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1441/14 juillet 1918: le fils Roosevelt tué en vol à Chamery (Marne) 

14 juillet 1918, le fils Roosevelt était tué en vol à Chamery (Marne)

Le 14 juillet 1918, Quentin Roosevelt, sixième enfant de l’ex-Président des États-Unis, trouvait la mort dans un combat aérien dans le ciel de l’Aisne. Il avait 20 ans. Été 1909, Quentin Roosevelt a 12 ans. Le benjamin de Theodore Roosevelt, alors président des États-Unis, est en vacances en France. À Reims, il assiste à un meeting aérien et écrit dans une lettre à un copain son enthousiasme : « Nous avons vu tous les avions décoller. Tu ne peux pas imaginer comme c’est beau. » Une vocation est née.

vril 1917, lorsque les États-Unis entrent en guerre, Quentin alors étudiant à Harvard, notifie à ses parents son intention de s’engager dans l’armée et son souhait de devenir pilote. Son père n’est plus Président depuis huit ans, mais il approuve. Il a dénoncé la décision du président Wilson de déclarer la neutralité des États-Unis en août 1914. Teddy, comme on le surnomme affectueusement, pense qu’une victoire de l’Allemagne serait préjudiciable aux intérêts américains et souhaite que les Alliés franco-britanniques l’emportent.

Quentin est le dernier des six enfants de l’ex-Président. Son préféré, affirment certains. C’est celui qui lui ressemble le plus. Une intelligence vive, un solide sens de l’humour, un charisme qui en fait un leader né, le goût de la lecture et de l’écriture… Theodore nourrit de grandes ambitions pour lui.

Les jambes et le pantalon en feu

Quentin entre à l’école d’aviation de Mineola, État de New York, nouvellement créée. Puis poursuit sa formation en France à l’été 1917. C’est parfois mouvementé : « Il y a deux semaines, alors que je décollais, un paquet de boue a cassé l’hélice. Une pièce a crevé le réservoir et avant que les roues ne touchent à nouveau le sol et avant que je n’aie eu le temps de couper le contact, il y avait le feu. J’ai vite décroché mon harnais, sauté de l’avion en moins de deux. Cela ne m’a pas pris plus de 30 secondes. Cependant mes bottes et mon pantalon étaient en feu », écrit-il, le 8 décembre à son père.

La suite sur https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/4442/reader/reader.html#!preferred/1/package/4442/pub/6093/page/7

L’offensive allemande en Champagne

Le 14 juillet 1918, la machine est au point.

Suivant les procédés du 21 mars et du 27 mai ont consacré l’excellence, renforts et matériel ont été accumulés à pied d’œuvre; chars d’assauts, pièces de tous calibres, dépôts de munitions jusque dans les tranchées de première ligne; matériaux pour la construction de passerelles sur la Marne, abrités dans les bois, au nord de Dormans et de Jaulgonne.

Une nouvelle base d’attaque contre Paris sera ainsi créée, loin du massif dangereux de Villers-cotterêts, et peut-être que devant cette formidable menace, le moral de la France s’écroulera.

Le 15 juillet, à minuit, une préparation d’artillerie, avec obus toxiques et large emploi d’ypérite, ébranle le sol sur plusieurs centaines de kilomètres.

Des obus monstrueux s’écrasent en même temps sur Châlons, sur Epernay, sur Dunkerque, sur Paris, où la «  Bertha » annonce le commencement de la plus grande bataille de tous les temps. Cette débauche de munitions dure quatre heures.

A sa faveur, l’infanterie allemande s’est portée en avant, prête à bondir; des ponts et des passerelles ont été jetées sur la Marne, depuis Gland jusqu’à Mareuil, sur un front de 20 kilomètres .

De Longpont à Bligny, c’est la 7e armée allemande du général Von Boëhm, avec 30 divisions allemandes, dont 16 en première ligne; Devant Reims, de Bligny à Prunay, c’est la 1ere armée, à la tête de laquelle le général Allemand Von Mudra vient de remplacer le général Fritz Von Below, avec 15 divisions Allemandes en première ligne et 7 divisions en soutien; De Prunay à l’Argonne, c’est la 3e armée Allemande du général Von Einem, avec 20 divisions Allemandes dont 12 en première ligne.

A 4h45, ces masses allemandes se lancent à l’assaut, à travers nos tranchées bouleversées, les divisions allemandes ayant sur un front de 2 km 500 deux régiments en première ligne et un régiment en soutien. Presque toujours deux et souvent trois divisions sont disposées les unes derrière les autres.

L’ordre est d’avancer, coûte que coûte, à raison de 1 kilomètre à l’heure.

Or, la manœuvre se déroule exactement comme elle avait été prévue par le Haut-Commandement français.

En Champagne, dans un magnifique ordre du jour, Gouraud avait demandé à ses soldats de faire preuve d’héroïsme :

«  Le bombardement sera terrible, leur avait-il dit le 7 juillet; vous le supporterez sans faiblir. L’assaut sera rude, mais votre position et votre armement sont formidables; cet assaut, vous le briserez, et ce sera un beau jour. »

La suite sur http://chtimiste.com/batailles1418/1918champagne.htm

Les Italiens perdent 4.000 hommes autour de Bligny (marne) 

À partir du 14 juillet, lors des violents combats de Bligny, les troupes italiennes parviennent à stopper l’offensive au prix de 4 000 morts et 4 000 prisonniers, empêchant l’armée allemande de s’emparer de son objectif sur ce secteur du front, à savoir la ville d’Épernay. Dans la vallée de l’Ardre, Ludendorff doit même se défendre contre des retours offensifs.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Marne_(1918)

Darnand: héros puis salaud

Le 14 juillet 1918, le 366e régiment d’infanterie traîne sa misère dans les tranchées situées devant le mont Sans- Nom, où l’issue de l’affrontement entre Français et Allemands doit se jouer. À la tête d’un corps franc d’une vingtaine d’hommes, le sergent Darnand, 21 ans, s’infiltre dans les lignes ennemies pour en ramener 23 prisonniers et les plans d’une attaque boche imminente… « Bientôt, vous serez plus célèbre que Pétain », promet-on au jeune Darnand, qui sera auréolé, avec les seuls Foch et Clemenceau, du titre d’“Artisan de la victoire”, par Raymond Poincaré.

(…)Héros en 1918 Marnand fut fusillé en 1945

source: https://www.valeursactuelles.com/darnand-heros-puis-salaud-52412

voir la vidéo: https://www.dailymotion.com/video/x42jops

lire aussi: https://lesobservateurs.ch/2015/07/25/monstre-a-francaise-deric-brunet/

voir la BD: https://casesdhistoire.com/darnand-quand-le-heros-de-la-grande-guerre-plonge-dans-labjection/

La lutte pour la liberté: le 14 juillet

Dessin de troupes alliées sur le front français pendant la première guerre mondiale, la statue de la Liberté en fond.

source: http://docpix.fr/galerie/docpix002158/0/la-lutte-pour-la-liberte-l-jonas-14-juillet-1918

vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=93m-LtbnH1g

L’exploit de Maurice Besnier au Mont sans Nom (Marne)

Alors commandant, on doit en partie à Maurice Besnier la victoire de la France en 1918 suite au coup de main du Mont Sans-Nom (dans la Marne) le 14 juillet 1918 qui a permis de capturer une vingtaine de soldats allemands. “Le plan était de connaître le jour et l’heure de l’attaque ennemie”, précise Vincent Cazin. Maurice Besnier et ses hommes s’immiscent dans les lignes adverses, et capturent une vingtaine de soldats allemands qui parleront. Le jour de l’attaque, les Allemands pilonnent les positions françaises alors vides. Sans avoir subi de pertes, les soldats français lancent alors une immense contre-attaque : “le début de la fin de la guerre14-18”.
Il est fait officier de la légion d’honneur le 17 juillet sur le champ de bataille par le général Gouraud. “C’est pourquoi, tous les 14 juillet, non pas pour la fête nationale, mais pour son exploit, mon grand-père ouvrait une bouteille de champagne !”
Peu après la guerre il devient professeur puis directeur de l’école d’officiers de Saint-Maixent où, alors colonel, il sera fait commandeur de la légion d’honneur. “Si mon grand-père n’est jamais devenu général, c’est peut-être du fait de ses mémoires rédigées au jour le jour pendant la Grande guerre. Il a sûrement été trop critique envers le commandement.”

source: https://actu.fr/normandie/caen_14118/11-novembre-maurice-besnier-ce-caennais-heros-de-la-guerre-14-18_2788517.html

Naufrage du Djemnah: 200 tirailleurs malgaches trouvent la mort

Le 14 juillet 1918, plus de deux cent tirailleurs malgaches de retour à Madagascar trouvent la mort en Méditerranée dans le naufrage du vapeur Djemnah.

source:http://tiraera.histegeo.org/djemnah.html

Journal du dimanche 14 juillet 1918

Entre Montdidier et l’Oise, nous avons avancé nos avant-postes de 500 mètres, dans la région de la ferme Porte.
Nous avons exécuté une action locale au nord et au sud de Longpont. Nous avons progressé vers l’est et, malgré la résistance ennemie, franchi la Savières à la hauteur de la ferme Catifet. Une trentaine de prisonniers sont tombés entre nos mains.
Le nombre des prisonniers faits dans la région de Montdidier est supérieur à 600. Nous avons capturé, en outre, plus de 80 mitrailleuses.
Des troupes anglaises et australiennes ont exécuté d’heureuses opérations de détail aux environs de Vieux-Berquin et de Merris. Elles ont fait 96 prisonniers et pris quelques mitrailleuses. Leurs pertes ont été exceptionnellement légères.
Un détachement de troupes anglaises a exécuté un raid sur les tranchées allemandes au nord d’Hamel et ramené 22 prisonniers.
Un raid, tenté par l’ennemi, au nord de Meteren, a été repoussé. L’artillerie ennemie s’est montrée active en face de Beaumont-Hamel et dans les secteurs de Strazeele et de Locre.
En Orient, rencontre de patrouilles sur la Strouma, où les troupes helléniques ont dispersé un détachement bulgare, et dans la boucle de la Cerna.
En Albanie, l’ennemi s’est replié sur une ligne organisée. Nos troupes lui ont fait 470 prisonniers et infligé de lourdes pertes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

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1436/9 juillet 1918

Vaincus par des grenouilles collabos !

Le 9 juillet 1918 Le Figaro relate cette information.

«Les grenouilles sont pro-boches. Elles en ont bien l’air. Y a-t-il rien de laid comme une grenouille? avec ses yeux de Herr Doctor et son ventre de buveur de bière. Les grenouilles donc sont germanophiles. Elles l’ont prouvé au Chemin des Dames.

Ce sont leurs coassements, à en croire le correspondant du Lokal Anzeigef (mais est-on forcé de le croire?), qui auraient permis aux Allemands d’avancer sans éveiller l’attention des guetteurs français. Ces chétives pécores auraient couvert de leurs voix le bruit des troupes en marche.

Le Kaiser va-t-il leur donner des croix de fer?» écrit Le Figaro du 9 juillet 1918.

Correspondance et photographies de Gabriel Turquet, en Picardie

Le château de Pierrefonds

Gabriel Turquet est rappelé d’urgence sur le front de la Somme, suite à l’offensive allemande du printemps (mars à mai 1918), avant d’occuper des positions de défense de nouveau dans l’Aisne, où il participe à la seconde bataille de Noyon (août 1918). Il se retrouve pour finir en Champagne-Ardenne lors des grandes offensives françaises de la Marne (septembre – octobre 1918), secteur où il apprend l’armistice le 11 novembre 1918.

Il voue une véritable passion à la photographie, ce qui le conduit à prendre de nombreux clichés durant toute cette période : ses camarades, les secteurs où il est passé, les lieux de vie… Son reportage photographique est un formidable témoignage de la guerre vue par un soldat.

Lettres et images à voir sur le site des archives de la Vendée: http://recherche-archives.vendee.fr/archives/fonds/FRAD085_1Num416

Mort de James Thomas Byford McCudden, as de la royal Air Force

James Thomas Byford McCudden est un as de la Royal Air Force, né le 28 mars 1895 à Gillingham dans le Kent. Il meurt dans un accident le 9 juillet 1918. Il fut l’as le plus décoré de la première guerre mondiale avec 57 victoires en combat aérien. Le major Mac Cudden débute comme mécanicien dans une escadrille à Amiens puis comme observateur, participant à de nombreux combats durant la première année de la guerre. Il passe son brevet de pilote de chasse à partir d’août 1916 et obtient sa première victoire le 6 septembre en abattant un avion biplace allemand. Il inaugure ainsi sa propre méthode de combat : le tir à distance. En août 1917, il est nommé à la tête du Flight B du squadron 56, qui comprend de nombreux pilotes d’exception. En mars 1918, il obtient la Victoria Cross. Après 57 victoires, il décède le 9 juillet 1918 trahi par la mécanique lors d’une mission. McCudden, inconscient, est retiré des restes de son appareil avec une importante fracture du crâne. Il décède le soir même, aux environs de 20 h, sans avoir repris connaissance.

source: http://racontemoi1418.fr/james-mccudden/#1

Médaille: création de la Silver star

La Silver Star (étoile d’argent) est une médaille créée le 9 juillet 1918. Elle est attribuée pour « Bravoure en opération contre un ennemi des États-Unis ».

source: http://www.memorialgenweb.org/mobile/fr/medailles_militaires.php

Journal du mardi 9 juillet 1918

Actions d’artillerie entre la forêt de Villers-Cotterets et la Marne.
Nous avons réussi une opération de détail près de Longpont, où nous avons progressé d’environ 1300 mètres, sur un front de 3 kilomètres et capturé 347 Allemands.
Les troupes australiennes ont légèrement avancé leurs lignes sur un front de 3.000 mètres de part et d’autre de la Somme, en faisant des prisonniers.
Au sud du canal de la Bassée, un raid heureux, entrepris par des troupes écossaises, a valu quelques prisonniers à nos alliés.
A l’est d’Hazebrouck, des troupes australiennes ont pénétré dans les tranchées allemandes et ramené des prisonniers.
L’artillerie ennemie s’est montrée active sur les deux rives de la Somme, ainsi qu’à l’ouest de Beaumont-Hamel et aux environs de Béthune.
Les Américains ont réussi un raid dans les Vosges, tuant et blessant un certain nombre d’Allemands et faisant des prisonniers.
En Macédoine, succès franco-italien à l’ouest de Koritsa.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1435/8 juillet 1918: les Italiens défendent la Montagne de Reims

Les Italiens défendent la Montagne de Reims

Le  » Plan de défense » que le général Albricci envoya aux détachements dépendants le 8 juillet était aussi basé sur cette prémisse. Ledit plan, qui était, du reste, en parfaite harmonie avec les instructions données le 16 et le 20 juin prévoyait que l’organisation de la défense du corps d’armée comprendrait : une  » ligne de surveillance » tenue par des petits postes avec la tâche de prévenir les troupes de la première position des intentions de l’ennemi et de déjouer les attaques par surprise de ses patrouilles; une  » première position » : bois de Vrigny – côte qui descend vers Ste Euphraise – bois de la Vallotte (saillant ouest)- Montagne de Bligny – pente occidentale du bois de Pargny – bois des Grands – Savarts – Onrezy – marge nord-ouest du bois de Commetreuil – bois de Hyermont – Moulin Chaumuzy – flancs nord du bois « des Eclisses », qui devait servir de protection à l’artillerie, comme ligne de départ pour les contre-attaques des réserves et, avec des « bretelles », à même de créer les compartiments étanches; une  » deuxième position : bois de Maître Jean – pentes occidentales du Pâtis d’Ecueil – moulin de l’Ardre – éperon de Ballin – bois de Courton, à faire tenir par les régiments de réserve et par les troupes supplémentaires.; enfin,  » une troisième position » : Sermiers – Courtagnon – Cormoyeux – Romery – pentes occidentales du bois de St Marc, sur laquelle le combat et la défense devaient être portés seulement en cas extrême.

Lire le dossier détaillé sur http://20072008.free.fr/journee332008italjuinjuil18doc1.htm

L’US Air force est née en Seine-et-Marne

L’As américain Edward Rickenbacker et son Spad XIII, avec l’insigne du 94th Aero Squadron

Le 8 juillet 1918, les escadrilles se déplacent. Les trois escadrilles d’observation quittent Saints. La SAL.280 va rejoindre un autre groupe Français et la 1ère et 12ème vont à Francheville, au nord-ouest de Coulommiers, pas loin de l’aérodrome actuel. Une autre escadrille américaine, la 88ème, vient remplacer la SAL.280.

Les 8 et 9 juillet, le 1er Groupe de Chasse quitte Touquin pour s’installer dans les villages de Saints et de Mauperthuis et occuper également la ferme des Aulnois, site du terrain d’aviation du même village. Il n’y restera que jusqu’au 1er septembre 1918. Pendant ce temps, le 1er groupe de chasse va cruellement souffrir en perdant 36 tués, blessés ou prisonniers – soit exactement la moitié de l’effectif de combat. Pour les américains, c’est le vrai baptême du feu contre un ennemi qui possède des as pour pilotes et des appareils très performants comme par exemple le Fokker D.VII. En contrepartie, les américains remportent 38 victoires contre les allemands.

Le symbole de l’effort Américain, c’est la famille de l’ancien Président Théodore Roosevelt qui a six enfants, plus deux par re-mariage, ce qui fait huit au total. Six d’entre eux vont participer à la guerre. La fille Ethel et son mari ainsi que la femme de Théodore Jr. vont servir la Croix Rouge à Paris. Les quatre garçons, Théodore Jr., Archie et Quentin viennent en France et le deuxième fils Kermit s’en va rejoindre les Forces Britanniques au Moyen Orient.

source: http://acdf-meaux.fr/histoire-lus-air-force-est-nee-en-seine-et-marne/

Compiègne: les  pillards fusillés sur le champ

La place de l’Hôtel de ville en 1918

Voici un avis officiel, émanant de la Place de Compiègne et daté du 8 juillet, concernant les transports :

« I. Pour venir à Compiègne il faut être porteur d’un sauf-conduit, ce sauf-conduit doit être demandé au Sous-préfet ou au commandant d’armes de Compiègne qui le soumettront à la signature de l’autorité militaire compétente ; la demande doit indiquer le motif du déplacement.

II. Arrivée à Compiègne. — se présenter au commandant d’armes qui délivre un permis de séjour et en fixe la durée.
III. Moyens de transports pour déménagement. — Des camions ou des wagons en nombre limité, ainsi que des hommes de corvée sont mis à la disposition des personnes qui en font la demande au commandant d’armes.

Ces demandes seront satisfaites selon les ressources et dans l’ordre où elles seront parvenues au commandant d’armes.
IV. Les évacuations se font :

a) par camions dans la
Chantilly, (dernière limite).
b) par wagons au gré des intéressés.
La ville de Compiègne n’offrant aucune ressource, il est recommandé de se munir de vivres pour toute la durée du séjour.
Le 8 juillet 1918,
Le Lieutenant Colonel MAITTHET, commandant d’armes. »

Un papillon tiré sur papier bulle sur les presses réquisitionnées de l’imprimerie Bourson porte que :

« La Place ne peut que se mettre dans la mesure de ses moyens à la disposition des habitants « venus eux-mêmes » s’occuper de leurs affaires ou en ayant chargé une personne munie d’une procuration. Les déménagements d’office ne seront effectués qu’après ceux des personnes présentes ou représentées ».

Les pèlerins, en sortant des bureaux de la Place, installés au Palais, dans les pièces précédemment occupées par le commandement du Grand Quartier, se précipitaient dans leur rue et, constatant la ruine des maisons voisines, pénétraient tout émus dans le désordre de leur appartement. Avaient-ils été pillés durant leur absence ? Ils s’étonnaient que tout ne fut pas disparu. En hâte, ils chargeaient leur butin, touchant à peine aux provisions de bouche et, laissant là leur curiosité, oubliaient de faire un tour en ville, tant ils étaient pressés de quitter un rivage aussi désolant.

Le commandant d’Armes avait institué un service de surveillance plus rigoureux que les précédents pour arrêter les pillages. Il faut reconnaître qu’il l’avait remarquablement organisé. A ce titre, le colonel Maittret fut vraiment un gardien de l’ordre et sous son commandement, les vols furent moins fréquents qu’au mois de mai où bien des maisons reçurent la visite de gens sans aveu dont l’unique occupation était la rapine.

Les pillards étaient fusillés sur-le-champ. Compiègne fut débarrassée rapidement de ces indésirables et les maisons refermées cachaient aux rares passants la désolation de

leur intérieur doublement désolé par la guerre.
L’horloge de l’hôtel de ville s’était arrêtée depuis longtemps. Plus de Picantins pour piquer les heures, aucun des bruits familiers ne remuait l’air des rues désertes et monotones.
Les rares privilégiés, après bien des ennuis, repartaient vers l’exil. L’autorité militaire ne favorisait guère leurs allées et venues, peu désireuse de voir une colonie se fixer à nouveau dans la ville comme après les événements du mois de mars. Les visites mêmes de la Municipalité lui portaient ombrage, jalouse qu’elle était de ses pouvoirs universels. A plusieurs reprises, M. Martin dut élever la voix contre cet abus. Il lui paraissait tout naturel de s’occuper des intérêts de ses administrés et s’étonnait de rencontrer tant d’obstacles et de mauvaise volonté sur sa route. En vérité les civils comptaient pour bien peu, en ces temps-là et devaient se soumettre sans récriminations. Mais la mesure était comble et M. Martin, se fâchant, s’en fut demander une audience à M. Fabre, Sous-Secrétaire d’Etat à l’Intérieur.

http://www.histoire-compiegne.com/iso_album/comp1918.pdf

Journal du lundi 8 juillet 1918

Activité moyenne des deux artilleries, plus vive au sud de l’Aisne, notamment dans les régions de Cutry et de Montgobert.
A l’ouest de Bussiares, nous avons exécuté un coup de main et ramené des prisonniers.
Le nombre total des prisonniers faits par les Anglais dans la région d’Hamel dépasse 1.500, dont 40 officiers. Nos alliés ont encore fait une opération heureuse sur un front de trois kilomètres au nord-est de Villers-Bretonneux. Ils continuent ainsi à rectifier leur ligne sur la Somme et à enlever aux Allemands certains points dont la possession pouvait faciliter de leur part une offensive nouvelle.
Les aviateurs britanniques ont coopéré à ces entreprises, en mitraillant les positions ennemies et en lançant des bombes sur les troupes allemandes. Ils ont détruit 11 appareils allemands, tandis que 10 autres étaient forcés d’atterrir, désemparés. Ils ont lancé 30 tonnes de bombes.
Les Italiens ont repoussé plusieurs violentes contre-attaques des Autrichiens sur la basse Piave. Ils ont élargi leur occupation au sud-est de Chiesa Nuova et au nord de Cava-Zuccherina, capturant en tout 820 prisonniers nouveaux, des canons lourds et un grand nombre de mitrailleuses.
Au nord-est du Grappa, ils ont pénétré dans les positions adverses à la tête du Val Calcine. Une trentaine de prisonniers, dont 50 officiers et 6 mitrailleuses sont restés entre leurs mains. Ils ont repoussé deux offensives au plateau d’Asiago, abattu 10 avions et 2 ballons captifs.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1429/2 juillet 1918

(Aviation) mort du gallois Percy Griffith Jones

2 juillet 1918.-Mort en combat aérien au dessus du Pas-de-Calais, de Percy Griffith Jones, « As » gallois de la WW1, 5 victoires aériennes au sein du 20 Sqn du RFC, toutes obtenus sur bristol F.2b.

Mort de l’Irlandais Joseph Cruess Callaghan

Mort en combat aérien au dessus de la Somme, à Contay, de Joseph Cruess Callaghan, « As » irlandais de la WW1, 5 victoires aériennes au sein des 18 et 87 Sqns du RFC.
Son Sopwith « Dolphin » D3671 est abattu en flammes par l’as allemand Franz Büchner de la Jasta 13. Il est tué.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-510.html

Pilote Graillot abattu le 2 juillet 1918 à Sacy le Grand (Oise)

Dans un courrier transmis par une de mes correspondantes, le « mécanicien » (?) Edgar Verdier raconte à ses parents la mort le 2 juillet 1918 de son pilote, « le pauvre Graillot », abattu en vol au cours d’un combat aérien.

Sa fiche sur Mémoire des Hommes et une autre dans le personnel aéronautique indiquent:
Louis Jean Marie Graillot est bien Mort pour la France le 2 juillet 1918 au dessus de Sacy le Grand (Oise)

D’après mes premières indications, il faisait partie de l’escadrille 105 du 2eme régiment de chasse.

extrait d’un forum https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=48441

Journal du mardi 2 juillet 1918

Grande activité d’artillerie entre l’Ourcq et la Marne et dans la région à l’est de Reims.
Les aviateurs britanniques ont attaqué l’aérodrome allemand de Frescaty, mais la mauvaise visibilité n’a pas permis d’observer les résultats. Ils ont attaqué également et avec succès, malgré de mauvaises conditions atmosphériques, la Badische Anilin und Soda Fabrik, à Mannheim. Des grosses bombes ont été lancées : six d’entre elles ont éclaté sur l’usine.
Cinq aéroplanes allemands ont attaqué l’escadrille assaillante au-dessus de l’objectif. Trois aéroplanes allemands ont été contraints d’atterrir : deux d’entre eux étaient désemparés. Tous les avions anglais sont rentrés.
Sur le front occidental, 17 aéroplanes allemands ont été abattus, et 6 autres contraints d’atterrir, désemparés.
Les avions et ballons britanniques ont coopéré avec l’artillerie, réglant efficacement le tir contre les batteries et les dépôts de munitions ennemis. Un grand nombre d’explosions et d’incendies a été constaté.
Des photographies ont été prises et de nombreuses reconnaissances faites de jour et de nuit. 22 tonnes d’explosifs ont été lancées en un jour sur différents objectifs; 14 tonnes et demie ont été lancées au cours de la journée suivante.
Nos équipages de chasse ont abattu 15 avions et mis 19 autres appareils hors de combat.
Nos bombardiers ont jeté 47 tonnes d’explosifs ou de projectiles sur les champs d’aviation de la Somme et 5 tonnes et demie sur des troupes allemandes concentrées autour de Cutry.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1421/24 juin 1918: Bezannes: un avion allemand abattu

Bezannes: un avion allemand abattu

Le 24 Juin (1918), à 7 h 20’, 2 de nos avions abattent un avion enne-
mi qui vient tomber en flammes Cote 88,7 (S.E. BEZANNES) ;
les deux passagers ont été carbonisés.

(…)D’après « The French Air service War Chronology », il y a une victoire à cette date qui pourrait correspondre.
Les lieutenant Nuville et l’adjudant Petit-Delchet de la SPA 57 ont abattu dans la région de Reims un Rumpler C. D’après cet ouvrage, l’un des passagers du Rumpler serait le Vfw Ernst Bielefeld de la jasta 60, mais cela n’est pas certain. L’équipage abattu pourrait être aussi l’Uffz Rudolf Schubert et le lieutenant Walter Waditz de la FlAbt 229.

source: https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?f=30&t=49590&start=0

lire aussi: http://43eric.canalblog.com/archives/2014/11/27/31037024.html

Metz: retranscription des carnets de la Messine Lina Welter

• LUNDI 24 JUIN 1918. — « Le temps est sombre et froid. Si froid que, chez différentes gens, on chauffe les appartements. Malgré le ciel couvert, les avions français viennent nous tourmenter ; comment peuvent-ils s’orienter à travers ces gros nuages ?

On m’a annoncé que, dans l’affaire de papa, une enquête se poursuivait. Je croyais qu’avec ces trois mois d’exil tout serait fini. Qu’est-ce que l’avenir me réserve encore, je ne fais que tomber d’un chagrin dans l’autre, et j’ai si peur que Pierre n’en subisse le contrecoup. »

source: https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2015/07/19/metz-les-troupes-allemandes-se-retirent

Bombardement sur le terrain d’aviation de Longpré les Corps Saints (Somme)

La nuit du dimanche 23 au lundi 24 juin 1918, pleine lune, des bombardements par des “gotha” sur Longpré et sur le terrain d‘aviation ; 3 maisons sont détruites et une personne est blessée. Les avions allemands attaqués par les nôtres n’ont pu aborder Abbeville et à leur retour ils essaient de bombarder le camp d’aviation de Longpré. Ce bombardement a causé des problèmes aux vitres des bâtiments municipaux. Le 18 novembre 1921, il est alloué 498F pour les vitres de la maison occupée par l’instituteur, 420F pour les vitres de l’école et 1840F pour les vitres de l’église y compris la maçonnerie. La crypte de l’église avait été utilisée comme abri de bombardement et de magasin, la réfection des marches de l’escalier est estimée 278F par l’expert Miannay Victorien le 30 août 1921. (AD 10R771)
La nuit du jeudi 27 au vendredi 28 juin 1918, une dizaine de bombes lancées par des “gotha” tombent dans les entailles.

http://sumobonsai.free.fr/spip.php?article12

Journal du lundi 24 juin 1918

Nous avons exécuté plusieurs coups de mains entre Montdidier et l’Oise et fait des prisonniers.
Entre la Marne et Reims, les Allemands ont attaqué la montagne de Bligny et réussi à s’emparer un moment du sommet. Une contre-attaque vigoureuse des troupes italiennes les en a rejetés peu après en faisant des prisonniers. Notre ligne est intégralement rétablie.
Les Anglais ont repoussé une vive attaque locale entreprise par l’ennemi contre leurs positions à l’ouest de Merris.
Aux environs de Morlancourt et de Bucquoy, au cours de raids heureux, ils ont fait des prisonniers.
Activité de l’artillerie allemande près de la forêt d’Aveluy.
Les Italiens ont pris l’offensive entre le Montello et la mer et repoussé les Austro-Hongrois au delà de la Piave.
Les Anglais, sur le front italien, ont exécuté heureusement un coup de main au sud d’Asiago. Ils ont infligé à l’ennemi de lourdes pertes, capturé 31 prisonniers et une mitrailleuse. Le corps d’aviation britannique a détruit, en dix jours, 23 avions ennemis.
On annonce une fois de plus la démission du premier ministre autrichien von Seidler.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1417/20 juin 1918

Moral et discipline fléchissent chez les Allemands

Les déserteurs ne sont pas plus nombreux, mais les malades se multiplient, soldats ou officiers. Un ordre de la 14e division, du 20 juin, parmi beaucoup d’autres, est suggestif : « Les officiers se sont fait porter malades en si grand nombre ces jours derniers qu’il est impossible d’attendre que les soldats, qui vivent dans les mêmes conditions qu’eux, ne suivent pas leur exemple. »

A Berlin, le ministre von Kuhlmann, sentant l’occasion favorable, reprend sa campagne pacifiste ; et cette fois sa thèse paraît écoutée avec plus de faveur que celles de Hindenburg et de Ludendorff.

Car si la paix vient d’être signée, le 7 mai, avec la Roumanie écrasée, assurant quelques disponibilités en hommes et en matériel, l’Allemagne sait fort bien qu’elle ne peut plus compter, pour alimenter les effectifs de ses divisions épuisées, que sur la classe 1920 appelée dans les dépôts de l’intérieur et sur diverses ressources de valeur douteuse : prisonniers rentrés de Russie et plus ou moins contaminés de bolchevisme, blessés à peu prés guéris mais dininués; hommes retirés des divers services spéciaux (automobiles, aviation, télégraphie, bureaux…) et versés d’office dans l’infanterie ;prélèvements opérés dans les bataillons de landsturm au profit des dépôts des régiments actifs;révocations de sursis…

Pour appuyer cette infanterie médiocre, il faut augmenter le matériel. Ludendorff se lance hardiment dans cette voie. Il donne 12 pièces a chaque compagnie de mitrailleuses, ce qui porte à 72 mitrailleuses et 12 minenwerfer l’allocation de chaque régiment d’infanterie.

En outre l’Armée d’Orient, dont l’effectif semble pouvoir être indéfiniment réduit, donne des canons.

Ces canons, il est vrai, sont en fort mauvais état et les artilleurs, qui ont à peine deux mois de service, ne savent pas les utiliser…

Von Kuhlmann parle donc le langage de la froide raison quand il proclame à la tribune du Reischtag avec un délicat euphémisme « que les armes sont hors d’état de terminer la guerre et que, pour cela, des négociations diplomatiques seront nécessaires. »

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918compiegne.htm

Parution de la baïonnette

http://labaionnette.free.fr/1918/b155.htm

Marcel Capy Un obus a déplacé l’Arc de triomphe de l’Etoile

L’as français Basile Felicien Sauné abattu

20 juin 1918.-Basile Felicien Sauné, « As » français de la WW1, 5 victoires homologuées dont 4 en collaboration au sein de l’escadrille N 531, est tué au combat aux commandes de son SPAD VII n°S5790, au NE du village de Voprecani en Serbie, abattu par l’as allemand, le Feldwebel Gerhard Fieseler de la Jasta 25.

Croix de Guerre 1914-1918 et plusieurs autres décorations serbes et grecques.

Sauné est le premier à gauche. Les autres pilotes de la N 531 avec lui sont : le MdL Gabriel Hébert, le MdL Maurice Lashermes, le S/Lt Alexandros Zannas, commandant de l’escadrille 531, l’Adc Dieudonné Costes et le Sgt Paul Andrillon

Autres pilotes abattus ce 20 juin 1918

William Reginald Guy Pearson, « As » britannique de la WW1, 7 victoires homologuées dont 5 en collaboration au sein du 32 Sqn du RFC, perd la vie dans le crash de son appareil.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-960.html

Journal du jeudi 20 juin 1918

Les Allemands ont déclenché une violente préparation d’artillerie sur tout le front de Reims, depuis la région de Vrigny, à l’ouest, jusqu’à l’est de la Pompelle. Ils ont ensuite attaqué par des masses d’infanterie nos positions. Nos troupes ont résisté avec un plein succès au choc de l’ennemi que nos tirs de contre-préparation avaient fortement éprouvé. Entre Vrigny et Ormes, les troupes d’assaut allemandes ont dû refluer à plusieurs reprises sur leurs lignes de départ et n’ont pu finalement aborder nos positions.
Sur la périphérie de Reims, de violents combats se sont déroulés. L’ennemi a été partout repoussé. A l’est de Reims, la lutte s’est aussi terminée à notre avantage.
Les Anglais ont repris un poste dans le secteur de Vieux-Berquin et capturé des prisonniers.
Les Italiens ont repoussé des actions locales dans la région du mont Grappa et du Montello. Ils ont exécuté des pointes sur le plateau d’Asiago.
Une bataille a repris sur la Piave. Toutes les tentatives autrichiennes ont été brisées. L’ennemi est réduit à la défensive au nord de Capo Sile. Le chiffre des prisonniers faits par nos alliés dépasse 9.000.

 

1416/19 juin 1918

( Aviation)mort de l’as italien Francesco Baracca

Francesco Baracca, le plus grand « As » italien de la WW1 avec 34 victoires aériennes homologuées dont 9 en collaboration, et 14 autres probables est tué en opérations à Montemello, en Italie, son SPAD VII étant abattu derrière les lignes ennemies par des tirs venus du sol.
Son corps ne sera retrouvé que quelques jours plus tard, près de la carcasse calcinée de son avion, son revolver à la main, et un impact de balle à la tête.
En dépit de cet article du « Evening World-Herald » d’Omaha, dans le Nebraska, il existe des incertitudes sur la cause de sa mort, entre une balle reçue lors d’un combat au sol pour éviter d’être capturé ou un suicide.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-960.html

Des soldats du Siam participent au conflit

Le 19 Juin 1918 les soldats quittèrent Bangkok par bateau en direction de l’Europe. Ils débarquèrent à Marseille, le 30 Juillet sur un vaisseau anglais « Empire ».

(…)Lorsque le corps expéditionnaire siamois débarqua à Marseille le 30 juillet 1918, le sort de la guerre était déjà joué après l’échec de l’offensive allemande du printemps qui faillit bien changer le cours des événements malgré l’arrivée massive des Américains. Il n’en était de loin pas de même lorsqu’un an plus tôt le roi prit la décision de faire entrer son pays en guerre. La contribution de Siam fut certes mineure en termes d’effectifs envoyés au front, ne comprit pas de pertes au combat mais constitua cependant une étape cruciale dans la longue route de l’admission du Siam dans ce qu’il est convenu d’appeler « le concert des nations ». Le prix à payer fut celui de 19 morts, tous de jeunes hommes, tous volontaires, membres de la force expéditionnaire envoyée en France par le roi Rama VI en 1918. Leur souvenir perdure gravé dans la pierre du « monument des militaires volontaires » (อนุสาวรีย์ ทหาร อาสา anusawari thana asa) situé au centre de Bangkok, à l’angle nord-ouest de Sanam Luang (สนามหลวง – « le terrain royal »).

Ensuite, les groupes ont été séparés pour suivre une formation continue dans différentes villes.

Face nord… Puis le 14 octobre 1918 le corps des automobilistes a été envoyé au front. Du 26 au 31 octobre ils ont assisté les troupes françaises dans une zone soumise à un fort bombardement d’artillerie. Ils l’ont fait avec tant de courage que le gouvernement français leur a accordé un emblème pour leur pavillon : Cet emblème a été appelé la Croix de Guerre.  

Quand l’ennemi a été vaincu et qu’a été signé l’armistice le 11 Novembre, les puissances alliées occupèrent  la rive gauche du Rhin en Allemagne. Le corps de transport du moteur a été adjoint aux forces alliées. Ils sont restés en territoire ennemi jusqu’à la signature du traité de paix (de Versailles) le 24 Juin 1919. Mais l’escadron d’aviation n’a pas vu le combat faute d’avoir pu terminer sa formation avant la défaite ennemie.  Les aviateurs sont revenus au Siam et sont arrivés à Bangkok le 1 mai 1919. Le corps des transports à moteur est arrivé à Bangkok le 21 Septembre 1919, et le roi leur a remis la médaille de l’Ordre de Rama pour les récompenser de leur bravoure

source: http://www.alainbernardenthailande.com/2015/02/le-memorial-de-bangkok-a-la-memoire-des-19-militaires-siamois-morts-au-cours-de-la-grande-guerre.html

Sénat: le point sur les pertes humaines du 21 mars au 20 mai 1918

un document   à lire (feuillet 57 et 58)

https://www.senat.fr/histoire/1914_1918/pdf/69%20S%20Commissions%20generales/Armee/Commission/FR_SENAT_069S_083/6_19-06-1918.pdf

Homélie en mémoire de Pierre des Vallières

Le 19 juin 1918, en l’église de Beaumont (Seine et Oise), l’aumônier volontaire à la 151e D.I. : M.Chevrot, prononce les mots suivants lors du Service Funèbre célébré pour le Général des Vallières et les morts de la 151e D.I.  : Après le départ du Général Lanquetot, nous vîmes arriver notre nouveau chef, grand de stature, d’allure et d’âme, d’abord un peu distant, tant qu’il gardait le silence, mais qui se révélait, après quelques minutes d’entretien, l’homme d’une rare intelligence et d’un cœur plus vaste encore….. Il a été tué le 28 mai, journée particulièrement cruelle pour notre division. Attaqué dès la première heure du 27, le 410e R.I. avait remarquablement résisté, repoussant du Mont-des-Tombes l’adversaire qui était parvenu à s’y accrocher au travers de nos rangs décimés par le plus violent bombardement. Il s’apprêtait à poursuivre la contre-attaque, lorsque des ordres contraires, motivés par la situation générale, obligèrent un de ses bataillons à se replier légèrement et amenèrent à sa droite son vieux frère d’arme, le 403e. Ce fut alors, pour les deux régiments, dès le lendemain matin et toute la journée du 28, une lutte sans merci…. Devant la gravité des événements, le Général des Vallières lança l’ordre de résister à outrance. Toutes ses réserves étaient en ligne….. Il voulut aller lui-même confirmer, expliquer son ordre, dont la rigueur ne lui échappait pas, mais que sa parole et surtout sa présence rendraient sans doute d’une exécution moins amère. Et c’est comme il revenait d’encourager nos camarades du 403e, atrocement éprouvés depuis quelques heures qu’un parti ennemi qui s’était insinué en deçà de nos lignes, à travers les blés et sous le couvert déloyal des capotes bleues de nos prisonniers, braqua sa mitraillette sur le chef qui s’avançait sans méfiance. Une balle l’atteignit au cœur……. L’Armée perdait un de ses officiers les plus remarquables

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_des_Vallières

La 73 ème RI dans les combats de Juin

Du 8 au 11 juin, le front atteint reste fermement tenu par la 73e D. I. A sa droite, la 167e D. I. ne peut déboucher au delà de Montecouve; les Allemands, pour empêcher ce débouché, bombardent avec violence les positions dominantes atteintes par le 4e bataillon du 356e; celui-ci subit, en particulier du 9 au 12 juin, des bombardements par obus toxiques très sévères. Mais, malgré les pertes, il fait preuve des plus belles qualités d’opiniâtreté, repousse toutes les contre-attaques d’infanterie ennemie et, grâce à l’appui de son artillerie avec laquelle la liaison est très bien établie, il ne perd pas un pouce de terrain.

Enfin le 21 juin, la 167e D. I. ayant débouché jusqu’au Bois en Croissant, l’ennemi, définitivement rejeté de la Vallée du Clignon, renonce à ses tentatives quotidiennes. Au centre du front de la Division, la Voie ferrée entre Vinly et Chézy est un couvert qui peut favoriser sa contre-offensive. Il faut la lui enlever pour affirmer et maintenir les succès déjà acquis.

Un premier essai, le 16 juin, a coûté la vie au vaillant commandant de la compagnie du centre, Lieutenant Fabre, et, bien qu’ayant permis de prendre 30 prisonniers et 6 mitrailleuses, l’attaque fut refoulée par une contre-attaque ennemie.

Le 30 juin, le 367e reprend cette attaque avec un plein succès et atteint la crête jalonnée par la voie ferrée sur un front de 1.800 mètres. Les deux rives du Ravin de Saint-Gengoulph sont définitivement conquises; elles se flanquent réciproquement et leur organisation rend désormais vains tous efforts ennemis pour faire reculer nos troupes.

Le Boche n’a cependant pas désarmé, et tout fait prévoir qu’il va tenter encore un effort suprême pour obtenir le succès dont dépend le sort de la campagne. Les secteurs sont organisés en prévision de cette attaque e t les principes sur la défensive (directives Pétain de Décembre 1917) sont appliqués sur l’ensemble du front; on renonce à l’idée de 1914-1915 : « ne pas perdre un pouce de terrain », pour admettre que « le but est d’empêcher l’adversaire de passer ».

En conséquence, tout en maintenant les positions conquises par une occupation solide, mais destinée seulement à éventer, à dissocier et retarder les attaques ennemies, on organise d’une façon méthodique une position hors des premiers coups de l’adversaire : cette position est jalonnée par le plateau du Charme (signal), le village de Gandelu, la Ferme des Granges.

Elle est à plus de 2 kilomètres de l’ennemi (hors de portée de ses minenwerfer); on pourra l’aménager, sans trop de pertes, méthodiquement. Elle barre solidement la vallée du Clignon. Elle sera tenue avec les deux tiers de l’effectif (infanterie et artillerie) de la division. Son organisation commence immédiatement après la prise de la ligne ferrée Vinly-Chézy.

Elle se poursuivait au moment où la 73e D. I. est relevée et envoyée au repos vers la Ferté-sous-Jouarre (1er juillet).

source: http://batmarn2.free.fr/73edi_ok.htm

Journal du mercredi 19 juin 1918

Au sud de l’Aisne, nous avons réussi une opération locale.
Au sud d’Ambleny et à l’est de Montgobert, nous avons fait une centaine de prisonniers, dont deux officiers. Une autre opération heureuse, au sud de Valsery, nous a valu encore 100 prisonniers.
Entre l’Ourcq et la Marne, nos patrouilles ont capturé quelques Allemands.
Canonnade sur le front de la Somme.
Les Anglais ont repoussé un coup de main au sud-est de Villers-Bretonneux et fait des prisonniers.
Ils ont également fait des prisonniers et capturé une mitrailleuse au cours de coups de main heureux au sud-ouest d’Albert et dans le voisinage de Moyenneville, ainsi que dans des rencontres de patrouilles à l’est de la forêt de Nieppe.
L’artillerie ennemie a été plus active que d’habitude dans la vallée de l’Ancre, au sud d’Albert. Elle a montré également quelque activité à l’ouest de Serre.
Sur le front belge, lutte d’artillerie en face de Dixmude et au sud de Bixschoote.
Les Italiens continuent à briser l’offensive autrichienne sur tout le front. Ils ont fait plus de 2000 prisonniers nouveaux.
La violence de la bataille s’est atténuée légèrement dans la région montagneuse, mais s’est accrue graduellement sur la Piave. La 3eme armée a arrêté de puissantes forces ennemies devant Maserada et Candelu.
De Fossalta à Capo Sile, la lutte s’est déployée sans arrêt. Des contre-offensives italiennes ont paralysé toutes les attaques.
Les aviateurs ont partout participé au combat.
Sur le bord septentrional du Montello, nos alliés ont renforcé leurs positions sur le fleuve jusqu’à Cosa Serena. Deux attaques autrichiennes ont été contenues. Dans la région de Mont Grappa, nos alliés ont repoussé deux attaques partielles. D’autres ont été réprimées dans le val Brenta et à l’est du val Frenzela.
Des détachements français et italiens ont progressé dans la direction du versant de Costalonzo et ont fait des prisonniers.
Le cabinet bulgare, après la démission de M. Radoslavof, serait reconstitué par M. Malinof, chef du parti démocrate.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

Contact: alain.moyat@orange.fr