Archives du mot-clé aviation

1012/11 mai 1917

Journal du vendredi 11 mai à travers Le Miroir

Au nord-est de Soissons et sur le chemin des Dames, la lutte d’artillerie a été intermittente, sauf dans le secteur de la Royère et au nord de Braye-en-laonnois où les deux artilleries se sont montrées très actives. Nous avons accompli des opérations de détail qui nous ont valu des avantages.
Au nord de Sancy, nous avons enlevé un système de tranchées ennemies et fait une trentaine de prisonniers. Dans le secteur de Chevreux, les Allemands ont essuyé, de nouveau, de nous rejeter des tranchées que nous avons conquises le 8. Leurs attaques ont été brisées par nos barrages et nos feux de mitrailleuses. Nos batteries ont pris sous leurs feux et dispersé des troupes ennemies rassemblées dans cette région.
Canonnade au sud de Moronvilliers ; au nord-ouest de Prosnes, nous avons progressé et fait des prisonniers.
Les Anglais ont avancé leurs lignes sur la rive sud de la Scarpe. L’ennemi a renouvelé ses tentatives à la faveur d’un bombardement sur les positions britanniques de la ligne Hindenburg, à l’est de Bullecourt. Son attaque a échoué. Une autre attaque près de Fresnoy a également échoué.
Six avions allemands ont été abattus, cinq autres forcés d’atterrir. Cinq avions anglais ne sont pas rentrés.
La mission française a reçu un accueil triomphal à New-York.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

La France offre des ambulances à la Russie

Guerre 1914-1918. « La France offre des autos-ambulances à l’armée russe », le 11 mai 1917 au Grand Palais.

« La France offre des autos-ambulances à l’armée russe », le 11 mai 1917 au Grand Palais.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72197-52-guerre-1914-1918-france-offre-autos-ambulances-a-larmee-russe-11-mai-1917-au-grand-palais

Torpillage du Madjerda

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/medjerda-compagnie-navigation-sujet_225_1.htm

source: http://bernardbernadac.monsite-orange.fr/page-56658c187d0d6.html

l’histoire: http://alger-roi.fr/Alger/port/navires/pages/41_depart_medjerda44.htm

L’armée portugaise au combat (11 mai 1917 – 10 avril 1918)

En mai 1917, la zone des opérations du C.E.P. comprenait une vaste région traversée par la rivière la Lys, affluent de l’Escaut. Une immense plaine humide coupée de canaux et de drains qui se transformait en un énorme bourbier à l’occasion des pluies. C’était des terres basses, argileuses où l’eau affleurait. Elle était formée par un couloir entre Arras, à droite, et Armentières à gauche, couloir limité par les hauteurs de l’Artois et par les monts des Flandres ( Kemmel, Mont Noir, Mont Rouge) de 70 à 150 mètres d’altitude.

Le 11 mai 1917, le premier bataillon lusitanien entrait dans les tranchées du secteur à responsabilité portugaise. Le front n’excéda jamais 18 kilomètres. En avril 1918, il était d’environ 11 kilomètres. La limite nord se situait à 3 kilomètres à l’est de Laventie et la limite sud était à 2,5 kilomètres à l’ouest de la Bassée. A l’ouest du front, la limite nord du secteur était constituée par la Lys, et la limite sud était formée par le canal de la Bassée. Le flanc droit portugais était occupé par la 55e division britannique et le flanc gauche par la 40e division (voir la carte du secteur portugais).

Le secteur était organisé en trois lignes de défense désignées A, B et C, d’une profondeur maximum de 2.000 mètres.

La ligne A, ou ligne avancée, était constituée par une tranchée continue tenue en différents points par une garnison réduite. C’était une ligne d’observation protégée du front par trois rangées de fil de fer barbelé de 3 mètres de large et espacées de 10 mètres.

Cette ligne A, ligne de front, serait abandonnée lorsque les bombardements ennemis deviendraient insoutenables. Près de la ligne A existait une ligne d’appui constituée par des postes d’armes automatiques. La ligne de front allemande se trouvait à une distance de 80 à 250 mètres de la ligne de front portugaise. La zone intermédiaire (« no man’s land ») était constituée de cratères remplis de boues et d’eaux nauséabondes creusées par les grenades ou les bombes.

La suite sur http://www.grande-guerre.fr/articles/item/l-armee-portugaise-au-combat-11-mai-1917-10-avril-1918.html

Grève des Midinettes

C’est donc seules que les couturières, les midinettes, de chez Jenny, une grande maison des Champs-Élysées, vont déclencher le vendredi 11 mai 1917 leur première grève.

Au prétexte que le travail se fait rare, on leur annonce qu’elles ne travailleront pas le samedi après-midi et perdront cette demi-journée de salaire. Du chômage technique en somme. D’autant plus révoltant que leurs collègues britanniques, elles, pratiquent déjà la « semaine anglaise » : ne pas travailler le samedi après-midi, tout en étant payées. Une espèce de RTT avant la lettre…

Le nom de midinettes leur vient du dîner pris rapidement à midi car elles logent trop loin pour revenir chez elles et ne sont pas suffisamment fortunées pour se payer un repas au restaurant. De plus, elles disposent de peu de temps pour le repas entre leurs dix heures de travail.

D’abord accueillie avec des sourires un peu patelins, la grève est décidée. On ne veut voir que de jolies filles qui rient, sautent et chantent dans les rues de Paris et qui ne savent pas bien ce qu’elles espèrent obtenir. Erreur ! Car déterminées, elles le sont. Et le patronat ne va pas tarder à s’en apercevoir. L’une après l’autre, les maisons de couture s’engagent dans le mouvement au cri de « Nos 20 sous ! ».

- le lundi 14 mai, les 250 grévistes de chez Jenny sont rejointes par les cinq cents ouvrières de la maison Cheruit, place Vendôme

- le mardi 15 mai, la grève se généralise comme un feu de paille dans les maisons de couture. Deux mille s’élancent en manifestation sur les grands boulevards, en pleine guerre. Le journal L’Humanité en rend compte ainsi « Sur les Grands Boulevards, un long cortège s’avance. Ce sont les midinettes parisiennes aux corsages fleuris de lilas et de muguet ; elles courent, elles sautent, elles chantent, elles rient et pourtant ce n’est ni la sainte-Catherine, ni la mi-Carême. C’est la grève. »

- le mercredi 16, elles se comptent trois mille

Lorsque les usines d’armement et les établissements bancaires sont à leur tour touchés, les patrons sourient déjà beaucoup moins.

Aux alentours du 20 mai, ce sont bien dix mille travailleuses grévistes qui manifestent pour leurs salaires, certes, mais bientôt aussi contre la guerre. Ce n’est plus « Nos 20 sous ! » qu’on entend dans les rues, mais : « Plus d’obus ! ». Car les grévistes n’oublient pas leurs fiancés, leurs pères, leurs frères, sacrifiés sur le front à une logique de guerre qui n’épargne que ses profits. La « grève joyeuse des midinettes », comme l’avaient surnommée les journaux, devient exemplaire, par l’élan qu’elle a suscité.

source: http://www.gauchemip.org/spip.php?article6949

(Aviation) Mort de Edmund Nathanael, « As » allemand de la WW1

Mort en combat aérien de Edmund Nathanael, « As » allemand de la WW1, 15 victoires aériennes au sein de la Jasta 5.
Son Albatros D.V est abattu en flammes au dessus du bois de Bourlon, dans l’Oise, par l’as irlandais William Kennedy-Cochran-Patrick aux commandes de son SPAD XIII du 23 Sqn du RFC. Il est tué.
Il est à noter que René Fonck a, lui aussi, revendiqué cette victoire qui ne lui sera pas attribuée.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/anniversaires-t20304-6000.html

 

1009/ 8 mai 1917: 2.- L’enfer du Mont Cornillet (Marne)

  • Carnet du mardi 8 mai 1917 à travers Le Miroir
Au cours de la journée, l’ennemi n’a pas renouvelé ses tentatives dans la région au nord du moulin de Laffaux et sur le chemin des Dames. La lutte d’artillerie s’est poursuivie avec violence, notamment vers Hurtebise et dans le secteur de Craonne, où nos troupes ont consolidé leurs positions sur le plateau de Californie. Au dire des prisonniers faits sur cette partie du front, quatre régiments frais, qui ont participé aux attaques infructueuses sur ce plateau, ont subi de très grosses pertes.
Au nord-ouest de Reims, nous avons réussi une opération de détail qui nous a permis d’élargir sensiblement nos positions au sud de Sapigneul. Une centaine de prisonniers, dont deux officiers, sont restés entre nos mains.
Sur le front britannique, l’ennemi a, par trois fois, contre-attaqué les positions de nos alliés au sud de la Souchez. La première vague, qui a réussi à atteindre la pente en avant des tranchées, a été détruite par les feux d’infanterie et de mitrailleuses. Les autres ont dû refluer en désordre. Pas un Allemand n’est parvenu jusqu’à nos alliés.
En Macédoine, nos troupes, de concert avec les contingents venizelistes, ont occupé les avancées ennemies sur un front de 5 kilomètres.

Malheurs du  18 ème régiment d’infanterie de Paul au Chemin des Dames

Du 4 au 8 mai 1917, le 18e régiment d’infanterie de Pau a perdu dans les combats de Craonne (Aisne), 20 officiers et  824 hommes .Le régiment est cité à l’ordre de l’armée, puis mis au repos quelques jours. Le 27 mai au moment de repartir vers Craonne, plusieurs incidents graves se déroulent.

Le 7 juin, 14 hommes inculpés de révolte sous les armes passent en Conseil de Guerre. Cinq condamnations à mort sont prononcées:

Fidèle Cordonnier, né dans le Pas-de-Calais a obtenu une grâce de Poincaré, Président de la République. La peine de mort a été commuée en 20 ans de prison par décret du 11 juin.

Le 12 juin 1917, sont fusillés à Maizy dans l’Aisne :

Casimir Canel né le 1er mars 1896 à Avesnes-le-Comte dans le Pas-de-Calais,

Alphonse Didier, vosgien, employé de commerce,

Jean-Louis Lasplacettes né le 26 aout 1887 à Aydius ,canton d’Accous (64)

Le cinquième condamné à mort , le caporal « Moulia a passionné les chercheurs de mystère :il se serait évadé en profitant d’un bombardement où il allait etre exécuté.La réalité est sans doute moins providentielle.Nous avons trouvé ,le 15 juin,le jugement de deux soldats par le Conseil de Guerre de la 36eDI :ils sont accusés d’avoir permis par négligence de Moulia le 11 juin.L’un sera acquitté,l’autre condamné à un mois de prison avec sursis.Il semble donc que Moulia ait réussi à s’évader la veille du jour prévu pour l’éxécution. » Guy Pedroncini  (1983) page 116

La suite sur http://www.retours-vers-les-basses-pyrenees.fr/2013/11/les-poilus-du-18e-regiment-dinfanterie.html

 L’enfer du Mont Cornillet (suite) 

Pour prendre le Cornillet, le commandement français dépêcha sur les lieux la 48e DI..
Cette division sous les ordres du général JOBA, réunissait en un brillant amalgame le 1er régiment de zouaves, le 2ème Mixte de Zouaves-tirailleurs et le 9ème tirailleurs.
Elle avait été de toutes les grandes actions de la guerre : Champagne et Artois en 1915, deux fois à Verdun et sur la Somme en 1916.
Le 8 mai 1917 le général JOBA prévenait ses régiments de leur prochaine entrée en secteur :
« La 48e D.I. entrera probablement avant peu dans la bataille.
Le devoir de tous est de se préparer sans retard moralement et matériellement à cette glorieuse éventualité avec l’ardent désir de soutenir par le succès
la réputation que se sont acquises les unités de la division ».

Ainsi, du 11 au 15 mai, le 1er régiment de marche de Zouaves prit à son compte le Cornillet

Voici comment le sous-lieutenant COSSARD, de la 43ème compagnie, vit le mont :
« Le mont, ses pentes, la plaine au sud bien au-delà de la tranchée d’Erfürt, présentaient l’aspect d’un désert : terre crayeuse d’un blanc grisâtre ou brûlée
par les explosions ou noircie par la fumée, piochée, bouleversée par les éventrements, creusée de milliers de trous d’obus, vingt fois comblés, puis labourés de nouveau.
Partout des débris de réseaux de barbelés.
Des boqueteaux de sapins réduits à quelques troncs broyés. Partout aussi des restes d’équipements, des pansements taches de sang.
Et, hélas, des cadavres en bleu horizon, des chevaux éventrés, quelques véhicules démolis ».

Le 16 mai, le général JOBA fixa la mission de sa division.
Le 1er Zouaves devait escalader d’une seule traite les pentes sud du mont et se porter directement sur les entrées du tunnel pour les tenir sous des feux 
de mitrailleuses et au besoin enfumer les bouches d’aération.
En face, le 476ème régiment wurtembergeois attendait l’assaut.
Il appartenait a la 242e D.I.
Cette unité créée à l’automne 1916 se composait d’un mélange assez hétérogène d’anciens blessés, de soldats récupérés sur les unités combattantes et de 
recrues de la classe 1918.
Pour la 242ème D.I. le Mont Cornillet s’avéra comme une expérience terrible.
Ce fut son premier véritable engagement dans la guerre car le front d’Alsace dont elle avait tenu un secteur quelques mois durant, sous le commandement du 
général von ERPF, s’était révélé très calme.

Comme l’écrit le capitaine GNAMM, historien de la division,
« ce que les troupes avaient encore à apprendre des grandes batailles, elles le firent en un temps très court à la dure école du Cornillet »
Le 14 mai, la division commença la relève de la 223ème D.I. terriblement ébranlée par vingt jours de combats.

Voici comment le capitaine GNAMM décrit les positions du 476ème R1. :
« La première ligne était inexistante dans le secteur de droite. Le reste du front était parsemé d’entonnoirs d’obus, qui ça et la avaient été joints en une tranchée.
Les abris et les blockhaus étaient entretenus pour un petit nombre seulement.
Sur l’aile gauche du Cornillet, la première ligne se terminait en un inconcevable champ d’entonnoirs d’obus ».

(Sources : Gnamm (Hauptmann) : die 242 Infanterie Division in Weithieg, 1914 – 1918)

Le moral du 476ème se tournait vers la résignation.
Sur le cadavre d’un lieutenant de ce régiment, on retrouva un carnet de route qui contenait à la date du 15 mai les propos suivants :
« Maintenant, nous allons vers le point capital de la Champagne : les fameuses hauteurs au nord de Prosnes. A 3 h. la relève est terminée.
Maintenant commence la véritable guerre d’entonnoirs. C’est une sacrée cochonnerie. Je suis content que les Français n’attaquent pas ».

Le drame des tunnels

A la veille de la bataille du 20 mai, les tunnels du Cornillet abritaient une garnison importante : 
deux commandants de bataillon, six compagnies d’infanterie, deux compagnies de mitrailleuses, quatre pelotons de pionniers, des postes de secours, une station radio.
Au total plus de 1 000 hommes.

La suite sur http://hmcel.forumactif.com/t338-l-enfer-du-mont-cornillet

Les journées du 8 au 12 mai à Craonne pour le 32 ème Régiment d’infanterie

Un très intéressant dossier à lire

Je me suis demandé en quoi ses journées du 8 au 12 mai 1917 avaient pu être mémorables pour ces hommes du 32e RI…

On remarque les visages fatigués, mangés par la barbe, la tenue débraillée, les pantalons déchirés…. tout laisse à penser que ces hommes reviennent des lignes et on dû y vivre des instants terribles, se disant peut-être par moment qu’ils n’en reviendraient pas vivants… C’est sans doute pour cela qu’une photo vient immortaliser cet instant :

Quelques recherches sur le net me donnent une réponse très intéressante :

D’après Guy Pedroncini, professeur à la Sorbonne, grand spécialiste des mutineries, et dont les livres font autorité sur la question. Article extrait d’Historama, cité sur le site http://paras.forumsactifs.net/t5594-mutineries-1917.

Ainsi, le 32e R.I. combat depuis le début du mois de mai dans de dures conditions: préparations d’attaque et attaques se sont succédé du 2 au 13, entrecoupées de contre-attaques allemandes, souvent au lance-flammes. Epuisé, le régiment est relevé le 13 mai. Or, le 17 à midi, il reçoit l’ordre de remonter en ligne. La réaction est immédiate: une compagnie quitte son bivouac; ses hommes se dispersent à travers le cantonnement, conseillant aux autres de ne pas remonter en ligne. Cependant les officiers, qui sont respectés et aimés de leurs hommes, obtiennent finalement qu’ils obéissent, et pendant trois jours, le régiment reprend sa place dans les tranchées. Une seconde erreur est alors commise par le commandement : le 32e R.I., mis en réserve, reçoit l’ordre de prendre position pour le 21 mai en soutien de troupes qui doivent attaquer le 22. De nouveaux incidents éclatent. Une fois encore, les officiers réussissent à rétablir l’ordre. Comme l’écrira au général Duchêne le colonel Pintat, qui s’est fait leur défenseur, «leur geste a dépassé leur volonté. Ils n’ont jamais eu l’idée de refuser d’aller à l’ennemi, ils l’ont prouvé les jours suivants. Ce sont de braves gens, prêts à tous les sacrifices ». Ils le montrent dans la nuit du 23 au 24 mai. Au moment où ils vont enfin être mis au repos, ils supportent un dur bombardement par obus toxiques. Et un caporal, qui sera condamné à mort – et gracié – pour avoir participé au mouvement d’indiscipline, a dû être évacué d’urgence parce qu’il était intoxiqué. Dans ce cas précis, il ne s’agissait pas pour les combattants de protester contre la guerre, mais contre la manière dont les troupes étaient jetées constamment et sans repos dans la bataille. A aucun moment le mouvement n’a été tourné contre les officiers.

Et sur le site du CRID 14-18 (http://crid1418.org/doc/bdd_cdd/unites/DI18.html) ont trouve pour le 32e RI:

– 8 mai : attaque sans succès Chevreux (Guide Michelin). Cela correspond bien à la date de début de la période indiquée par le poilu sur cette photo.
– 10-13 mai : 2 compagnies du 3e bat. Retirées des combats, la 10e Comp. et la Comp. de mitrailleuses sont maintenues en 1ère ligne et subissent des attaques allemandes au lance-flammes. Quand le bataillon est finalement totalement relevé le 13, il a perdu 150 hommes et 11 officiers [Rolland, 52-53]. Cette photo montre donc sans doute des hommes de ces compagnies, qui ont tenu les tranchées du 8 au 12 mai, la photo date probablement du 13 mai lors de leur retour des premières lignes.
– Mutineries (3e bataillon du 32e, lieutenant-colonel Guidon) lors des attaques du 22-24 mai au bois des Chevreux.
Pedroncini, pp. 107-108 : Le bataillon a dû préparer le terrain depuis le 2 mai, et il est lancé à l’attaque le 8 mai (2 abandons de poste pendant la nuit précédente). Violemment contre-attaqué aux lance-flammes le 10 mai. Relevé le 13 mai seulement. Nouvel ordre d’attaquer le 17 mai vers midi (alors qu’il est au repos) vers le bois des Couleuvres : la 11e compagnie se répand dans le cantonnement en demandant aux autres compagnies de ne pas monter en ligne (5 jugements le 22 juin pour refus d’obéissance, dont le caporal Village condamné à mort et gracié). Les hommes finissent par monter, restent 3 jours en ligne puis sont mis en réserve. 21 mai : ordre de prendre position derrière les bataillons qui doivent attaquer le 22 : nouveaux incidents aux 11e et 9e compagnies (8 conseils de guerre, dont deux condamnés à mort graciés). Finalement, nouvelle montée et relève dans la nuit du 23 au 24 au milieu d’un bombardement allemand avec obus toxiques (caporal Village évacué intoxiqué).
Précisions Rolland (53-55) : 23 conseils de guerre, 3 condamnations à mort : caporal Village (le seul pour la défection du 20 mai), Martial Larelle (qui avait déserté dans la nuit du 7 au 8 mai) et Jean Desbordes (insultes à officier le 16 mai) (peines commuées). Autre condamné à mort du régiment au même moment : Debacker pour avec quitté son unité le 1er mai (exécution réclamée par le général Maistre mais grâce accordée par Poincaré).
– 24 mai : prise de Chevreux (Guide Michelin). Précision Chamard : attaque du 1er bataillon avec le 3e du 77e RI pour nettoyer les quelques points de la tranchée Turque restant à conquérir après le 22 mai.

Source: http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t56968-au-32e-ri-en-1917-quelques-jours-avant-les-mutineries-dans-le-secteur-de-craonne

Mort de Auguste Alfred Niclet de Villers-Marmery

Auguste Alfred Niclet est né à Villers-Marmery le 4 mai 1878 de Gustave, charpentier, et Ursule née Lapoulle, vigneronne. Il était soldat de 2ème classe au 332ème Régiment d’Infanterie. Il a été tué à l’ennemi le 8 mai 1917 à Berry au Bac dans l’Aisne.

http://villers-marmery.fr/1418/07-Victimes.pdf

Un exploit de Marcel Grisard aviateur

«Officier pilote d’un courage, d’un sang-froid et d’une endurance exceptionnels, est un exemple pour tous les pilotes de l’escadrille. Le 26 avril, au cours d’une prise de photographies, son appareil étant gravement endommagé par le feu de l’artillerie ennemie, n’est rentré qu’après avoir entièrement accompli sa mission. Le 8 mai 1917, à 17 heures chargé d’assurer la liaison d’infanterie pendant une attaque, a survolé les lignes à 90 mètres d’altitude dans des conditions atmosphériques extrêmement difficiles. A eu son appareil criblé d’éclats d’obus provenant du tir de barrage ennemi. Contraint d’attérir [sic] sous le feu de l’artillerie ennemie, n’a eu d’autre préoccupation que d faire transporter à bras son appareil hors des vues de l’ennemi». Signé: le général Duchêne, commandant la 10ème armée

La bio complète sur http://www.corpusetampois.com/che-20-19170719gressard.html

 

1008/7 mai 1917: la bataille de Laffaux (suite)

Journal du lundi 7 mai 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont en général essayé de reprendre les positions conquises la veille par nous. Partout ils ont été repoussé.
Au nord-est de Soissons, nous avons complété nos succès et élargi le terrain occupé par nous. Nous avons enlevé plusieurs points d’appui importants au nord du moulin de Laffaux et au nord de Braye-en-Laonnois.
Lutte d’artillerie violente dans toute la région du chemin des Dames où les Allemands ont lancé de nouveau, dans la journée, de fortes contre-attaques sur nos positions de la ferme Froidmont, du plateau de Vauclerc et du secteur de Craonne. Nous leur avons infligé de grosses pertes.
Les prisonniers actuellement dénombrés atteignent le chiffre de 6100. Un de nos corps d’armée, opérant au nord de Braye-en-Laonnois, a fait, pour sa part, 1.800 prisonniers et enlevé, sur un front de 4 kilomètres, la totalité de la ligne Siegfried.
Nos escadrilles de bombardement ont lancé 8.500 kilos d’explosifs sur les établissements militaires, gares et bivouacs de l’ennemi, notamment sur les usines d’Hagondange. Plusieurs incendies ont été constatés.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

La bataille de Laffaux (suite)

http://www.1418-chemindesdames.fr/Descriptif

« Ma chère Nénette

Lundi 7 Mai 1917

Ma chère Nenette

Ma lettre d’hier, t’accuse réception de ta lettre du 16 dernier et te fais part de la petite fête a laquelle Charles m’avais inviter. Je viens de crayonner l’appercu ci dessus d’après une petite photo, c’est le camp que nous occupons en ce moment

Au premier plan la tente tortoise qui me sert a passer la visite et ou je loge avec le sergent Taron. derriere les marabouts des hommes au  . comme tu le vois nous sommes a l’hombre de trois hormes et adosser aux montagnes nous sommes déja a plus de 700 m d’altitude

Rien de changer pour moi rien non plus au sujet des permissions où de la relève

http://transcribathon.com/en/documents/id-14584/item-148636/

(Aviation) Albert Ball abattu le 7 mai 1917

Albert Ball est un pilote anglais, abattu en mission, pendant la première guerre mondiale. Le 7 mai 1917, son avion est touché et il s’écrase non loin d’Annoeullin, dans un champ entre Carnin et Allennes les Marais, à l’ouest de la D41c.

http://www.ville-allennes-les-marais.fr/albert-ball

Sa biographie: http://albert-ball-annoeullin.savoirsnumeriques5962.fr/presentation-de-l-etablissement/albert-ball/

 

999/28 avril 1917: modalités d’entrée en guerre des Etats-Unis

La bataille d’Arleux (Nord)

PHOTO:prisonniers allemands évacuant un blessé canadien pendanr la bataille d’Arleux

Le mot « Arleux » est une inscription au drapeau pour fait d’armes accordée aux unités canadiennes qui participèrent à la prise de cette ville en avril 1917, lors des batailles du front ouest, pendant la première guerre mondiale.

Alors que les  Canadiens avaient connu un succès certain dans la prise de la crête de Vimy, les formations britanniques avaient plutôt pataugé alors que la bataille d’Arras faisait rage. Une des positions qui causa le plus de difficultés aux Britanniques fut la boucle d’Arleux, dans le village d’Arleux-en-Gohelle, qui se trouvait au bout d’un petit saillant pointant  dans la ligne Hindenburg à Quéant (à quinze kms au sud-est d’Arras).

Le matin du 28 avril, le général  britannique Douglas Haig lança une offensive préliminaire en vue d’éliminer la boucle d’Arleux, et réduire dans la foulée les deux enclaves formées le 23 avril par des avancées au nord et au sud de la Scarpe. Trois divisions de la Troisième Armée  lancèrent l’assaut sur la rivière. La 2ème division britannique ( Première Armée) attaqua Oppy, de l’autre coté et sur sa gauche, la 1ère division  canadienne prit d’assaut la boucle d’Arleux. Les 4 kms de front étaient tenus (de l’autre coté) par 4 divisions allemandes, dont la 111ème division d’infanterie faisant face aux Canadiens.

Etat des lieux: L’assaut canadien sur la boucle d’Arleux fut, selon les mots de l’Historique Officiel Britannique, le seul résultat tangible de toute l’opération. La seconde brigade, avec l’appui de la 1ère brigade et avec un bataillon de la 2ème division canadienne sous son commandement, envoya des patrouilles dès le 27 avril, trouvant des lignes de barbelés intactes et un nombre inhabituellement élevé de mitrailleuses apostées, avec une  ligne de renfort ( ennemie ) en construction derrière la boucle.
Défendant la boucle d’Arleux, il y avait le 73ème régiment de Fusiliers de la 111ème division.
Les récentes opérations avaient mis en évidence une tactique allemande, consistant à mener une contre-attaque vigoureuse très peu de temps après l’arrivée des troupes d’assaut (alliées) sur l’objectif. Des barrages d’artillerie furent alors réglés pour coïncider avec ces contre-attaques, et la 1ère brigade d’infanterie canadienne, qui était en réserve,  reçut l’ordre de reconnaître les moyens d’approche couverts pour les  renforts. Des patrouilles spéciales du 16éme escadron du Royal Flying Corps furent envoyées pour repérer des signes de mouvements de l’ennemi.
Le 28 avril, à 4h25 du matin, trois bataillons montèrent à l’assaut sur un front de trois kms. Le 8ème bataillon à droite, le 10ème au centre et le 5ème sur la gauche…

La suite sur http://artois1418.skyrock.com/3144839784-BATAILLE-D-ARLEUX-28-ET-29-AVRIL-1917-traduction-jean-marie.html

Modalités d’entrée en guerre des Etats-Unis

Dans un premier temps les Français comme les Britanniques, qui ont également envoyé une mission aux États-Unis en 1917, souhaitent l’amalgame des volontaires américains à leurs troupes respectives. Joffre propose aux Américains la solution qu’ils attendaient, la formation de grandes unités américaines indépendantes. Le 14 mai il signe un accord avec le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Newton D. Baker (1871-1937), qui prévoit :

1 – l’envoi, dès le 1er juin 1917, d’un corps expéditionnaire constitué par la 1re division chargée de représenter au plus tôt le drapeau américain sur le front français ;

2- l’organisation d’une armée instruite aux États-Unis puis dans les camps de la zone des armées françaises ;

3- l’aide de la France à la formation d’officiers de troupe et d’état-major américains ;

4- la fourniture par les États-Unis d’une participation aux services généraux de l’arrière, destinée à l’entretien des forces américaines, sous forme de spécialistes : conducteurs, chemins de fer, pionniers, parcs d’artillerie, télégraphistes, etc.

Le 15 mai 1917 la mission française repart pour la France.

Pour en savoir plus : La mission du maréchal Joffre aux États-Unis (avril-mai 1917) par Pierre Lesouef : http://www.institut-strategie.fr/ihcc_eu1gm_Lesouef.html

Les habitants d’Hénin évacués

source: https://books.google.fr/books?id=PTKCAwAAQBAJ&pg=PP101&lpg=PP101&dq=28+avril+1917&source=bl&ots=IjnuVNd_-p&sig=gEqFMDLYTfs_EQzn7dntPXEq1VA&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjZ0drhpeLSAhUC1BoKHXZSACA4FBDoAQgdMAE#v=onepage&q=28%20avril%201917&f=false

(Aviation) L’avion du Le lieutenant Harry Mason abattu

« Nos âmes sont immortelles et si mon corps devait trouver la mort là-bas, mon amie, s’il te plaît n’oublie pas que mon âme toujours vivante t’accompagnera, et que je souhaite et prie que tu trouves le bonheur… Tu peux te réjouir de savoir que je n’étais pas apeuré et que, jusqu’à la toute fin, je n’ai aimé que toi. »

Le lieutenant Harry Mason est mort au combat le 28 avril 1917. Son avion a été abattu dans le ciel d’Arras, en France. Son pilote et lui ont été tués sur le coup. –

http://www.archives.gov.on.ca/fr/explore/online/ww1/end-of-harrys-war.aspx#sthash.6iPAuC8j.dpuf

Journal du samedi 28 avril à travers Le Miroir

Activité marquée des deux artilleries dans la région au nord-ouest de Reims et en Champagne.
Aucune action d’infanterie.
Au cours de la journée du 26, 3 avions allemands ont été abattus par nos pilotes, 6 autres appareils ennemis sérieusement endommagés, ont été contraints d’atterir ou sont tombés dans leurs lignes. Dans la nuit du 26 au 27 avril, un de nos groupes de bombardement a lancé de nombreux projectiles sur les gares et bivouacs dans la région de Ribemont-Crecy-sur-Serre (Aisne).
Sur le front britannique, l’ennemi a tenté sans succès une petite attaque dans les environs de Fayet, au nord-ouest de Saint-Quentin. Après un combat acharné, ses troupes ont été rejetées avec des pertes. L’ennemi a laissé un certain nombre de prisonniers entre les mains de nos alliés. Les soldats britanniques se sont emparés des carrières qui se trouvent aux lisières est d’Hargicourt, où l’ennemi a abandonné des fusils et du matèriel d’équipement.
Une attaque de destroyers allemands a été mise en échec devant Ramsgate.

Le journal de Jean Bousquet (en Meurthe et Moselle)

Bois du Raon 28 avril 1917 – Le déjeuner des mitrailleurs sous bois.

 

Nous occupons tour à tour les secteurs de Mazerulles et des environs durant fin avril et la première partie du mois de Mai.

Les sous-bois sont des plus jolis, les cabanes faites par les poilus les annéesprécédentes ne servent plus mais avec la brume du matin sont à photographier pour en garder le souvenir. Dans ce bois il n’est pas rare de rencontrer par place des tombes de français ou de boche, il y amême des tranchées faites hâtivement en 1914 qui servent de tombes à des groupes de soldats tués  lors de la bataille de septembre. du côté de notre butte de tir où nous allons faire nos exercices à la mitrailleuse, il y avait des tombes de boches. d’un autre côté près d’une guitoune il y avait une tombe de trois bavarois avec un petit entourage bien précaire. Il est certain que tout cela n’existe plus maintenant.

La compagnie de mitrailleuse partait des journées entières au moins, au bois du Raon où du reste, les restes du bataillon allait pour faire des corvées de toutes sortes, peut-être même aussi faire des coupes de bois. Les poilus déjeunaient sur place. Le 28 avril je prends une photo des mitrailleuse à l’heure du repas.

Nous quittons ce secteur pour cantonner quelques heures à Serres où les cuisines roulantes nous servent un repas chaud et de là nous filons sur l’Est pour aller prendre les lignes dans le secteur de Bathelemont.

La suite sur http://laguerredejean2.canalblog.com/

Le parcours de chars français

28 avril 1917
6 heures, embarquement à Mourmelon le Petit à l’Arsenal.

29 avril 1917
A 4 heures, arrivée et débarquement du Groupe en gare de Soissons. Le Groupe se rend à Crouy par la route et y cantonne.

30 avril 1917
Ce jour et les jours suivants, les officiers du groupe font des reconnaissances dans le secteur Moulin de Laffaux.
Le Groupement est chargé d’appuyer l’attaque de la 158e D.I., de la D.I. provisoire Brécard composée des 4e, 9e et 11eCuirassiers à pied et de la droite du 1er C.A.C. opérant une attaque à objectif limité sur le saillant de Laffaux. Le 32eGroupe St Chamond opère avec la 156e D.I. à droite. Le 1er Groupe Schneider avec la D.I. provisoire Brécard à gauche. Le 10e Groupe doit rester en réserve à Crouy.
Quelques appareils St Chamond n’ayant pu rejoindre leurs postes de départ, une batterie est prélevée sur le 10e Groupe, la 4e batterie commandée par le Sous-lieutenant de la Chapelle.

4 mai 1917
A 3 heures, la batterie de la Chapelle quitte le cantonnement pour se rendre au poste de départ aux Golets 301.191 du P.D. Wailly.
Arrivée au poste de départ à 20h30.

5 mai 1917
A 12h30, la batterie ayant reçu l’ordre d’attaquer et de neutraliser la tranchée de la Rade pour y amener l’infanterie du 329e R.I., se porte en avant. La tranchée est atteinte par certains des chars, mais ils se replient l’infanterie n’ayant pas suivi. Trois chars reviennent au poste d’attente, le 4e, celui du Sous-lieutenant de Masin reste en panne dans un trou d’obus à quelques mètres au Sud de la tranchée de la Rade.
Le Maréchal des Logis Armand de Pracontal, blessé dans le char pendant l’action, meurt pendant qu’on cherche à le transporter au poste de secours, tué par un éclat d’obus.
Le 2e canonnier François Errard est blessé grièvement à la cuisse. Le Sous-lieutenant de Masin reste avec ses hommes et ses blessés auprès du char. A la nuit il fait partir les hommes valides et rentre lui-même la nuit rapportant le corps de Pracontal et le canonnier Errard blessé (qui décèdera à l’hôpital).
Le Sous-lieutenant Drouin, chef de char, est blessé de deux balles au cours de l’action. Le Maréchal des Logis Roger Fontaine est également blessé par projections de métal, de même que les canonniers Marc Battini, Julien Manentaz et Francis Burtin. Le canonnier Narcisse Leduc est blessé à la main par une balle.
Les trois chars de la batterie engagée rentrent à Crouy à trois heures. Le Lieutenant de Masin et le Maréchal des Logis Gerber qui avaient procédé à l’inhumation du Maréchal des Logis de Pracontal rentrent à 9 heures.
Le Sous-lieutenant Drouin amputé du bras gauche reçoit la Légion d’Honneur. Le Maréchal des Logis de Pracontal reçoit la Médaille Militaire de même que le canonnier Errard.

9 mai 1917
Le Groupe quitte Crouy par la route et se rend à Soissons (nouvelles casernes). Il y séjourne jusqu’au 12 mai.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2397-1917-18-as10-jmo

 

984/13 avril 1917: un avion français battu au-dessus de Baconnes (51)

Un avion français battu au-dessus de Baconnes

baconnesL’avion du Lieutenant Pierre Malaguti (escadrille 217) a été abattu le 13 Avril 1917 dans les environs de Baconnes (marne)
Le Pilote Mdl Pierre Fourcade s’en est sorti indemne
Le Lieutenant Malaguti et L’autre membre de l’équipage ,le caporal  Jules Gailland,mitrailleur, ont été griévement blessés
Il s’agit probablement du Caudron Philochar de la photo
cf ci – joint ce qui est mentionné dans Le CCRO
« Aprés combat contre 3 avions,un avion de la R 217 capote prés de Baconnes-Le Mdl Fourcade (pilote) indemne,  lt Malaguti obs, et caporal mitrailleur Gailland  griévement blessés  »

2-baconnes

source: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/aviation-1914-1918/avion-abattu-1917-sujet_1712_1.htm

La carrière de l’éléphant détruite par l’artillerie française (Aisne)

elephant-tete1Lors de la préparation d’artillerie préalable à l’offensive française du 16 avril 1917, ces carrières sont la cible de l’artillerie.

C’est  ce violent bombardement qui aurait provoqué vers le 13 avril 1917 l’effondrement d’une grande partie de la voute à l’entrée de la carrière de l’éléphant ou bien le résultat d’explosions de mines placées par les allemands eux-mêmes.

On constate en tout cas que les deux entrées de la carrière sont dans le même état, complètement effondrées sur une surface importante.

Les carrières du secteur « tomberont » le 17 avril et reprises par les français.

source: http://www.memoire-et-fortifications.fr/memoire/creutes-et-carrieres/la-creute-de-l-elephant-elephant-hohle/

Journal de guerre du vendredi 13 avril 1917 à travers Le Miroir

Entre Somme et Oise, la lutte d’artillerie a continué pendant la nuit avec une certaine violence, notamment dans la région d’Urvillers.
Au sud de l’Oise, nos troupes, après une préparation d’artillerie, ont attaqué les positions allemandes a 1’est de la ligne Coucy-la-Ville-Quincy-Basse. Après un vif combat, nous avons repoussé l’ennemi jusqu’aux lisières sud-ouest de la haute forêt de Coucy. Plusieurs points d’appui importants sont tombés entre nos mains malgré la résistance de l’ennemi qui a laissé de nombreux cadavres sur le terrain et des prisonniers. Au nord-est de Soissons (secteur de Laffaux), canonnade. Au nord de l’Aisne, nos patrouilles ont fait une quarantaine de prisonniers.
A l’est de Sapigneul, nous avons chassé l’ennemi de quelques éléments de tranchées qu’il occupait encore. En Champagne, nous avons arrêté deux coups de main.
Sur le front anglais, le temps continue à être humide et nuageux. Nos alliés ont enlevé deux importantes positions au nord de Vimy, des deux côtés de la rivière Souchez. Ils ont fait des prisonniers. Ils ont brisé deux attaques des Allemands à la pointe nord de la côte de Vimy.
On signale des émeutes sanglantes à Sofia.
Sur le front d’Orient, canonnade autour de Monastir.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

Les habitants de Biache Saint-Vaast  (Pas de Calais)évacués en Belgique

Le 13 avril 1917 toute la population civile est évacuée vers la Belgique (plus de 2000 habitants), le 14 octobre 1918 les premiers habitants de retour de leur exil, découvre un village totalement détruit, même l’église n’a pas échappé à cette folie destructrice. L’église St-Pierre fut reconstruite après 1918.

source: http://www.biachesaintvaast.fr/pageLibre00010f92.aspx

Une lettre de Marcelin Cailleau

Le 13 -04 -1917

Chers parents,

Je viens de recevoir votre lettre qui m’a fait plaisir car il y avait quatre ou cinq jours que je n’avais pas de vos nouvelles.
Pour le moment je suis toujours au camps 8 mais je n’espère pas y faire un bien long séjour. Nous nous attendons à partir tous les jours. Il parait que le 9ème corps est troupe de poursuite allors nous attendons que l’attaque soit déclanchée pour partir à la poursuite desBoches, s’ils veulent bien s’en aller.
Enfin faut espérer qu’ils voudront bien partir mais je ne crois pas
que nous allions jusqu’à Berlin probablement que l’on s’arrêtera avant.
Chers parents vous me demandés si j’ai passé de bonnes Pâques
elles n’étaient pas mauvaise, meilleurs que vous sans doute.
Nous étions au repos dans un gentil patelin. Nous avons eu la
musique tout le jour. Nous avions fait une petite marche mais
nous n’étions pas fatigués.
Le soir à sept heures nous avons fait la retraite aux flambeaux
nous avons passé dans toutes les rues de la ville avec la musique
en tête. Nous chantions tous à tue tête allors vous voyez que l’on
ne s’ennuyer pas trop. Le moral était bon ce soir là. Je crois qu’à
Taizé vous n’avez pas eu tout ça.

La suite sur http://lettres14-18.ouvaton.org/spip.php?article2

Des avions canadiens de 14-18 prêts à fêter le centenaire de la bataille de Vimy

Sur le site de La voix du Nord

Faire venir des avions canadiens de la Première Guerre mondiale à Lens-Bénifontaine pour la commémoration du Centenaire de la bataille de Vimy, c’est déjà extraordinaire. Mais ce qu’on ne voit pas, c’est cette incroyable machine de passionnés, le véritable moteur de l’événement : la passion et la fraternité.

Ses cheveux ont livré une bataille avec le vent qui souffle sur l’aérodrome de Bénifontaine. Mais si ses yeux sont encore humides, cela n’a rien à voir avec les bourrasques. Régis Grébent, organisateur du meeting aérien de Lens-Bénifontaine, est pris dans un tourbillon de sentiments. Sur son blouson en cuir, juste au niveau du cœur, un patch du Centenaire de la bataille de Vimy et son prénom cousu dessus.

Sur son épaule droite, un autre patch, comme la marque qu’une tape fraternelle aurait imprimée. Cadeaux des pilotes canadiens. «  C’est beaucoup d’émotion.  »

« C’est un petit monde, l’aéronautique. Il y a une fraternité internationale »

Quatre mois qu’il prépare leur venue et celle de leurs sept avions de la Première Guerre mondiale. Deux jours qu’il œuvre à leur arrivée, tant sur un plan logistique qu’humain. «  C’est un petit monde, l’aéronautique. Il y a une fraternité internationale.  » Un monde dans lequel même la frontière de l’Atlantique s’efface. «  On les a aidés à décharger les appareils et à les amener jusqu’ici.  » « On », c’est beaucoup de passionnés, mais pas seulement.

La suite sur http://www.lavoixdunord.fr/135214/article/2017-03-20/des-avions-canadiens-de-14-18-prets-feter-le-centenaire-de-la-bataille-de-vimy

 

961/21 mars 1917

 Lettre du 21 mars 1917 de Marcel Sibaud

VALRÉAS, LE 21 MARS 1917

Ma petite chérie,

Voilà qu’on recommence à nous éreinter physiquement. Ce matin encore terrassement. L’après-midi manœuvre. J’ai les jambes plutôt lasses ! Et demain tir au fusil mitrailleur à 6h30 au diable ; il faudra se lever à 5 heures. Par-dessus le marché, je m’étais bien mis à flot : le capitaine a gardé mon carnet 5 jours. Il m’a mis assez bien mais m’a retardé. Je pourrais essayer de me rattraper ce soir mais j’ai bien envie de me coucher. Voilà mon dimanche que se compromet.
Le capitaine a commencé à communiquer ses notes aujourd’hui. Mais il est bizarre. Nous nous étions entendus pour passer dans les premiers. Mon tour venu, je quitte ma pelle et m’approche. Après les travaux, me dit-il. Je retourne à mon trou et quelques minutes après, il en reçoit 3 ou 4 autres. Si je ne voulais éviter tout frottement, je ne redemanderais plus rien et attendrais pour voir s’il m’appellerait. Mais je n’espérai rien et me représenterai à la première occasion. La manœuvre d’Escande que j’avais pressenti se développe. Depuis un mois il ne fait rien, pour raison diplomatique de santé ; le capitaine lui laissant entendre un redoublement probable. L’autre crie bien qu’il ne veut pas redoubler, qu’il aimerait mieux partir de suite, que si on ne le propose il se fera nommer d’emblée par le ministère ; pour moi s’il cherche tant à se disculper c’est que son but est bien celui que je pensais. Comme je te l’ai dit, je ne m’attends pas à des notes brillantes, mais je m’en moque du moment qu’elles seront suffisantes.
Evidemment les notes définitives de l’Ecole me suivront au corps ; mais là peut-être sera-t-on plus sensible aux actes qu’au bluff et aux paroles ; pour ma part j’aime mieux être bien apprécié dans le civil et moins dans le militaire que l’inverse. Ici d’abord j’ai ce défaut de ne pas aller à la messe ; tant y vont uniquement parce qu’ils savent que cela leur assurera la cote.
Je n’ai pas eu le plaisir de te lire ce matin ; je n’ai eu ta lettre que ce soir.
J’ai été voir après dîner le communiqué. Les progrès quoique forcément plus lents continuent. En Champagne, on parlait de la ferme des chevrettes et je ne sais pourquoi cela me rappelait la maman chevrette et la maman brebis ; combien je voudrais entendre cette estimable histoire ! et faire l’échelle à petit Toto en regarder téter Marcelle. Puissè-je au moins vous voir à Pâques. Mais surtout ne te force pas pour être forte à ce moment là. Remet toi bien tranquillement. Il est fort probable que je ne pourrai passer par Clermont à Pâques. En revanche quand on quitte l’école on part en permission sans repasser par le dépôt. Je pourrai donc renvoyer à la maison quelques affaires et à Saint-Germain-des-Fossés pousser une pointe sur Clermont et revenir vite me blottir une dernière fois dans notre chez nous.

source: http://lettresoubliees1418.fr/wordpress/2011/07/lettre-du-21-mars-1917-de-marcel-sibaud/

Journal de guerre du mercredi 21 mars 1917 à travers Le Miroir

De la Somme à l’Aisne, nos troupes, tout en réalisant de nouveaux progrès, ont procédé à l’occupation de la zone reconquise.
Au nord de la Somme, notre cavalerie a poussé jusqu’aux environs de Roupy, à 7 kilomètres de Saint-Quentin, où elle a donné la chasse à des patrouilles de cavalerie allemande. Au nord-est de Chauny, notre infanterie a occupé Tergnier et franchi le canal de Saint-Quentin. Quelques escarmouches assez vives avec des détachements ennemis se sont terminées à notre avantage. Nous n’avons subi, au cours de cette poursuite, que des pertes insignifiantes. Mais nous avons constaté partout des traces d’un vandalisme systématique : les destructions accomplies par l’ennemi n’ont, la plupart du temps, aucune utilité militaire. Nos aviateurs ont signalé que les ruines historiques du château de Coucy avaient été détruites par une explosion.
En évacuant Noyon, l’ennemi a emmené de force cinquante jeunes filles.
L’armée anglaise a occupé 14 nouveaux villages.
Bombardement réciproque sur le front belge. Canonnade accrue sur le front italien.
Progrès de nos troupes en Macédoine autour de Monastir, où nous avons fait 1200 prisonniers.
Le gouvernement américain a demandé l’envoi d’une mission française aux Etats-Unis pour l’instruction des étudiants. M. Wilson a décidé de convoquer d’urgence le Congrès.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html

Séparation administrative de la Belgique

Durant la Première Guerre mondiale, les autorités allemandes s’occupèrent de l’administration des territoires occupés de la Belgique. Pour cela, elles se conformèrent à l’article 43 de la convention de La Haye. Au début, ils décidèrent de ne modifier aucune structure, maintenant grosso modo les cadres préexistants.

Le 21 mars 1917, une modification radicale du paysage institutionnelle belge survint: la séparation administrative. Les départements furent ainsi dédoublés en un organisme francophone et un autre flamand. Le 5 mai 1917, un arrêté créa le « Ministerie van Nijverheid en Arbeid » en Flandre, avec son siège fixé à Bruxelles, et un Ministère de l’Industrie et du travail pour la région wallonne, situé à Namur.

Cependant, quelques services échappèrent à la séparation administrative et restèrent à Bruxelles: ceux qui traitaient des brevets, des marques de fabrique et de commerce, et le service géologique. Parallèlement, l’administration civile allemande fut scindée en deux.
Cette réforme ne survécut pas à la guerre.

source: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11197

(Aviation) création de la SPA91

spa91

La SPA91 est créée le 21 mars 1917 à Lunéville (Meurthe et Moselle) par fusion des détachements Nieuport de chasse 505 et 506 de la VIII ème Armée.
Son insigne représente un aigle en vol tenant dans ses serres une grenade enflammée qui, par la suite, sera remplacée par un crâne. Équipée de Nieuport 24, elle est nommée N91. Placée sous les ordres du LTT Jourdain, elle a pour mission la protection des escadrilles de corps d’armée et reste stationnée en Lorraine jusqu’au 8 mars 1918.

source: http://rc230-normandieniemen.com/trad_7.php