Archives du mot-clé Autriche

1599/18 décembre 1918: les  Harlem Hellfighters (USA) interdit de parade à Paris

Création de l’Union des Aveugles de Guerre

Créée le 18 décembre 1918 et reconnue d’utilité publique par décret du 9 avril 1921, l’Union des Aveugles de Guerre (UAG) a rassemblé, jusqu’à sa dissolution le 19 août 2015, près de 4 000 anciens combattants ayant perdu la vue au cours d’un conflit ou d’une opération extérieure, aveugles victimes civiles de guerre et militaires atteints de cécité par blessures ou maladies contractées en service en temps de paix.(vidéo)

source: http://www.aveuglesdeguerre.org/histoire-uag-_r_28.html

Les  Harlem Hellfighters (USA) interdit de parade à Paris

Sous la pression des autorités américaines, le régiment n’est pas autorisé à parader dans les rues de Paris après la victoire ! Le régiment quitte la 161e division d’infanterie le 18 décembre 1918 en vue de son retour aux États-Unis. Grâce au colonel William Hayward, et malgré les réticences du commandement américain, les  Harlem Hellfighters peuvent tout de même défiler sur la Cinquième Avenue de New York à leur retour en février 1919.

source: http://www.guerre1418.org/html/thematiques_americains.html

Intervention française à Odessa (Ukraine)

source: https://www.persee.fr/doc/casla_1283-3878_2016_num_14_1_1142

Autriche: les femmes ont le droit de vote

L’Assemblée nationale provisoire accorde, le 18 décembre 1918, le droit de vote aux femmes. Les élections pour l’Assemblée nationale constituante se déroulent le 19 février 1919.

source: https://www.universalis.fr/encyclopedie/autriche/3-d-une-republique-a-l-autre-1918-1945/

Journal du mercredi 18 décembre 1918

On croit que les conférences de la paix ne commenceront qu’après le 1er janvier.
MM. Lloyd George et Balfour vont partir pour Paris.
M. Noulens, notre ambassadeur à Arkhangel, a quitté la Russie.
On publie les clauses financières de l’armistice conclu à Trèves et qui sont :
Engagement de la part de l’Allemagne de ne pas disposer sans accord préalable avec les alliés, de son encaisse métallique, de ses effets ou avoir en or à l’étranger;
Engagement de la part de l’Allemagne de prendre, d’accord avec les gouvernements alliés, les mesures nécessaires pour régler le plus rapidement possible les conditions dans lesquelles les intéressés pourront obtenir la restitution des titres perdus ou volés dans les régions envahies ;
Obligation, sous certaines conditions, de régler à leurs échéances les créances dues aux Alsaciens-Lorrains et de n’apporter aucune entrave à la libre disposition par les Alsaciens-Lorrains des propriétés, valeurs, titres et dépôts leur appartenant et situés en Allemagne.
Le gouvernement espagnol a suspendu les Cortès et décidé d’établir la loi martiale en Catalogne.
Un gouvernement serbo-yougo-slave a été établi à Belgrade avec M. Pachitch comme président, M. Korosec comme vice-président, M. Trumbitch, comme ministre des Affaires étrangères.
MM. Kokotsef et Milioukof sont attendus à Paris.
On annonce que M. de Romanones, président du Conseil espagnol, va venir à Paris pour conférer avec MM.Clemenceau et Wilson.
De nouvelles manifestations organisées à Berlin par Liebknecht et le groupe Spartacus ont échoué devant l’indifférence du public.
Un vif mouvement contre-révolutionnaire se dessine dans les troupes de la garde et spécialement à Potsdam.
Une réaction s’affirme à Vienne contre le rattachement de l’Autriche allemande à l’Allemagne.

 

1549/29 octobre 1918

Les Autrichiens demandent un cessez-le-feu à l’Italie

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Le 29 octobre 1918, les Autrichiens remettent aux Italiens une demande de cessez-le-feu que les combattants austro-hongrois appliquent sans attendre la signature. La Hongrie se sépare de l’Autriche le 31 octobre 1918. Le général Viktor Weber Edler von Webenau (1861-1932), chef de la délégation autrichienne, rencontre à Villa-Giusti la délégation italienne conduite par le général Pietro Badoglio (1871-1956). Les conditions d’armistices qui exigent la capitulation de l’Autriche-Hongrie ont été envoyées de Paris. Von Webenau refuse tout d’abord de les accepter, mais l’empereur Charles Ier d’Autriche, les ministres et les généraux ne parviennent pas à prendre de décision, alors il accepte.

source: http://actualites.musee-armee.fr/expositions/1918-armistices-episode-7/

Décret  portant création d’un cours de navigation aérienne au CNAM

source: JO 01-11-1918 p. 9490

Journal du mardi 29 octobre 1918

L’ennemi a continué à battre en retraite entre l’Oise et la Serre, sur un front de plus de 25 kilomètres. Notre avance, en certains points, a dépassé huit kilomètres au cours de la journée.
Nous avons enlevé Boheries, Poix, Macquigny et poussé nos éléments avancés jusqu’aux bords de Guise. Plus au sud, nos troupes se rapprochent de la route de Guise à Marle.
Depuis le 24, le chiffre de nos prisonniers atteint 3700. 20 canons ont été dénombrés.
Sur la Serre, la 10e armée a progressé vers le nord en liaison avec la 1re. Crécy-sur-Serre a été occupé. Progrès également à l’ouest de Château-Porcien.
Les Anglais ont brisé une offensive ennemie près d’Englefontaine et une autre à Artres.
Les Américains continuent à combattre dans le bois Belleu.
L’Allemagne a répondu à la note Wilson en demandant à connaître les conditions d’armistice des alliés.
L’Autriche a répondu également au président, en sollicitant une paix séparée et en acceptant toutes les conditions posées.

 

1260/14 janvier 1918: Joseph Caillaux arrêté

Joseph Caillaux arrêté pour trahison

Soupçonné d’être impliqué dans les affaires « Bolo Pacha » et « Bonnet Rouge », Caillaux vient clamer son innocence à la Chambre qui, à sa demande, vote la levée de son immunité parlementaire en décembre 1917. Dès lors, ses opposants n’auront de cesse de le faire condamner.

Le 14 janvier 1918, il est arrêté pour « intelligence avec l’ennemi en temps de guerre. » Très vite, les accusations de trahison et de complot contre la sûreté de l’État sont portées contre lui. Afin d’étayer la thèse d’une vaste machination visant à organiser une paix négociée avec l’Allemagne, qui lui permettrait d’accéder au pouvoir, tout élément présumant de sa culpabilité vient artificiellement gonfler un dossier vide.

source: https://www.senat.fr/evenement/archives/D40/caill1.html

lire aussi http://www.crime-info.fr/2017/01/14-janvier-1918-arrestation-de-l-ancien-president-du-conseil-francais-joseph-caillaux-sur-accusation-de-trahison.html

La genèse du recrutement de 1918 en Afrique noire française

source: http://www.persee.fr/doc/outre_0300-9513_1971_num_58_213_1561

Canonnage du Trois-mâts barque BABIN CHEVAYE

Parti d’Antofagasta en direction de son port d’attache, avec un chargement de 3000 tonnes de salpêtre, sous le commandement du capitaine Emile BOURGE, il est arraisonné et coulé au canon , par le U 93 qui rentre à sa base : « Le 14 Janvier 1918, le BABIN CHEVAYE (2), chargé de 3000 tonnes de salpêtre, fut intercepté par un U-boot à 30 milles au SW de Penmarch. Il venait de faire 138 jours de mer et arrivait presque en vue de sa destination. La veille, il avait croisé le vapeur Saint Louis qui lui avait signalé la présence de plusieurs sous-marins.

A 07h40 du matin, un sous-marin fit surface et tira un obus qui passa entre le grand mât et la misaine, puis encadra le trois-mâts de plusieurs autres coups. Le capitaine Bourge mit en panne et fit embarquer ses hommes dans les baleinières. Se rapprochant, le sous-marin envoya des marins allemands avec des explosifs ; ils se firent accompagner par le capitaine Bourge. A 09h30, le navire sauta et coula en 30 secondes. Il n’y eu aucune victime.

source: http://www.archeosousmarine.net/babinche.html

Grève des ouvriers autrichiens

Le 14 janvier 1918, des ouvriers autrichiens se mirent en grève pour exiger une paix « sans annexions ni contributions de guerre » et un meilleur ravitaillement. Ils constituèrent à Vienne un conseil ouvrier avec lequel le gouvernement fut contraint de traiter. À Berlin, le 28 janvier 1918, près de 400 000 ouvriers et ouvrières cessèrent le travail. Dans les usines, on procéda à l’élection de délégués qui constituèrent un comité central de grève et formulèrent des revendications précises : paix sans annexions, amélioration du ravitaillement, rétablissement des droits et libertés publics, libération des prisonniers politiques. Partout, suivant l’exemple des travailleurs russes, des conseils se formaient. Mais après un moment d’affolement, début février 1918, les autorités allemandes reprirent le dessus et la répression s’abattit.

source: https://journal.lutte-ouvriere.org/2008/10/30/novembre-1918-le-debut-de-la-revolution-allemande_18671.html

Journal du lundi 14 janvier 1918

Canonnade habituelle sur notre front.
Rencontre de patrouilles au front anglais, dans la région d’Armentières.
Sur le front italien, engagements dans les régions du Tonale et de l’Adamello, et sur la Piave. L’aviation italienne a jeté 1600 kilos d’explosifs.
Les aviateurs anglais ont abattu quatre avions autrichiens; un cinquième, abattu par les aviateurs autrichiens, est tombé en flammes.
Le contre-torpilleur britannique Racoon a touché des rochers au nord de la côte d’Irlande, et s’est perdu. 22 hommes de l’équipage ont péri.
La relation maximaliste des nouvelles conférences de Brest-Litowsk établit que Trotski aurait tenu un ferme langage devant Kuhlmann et Czernin. Il aurait protesté contre l’annexionnisme pangermaniste, revendiqué pour la Lithuanie, la Pologne, la Courlande, l’Arménie, le droit de se prononcer librement sur leur sort, et réclamé la paix démocratique et juste.
La Russie continue à s’émietter. On annonce la formation d’un Etat d’Arkhangel qui comprendrait les gouvernements du Nord et irait jusqu’aux lisières de la Sibérie.
La situation alimentaire est devenue plus précaire que jamais à Moscou.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

De très discrètes commémorations autrichiennes

A lire sur le site du journal Le Monde Par Joëlle Stoltz(Vienne, correspondante)

Après tant de bruit et de fureur, comment expliquer la discrétion qui entoure aujourd’hui, en Autriche, la commémoration de 14-18, surtout pour qui se souvient du retentissant cinquantenaire de l’Anschluss, en 1988 ?

http://www.lemonde.fr/centenaire-14-18/article/2014/10/09/de-tres-discretes-commemorations-autrichiennes_4503110_3448834.html