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1508/18 septembre 1918: bataille de la ligne Hindenburg

Bataille de la ligne Hindenburg

Dans le cadre de l’offensive des cent jours, la bataille de la ligne Hindenburg se déroula le 18 septembre 1918. Les troupes britanniques et australiennes débutèrent l’assaut contre les Allemands, et vinrent ensuite Etats-Unis, France et Canada pour les soutenir. La ligne Hindenburg représentait plus de 150 km de tranchées. Les alliés prennent l’avantage face aux Allemands épuisés. Cette bataille contribuera beaucoup à la fin de la guerre des tranchées.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/18/9/1/a/59376/bataille_de_la_ligne_hindenburg.shtml

(Aviation) Ernst Jünger décoré de la croix » Pour le mérite « 

Blessé 14 fois durant le conflit, Jünger s’est engagé dès 1914 et achève la guerre avec le grade de sous-lieutenant. Véritable héros de cette guerre, côté allemand, il est l’un des très rares à s’être vu décerner l’ordre Pour le mérite (médaille créée par Frédéric II en 1740 avec inscription en français). Auteur de nombreux ouvrages relatant son expérience de la guerre dont Orages d’acier, Lieutenant Sturm, Boqueteau 125,… il est mort en 1998 à 103 ans.

source: https://www.politiquemagazine.fr/non-classe/cetait-un-18-septembre/

Catastrophe ferroviaire à la gare de Ségrie (Sarthe)

Mercredi 18 septembre 1918, « vers quatre heures quarante du matin, un train de permissionnaires, qui se dirigeait vers la Normandie, entrait en gare de Ségrie, […] et attendait, pour continuer sa route, l’arrivée d’un train de marchandises, signalé comme venant derrière lui. […] Tout-à-coup, […] le lourd convoi entrait en gare, à une vitesse vertigineuse, et venait tamponner le train de soldats », peut-on lire dans une archive de  L’Ouest Éclair , édition du lendemain de l’accident. Dix-sept personnes sont décédées dans cette catastrophe : quinze soldats, un mécanicien et un chauffeur.

source: https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/segrie-72170/segrie-cent-ans-plus-tard-ils-celebrent-la-catastrophe-ferroviaire-5889071

Journal du mercredi 18 septembre 1918

Entre Oise et Aisne, nos troupes ont continué à progresser à l’est de Vauxaillon, et ont enlevé le mont des Singes. Près de 300 prisonniers sont restés entre nos mains.
Au nord-est et à l’est de Sancy, en dépit de la résistance opposée par les Allemands, nous avons avancé d’un kilomètre environ sur un front de quatre. 600 prisonniers et 2 canons de 105 ont été capturés. Nous nous sommes emparés de Vailly. Un coup de main heureux dans la région de Leintrey, en Lorraine, nous a valu des prisonniers.
Les Anglais ont effectué avec succès une opération locale à cheval sur le canal Ypres-Commines. Ils ont avancé leur ligne sur un front de plus de deux milles et capturé de nombreux prisonniers et des mitrailleuses.
Des rencontres ont eu lieu avec des éléments ennemis et des patrouilles dans le voisinage de Moeuvres et près de Gavrelle. Nos alliés ont établi de nouveaux postes dans le voisinage de Sauchy, Cauchy et Oppy.
Les Américains signalent des combats locaux dans le secteur de Saint-Mihiel.
En Macédoine, les troupes franco-serbes ont pris l’offensive, entre Monastir et le Vardar. Elles ont enlevé la première ligne bulgare sur un front de 11 kilomètres, puis la seconde. Elles ont élargi la brèche qui a 25 kilomètres sur 7 et capturé 4000 ennemis.
M. Wilson a repoussé la proposition Burian.
M. Clemenceau l’a flétrie dans un vibrant discours au Sénat.
L’Allemagne a proposé à la Belgique une paix séparée…et inacceptable. Le gouvernement du Havre a repoussé cette offre après avoir consulté ses alliés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

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1506/16 septembre 1918

L’aviateur américain Robert Hewins Stiles, abattu  au-dessus du village de Pournoy-la-Chétive

source photo: https://www.google.fr/search?q=Robert+Hewins+Stiles&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjMuZ6l2YLdAhUlzoUKHUYACXgQ_AUICygC&biw=1280&bih=605#imgrc=B2PHGgAjYZWgzM:

Le 16 septembre 1918, un aviateur américain était abattu par un Fokker allemand. Robert Hewins Stiles s’écrase avec son appareil sur le village de Pournoy-la-Chétive. Les habitants se rassemblent après l’impact pour sortir son corps des décombres et organiser ses funérailles à l’entrée sud du village. En 1932, le nom du soldat US mort loin de chez lui est gravé dans la pierre du monument aux Morts, aux côtés d’autres noms d’enfants du village et de Coin-sur-Seille, morts pendant la Grande Guerre, sous l’uniforme français ou allemand.

source: https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-agglo-et-orne/2018/03/29/pournoy-la-chetive-le-heros-us-n-est-pas-oublie

L’as français Noël Hugues Anne Louis de Rochefort blessé est fait prisonnier

Son Nieuport XVII bis n° 1581 a été abattu le 15 septembre dans le secteur de Péronne, selon toutes vraisemblances par (Cette victoire ne lui sera pas homologuée) l’as allemand le Leutnant Kurt Wintgens de la Jasta 1, Noël Hugues Anne Louis de Rochefort, « As » français de la WW1, 7 victoires aériennes homologuées, dont 2 en collaboration et 5 victoires probables au sein de l’escadrille N 26, est blessé et fait prisonnier.
Il va décéder ce jour (Quelques sources mentionnent la date du 23) à l’hôpital de Vermant.

Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire et Croix de Guerre 1914-18.

Le S/Lt.de Rochefort pose devant le Nieuport 10 n° 447 qui lui a été affecté à l’escadrille N 26 pendant l’automne hiver 1915

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1200.html

Maurice Jean-Paul Boyau tué en combat aérien

Maurice Jean Paul Boyau, « As » français de la WW1, 35 victoires aériennes homologuées, dont 18 en collaboration et 1 probable au sein des escadrilles N 77, puis Spa 77, est tué en combat aérien aux commandes de son SPAD XIII, dans les environs de Conflans en Jarnisy, en Meurthe-et-Moselle, probablement abattu par l’as allemand Leutnant Georg von Hantelmann du Jasta 15 qui enregistre là sa 14ème victoire.

Officier de la Légion d’Honneur, Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire et Croix de Guerre 1914-18 avec 14 Palmes + 1 Etoile.

Le stade omnisport de la ville de Dax porte son nom, et sa statue trône à l’entrée.

Le Sergent Maurice Boyau pose en compagnie de son Nieuport décoré d’un très long teckel :

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1200.html

Lire aussi  https://www.france24.com/fr/20140525-premiere-guerre-mondiale-finale-rugby-internationaux-morts-perpignan-toulouse-dax

Un rugbyman apprécié

Sélectionné six fois en équipe de France, dont à deux reprises en tant que capitaine, ce troisième-ligne à également joué au Stade bordelais et au Racing Club de France. Lors de l’entrée en guerre, il est affecté au 144e régiment d’infanterie avant d’être transféré au 18e escadron de train des équipages. Il décide ensuite de suivre une formation de pilote au service de l’aéronautique à la fin de l’année 1915. « Remarquablement doué », selon une citation qui le consacre comme officier de la Légion d’honneur en août 1918, le rugbyman enchaîne les victoires (35 homologuées) et devient le 5e As français de la Première Guerre mondiale. Mais le 16 septembre 1918, son destin de sportif et d’aviateur prend fin. À quelques semaines de l’armistice, l’avion du sous-lieutenant est touché en Meurthe-et-Moselle.

source: https://www.france24.com/fr/20140525-premiere-guerre-mondiale-finale-rugby-internationaux-morts-perpignan-toulouse-dax

Gotha abattu à Gonesse (Val-d’Oise)

Gotha abattu à Gonesse [Val-d’Oise, 16 septembre 1918] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53005283b.item

Journal samedi 16 septembre 1918

Au sud de Saint-Quentin, nous avons avancé nos lignes jusqu’aux lisières de Fontaine-les-Clercs.
Entre Oise et Aisne, nous avons procédé en divers points à des attaques locales destinées à améliorer nos positions. Malgré la vive résistance de l’ennemi, nous avons pris le village d’Allemant et le moulin de Laffaux.
Nous avons également accentué notre progression à l’est de Sancy et au nord-est de Celles-sur-Aisne.
Le chiffre des prisonniers dénombrés jusqu’ici est de 2500.
Au sud de l’Aisne, dans la région de Merval, nous avons réalisé des progrès et pris le village de Glennes. Près de 200 prisonniers sont tombés entre nos mains.
Les Anglais, au nord-ouest de Saint-Quentin ont porté leur ligne à l’est des villages de Bihécourt et de Jeancourt. L’ennemi a lancé plusieurs attaques sans succès sur les positions reconquises aux alentours d’Havrincourt. Les Anglais ont avancé leurs lignes de part et d’autre du canal de la Bassée.
Les Américains ont repoussé une contre-attaque allemande près de Jaulny. Ils ont, en un jour, de Saint-Mihiel à Jaulny, libéré 400 kilomètres carrés de territoire, capturé 15000 prisonniers, 100 canons de tous calibres et des centaines de mitrailleuses.
L’aviation britannique et la nôtre ont opéré en Woëvre et dans la région de Metz.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1498/9 septembre 1918

Les zouaves à Tergnier (Aisne)

Devant le village de Tergnier dans l’Aisne, les troupes du 3e régiment de marche de zouaves (3e RMZ) mettent en batterie une mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 équipée d’un cache-flamme. Les soldats du 3e zouave reviennent des combats qui se déroulèrent sur le mont Saint-Siméon en août et qui permirent de percer les lignes ennemies. Poursuivant leur route malgré des combats retardateurs, ils franchissent le canal de Crozat le 7 septembre avant de libérer La Fère le 10 septembre. Le régiment reçoit pour cet acte sa cinquième citation à l’ordre de l’armée.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-09.pdf

Les Allemands installent les batteries de Pariser Kanonen

L’avancée des Alliés permet la découverte des anciennes positions d’artillerie qui accueillent les pièces à longue portée bombardant Paris. Près de Beaumont-en- Beine, dans la forêt de Corbie, les ingénieurs allemands qui installent les batteries de Pariser Kanonen, qui placées à 109 km de la capitale, tirent entre le 27 mai et le 11 juin 1918, 104 obus sur la ville. Installés près de Château-Thierry, les canons allemands doivent, face à la contre-offensive des Alliés, être réexpédiés vers Beaumont-en-Beine, où ils tirent encore 64 obus entre le 5 et le 9 août 1918.

Les carnets de Margueritte Genès (Brive)

Lundi 9 septembre 1918.-Depuis que le tabac manque, les buralistes sont tour à tour injuriées, menacées et comblées d’attentions. La pénurie de tabac amène chez elles l’abondance des denrées les plus rares. Les campagnards ne portent plus au marché d’œufs ni de pommes de terre. Les privilégiés, seuls, obtiennent du lait au double de la taxe ; tout renchérit fantastiquement. Mais à la buraliste, pour avoir la prise quotidienne ou le paquet du poilu, on donne gratuitement lait, œufs, fruits et volaille.

source: http://1418.brive.fr/lundi-9-septembre-1918-2

La ruse de Belfort

La ruse de Belfort, opération militaire, est prévue au mois d’août 1918. Elle est destinée à faire diversion, ça ne vous dit rien ?… et pour cause ! Cette opération d’envergure prévue en Alsace, n’a jamais eu lieu. C’est un leurre, déposé au tonneau d’or de Belfort. Ce leurre était pour tromper les troupes allemandes. Il s’agissait de détourner l’attention des Allemands de la véritable offensive, la bataille de Saint-Mihiel, dans la Meuse, conduite notamment par les soldats américains.

Cet été 1918, dans le camp des Alliés, la ruse de Belfort est préparée dans le détail. Cette fausse opération militaire prévoit de lancer un nouveau front au sud de l’Alsace avec un effectif important composé de 6 divisions américaines. Cette offensive d’envergure préparée en cette fin août 1918 du côté des troupes américaines est dirigée par le général Bundy. L’attaque prévoit que les troupes soient positionnées à la frontière entre l’Alsace et le Territoire de Belfort… un front qui s’étendrait d’Altkirch à Thann. L’objectif est Mulhouse, car la ville est toujours entre les mains des Allemands.

Ce projet militaire a de quoi faire tendre l’oreille des espions. Très vite, le plan d’attaque tombe opportunément entre les mains du général en chef des armées allemandes, Erich Ludendorff.
Le général allemand s’interroge. S’agit-il d’une ruse de guerre ? Néanmoins, 3 divisions sont envoyées en renfort en Alsace. Le haut commandement du secteur se montre très nerveux début septembre. Les archives de la ville de Mulhouse sont prêtes à être rapatriées en Allemagne et les habitants du Sundgau doivent se tenir prêts à partir pour le grand duché de Bade si l’offensive devait avoir lieu. Pour tout le monde d’ailleurs, civils comme militaires, l’attaque est imminente…

Mais elle n’aura jamais lieu, il s’agit bien d’une ruse destinée à tromper l’ennemi, déjà en déroute. La véritable attaque est portée dans la Meuse à Saint-Mihiel le 9 septembre 1918. C’est la première bataille livrée par les soldats américains sur le sol français. Deux mois plus tard l’Allemagne baisse les armes et l’Armistice est signé.

La vidéo sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/histoires-14-18-ruse-belfort-1510377.html

L’escadrille 132 s’installe à Saint-Dizier

Le 9 septembre 1918, l’escadrille 132  s’installe à Saint-Dizier et prépare l’attaque des armées franco-américaines entre la Champagne et l’Argonne. Ses équipages prennent part à l’offensive contre le saillant de Saint-Mihiel et sont attaqués par de nombreuses formations de chasse allemandes. Les pertes dans ses rangs vont être sévères.

Quatre victoires et quatre Breguet abattus :

En particulier, le 14 septembre qui marque la journée la plus faste en victoires aériennes, mais aussi la plus noire de toute l’existance de l’escadrille. Quatre Fokker D VII sont abattus et homologués mais en déplorant la perte de quatre équipages, soit huit hommes qui sont tous tués.

Le 11 novembre 1918, l’escadrille BR 132, qui est stationnée à Somme-Vesles, était sur le point d’être engagée en Lorraine, au sein d’une grande offensive franco-américaine visant à reprendre Metz. Heureusement pour la ville, la signature de l’armistice mit fin aux hostilités avant le début des opérations.

Pendant le premier conflit mondial, l’escadrille BR 132 a remporté 12 victoires homologuées et a perdu 19 membres d’équipage tués au combat.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille132.htm

Journal du lundi 9 septembre 1918

L’avance de nos troupes a atteint 7 ou 8 kilomètres en profondeur sur le front de la Somme.
L’ennemi, dont la résistance s’est accrue, n’a pu, en dépit de tous ses efforts, s’opposer au passage du canal de Saint-Quentin, que nos troupes ont franchi à Pont-de-Tugny et à Saint-Simon, après un violent combat. Ces deux localités sont en notre pouvoir.
Au sud de l’Oise, nous avons progressé jusqu’aux abords de Servais. L’ennemi a laissé partout entre nos mains un important matériel.
Sur le front de l’Ailette, et entre Ailette et Aisne, peu de changement. Nous avons progressé au nord de Vauxaillon, enlevé Celles-sur-Aisne et repoussé deux contre-attaques devant cette localité. D’autres contre-attaques ont été brisées au moulin de Laffaux. L’ennemi réagit violemment par son artillerie.
Les Allemands poursuivent leur retraite sur le front britannique. Nos alliés ont pris Villevêque, Sainte-Emilie et la plus grande partie du bois d’Havrincourt. Leurs détachements avancés ont fait des prisonniers et infligé de lourdes pertes à l’ennemi.
Au nord d’ Havrincourt, les Anglais ont occupé le point dit Sport Reaf, sur la rive ouest du canal du Nord, en face d’ Hermies.
Les Américains ont pris Muscourt et capturé 50 Allemands. Ils ont livré plusieurs contre-attaques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1491/2 septembre 1918: mort du pilote martiniquais, le lieutenant Guibert Jean-Marie

Les chars en action dans l’Aisne

Le 2 septembre, la 320e compagnie toute entière lance encore ses chars. La 325e compagnie porte sur ce même point l’effort de ses trois sections, et, au prix de pertes sérieuses, donne enfin à nos armes le résultat cherché.
A Crouy, ce même jour, la 323e compagnie, marchant en avant de son infanterie, est prise à partie par l’artillerie ennemie en traversant le village. La lutte devient plus âpre encore. Ne pouvant par ses coups répétés arrêter l’élan des chars, s’attaque au personnel qui les abrite.
L’atmosphère se remplit de gaz toxiques. Qu’importe ! le désir de vaincre s’affirme davantage et, en dépit de difficultés sans cesse grandissantes, le plateau est atteint. La 324e compagnie lance deux sections dans la direction de Bucy-le-Long. La première ne peut arriver à atteindre l’ennemi, l’autre, ne pouvant gravir les pentes du plateau, oblique à droite et atteint ainsi les lisières du village. Ce mouvement, exécuté avec hardiesse, provoque chez l’ennemi un mouvement de surprise, puis de panique. Plus de 100 prisonniers, la défense du village, tombent entre nos mains. Toute la gauche de la 5e D.I. pouvait ainsi reprendre la marche en avant.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2406-1917-18-503ras

Mort du pilote martiniquais, le lieutenant Guibert Jean-Marie

Le 2 septembre 1918, attaqué par 10 avions allemands, le lieutenant Jean-Marie et son pilote, le capitaine  Marie-Henri Lamasse, livrèrent courageusement bataille, mais leur Bréguet 14 A2 fut abattu à Chavigny, près de Soissons (Aisne).

La mort de Jean-Marie et de Lamasse a été vengée par leurs camarades qui ont réussi à retrouver l’escadrille ennemie et à la décimer.

Le lieutenant Jean-Marie repose, ainsi que son coéquipier, au cimetière de Vaumoise (Oise).

Déjà titulaire de la croix de guerre, en octobre 1918, à titre posthume, il a reçu sa 5e citation, et la croix de la Légion d’honneur.

source: http://www.une-autre-histoire.org/lieutenant-jean-marie-biographie/

Drocourt- Quéant (Pas-de-Calais)  libre par les Canadiens et les Anglais

Le 2 septembre 1918, les troupes canadiennes et anglaises ont emporté la portion de la ligne comprise entre Dury,Villers-Cagnicourt, Cagnicourt, Riencourt puis le village de Noreuil.
Le 3 septembre au soir, les troupes écossaises et navales du 17e corps commandées par le général Sir Charles Fergusson, aidées par le corps de tanks, ont encerclé et pris Quéant ainsi que le village de Pronville.

Les récits de journaux relatant la prise de Quéant donnèrent sur la ligne Hindenburg à cet endroit les renseignements suivants:
La ligne, perfectionnée pendant dix-huit mois, avait par place sept systèmes de retranchements barbelés de 100 m de profondeur chacun, derrière les halliers ainsi formés, s’évasaient des tranchées de six pieds de profondeur et de largeur à peu près égale, pourvues de redoutes bétonnées en quinconce avec poste de mitrailleuses en avant et en arrière des lignes principales, prenant en enfilade les chemins d’attaque et pièges à tanks.
Le village, défense avancée, avait été transformé en forteresse. Devant l’église on avait fait sauter la route à la mine et on l’avait barrée par une muraille de briques. Partaient de l’église des tranchées communiquant avec les caves des maisons par des escaliers de vingt marches. Les caves avait été transformée en abris garantis contre les plus gros projectiles est reliés par un tunnel central de dégagement.

source: https://monumentsmorts.univ-lille.fr/commune/25560/queant/

Journal du lundi 2 septembre 1918

Lutte acharnée dans la région du canal du Nord et au nord de Soissons.
Nos troupes ont progressé pied à pied, et enlevé des centres de résistance que l’ennemi a défendus avec opiniâtreté. Nous avons pris Campagne, sur la rive est du canal.
L’effort de l’ennemi a été très violent sur le village de Chevilly, qui est resté finalement en notre possession, après avoir été repris deux fois par les Allemands. Nous avons fait 200 prisonniers.
Nous avons progressé au nord d’Haplincourt et de Morlincourt.
Au nord de Soissons, nous avons conquis Juvigny et Crouy de haute lutte et atteint Leury. 1250 prisonniers ont été capturés.
Sur le front britannique, les Australiens ont pris la colline et le village du mont Saint-Quentin, au nord de Péronne. Nos alliés ont enlevé Feuillancourt, en y capturant plus de 1500 prisonniers. Ils ont arrêté de grosses contre-attaques allemandes des deux côtés de la route de Bapaume-Cambrai. en infligeant de lourdes pertes à l’assaillant. Ils ont pris Bien-lesBapaume, et amélioré leurs positions entre Vaulx-Vrancourt et Bullecourt.
Les Canadiens ont réussi une opération locale au sud de la route Arras-Cambrai.
Une autre avance a été réalisée entre Sensée et Scarpe.
Le mont Kemmel a été reconquis et les forces britanniques s’approchent d’Estaires.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1482/24 août 1918: Aviation: une commande de 1.000 avions biplace de combat SEA IV

Aviation: une commande de 1.000 avions biplace de combat SEA IV

Mille appareils sont commandés par le ministère de l’Armement et des Fabrications de guerre français. Le 24 août 1918, le général Duval, commandant de l’Aéronautique au Grand quartier général, établit une prévision d’avions devant équiper les escadrilles au début de 1919 : on y trouve pour l’observation le SEA IV A2 et pour la chasse le SEA IV C2. En octobre, le Grand quartier général prévoit que soit constituée une escadrille de SEA IV. Il estime qu’il devient indispensable d’en développer la fabrication pour atteindre, au cours du premier trimestre de 1919, une production mensuelle de 200 avions qui doit permettre la mise en service de 400 appareils pour le 1er avril 1919.

Le premier SEA IV de série sort d’usine le… 11 novembre 1918. Depuis l’aube, les canons se sont tus sur le champ de bataille, c’est l’armistice. Le marché de 1. 000 avions est alors résilié, seuls 115 appareils en cours de fabrication sont livrés. Les SEA IV C2 vont servir quelques années en escadrilles dans les Régiments d’Aviation, dont plusieurs au Bourget. Un certain nombre sera transformé par Les Aéroplanes Henry Potez en limousines de transport ou de grand tourisme Potez VII et un exemplaire sera modifié en avion de course.

source: https://www.dassault-aviation.com/fr/passion/avions/bloch-militaires/sea-iv/

Le bâton du maréchal Foch est confectionné par Cartier

A l’occasion de la remise au maréchal Foch du bâton de Maréchal de France, Le Figaro du 25 août 1918 décrit avec précision cette œuvre d’art, conservée aujourd’hui au Musée de l’armée à Paris.

«Le bâton de maréchal, insigne du commandement suprême, remis avant-hier au maréchal Foch par le Président de la République, porte, sur un fond de velours bleu de France, un semis de 30 étoiles d’or ciselé.
Sur l’une des extrémités, également en or ciselé, sont gravés en relief le nom du nouveau maréchal et la date de sa nomination; l’autre rappelle la devise du maréchalat: Terror belli, decus pacis.

C’est à Cartier que l’on a confié le soin d’exécuter cette œuvre d’art destinée à devenir un objet historique.» écrit Le Figaro du 25 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/25/26002-20140825ARTFIG00151-25-aout-1918-le-baton-du-marechal-foch-est-confectionne-par-cartier.php

Journal du samedi 24 août 1918

Nos troupes ont continué à progresser sur tout le front de la bataille en cours.
Entre Matz et Oise, nous bordons la Divette, depuis son embouchure jusqu’à Evricourt.
Le long de l’Oise, nous nous étendons depuis Sempigny jusqu’à la voie ferrée de Coucy-Le-Château.
A l’est de Solens, nous avons porté nos lignes jusqu’aux abords de Guny et de Pont-Saint-Mard.
Le matériel abandonné par l’ennemi entre l’Aisne et l’Avre, est considérable. Plus de 200 canons ont été dénombrés.
Les troupes anglaises ont progressé de trois kilomètres sur un front de neuf, entre Somme et Ancre. Elles ont rencontré une sérieuse résistance sur certains points, notamment sur les pentes au nord de Bray.
Les combats ont continué, dans Albert, jusqu’à ce que la ville eût été nettoyée. Au cours de cette opération, 1.400 prisonniers ont été faits, et des canons capturés.
Nos alliés ont progressé aussi sur la rive gauche de l’Ancre, au sud de Beaucourt. L’ennemi a contre-attaqué au nord de l’Ancre. Il a échoué à Miraumont et à Achiet-le-Grand. Le chiffre total des prisonniers dénombrés par les Anglais est de 5.000.
Nos alliés ont encore avancé sur le front de la Lys.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

CARTE POSTALE DU JOUR

1475/17 août 1918

Parution du journal  « Le coup de canon »

source: http://normannia.info/items/show/190680#?c=0&m=0&s=0&cv=0

Première liaison postale régulière par avion

17 août 1918, première liaison postale régulière par avion (Paris – le Mans – Saint-Nazaire)

La circulation des personnes est modifiée par décret

Le Figaro du 17 août 1918 rappelle les règles, différentes selon la zone et la nationalité du voyageur, régissant les déplacements sur le territoire français.

«Une note officieuse rappelle à nouveau les dispositions du décret concernant la circulation en France: Les Français peuvent se déplacer sur tout le territoire, exception faite des 2e et 3e sections de la zone des armées et des départements frontière, sans être astreints à aucune formalité préalable.

Toutefois, pour pénétrer et circuler dans la 1re section de la zone des armées et dans les zones spéciales, ils doivent être munis de pièces les mettant en mesure de justifier de leur identité à toute réquisition des agents de l’autorité.

Pour pénétrer et circuler dans la 2e section de la zone des armées et dans les départements frontière, et pour sortir de cette zone ou des limites de ces départements, les Français doivent être munis d’un sauf-conduit délivré par le maire ou le commissaire de police.

Pour pénétrer dans la 3e section de la zone des armées, une autorisation de l’autorité militaire (service de la circulation aux armées, 194 bis rue de Rivoli, à Paris), est nécessaire.

Les étrangers sont astreints, pour tout déplacement (même dans la zone de l’intérieur), au visa préalable de leur carte d’identité ou du récépissé de cette carte.» écrit Le Figaro du 17 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/17/26002-20140817ARTFIG00077-17-aout-1918-la-circulation-des-personnes-est-modifiee-par-decret.php

Lomme: le terrain d’aviation allemand attaqué par les alliés

Le 17 août 1918, au matin, le terrain d’aviation allemand fut donc attaqué par 60 avions alliés qui avaient décollé de Fauquembergues.

Article payant sur la Voix du Nord: http://www.lavoixdunord.fr/148679/article/2017-04-15/l-autre-bombardement-avant-que-delivrance-ne-soit-delivrance

Saint-Dié (Vosges) : premier engagement de la 5e U.S.division

La 5e U.S.division se voit confier pour son premier vrai engagement, la prise de Frapelle et de la Cote 451, au nord du village. Elle opère au sein du 33e corps de la VIIe armée française. Le 17 août 1918, l’assaut est lancé après une énorme préparation d’artillerie.

Le 18 août, Frapelle et la cote 451 sont enlevés par la 5e U.S. division. Toutes les contre-attaques allemandes sont repoussées.

Le 28 août 1918, la 5e U.S. division reçoit l’ordre d’intégrer la 1re armée américaine en cours d’organisation. Sa première mission consiste à réduire le saillant de Saint-Mihiel qui forme une hernie dans les lignes françaises entre Verdun et Pont-à-Mousson. Après une période de formation, la division se porte sur le secteur où elle aura à intervenir. Pour éviter de se faire repérer par l’ennemi, les déplacements s’effectuent de nuit.

La suite sur http://stenay-14-18.com/grandes-batailles/meuse-argonne/marqueurs-de-la-5e-u-s-d-i/

Les revendications des «corsettes» sont détaillées

Continuant à suivre le mouvement de protestation des ouvrières de la couture, Le Figaro du 18 août 1918 se fait l’écho de leurs revendications exprimées à la Bourse du travail la veille.

«Les ouvrières de la couture, qui s’agitent de nouveau, ont tenu un grand meeting, le 17 août 1918 après-midi, à la Bourse du travail. Leurs revendications sont les suivantes:

1° Indemnité de trois francs pour la vie chère;

2° Majoration de 75 % du tarif des heures supplémentaires;

3° Délai-congé de huit jours;

4° Généralisation de la semaine anglaise;

5° Application d’un minimum de salaire dans les spécialités où il n’existe pas encore.

Lundi 19 août 1918, ces desiderata seront soumis aux différentes chambres patronales du vêtement. Le résultat de ces démarches sera communiqué aux intéressées, dans un second meeting fixé au 7 septembre 1918.

Les “corsettes” ont, avant de se séparer, voté un ordre du jour de protestation contre le verdict de la Haute Cour.» écrit Le Figaro du 18 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/17/26002-20140817ARTFIG00109-17-aout-1918-les-revendications-des-corsettes-sont-detaillees.php

Journal du samedi 17 juillet 1918

Nos troupes ont repris leurs attaques dans la région boisée entre le Matz et l’Oise. En dépit de la forte résistance opposée par l’ennemi, nous avons pu réaliser des progrès au nord-est de Gury. Nous avons pris pied dans le parc de Plessier-de-Roye et atteint Belval.
Plus à l’est, nous avons porté nos lignes à 2 kilomètres environ au nord du village de Cambronne.
Sur le front de la Vesle, des coups de main ennemis n’ont obtenu aucun résultat. Une incursion dans les lignes allemandes, dans la région de Mesnil-Lès-Hurlus, nous a donné des prisonniers.
Canonnade sur le front britannique.
Des contre-attaques locales ennemies dans le secteur de Dickebusch, ont été repoussées. Un raid heureux, dans le voisinage d’Ayette a valu des prisonniers à nos alliés. Leurs patrouilles continuent à pousser en avant dans le secteur de Vieux-Berquin, et ont établi leur ligne à l’est du village. Elles ont capturé un certain nombre de prisonniers et de mitrailleuses.
Les Anglais ont également avancé à l’est de Meteren.
Le transport Djemnah a été torpillé en méditerranée. Il y a 442 disparus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1472/14 août 1918: des aménagements pour les « indigènes » musulmans

Les Allemands jugent la défaite inéluctable

A partir du mois d’août 1918, la situation militaire de l’Allemagne sur le front occidental se détériore de jours en jours. La supériorité militaire de l’Entente et l’arrivée des troupes américaines sur le théâtre des opérations poussent les armées allemandes à la retraite. Le 14 août 1918, l’Etat-major allemand et ses généraux Paul von Hindenburg et Erich Ludendorff informent secrètement l’empereur Guillaume II que la défaite est inévitable. L’offensive générale des Alliés sous le commandement du général Ferdinand Foch menace inévitablement la stabilité du front allemand. Comme l’Etat-major allemand tient de facto le pouvoir en Allemagne après avoir évincé l’empereur des affaires militaires au cours de l’année 1916, cette constatation entraîne de lourdes conséquences.

source: http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/allemagne_9_novembre_1918.html

Les vêtements de deuil n’ont plus la côte

A Londres, les femmes endeuillées cachent leur chagrin en abandonnant les vêtements de deuil, afin de soutenir les combattants. Cette mode suscite l’admiration du Figaro du 14 août 1918.

«Le chef d’une grande maison de deuil du West End de Londres a confié à un de nos confrères qu’il se vend moins de vêtements de deuil qu’avant la guerre:

L’exemple de certaines grandes dames, qui donnent le ton, et qui ont déclaré qu’elles ne porteraient pas le deuil de leurs morts, a porté ses fruits. Nos filles, nos femmes cachent leur chagrin. Et cette attitude virile encourage nos jeunes hommes au lieu de les attrister. Ils considèrent, eux aussi, que mourir au champ d’honneur, ce n’est point un deuil, mais une gloire.

Londres nous a souvent imposé des modes étranges. Celle-ci, assurément, est d’une grande noblesse.» écrit Le Figaro du 14 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/14/26002-20140814ARTFIG00177-14-aout-1918-les-vetements-de-deuil-n-ont-plus-la-cote.php

Valenciennes honore son concitoyen, l’aviateur,   le lieutenant Nungesser

Le 12 août 1918, à la réunion du Conseil municipal, M. Damien, adjoint, annonça que notre concitoyen, le lieutenant Nungesser, était nommé Officier de la Légion d’Honneur, à l’âge de 26 ans, pour avoir abattu son 31° avion, et lui adressa les félicitations du Conseil municipal, le Journal Officiel inséra la citation suivante :
 » Nungesser Charles-Eugène-Jules-Marie, de l’armée active. Lieutenant au 2° régiment de hussards, pilote aviateur.
 » Incomparable pilote de chasse, d’une science exceptionnelle et d’une éclatante bravoure, en qui se reflètent la force et l’inflexible volonté de la race.
 » Dans la cavalerie, où, dès les premiers engagements, il gagna la médaille militaire, puis dans un groupe de bombardement, où de quotidiennes prouesses le firent plusieurs fois citer à l’ordre du jour, et décorer de la Légion d’Honneur, enfin, dans une escadrille de chasse, qu’il illustre depuis trente mois de ses prodigieux exploits, s’est partout imposé comme un superbe exemple de ténacité d’audace et d’orgueilleux mépris de la mort. Eloigné à plusieurs reprises du front par des chutes et des blessures qui n’ont pu entamer sa farouche énergie, est rentré chaque fois dans la bataille avec une âme plus ardente, et est monté de victoire en victoire jusqu’à la gloire d’être Je plus redoutable adversaire de l’aviation allemande : trente et un avions abattus, trois ballons incendiés, deux blessures, seize citations « .

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/07/27/21689563.html

Des aménagements pour les « indigènes musulmans »

Le 14 août 1918, le ministère de la Guerre prévoit, dans le cadre de mesures pour améliorer la vie quotidienne des indigènes musulmans, l’installation des « cafés maures spéciaux » pourvus de femmes d’Afrique du Nord « que l’on pourrait peut-être décider à venir en France en leur promettant le voyage gratuit jusqu’au centre d’hébergement. Le rapatriement également gratuit, le logement et le couchage gratuits ».

source: http://sens-public.org/article1076.html

Trois victoires aériennes en dix secondes pour René Fonck

La guerre déclarée, René Fonck  demande à être incorporé dans l’armée de l’air. Il y décroche son brevet de pilote en un mois et devient vite un as du pilotage. Il établit record sur record. Le neuf mai 1918, il abat en 45 secondes et seulement 22 balles trois avions allemands, puis, le temps de refaire le plein d’essence abat trois autres avions ennemis.

Le 14 août 1918, c’est en 10 secondes qu’il signe ses 58, 59 et 60e victoires. Le 30 septembre 1918, il aura raison du capitaine allemand Wisseman, vainqueur 19 jours plus tôt du prestigieux pilote français, Georges Guynemer.

source: http://cda88.free.fr/lfse/articles.php?lng=fr&pg=4

Journal du mercredi 14 août 1918

Nos attaques ont continué avec succès sur tout le front de l’Avre.
Montdidier, débordé par l’est et par le nord, est en notre pouvoir.
A la droite des forces britanniques, nous avons porté nos lignes à dix kilomètres à l’est de Montdidier, sur le front Andechy-la-Boissière-Fescamps.
Nous avons attaqué les positions allemandes à droite et à gauche de la route de Saint-Just-en-Chaussée à Roye, sur un front de plus de vingt kilomètres, conquis Rollot, Orvillers-Sorel, Ressons-sur-Matz, Conchy-les-Pots, la Neuville-sur-Ressons et Elincourt.
Nous avons ensuite enlevé le massif de Boulogne-la-Grasse et porté nos lignes à l’est de Bus.
Nous avons gagné les abords de la Berlière et de Gury, conquis Mareuil-lamotte et progressé de trois kilomètres au nord de Chevincourt.
Les troupes britanniques ont atteint Lihons et Fresnoy-les-Roye.
En Flandre, elles ont repoussé une attaque allemande dans la région au nord du Kemmel et capturé des prisonniers. Elles ont progressé à l’est de Robecq.
Les troupes françaises ont remporté un succès en Italie, sur le mont Sisemol. Elles ont capturé 5 officiers, 243 hommes, un canon de tranchée et 3 mitrailleuses.
Plus à l’est, succès italien au val Bella et au col d’Echale.
En macédoine, rencontre de patrouilles.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html