Archives du mot-clé australie

(vidéo) Les tunneliers australiens

Le cratère d’une mine aujourd’hui mangée par la végétation. Nous sommes près d’Ypres en Flandre belge. Cette mine saute le 7 juin 1917 à l’aube sous les lignes allemandes, jour du déclenchement de la bataille de Messines. Ici, sur la colline 60, des mineurs australiens ont mené une guerre souterraine. Bien plus tard, en 2010, le cinéma leur rendra hommage sous le titre  » Commandos de l’ombre. »

Juin 1917, pour reconquérir une position allemande autour d’Ypres, les Britanniques ont l’idée de percer de longs et profonds tunnels afin de faire sauter des tonnes d’explosifs sous les lignes ennemies. En novembre 1916, la mission est confiée à la 1 ère Compagnie australienne de tunneliers. Constituée de 4500 mineurs expérimentés, elle est commandée par le capitaine Woodward, lui- même, ingénieur des Mines.

Une guerre souterraine débute alors.
Objectif: creuser des galeries  avec au bout des cavités assez grandes pour y stocker des quantités d’explosifs. Les tunneliers australiens doivent travailler en silence car sous terre, les 2 camps s’épient. Des soldats, écouteurs vissés aux oreilles  traquent le moindre bruit pour détecter le tunnel ennemi. Car les Allemands eux aussi creusent…
Éboulements, asphyxie, inondations, ces risques coûteront la vie à 30 mineurs australiens.

Le 3 juin 1917, 4 jours avant l’attaque, les tunneliers australiens bourrent d’explosifs les cavités sous la Colline 60. Le 7 juin, le capitaine Woodward déclenche l’explosion.
En quelques instants, les positions allemandes sont ensevelies, hors de combat.
La 1 ère Compagnie Australienne des Tunneliers a réussi sa mission.

La suite sur France info: http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/histoires-14-18-tunneliers-australiens-1262635.html

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972/1 avril 1917: les Australiens sur le front français

Déjeuner de poilu à Reims

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Une célèbre image de la Grande guerre datée du 1 avril 1917

Carnet de guerre du dimanche 1 avril 1917 à travers Le Miroir

Au nord et au sud de l’Oise, faible activité.
Au sud de l’Ailette, nous avons attaqué avec succès les positions ennemies en plusieurs points du front Neuville-sur-Margival-Vrégny. Nos troupes ont réalisé de sérieux progrès à l’est de cette ligne et enlevé brillamment plusieurs points d’appui importants malgré l’énergique défense des Allemands.
Plusieurs contre-attaques ennemies ont été refoulées.
En Champagne, les Allemands ont multiplié les tentatives sur les positions reconquises par nous à l’ouest de Maisons-de-Champagne. Ils ont dirigé successivement cinq contre-attaques violentes qui ont été brisées par nos feux de mitrailleuses et nos tirs de barrage. L’ennemi a subi des pertes très sérieuses. Le chiffre des prisonniers atteint 80 dont 2 officiers.
Echec d’un coup de main ennemi à Ammerstwiller, en Alsace. Nous dispersons des patrouilles près du Pfetterhausen.
Les Anglais ont pris les villages de Ruyaulcourt, de Sorel-le-Grand et de Fins et progressé vers Heudicourt où un certain nombre de prisonniers sont restés entre leurs mains. Ils ont rejeté une attaque au sud de Neuville-Bourgonval.
Le gouvernement provisoire russe a lancé une proclamation pour appeler à la vie une Pologne indépendante et unifiée.

Émeute à Québec contre la conscription

Pour les habitants de Québec, le lundi de Pâques commence par une très mauvaise nouvelle. Alimentés par les autorités militaires, les journaux locaux font paraître un avis public avertissant la population que la seule présence à un attroupement constitue un acte criminel. Inquiet de la tournure des événements, Lavergne file au bureau du général Lessard qui s’est installé au Château Frontenac. Entre les deux hommes s’instaure alors un véritable dialogue de sourd. « S’il n’y a pas de troupes dans la rue, il ne se passera rien », assure Lavergne. « Non, il est trop tard », de répliquer Lessard. « J’ai la force et je m’en sers ! Je vais disperser tout rassemblement. » Dans l’après-midi, c’est au tour du maire Lavigueur de supplier le chef militaire de retirer ses hommes. Réponse cinglante de Lessard : « Nous n’avons d’ordre à recevoir de personne. Vous n’avez pas pu contrôler la situation avec votre police municipale. Maintenant, j’ai la nôtre en main et je prends les moyens nécessaires pour réprimer la chose le plus tôt possible. Nous allons tirer et nous allons faire des prisonniers. » Fin de la discussion et lever de rideau sur le dernier acte de la tragédie.

À 19 h 20, les troupes quittent la citadelle en direction de la Basse-Ville, la cavalerie ouvrant la marche. Le général Lessard suit l’évolution de la situation depuis son quartier général, établi au Château Frontenac. Quarante minutes plus tard, ses hommes s’engagent sur la place Jacques-Cartier pour disperser un rassemblement et repousser la foule dans les rues avoisinantes. Aussitôt, la cavalerie entre en scène, pourchassant brutalement les groupes qui ne cessent de se reformer. La foule réplique en bombardant la troupe de la manière devenue habituelle. Un peut partout dans la ville, des scènes du même ordre se reproduisent. Le peuple et l’armée s’affrontent dans une véritable « guerre de rue ».

L’info complète sur https://www.fondationlionelgroulx.org/Le-1er-avril-1918-Emeute-a-Quebec.html

 

937/25 février 1917: 14-18 à Charleville (08) par Marcel (dit Jules) Marengo

(bande son) 25 février 1917 : les Allemands reculent leurs lignes et ravagent le pays

Après les batailles de Verdun et de la Somme, les Allemands comprennent qu’ils risquent ne parviendront pas à gagner la guerre en « usant » leurs adversaires. Ils décident donc de ramener leurs position sur une ligne plus solide. Au passage, ils abandonnent des villages et les alliés découvrent les ravages qui y ont eu lieu, comme à Villeret, dans l’Aisne.

Le nouveau chef du grand Etat-major, Paul von Hidenburg, nommé l’été précédent, décide de rationnaliser et de fortifier les lignes sur un nouveau front, en arrière du précédent. Il ordonne de ravager les zones que les Allemands quittent. Plusieurs centaines de villages du nord de la France seront rasés et leur population déplacée, comme à Villeret, dans l’Aisne.

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/25-fevrier-1917-les-allemands-reculent-leurs-lignes-et-ravagent-le-pays_1751325.html

14-18 à Charleville (08) par Marcel (dit Jules) Marengo

dimanche 25 février 1917

8 heures du matin – Un Allemand cogne à la porte de ma cuisine…. Comme je suis long à répondre, il ouvre ma porte et siffle…… pour m’appeler. Mes chats se sauvent à toute vitesse. J’arrive enfin. L’Allemand me prévient que dans 20 minutes le Médecin Général visitera mon logement. Au bout de 10 minutes, nouvelle visite: l’Inspecteur Beer vient me renouveler l’avis du « Siffleur », il le fait d’une façon correcte et dit: C’est pour « Figure »…
En deux temps et trois mouvements, je masque ce qui peut attirer l’attention et j’assombris le plus possible mon logis.
10 heures – Sans sonner, l’inspecteur Beer ouvre la porte et introduit le Médecin Général… C’est le Dr. Ostertag accompagné de son second le Dr. Schmitt et de deux sous- officiers. Il se contente de dire en me voyant… « Vous permettez… » Le Dr. Ostertag circule avec moi dans le logement, il part disant: « Nichts… zu klein und zu dunkel  »
Je déjeune de bon appétit et je fume une cigarette de contentement. Le mot « Figure » lancé par l’Inspecteur Beer m’avait bien fait espérer qu’il s’agissait d’un simulacre…. d’une comédie, mais je n’en étais pas sûr….

source: http://www.cenelle.fr/charleville/01-charleville.html

Journal du dimanche 25 février 1917 à travers Le Miroir

Dans les Vosges, un de nos détachements a pénétré dans les lignes ennemies, au nord de Senones. Après un bombardement violent, les Allemands ont tenté sans succès un coup de main sur nos tranchées de Wissembach. Ils ont fait deux autres tentatives infructueuses sur nos tranchées du Nolu (Alsace).
Activité d’artillerie soutenue sur tout le front belge. Violente lutte de bombes dans la région Steenstraete-Hetsas.
Un de nos dirigeables a bombardé les usines en activité dans la région de Briey et est rentré sans incident à son port d’attache. Quatre cents kilos de projectiles ont été lancés par nos avions sur les bivouacs allemands dans la forêt de Spincourt.
Engagement sur tout le front roumain.
Les Anglais ont réalisé une forte avance dans la région de l’Ancre et se sont rendus maîtres du Petit-Miraumont. Ils ont progressé également, et sur un front de 2400 mètres, dans la région de Serre.
Ils ont accentué leur cheminement dans les alentours de Kut-el-Amara, en Mésopotamie.
Deux navires brésiliens sont arrivés, malgré le blocus des sous-marins, au Havre.
Le gouvernement anglais publie une liste de marchandises dont l’importation sera provisoirement interdite. Il veut réserver sa marine de commerce aux besoins immédiats de la guerre.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Les Australiens combattent sur la  Butte de Warlencourt (Pas de Calais)

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Les 25 et 26 février 1917, beaucoup de combats australiens eurent lieu aux alentours de la Butte de Warlencourt. Le 25 février, dans le noir, les 18e et 20e Bataillons (Nouvelle-Galles du Sud) avancèrent dans un épais brouillard des deux côtés de la butte, ne rencontrant que peu de résistance. À gauche à travers les champs (si l’on regarde en arrière vers Le Sars), le 9e Bataillon (Queensland) et le 10e Bataillon (Australie Méridionale) reçurent l’ordre d’avancer dans le brouillard vers le village du Barque. Alors qu’ils se déplaçaient au pas de marche rapide en descendant le versant, le brouillard se dissipa et des obus éclatèrent tout autour d’eux dans le sol boueux. Au total les deux unités perdirent trente hommes qui furent tués dans la charge de ce jour-là au Barque, mais la garde arrière allemande se retira rapidement dans un petit bois en marge du village.

source: http://www.ww1westernfront.gov.au/french/bullecourt/warlencourt/butte-de-warlencourt-feb-1917.php

La mort de la cathédrale Saint -Vaast

Cet article, paru le 25 février 1917, est le témoignage d’un militaire en première ligne dans le secteur de Chanteclerc, au nord d’Arras. Il assiste impuissant à l’incendie de la cathédrale ( les 5 et 6 juillet 1915) et en visite les ruines le lendemain.

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En ligne la journée a été assez calme ; mais de nos tranchées nous avons vu tomber sur Arras des centaines d’obus ; une vingtaine environ, tirés par une pièce d’un calibre inconnu. Notre oreille exercée entend pour la première fois cet ouragan. Les obus, d’ordinaire, sifflent on miaulent ; ceux-ci donnent l’impression d’un train lancé à toute vitesse dans le vide. Le projectile semble monter, puis retomber à pic sur l’objectif. La trajectoire passe très haut ; malgré cela, les portes des cagnas vibrent. Le déplacement clair provoqué par l’explosion se fait sentir jusqu’à nous. S’il reste encore un carreau dans Arras, ces dernières secousses formidables l’auront pulvérisé.

Les boches ont fait sur la ville et sur les faubourgs un énorme tir d’écrasement. Pourtant les coups se groupent et certains points, tout spécialement visés, se couvrent de fumée. L’ennemi porte en particulier sur la cathédrale son effort de destruction. Autour du monument, les explosions se produisent simultanément et sans cadence ; seule, la pièce lourde inconnue envoie régulièrement toutes les vingt minutes, son énorme charge.

Impuissants, nos canons se taisent. De leurs observatoires, les artilleurs ennemis peuvent jouir en paix du spectacle et régler leurs pièces. On devine leur présence à la précision du tir.

source: http://worpress.msvarras.fr/2015/07/06/lincendie-de-labbaye-saint-vaast-5-et-6-juillet-1915-22/

936/24 février 1917: pillage d’une ville: Charleville (Ardennes)

La halte des chasseurs cyclistes

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« Chasseurs cyclistes – la halte »
La guerre se pratiquait aussi à vélo.
24 février 1917

source: http://www.brionautes.com/article.php?sid=2775

Journal du samedi 24 février 1917

Lutte d’artillerie en Lorraine et en Alsace.
En Champagne, nos tirs d’artillerie ont allumé un important incendie dans les lignes allemandes, près de la Butte-du-Mesnil. Nous avons repoussé deux coups de mains de l’ennemi, l’un à l’est de Soissons, l’autre près de Bezonvaux. Nous avons réussi deux coups de main sur la Meuse.
Les Anglais ont amélioré leur position, au nord de Gueudecourt, en s’emparant d’un élément de tranchée, d’un mortier de tranchée et de plus de 30 prisonniers. Une avance a été également réalisée au sud du Petit-Miraumont, où un poste ennemi a été occupé.
Nos alliés ont exécuté avec succès un coup de main au sud-est de Souchez. Les Allemands ont eu des morts. Des raids ennemis ont été repoussés au sud d’Armentières et vers le bois de Ploegstaert. Ceux des assaillants qui avaient réussi à atteindre les tranchées britanniques ont été tués ou capturés. Activité de l’artillerie allemande vers la Somme au sud d’Arras.
Sur le front italien comme sur le front russe, simples opérations de détail.
Un paquebot, l’Athos, a été coulé en Méditerranée. 1450 passagers ont été sauvés.
M. Lloyd George annonce aux Communes anglaises d’importantes restrictions aux entrées de marchandises.

source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Pillage d’une ville: Charleville (Ardennes)

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Charleville, une cité sous très haute surveillance

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source: http://www.charleville-mezieres.fr/content/download/33247/407283/…/’une%20ville.pdf

Russie: l’insurrection du 24 février 1917 renverse le Tsar

Le lendemain, 24 février, les grévistes sont 200 000, soit près la moitié de la classe ouvrière de la capitale. Dans le tourbillon des ces journées, l’instinct révolutionnaire des masses entre en jeu. Elles recherchent la faille chez l’adversaire. Les premiers échanges amicaux entre soldats et manifestants encouragent ces derniers. « Les Cosaques promettent de ne pas tirer ! » Ils ne tirent pas, en effet. La police, détestée, reçoit des tuiles, des pierres et des morceaux de glace. Le 25 février, avec 240 000 grévistes, le sang coule pour la première fois. Et la grève se transforme en insurrection.

L’ouvrier Kayurov a raconté comment, sous l’œil des cosaques, des manifestants ont été dispersés sous les fouets de la police. Les ouvriers ôtent alors leurs képis et les serrent humblement, au niveau de la taille, en s’approchant des cosaques : « Frères, Cosaques ! Aidez les travailleurs, leurs revendications sont justes et pacifiques. » Dans son magnifique récit de ces journées [1], Trotsky écrit : « Ce geste délibérément humble – les képis dans les mains – quelle justesse de calcul psychologique ! Geste inimitable ! » Les cosaques se regardent, se comprennent, et se lancent contre la police. Les « cinq jours » qui ont fait tomber la dynastie des Romanov sont remplis d’innombrables épisodes de ce genre.

source: http://www.gauchemip.org/spip.php?article5468

L’équipage du  dirigeable « Pilatre de Rozier », s’écrase dans la nuit du 23 au février 1917

Monument en hommage aux aérostiers du dirigeable "Pilâtre de Rozier" - Dans la nuit du 23 au 24 février 1917, parti d'Epinal (88), le dirigeable, parti en mission de bombardement de Neunkirchen (Sarre), s'écrase sur le versant Est de la colline boisée "Le Boetzel" entre Voellerdingen et Oermingen (67) - L'équipage composé de 9 hommes périt dans la catastrophe - Ce monument a été érigé par le souvenir français en 1921 - Photo Stefaan Nuyts
Monument en hommage aux aérostiers du dirigeable « Pilâtre de Rozier » – Dans la nuit du 23 au 24 février 1917, parti d’Epinal (88), le dirigeable, parti en mission de bombardement de Neunkirchen (Sarre), s’écrase sur le versant Est de la colline boisée « Le Boetzel » entre Voellerdingen et Oermingen (67) – L’équipage composé de 9 hommes périt dans la catastrophe – Ce monument a été érigé par le souvenir français en 1921 – Photo Stefaan Nuyts

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« Le Vendredi 23 Février 1917, le Pilatre des Roziers quitta Epinal à 22 heures pour bombarder une seconde fois les hauts fourneaux de Neunkirchen (Sarre). Aux environs de minuit, le dirigeable, à la recherche de la vallée de la Blies, survola l’Alsace Bossue. Mais bientôt, un changement de direction semble avoir été décidé. Pour quelles raisons ?erreur de cap ? erreur de pilotage ? avarie de moteurs ?

Des témoins de Wittring (Moselle), l’apercevant au dessus de leur village, conclurent que le dirigeable s’était perdu dans une nuit noire et sans lune !

source: http://www.mairie-chateau-thierry.net/1418/labase/dosmonumdirigeable_Pilatre%20de%20Rozier%20Oermingen67_1917.pdf

voir aussi http://www.aerosteles.net/fiche.php?code=voellerdingen-pilatre

Les Australiens attaquent en direction de la ligne Hindenbenburg

Le 24 février 1917, les tranchées abandonnées signalaient que la retraite allemande avait débuté. Les patrouilles remarquèrent rapidement que l’ennemi s’était replié sur la majeure partie du front australien, laissant un mince écran de petits postes et de patrouilles mineures derrière lui. Cette situation eut un effet magique sur le moral des Australiens. Ils suivirent le repli de bonne humeur – mais en prenant garde aux pièges. Les patrouilles repoussèrent l’écran allemand jusqu’à Warlencourt et près de Le Barque au pied des hauteurs de Bapaume, où des postes allemands plus puissants ralentirent leur avance. Pendant la nuit du 26 février, les Australiens saisirent les villages du Barque et de Ligny-Thilloy et établirent rapidement leurs postes en dessous de Bapaume.

source: http://milguerres.unblog.fr/avance-vers-la-ligne-hindenburgfevrier-avril-1917/

 

715/journal du19 juillet 1916: hécatombe britannique et australienne à la bataille de Fromelles

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du mercredi 19 juillet à travers Le Miroir

Les Allemands ont attaqué nos positions de la Somme depuis le village de Biaches jusqu’à la Maisonnette. Malgré des tentatives réiterées qui leur ont coûté de lourdes pertes, ils n’ont pu s’emparer de la Maisonnette. Quelques portions ennemies s’étaient infiltrées le long du canal dans la partie est de Biaches : elles en ont été délogées presque en totalité.
Sur la rive gauche de la Meuse, un coup de main dirigé sur nos tranchées de la cote 304 a échoué sous nos feux.
Sur la rive droite, combats à la grenade aux abords de la chapelle Sainte-Fine et à l’ouest de Fleury. L’ennemi a été partout repoussé. Lutte d’artillerie assez vive dans la région de la Laufée et du Chenois.
En dépit du brouillard et de la pluie, les Anglais ont fait de sérieux progrès au nord d’Ovillers, sur un front d’un kilomètre. Ils ont enlevé plusieurs points fortement tenus, faisant des prisonniers et capturant 6 mitrailleuses.
Ils ont effectué un coup de main heureux près de Wyschaete.
Les Belges, de leur côté, ont opéré un raid hardi près de Dixmude.
Les Russes continuent leur avance en Volhynie; leur cavalerie s’avance sur la chaussée de Kirlibaba à Maramaros-Sziget (Transylvanie).
Les Italiens ont progressé dans le Vallarsa et dans la région de Posina-Astico.
Les ouvriers anglais, pour ne pas suspendre la fabrication des munitions et pour répondre à la demande du général Douglas Haig, renonce à leur congé de l’été.
La presse allemande reconnait de plus en plus nettement la gravité de la situation militaire de l’empire sur le front Est et sur le front Ouest.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet16.html

Hécatombe britannique et australienne à la bataille de Fromelles (Nord) des 19 et 20 juillet 1916

Australian_53rd_Bn_Fromelles_19_July_1916Tard dans l’après midi du 19 juillet 1916, la 5e division britannique se lance à l’assaut des lignes allemandes, après un tir d’artillerie insuffisant.
Par leur vaillance des troupes du Commonwealth atteignent les premières tranchées allemandes au prix de pertes énormes, ils maintiennent les positions durant la nuit, mais trop exposés, ils décrochent au petit matin du 20 juillet. Ce tragique échec est à relier à des choix stratégiques trop improvisés en vue d’assurer une diversion durant la bataille de la Somme qui faisait rage à 80 Km au sud-ouest.
Le bilan des 27 heures de combat fut lourd du côté des alliés :
1543 soldats britanniques furent tués ou blessés ou portés disparus
6000 soldats australiens furent mirent hors de combat (2500 morts et 3500 blessés) Les Allemands perdirent 1200 combattants.
Petite anecdote, le caporal Adolf Hitler a tenu garnison à Fromelles du 10 mars au 25 septembre 1916, il a dû être engagé dans ce combat.  .
Leur général Luddendoff reconnut, à l’époque, la vaillance des soldats australiens, mais il ne fût pas aussi élogieux envers l’Etat major anglais qui avait ordonné l’assaut…
La division australienne des « cobbers » avait débarqué à Marseille le 30 juin 1916 et fût affecté immédiatement sur le front à Fromelles. Leur premier engagement, en France, est important aux yeux des Australiens d’aujourd’hui, car c’est la première fois que l’on parle de l’Australie en terme de nation et non de pays rattaché au Commonwealth.
L’Australie dont la population approchait à l’époque 4.5 millions d’habitants avait envoyé un corps expéditionnaire de 330 000 hommes en Europe, 60 000 furent tués.
A Fromelles, beaucoup de soldats australiens morts tombèrent dans les positions allemandes. Ceux-ci les inhumèrent dans 8 fosses communes à proximité du bois du Faisan.

La suite sur http://sentierdunord.free.fr/Circuit%20de%20la%20Bataille%20de%20Fromelles%20Fromelles.html

vidéo : http://weppesenflandre.skyrock.com/3175233067-Le-19-juillet-1916-la-bataille-de-Fromelles.html

video https://www.youtube.com/watch?v=s_r9BT2KLvI

Ses derniers écrits: le baptême du feu est pour ce soir »

Après six années de recherches inlassables, l’historien amateur originaire de Melbourne, a réussi à convaincre les autorités françaises, anglaises et australiennes que les 400 soldats disparus corps et biens depuis la tragique nuit du 19 juillet 1916 gisaient là, à 300 mètres environ du centre de Fromelles, une paisible bourgade à 30 km au sud de Lille.

En quittant le quai de Sydney en février 1916, Bill entreprend la rédaction de son journal personnel. Il y fait le récit du quotidien d’un simple trouffion. A la page du 19 juillet 1916, il est noté « …le baptême du feu est pour ce soir ! « , mais ce seront les derniers mots qu’il inscrira sur son carnet.
Gamin, un autre homme, en terre ch’ti, Martial Delebarre, explorait les blockhaus, les tranchées, fouillait les ornières à la recherche d’un vestige du sanglant assaut. Dans la soupente de la mairie de Fromelles, il a même créé un Musée où il expose tout ce qu’il a amassé de cette bataille qui fit, côté alliés plus de 5500 tués, blessés et prisonniers en 24 heures !

La suite sur: http://www.france3.fr/emissions/documentaires/diffusions/09-11-2009_118210

Blessés anglais et allemands vers un poste de secours

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Des soldats britanniques et allemands blessés pendant la bataille de la crête de Bazentin (Somme), le 19 juillet 1916, se dirigent vers le poste de premier secours de Bernafay Wood à Montauban-de-Picardie (Somme). « The Great War: A Photographic Narrative » (édité par Mark Holborn, publié par Jonathan Cape et l’Imperial War Museum).

http://lagrandeguerre.blog.lemonde.fr/2014/01/08/limperial-war-museum-livre-ses-photographies-les-plus-marquantes-de-la-grande-guerre/

 

Après six années de recherches inlassables, l’historien amateur originaire de Melbourne, a réussi à convaincre les autorités françaises, anglaises et australiennes que les 400 soldats disparus corps et biens depuis la tragique nuit du 19 juillet 1916 gisaient là, à 300 mètres environ du centre de Fromelles, une paisible bourgade à 30 km au sud de Lille.

En quittant le quai de Sydney en février 1916, Bill entreprend la rédaction de son journal personnel. Il y fait le récit du quotidien d’un simple trouffion. A la page du 19 juillet 1916, il est noté « …le baptême du feu est pour ce soir ! « , mais ce seront les derniers mots qu’il inscrira sur son carnet.
Gamin, un autre homme, en terre ch’ti, Martial Delebarre, explorait les blockhaus, les tranchées, fouillait les ornières à la recherche d’un vestige du sanglant assaut. Dans la soupente de la mairie de Fromelles, il a même créé un Musée où il expose tout ce qu’il a amassé de cette bataille qui fit, côté alliés plus de 5500 tués, blessés et prisonniers en 24 heures !

(vidéo) L’histoire édifiante du soldat Gravell

Sur France 3 Bourgogne

wegravell3Comme tous les Australiens, William Gravell était un engagé volontaire. Après avoir combattu aux Dardanelles, son bataillon a été envoyé dans la Somme. C’est lors de ce voyage en train depuis Marseille, qu’il a trouvé la mort. Inhumé en Saône-et-Loire, il a pourtant été porté disparu jusqu’en 2006.

Né en 1887 à Woodend dans la province de Victoria, William Edwin Gravell, s’est engagé dans l’armée Australienne le 20 juillet 1915. Dans le civil, il était conducteur de tramway, à Melbourne.

Le 27 Octobre 1915, il a embarque à destination de la Turquie pour combattre sur le front d’Orient dans les Dardanelles. Blessé dans la bataille de Gallipoli, il est soigné en Egypte. En Mars, il est versé dans le 60e bataillon et débarque à Marseille le 28 Juin avec la 5ème Division australienne, pour être acheminé vers le Front.

William Gravell a été le premier de sa Division à mourir sur le sol Français. Il avait 29 ans. Une mort accidentelle survenue le 30 juin à 22 heures, à Mussy-sous-Dun, en Saône-et-Loire. Le train roulait à 40 kilomètres/heure. Il était bondé. Aucun arrêt. Pas de toilettes, alors les hommes n’avaient pas d’autre solution pour se soulager que d’uriner par les fenêtres.

(vidéo)14-18 commémorée par les Australiens et Neo-Zélandais

Chaque année, la ville picarde de Villers-Bretonneux commémore sa libération durant la Première Guerre mondiale par les soldats australiens et néo-zélandais.

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Depuis le début de la nuit, à Villers-Bretonneux (Somme), ce lundi 25 avril, des centaines d’Australiens et de Français sont réunis dans la Somme pour commémorer l’engagement des troupes australiennes et néo-zélandaises dans la Première Guerre mondiale. Devant le monument aux morts, dès 5 heures du matin, à l’heure où les Australiens ont libéré la ville, les hommages aux combattants s’enchaînent.

Lieu de mémoire

Le 25 avril 1915, les troupes océaniennes entrent dans le premier conflit mondial. Dans les tranchées boueuses, les combats sont terribles, sanglants. Sur les quelque 420 000 engagés volontaires, plus de 62 000 y sont tués, et près de 150 000 blessés. Chaque année, Australiens et Néo-Zélandais traversent la moitié du globe pour se recueillir sur ce lieu de mémoire et rendre hommage à leurs ancêtres.

http://www.francetvinfo.fr/societe/guerre-de-14-18/somme-la-1ere-guerre-mondiale-commemoree-par-les-australiens-et-neo-zelandais_1422097.html

voir aussi:

http://www.20minutes.fr/lille/1833279-20160425-centenaire-bataille-somme-australie-martyre-grande-guerre

http://www.20minutes.fr/lille/1833175-20160425-nord-hommage-rendu-soldats-australiens-tombes-14-18