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Les aumôniers australiens de14-18 : sur le front sans arme mais avec foi

Avant l’Anzac Day 2018, France Bleu Picardie raconte les histoires de certains de ces milliers d’Australiens qui ont traversé la planète pour combattre pendant la Première Guerre Mondiale. 440 aumôniers ont accompagné les troupes. Leur rôle n’était pas seulement spirituel.

Contrairement à ce qui se passe en France, laïcité oblige, les cérémonies patriotiques anglo-saxonne intègrent le religieux. C’est le Dawn Service de l’Anzac Day. Il ressemble en partie aux offices célébrés pendant la Grande Guerre. Aux côtés des soldats, les armées dépêchaient leurs propres aumôniers. De 1914 à 1918 440 hommes d’église Australiens se sont engagés en Europe, en Afrique du Nord, en Asie. En première ligne ou à l’arrière front ils ont tenu un rôle très important

« Pour des soldats qui risquent leur vie au quotidien, il y a nécessairement un questionnement spirituel », explique Xavier Boniface. Il est professeur d’Histoire Contemporaine à l’Université Picardie Jules Verne et spécialiste des relations entre armée, religion et politique. « Les aumôniers sont là pour répondre à ces attentes ».

Éviter la fréquentation des bistrots

« Mais ils ne sont pas confinés uniquement dans le spirituel. Les aumôniers jouent aussi un rôle très important dans le maintien du moral », poursuit Xavier Boniface. Les aumôniers apportent aux soldats « douceurs, journaux cigarettes. Ils travaillent beaucoup avec les organisations de jeunesse chrétienne pour organiser les loisirs ». Il y a aussi une forme de moralisation dans l’organisation de toutes ces activités à l’arrière front. Les aumôniers veulent éviter que les soldats se rendent dans les bistrots.

source: https://www.francebleu.fr/infos/international/premiere-guerre-mondiale-les-aumoniers-1523899083

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Un musée en hommage à l’engagement australien en 14-18 ouvre ses portes dans la Somme

Après plus de deux ans de travaux, le tout nouveau Centre d’interprétation Sir John Monash ouvre ses portes au public à Villers-Bretonneux dans la Somme. Pour L’Australie, ce bâtiment va permettre de retracer l’engagement et le sacrifice de la Nation sur le front occidental entre 1916 et 1918 et rendre hommage à ses 46.000 soldats tombés en Europe.

Ce centre d’interprétation, intégralement financé par l’Australie, a pris place derrière le cimetière et le mémorial australiens de Villers-Bretonneux dans la Somme. Un bâtiment de 1000 m² de béton et de bois qui retrace l’histoire de l’Australie et son engagement pendant la première guerre mondiale. Sur une nation qui comptait alors un peu plus de 4 millions d’habitants, 300.000 soldats ont participé au conflit, 46.000 sont morts sur le front occidental, 130.000 ont été blessés.

 Le Centre Sir John Monash a ouvert ses portes au public le 16 avril. Il sera officiellement inauguré en présence des autorités australiennes, de nombreuses personnalités et du Premier ministre français Edouard Philippe, le 24 avril prochain, à la veille des célébrations de l’Anzac Day, le jour où l’Australie rend hommage à ses soldats morts sur les champs de bataille européens. Le 25 avril marque aussi la libération de Villers-Bretonneux par l’armée australienne, menée par le général Sir John Monash.

1362/26 avril 1918

Le sacrifice du clairon Alfred Parrens du 59 ème RI

A Foix les origines du Clairon Alfred Parrens restaient inconnues. Pourtant on peut y voir une plaque commémorative et dans l’historique du 59 Régiment d’Infanterie on peut lire ceci :

Le fait suivant m’était encore inconnu lorsque j’ai adresssé au régiment l’ordre N°292.
 » Le clairon Parens, de la 5ème escouade de la 6ème Compagnie, voyant que les fusées demandant le barrage au moment de la grosse attaque boche du 26 avril 1918 n’étaient pas aperçues de l’arrière à cause de la brume, sort de la tranchée, et, debout sous une grèle de balles, sonne à pleins poumons « commencez le feu! » jusqu’à ce qu’un projectile le couche par terre, son clairon dans sa main crispée. »

(…) La suite sur http://montesquiou.info/fr/culture/histoire/parrens.htm 

 Voix du Nord du 22 avril 2005

 

Bataille de la Lys: communiqué officiel

source de la carte: http://artois1418.skyrock.com/3116075667-COMMUNIQUE-OFFICIEL-26-et-27-avril-1918.html

vendredi 26 avril 1918 

Après-midi : Sur le front Bailleul-Hollebecque, après un dur combat qui s’est livré toute la journée contre des forces grandement supérieures, les troupes alliées ont été forcées de céder du terrain et l’ennemi a pris pied sur la colline de Kemmel.

La bataille continue encore dans les environs de Dranoutre, Kemmel et Vierstraat.
Nous avons réussi une opération de moindre importance pendant la nuit à l’ouest de Merville et capturé 58 prisonniers et 3 mitrailleuses.
L’artillerie ennemie s’est montrée active sur le front depuis la Lys jusqu’à Givenchy.

Soir : Au nord de la Lys, la bataille continue à faire rage sur tout le front depuis les abords de Dranoutre jusqu’au canal Ypres-Comines. L’ennemi s’est emparé de Dranoutre, du mont Kemmel et du village.
L’attaque de l’ennemi a été exécutée hier en grande force par neuf divisions allemandes.
De bonne heure, ce matin, des troupes françaises et anglaises ont contre-attaqué. Elles ont d’abord réussi à faire quelques progrès et à capturer un certain nombre de prisonniers. L’ennemi a renouvelé son attaque plus tard dans la journée et dirigé un assaut avec une violence particulière contre les positions alliées qui s’étendent de Locre à la Clytte et contre celles qui sont à cheval sur le canal Ypres-Comines.
Dans le voisinage de la Clytte et de Scherpenberg, toutes les attaques de l’ennemie ont été contenues. Après un dur combat au cours duquel une série d’attaques résolues ont été repoussées avec de lourdes pertes pour ses troupes, l’ennemi est parvenu à faire reculer notre ligne dans la direction de Locre.
Des deux côté du canal Ypres-Comines, l’ennemi a également fait quelques progrès.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/26_avril_1918.html

Journal du vendredi 26 avril 1918

Entre la Somme et l’Avre, le bombardement ennemi a pris un caractère d’extrême violence sur le front franco-anglais, notamment dans la région Villers-Bretonneux- Hangard-en-Santerre. Notre artillerie a contrebattu énergiquement les batteries ennemies. Dans la région de l’Ailette et du bois d’ Avocourt, nos patrouilles ont ramené des prisonnbiers.

Canonnade intermittente sur le reste du front. Nos alliés anglais ont exécuté d’heureuses opérations locales au nord d’Albert. Ils ont amélioré leurs positions et capturé soixante prisonniers. Ils en ont fait cent vingt dans un combat local à l’est de Robecq, tout en enlevant un certain nombre de mitrailleuses. Ils ont remporté un autre avantage à proximité de Meteren. Dans le voisinage de Fampoux, un détachement anglais est entré dans les tranchées ennemies, et a pénétré dans la ligne de soutien. Les aéroplanes alliés ont travaillé utilement. Plusieurs reconnaissances à longue distance ont été effectuées.

Les avions de bombardement ont jeté dix-neuf tonnes de bombes sur plusieurs buts : gare de Thourout, dépôts de munitions d’Engel, Warneton, Armentières et Roulers. Sept avions ennemis ont été abattus, six autres contraints d’atterrir, désemparés. En outre, un avion ennemi a été abattu par les canons antiaériens. Nous avons forcé un avion triplace allemand à atterir près de Nogent-l’Artaud, à l’est de Meaux.

Les forces franco-anglaises ont exécuté un raid naval contre les bases allemandes d’Ostende et de Zeebrugge. On a fait échouer cinq vieux croiseurs pour boucher les issues. Des troupes ont été débarquées sur le môle de Zeebrugge pour occuper temporairement l’attention de l’ennemi.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

(vidéo) Les tunneliers australiens

Le cratère d’une mine aujourd’hui mangée par la végétation. Nous sommes près d’Ypres en Flandre belge. Cette mine saute le 7 juin 1917 à l’aube sous les lignes allemandes, jour du déclenchement de la bataille de Messines. Ici, sur la colline 60, des mineurs australiens ont mené une guerre souterraine. Bien plus tard, en 2010, le cinéma leur rendra hommage sous le titre  » Commandos de l’ombre. »

Juin 1917, pour reconquérir une position allemande autour d’Ypres, les Britanniques ont l’idée de percer de longs et profonds tunnels afin de faire sauter des tonnes d’explosifs sous les lignes ennemies. En novembre 1916, la mission est confiée à la 1 ère Compagnie australienne de tunneliers. Constituée de 4500 mineurs expérimentés, elle est commandée par le capitaine Woodward, lui- même, ingénieur des Mines.

Une guerre souterraine débute alors.
Objectif: creuser des galeries  avec au bout des cavités assez grandes pour y stocker des quantités d’explosifs. Les tunneliers australiens doivent travailler en silence car sous terre, les 2 camps s’épient. Des soldats, écouteurs vissés aux oreilles  traquent le moindre bruit pour détecter le tunnel ennemi. Car les Allemands eux aussi creusent…
Éboulements, asphyxie, inondations, ces risques coûteront la vie à 30 mineurs australiens.

Le 3 juin 1917, 4 jours avant l’attaque, les tunneliers australiens bourrent d’explosifs les cavités sous la Colline 60. Le 7 juin, le capitaine Woodward déclenche l’explosion.
En quelques instants, les positions allemandes sont ensevelies, hors de combat.
La 1 ère Compagnie Australienne des Tunneliers a réussi sa mission.

La suite sur France info: http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/histoires-14-18-tunneliers-australiens-1262635.html

972/1 avril 1917: les Australiens sur le front français

Déjeuner de poilu à Reims

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Une célèbre image de la Grande guerre datée du 1 avril 1917

Carnet de guerre du dimanche 1 avril 1917 à travers Le Miroir

Au nord et au sud de l’Oise, faible activité.
Au sud de l’Ailette, nous avons attaqué avec succès les positions ennemies en plusieurs points du front Neuville-sur-Margival-Vrégny. Nos troupes ont réalisé de sérieux progrès à l’est de cette ligne et enlevé brillamment plusieurs points d’appui importants malgré l’énergique défense des Allemands.
Plusieurs contre-attaques ennemies ont été refoulées.
En Champagne, les Allemands ont multiplié les tentatives sur les positions reconquises par nous à l’ouest de Maisons-de-Champagne. Ils ont dirigé successivement cinq contre-attaques violentes qui ont été brisées par nos feux de mitrailleuses et nos tirs de barrage. L’ennemi a subi des pertes très sérieuses. Le chiffre des prisonniers atteint 80 dont 2 officiers.
Echec d’un coup de main ennemi à Ammerstwiller, en Alsace. Nous dispersons des patrouilles près du Pfetterhausen.
Les Anglais ont pris les villages de Ruyaulcourt, de Sorel-le-Grand et de Fins et progressé vers Heudicourt où un certain nombre de prisonniers sont restés entre leurs mains. Ils ont rejeté une attaque au sud de Neuville-Bourgonval.
Le gouvernement provisoire russe a lancé une proclamation pour appeler à la vie une Pologne indépendante et unifiée.

Émeute à Québec contre la conscription

Pour les habitants de Québec, le lundi de Pâques commence par une très mauvaise nouvelle. Alimentés par les autorités militaires, les journaux locaux font paraître un avis public avertissant la population que la seule présence à un attroupement constitue un acte criminel. Inquiet de la tournure des événements, Lavergne file au bureau du général Lessard qui s’est installé au Château Frontenac. Entre les deux hommes s’instaure alors un véritable dialogue de sourd. « S’il n’y a pas de troupes dans la rue, il ne se passera rien », assure Lavergne. « Non, il est trop tard », de répliquer Lessard. « J’ai la force et je m’en sers ! Je vais disperser tout rassemblement. » Dans l’après-midi, c’est au tour du maire Lavigueur de supplier le chef militaire de retirer ses hommes. Réponse cinglante de Lessard : « Nous n’avons d’ordre à recevoir de personne. Vous n’avez pas pu contrôler la situation avec votre police municipale. Maintenant, j’ai la nôtre en main et je prends les moyens nécessaires pour réprimer la chose le plus tôt possible. Nous allons tirer et nous allons faire des prisonniers. » Fin de la discussion et lever de rideau sur le dernier acte de la tragédie.

À 19 h 20, les troupes quittent la citadelle en direction de la Basse-Ville, la cavalerie ouvrant la marche. Le général Lessard suit l’évolution de la situation depuis son quartier général, établi au Château Frontenac. Quarante minutes plus tard, ses hommes s’engagent sur la place Jacques-Cartier pour disperser un rassemblement et repousser la foule dans les rues avoisinantes. Aussitôt, la cavalerie entre en scène, pourchassant brutalement les groupes qui ne cessent de se reformer. La foule réplique en bombardant la troupe de la manière devenue habituelle. Un peut partout dans la ville, des scènes du même ordre se reproduisent. Le peuple et l’armée s’affrontent dans une véritable « guerre de rue ».

L’info complète sur https://www.fondationlionelgroulx.org/Le-1er-avril-1918-Emeute-a-Quebec.html

 

937/25 février 1917: 14-18 à Charleville (08) par Marcel (dit Jules) Marengo

(bande son) 25 février 1917 : les Allemands reculent leurs lignes et ravagent le pays

Après les batailles de Verdun et de la Somme, les Allemands comprennent qu’ils risquent ne parviendront pas à gagner la guerre en « usant » leurs adversaires. Ils décident donc de ramener leurs position sur une ligne plus solide. Au passage, ils abandonnent des villages et les alliés découvrent les ravages qui y ont eu lieu, comme à Villeret, dans l’Aisne.

Le nouveau chef du grand Etat-major, Paul von Hidenburg, nommé l’été précédent, décide de rationnaliser et de fortifier les lignes sur un nouveau front, en arrière du précédent. Il ordonne de ravager les zones que les Allemands quittent. Plusieurs centaines de villages du nord de la France seront rasés et leur population déplacée, comme à Villeret, dans l’Aisne.

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/25-fevrier-1917-les-allemands-reculent-leurs-lignes-et-ravagent-le-pays_1751325.html

14-18 à Charleville (08) par Marcel (dit Jules) Marengo

dimanche 25 février 1917

8 heures du matin – Un Allemand cogne à la porte de ma cuisine…. Comme je suis long à répondre, il ouvre ma porte et siffle…… pour m’appeler. Mes chats se sauvent à toute vitesse. J’arrive enfin. L’Allemand me prévient que dans 20 minutes le Médecin Général visitera mon logement. Au bout de 10 minutes, nouvelle visite: l’Inspecteur Beer vient me renouveler l’avis du « Siffleur », il le fait d’une façon correcte et dit: C’est pour « Figure »…
En deux temps et trois mouvements, je masque ce qui peut attirer l’attention et j’assombris le plus possible mon logis.
10 heures – Sans sonner, l’inspecteur Beer ouvre la porte et introduit le Médecin Général… C’est le Dr. Ostertag accompagné de son second le Dr. Schmitt et de deux sous- officiers. Il se contente de dire en me voyant… « Vous permettez… » Le Dr. Ostertag circule avec moi dans le logement, il part disant: « Nichts… zu klein und zu dunkel  »
Je déjeune de bon appétit et je fume une cigarette de contentement. Le mot « Figure » lancé par l’Inspecteur Beer m’avait bien fait espérer qu’il s’agissait d’un simulacre…. d’une comédie, mais je n’en étais pas sûr….

source: http://www.cenelle.fr/charleville/01-charleville.html

Journal du dimanche 25 février 1917 à travers Le Miroir

Dans les Vosges, un de nos détachements a pénétré dans les lignes ennemies, au nord de Senones. Après un bombardement violent, les Allemands ont tenté sans succès un coup de main sur nos tranchées de Wissembach. Ils ont fait deux autres tentatives infructueuses sur nos tranchées du Nolu (Alsace).
Activité d’artillerie soutenue sur tout le front belge. Violente lutte de bombes dans la région Steenstraete-Hetsas.
Un de nos dirigeables a bombardé les usines en activité dans la région de Briey et est rentré sans incident à son port d’attache. Quatre cents kilos de projectiles ont été lancés par nos avions sur les bivouacs allemands dans la forêt de Spincourt.
Engagement sur tout le front roumain.
Les Anglais ont réalisé une forte avance dans la région de l’Ancre et se sont rendus maîtres du Petit-Miraumont. Ils ont progressé également, et sur un front de 2400 mètres, dans la région de Serre.
Ils ont accentué leur cheminement dans les alentours de Kut-el-Amara, en Mésopotamie.
Deux navires brésiliens sont arrivés, malgré le blocus des sous-marins, au Havre.
Le gouvernement anglais publie une liste de marchandises dont l’importation sera provisoirement interdite. Il veut réserver sa marine de commerce aux besoins immédiats de la guerre.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Les Australiens combattent sur la  Butte de Warlencourt (Pas de Calais)

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Les 25 et 26 février 1917, beaucoup de combats australiens eurent lieu aux alentours de la Butte de Warlencourt. Le 25 février, dans le noir, les 18e et 20e Bataillons (Nouvelle-Galles du Sud) avancèrent dans un épais brouillard des deux côtés de la butte, ne rencontrant que peu de résistance. À gauche à travers les champs (si l’on regarde en arrière vers Le Sars), le 9e Bataillon (Queensland) et le 10e Bataillon (Australie Méridionale) reçurent l’ordre d’avancer dans le brouillard vers le village du Barque. Alors qu’ils se déplaçaient au pas de marche rapide en descendant le versant, le brouillard se dissipa et des obus éclatèrent tout autour d’eux dans le sol boueux. Au total les deux unités perdirent trente hommes qui furent tués dans la charge de ce jour-là au Barque, mais la garde arrière allemande se retira rapidement dans un petit bois en marge du village.

source: http://www.ww1westernfront.gov.au/french/bullecourt/warlencourt/butte-de-warlencourt-feb-1917.php

La mort de la cathédrale Saint -Vaast

Cet article, paru le 25 février 1917, est le témoignage d’un militaire en première ligne dans le secteur de Chanteclerc, au nord d’Arras. Il assiste impuissant à l’incendie de la cathédrale ( les 5 et 6 juillet 1915) et en visite les ruines le lendemain.

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En ligne la journée a été assez calme ; mais de nos tranchées nous avons vu tomber sur Arras des centaines d’obus ; une vingtaine environ, tirés par une pièce d’un calibre inconnu. Notre oreille exercée entend pour la première fois cet ouragan. Les obus, d’ordinaire, sifflent on miaulent ; ceux-ci donnent l’impression d’un train lancé à toute vitesse dans le vide. Le projectile semble monter, puis retomber à pic sur l’objectif. La trajectoire passe très haut ; malgré cela, les portes des cagnas vibrent. Le déplacement clair provoqué par l’explosion se fait sentir jusqu’à nous. S’il reste encore un carreau dans Arras, ces dernières secousses formidables l’auront pulvérisé.

Les boches ont fait sur la ville et sur les faubourgs un énorme tir d’écrasement. Pourtant les coups se groupent et certains points, tout spécialement visés, se couvrent de fumée. L’ennemi porte en particulier sur la cathédrale son effort de destruction. Autour du monument, les explosions se produisent simultanément et sans cadence ; seule, la pièce lourde inconnue envoie régulièrement toutes les vingt minutes, son énorme charge.

Impuissants, nos canons se taisent. De leurs observatoires, les artilleurs ennemis peuvent jouir en paix du spectacle et régler leurs pièces. On devine leur présence à la précision du tir.

source: http://worpress.msvarras.fr/2015/07/06/lincendie-de-labbaye-saint-vaast-5-et-6-juillet-1915-22/

936/24 février 1917: pillage d’une ville: Charleville (Ardennes)

La halte des chasseurs cyclistes

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« Chasseurs cyclistes – la halte »
La guerre se pratiquait aussi à vélo.
24 février 1917

source: http://www.brionautes.com/article.php?sid=2775

Journal du samedi 24 février 1917

Lutte d’artillerie en Lorraine et en Alsace.
En Champagne, nos tirs d’artillerie ont allumé un important incendie dans les lignes allemandes, près de la Butte-du-Mesnil. Nous avons repoussé deux coups de mains de l’ennemi, l’un à l’est de Soissons, l’autre près de Bezonvaux. Nous avons réussi deux coups de main sur la Meuse.
Les Anglais ont amélioré leur position, au nord de Gueudecourt, en s’emparant d’un élément de tranchée, d’un mortier de tranchée et de plus de 30 prisonniers. Une avance a été également réalisée au sud du Petit-Miraumont, où un poste ennemi a été occupé.
Nos alliés ont exécuté avec succès un coup de main au sud-est de Souchez. Les Allemands ont eu des morts. Des raids ennemis ont été repoussés au sud d’Armentières et vers le bois de Ploegstaert. Ceux des assaillants qui avaient réussi à atteindre les tranchées britanniques ont été tués ou capturés. Activité de l’artillerie allemande vers la Somme au sud d’Arras.
Sur le front italien comme sur le front russe, simples opérations de détail.
Un paquebot, l’Athos, a été coulé en Méditerranée. 1450 passagers ont été sauvés.
M. Lloyd George annonce aux Communes anglaises d’importantes restrictions aux entrées de marchandises.

source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Pillage d’une ville: Charleville (Ardennes)

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Charleville, une cité sous très haute surveillance

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source: http://www.charleville-mezieres.fr/content/download/33247/407283/…/’une%20ville.pdf

Russie: l’insurrection du 24 février 1917 renverse le Tsar

Le lendemain, 24 février, les grévistes sont 200 000, soit près la moitié de la classe ouvrière de la capitale. Dans le tourbillon des ces journées, l’instinct révolutionnaire des masses entre en jeu. Elles recherchent la faille chez l’adversaire. Les premiers échanges amicaux entre soldats et manifestants encouragent ces derniers. « Les Cosaques promettent de ne pas tirer ! » Ils ne tirent pas, en effet. La police, détestée, reçoit des tuiles, des pierres et des morceaux de glace. Le 25 février, avec 240 000 grévistes, le sang coule pour la première fois. Et la grève se transforme en insurrection.

L’ouvrier Kayurov a raconté comment, sous l’œil des cosaques, des manifestants ont été dispersés sous les fouets de la police. Les ouvriers ôtent alors leurs képis et les serrent humblement, au niveau de la taille, en s’approchant des cosaques : « Frères, Cosaques ! Aidez les travailleurs, leurs revendications sont justes et pacifiques. » Dans son magnifique récit de ces journées [1], Trotsky écrit : « Ce geste délibérément humble – les képis dans les mains – quelle justesse de calcul psychologique ! Geste inimitable ! » Les cosaques se regardent, se comprennent, et se lancent contre la police. Les « cinq jours » qui ont fait tomber la dynastie des Romanov sont remplis d’innombrables épisodes de ce genre.

source: http://www.gauchemip.org/spip.php?article5468

L’équipage du  dirigeable « Pilatre de Rozier », s’écrase dans la nuit du 23 au février 1917

Monument en hommage aux aérostiers du dirigeable "Pilâtre de Rozier" - Dans la nuit du 23 au 24 février 1917, parti d'Epinal (88), le dirigeable, parti en mission de bombardement de Neunkirchen (Sarre), s'écrase sur le versant Est de la colline boisée "Le Boetzel" entre Voellerdingen et Oermingen (67) - L'équipage composé de 9 hommes périt dans la catastrophe - Ce monument a été érigé par le souvenir français en 1921 - Photo Stefaan Nuyts
Monument en hommage aux aérostiers du dirigeable « Pilâtre de Rozier » – Dans la nuit du 23 au 24 février 1917, parti d’Epinal (88), le dirigeable, parti en mission de bombardement de Neunkirchen (Sarre), s’écrase sur le versant Est de la colline boisée « Le Boetzel » entre Voellerdingen et Oermingen (67) – L’équipage composé de 9 hommes périt dans la catastrophe – Ce monument a été érigé par le souvenir français en 1921 – Photo Stefaan Nuyts

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« Le Vendredi 23 Février 1917, le Pilatre des Roziers quitta Epinal à 22 heures pour bombarder une seconde fois les hauts fourneaux de Neunkirchen (Sarre). Aux environs de minuit, le dirigeable, à la recherche de la vallée de la Blies, survola l’Alsace Bossue. Mais bientôt, un changement de direction semble avoir été décidé. Pour quelles raisons ?erreur de cap ? erreur de pilotage ? avarie de moteurs ?

Des témoins de Wittring (Moselle), l’apercevant au dessus de leur village, conclurent que le dirigeable s’était perdu dans une nuit noire et sans lune !

source: http://www.mairie-chateau-thierry.net/1418/labase/dosmonumdirigeable_Pilatre%20de%20Rozier%20Oermingen67_1917.pdf

voir aussi http://www.aerosteles.net/fiche.php?code=voellerdingen-pilatre

Les Australiens attaquent en direction de la ligne Hindenbenburg

Le 24 février 1917, les tranchées abandonnées signalaient que la retraite allemande avait débuté. Les patrouilles remarquèrent rapidement que l’ennemi s’était replié sur la majeure partie du front australien, laissant un mince écran de petits postes et de patrouilles mineures derrière lui. Cette situation eut un effet magique sur le moral des Australiens. Ils suivirent le repli de bonne humeur – mais en prenant garde aux pièges. Les patrouilles repoussèrent l’écran allemand jusqu’à Warlencourt et près de Le Barque au pied des hauteurs de Bapaume, où des postes allemands plus puissants ralentirent leur avance. Pendant la nuit du 26 février, les Australiens saisirent les villages du Barque et de Ligny-Thilloy et établirent rapidement leurs postes en dessous de Bapaume.

source: http://milguerres.unblog.fr/avance-vers-la-ligne-hindenburgfevrier-avril-1917/