Archives du mot-clé australie

1497/8 septembre 1918

Les Australiens près  de(et à ) Péronne (Somme)

Au Mont-Saint-Quentin, des soldats australiens présentent un panneau érigeant le site en site de guerre classé. Situé à 1,5 km au nord-ouest de Péronne, le Mont- Saint-Quentin est le théâtre d’une bataille acharnée entre les soldats de la 2nd Australian Division et les soldats du 2e régiment prussien de la Garde. Le 1er septembre 1918, après plusieurs heures de combats, les Australiens prennent le contrôle de la colline et assurent l’accès à la ville de Péronne.

Des soldats australiens appartenant à la 5th Australian Division occupent les rues de Péronne libérée le 2 septembre 1918, après la prise du Mont-Saint- Quentin. Le jour même, les Australiens se portent sur Bouchavesnes et dégagent la région. Commandant du corps australien, le Major General Monash permet par l’avancée rapide de ses troupes la capture de plus de 30000 soldats allemands entre les mois de septembre et d’octobre 1918. Au cours de la Grande Guerre, 60 000 soldats australiens périssent sur le front occidental, en Turquie et dans le Pacifique.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-09.pdf

Clémenceau dans les ruines de Noyon

Noyon, le 8 septembre 1918. Georges Clemenceau (au centre), alors président du Conseil, visite les ruines de la ville, détruite à 85 %.

source: http://www.leparisien.fr/informations/un-musee-pour-le-centenaire-de-la-grande-guerre-26-02-2012-1878048.php

Le capitaine et le député

Le 8 septembre 1918, au Mont de Leuilly (Aisne), le capitaine Gaston Dumesnil  accompagnait un autre député, Abel FERRY, lors d’une visite d’inspection des armées sur le front et vérifiaient le fonctionnement d’un nouveau modèle de fusil-mitrailleur. Un obus s’écrasa sur eux et le lieutenant qui était à leurs côtés. Dumesnil et l’officier moururent sur le champ tandis que Ferry, très grièvement blessé, décédait une semaine plus tard.

L’Illustration, soit à la suite d’informations erronées, soit pour conférer plus de gloire à cette mort pour la France, donne un récit différent des circonstances de la mort du député Dumesnil : « Ce n’est pas dans une vaine formule d’éloquence que le président de la Commission de l’Armée a pu parler de « regrets unanimes » en annonçant à ses collègues la mort glorieuse du capitaine Gaston Dumesnil, député de Maine-et-Loire, tombé le lundi 9 septembre (en réalité la fiche des Morts pour la France consultable sur le site Mémoire des hommes indique le 8 septembre), à la tête de ses chasseurs, qu’il conduisait à l’attaque de la ferme de Mouy, près Vauxaillon (encore une erreur). »

source: http://www.crcb.org/le-capitaine-et-depute-gaston-dumesnil-1879-1918/.html

Des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne

A partir du 8 septembre 1918, des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne. Le front d’attaque allié porte sur 70 kilomètres. L’armée française aligne pour l’occasion sept corps d’armée en première ligne. Derrière cette première ligne, se tiennent en réserve 12 divisions d’infanterie et 3 de cavalerie. La première armée américaine du général Pershing dispose, quant à elle, en première ligne, de 3 Corps d’armée.

Devant ce front alliés et, derrière des fortifications « en dur », une partie de la première armée allemande du général von Mudra ; la 3e armée de von Einem, appartenant au groupe d’armées du Kronprinz, et, la Ve armée allemande, appartenant au groupe d’armées de von Gallwitz, se tiennent prêtes. Les Allemands disposent en ce lieu précis du front de : 20 divisions, dont 4 en seconde ligne (équivalent français : 24 divisions).

Les effectifs des adversaires sont donc approximativement équivalents en quantité lors du déclenchement des opérations. Les Français bénéficient toutefois d’un moral d’acier par rapport aux Allemands qui ne cessent d’être défaits et abattus moralement…

Nerveux, les Allemands multiplient les reconnaissances par l’aviation, les coups de sonde, les tirailleries de nuit sans motif apparent.

Ils calquent également leur réaction en fonction du dispositif adopté par la 4e Armée française lors de la dernière bataille de Champagne. Enfin, ils évacuent leurs premières lignes et optent pour un dispositif défensif « tout en profondeur ».

Côté français, on se conforte à l’idée que les Allemands « se sentent mal » ; les interrogatoires de déserteurs sont là pour apporter de l’eau au moulin en ce sens.

Le général Pétain a réglé tous les détails de l’opération…

Le transport des unités, venues en renfort de loin, parfois même des Vosges, est effectué de nuit, avec d’infinies précautions, du 16 au 25 septembre.

L’attaque est fixée au 26 septembre.

source: http://anduze1418.blogspot.com

Portrait d’un poilu en permission

Le Figaro du 8 septembre 1918 fait le portrait d’un poilu en permission, qui doit se réhabituer à la vie parisienne avant de retourner au front.

«Dans le tramway où nous sommes assis, un poilu pénètre. […] Le poilu s’avance vers une place éloignée, non sans faire bien des efforts pour conserver son équilibre, à cause de la marche cahotée de la voiture.

Au moment où il passe devant nous, un cahot brusque désempare cet équilibre et, brutalement, impitoyablement, l’énorme godasse à clous redoutables retombe sur nos orteils qu’elle écrase, en entamant par surcroit le cuir de notre chaussure. Un cri nous échappe “Aïe!”; qu’accompagne, pourquoi le nier? une grimace de douleur, aussitôt muée, d’ailleurs, en sourire, parce qu’il ne faut faire aux poilus nulle peine, même légère.

Le poilu a pris possession avec un soulagement évident de la place vide d’en face et nous regarde avec une anxiété souriante; et comme d’un hochement de tête nous absolvons gentiment sa maladresse un peu appuyée “-S’il n’y avait que ça, dit-il ingénument, ça irait bien.”» écrit Le Figaro du 8 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/08/26002-20140908ARTFIG00200-8-septembre-1918-portrait-d-un-poilu-en-permission.php

Journal du dimanche 8 septembre 1918

De la Somme à l’Oise, nos troupes ont continué la poursuite, brisant tous les obstacles et talonnant, les arrière-gardes ennemies.
De part et d’autre de la Somme, nous avons occupé Pithon, Sommette, Eaucourt-Dury et Ollezy (cinq kilomètres à l’est de Ham).
Plus au sud, nous tenons Cugny et avons atteint les lisières ouest du bois de Genlis.
Au nord de l’Oise, nos troupes sont entrées dans Tergnier : nous bordons, à l’est de cette ville la voie ferrée et le canal.
Au nord de l’ Ailette, la basse forêt de Coucy est tout entière en notre possession, ainsi que Barrois, qui a été enlevé de haute lutte. Nous avons dépassé, au nord de Quincy-Basse, les villages d’Aulers et de Bassoles-Aulers.
Au sud de l’Ailette, nous avons occupé le fort de Condé, Condé-sur-Aisne et Nanteuil-la-Fosse.
Les Anglais ont accompli de nouveaux progrès à l’est et au nord-est de Péronne. Ils se sont emparés de Hancourt, Sorel-le-Grand et Metz-en-Couture. Ils ont pénétré dans les parties ouest du bois d’Havrincourt, en capturant des prisonniers.
Au nord du canal de la Bassée, ils ont progressé aux abords de Canteleux et de Violaines. Ils ont avancé leur ligne dans la direction de Messines et fait 50 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

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1490/1 septembre 1918: les Canadiens à  l’assaut de la Ligne Hindenburg

Les Australiens délivrent Péronne (Somme)

Au Mont Saint-Quentin (petite commune rattachée en 1962 à Péronne), une poignée de soldats australiens réussiront le 1er septembre 1918 à prendre une des plus importantes positions défensives allemandes et à libérer Péronne. Et ce sont aussi les Australiens qui abattront le célèbre Baron Rouge, as de l’aviation, au-dessus de Corbie (à noter toutefois que d’autres hypothèses attribuent ce fait d’arme aux Canadiens).

source: http://www.somme14-18.com/somme-premiere-guerre-mondiale-focus-historiques/anzac-day-se-souvenir-100-ans-apres

lire aussi: http://genealogisteduvermandois.over-blog.com/2017/12/1917.html

Les Canadiens à  l’assaut de la Ligne Hindenburg

(…) De son côté, la 4e division canadienne arrive finalement en ligne dans la nuit du 31 août, se faufilant entre la 1ère division et la 4e division britannique. La journée du 1er septembre 1918 est surtout consacrée à l’exécution d’un intense tir d’artillerie qui vise à détruire le réseau de barbelés de la ligne Drocourt-Quéant. Malgré tout, l’infanterie canadienne est passablement occupée à repousser des contre-attaques allemandes qui ont pour but de reprendre quelques positions névralgiques sur la ligne Fresnes-Rouvroy.

L’assaut sur Drocourt-Quéant débute comme prévu le 2 septembre. Les soldats canadiens marchent derrière l’habituel barrage roulant, avec en appui des chars qui s’occupent à détruire les barbelés restants. Contrairement à toutes les prédictions, la résistance allemande sur la troisième ligne est étonnement moindre que celle sur la seconde. La résistance semble moins bien coordonnée et les assaillants parviennent à pénétrer dans le réseau Drocourt-Quéant, allant même plus à l’est, vers un « affluent » de Drocourt-Quéant nommé la ligne de support Buissy. Devant l’avance canadienne, l’armée allemande se replie derrière le canal du Nord.

source: https://fr.greatwarcentre.com/2017/04/29/1914-1918-la-guerre-du-canada-a-lassaut-de-la-ligne-hindenburg-aout-septembre-1918/

Dimanche 1 septembre 1918

Nous avons rejeté sur la rive est du canal du Nord les éléments ennemis qui résistaient encore. Catigny et Sermaize ont été enlevés par nous. Nos troupes ont franchi le canal en deux endroits, en face de Catigny et de Beaurains, enlevé Chevilly et la cote 87 et pénétré dans Genvry.
Plus au sud, des combats acharnés se sont livrés dans la région au nord et à l’est de Noyon; nous tenons Haplincourt et le mont Saint-Siméon. Au cours de ces actions, nous avons fait plusieurs centaines de prisonniers.
Entre Avre et Aisne, la lutte a été non moins vive. Sur la rive nord de l’Ailette, nous avons conquis le village de Champs. Au nord de Soissons, nous nous sommes emparés de Chavigny et de Cuffies et nous avons porté nos lignes aux lisières de Crouy.
Les Anglais ont livré de vifs combats au nord et à l’est de Bapaume. Ils ont pris Riencourt et Baucourt, Fremicourt et Vaulx-Vrancourt, et atteint Beugny.
Sur la route Arras-Cambrai, ils sont maîtres des positions ennemies entre Heudicourt et Hancourt, de la ferme de Saint-Servins, et du village d’Eterpigny.
Sur la Lys, ils occupent Lacouture et la ligne de la Lawe, de Vieille-Chapelle à Lestrem. Ils ont pénétré dans Dranoutre et ont progressé au nord du Kemmel.
Sur la Somme, ils se sont avancés à l’est de Cléry en faisant plusieurs centaines de prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1446/19 juillet 1918

(Marine) Le paquebot australien torpillé à Port Saïd

Le 19 juillet 1918, le paquebot Australien, qui transporte des troupes et du ravitaillement de Marseille à Port Said est torpillé à 18h20 puis en feu met 12 heures à couler le 20 juillet 1918 à 6h30. On compte une cinquantaine de morts dont 19 parmi l’équipage.

Un témoignage:

Malte 21 juillet 1918
Cher papa et soeurette

 Je profite du départ de l’équipage de « L’Australien » pour Marseille pour vous envoyer de mes nouvelles. Je suis en très bonne santé, rescapé de l' »Australien ». Nous avons été torpillés le 19 à 6 h 25 du soir. Nous étions tous tranquillement à table. Te décrire l’émotion, la panique, le sauvetage, serait trop long. Je suis sain et sauf et beaucoup d’autres avec moi. Mon journal de voyage, plus tard vous donnera des renseignements ainsi que les photos que j’ai prises le bateau en feu, car j’ai sauvé mes deux appareils. J’avais acheté un stereoscopique à Marseille le 16 courant. Je les avais dans ma musette en cas de torpillage et j’ai pu les sauver. Il y a eu très peu de morts et de blessés, 5% sur 1000 environ et le sauvetage s’est très bien opéré. J’ai perdu tous mes bagages. J’ai juste sauvé 200 F que j’avais eu la précaution de mettre dans la poche de ma chemise kaki et qui m’ont servi à me remonter ici en rasoir, accessoires de toilette, petit linge, etc

Les anglais ici nous ont très bien reçu. Nous sommes nourris à l’anglaise, sans pain ni boisson. À 8 heures casse croute, à 4 heures 1/2 Five ocklok thé confiture et beurre avec pain, le soir à 9 heures souper. Nous ne connaissons pas le goût du vin. J’ai pu avoir un casque anglais car mon képi était resté dans le salon que tout le monde a quitté en vitesse à l’appel de la sirène pour se précipiter à une échelle où une personne peut passer!

Nous avons été sauvés par une canonnière anglaise qui faisait partie de notre escorte pour l’Indo-chine et débarqués à Malte le 20 à 10 heures du matin où nous sommes logés dans le camp anglais. Quand vous m’écrirez mettez H.L. serg. Major embarqué à bord de l’Australien à destination de Saïgon (Indo-Chine) Malte. J’ai prévenu le receveur des postes et tout mon courrier suivra

source: http://www.messageries-maritimes.org/austral2.htm

Journal du vendredi 19 juillet 1918

Nos troupes ont attaqué les Allemands sur un front de quarante-cinq kilomètres, entre l’Aisne et les environs de Château-Thierry. Les points de départ étaient Ambleny, Troesnes, Bouresches, etc. Nous avons pris pied sur les plateaux au sud-ouest de Soissons et dans la région de Chaudun. Nous avons progressé par de violents combats au nord et au sud de l’Ourcq et à l’extrême pointe de la ligne, dépassé Belleau. Nous avons fait plusieurs milliers de prisonniers.
Sur le front de la Marne et de la Champagne, aucun changement. Au sud-est de Nanteuil-la-Fosse, nous avons arrêté net une violente poussée de l’ennemi. Au nord de Prosnes, une attaque, menée par les troupes de la garde, a complètement échoué.
Sur le front britannique, les troupes australiennes ont exécuté une action locale heureuse dans le voisinage de Villers-Bretonneux. Elles ont avancé leur ligne sur un front de plus d’un mille. Deux canons de campagne ont été capturés, ainsi qu’un certain nombre de prisonniers et quelques mitrailleuses.
Nos alliés ont également amélioré leurs positions au nord de Bailleul. Ils ont réussi un raid au sud de cette ville et repoussé un coup de main au sud de Bucquoy. Activité de l’artillerie allemande dans la région de Bailleul.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

Les aumôniers australiens de14-18 : sur le front sans arme mais avec foi

Avant l’Anzac Day 2018, France Bleu Picardie raconte les histoires de certains de ces milliers d’Australiens qui ont traversé la planète pour combattre pendant la Première Guerre Mondiale. 440 aumôniers ont accompagné les troupes. Leur rôle n’était pas seulement spirituel.

Contrairement à ce qui se passe en France, laïcité oblige, les cérémonies patriotiques anglo-saxonne intègrent le religieux. C’est le Dawn Service de l’Anzac Day. Il ressemble en partie aux offices célébrés pendant la Grande Guerre. Aux côtés des soldats, les armées dépêchaient leurs propres aumôniers. De 1914 à 1918 440 hommes d’église Australiens se sont engagés en Europe, en Afrique du Nord, en Asie. En première ligne ou à l’arrière front ils ont tenu un rôle très important

« Pour des soldats qui risquent leur vie au quotidien, il y a nécessairement un questionnement spirituel », explique Xavier Boniface. Il est professeur d’Histoire Contemporaine à l’Université Picardie Jules Verne et spécialiste des relations entre armée, religion et politique. « Les aumôniers sont là pour répondre à ces attentes ».

Éviter la fréquentation des bistrots

« Mais ils ne sont pas confinés uniquement dans le spirituel. Les aumôniers jouent aussi un rôle très important dans le maintien du moral », poursuit Xavier Boniface. Les aumôniers apportent aux soldats « douceurs, journaux cigarettes. Ils travaillent beaucoup avec les organisations de jeunesse chrétienne pour organiser les loisirs ». Il y a aussi une forme de moralisation dans l’organisation de toutes ces activités à l’arrière front. Les aumôniers veulent éviter que les soldats se rendent dans les bistrots.

source: https://www.francebleu.fr/infos/international/premiere-guerre-mondiale-les-aumoniers-1523899083

Un musée en hommage à l’engagement australien en 14-18 ouvre ses portes dans la Somme

Après plus de deux ans de travaux, le tout nouveau Centre d’interprétation Sir John Monash ouvre ses portes au public à Villers-Bretonneux dans la Somme. Pour L’Australie, ce bâtiment va permettre de retracer l’engagement et le sacrifice de la Nation sur le front occidental entre 1916 et 1918 et rendre hommage à ses 46.000 soldats tombés en Europe.

Ce centre d’interprétation, intégralement financé par l’Australie, a pris place derrière le cimetière et le mémorial australiens de Villers-Bretonneux dans la Somme. Un bâtiment de 1000 m² de béton et de bois qui retrace l’histoire de l’Australie et son engagement pendant la première guerre mondiale. Sur une nation qui comptait alors un peu plus de 4 millions d’habitants, 300.000 soldats ont participé au conflit, 46.000 sont morts sur le front occidental, 130.000 ont été blessés.

 Le Centre Sir John Monash a ouvert ses portes au public le 16 avril. Il sera officiellement inauguré en présence des autorités australiennes, de nombreuses personnalités et du Premier ministre français Edouard Philippe, le 24 avril prochain, à la veille des célébrations de l’Anzac Day, le jour où l’Australie rend hommage à ses soldats morts sur les champs de bataille européens. Le 25 avril marque aussi la libération de Villers-Bretonneux par l’armée australienne, menée par le général Sir John Monash.

1362/26 avril 1918

Le sacrifice du clairon Alfred Parrens du 59 ème RI

A Foix les origines du Clairon Alfred Parrens restaient inconnues. Pourtant on peut y voir une plaque commémorative et dans l’historique du 59 Régiment d’Infanterie on peut lire ceci :

Le fait suivant m’était encore inconnu lorsque j’ai adresssé au régiment l’ordre N°292.
 » Le clairon Parens, de la 5ème escouade de la 6ème Compagnie, voyant que les fusées demandant le barrage au moment de la grosse attaque boche du 26 avril 1918 n’étaient pas aperçues de l’arrière à cause de la brume, sort de la tranchée, et, debout sous une grèle de balles, sonne à pleins poumons « commencez le feu! » jusqu’à ce qu’un projectile le couche par terre, son clairon dans sa main crispée. »

(…) La suite sur http://montesquiou.info/fr/culture/histoire/parrens.htm 

 Voix du Nord du 22 avril 2005

 

Bataille de la Lys: communiqué officiel

source de la carte: http://artois1418.skyrock.com/3116075667-COMMUNIQUE-OFFICIEL-26-et-27-avril-1918.html

vendredi 26 avril 1918 

Après-midi : Sur le front Bailleul-Hollebecque, après un dur combat qui s’est livré toute la journée contre des forces grandement supérieures, les troupes alliées ont été forcées de céder du terrain et l’ennemi a pris pied sur la colline de Kemmel.

La bataille continue encore dans les environs de Dranoutre, Kemmel et Vierstraat.
Nous avons réussi une opération de moindre importance pendant la nuit à l’ouest de Merville et capturé 58 prisonniers et 3 mitrailleuses.
L’artillerie ennemie s’est montrée active sur le front depuis la Lys jusqu’à Givenchy.

Soir : Au nord de la Lys, la bataille continue à faire rage sur tout le front depuis les abords de Dranoutre jusqu’au canal Ypres-Comines. L’ennemi s’est emparé de Dranoutre, du mont Kemmel et du village.
L’attaque de l’ennemi a été exécutée hier en grande force par neuf divisions allemandes.
De bonne heure, ce matin, des troupes françaises et anglaises ont contre-attaqué. Elles ont d’abord réussi à faire quelques progrès et à capturer un certain nombre de prisonniers. L’ennemi a renouvelé son attaque plus tard dans la journée et dirigé un assaut avec une violence particulière contre les positions alliées qui s’étendent de Locre à la Clytte et contre celles qui sont à cheval sur le canal Ypres-Comines.
Dans le voisinage de la Clytte et de Scherpenberg, toutes les attaques de l’ennemie ont été contenues. Après un dur combat au cours duquel une série d’attaques résolues ont été repoussées avec de lourdes pertes pour ses troupes, l’ennemi est parvenu à faire reculer notre ligne dans la direction de Locre.
Des deux côté du canal Ypres-Comines, l’ennemi a également fait quelques progrès.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/26_avril_1918.html

Journal du vendredi 26 avril 1918

Entre la Somme et l’Avre, le bombardement ennemi a pris un caractère d’extrême violence sur le front franco-anglais, notamment dans la région Villers-Bretonneux- Hangard-en-Santerre. Notre artillerie a contrebattu énergiquement les batteries ennemies. Dans la région de l’Ailette et du bois d’ Avocourt, nos patrouilles ont ramené des prisonnbiers.

Canonnade intermittente sur le reste du front. Nos alliés anglais ont exécuté d’heureuses opérations locales au nord d’Albert. Ils ont amélioré leurs positions et capturé soixante prisonniers. Ils en ont fait cent vingt dans un combat local à l’est de Robecq, tout en enlevant un certain nombre de mitrailleuses. Ils ont remporté un autre avantage à proximité de Meteren. Dans le voisinage de Fampoux, un détachement anglais est entré dans les tranchées ennemies, et a pénétré dans la ligne de soutien. Les aéroplanes alliés ont travaillé utilement. Plusieurs reconnaissances à longue distance ont été effectuées.

Les avions de bombardement ont jeté dix-neuf tonnes de bombes sur plusieurs buts : gare de Thourout, dépôts de munitions d’Engel, Warneton, Armentières et Roulers. Sept avions ennemis ont été abattus, six autres contraints d’atterrir, désemparés. En outre, un avion ennemi a été abattu par les canons antiaériens. Nous avons forcé un avion triplace allemand à atterir près de Nogent-l’Artaud, à l’est de Meaux.

Les forces franco-anglaises ont exécuté un raid naval contre les bases allemandes d’Ostende et de Zeebrugge. On a fait échouer cinq vieux croiseurs pour boucher les issues. Des troupes ont été débarquées sur le môle de Zeebrugge pour occuper temporairement l’attention de l’ennemi.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

(vidéo) Les tunneliers australiens

Le cratère d’une mine aujourd’hui mangée par la végétation. Nous sommes près d’Ypres en Flandre belge. Cette mine saute le 7 juin 1917 à l’aube sous les lignes allemandes, jour du déclenchement de la bataille de Messines. Ici, sur la colline 60, des mineurs australiens ont mené une guerre souterraine. Bien plus tard, en 2010, le cinéma leur rendra hommage sous le titre  » Commandos de l’ombre. »

Juin 1917, pour reconquérir une position allemande autour d’Ypres, les Britanniques ont l’idée de percer de longs et profonds tunnels afin de faire sauter des tonnes d’explosifs sous les lignes ennemies. En novembre 1916, la mission est confiée à la 1 ère Compagnie australienne de tunneliers. Constituée de 4500 mineurs expérimentés, elle est commandée par le capitaine Woodward, lui- même, ingénieur des Mines.

Une guerre souterraine débute alors.
Objectif: creuser des galeries  avec au bout des cavités assez grandes pour y stocker des quantités d’explosifs. Les tunneliers australiens doivent travailler en silence car sous terre, les 2 camps s’épient. Des soldats, écouteurs vissés aux oreilles  traquent le moindre bruit pour détecter le tunnel ennemi. Car les Allemands eux aussi creusent…
Éboulements, asphyxie, inondations, ces risques coûteront la vie à 30 mineurs australiens.

Le 3 juin 1917, 4 jours avant l’attaque, les tunneliers australiens bourrent d’explosifs les cavités sous la Colline 60. Le 7 juin, le capitaine Woodward déclenche l’explosion.
En quelques instants, les positions allemandes sont ensevelies, hors de combat.
La 1 ère Compagnie Australienne des Tunneliers a réussi sa mission.

La suite sur France info: http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/histoires-14-18-tunneliers-australiens-1262635.html