 400 000. Mais à qui passer commande d’un nombre aussi important d’exemplaires. En France, aucune industrie n’est alors capable d’atteindre une telle production. Seuls deux fabricants peuvent alors réaliser le modèle (Houzelle et Hutchinson), chez qui seulement 50 000 paires sont commandées (à peine 3000 exemplaires sont fabriqués par jour).

http://www.guerredesgaz.fr/Protection/Lesmasques/France/Premiers/lunettes/lunettes.htm

Lu dans le Miroir en date du dimanche 9 mai

En Belgique, les Allemands ont attaqué les lignes anglaises près de Saint-julien. Cette attaque a été repoussée avec de grosses pertes pour l’ennemi. Au sud d’Ypres, à la cote 60, les Anglais ont repris une partie des tranchées qu’ils avaient perdues.
A Lens, un de nos bataillons a réussi à enlever un ouvrage allemand. Nous avons arrêté trois tentatives d’attaque au bois Le Prêtre. Nous avons progressé d’un kilomètre sur la rive droite de la Fecht, près de Metzeral.
Le torpillage du Lusitania a fait près de 1500 victimes. Il n’y a que 703 survivants sur 2160 passagers et marins. L’ambassadeur d’Allemagne à Washington marque sa satisfaction.
On annonce que l’ambassadeur d’Autriche à Rome se prépare à partir. On confirme, en dépit d’un démenti du Vatican, que M.de Bulow a été reçu par le Pape. L’ambassadeur allemand, dans sa dernière visite au Quirinal aurait fait une suprême démarche auprès du souverain pour l’exhorter à ne pas rompre les liens entre les Hohenzollern et la maison de Savoie. La presse allemande déchaîne ses fureurs contre l’Italie.
La grande bataille des Carpathes continue à se déployer. L’avance austro-allemande semble avoir cessé.
D’après certaines informations, l’Entente se rétablirait entre la Chine et le japon, ce dernier acceptant de corriger certaines de ses exigences. Toutefois, une partie de la flotte nipponne a déjà pris la mer. L’Amérique, la France et l’Angleterre auraient prêché la modération.

 

4 /10 Le 243ème RI et Georges Gras s’illustrent durant la bataille d’Artois

Suite de la saga du caporal Georges Gras, le grand-père de Philippe Baijot, PDG du champagne Lanson

4/10 Le 243ème RI s’illustre durant la bataille d’Artois

Du 10 au 13 juin 1915, le 243e RI participe à l’attaque de diversion au sud d’Hébuterne (Pas de Calais).

artois

Le 24 mai, le 243e R. I. s’embarque à Epernay à destination de Montdicourt (Pas-de-Calais) ; il se porte en fin de journée sur Thièvres où il cantonne.

 

 

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Le moulin d’Hébuterne

Huit jours après, le régiment est conduit en auto à Ignaucourt, et de là va occuper le secteur compris entre la route d’Herleville et de Vermandovillers. Le Lieutenant-Colonel installe son P. C. à Herbonnières, où vient cantonner le bataillon au repos, le 5e et le 6e bataillons alternant pour le service aux tranchées.

A cette date, en Artois, après d’interminables combats  qui ont déjà faits beaucoup de victimes, depuis le mois d’octobre, les Alllemands sont maîtres des lieux. Ils ont installé un redoutable réseaux de tranchée qui empêche tout accès à la ligne de chemin de fer Paris-Lille. Ils ont même installé des positions renforcées autour de la ferme de Toutvent.

9 juin 1915 .-Ordre est donné au 243 ème et 327 ème régiment d’infanterie de s’emparer des tranchées allemandes installées au Nord de la route de Serre-la-sucrerie.

10 juin 1915.-A 2 heures du matin les deux régiments flanqués à gauche par le 64 ème RI sont en position d’attaque. Un épais brouillard sévit sur la région. Pas assez pour gêner l’artillerie lourde allemande qui envoie un déluge d’obus sur les tranchées françaises occasionnant quelques pertes dont celle de l’abbé Lestienne, aumônier de la division tué par un éclat d’obus. L’assaut prévu à 7 heures est différé. Retardé encore plusieurs fois il sera donné à 17 heures, le temps pour l’artillerie française et britannique de contrer son homologue allemande. Obéissant au Lieutenant-colonel Gueilhers les clairons sonnent la charge.

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Le 5° bataillon du 243° R.I. reçut une citation à l’occasion de son héroïsme

 

En plusieurs vagues successives les soldats avancent vers les tranchées ennemies  essuyant des tirs intenses et continue  de mitrailleuses allemandes. Au violent bombardement ennemi qui reprend les Français répliquent par un tir d’artillerie sur les réserves ennemies qui arrivent de Serre et par l’envoi de nouvelles vagues de fantassins.

Se déjouant du réseau de fil barbelé incomplètement coupé et ignorant le feu nourri destiné à les repousser, les Français prennent et tiennent la première tranchée ennemie. Il est 17 h 55.

Au cours de cette attaque, l’armée française a perdu neuf officiers. Dans la troupe on compte 76 tués, 509 blessés et 244 disparus. Les Allemands ont perdu plusieurs centaines d’hommes. Une centaine appartenant à quatre régiments sont faits prisonniers, un important matériel de guerre est saisi: lance-bombes, mitrailleuses.

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le village d'hébuterne
le village d’hébuterne

11 juin 1915.-Après une courte période de calme un violent bombardement annonce d’ une contre attaque allemande qui arrive dans la nuit, heureusement enrayée par notre artillerie appuyée par celle des Britanniques. Une artillerie efficace puisque au lever du jour les cadavres d’une quarantaine d’Allemands reposent devant leur tranchée.

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Avant de partir les Allemands ont détruit l’église

13 juin 1915 , une attaque menée par le 233e et le 327e R. I.. appuyés du 6e bataillon du 243e R. I. nous rendait maîtres de la 2e position ennemie. Le soir, le 243e R.I. relevé part  cantonner à Bertrancourt et à Beaussart.

Pour s’être illustré durant la bataille d’Artois, le bataillon de Georges Gras est cité à l’ordre de l’armée.

Ordre général n° 492 de la 10° armée du 22 juin 1915.

 Le 5° bataillon du 243° R.I. (4° bataillon du 233° R.I.)

            « Après avoir stoïquement supporté un bombardement des plus violents pendant plusieurs heures, s’est élancé avec un élan admirable à l’assaut des tranchées ennemies qu’il a conquises malgré les pertes les plus cruelles. »

 

 Hommages unanimes

Bel hommage rendus à nos soldats, le capitaine Gussmann, chef du bataillon allemand, fait prisonnier le 10 juin  aurait déclaré lors d’un interrogatoire:

« Monsieur, vous avez sans doute envoyé contre nous des troupes d’élite. Je m’étais porté à la tranchée de première ligne de mon bataillon au moment de l’attaque, jamais je n’ai vu de soldats se porter à l’assaut avec autant de bravoure et d’entrain. »

Et à lire les textes de proposition de citations, on ne compte pas les  actes de bravoure collectifs et individuels relevés au cours de ces trois jours.

A propos du 5e bataillon du 243e R. I.  dont faisait partie Georges Gras: : « Le 10 juin s’est élancé à l’attaque des tranchées ennemies par vagues successives, avec un élan magnifique qui a suscité l’admiration des corps, voisins et des Allemands eux-mêmes, a parcouru sous un feu terrible d’infanterie, de mitrailleuses et d’artillerie de tous calibres, une distance de 350 mètres en terrain découvert, ne s’est pas laissé arrêter par des défenses encore très denses et a enlevé d’assaut une ligne de tranchées allemandes défendues par des mitrailleuses et des fantassins porteurs de grenades, a fait 121 prisonniers dont un capitaine et fonctionnaire chef de bataillon, et pris un nombreux matériel de guerre. »

Une citation pour le  caporal Gras

Caporal GRAS et sapeurs téléphonistes DECLEMY et GERARD : « Ont fait preuve du plus grand dévouement en assurant dans maintes circonstances la pose et les réparations des lignes téléphoniques sous le feu de l’artillerie ennemie. Le 10 juin, chargés d’installer le téléphone dans une tranchée conquise se sont trouvés inopinément devant un officier et 15 soldats allemands qu’ils ont maintenus en respect sous la menace de leurs armes en attendant l’arrivée de renforts. »

Citation à l’ordre du régiment

Pour sa conduite lors de cette bataille, le général  De Castelnau, commandant de la IIème armée a ensuite cité à l’ordre de l’Armée  le 5e Bataillon du 243e R. I. avec cette mention: « Après avoir stoïquement supporté un bombardement des plus violents, pendant plusieurs heures, s’est élancé avec un élan admirable à l’assaut des tranchées ennemies, qu’il a conquises malgré les pertes les plus cruelles.

Rapidement les troupes françaises furent remplacées par leurs alliées britanniques qui occupèrent le site de l’été 1915 à l’Armistice du 11 novembre 1918.

Le 17 juin 1934 une plaque commémorative fut inaugurée à Hébuterne sur laquelle on peut lire: « les 10 et 13 juin 1915 en de très sanglants assauts 650 officiers et soldats des 243ème, 327ème et 233 ème RI se sacrifièrent héroïquement pour la France. Souvenz vous d’eux devant Dieu.

Formation, repos et travaux

Comme on peut le lire dans le carnet de bord du 243 ème Ri , le régiment connait quelques

Du 18 juillet au 20 août, le régiment fait, à Grouches, de l’instruction sur le tir, notamment, et le lancement des grenades.

Le 20 août, le 243e R. I. est mis à la disposition de la 33e D. I. (17e C.A). pour l’exécution de nuit de travaux de défense aux environs d’Arras ; transporté en camions autos, le régiment cantonne dans la ville.

Octobre 1914 les Allemands ont bombardé et détruit Arras à 70%. Georges Gras fait une photo saisissante du coeur de ville
23 août 1915 Georges Gras fait une photo saissante de l’hôtel de ville d’Arras et de la petite place détruites en octobre 1914 par les bombardements allemands

Huit jours après, le régiment est conduit en auto à Ignaucourt, et de là va occuper le secteur compris entre la route d’Herleville et de Vermandovillers. Le Lieutenant-Colonel installe son P. C. à Herbonnières, où vient cantonner le bataillon au repos, le 5e et le 6e bataillons alternant pour le service aux tranchées.

Le 12 septembre, le Colonel des Vallières et le Lieutenant-colonel de Guillebon, qui vient de prendre le commandement du 243e régiment d’infanterie, visitent le secteur.

Dans la nuit du 20 au 21 septembre, le régiment relève des troupes de la 26e D. I. dans le secteur entre l’Avre et la voie ferrée Montdidier-Roye. Ce secteur est sous les ordres du Colonel des Vallières, commandant la 101e Brigade.

Des travaux sont exécutés dans la région d’Armencourt (Somme), nous avons eu quelques blessés par balles au cours de ces travaux.

Le 29 septembre, le 243e R. I. embarque en chemin de fer à Hargicourt, à destination de Châlons-sur-Marne; il cantonne à l’Epine. Le 2 octobre, il se porte dans les bois situés à 5 kilomètres environ au N.-E. de Suippes. Le lendemain, le régiment s’installe dans des tranchées à l’Est de Souain.

2GEORGES GRAS - copie (2)

Prochain article: 5/10 Septembre 1915-Janvier 1916: retour en Champagne

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