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1164/10 octobre 1917

L’espion mexicain Sedano fusillé à Paris

Le 19 décembre 1916, le Service Intérieur Sûreté adresse aux Services de Police un télégramme leur demandant de suivre les agissements et correspondance de Julio SEDANO, signalé comme étant à la solde des services allemands en Espagne (1454).

Dans le Dictionnaire de la Grande guerre des Éditions R. Laffont, on note : « Le centre allemand de Barcelone a été durant la guerre le plus important de l’Espagne, tant pour la propagande que pour l’espionnage ».

Après 8 filatures du 20/12 au 28/12 pendant lesquelles sont interceptées des lettres déposées à la Poste et dont certaines se révèlent compromettantes, le Commissaire de Police se rend le 30 décembre 1916 à 7 heures du matin, au 20 Rue de Liège, domicile de SEDANO depuis la veille, pour l’interpeler et y opérer une perquisition. 
La logeuse révèle que c’est SEDANO lui-même qui a rempli la fiche de police : Julio SEDANO, 49 ans, diplomate, venant du Mexique, arrivé à Paris le 26 décembre 1916 (1414).

Dans sa dernière lettre postée et écrite à l’encre sympathique, SEDANO, sujet mexicain, envisageait de faire sauter la Tour Eiffel à la mélinite, il réclamait encore 1000 francs à son correspondant, il indiquait quelles étaient les abréviations utilisées dans l’armée française, et donnait des renseignements sur la fabrication des avions de 200 HP, dont la production était supérieure à 10 par jour (1457 ; 230 ; Rapport du commissaire PRIOLET 1353 à 1360).
Surprenant quand on connaît son caractère, SEDANO reconnaît : « l’évidence des faits me force à m’incliner » (1389).

S’ensuivront une arrestation et un interrogatoire, sommaire mais révélateur, dans les locaux de la Police. 
En conséquence il est inculpé aux motifs d’ « Intelligence avec l’ennemi dans le but de favoriser ses entreprises, tentative d’espionnage et complicité avec l’ennemi ».

Plus tard il se ravisera et avouera avoir été pas mal « bousculé par la police et mes déclarations s’en ressentent forcément » (324).
Il est remis aux autorités militaires et sera incarcéré à la Prison de la Santé dans l’attente de son procès.
L’instruction sera confiée au juge Capitaine BOUCHARDON du 3e Conseil de Guerre permanent du Gouvernement Militaire de Paris qui, après enquête, remettra son rapport circonstancié le 4 avril 1917 (230 à 242).

source: https://www.histoire-genealogie.com/Un-espion-a-Paris-en-1916

Charlemagne Péralte: symbole de résistance à Haïti

Lorsque le pays se trouvait humilié sous les bottes étrangères par l’occupation du pays en 1915, c’est en effet Charlemagne Péralte qui, par sa bravoure, osa affronter les occupants par la mobilisation des masses paysannes. Le premier acte magnanime qu’il posa fut son refus de remettre la ville de Léogane aux occupants. A l’époque, il était le commandement de cet arrondissement. Révoqué, il retourne à son bastion (le Plateau-central). Accusé et arrêté, suite à une attaque des cacos le 10 octobre 1917, la cour martiale le condamne à cinq ans de travaux forcés. C’est derrière les barreaux de la prison Cap-Haïtien qu’il rencontra Benoit Batraville, qui deviendra son compagnon de combat. Une alliance qui a bouleversé les occupants. Les paysans s’étaient regroupés derrière lui. Ils firent preuve de courage et de grandeur d’esprit. Plus de 12,975 paysans perdirent la vie durant la période allant de cette période de grande mobilisation populaire.

La suite sur http://pennayiti.over-blog.com/2015/09/vi-charlemagne-peralte-symbole-de-resistance.html

(Aviation) Maudite tramontane près de Perpignan

Les premiers vols du CAM de Perpignan commencent à la fin du mois de juin 1917 sur des FBA 150 ch. Le centre est situé au nord de l’étang de Saint-Nazaire, près du village de Canet-Plage près de Perpignan. Si la région à surveiller, qui s’étend de la frontière espagnole jusqu’à la ville de Sète, sera peu fréquentée par les sous-marins allemands qui s’attaquent plutôt aux convois reliant l’Afrique du Nord à Marseille, les équipages du CAM de Canet devront faire face à un ennemi bien plus redoutable : la Tramontane.

Ce vent violent venant du Nord-Ouest souffle facilement à une vitesse de 150 km/h, soit bien plus que celle des FBA 150 ch dont le pilotage s’avère plus que délicat dans de telles conditions… Les vols sont limités pendant tout l’été, et reprennent peu à peu jusqu’à Sète où est installé en septembre un poste de combat qui deviendra un CAM à part entière deux mois plus tard. Mais la Tramontane est toujours là et frappe le 10 octobre 1917 une section de deux FBA commandée par le lieutenant René Mesguich. Cet officier issu de l’aéronautique militaire est une célébrité : architecte et archéologue dans le civil en plus d’être un pionnier de l’aviation (brevet de pilote civil n° 713 obtenu le 8 janvier 1912), il est un des rares pilotes d’hydravions civils. Affecté à l’escadrille MS 12 en 1915 avec le futur as Jean Navarre, il y remporte une des premières victoires aériennes de la chasse française le 28 avril 1915. Né en 1874, c’est un vieux pilote de 41 ans que ses camarades surnomment affectueusement « le colonel » en raison de son âge… qui ne l’empêche pas de remporter deux autres victoires homologuées jusqu’en 1916 où il est blessé et affecté dans un poste d’instructeur à l’arrière au terme de sa convalescence. Il ne peut se résoudre à l’inactivité et a obtenu à 43 ans sa mutation dans l’aviation maritime, ralliant le CAM de Perpignan-Canet à sa création.

Ce  10 octobre 1917, deux FBA décollent de Canet à 9h10 avec pour mission de rechercher des mines flottantes sur une vaste zone de patrouille allant du Cap Creux jusqu’à Sète. Le premier FBA, piloté par Mesguich, a pour observateur le quartier-maître André Bolle tandis que le second FBA est piloté par le quartier-maître Roger Grandval avec pour observateur le matelot Pierre Andriès. Le temps est beau et calme mais en raison des sautes d’humeur du vent, les deux hydravions ont pour consigne de ne pas s’éloigner à plus de 25 km des côtes et de rentrer avant midi. Ils font d’abord route vers le sud, où un sémaphore les aperçoit, puis obliquent vers le nord jusqu’à la ville de Sète qu’ils atteignent vers 11h30 avant de faire demi-tour pour rentrer. Mais si le temps est beau sur Sète, à Perpignan la Tramontane s’est levée au point de faire fermer les hangars du centre et mettre les appareils d’alerte à l’abri. A 13 heures, les deux FBA ne sont pas en vue et l’espoir s’amenuise tant il paraît impossible à un hydravion de tenir l’air avec de telles bourrasques… Tous les postes d’observation côtiers sont alertés. A 13h12, un pigeon voyageur de l’appareil de Mesguich se pose au Canet, sa bague à message vide. Il a soit quitté l’appareil bien avant le coup de vent, soit a été relâché très près du Canet car il est rentré très peu de temps après une forte rafale… Celles-ci continueront de plus belle pendant trente heures. Les quatre hommes d’équipage sont portés disparu

Journal du mercredi 10 octobre 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie assez vive en Belgique et sur le front de l’Aisne. L’ennemi a tenté, à plusieurs reprises, d’attaquer nos petits postes dans la région de Craonne et de Champagne, dans les secteurs de la Main-de-Massiges et du mont Haut. Toutes ces tentatives ont été repoussées et nous ont permis de faire des prisonniers.
En Macédoine, faible activité sur l’ensemble du front. Dans la région de Doiran, deux raids, appuyés par l’aviation, ont pénétré dans les lignes ennemies et exécuté des destructions. L’artillerie anglaise a forcé des détachements ennemis à évacuer Osmal-Kanula, au sud-ouest de Serès. Nos alliés ont effectué d’heureux coups de main à l’est du lac de Doiran.
Sur le front britannique, en Belgique, une attaque allemande a été repoussée à l’est du bois du Polygone. Nos alliés ont fait des prisonniers. Ils ont jeté deux tonnes et demie d’explosifs sur les gares de Staden et de Courtrai.
Les Russes ont brisé une offensive allemande sur la chaussée de Pskov. Ils ont réussi un coup de main dans le secteur d’Illuxt.
Les Italiens ont exécuté un raid aérien au-dessus de Cattaro et capturé un torpilleur autrichien dans l’adriatique.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

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1153/29 septembre 1917: à propos de la mort de Guynemer

Les femmes de percepteurs sont fichées

Le Figaro 29 septembre 1917 souhaite que les agents du ministère des finances cessent d’espionner les femmes des percepteurs.

«Parmi les utiles réformes que, certainement, M. Klotz s’empressera de prendre, il en est une qui est urgente.

Le ministre des finances continue, en effet à son insu peut-être à demander à ses agents de le renseigner sur la façon dont les femmes des percepteurs “tiennent leur maison”, sur la nature de “leurs réceptions” et sur “leurs fréquentations”.

Nous sommes convaincus que M. Klotz nous donnera la satisfaction de publier la circulaire qui supprimera ces fiches.» écrit Le Figaro du 29 septembre 1917.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/29/26002-20140929ARTFIG00244-29-septembre-1917-les-femmes-de-percepteurs-sont-fichees.php

A propos de la mort de Guynemer

La Gazette des Ardennes relate : « Le 11 septembre 1917, à 10 heures du matin, un aviateur français s’abattit à environ 700 mètres au Nord-Ouest du cimetière situé au Sud de Poelkapelle. Le sous-officier allemand B… se rendit avec 2 hommes à l’endroit où s’était produite la chute. L’avion était un monoplace ; l’une de ses ailes était rompue. Le sous-officier B… détacha l’aviateur mort de son siège. Le cadavre avait reçu une balle dans la tête ; une jambe et une épaule était brisées mais sa figure était reconnaissable et ressemblait à la photographie qui se trouvait sur sa carte d’identité portant le nom Georges Guynemer. »
Un pilote allemand, capturé le soir du 29 septembre 1917 affirma que le corps et l’avion de Guynemer avaient été pulvérisés par des tirs de barrage de l’artillerie britannique avant que les Allemands n’aient pu retirer le corps pour l’enterrer.
Le lieutenant allemand Menckoff, aux 39 victoires, descendu dans nos lignes, donna le 25 juillet 1918 quelques précisions sur le dernier combat de Guynemer : « Votre As surprit Wissemann à cinquante mètres à peine par derrière. Celui-ci le vit, alors qu’il semblait être trop tard. Il se croyait perdu, lorsqu’il s’aperçut avec joie que les deux mitrailleuses de Guynemer étaient enrayées. Le Français chercha à manoeuvrer pour mettre sa vitesse à profit, mais il fut rejoint et abattu. Sans aucun doute, il était d’une classe bien supérieure. Wissemann dit l’avoir échappé belle ce jour-là…

source: http://www.a-a-a-g.fr/index.php?page=georges-guynemer

Journal du samedi 29 septembre 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont tenté une série de coups de main sur le front de l’Aisne, dans la région du Panthéon, au sud de la Royère, dans la région au sud d’Ailles et sur nos tranchées, au nord-est de Courcy. Tous ont été repoussés par nos feux.
En Argonne, au Four-de-Paris, puis au nord-ouest de Tahure et à l’ouest de la ferme Navarin, l’ennemi a lancé sur nos positions trois attaques successives, mais nos tirs d’artillerie et d’infanterie l’ont empêché d’aborder nos lignes et lui ont fait subir de lourdes pertes.
Vives actions d’artillerie sur la rive droite de la Meuse, en particulier dans la région de la cote 344.
Malgré les conditions atmosphériques défavorables, nos escadrilles de bombardement ont, au cours de la nuit, copieusement arrosé de projectiles les terrains d’aviation de Marville et de Mars-la-Tour, les gares de Brieulles, Fléville et Romagne-sous-les-Côtes, les cantonnements de Peuvillers et de Sivay-sur-Meuse.
Les Anglais ont brisé une contre-attaque ennemie sur leurs positions de Zonnebeke. Ils ont enlevé, au sud de Tower-Hamlet et du bois du Polygone, des points d’appui isolés où des groupes ennemis tenaient encore à proximité de leurs nouvelles positions. Ils ont effectué avec succès un coup de main au sud-ouest de Cherisy.
Canonnade au sud de Lens.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

Sortie de la vie parisienne

1150/26 septembre 1917 : une attaque par gaz dans les mines de Béthune

La guerre finira en… juin 1918

Les prophéties qui fleurissent un peu partout dans la presse, comme ici dans Le Figaro du 26 septembre 1917, sont le reflet d’un espoir permanent d’une prochaine victoire de la France.

«Un journal occultiste très sérieux, Psychic-Magazine nous annonce, sous la signature de M. “E. C., ancien polytechnicien”, une paix prochaine. Le signataire de cet article a cru pouvoir établir les pronostics suivants, en se basant tant sur la vision d’un sujet en état de somnambulisme que sur des déductions astrologiques:

21 septembre 1917 – Offensives heureuses pour nous. (La récente victoire des Anglais lui donne raison pour cette prophétie).

 5 octobre 1917 – Puissantes et heureuses actions des Alliés.

9 novembre 1917 – Ralentissement et presque arrêt des actions.

16 novembre – Fin des hostilités.

La paix définitive serait signée en juin prochain. Nous verrons bien.» écrit Le Figaro du 26 septembre 1917.

source:

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/26/26002-20140926ARTFIG00262-26-septembre-1917-la-guerre-finira-en8230-juin-1918.php

Le duc de Connaught décore un zouave aux Invalides

 Le duc de Connaught décore un zouave [aux Invalides, 26 septembre 1917] : photographie de presse Agence Rol.

Avion allemand abattu près de Hoéville

Avion allemand abattu près de Hoéville le 26 septembre 1917

(Marine) Le Jacqueline coulé par les Allemands

Quatre-mâts de la Cie A.D. Bordes.
Torpillé le 25 septembre 1917 par le sous-marin U-101 (KL Karl Koopmann).
GPS :46°21N et 09°44W

source: http://www.genealogie22.com/guerre-14-18/index.php?title=Jacqueline

Le Martiniquais Pierre Réjon pilote de chasse

Pierre Réjon est né, comme son ami Guibert Jean-Marie, en 1895 à La Trinité (Martinique). Alors qu’il avait été admis comme élève ingénieur à l’École des Arts et Métiers à Paris et qu’il venait de fêter ses 19 ans, il s’est engagé le 22 août 1914 au 33e régiment d’infanterie.

En juillet 1917, il devient élève pilote, dans le sillage de l’Afro-Américain Eugene Bullard, (breveté en mai 1917) et de son compatriote martiniquais André Parsemain.Sans oublier, dans le camp d’en face, le Turc Ahmet Ali Celikten.

Pierre Réjon est breveté à son tour le 26 septembre 1917 à Istres, devenant ainsi l’un des quatre premiers pilotes militaires afro-descendants de l’histoire.

Stagiaire à Avord, près de Bourges (Cher) en octobre-novembre 1917, il devient pilote de chasse fin décembre 1917.

source: http://www.une-autre-histoire.org/pierre-rejon-biographie/

Une attaque par gaz dans les mines de Béthune

Tunneller australien équipé d’un respirateur. On remarque également la cage à canari, utilisé pour la detection des gaz dans les travaux souterrains. Photo prise à Hulluch en janvier 1918. Collection de l’Australian War Museum.

Durant la nuit du 25 au 26 septembre 1917, alors que 2 téléphonistes anglais étaient envoyés dans la mine afin de réparer les lignes téléphoniques endommagées par les travaux français, les allemands se mirent à bombarder le puits N°9 d’abord avec des obus classiques puis à l’yperite. Les mineurs français reçurent l’ordre de remonter.
Vers minuit, le 38e régiment de pionniers allemand déversa environ 8 tonnes de chloropicrine, un suffocant utilisé depuis avril 17, dans la fosse N°8 (pour une description de ce gaz on se reportera à l’excellent site dédié à la guerre des gaz).
Les systèmes de ventilation, si précieux aux mineurs afin de renouveler l’air au fond des concessions, vont ici se révéler mortels : moins de 4 heures sont nécessaires au gaz afin de parcourir les 6 km séparant les fosses 8 et 9, et atteindre également le puits de la fosse N°12.

source: http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article46

lire aussi http://mineurdefond.fr/articles.php?lng=fr&pg=914&mnuid=442&tconfig=0

 

Les ouvrières tourangelles en grève

Une nouvelle grève éclate le 26 septembre 1917. Les ouvrières réclament des augmentations de salaire. Ce jour-là :

« 40 ou 50 femmes, débauchées de l’atelier militaire du quai de la Poissonnerie, sont venues à 11 heures, manifester sur la place Velpeau, espérant entraîner dans leur mouvement de grève, les ouvrières du magasin régional (…). »

Le même jour, un deuxième rapport de police signale :

« Un commencement de grève a eu lieu à la Maison Leffressine, quai de la Poissonnerie, où l’autorité militaire occupe 250 femmes à la réparation d’effets. Ce matin vers 10 heures, une certaine effervescence a régné dans le personnel, et l’autorité militaire a renvoyé tout le monde. Ce soir il y a 45 grévistes : 33 mécaniciennes et 12 manutentionnaires  ».

Le soir même, une réunion est organisée à la bourse du travail, à laquelle assistent 350 femmes.

«  Ils ont décidé qu’une délégation se rendrait auprès de l’Intendant général, lui soumettrait les revendications et exigerait une réforme pour vendredi [soit deux jours après la réunion] ou samedi au plus tard, et que si cette réforme ne leur donnait pas satisfaction, tous les ateliers seraient en grève le lundi matin »

https://larotative.info/1917-1918-les-ouvrieres-1886.html

 

Journal du mercredi 26 septembre 1917 à travers Le Miroir

Une lutte d’artillerie très vive se maintient dans les régions d’Hurtebise et de Craonne et sur la rive droite de la Meuse, dans le secteur du bois de Chaume. Sur ce dernier point, l’ennemi a renouvelé ses tentatives pour pénétrer dans nos tranchées. Malgré un emploi intensif de lance-flammes, il a été repoussé avec de lourdes pertes sans obtenir aucun avantage.
Nos avions ont effectué diverses opérations de bombardement : 10000 kilos de projectiles ont été jetés au cours de ces opérations, notamment sur les gares de Cambrai, Luxembourg, Longuyon, Brieulle. Plusieurs incendies ont éclaté dans les bâtiments bombardés.
Nos alliés britanniques ont exécuté avec succès un coup de main à l’est d’Epehy : ils ont fait un certain nombre de prisonniers. L’ennemi qui tentait d’enlever un poste avancé au nord-est de Lens, a été rejeté à la suite d’un combat à la grenade.
Activité d’artillerie aux alentours d’Ypres.
Au petit jour, et grâce à un épais brouillard, l’ennemi a lancé une forte contre-attaque à la hauteur de Towerhamlet et du bois du Polygone. Il a été repoussé sur la plus grande étendue de ce front, mais en deux points, au nord de la route Ypres-Menin au au sud du bois du Polygone. Il a réussi à pénétrer dans les tranchées. Il a été ensuite rejeté des positions qu’il avait occupées. Nos alliés ont rétabli tout leur front.
Les Italiens ont brisé une offensive autrichienne au Monte Nero et d’autres attaques à l’est de Gorizia.
Les Russes ont arrêté une attaque allemande en Livonie et réussi un coup de main sur le front roumain.
Dans une note complémentaire au Vatican, l’Allemagne promet de reconnaître l’indépendance de la Belgique sous des conditions qui lui donneraient un pouvoir de tutelle sur ce pays. On considère toutefois que ce premier pas a coûté au Kaiser.
Guynemer est déclaré disparu.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1140/16 septembre 1917: à la Courtine les Russes sont attaqués par les Français (suite)

« Le pacifisme n’est pas convenable »

La propagande pacifiste est insupportable pour Le Figaro du 16 septembre 1917.

«Il y a en montre, dans une boutique de la rue de Trévise, une vilaine image dont il conviendrait que la préfecture de police connût la provenance elle représente des enfants demi-nus et vêtus chacun d’un uniforme des belligérants.

Un groupe surtout donne la signification du pacifisme qui a inspiré cette ignominie l’enfant qui représente le soldat français a la face écrasée sous le poing triomphant du Boche, tandis que le pied de celui-ci maintient au sol un Francais déjà écroulé; un Écossais essaie de retenir le Boche en le tirant par sa capote, et, sous la feuille, on lit, en anglais, une devise qui signifie “Cessons la lutte et soyons amis” […].

Il est d’un intérêt moral que de pareilles insanités ne trouvent aucun foyer où s’afficher.» écrit Le Figaro du 16 septembre 1917.

source: le Figaro: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/16/26002-20140916ARTFIG00227-16-septembre-1917-le-pacifisme-n-est-pas-convenable.php

(Aviation) Deux avions français abattus près de Logelbach le 16 septembre 1917

Les deux appareils abattus étaient des Sopwith  Strutter 1B2 de l’escadrille SOP 131 :

1er avion :
– Brigadier Jean MARQUIS, pilote, né le 8 octobre 1897 à Bourgueil ? (63)
– Sous-Lieutenant Paul LAVIGNE, observateur, né le 1er novembre 1896 à Lencloitre (86)

2ème avion :
– Caporal Émile GRANDRY, pilote, né le 19 février 1897 à Neufmanil (08)
– Adjudant-Chef Jean SIMON, observateur, né le 27 avril 1882 à Romagné (35)

Leurs adversaires étaient les Ltn Walter KYPKE et Ltn Hans WEISS, tous deux de la Jasta 41.

Le Sopwith 1½ Strutter était un avion de chasse biplan britannique de la Première Guerre mondiale. Il fut employé aussi bien en tant que bombardier monoplace qu’en tant que chasseur biplace. Il a été mis en service en 1916. C’était le premier avion britannique doté d’une mitrailleuse synchrone (qui pouvait tirer à travers l’hélice sans toucher celle-ci). Trois versions différentes furent construites par les français : le SOP 1A2 (biplace de corps d’armée), le SOP 1B2 (bombardier biplace) et le SOP B1 (bombardier monoplace)

source: http://wintzenheim1418.free.fr/SOP131/SOP131.htm

Le 73 ème RI en septembre 1917

Le 10 septembre, des combats aériens se produisent, des avions tombent en flammes…

Le 13 septembre, le 2e bataillon est relevé avant que les autres ne le soient dès le lendemain par ceux du 321e d’infanterie.

Le 16 septembre, le régiment se met en marche et embarque à Wayenburg pour débarquer à Pont d’Oye, les bataillons cantonnent à Guemps, Nouvelle-Eglise et Offekerque.

C’est le 30 septembre que le lieutenant-colonel Truffert prend le commandement de l’ID51 (51edivision d’infanterie).

source:  http://bethune73ri.canalblog.com/archives/2010/10/17/19351966.html

A la Courtine les Russes sont attaqués par les Français (suite)

Le 16 septembre 1917, à dix heures du matin, les premiers obus de 75 pleuvent sur La Courtine. Un épisode de la guerre civile russe se noue, Blancs contre Rouges, au centre de la France. Les explosions provoquent une réaction inattendue: les assiégés entonnent La Marseillaise puis La Marche Funèbre, de Chopin! Un obus essaime ses éclats au milieu de l’orchestre. Des salves de fusil partent en direction des collines. Puis se sont les mitrailleuses qui entrent en action. Le bombardement va se prolonger pendant trois jours et trois nuits, faisant des dizaines de victimes. Un soldat français, le sergent Lemeur, est tué dans une embuscade, près de La Courtine. Peu à peu les mutins se rendent, et le 19 septembre au matin, c’est au tour de Globa, vaincu, de lever les bras. Avec 80 dirigeants des soviets de soldats, il est emmené à Bordeaux où siègent le tribunal militaire des Russes blancs. Leur trace se perd au terme de ce voyage… Six cents autres mutins connaissent les rigueurs de la répression. Quand à la majorité des rebelles, au nombre de 7.500, ils se dressèrent encore contre l’autorité, une semaine plus tard, puis en octobre. Un Comité Secret leur ordonne de ne pas accepter les travaux d’utilité publique auxquels on les destine, comme l’entretien des forêts, l’entretien des champs:

« Camarades, nous vous demandons de ne pas aller au travail volontaire. A ceux qui ont signé, je donne le conseil: refusez. En Russie! En Russie! »

Les meneurs sont débusqués, condamnés et déportés sur l’île d’Aix. Les soldats seront contraints à travailler dans les mines, dans les usines désertées par les ouvriers envoyés au front. Ceux qui refusent sont transférés au Maroc, pour les travaux d’assèchement.

source: http://cgt.dl.free.fr/histoire/1-5-1917.htm

Journal du dimanche 16 septembre 1917 à travers Le Miroir

En Champagne, nous avons repoussé deux coups de main ennemis au nord de Prosnes.
Activité assez grande des deux artilleries dans les régions du Cornillet et du mont Blond. Nous avons exécuté avec succès un coup de main sur les tranchées allemandes de la région du mont Haut. Nous avons détruit un observatoire et de nombreux abris et ramené une dizaine de prisonniers.
En Argonne, une tentative de l’ennemi sur nos petits postes vers Boureuilles, à complètement échoué.
Sur la rive droite de la Meuse, après un vif combat, nous avons rejeté l’ennemi de la majeure partie des éléments de tranchée où il avait pénétré au nord du bois des Caurières.
Les Anglais ont légèrement amélioré leur position à l’est de Westhoeck. Un détachement ennemi a attaqué le terrain conquis par eux au nord-est de Saint-Julien. Ce détachement a été dispersé par un barrage d’artillerie.
Les Russes ont continué leurs progrès sur la route de Pskow à Riga et pris quatre villages.
Action d’artillerie de grande intensité dans le Trentin et dans les Alpes Juliennes. Les Italiens ont rectifié leur front dans la zone septentrionale du plateau de Bainsizza. Ils ont capturé des prisonniers. Sur le font du Carso, leurs aviateurs ont bombardé l’arrière des lignes ennemies en lançant trois tonnes de projectiles.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

(Vidéo) Les premiers avions Fokker

Sur France 3 Hauts de France

Fokker, c’est le nom de l’avion de chasse allemand qui va faire trembler le ciel pendant la Grande Guerre. Arme redoutable, le Fokker sera, de l’été 1915 au printemps 1916, techniquement supérieur aux avions alliés. En 1917, c’est un Fokker qui abat Georges Guynemer, l’as français. C’est aussi l’appareil du Baron Rouge, le pilote allemand aux 80 victoires.

En 19 avril 1915, l’aviateur français Roland Garros est abattu en Belgique au-dessus des lignes ennemies. Obligé de se poser, il tente de mettre le feu à son appareil car il a un secret à protéger : son avion est équipé d’un système qui permet à sa mitrailleuse de tirer à travers l’hélice. Le pilote se retrouve ainsi dans l’axe de sa visée. Les Allemands vont repérer  ce système ingénieux sur la carcasse de l’avion français. Ils vont l’améliorer et le développer sur les Fokker.

Dès lors, les Allemands sont maîtres des airs. Fokker, du nom de l’ingénieur hollandais au Service de l’Allemagne a mis au point le Fokker E, surnommé « scourge » par les Alliés, fléau, en anglais. Et ce fléau est agile, léger, plus rapide que les biplaces français.

A la fin du conflit, les Fokker retrouvent leur suprématie. En 1918, les Allemands inventent un Fokker Biplan, maniable, capable de voler plus haut et plus vite que ses avions concurrents. Mais l’Allemagne alors à bout de souffle n’a plus les moyens de production industrielle dont disposent les Alliés

A voir sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/histoires-14-18-premiers-fokker-1321561.html

(vidéo) l’aviateur Guynemer disparaît

A voir sur le site de France 3 Hauts de France

Une colonne avec au sommet, une cigogne. Ce mémorial se trouve à Poelkapelle dans les Flandres belges. « Les Cigognes » ; c’est le nom de l’escadrille de chasse de l’aviateur français Georges Guynemer. Un as, 53 victoires homologuées, lui-même abattu à 7 reprises et à chaque fois reparti.
Mais la mort si souvent frôlée finira par l’emporter. Le 11 septembre 1917, Guynemer disparaît ; il a 22 ans.

Guynemer c’est la grande figure héroïque de l’armée française : jeune, beau, aristocrate, intrépide. Il se promène en permission au bras d’une actrice célèbre, on le reconnaît dans la rue.
En ces temps de guerre, cet aviateur qui a la grâce d’un oiseau fait rêver. Chétif, Guynemer a été plusieurs fois recalé avant de pouvoir entrer dans l’aviation. Ses débuts ont été difficiles. Son premier instructeur l’avait surnommé le « bousilleur de zing », Guynemer réussit l’exploit d’en casser 2 le même jour !

Ce 11 Septembre 1917, Guynemer décolle de Saint Pol sur Mer près de Dunkerque. Une heure plus tard, il survole les lignes anglaises près d’Ypres.
Quatre Fokker surgissent. Guynemer est abattu et tombe ici même 700 mètres derrière les positions
Ennemies. Les Allemands auraient voulu rendre hommage à un si glorieux adversaire. Ils n’en auront pas le temps. Les Anglais déclenchent un intense bombardement. La dépouille et l’avion de Guynemer sont engloutis par le feu des canons.Cette cigogne est orientée dans la direction du dernier vol de Georges Guynemer.
Après sa mort, l’aviateur français qui a disparu sans laisser la moindre trace devient une légende que l’on raconte aux écoliers français de l’époque.
Celle d’un homme qui volait si haut qu’il n’est jamais retombé.

1134/10 septembre 1917: (Aviation) Les déboires de Guynemer

Des cadeaux d’anniversaire allemands pour un petit Français

Le Figaro du 10 septembre 1917 s’étonne que des jouets d’origine allemande soient vendus à Paris.

«Une dame de nos amies réunissait ces jours-ci à l’occasion de l’anniversaire de son petit garçon, quelques enfants à qui elle offrait un goûter et des “surprises”.

Ces surprises avaient été achetées dans un des plus célèbres magasins de jouets de Paris. Quelle ne fut pas la stupeur de cette dame l’un des petits paquets contenait un minuscule livre d’images rédigé en allemand. D’autres surprises, non moins boches, accompagnaient celle-ci.

Nous tenons ces spirituelles fantaisies à la disposition de la maison qui les a vendues (probablement cher), l’acheteuse ayant préféré distribuer d’autres jouets à ses enfants.» écrit Le Figaro du 10 septembre 1917.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/10/26002-20140910ARTFIG00272-10-septembre-1917-des-cadeaux-d-anniversaire-allemands-pour-un-petit-francais.php

(Aviation) Les déboires de Guynemer

Le 9 ou le 10 septembre 1917, au dessus du terrain des Moëres, le moteur de l’avion de Guynemer se met à « ratatouiller ». Il se pose chez les Belges. Le Spad s’est heureusement immobilisé devant le premier hangar où se trouve le Hanriot de Willy Coppens. Guynemer, la mine soucieuse, semble fatigué et demande de l’aide au Capitaine Fernand Jacquet qu’il connaît bien. Les mécaniciens travaillent pendant plus d’une heure sur le moteur déficient.Willy Coppens obtient un autographe et pendant ce temps Carlo Verbessem réalise une des dernières photographies du célèbre pilote français. Guynemer remercie, serre quelques mains et s’envole vers 16 heures.

source: http://www.cieldegloire.com/004_guynemer_g.php

Création de ‘hôpital français d’Ourmiah (Iran)

L’hôpital était prêt à fonctionner le 10 septembre. Deux jours plus tard arrivaient les premiers blessés. La salle d’opération avait été installée par le Dr Riberol. L’électricité, fournie par un groupe électrogène acheté à Tiflis pour remplacer celui qui avait coulé, permettait de faire des radiographies et d’assurer l’éclairage de l’établissement, des rues d’alentour et d’une mosquée voisine. Les exclamations admiratives des notabilités admises à voir le squelette de leur main à la radiographie n’ont pas peu contribué à asseoir la réputation de l’hôpital. Le laboratoire d’analyses et la pharmacie ont été installés par le pharmacien Chatel. Les salles des malades, permettant d’hospitaliser cent blessés, ont pu être parfaitement tenues en dépit de la saleté et du désordre ambiants. Pour la population indigène, un service quotidien de consultations gratuites fut installé chez les Filles de la Charité. Les Drs Giguet et Bousquet y ont soigné chaque jour une centaine de musulmans, chrétiens ou juifs. Ils ont souvent soigné à l’extérieur, en ville comm e dans la montagne environnante. L’aménité, les succès des interventions, assurèrent à nos médecins une réputation que l’outrance orientale exagérait. Les mollahs, dans leurs mosquées, ne proclamaient-ils pas en chaire que nos médecins étaient les bienfaiteurs des Persans et demandaient, dans leurs prières à Allah, de les maintenir parmi eux. Tant que l’hôpital fut réservé aux soldats russes, l’inactivité du front a limité les interventions à des hernies, des appendicectomies et à des réductions de fractures. Les rixes et les attentats constants exigeaient un service de garde de jour et de nuit. L’indiscipline, le désordre et l’anarchie allaient croissant. Les soldats russes, mal ravitaillés, pillaient et détruisaient ; les comités délibéraient, donnant des ordres à tort et à travers. L’hôpital a pu se maintenir intact grâce à la discipline et à la fermeté bienveillante de nos médecins. Une seule fois, fin novembre, une tentative de désordre s’est produite. Des civils blessés avaient été admis dans cet établissement réservé à des militaires. Un comité de soldats, indigné par leur présence, voulait contrôler l’entrée de l’hôpital. Caujole, après avoir fait remarquer que nous devions donner nos soins à tous les blessés, fit aussitôt sortir les instigateurs de la manifestation, et tout rentra dans l’ordre.

source: http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx1980x014x002/HSMx1980x014x002x0155.pdf

Journal du 6 au 12 septembre 1917 à travers Le Miroir

POLITIQUE ET DIPLOMATIE

Le Ministère Painlevé – A la suite de la démission de M. Malvy, ministre de l’Intérieur, le président du Conseil français avait songé à remanier l’ensemble de son cabinet avant la rentrée des Chambres. A cet effet, il avait demandé à tous ses collaborateurs de se désister de leurs fonctions et il avait reçu du président de la République mandat de former un nouveau ministère. Mais l’opposition qu’il rencontra chez les socialistes empêcha M. Ribot d’aboutir dans ses négociations. M. Painlevé, ministre de la Guerre sortant, fut alors chargé de constituer le cabinet. Après quarante-huit heures de démarches, il soumettait, dans la soirée du 11 septembre, la liste de ses collaborateurs désignés au président de la République lorsqu’un nouvel incident, provoqué encore par les socialistes, fit échouer la combinaison élaborée. Malgré cet échec, M. Poincaré a, dans la nuit du 11 au 12, prié M. Painlevé de reprendre sa tentative sur d’autres bases. Les pourparlers ont enfin abouti à la constitution d’un ministère où M. Ribot conserve le portefeuille des Affaires étrangères mais dans lequel ne figure aucun socialiste. M. Albert Thomas est remplacé à l’Armement par M. Loucheur.
Un scandale diplomatique – Le secrétaire d’Etat américain Lansing a livré à la publicité le texte de télégrammes chiffrés, interceptés et traduits par la sûreté des Etats-Unis, au moyen desquels le comte Luxbourg, chargé d’affaires d’Allemagne à Buenos-Aires, correspondait librement avec Berlin. Cette correspondance était possible grâce à la complicité de la légation suédoise de Buenos-Aires qui transmettait les dépêches en question au ministère des Affaires étrangères de Stockholm, comme étant des messages officiels suédois. La neutralité diplomatique a été de la sorte rompue d’une façon d’autant plus grave que le comte Luxbourg donnait des indications sur les navires argentins qu’il convenait de couler « sans laisser de traces ».

Front Français

Au cours de la nuit suivante et de la journée du 9, l’ennemi a répété de violentes contre-attaques, soit pour nous arracher directement le terrain conquis, soit pour tenter la reprise de la cote 344, par laquelle l’ensemble du secteur est commandé. Les colonnes d’assaut furent pour la plupart dispersées par nos feux; quelques détachements ayant pris pied dans nos tranchées en furent aussitôt expulsés. Toute la journée du 10 septembre, la canonnade resta violente dans la même région, sans nouvelle action d’infanterie. Le 11, elle s’affaiblit par intermittences.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html