Archives du mot-clé aviation

1549/29 octobre 1918

Les Autrichiens demandent un cessez-le-feu à l’Italie

MA_BA_Armistices_0801-432x330.jpg

Le 29 octobre 1918, les Autrichiens remettent aux Italiens une demande de cessez-le-feu que les combattants austro-hongrois appliquent sans attendre la signature. La Hongrie se sépare de l’Autriche le 31 octobre 1918. Le général Viktor Weber Edler von Webenau (1861-1932), chef de la délégation autrichienne, rencontre à Villa-Giusti la délégation italienne conduite par le général Pietro Badoglio (1871-1956). Les conditions d’armistices qui exigent la capitulation de l’Autriche-Hongrie ont été envoyées de Paris. Von Webenau refuse tout d’abord de les accepter, mais l’empereur Charles Ier d’Autriche, les ministres et les généraux ne parviennent pas à prendre de décision, alors il accepte.

source: http://actualites.musee-armee.fr/expositions/1918-armistices-episode-7/

Décret  portant création d’un cours de navigation aérienne au CNAM

source: JO 01-11-1918 p. 9490

Journal du mardi 29 octobre 1918

L’ennemi a continué à battre en retraite entre l’Oise et la Serre, sur un front de plus de 25 kilomètres. Notre avance, en certains points, a dépassé huit kilomètres au cours de la journée.
Nous avons enlevé Boheries, Poix, Macquigny et poussé nos éléments avancés jusqu’aux bords de Guise. Plus au sud, nos troupes se rapprochent de la route de Guise à Marle.
Depuis le 24, le chiffre de nos prisonniers atteint 3700. 20 canons ont été dénombrés.
Sur la Serre, la 10e armée a progressé vers le nord en liaison avec la 1re. Crécy-sur-Serre a été occupé. Progrès également à l’ouest de Château-Porcien.
Les Anglais ont brisé une offensive ennemie près d’Englefontaine et une autre à Artres.
Les Américains continuent à combattre dans le bois Belleu.
L’Allemagne a répondu à la note Wilson en demandant à connaître les conditions d’armistice des alliés.
L’Autriche a répondu également au président, en sollicitant une paix séparée et en acceptant toutes les conditions posées.

 

Publicités

1547/27 octobre 1918

Le butin de guerre: drapeaux et pots de moutarde

Les commerçants allemands, installés à Lille, conservèrent les drapeaux de leurs ennemis, récupérés sur le champ de bataille pour les revendre aux soldats Alliés, de retour dans la ville.

«C’est un trait bien allemand, que nous signalaient ces jours-ci les correspondants militaires. En entrant dans Lille, les Alliés furent émerveillés du luxe de pavoisement des maisons. Où et comment les Lillois libérés avaient-ils pu se procurer si soudainement tant de drapeaux britanniques, belges et français?

Rien de plus simple. Les commerçants boches avaient compris que de leur défaite pouvait résulter un dernier petit bénéfice. Les Français vainqueurs allaient avoir besoin de drapeaux. Bonne affaire. On leur en vendrait… Ce qui fut fait. Et voilà comment Lille fut pavoisée, avec le concours des vaincus!

Ceci me rappelle une autre admirable l’histoire celle de ce fabricant de moutarde de Dijon qui, peu de temps avant la guerre, reçut un jour la visite d’un commis voyageur d’outre-Rhin. Celui-ci venait, de la part d’une grande maison de poterie allemande, faire ses offres de service au fabricant.

“-Ce que je voudrais, dit l’industriel dijonnais, c’est quelque chose que je ne puis guère vous demander. Je voudrais 5.000 pots de moutarde dont le goulot représentât une tête de porc coiffée du casque prussien.”

“-Je prends la commande”, dit le Boche. Il la prit, en effet, et le fabricant, très respectueusement, l’exécuta.

Ces gens ont évidemment d’autres âmes que nous.» écrit Le Figaro du 27 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/27/26002-20141027ARTFIG00176-27-octobre-1918-le-butin-de-guerre-drapeaux-et-pots-de-moutarde.php

Denain accueille le prince Edouard de Galles

Le 27 octobre 1918, pour marquer la fin d’une guerre dévastatrice, Denain accueille le prince Édouard de Galles. Quelques jours avant la visite du président de la République Raymond Poincaré.

Ce n’est que fin octobre, probablement le 27, que les Denaisiens « sortent de leur tanière »… Pour accueillir le prince Édouard de Galles. Il assiste à un service d’Action de grâces célébré au sein de l’église Saint-Martin, en compagnie – entre autres – du commandant en chef du corps expéditionnaire canadien, le général Sir Arthur Currie.

Après ce Te Deum, le prince et les hauts officiers reçoivent, sous les acclamations, un drapeau français, puis des bouquets de fleurs offerts par des Denaisiennes en costume local. Le futur roi d’Angleterre Édouard VIII, son état-major et les notables de la ville défilent ensuite rue de Villars, pour se rendre devant le socle du monument de Villars, privé de sa statue et de ses médaillons enlevés par les Allemands quelques mois plus tôt. Postés sur ce symbole profané, les prestigieux visiteurs vont passer en revue les anciens combattants de la guerre franco-prussienne, puis les soldats canadiens qui ont libéré Denain le 19 octobre.

source: http://www.lavoixdunord.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Ffin-octobre-1918-la-vraie-liberation-et-un-futur-roi-ia15b36964n2457728

« En pleine catastrophe »

« Les Allemands, en quelques mois, ont perdu près de cinq mille canons, et ces pertes sont irréparables à l’heure actuelle. L’usine boche n’a plus le temps de refaire son matériel. Ne croyant qu’à la force, elle est attérrée de la voir finir.
Et nos succès coïncident avec une crise industrielle formidable. La machinerie germanique, usée, surmenée, malade, se détraque. Comme disait un rapatrié. Nos ennemis ont remplacé l’huile et la graisse, qui manquaient, par de l’eau de savon. Mais avec cette mixture insuffisante, l’usure était deux fois plus grande. Il aurait fallu que leurs usines pussent fabriquer deux fois plus.
Cela leur fut impossible.
Evidemment les Allemands se sont ingéniés pour remplacer les produits dont notre blocus les privait. N’ayant plus de caoutchouc, ils ont fait rouler leurs autos sur les jantes en bois. Mais les moteurs s’usaient quatre fois plus vite.
Soyez bien persuadés que l’Allemagne vit en pleine catastrophe. Elle essaie d’ergoter. Elle fait du «rekul élastique » dans la diplomatie en ce moment. Tenons bon et elle acceptera nos conditions. Elle est acculée à la paix».
L’Etoile de l’Est, 27 octobre 1918.

source: https://www.estrepublicain.fr/guerre-et-conflit/2008/10/27/revue-de-presse-du-27-octobre-1918

Mort d’un as allemand Karl Paul Schlegel

Mort en combat aérien de Karl Paul Schlegel, « As » allemand de la WW1, 22 victoires aériennes au sein de la Jasta 45.
Abattu au dessus d’Amifontaine, dans l’Aisne, le 18 octobre 1918 par l’as français Pierre Marinovitch de l’escadrille Spa94, alors qu’il attaque des ballons français avec son Fokker D.VII.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-630.html

…et mort d’un as américain Hamilton « Ham » Coolidge

Mort en opérations, son SPAD XIII étant abattu par un coup direct de la défense anti-aérienne au dessus de Chevières, dans les Ardennes, de Hamilton « Ham » Coolidge, « As » américain de la WW1, 9 victoires aériennes au sein du 94th Aero Squadron.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-630.html

Un dirigeable américan survole Nantes

Le dirigeable américain P3 survolant l’église Saint-Nicolas de Nantes, le 27 octobre 1918.

source: http://victorgirard.fr/albums-photo/1914-18-la-premiere-guerre-mondiale-s-invite-a-nantes/refphoto296.html

Journal du dimanche 27 octobre 1918

Nos troupes ont poursuivi leur avance entre l’Oise et la Serre. Elles se sont emparées de la ferme Fernière. Entre cette ferme et Villers-le-Sec, nous avons enlevé des centres fortement organisés en dépit de la résistance de l’ennemi, qui a contre-attaqué vainement à plusieurs reprises. On signale 800 prisonniers.
Sur le front de la Serre, nous avons franchi la rivière entre Crécy et Mortiers et occupé la rive nord sur un espace d’un kilomètre.
A l’est de la Souche, violents combats. Nous sommes à la ferme Caumont, à l’est de Vesle-et-Caumont, et de Pierrepont. Entre Sissonne et Château-Porcien, nous avons attaqué. Nous avons progressé sur un vaste front, pris pied au Petit-Saint-Quentin, au hameau de Recouvrance, au moulin de Herpy. Nous avons pris 2000 hommes et 9 canons.
A l’est de Rethel, succès dans la région d’Ambly-Fleury.
Les Anglais ont pris, au sud de l’Escaut, Sepmeries et Querenaing. En deux jours, ils ont capturé 9000 hommes et 150 canons.
Les Américains livrent de durs combats à l’est et à l’ouest de la Meuse.
Les Italiens ont fait 3000 prisonniers au mont Grappa.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1541/21 octobre 1918

Photos prises le 21 octobre 1918

SPA 5 EY 100 G Chevières, Meuse, mitrailleuse américaine dans une tranchée. 21/10/1918, opérateur Léon Heymann.
SPA 5 EY 95 Chevières, Meuse, repos d’Américains en première ligne. 21-23/10/1918, opérateur Léon Heymann.

En liaison avec la 4e armée française (Gouraud) qui avance à l’est de l’Argonne, la 1re armée américaine, dirigée depuis le 12 octobre par le général Hunter Liggett remplaçant de Pershing, doit repousser l’ennemi à l’ouest pour rejoindre Grandpré avant de monter vers Sedan. A 3 km au sud-est de Grandpré, les fantassins des premières lignes américaines, vraisemblablement du 1er CA américain du général Dickman (remplaçant de Liggett), se reposent dans les talus. Au même endroit, un mitrailleur guette les lignes ennemies, équipé d’une mitrailleuse britannique Vickers.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-10.pdf

Mort d’un as canadien Harold Leslie Edwards

Harold Leslie Edwards, « As » canadien de la WW1, 21 victoires aériennes, toutes acquises aen partage avec ses pilotes (7 différents) en qualité d’observateur-mitrailleur au sein du 20 Sqn du RFC, sur Bristol F.2b, est gravement blessé (Une balle dans le poumon) en combat aérien ce jour, ce qui met fin à son service opérationnel.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1275.html

Sauvez la dynastie…

Excelsior, 21 octobre 1918, p. 000.

Dans les sphères officielles hollandaises on raconte l’anecdote suivante :

Le Kaiser venait de mander celui qui devait devenir le nouveau chancelier :

« Il faut sauver la situation gravement compromise, lui dit-il.

— Comment l’entendez-vous ? interrogea Max de Bade.

— Sauver à la fois la patrie d’un désastre, et la dynastie d’une chute irrémédiable. »

Alors le prince, après quelques instants de silence :

« Je doute qu’il soit possible d’atteindre à ce résultat. La patrie ou la dynastie devront payer. On ne pourra sauver l’une qu’au détriment de l’autre. Que Votre Majesté envisage cette éventualité.

La conversation n’alla pas plus avant pour cette fois et, d’un geste accablé, Guillaume II congédia Max de Bade.

source: http://obvil.sorbonne-universite.site/corpus/apollinaire/apollinaire_excelsior

Journal du lundi 21 octobre 1918

Les troupes anglo-belges ont occupé Zeebrugge, Heyst, Bruges, et atteint la frontière hollandaise. Elles ont dégagé Courtrai et dégagé la route Courtrai-Tournai. Au total, cinquante kilomètres ont été gagnés sur un front de soixante.
Les Anglais ont attaqué les positions ennemies sur la ligne de la Selle au nord du Cateau et ont traversé la rivière. Denain, Somain, Escaudin, Marchiennes sont aux mains de nos alliés.
Entre l’Oise et la Fère, nous tenons Rebemont et Villers-le-Sec. Sur le front de la Serre, nous avons brisé la ligne Hindenburg et fait mille prisonniers. Nous avançons dans la région de Château-Porcien, ou 700 prisonniers ont été faits. Avance également autour de Vouziers et capture de 400 prisonniers. Toutes les réactions ennemies ont été repoussées.
L’action américaine continue sur la rive gauche de la Meuse.
M. Wilson a répondu à l’Autriche en proclamant le droit à l’indépendance des Tchécoslovaques et Yougo-Slaves.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1536/16 octobre 1918

Parution du coup de canon

La guerre plongea la presse dans de nombreuses difficultés matérielles comme la mobilisation des ouvriers des imprimeries et des rédacteurs, la pénurie de papier et enfin la réapparition de la censure. Elle eut pour conséquence la disparition de bon nombre de journaux, 28 titres dès 1914 et une vingtaine encore entre 1914 et en Basse-Normandie. La presse cesse totalement de remplir sa mission d’information pour se transformer en arme de propagande. Peu de choses sont connues sur la création du Coup de canon, bimensuel, qui paraît pour la première fois en . Il s’affiche comme un journal humoristique, milit…éraire et civil, vendu sur abonnement à la tête du client dont les chèques sont refusés c’est trop compromettant. Il se situe au carrefour des journaux satiriques qui virent le jour aux débuts de la Troisième république et des journaux de guerre aux publicités et feuilletons patriotiques, prenant le contre courant des journaux de propagande et de soutien des populations loin du front par des caricatures et dessins caustiques. Le Coup de canon de janvier à novembre est remplacé par Le Crachin Journal humoristique et satirique -1919 et devient Le Crachin 1920-1927. Il paraît quelques mois 1919-1921 sous la dénomination Le Crachin cherbourgeois.

Mort d’un as de l’aviation irlandais

Patrick Anthony Langan-Byrne, « As » irlandais de la WW1, 10 victoires aériennes au sein du 24 Sqn du RFC, est abattu à bord de son D.H.2 A2542 et tué en combat aérien avec l’as allemand Oswald Boelcke du Jasta 2. Boelcke enregistre là sa 34ème victoire.

Mort d’un as de l’aviation allemand

Albert Haussmann, « As » allemand de la WW1, 15 victoires aériennes au sein de quatre Jasta, est abattu dans son Albatros près de Romagne par des tirs anti-aériens. Il abandonne son appareil en flammes, mais son parachute ne s’ouvre pas à temps. Il est tué.

source: http://normannia.info/items/show/190694#?c=0&m=0&s=0&cv=0

Journal du mercredi 16 octobre 1918

Sur l’ensemble du front, nous sommes restés en contact étroit avec l’infanterie ennemie.
Au sud de la Serre, nous avons occupé Monceau-les-Loups, et nous sommes parvenus à un kilomètre au sud d’Assis-sur-Serre. Avec la coopération des troupes italiennes, nous avons enlevé et dépassé Sissonne.
Plus à l’est, malgré une vive résistance de l’ennemi, nous avons progressé sur la rive nord de l’Aisne.
Les Anglais ont repoussé une série d’attaques d’infanterie contre leurs positions à l’est de la Selle, aux environs de Solesmes.
Les armées de Flandre, sous les ordres du roi des Belges, ont attaqué. La 2e armée britannique, progressant de sept kilomètres, a atteint les faubourgs de Menin. L’armée belge a progressé de huit kilomètres vers Thourout.
L’armée française a pris Roulers. Il y a 8000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1534/14 octobre 1918: photos prises le 14 octobre 1918

Photos prises le 14 octobre 1918

10/ Réf. : SPA 5 NS 231 Laon, Aisne, habitants libérés accueillant les troupes sur la route de Soissons. 14/10/1918, opérateur inconnu

Sur la route reliant Soissons à Laon, des habitants de la région accueillent les soldats de la 10e armée qui ont libéré l’Aisne de la 7e armée allemande du général Boehn.

SPA 5 NS 247 Laon, Aisne, Raymond Poincaré et le général Mangin. 14/10/1918, opérateur inconnu.

Laon libérée.-  Le général Mangin, chef de la 10e armée, accueille le président Poincaré à Laon pour fêter la libération de la ville.

SPA 333 M 5615 Pompey, Meurthe-et-Moselle, artilleurs américains sur la route de Pont-à-Mousson. 14/10/1918, opérateur Lavergne.

À 8 km au nord-ouest de Nancy, la 8e armée américaine du général Gerard avance dans une région restée relativement calme depuis le début de la guerre. À l’extrême est du front, des artilleurs du corps expéditionnaire américain rencontrent la population civile lors de la dernière offensive.

Dans le secteur de Bois-le-Comte, près de Toul, une cloche d’église est utilisée comme alarme en cas d’attaque aux gaz.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-10.pdf

Les trains circulent entre Reims et Epernay

Les premiers retours de Rémois dans leur ville commencent au lendemain du dégagement de Reims. Le 7 octobre 1918, le maire, Jean-Baptiste Langlet, ses deux adjoints, Jean de Bruignac et Emile Charbonneaux, ainsi que le commissaire de police Luchesse rentrent à Reims. A partir du 14 octobre 1918 les trains recommencent à circuler entre Epernay et Reims, ce qui facilite les retours. Les autorisations de revenir à Reims sont délivrées par l’autorité militaire, après avis et sous la responsabilité de l’administration municipale. En novembre 1918, 1 500 Rémois  ont obtenu le droit de rentrer. Ils sont 3 000 fin décembre. Les services municipaux reviennent à Reims le 16 décembre et sont hébergés à l’Ecole professionnelle de la rue Libergier ainsi qu’au 20 de la rue des Augustins dans les locaux de l’ancien petit séminaire. Chacun se loge comme il le peut.

source: http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/32-premiers-retours-et-deblaiements-le-reims-provisoire-7606.html

Sissonne (aisne)  est libérée

Le matin du 14, le 20ème RI allemand se trouvait groupé ainsi : devant la position, jusqu’à la lisière de la forêt 2,5 kilomètres au sud de La Selve, les avant-postes de la division sous le commandement du Major Von Stengel, composé d’une compagnie des I et III du 20ème régiment d’infanterie et du III du 5ème régiment d’infanterie, avec chacun 2 mitrailleuses, 4 cavaliers, 10 pionniers ; s’y ajoute une section du 6. /9. FAR. Dans le secteur de la division, le régiment avait placé le sous secteur de chaque côté de La Selve, à droite le 12ème, à gauche le 15ème. L’ennemi pénétra cette fois plus vite et plus énergiquement que d’habitude. Déjà à 16 heures, on avait eu l’impression, chez le commandant de l’avant-poste du sud de La Selve, qu’une attaque ennemie allait avoir lieu. A 19 heures, la 9ème compagnie (d’avant poste) annonçait qu’elle avait subi une attaque surprise dans la partie de la forêt au sud-ouest de La Selve par des forces supérieures en nombre et qu’après de lourdes pertes, elle opérait un retrait. A la suite de cette attaque et de nombreux mouvements de recul aux avant-postes du voisin situé à droite, le commandant de l’avant-poste fut contraint d’amener ses troupes près de La Selve.

Les français arrivent devant les avancées de la Hunding-Stellung. Cette position est occupée par la VIIème armée allemande. Une proclamation de cette armée, en date du 12 octobre, parle du rôle essentiel de la VIIe armée, « clé de voûte du front occidental ». Le haut commandement allemand, tout en envisageant une retraite éventuelle sur la Meuse, veut gagner une bataille défensive, « une victoire » sur la Hunding…

Le 5ème Corps d’Armée français arrive à 1 km du signal de La Selve.

la suite sur http://ville-sissonne.fr/camp.1418.combats.php

Mort de deux as canadiens

14 octobre 1918- John Edmund Greene, « As » canadien de la WW1, 15 victoires aériennes dont 4 en collaboration au sein du 10N Sqn du RNAS, puis du 210 Sqn du RFC, est abattu et tué à bord de son Sopwith « Camel » D3409 par des tirs anti aériens au dessus de la Belgique.

Claude Melnot Wilson, « As » canadien de la WW1,8 victoires aériennes dont 1 en collaboration au sein du 29 Sqn, toutes obtenues sur S.E.5a, est abattu et tué en combat aérien par un Fokker D.VII dans le secteur de Roulers, en Belgique.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1260.html

Décès d’un as américain

Howard Clayton Knotts, « As » américain de la WW1, 6 victoires aériennes au sein du 17th Aero Squadron, est abattu par des tirs venus du sol alors qu’il est en train de straffer des nids de mitrailleuses. Blessé au pied droit, il se pose derrière les lignes allemandes et abat cinq soldats allemands avant qu’il ne soit capturé.
Pendant son transfert en train vers Mons, il arrive a incendier plusieurs wagons, lesquels transportent des Fokker destinés au front. Quatre jours après son internement à Mons, il s’évade, mais est repris quelques heures plus tard. Il est alors transféré dans un camp de prisonniers à Soignies où il restera jusqu’à la fin de la guerre.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1260.html

Meuse-Argonne cimetière

Ce cimetière, d’une superficie de 52 hectares, fût établi le 14 octobre 1918 par le Service des Sépultures de l’armée US sur un terrain reprit par la 32e Division d’Infanterie US (DIUS).
Ce territoire fût concédé à perpétuité aux Etats-Unis par le gouvernement français afin d’y établir un lieu de sépulture permanent, sans taxes ni impôts.

14 .246 morts sont enterrés dans ce cimetière, en majorité tombés durant les opérations de la 1ère Armée U.S. du 26 septembre au 11 novembre 1918. En 1922, les corps enterrés dans des cimetières temporaires de la région mais aussi des Vosges et de l’Allemagne occupée, furent rapatriés ici pour une sépulture définitive. Beaucoup de ceux qui moururent à Archangel, Russie, furent également enterrés dans ce cimetière. Parmi les tombes, 486 sépultures abritent les restes de soldats qui n’ont pu être identifiés.

source: http://www.campiste.com/fr/point-interet/410919-meuse-argonne-american-cemetery-and-memorial-cimetiere-et-memorial-americain-meuse-argonne

Journal du lundi 14 octobre 1918

La bataille engagée en Champagne le 26 septembre s’est terminée par une défaite complète de l’ennemi. La 4e armée a achevé de libérer la boucle de l’Aisne en réoccupant trente-six localités.
La 5e armée, à la gauche, a poursuivi l’ennemi en retraite, franchi la Retourne, et progressé d’une dizaine de kilomètres.
Nous tenons Vieux-lès-Asfeld et Asfeld-la-Ville, ainsi que les lisières sud de Blanzy. Nous avons franchi l’Aisne de vive force à Guignicourt et à Neufchatel.
Les Anglais, à l’ouest de Solesmes, progressent vers la Selle et ont enlevé quatre villages. Ils approchent du canal à l’ouest de Douai. A l’est de Lens, ils tiennent Montigny, Harnes et Aunay.
L’Allemagne a répondu à l’Amérique. Sa réplique constitue une première capitulation en ce qui concerne les conditions wilsonniennes

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1527/7 octobre 1918: une journée du 62 e RI

Une journée du 62 e RI

« … Le 7 octobre, à 5 h. 30, à la faveur d’un brouillard très épais et après un très violent bombardement, par artillerie lourde et par obus toxiques, qui s’étend sur tout le front du régiment, l’ennemi attaque le village avec quatre  compagnies des 16ème, 4ème et 24ème chasseurs en 1ère ligne, un bataillon en soutien et un bataillon en réserve. Nous réussissons à arrêter cette attaque face au nord, mais, par suite du vide de près d’un kilomètre qui existe entre notre droite et la gauche de la 2ème D.I.U.S., l’ennemi parvient à envelopper le village par l’est et par le sud-est et à l’occuper, mais il ne peut en déboucher, les mitrailleuses de la 2ème C.M. (capitaine Soubeyrand) l’arrêtant net, par les feux de ses pièces, à la sortie ouest et lui causant de grosses pertes.
Les fractions du bataillon Maffre, qui ont été soumises à un très violent bombardement, et qui ont été attaquées par un ennemi fort supérieur en nombre, ont été obligées de se replier dans les tranchées au sud de Saint-Etienne.
Deux petits groupes cependant tiennent tête énergiquement à l’ennemi.
Celui du sergent Franquin qui, avec cinq hommes, dont les soldats Mullie, Guimier et Martin, ayant reçu l’ordre de garder une issue du village, se défend héroïquement pendant près de deux  heures, refusant de se rendre, alors que le village a été repris par l’adversaire.
C’est le soldat Bellemin, de la 3ème compagnie de mitrailleuses, qui, à la tête de quelques hommes, organise la résistance dans le réduit, s’y défend avec la dernière énergie, refusant de se rendre, bien qu’entouré d’ennemis.
Ces deux petits groupes faciliteront, par leur belle attitude, énergique et tenace, la reprise du village par nos unités.
A 7 h.30, après une vive et rapide préparation d’artillerie, une partie du bataillon Roux, sous les ordres du capitaine Saint-Mleux, de concert avec les éléments qui restent encore du bataillon Maffre, contre-attaque pour reprendre Saint-Etienne.

Nos soldats, se jetant résolument dans le lit boueux de la rivière, où ils enfoncent jusqu’à la ceinture, tournent le village par le nord et l’enveloppent par l’est et le sud-est. Par un énergique combat à la grenade ils réduisent tous les îlots de résistance, fouillent les caves et engagent un violent combat de rues qui se poursuit pendant plus de 2 h..
Notre détachement de contre-attaque fait 14 prisonniers dont 3 officiers, capture 13 mitrailleuses et s’empare d’une pièce de 105, d’armes, de munitions et d’un très important matériel.
Le dossier complet de la kommandantur, trouvé dans un local près de l’église, est envoyé au commandement.
Pendant le cours de ces combats de nombreux gradés et hommes se distinguent particulièrement faisant preuve d’une bravoure exemplaire et d’une grande ténacité.

source: https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=8198

Journal du lundi 7 octobre 1918

Les troupes allemandes, sous la pression des forces franco-américaines, se replient sur le front de la Vesle et sur le front de Champagne. Le front de recul est de quarante-cinq kilomètres.
Reims a été d’abord dégagé, le fort de Brimont, le massif de Moronvilliers, occupés; puis, la poursuite continuant, nos soldats ont franchi le canal de l’Aisne, dans la région de Sapigneul, atteignent les abords d’Aguilcourt. Plus à l’est, ils approchaient d’Auménancourt-le-Petit.
Puis Nogent-l’Abbesse et son massif étaient dépassés. Nous occupions le village de Pont-Faverger, sur la Suippe.
Sur l’Arnes, nos éléments avancés ont abordé la crête boisée au nord de la rivière. Plusieurs centaines de prisonniers ont été faits.
Au sud de l’Ailette, les Italiens ont pris Soupir et son parc.
Au nord de Saint-Quentin, nous avons progressé à l’est de Lesdins.
Les Anglais ont pris Montbrebain, en y capturant 500 Allemands. L’ennemi a vainement essayé de rentrer dans ce village. Beaurevoir a été également enlevé. Le total des prisonniers dans cette région est de 1000.
L’Allemagne, l’Autriche et la Turquie ont envoyé des messages à Wilson pour fui offrir d’entamer des pourparlers sur la base de ses derniers messages.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1526/6 octobre 1918: la bataille de Champagne (suite)

Suite de l’offensive dans l’Aisne

Dés le 6 octobre, Foch avait télégraphié à Degoutte, lui ordonnant de hâter, au-delà de l’impossible, la réorganisation du Groupe des Flandres et, quelque temps qu’il fît, de reprendre les opérations au plus tard le 10. Simultanément il actionnait Haig et Pétain pour réaliser par l’ouest et par le sud une offensive concentrique, destinée à chasser l’ennemi du saillant de Laon.

L’exécution suivit de prés la conception.

Le 8 octobre, à 4h30; Les Armées Byng et Rawlinson, précédées de tanks, se portent en avant entre la Sensée et Saint-Quentin.

Le succès est foudroyant. Les nouvelles lignes ennemies construites en hâte, n’étaient pas encore en état de soutenir un pareil assaut. Elles cèdent au premier choc; et, le soir, le front britannique est jalonné par Forenville, La Targette, Esnes, Malincourt, à 7 kilomètres plus à l’est, sur un front de 50 kilomètres.

Nos alliés ont capturé, ce jour-là, 11.000 prisonniers et 200 canons.

Or, en même temps, dès six heures du matin, Debeney a déclenché, lui aussi, une offensive sur un front de 10 kilomètres, entre Saint-Quentin et l’Oise. En dépit d’une vigoureuse résistance, il a enlevé les fermes de Hellecourt et de Fontaine-Uterte, solidement organisées, les bois de la ferme Tilloy et le village de Rouvroy, capturant prés de 15.000 prisonniers.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/1918aisne.htm

Vers la libération de Warmeriville (Marne)

Depuis 1s 5 octobre, l’offensive française conduite par la 3 ème division coloniale et le 3ème chasseurs d’Afrique se développait sur une ligne allant de Fresnes à Witry-les-Reims et Cernay, et se dirigeait vers la Suippe, solidement tenue par l’artillerie allemande. Le 6 octobre à 13 heures, le 5ème bataillon de TS s’empare d’une partie de Bazancourt. Le 61ème et 62ème bataillons de TS et le 7ème régiment d’infanterie coloniale attaquent Warmeriville, mais sont repoussés sur la rive sud de la Suippe. Le 7 octobre : nouvelle offensive des Sénégalais sur Isles et sur Bazancourt (combat à la grenade); à 19 h Bazancourt entier était reconquis tandis que les Allemands se repliaient vers Tagnon en emmenant les derniers civils encore présents dans le village . Le 8 octobre : attaque allemande sur Bazancourt (sans succès) ; à 17 h 30 les Allemands se replient vers les bois de Roizy. Le 9 octobre : plusieurs attaques allemandes se brisent sur nos positions solidement établies (l’infanterie allemande a attaqué sept fois). Le 10 Octobre : Isles et Warmeriville sont toujours aux mains des Allemands qui procèdent à des destructions dans les villages ; c!est ainsi qu’ils font sauter l’église de Warmeriville, l’usine Harmel et d’autres bâtiments. Le 11 _octobre : notre infanterie est à 500 mètres de Warmeriville et Isles et l’artillerie est déployée aux environs de Lavannes et Caurel. Au petit jour, les 23ème et 7ème R.I.C s’emparent de la ligne Boult – Isles. L’ennemi recule : 1s 62ème Bataillon de Sénégalais attaque en direction de Warmeriville.

source: http://www.warmeriville.fr/expo1418/_media/liberation-lg.pdf

La bataille de Champagne (suite)

Prisonniers Allemands interrogés par des officiers Français (© Wikipédia)

Le 3 octobre 1918, le 3e et le 11e corps d’armée enlevèrent le plateau de Notre-Dame des Champs. Les troupes américaines enlevèrent la hauteur d’Orfeuil et le Blanc-Mont. Menacé d’encerclement, les allemands évacuèrent le mont Casque, le mont Téton, le mont Cornillet et le mont Blond. La retraite des Allemands se poursuivit le 5 octobre 1918 sur un front de 45 km allant de la Vesles à la Suippes. Reims fut alors largement dégagé de la menace allemande. Les Français occupèrent les positions fortifiées des Allemands à Brimont, à Nogent l’Abbesse et à Berru. Entre le 6 et le 10 octobre 1918, les Allemands multiplièrent les attaques sur la rive sud de la Suippes et de l’Arne en vue de reconquérir le terrain concédé aux Français, mais sans le moindre succès. Ils furent contraints à une nouvelle retraite, sur un front de 60 km au nord de la Suippes et de l’Arne, le 11 octobre 1918. Les Français avancèrent jusqu’à 3 km de Vouziers qu’ils enlevèrent le 12 octobre 1918. Durant cette offensive, les Français avancèrent de 30 km, libérèrent 80 villages et firent 21. 000 prisonniers. Ils prirent plus de 600 canons, plus de 2000 minenwerfer et 3500 mitrailleuses. Les pertes françaises furent de 14. 000 hommes et celles des Américains de 9.000 hommes.

source: https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/navarin/navarin.htm

Mort de deux as britanniques Colin Glen Orr MacAndrew et Clement Wattson Payton

2 octobre 1917

Mort en combat aérien, dans le secteur d’Ypres, en Belgique, de Colin Glen Orr MacAndrew, « As » écossais de la WW1, 5 victoires aériennes au sein du 11 Sqn du RFC, toutes obtenues sur Bristol Fighter.

Mort en opérations, abattu par des tirs de batteries anti-aériennes dans le secteur de Courtrai, en Belgique, de Clement Wattson Payton, « As » britannique de la WW1, 11 victoires aériennes au sein du 210 Sqn du RFC, toutes obtenues sur Sopwith « Camel ».

2 octobre 1918.-Disparition en opérations, de Gerald Kempster Cooper, « As » britannique de la WW1, 6 victoires aériennes au sein du 8N Sqn du RNAS, puis du 208 Sqn du RFC, toutes obtenues sur Sopwith « Camel ».

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-615.html

Journal du dimanche 6 octobre 1918

Nos troupes ont pris une part active à la dure bataille engagée au nord de Saint-Quentin. Nous nous sommes emparés du Chardon-Vert, au sud de Sequehart, et de plusieurs bois fortement organisés.
Plus au sud, nous avons, pris pied dans Lesdins et enlevé Morcourt. L’ennemi à contre-attaqué violemment à plusieurs reprises. Tous ses efforts ont été brisés. Nous avons fait 400 prisonniers et pris 4 canons lourds.
En Champagne, les troupes franco-américaines ont remporté de sérieux avantages. Sur notre gauche, nous avons poussé nos lignes à plus de quatre kilomètres au nord d’Auberive et à huit kilomètres au nord-est de Somme-Py jusqu’à Arnes. Nous avons conquis les villages de Vaudesincourt, Dontrien, Saint-Souplet, les bois de la région de Grand-Bellois.
Plus à l’est, nous avons progressé jusqu’aux abords de Saint-Etienne-à-Arnes et pris pied sur le plateau d’Orfeuil. Le village de ce nom a été enlevé, nous avons évacué Challerange.
Les Anglais ont progressé aux abords de Cambrai.
Le repli de l’ennemi se poursuit dans le secteur Lens-Armentières. Les éléments britanniques avancés ont atteint Wavrin et Erquinghem, à l’ouest d’Haubourdin.
La dernière attaque effectuée sur le front belge a donné à nos alliés 10500 prisonniers, dont plus de 200 officiers, 350 canons, 200 mortiers de tranchées, 600 mitrailleuses.
On donne pour faite l’abdication du tsar de Bulgarie.