Archives du mot-clé aviation

1385/19 mai 1918: les gothas pour leur dernier bombardement en Angleterre

Mort de l’aviateur Georges Boillot

Le S/Lt. Georges Boillot, Pilote automobile de renom avant la guerre, et pilote au sein de l’escadrille N65, est mortellement blessé à bord de son SPAD VII d’une balle en pleine poitrine lors d’un combat aérien avec 4 avions allemands. Le SPAD s’écrase dans le bois des Hospices, au SO de Verdun.

http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-870.html

Mort d’un as allemand
Mort en combat aérien, dans le secteur de la Gorgue, dans le Nord, de Karl Pech, « As » allemand de la WW1, 9 victoires aériennes au sein de la Jasta 29.
Son Pfalz D.III entre en collision au cours d’un engagement avec le S.E.5a de l’as britannique Hugh White du 29 sqn du RFC. Ce dernier arrive, bien que sérieusement blessé à regagner ses lignes.

Mort d’un as américain Gervais Raoul Lufbery

Mort en combat aérien, dans le secteur de Maron, en Meurthe-et-Moselle, de Gervais Raoul Lufbery, « As » américain de la WW1, 16 victoires aériennes au sein des escadrilles françaises VB106 et N124, en qualité que volontaire, puis au 94th Aero squadron.

Journal du dimanche 19 mai 1918

Bombardements violents en divers points du front, au nord et au sud de l’Avre.
Des coups de main ennemis à la Main-de-Massige et au Four-de-Paris n’ont donné aucun résultat.
Sur le front britannique, entre Givenchy et Robecq, les deux artilleries ont fait preuve d’une activité considérable. L’artillerie ennemie a également montré quelque activité dans les secteurs de Lens, Hazebrouck et Ypres.
Grande activité aérienne. Les ballons d’observation anglais ont fait beaucoup de réglages pour l’artillerie et relaté les mouvements de l’ennemi dans les zones avancées. Les aéroplanes ont exécuté des reconnaissances à longue distance. 23 tonnes de bombes ont été jetées sur d’importants centres de chemins de fer, sur des aérodromes et sur des cantonnements en arrière des lignes ennemies. La lutte a été intense . 30 appareils ennemis ont été abattus et 5 autres, forcés d’atterrir désemparés. 2 autres ont été descendus par les batteries antiaériennes.
Les aviateurs allemands ont bombardé l’hôpital belge de Calais. Ils y ont fait des victimes : une dizaine de tués et une vingtaine de blessés; plusieurs baraquements ont été détruits.
Les batteries belges ont exécuté des tirs sur les baraquements ennemis vers Westende et Essen, et riposté à un bombardement par avions.
Les Italiens ont repoussé les attaques de deux colonnes autrichiennes au monte Corno.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

Les gothas pour leur dernier bombardement en Angleterre

Dans la nuit du 19 mai 1918, les Gothas retournent une dernière fois en Angleterre. La Bogohl 3 envoie à cette occasion 38 appareils contre Londres, mais elle subi à nouveau de lourdes pertes. Six Gothas sont abattus par des chasseurs et des tirs antiaériens et 3 s’écrasent à leur retour lors de l’atterrissage. Après ce raid, l’action des Gothas se limite seulement à des frappes tactiques sur le front occidental. Au total ils ont effectué 22 raids sur l’Angleterre, larguant 84 740 kg de bombes et ont perdu 61 appareils.

source: http://lautrecotedelacolline.blogspot.fr/2014/07/la-premiere-bataille-dangleterre-et-la.html

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1383/17 mai 1918

 Clemenceau contre les défaitistes : « Je fais la guerre »

Fouilloy, Aisne, visite de Monsieur Clemenceau au camp d’aviation. Date : 17/05/1918, photographe : Albert Moreau. Source : ECPAD

C’est sur le front parlementaire que l’inquiétude est la plus vive. Les critiques contre Clemenceau fusent de toute part, essentiellement de la gauche. Elles sont parfois contradictoires, le « Tigre » étant à la fois accusé de négliger les affaires du gouvernement par ses fréquents voyages au front et de se comporter en dictateur.

Clemenceau sait que sa présence sur le front revêt une grande importance pour les combattants, pour les généraux, mais aussi pour les Alliés. Il est le principal artisan du commandement unique de mars-avril 1918, et un échec militaire du général Foch mettrait en péril son gouvernement et rejaillirait aussitôt sur celui de Lloyd George. De fait, les revers des 27-29 mai provoquent une véritable tempête au Parlement : le président du Sénat, Dubost, les socialistes, les républicains multiplient les interventions à la Chambre et au Sénat, accusant les chefs militaires et le gouvernement d’incapacité, d’impéritie et Clemenceau lui-même de dictature. Cette dernière accusation n’était pas nouvelle, le « Tigre » ayant déjà reçu de semblables épithètes lors de son précédent ministère, de 1906 à 1909.

Ces reproches n’étaient d’ailleurs pas dénués de fondement : accaparé par les fréquents séjours aux armées et les conférences interalliées, le président du Conseil ne s’embarrasse guère de scrupules avec les parlementaires. Il s’en remet très souvent à son jeune chef de cabinet, Georges Mandel, mais tient en main tous les pouvoirs, directement (il est à la fois président du Conseil et ministre de la Guerre) ou indirectement, à travers des hommes sur qui il sait pouvoir compter (Pichon aux Affaires étrangères, Leygues à la Marine, etc.).

source: http://cheminsdememoire.gouv.fr/fr/printemps-1918-les-offensives-allemandes

Avec le centre maritime d’Arzew (Algérie)

Le 17 mai 1918, le CAM est prévenu par radio à 19 h et 23 h de la présence d’un sous-marin à 60 milles à l’Ouest-nord-ouest d’Oran, qui vient d’attaquer un convoi avec un autre U-Boot (le U 50) et a réussi à couler un vapeur britannique, le Sculptor (4 874 tonnes) dans une attaque à la torpille. Le 18 mai, dès 5 heures du matin, une section de deux appareils commandée par l’EV1 Campardon (observateur) appareille pour protéger le convoi. Pris dans le mauvais temps à 45 milles au Nord d’Oran, ils renoncent à faire route au Nord et cherchent le convoi Gibraltar-Bizerte qu’ils trouvent à 7 h 10 à 75 milles dans le 30° d’Oran. Ils l’escortent pendant quelques minutes puis, à court de carburant, mettent le cap sur Oran. A 20 milles du convoi, ils aperçoivent un U-Boot en demi-plongée, se dirigeant vers le Nord-est. Les deux hydravions attaquent aussitôt et lancent 4 bombes sur le sillage, sans effet apparent (le sous-marin ne subit effectivement aucun dommage). N’ayant pas de TSF, ils rentrent à Arzew à 8h45 et préviennent aussitôt le commandement d’Oran par téléphone.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/CAM_Arzew.htm

Mort d’un pilote français et d’un pilote allemand

Eugene Adrien Gilbert, « As » français
Eugene Adrien Gilbert, « As » français de la WW1, 5 victoires aériennes dont 3 en collaboration au sein des escadrilles MS23, MS37 et MS49, trouve la mort dans un accident aérien à Villacoublay, à la suite d’une avarie sur son stabilisateur.
Mort en combat aérien dans le secteur de trévise, sur le front italien, de Franz Gräser, « As » austro-hongrois de la WW1, 18 victoires aériennes au sein des Flik 2, 32, 42J et 61J, 2 obtenues sur Hansa-Brandenburg C.I et 16 sur Albatros D.III.
Il est abattu pendant une mission d’escorte par l’as italien Antonio Chiri, de la 78a Squadriglia.

 Troubles dans le sud tunisien

En mai 1918, plusieurs rebelles furent poursuivis entre Fatnassia et Bir al-Atslah : un rebelle tué.

Le service des renseignements français ayant fait connaître qu’un groupe de 40 tentes était installé à 4 km environ sud-ouest de Wazin ; un ordre fut donné à l’escadrille 541 (5 avions) de le bombarder par obus et par bouteilles de brome. Deux bombardements successifs ont été effectués le 17 mai 1918.

Une section de tracteurs-mitrailleurs éclairée par des goumiers s’installa en repli à la frontière tripolitaine.

 Vers 8 heures du matin, un combat s’engagea à la mitrailleuse à Dhahrat an-Nisf avec les rebelles descendant du col de Wazin qui tentèrent d’encercler la section.

Un groupe commandé par le capitaine Bouvet des Affaires Indigènes (goum, spahis, section montée, section de 65, etc.) puis la colonne mobile de Dahibat (cap. Bayard) appuya successivement la section des tracteurs-mitrailleurs.

La rupture du combat dirigé par le commandant de Bordesoulle, chef de secteur fut obtenue facilement vers 11 heures par l’intervention en masse de l’escadrille qui bombardait les rebelles.

Un goumier fut blessé. Les rebelles eurent une dizaine de morts et une vingtaine de blessés.

A lire sur le site: http://alfutuhat.com/histoire/Ifriqiyah/Ifriqiyah07.html

Journal du vendredi 17 mai 1918

Lutte d’artillerie assez vive dans le secteur Hailles-Castel. Un coup de main allemand à l’ouest de Montdidier a échoué sous nos feux. Nos Patrouilles, opérant au nord de l’Ailette, ont ramené des prisonniers.
Les troupes britanniques ont exécuté un raid dans les tranchées ennemies aux abords de Gavrelle. Elles ont fait quelques prisonniers.
En dehors de l’activité réciproque de l’artillerie en différents points, particulièrement dans les vallées de la Somme et de l’Ancre, à l’est d’Arras et au front nord de bataille, il n’y a rien à signaler.
Les Belges, par des incursions réussies dans les lignes ennemies, en avant de Ramscappelle et de Merken, ont ramené une quinzaine de prisonniers. L’ennemi a lancé de nombreuses bombes d’avions sur leurs cantonnements.
Lutte de bombes vers Nieuport et au nord de Dixmude : activité d’artillerie assez intense vers Wertdendreft. Un aviateur belge a abattu en flammes un avion allemand vers la forêt d’Houthulst.
Sur le front italien, nos alliés ont fait irruption dans des éléments de tranchées ennemis de l’Asolone, détruisant une partie de la garnison et mettant en fuite le reste. Quelques prisonniers sont restés entre leurs mains.
Les marins italiens ont torpillé une grande unité navale autrichienne à Pola.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1378/12 mai 1918

(marine) Le Togo coupé en deux par une mine

photo source: https://www.google.fr/search?q=%C2%A0http://maupiti22.free.fr/letogo.html&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjk1snipa3aAhUzhqYKHdNED4YQ_AUICigB&biw=1280&bih=605#imgrc=Liu1UQ-pPLupaM:

La Compagnie Havraise Péninsulaire achète le navire et le rebaptise Ville de Valence. Cette compagnie possèdera jusqu’à 16 navires dont le plus gros le Ville de Paris jaugeait 3500 tonneaux. En 1906 il est revendu à la Compagnie Becchi Lalagno de Savone. Il navigue dès lors sous le nom d’’Amor. C’’est en 1912 qu’’il sera baptisé Togo après l’’acquisition qu’’en fait la compagnie génoise Ilva. Après les fruits c’’est le charbon que le Togo transporte dans toute la Méditerranée. Il sort presque indemne de la première guerre mondiale, mais le 12 mai 1918 il heurte une mine de 150 kg laissé par le sous-marin UC 35 (mouilleur de mines côtier). Comme plus tard le Donator et le Grec, le Togo est coupé en deux et coule immédiatement.

La suite sur http://www.bormesplongee.fr/togo

source: http://maupiti22.free.fr/letogo.html

http://iozzo.chez.com/togo.htm

Mort du pilote d’avion Henry Eric Dolan, « As » britannique de la WW1

Mort en combat aérien dans le secteur de Wulvergem, en Belgique, de Henry Eric Dolan, « As » britannique de la WW1, 7 victoires aériennes au sein du 74 Sqn du RFC, toutes obtenues sur S.E.5a.
Son appareil B7731 est abattu par l’as allemand Raven von Barnekow de la Jasta 20. Il est tué.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-435.html

Conférence de Spa

 

Conférence de Spa, réunissant, à la demande de l’empereur allemand Guillaume II, les principaux responsables politiques du Reich et de la double monarchie. Dans le contexte de la révélation de l’Affaire Sixte, Charles Ier, empereur d’Autriche, roi de Hongrie, se voit imposer la vassalisation de son empire par le Reich.

Journal du dimanche 12 mai 1918

La lutte d’artillerie s‘est maintenue, très vive, dans toute la région de Grivesnes et de Mailly-Raineval. Nos troupes ont exécuté, au nord de Grivesnes, un coup de main qui nous a donné une quinzaine de prisonniers.
Une opération de détail sur le bois au nord-ouest d’Orvillers-Sorel, nous a valu un gain de terrain appréciable. 39 prisonniers et plusieurs mitrailleuses sont tombés entre nos mains. Une contre-attaque de l’ennemi a complètement échoué sous nos feux.
Nos détachements ont effectué, en outre, plusieurs incursions dans les lignes ennemies, notamment au sud-est de Montdidier, au nord-ouest de Thiescourt, dans le secteur de Sapigneul et en Woëvre. Nous avons fait des prisonniers et ramené du matériel.
Les Anglais ont exécuté des opérations heureuses à l’ouest de Merville, ramenant des prisonniers et une mitrailleuse. Ils ont enrayé par leur feu une attaque lancée par l’ennemi à l’est d’Ypres.
L‘artillerie allemande a canonné les organisations belges et les communications de la zone de Nieuport, pendant que la flottille anglaise procédait à l’embouteillage du port d’Ostende en coulant le Vindictive.
Les Italiens se sont emparés du monte Corno, en capturant une centaine de prisonniers.
L’Allemagne a adressé aux commissaires du peuple un ultimatum menaçant.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1373/7 mai 1918

Premier vol du chasseur triplan Curtiss 18 « Wasp »

Premier vol du chasseur triplan Curtiss 18 « Wasp », baptisé « Kirkham » par l’US Navy.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/l-aviation-militaire-jusqu-a-1918-t32493-90.html

 

Traité de Bucarest

Le traité de Bucarest, est le traité de paix entre le Royaume de Roumanie et ses vainqueurs, les membres de la Quadruplice, le Reich, la double monarchie, la Bulgarie et l’Empire ottoman. Ce traité est officiellement signé le 7 mai 1918, six mois après l’armistice du entre les belligérants. Imposé par les puissances centrales alors victorieuses sur le front de l’Est, ce traité de paix oblige le royaume de Bucarest, entré en guerre durant l’été 1916, à se plier devant les exigences du Reich et de ses alliés, sous peine de se voir partagé entre la Bulgarie et la double monarchie. Paix de défaite imposée au roi Ferdinand par les vainqueurs, le traité se solde pour le royaume de Bucarest par des pertes territoriales modérées, au profit de la Bulgarie et de l’Autriche-Hongrie, contrebalancées par la forte tutelle du Reich sur l’économie du royaume. Pendant six mois, la vie du royaume est soumise aux clauses du traité ; la situation politique et militaire des puissances centrales se dégradant durant l’automne 1918, l’application du traité est rapidement remise en cause. En effet, sa dénonciation par la Bulgarie, par l’Empire ottoman et enfin par le Reich constitue l’une des conditions des armistices successifs sanctionnant la victoire des Alliés.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Traité_de_Bucarest_(1918)

Journal du mardi 7 mai 1918

Nous avons exécuté avec succès deux coups de main à l’ouest de Hangard, ainsi qu’au sud-est de Noyon et ramené des prisonniers. L’ennemi, après un violent bombardement, a tenté d’aborder nos lignes au sud-est de la ferme Anchin : il a complètement échoué et laissé de nombreux cadavres sur le terrain.
En Champagne, l’un de nos détachements a pénétré dans les organisations allemandes de la région au nord de Louvois (ouest de Reims), après un vif combat au cours duquel il a infligé des pertes sérieuses à l’adversaire, il est rentré dans ses lignes, ramenant un nombreux matériel.
En Lorraine, dans la région d’Abaucourt, un de nos détachements de reconnaissance a fait des prisonniers, sans subir de pertes.
Nos alliés britanniques ont réussi une opération de détail à l’ouest et au sud-ouest de Morlancourt. Notre ligne, dans cette localité, a été considérablement avancée en dépit d’une vigoureuse résistance de l’ennemi dont les pertes ont été sensibles. Nos alliés ont fait plus de 150 prisonniers, capturé 2 mitrailleuses et un mortier de tranchée. Ils ont amélioré leurs positions aux environs de la Lawe et de Locon.
Les Belges ont dispersé un parti ennemi près de Nieuport.
En Palestine, les Anglais ont ramené une partie de leurs troupes à l’est du Jourdain. Leurs prisonniers, dans les cinq derniers jours, dépassent le total de 900.

 

1370/4 mai 1918

Une journée à la 1 ère Division aérienne

GAR – Aéronautique – Groupement Ménard – n° 6323.
Compte-rendu des opérations
de la journée du 2 mai 1918.

1 ) – Escadre de combat n° 1 :

Nuages bas le matin s’élevant vers 10 heures – Le GC 18 et la GC 19 envoient successivement quatre patrouilles fortement gènées par la brume – Quelques avions ennemis bas dans leurs lignes – L’un d’eux est poursuivi jusqu’à Saulchoy-sur-Danenescourt, où il est abattu à 12 h 30 (confirmation demandée).
Jusqu’à 17 h 45, huit patrouilles du GC 15 et du GC 19 ne rencontrent pas d’avions ennemis.
De 17 h 45 à la nuit, l’activité se porte particulièrement sur la région entre Mailly-Renneval et Hangard, en liaison avec une action locale d’infanterie vers Hailles. (5 patrouilles du GC 18 et 2 patrouilles du GC 19).
L’aviation ennemie se montre active dans ses lignes, mais timide.
de grosse patrouille signalée (12 Albatros) – Plusieurs groupes de 3 monoplaces – 3 ou 4 biplaces isolés bas dans leurs lignes – 8 combats sont livrés – Un monoplace est forcé à atterrir près de la Boissière (Est de Montdidier) à 18 h 55 – Un autre monoplace Pfalz est sérieusement touché vers Montdidier à la même heure.
Les Drachen ennemis sont signalés au sol jusqu’à 17 h 50 – A ce moment, deux d’entre eux s’élèvent – Attaqués, ils sont ramenés au sol et ne remontent plus.

Au total : 117 sorties en 19 patrouilles – 12 combats.

  • 1 avion ennemi abattu.
  • 1 avion ennemi forcé à atterrir.
  • 1 avion ennemi sérieusement touché.

2 ) – Escadre de bombardement n° 12 :

Le GB 6 a exécuté le bombardement de Chaulnes – 26 avions ont pris le départ – 12 seulement ont pu bombarder à cause de la brume – 1940 kg de bombes lançées – Au cours de combats au-dessus de Chaulnes, un avion ennemi est abattu en flammes, un autre a été vu descendant désemparé.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Div_aerienne_03.htm

Les fusillés de Colleret

Ce matin à 10 heures tandis que les gendarmes boches interdisaient aux passants l’accès à la porte du Mans, un peloton fusillait dans les fossés des remparts trois héroïques habitants de Colleret: Marcel Géhin, 22 ans; Jules Nicolas, 32 ans; tous deux célibataires et Eugène Debruxelles, 42 ans, père de trois enfants.

source: http://alain.delfosse.free.fr/histloc/menu1418/page3.htm

Karl Patzelt mort en combat aérien

Mort en combat aérien, au dessus de Vidor, sur le front d’Italie, de Karl Patzelt, « As » austro-hongrois de la WW1, 5 victoires aériennes au sein des FliK 29 et 42J.
Il disparait lorsque son Albatros D.V n° 153.21 est abattu par le Sopwith Camel D8101 de l’as canadien Gerald Birks. Son corps ne sera jamais retrouvé.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/viewtopic.php?p=552606

Lettre d’Henry Novel à ses parents

Henry Novel, 17 ans en 1914, est mobilisé en 1916 à Chambéry puis rejoint le front en 1917. Futur étudiant en médecine il est affecté à des services d’ambulance. Il correspond régulièrement avec ses parents qui habitent Grenoble où son père exerce la profession d’avoué.

Ce 4 mai (04/05/1918 )

Mes chers Parents,

Excusez-moi si je vous ai laissés quelques jours sans nouvelles mais depuis trois jours je n’arrête pas, pour comble de bonheur nous avons relevé quand même hier soir. Mon nouvel aide-major a l’air très chic mais c’est dommage qu’il soit tombé ici en ce moment car il n’est pas au courant et c’est moi qui hérite de tout le travail, et il y en a. J’espère néanmoins que cette épidémie bizarre va se terminer et que d’ici quelques jours j’aurai le temps de répondre à la longue lettre d’Odette reçue il y a quelques jours.

Je vous embrasse tous.

source: https://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-14-mai-1918

« Ça, c’est Reims qui brûle ! »écrit Pierre Loti dans L’illustration

Lire l’intéressant article sur http://reims.14-18.over-blog.com/2014/05/pierre-loti-et-reims-3-avril-et-mai-1918.html

Journal du samedi 4 mai 1918

Dans la région au sud de Villers-Bretonneux, bombardement violent de part et d’autre. Des combats assez vifs se sont livrés aux abords du Monument, au cours desquels nos troupes ont réalisé quelque avance.
Au sud de l’Avre, nous avons exécuté une opération de détail qui a parfaitement réussi. Nos troupes ont attaqué les positions allemandes entre Hailles et Castel et se sont emparées de la cote 82, ainsi que d’un bois en bordure de l’Avre. Le chiffre de prisonniers que nous avons faits dépasse la centaine dont quatre officiers.
Dans la région de l’Ailette, nous avons repoussé un coup de main ennemi.
Nos reconnaissances se sont montrées actives en Woëvre et en Lorraine et ont ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, des combats locaux ont eu lieu à l’avantage de nos alliés aux environs de Villers-Bretonneux.
Au cours de raids heureux entrepris au sud d’Arras et à l’est de Saint-Venant, les Anglais ont fait dix prisonniers et capturé cinq mitrailleuses. Activité d’artillerie entre Givenchy et la forêt de Nieppe, dans le voisinage de Locre et au sud d’Ypres.
Combats d’artillerie et rencontres de patrouilles sur le front italien.
L’avance anglaise vers Mossoul se poursuit en Mésopotamie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1369/3 mai 1918: L’avion d’Omer Demeuldre s’écrase à Montdidier


(Aviation) L’avion d’Omer Demeuldre s’écrase à Montdidier

Le vendredi 3 mai 1918, veille de permission. Omer Demeuldre se place derrière un avion ennemi qui esquive et tire vraisemblablement sur le réservoir d’essence. Le Spad est en feu et s’écrase quelque part dans le no man’s land du côté de Montdidier, près des lignes allemandes. Un secteur trop dangereux pour espérer du secours. Le mécanicien de Cambrai, devenu redoutable pilote de chasse, marquera l’histoire de l’escadrille 84. Il sera décoré de la légion d’honneur à titre posthume.

source: https://www.francebleu.fr/emissions/petite-histoire-de-la-grande-guerre/omer-demeuldre-un-de-l-aviation

https://fr.wikipedia.org/wiki/Omer_Demeuldre

lire aussi http://www.il-y-a-100-ans.fr/les-grandes-figures/omer-demeuldre-l-as-cambresien-n-est-pas-tombe-dans-l-oubli-n90#.Wr5Ig63pNfQ

L’avion d’Henri Gaston Moreau abattu

Né le 18 avril 1894 à Ligniers, commune du Rochereau
Menuisier au Rochereau
Classe 1914 – Poitiers – Matricule 1146
Incorporé le 5 septembre 1915 au 20e régiment de chasseurs
Parti aux armées le 13 novembre 1914
Passé au 13e régiment de chasseurs à pied le 1er janvier 1916
Passé à l’aviation le 5 février 1917 en qualité d’élève pilote
Détaché au 1er groupe d’aviation à Dijon le 22 février 1917
Brigadier le 16 mai 1917
Reparti aux armées le 25 juin 1917
Maréchal des logis le 5 novembre 1917
Maréchal des logis pilote au 1er groupe d’aviation – escadrille BR 44
Mort le 3 mai 1918 au-dessus des lignes ennemies par éclats d’obus à Hailles – Somme

source: http://www.vouille1418.com/henri-gaston-moreau-1894-1918/

L’avion de  l’as Michel Mahieu abattu

source photo https://www.google.fr/search?safe=active&biw=1280&bih=605&tbm=isch&sa=1&ei=t0m-Wo-YMo7UgQaqmK2ABA&q=%C2%A0l%27as+Michel+Mahieu+1918&oq=%C2%A0l%27as+Michel+Mahieu+1918&gs_l=psy-ab.3…4803.6890.0.7480.5.5.0.0.0.0.107.479.3j2.5.0….0…1c.1.64.psy-ab..0.0.0….0.3PQGR-fFA9U#imgrc=qa5zvXbKIruPYM:

En 1912, appelé au service militaire, il devint pilote d’essai et durant la Première Guerre mondiale il se distingua dans l’aviation de bombardement. Mais dans la nuit du 2 au 3 mai 1918, après 174 bombardements, dont 140 de nuit, Michel Mahieu tombait dans les lignes ennemies. L’Armentièrois n’était que blessé, mais il fut achevé d’une balle dans la nuque par un implacable adversaire. Sa mort donna lieu à un communiqué de victoire de la part de l’état major allemand « Aujourd’hui nous avons descendu l’as Mahieu ».

Michel Mahieu était chevalier de la légion d’honneur, décoré de la croix de guerre avec six palmes, de l’ordre du mérite espagnol et de la médaille Sainte Anne de Russie. http://www.armentieres.fr/mission14-18/rub/page/index.php?page=350

Journal du vendredi 3 mai 1918

Au nord de l’Avre, une attaque allemande sur nos organisations dans la région de Thennes a échoué sous nos feux.
D’autres tentatives ennemies au nord de Chavignon et au nord-ouest de Reims n’ont pas eu plus de succès.
De notre côté, nous avons effectué divers coups de main sur les lignes ennemies, notamment vers le Monchel, à l’ouest de Coucy-le-Château, au nord de Pont-à-Mousson et au Violu, et ramené une vingtaine de prisonniers.
Sur le front britannique, l’artillerie allemande a violemment bombardé les environs de Béthune ainsi que les positions du secteur de Locre. Durant le mois de mars, l’armée britannique a fait 1661 prisonniers, dont 59 officiers, et en avril, 5241 prisonniers, dont 136 officiers. Ces chiffres ne comprennent pas les prisonniers faits par les troupes françaises.
Sur le front belge, activité de patrouilles.
En Macédoine, activité d’artillerie.
Sur le front serbe, dans la région de Vetrenik, plusieurs attaques bulgares ont été repoussées. Dans la boucle de la Cerna, nos détachements ont dispersé plusieurs reconnaissances ennemies.
Les troupes anglaises ont progressé en Palestine, à l’est du Jourdain et fait 260 prisonniers. Les Arabes ont capturé plusieurs centaines de Turcs en attaquant la voie ferrée du Hedjaz.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1358/22 avril 1918: en souvenir d’Alexis, la lettre émouvante d’un soldat à la soeur du défunt

Bataille de la Lys: communiqué officiel

7

lundi 22 avril 1918

A partir du 21 avril, peu d’informations dans les cmmuniqués anglais sur le secteur des Flandres, hormi sur le verrou de Robecq. La bataille fait désormais rage sur la Somme, devant Villers-Bretonneux et Amiens.

9h45 matin : Nous avons particulièrement améliorer nos positions pendant la nuit, dans les secteurs de Villers-Bretonneux, Albert et Robecq.
[…] L’ennemi a principalement bombardé nos positions sur les deux rives de la Somme et de l’Ancre, dans la région de Lens, près de Festubert et dans la forêt de Nieppe.

Soir : Au nord-ouest de Festubert, à la faveur du bombardement signalé ce matin, l’ennemi est parvenu à prendre pied dans un de nos postes avancés qui, à plusieurs reprises, était passé de main en main lors des derniers combats.
Dans le secteur de Robecq, à la suite d’une heureuse opération de détail, notre ligne a été avancée quelque peu et nos avons fait soixante-huit prisonniers.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/22_avril_1918.html

(Sous-marin) Destruction tragique de l’UB 55

U-Boot_type_UB_III

L’on se souvient qu’à la fin de 1915 et au début de 1916 le lieutenant de
vaisseau Ralph Wenninger (âgé de 25 ans) commandant l’U-B-17 semblait être
affecté spécialement aux patrouilles sous-marines au large de Dunkerque et
il avait notamment à son actif le torpillage du cordier Jésus-Maria qu’il
avait envoyé par le fond, corps et biens, à l’entrée du Dyck oriental par
une nuit de tempête.

Wenninger en octobre 1917 obtint le commandement d’un sous-marin plus
important, l’UB-55 avec lequel il fit cinq croisières en Manche.

Le 21 avril il quitta Zeebrugge le soir pour sa sixième et ultime mission et
fit route vers la Manche, navigant en surface entre les bancs de Flandre. A
quatre heures du matin, à l’aube naissante, le commandant décida de
poursuivre le voyage en plongée et donna l’ordre de descendre à douze mètres
afin de ne pas être vu par les patrouilles de chalutiers. L’U-B venait à
peine d’atteindre cette profondeur que l’équipage eu l’impression que le
bâtiment entrait «dans un filet». Quelques secondes après une très forte
explosion se fit entendre à tribord.

Le sous-marin commença à couler par l’arrière, descendant sous les flots
avec la rapidité d’un ascenseur ! L’eau envahissait le compartiment où se
trouvaient les torpilles. Pour rétablir l’équilibre, l’équipage reçut
l’ordre de se porter vers l’avant, mais cette manoeuvre resta inutile.
La porte étanche entre le compartiment arrière et la chambre des moteurs ne
résista pas à la pression de l’eau. Un officier mécanicien tenta vainement
de vider les ballasts arrière à l’aide d’air comprimé. La chambre des
moteurs se remplissant d’eau on ferma sa porte étanche et les hommes se
réfugièrent dans le poste d’équipage tandis que l’U-B-55 s’échouait sur le
fond par une profondeur de vingt-quatre mètres.

A l’intérieur, l’eau continuait de pénétrer, les accumulateurs se mirent à
dégager des gaz délétères. La pression de l’air refoulé par l’eau augmentant
peu à peu il devint difficile de respirer. Renouvelant la manoeuvre que nous
avons vu opérer par l’équipage de l’»U-C-26», les matelots de l’U- 55
essayèrent d’ouvrir les panneaux de sortie et pour y réussir un
sous-officier vida dans le compartiment les réservoirs d’air comprimé des
torpilles, cette tentative échoua, l’eau continuait à monter dans tout le
sous-marin.

Les hommes comprirent alors qu’ils étaient irrémédiablement perdus. Pour
éviter de mourir lentement par asphyxie, quelques-uns, à demi-fous de
terreur, se suicidèrent en se remplissant la bouche et les narines avec de
l’ouate et en se plongeant dans l’eau; d’autres se tirèrent des coups de
revolvers. Il y avait alors un mètre d’eau dans le sous-marin et la
surpression qui en résulta rendit possible l’ouverture des panneaux. Mourir
pour mourir, les survivants résolurent de sortir.

Extrait de « Dunkerque durant la guerre de 1914-18 » Albert CHATELLE

La suite sur http://www.sous-mama.org/ub-55-sa-destruction-tragique-le-22-avril-1918-blog-360.html

En souvenir d’Alexis, la lettre émouvante d’un soldat à la soeur du défunt

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La suite sur http://www.monceau-sur-oise.fr/documents/lettreincomplete.pdf

(Aviation) les funérailles du baron rouge

enterrementC’est l’escadrille N° 3 qui a organisé l’enterrement du Baron, le 22 avril, nous les hommes de la 209 qui l’avaient affronté dans l’air nous étions placés à l’extérieur du cimetière de Bertangles, derrière une grande haie. De cette cérémonie nous n’avons pas aperçu grand chose ».

La cérémonie d’enterrement est à la fois simple et grandiose avec officiers, sous officiers et soldats en grande tenue, salves d’honneur et couronnes mortuaires portant des inscriptions comme
 » A notre valeureux et courageux ennemi « …

La première tombe de von Richthofen se trouvait donc située immédiatement à droite à l’entrée du cimetière de Bertangles.

http://www.tao-yin.com/baron-rouge/funerailles.html

Journal du lundi 22 avril 1918

L’ennemi a tenté un coup de main dans la région de Hangard-en-Santerre. Des prisonniers dont un officier sont restés entre nos mains.
L’activité des deux artilleries s’est maintenue très vive entre Lassigny et Noyon.
Nos détachements ont effectué de nombreux coups de main sur divers points du front ennemi, notamment au nord-ouest et à l’est de Reims, en Champagne, dans le secteur de Juvincourt et vers les côtes de Meuse.
Nous avons fait un certain nombre de prisonniers. De son côté, l’ennemi a dirigé plusieurs tentatives, toutes repoussées, à l’ouest de la butte du Mesnil et en Woëvre.
L’artillerie ennemie s’est montrée active sur différents points du front et a entrepris, dès l’aube, sur les positions de nos alliés, à Caudescure, au nord de Merville, un bombardement violent qui n’a été suivi d’aucune attaque d’infanterie.
L’artillerie britannique a bombardé efficacement des troupes ennemies et des transports le long des routes en arrière du secteur de la Lys.
M. Sonnino a fait une déclaration au Parlement italien au sujet des maneuvres de paix de l’Autriche-Hongrie. L’Italie à cet égard, n’a cessé de demeurer en parfait accord avec ses alliés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html