Archives du mot-clé aviation

1055/23 juin 1917: le cargo Marne coulé

La Fayette, nous voilà

La photographie ci-dessus, prise à l’Hôtel des Invalides, le 23 juin ,1917, montre Pershing et le général français Étienne Pelletier (1847-1927) qui l’a accueilli à Boulogne-sur-Mer et l’accompagne dans chacun de ses déplacements officiels. Ce dernier a été amputé du bras droit. Ils sont dans la cour d’honneur. Le général Niox, directeur du musée de l’Armée, commente les trophées pris aux Allemands et exposés dans la cour d’honneur depuis 1915.

source: http://actualites.musee-armee.fr/histoire/la-fayette-nous-voila-episode-11/

Lire aussi: actualite :https://www.mag-intranews.com/single-post/2017/05/23/1917-le-moment-Pershing-une-exposition-%C3%A0-parcourir-d%C3%A8s-le-13-juin-au-ch%C3%A2teau-mus%C3%A9e

A propos des mutineries  dans la 77 ème division d’infanterie

source: http://www.chtimiste.com/regiments/mutineries/mutineries6.htm

Un espion du kaiser au Vatican

Au matin du 23 juin 1917, une foule, massée sur la petite place romaine de San Carlo dei Catirani, attendait avec impatience que le Tribunal militaire italien eût rendu son verdict sur une affaire d’espionnage qui faisait alors grand bruit. Il est vrai que la fonction et la personnalité d’un des accusés avaient de quoi susciter l’intérêt : Mgr Rudolph Gerlach, prélat bavarois, était camérier secret du pape Benoît XV. Jugé par contumace, il était accusé, d’une part, d’espionnage au profit de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie, et, d’autre part, d’avoir financé les milieux neutralistes. Il était aussi soupçonné, sans en être toutefois accusé, d’avoir été complice, en 1915 et 1916, du sabotage de deux navires de guerre italiens qui coûta la vie à plus de 700 marins. La sentence fut la condamnation à la prison à perpétuité. Notons que le tribunal militaire fit en sorte de mettre explicitement hors de cause le Saint-Siège.

https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2008-4-page-129.htm

Sous le bois des buttes (Aisne)

Aux confins orientaux de la Picardie, les derniers massifs (plateau de Californie, plateau des Casemates) s’étiolent et disparaissent pour laisser alors de vastes plaines, parfois marécageuses. Peu de reliefs parsèment ce décor. Parmi ces rares éminences, se dresse la cote 108, tristement célèbre. Un autre mont fortement boisé se dresse discrètement, le Bois des Buttes.

Ce bois n’a fait qu’une fois l’objet d’un article assez court dans l’Illustration pour indiquer le franc succès d’une attaque qui avait permis de le reprendre facilement en une matinée. Quelques communiqués officiels ont également laconiquement évoqué cette zone.

http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article42

Le cargo Marne coulé

Le cargo fût lancé le 23 juin 1917, armé de 2 canons de 90 mm modèle 1877 sur affût 1916, l’un à la proue, l’autre à la poupe. Cinq jours plus tard, il se retrouve avec un chargement de 6379 tonnes de charbon en tête d’un convoi de 7 navires ralliant Quiberon à Bordeaux, escorté par les patrouilleurs SAUTERELLE et CAROLINE V. Le temps est couvert et pluvieux. Malheureusement, cette belle unité est repérée par le veilleur de l’UC61 (commandant Georg Gerth), qui lança une torpille à 22h25 : la MARNE fût touchée en plein milieu, au niveau de la chaufferie sur tribord. La machien fût coupée mais le navire continua sur son aire, en gitant fortement du côté de l’impact. Le capitaine Chateauvieux ordonna l’évacuation du bateau, mais la mise à l’eau des embarcations se firent dans des conditions dramatiques. Au total, 28 hommes furent récupérés par les chalutiers armés de l’escorte, mais 10 hommes manquent à l’appel (3 matelots : Jean Le Sault, Henri Marc, Jules Servais / 3 chauffeurs : Hypolite Dutreuil, Louis Sabatier, Ange Gayot / Ali Ladjouze, soutier / Jacques Porte-Foue, cuisinier / Thomas Saunier, boulanger / Georges Hunneau, mousse). La MARNE finit par s’enfoncer par la proue, la poupe dressée hors de l’eau…

http://plongepave.e-monsite.com/pages/epaves-a-noirmoutier/marne.html

Premier vol du Morane Saulnier AF

Le type AF était le premier chasseur biplan développé par Morane-Saulnier. Il reprenait le fuselage du type AI avec 2 ailes décalées, sans dièdre et avec un mât en « N ». Plus compact que son cousin monoplan, l’appareil démontra lors de son premier vol, le 23 juin 1917, une réelle manœuvrabilité et des performances globales correctes.

Malheureusement pour lui, il n’apportait rien de plus de ce que pouvait déjà apporter le SPAD S.XIII déjà en pleine montée en production et qui donnait entière satisfaction sur le Front. De plus, le type AI le surclassait. L’Aéronautique Militaire ne fit donc aucune commande. Tout comme l’Aéronavale lorsque l’entreprise proposa aux marins français le Morane Saulnier type AFH !

https://www.aviationsmilitaires.net/v2/base/view/Model/1788.html

Journal du samedi 23 juin 1917 à travers Le Miroir

Sur le chemin des Dames, le bombardement de nos positions au sud de Filain et dans la région de Braye-en-Laonnois, s’est prolongé jusqu’au matin et a été suivi d’une série d’attaques très violentes.
Sur un front de 2 kilomètres, depuis l’ouest de la ferme la Royère jusqu’à l’épine de Chevregny, les Allemands ont lancé des forces importantes composées de troupes spéciales qui ont attaqué avec un grand acharnement, malgré les lourdes pertes que leur ont infligées nos feux. Sur la majeure partie du front attaqué, les forces de l’ennemi ont été brisées et les vagues d’assaut rejetées dans les tranchées de départ. Nous avons maintenu nos positions sauf au centre, où l’ennemi a pu, après plusieurs tentatives, pénétrer dans un saillant.
Les Anglais ont repoussé un coup de main allemand à l’est d’Epéhy. L’ennemi a laissé plusieurs cadavres sur leurs réseaux et un certain nombre de blessés, qui ont été capturés. Une tentative analogue a échoué également vers la ferme Villemont.
Un avion allemand a été abattu en combat aérien et six autres ont été contraints d’atterrir avec des avaries.
Le cabinet autrichien Clam-Martinic a démissionné une seconde fois en présence de l’opposition des Slovènes, des Tchèques et des Polonais.
Les Allemands ont annoncé aux Russes qu’ils allaient reprendre leurs attaques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1053/21 juin 1917: au Chemin des Dames et à La Malmaison

(Aviation) une victoire de l’escadrille Espinasse

Dotée de 6 Sopwith 1A2 sans doute équipés de TSF, l’escadrille Espinasse sera protégée par les Nieuport de l’escadrille de Venise qui envoient un détachement de quelques chasseurs sur son terrain. Elle sera engagée à partir du 23 mai 1917 et aura remportée une victoire aérienne le 21 juin 1917 quand un Sopwith piloté par le MdL Pierre Martin et ayant pour observateur le Slt Louis Olphe-Galliard prend sous son tir un chasseur autrichien qui est descendu en collaboration avec un chasseur italien.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Escadrille_Espinasse.htm

(Insolite) un canon de 75 éclaté

Dans les archives familiales, cette photo d’un artilleur inconnu. Il pose à côté d’un canon de 75. Impossible de repérer le numéro du régiment. A noter un certain nombre d’inscriptions à la craie sur la plaque du canon.

Toujours dans les archives familiales, ce « livret de bouche à feu » concernant un canon de 75 éclaté le 21 juin 1917.

Là, on sait qu’il s’agit du 262ème régiment d’artillerie, un régiment formé en avril 1917.

Y a-t-il un lien entre les deux documents : la photo de l’artilleur et le livret ?

source:http://jacquotboileaualain.over-blog.com/2015/08/un-canon-de-75-eclate-1917.html

Le Chemin des Dames et la Malmaison. Juin 1917…

Un bataillon se trouve en ligne, un autre fait des travaux et le troisième est au repos. Relève tous les 8 jours. Jusqu’à la fin juin, la musique demeure à Ciry-Salsogne avec la C.H.R.. Répétitions et concerts. Le 21 juin 1917, nous montons jalonner puis faire une piste partant de l’entrée du village de Vailly-sur-Aisne passant par le bois Vervins et aboutissant à Aizy et à Jouy. Cela nous occupent jusqu’au 26.  Le 27 juin, repos à Ciry-Salsogne. Le 28, nous montons occuper des abris d’artillerie abandonnés au bois Vervins, et tous les jours nous faisons des travaux avec les compagnies, construction du long boyau du Sourd et des tranchées. Cela en plein jour, à 500 m des premières lignes, vu des Allemands qui occupent le fort de la Malmaison. Chaque jour, nous sommes bombardés, parfois même obligés d’abandonner le « boulot ». Le 3 juillet, nous descendons passer 8 jours de repos à Billy-sur-Aisne. Nous lâchons la pelle et reprenons l’instrument. Le 10 nous remontons à nouveau, même travail qu’au précédent séjour, seulement, cette fois le travail se fait de nuit. Cela, à cause de la proximité des lignes, trop visibles pour travailler de jour. De plus, il existe un avion allemand qui ne nous laisse aucun répit. Une fois le jour venu et à la tombée de la nuit, rasant les boyaux, les tranchées, les pistes, il mitraille quiconque se fait voir. On l’appelle Fantômas, du fait qu’il a beau être pourchassé canonné et fusillé et qu’il à l’air de ne pas s’en apercevoir. Il continue toujours ses exploits, paraissant invulnérable…

Le 15 juillet, relève et repos à Billy-sur-Aisne. Le 20, nous remontons, toujours en équipes de terrassiers. Le travail se fait de nuit. Le 22, nous avons beaucoup de blessés étant sérieusement bombardés pendant les travaux. Nous dormons de jours et de 22 h 00 au matin, « au boulot ». Le 28 juillet, repos à Billy-sur-Aisne.

http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2010/01/09/16449507.html

Réception au Sénat d’aviateurs anglais

Guerre 1914-1918. Réception au Sénat des aviateurs anglais du camp de Vendôme, le 21 juin 1917. Le Capitaine de vaisseau Beriggs (2ème à gauche), chef de l’école, et le colonel Girod (au centre). Photographie parue dans le journal « Excelsior » du vendredi 22 juin 1917.

source: http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72191-26-guerre-1914-1918-reception-au-sen

Une goélette a interceptée par un sous-marin allemand

Le 21 Juin 1917, la goélette américaine Childe Harold (781 tx), de New York vers le Havre est interceptée par le sous-marin UC 17, Oblt z.S. Werner Fürbringer. Après avoir été évacuée par son équipage, elle est coulée au canon au large d’Ouessant vers le point 47.50N 07.50W.

La layette de Bleuette

Le 21 juin 1917,, le magazine « la semaine de Suzette » v proposait une petite chemise de bébé pour Bleuette. Quelques semaines plus tard, le 2 août 2017, une petite culotte-couche venait compléter la layette de la célèbre poupée.

source: http://marydol.canalblog.com/archives/2017/02/04/34889924.html

Journal du jeudi 21 juin 1917 à travers Le Miroir

A la suite d’un vif bombardement entre l’Ailette et le moulin de Laffaux, les Allemands ont attaqué nos positions sur un front de plus d’un kilomètre. L’attaque, très violente et menée avec de gros effectifs, a réussi à prendre pied dans une partie de la tranchée de première ligne, à l’est de Vauxaillon, au sud de Filain.
Une autre tentative allemande sur un saillant de nos lignes, à l’est de la ferme de la Royère, n’a obtenu aucun résultat.
La lutte d’artillerie a été vive entre Hurtebise et Chevreux et sur le front de Verdun, dans le secteur de Vacherauville et des Chambrettes.
Au nord de la Souchez, les Allemands ont tenté par quatre fois de reconquérir les positions occupées par les troupes britanniques. Ils ont été complètement repoussés.
Un avion allemand a été abattu en combat aérien et un autre descendu par les canons spéciaux.
Les Italiens ont conquis une cime du mont Ortigara, dans le Trentin et fait 1000 prisonniers.
L’ex-roi de Grèce Constantin, qui a été conspué à Lugano, où il était arrivé, a décidé de quitter cette ville.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1046/14 juin 1917: 200.000 américains appareillent de New-York

Une infirmière à l’honneur

Mme Jacques Liouville, infirmière-major de l’hôpital mixte d’Hazebrouck à l’honneur (extrait du Figaro du 14 juin 1917)

À côté de ces associations d’envergure nationale, des initiatives privées voient aussi le jour, comme celle créée par Rosemonde Lafont-Edwards, épouse du docteur Jacques Liouville. Cet éminent médecin naturaliste, océanographe et explorateur, beau-fils de Pierre Waldeck-Rousseau, est connu pour avoir participé à des expéditions en compagnie de son oncle Jean-Baptiste Charcot. Durant la guerre, ils explorent ensemble le pôle Sud à bord du « Pourquoi-pas ? », ce qui vaut à Jacques Liouville de recevoir la croix de guerre.

En attendant le retour de son mari, Rosemonde Liouville ne demeure pas inactive et décide de s’engager comme bénévole dans les hôpitaux de guerre. Infirmière-major à Hazebrouck, elle reçoit de nombreuses distinctions, dont la médaille Élisabeth des mains d’Élisabeth de Wittelsbach, reine des Belges. Le Figaro du 14 juin 1917 publie l’entrefilet suivant :

Voici le texte de la belle citation qui a motivé l’attribution à Mme Liouville, femme du docteur Jacques Liouville et belle-fille de Mme Waldeck-Rousseau, de la croix de guerre avec étoile en vermeil :

Le général commandant la région du Nord cite à l’ordre de la région Mme Jacques Liouville, infirmière-major de l’hôpital mixte d’Hazebrouck. Depuis mars 1915, près du front, consacre sa vie aux blessés civils de guerre, les soustrait au danger et leur assure des soins ; s’occupe plus spécialement des enfants qu’elle retire des zones exposées au feu de l’artillerie et place dans des familles.

Les 22 juillet et 23 décembre 1915, a pris part à des évacuations périlleuses, sous de violents bombardements ; les 10-11 et 12 mai 1917, a assuré des évacuations de nombreux civils blessés pendant le bombardement d’un village.

http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/A-l-ecoute-des-temoins/1917/Le-7-fevrier-1917-les-enfants-de-la-Lys

Lettre du poilu Georges Mazet

1915. Georges informe sa famille que les correspondances feront dorénavant l’objet d’un contrôle militaire. Il envoie des courriers codés. Malgré l’adversité, le poilu garde de l’humour et de la bonne humeur.

Le jeudi 14 juin 1917. « […] Le Général de Division qui a remplacé Lévi est fou. Il vient, en effet, de l’intérieur, comme je m’en doutais, il veut que les hommes se lavent les pieds tous les jours avant la soupe du soir, se rasent au moins tous les 4 jours, il a pondu une grande circulaire sur la manière de laver ses souliers et mettre ses jambières voulant que tous le fassent de la même façon, il veut que l’on établisse partout des WC avec des papiers carrés. Il est dingo ».

La correspondance se termine par une lettre du jeune soldat, confiée à une cousine, qu’elle devait remettre à la famille en cas de décès. « Mes parents bien aimés. Quand cette lettre vous sera remise, c’est que depuis quelques jours j’habiterai un monde meilleur. Mourir pour son pays est si beau qu’il est inutile de vous dire que j’ai fait sans regret le sacrifice de ma vie. Un seul petit regret cependant c’est la peine que cela vous aura causée à vous que j’aimais tant ! […] Je clos en vous priant de me pardonner si quelques fois je vous ai peinés et en vous demandant d’aimer encore davantage si possible ma chère Mad […] Au revoir et recevez mes parents adorés mille et mille doux baisers. Georges. »

http://www.lamontagne.fr/issoire/vie-pratique-consommation/armee-conflit/2014/11/12/les-lettres-du-poilu-issoirien-georges-mazet-retracent-les-horreurs-de-la-grande-guerre_11215778.html#

 

200.000 américains appareillent de New-York

Le 14 juin 1917, 200 000 soldats américains appareillent de New York et mettent le cap sur le Vieux Continent pour défendre la liberté aux côtés des Alliés. Le 26 juin 1917, la première division d’infanterie Big Red Onedébarque à Saint-Nazaire, bientôt suivie par deux millions d’hommes. L’entrée en guerre des États-Unis fera basculer l’issue du conflit, scellant l’amitié franco-américaine.

source: https://www.thebridge2017.com/fr/le-centenaire

Premier vol du Nieuport 28

A la mi-1917, il devint évident que les Nieuport 17 et 24Bis étaient dépassés par les nouveaux chasseurs allemands. Le premier avait d’ailleurs été remplacé par le Spad S.VII.

Le Nieuport 28 fut conçu par Gustave Delage dans la droite ligne de ses précédentes créations, c’est-à-dire un appareil sesquiplan léger et très manœuvrant. son moteur Gnome 9N rotatif et monosoupape de 150 cv était plus puissant, il emportait 2 mitrailleuses Vickers 0,303 au lieu d’une et disposait d’une nouvelle aile. Seules les ailes basses disposaient d’ailerons. Les mâts reliant les ailes étaient parallèles et non plus en V, les bouts d’ailes étaient arrondis. Le fuselage était de section circulaire.

Il vola pour la première fois le 14 juin 1917. Plusieurs prototypes furent construits, notamment pour tester différentes ailes supérieures, ou encore pour tester d’autres moteurs tels que les Hispano-Suiza 8Fb de 300 cv, Le Rhône 9R de 170 cv, Lorraine-Dietrich 8Bd de 275 cv et le Clerget 11E de 200 ch. L’un d’eux testa également un fuselage en bois monocoque. Toutes ces expérimentations menèrent au Nieuport 29.

https://www.aviationsmilitaires.net/v2/base/view/Model/1281.html

Journal du jeudi 14 juin à travers Le Miroir

Action intermittente des deux artilleries en Belgique et dans la région de Craonne. Des tirs de destruction exécutés sur les organisations et les voies de communication de l’ennemi en quelques points du front ont été efficaces. Les Anglais récapitulent les gains qu’ils ont faits depuis le 6 juin: 7342 hommes et 145 officiers prisonniers, 47 canons capturés.
Les Belges ont subi un violent bombardement de leurs premières lignes depuis le redan du Passeur jusqu’à Boesinghe. Leur artillerie et leurs lance-bombes ont énergiquement riposté aux tirs ennemis. Journée calme, à part une canonnade sans grande intensité, dans le secteur d’Hetsas.
Sur le front de Macédoine, des attaques locales ennemies exécutées sur Dolozeli, dans la région du lac Doiran, ont été repoussées. Sur la rive droite du Vardar, canonnade intermittente.
Canonnade et fusillade dans la région de Monastir.
L’aviation britannique a bombardé les dépôts ennemis de Bogdani.
Les troupes françaises ont débarqué au Pirée et pris position au nord de cette ville; elles ont occupé Larissa, en Thessalie, après une collision avec les troupes grecques qui leur avaient tendu une embuscade. Constantin 1er est parti pour Tatoi.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1045/13 juin 1917: le brigadier fourrier Pierre Tanguy participe à la prise du Mont Cornillet (Marne)

Le général Pershing débarque à Boulogne

Le 13 juin 1917, 177 Américains, dont le général John Pershing, commandant en chef du corps expéditionnaire, et le lieutenant Patton, débarquent à Boulogne-sur-mer dans la liesse populaire. « Avec leurs uniformes de drap olive, leurs feutres à larges bords, leurs ceintures à pochettes multiples, cette allure de jeunes cow-boys de l’Ouest américain, ils apportaient une note de pittoresque inédit dans nos décors de guerre » relate le journal L’Illustration. Pershing multiplie les rencontres et les présentations officielles durant les semaines qui suivent. Le 28 juin, il assiste, à Saint-Nazaire, à l’arrivée de la 1ère DIUS. Le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, il se recueille sur la tombe du marquis de La Fayette au cimetière de Picpus, à Paris. C’est à cette occasion que le colonel Stanton lance la phrase devenue célèbre : « La Fayette, nous voilà ! » qui déchaîne l’enthousiasme de la foule massée aux abords du cimetière.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/entree-en-guerre-des-etats-unis-en-1917

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2007/06/29/01006-20070629ARTMAG90409-ete_les_americains_debarquent.php

http://books.openedition.org/septentrion/7598?lang=fr

Des bombardiers allemands au dessus de Londres

4 bombardiers allemand Gotha effectuent le premier raid aérien diurne d’envergure sur Londres. Leurs bombes tuent 162 morts et 432 blessés, ce qui représente presque 20% des pertes causées par des avions au-dessus de la Grande-Bretagne.

source: http://www.aeroweb-fr.net/histoire/1917

Le brigadier fourrier Pierre Tanguy participe à la prise du Mont Cornillet (Marne)

En 1915 Pierre Tanguy, futur maire d’Ergué-Gabéric, est brigadier fourrier  à la 5e compagnie du 12e régiment des cuirassiers [2]. Chargé du ravitaillement il sera en campagne d’octobre 1915 à mai 1919, de la Marne jusqu’en Allemagne, en passant par les Ardennes, comme en atteste son carnet militaire, tenu scrupuleusement avec indication de tous ses déplacements, batailles, permissions …

Pierre Tanguy et son régiment de cuirassés se sont énormément déplacés pendant les 4 années de conflit, à pied essentiellement, et quelquefois en camion ou train, ces derniers déplacement étant notés « embarquements / débarquements ». Ils feront les tranchées et les camps de la Marne, Seine-et-Marne, Oise, Aisne, Meuse, Nord, Belgique, Luxembourg, Allemagne …

Notre soldat gabéricois, pendant sa campagne de 43 mois, aura le droit à seulement 4 périodes annuelles de repos ou permission : 7 jours après Noël 1916, 10 jours de repos en aout 1917, 14 jours en septembre 1918, 1 mois en décembre 1918, 1 mois en avril 1919.

source: http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=1915-1919_-_Cahier_de_campagne_du_brigadier_fourrier_Pierre_Tanguy

Journal du mercredi 13 juin 1917

Activité moyenne des deux artilleries sur la plus grande partie du front. Au cours d’incursions dans les tranchées allemandes, vers la butte du Mesnil et dans la région de la Haute-Chevauchée, nous avons effectué des destructions nombreuses et ramené une dizaine de prisonniers.
Un avion allemand a été abattu en Lorraine par nos canons spéciaux; les deux aviateurs ont été faits prisonniers.
Les Anglais ont avancé sur un front de 3 kilomètres et capturé un nouveau village.
Les Belges ont repoussé un parti ennemi qui les attaquait près de Dixmude. Action d’artillerie sur ce front, dans le secteur de Steenstraete-Hetsas.
Un des avions de chasse belge a abattu un appareil allemand qui est tombé près de Boerst.
Au front d’Orient, nous avons repoussé plusieurs coups de main de l’ennemi sur la rive droite du Vardar. Dans la boucle de la Cerna, lutte d’artillerie au cours de laquelle nous avons incendié une batterie ennemie. Les avions britanniques ont bombardé Patuo.
A la suite d’une communication qui fut faite au cabinet d’Athènes par le haut commissaire des puissances protectrices, Constantin 1er a abdiqué en faveur de son second fils Alexandre.
La France et l’Angleterre ont répondu au sujet de leurs buts de guerre à la récente proclamation du gouvernement russe.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

 

1043/11 juin: le Général Franchet d’Esperey décore l’as de l’aviation Guynemer

Constantin Ier de Grèce se soumet à l’ultimatum de Jonnart

A la fin du mois de V 1917 les Alliés exigent de la Grèce des garanties pour à la sécurité de l’armée d’ Orient, à Thessaloniki depuis le 5 X 1916, bombardée par l’aviation allemande en XII 1916. Les Bulgares ont repris la Macédoine orientale et emprisonné l’armée grecque de Kavala. En août 1916, Vénizélos a créé le Comité de Défense nationale, et s’est rangé au côté de l’ Entente. 40 000 soldats grecs et 11 navires de guerre sont mis à la disposition du méprisant général Sarrail, et sont engagés, mais sous les ordres de Anglo-Français. Le sud du pays est soumis au blocus allié, il y a des heurts sanglants à Athènes, ce qui accroît la haine e l’ Entente contre le roi.

source: http://www.info-grece.com/forums/11-juin-1917-constantin-ier-de-grece-se-soumet-a-l-ultimatum-de-jonnart

(vidéo) Repos le samedi après-midi pour les femmes des usines de filature

La loi du 11 juin 1917 impose pour la durée de la guerre la « semaine anglaise », le repos le samedi après midi en complément du dimanche pour les femmes des usines de filature. Mais le terme « Anglaise » est plus ancien et vient de 1854 où une loi impose dans l’ Angleterre Victorienne le repos du samedi après midi aux ouvriers qui eux préféraient le lundi et les « pubs ».

http://jardindhistoire.blogspot.fr/2012/03/la-semaine-anglaise.html

vidéo: http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/emploi-des-femmes/les-midinettes-ces-femmes-qui-ont-lutte-pour-le-repos-le-week-end_2071765.html

Aviation: Le Général Franchet d’Esperey décore l’as de l’aviation française, Guynemer

Guynemer est nommé capitaine et reçoit le 11 juin 1917, à l’âge de 22 ans, la croix d’officier de la Légion d’honneur. Au cours de l’été 1917, l’escadrille des Cigognes est envoyée dans les Flandres. Guynemer fut abattu en vol à bord de son « Vieux Charles », le 11 septembre 1917, par le lieutenant allemand Wiseman, alors qu’il réalisait une mission au dessus de Poelkapelle (Belgique). Le mauvais temps et les bombardements empêcheront de retrouver toute trace de l’avion et du corps du pilote. René Fonck, autre héros de l’aviation militaire française (75 victoires homologuées), abattra Wiseman 21 jours plus tard.

source: http://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu04513/le-general-franchet-d-esperey-decore-l-as-de-l-aviation-francaise-guynemer-de-la-croix-de-la-legion-d-honneur-muet.html

Carnet du lundi 11 juin 1917 à travers Le Miroir

Actions d’artillerie courtes et violentes sur divers points du front, notamment dans la région de Craonne-Chevreux.
Des reconnaissances ennemies ont tenté d’aborder nos lignes vers le Monument d’Hurtebise, au nord-est de Prunay, et sur les deux lignes de la Meuse, au Mort-Homme et au bois des Caurières. Aucune de ses tentatives n’a donné de résultat.
De notre côté, nous avons exécuté un coup de main sur la rive gauche de la Moselle, dans la région du chemin de fer de Thiaucourt. Nos détachements, pénétrant dans la tranchée adverse, sur plusieurs points, ont infligé des pertes sérieuses à l’ennemi, détruit des abris, et ramené une vingtaine de prisonniers.
Du 1er au 7 juin, notre aviation a livré de nombreux combats et abattu 21 avions ennemis dont la chute a été constatée et 2 ballons captifs, qui sont tombés en flammes.
Les Anglais ont effectué une nouvelle progression sur un certain nombre de points du front de bataille au sud d’Ypres. Des coups de main, exécutés avec succès au sud-est d’Epéhy, au sud d’Armentières et au nord-est d’Ypres, leur ont permis de faire 17 prisonniers.
Canonnade sur le front de Macédoine.
M. Garcia Prieto, président du conseil espagnol, a offert sa démission au roi Alphonse XIII.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1038/6 juin 1917: Joseph Dauphin condamné à mort

Discussion secrète au Sénat à propos de la conférence de Stockholm

« Nous avons appris presque en même temps, hier soir, que deux des aviateurs, des garçons charmants, qui réglaient le tir d’une batterie venaient d’être abattus, que des socialistes allaient à Stockholm organiser l’Internationale.Je ne crois pas qu’aucune nouvelle, depuis le début de la guerre, ait causé une pareille sensation d’écoeurement. Sous Louis XV, et pour le caprice de Mme de Pompadour, (211) il y avait en marge de la diplomatie officielle, les missions de M. de Broglie, le secret du Roi. Voilà maintenant qu’un parti s’en va, d’accord avec nos ennemis, organiser une paix offi- cieuse à côté de notre diplomatie.Est-ce admissible ? si le Gouvernement actuel auquel tous les Français ont fait confiance dès le début de la guerre, et par cela seul qu’il représente la France, juge que le moment est venu de négocier, qu’il le fasse savoir.La suite sur http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/5eme/pdf/1917/06/c19170606_0764_0769.pdf

L’école refonctionne à Beaumont-en-Beine (Aisne)

L’école recommence à fonctionner sous la direction d’un instituteur territorial. « Cela vaut mieux que de faire de la terrasse dit celui-ci, un instituteur de la Vienne, d’une très vieille classe. Mais ce n’est pas rose. Tous ces enfants là ne savent presque plus rien. Ils se rappellent un peu la lecture, mais c’est tout. Et puis, j’ai eu bien du mal à avoir le matériel voulu. On a retrouvé des tables un peu partout et pour le reste les habitants ont fait ce qu’ils pouvaient. Le préfet m’a envoyé des livres et des fournitures scolaires mais pas celles qu’il aurait fallu. Cela ne va pas très bien. Il n’ y avait pas d’école du temps des Boches ? Au début, ils ont essayé d’en organiser une, mais personne n’était capable de tenir le poste. La place a été confiée à une femme quelconque qui n’a pas réussi dans son oeuvre et l’idée a été abandonnée. L’école a alors servi de cantonnement. Voyez les insanités que les Boches ont écrites ou dessinées sur les murs. Je cache les plus dégoûtantes avec ma toile de tente. »source: https://crdp.ac-amiens.fr/historial/soldat/barb_barb1_texte22.html

Journal du mercredi 6 juin 1917

Bombardement assez violent de part et d’autre, dans la région de Braye-en-Laonnois. Au cours de la nuit, une vive attaque de nos troupes nous a rendu des éléments de tranchées où l’ennemi avait pris pied au nord-ouest de la ferme Froidmont.
Lutte d’artillerie intermittente en Champagne, plus active vers le front Cornillet et sur le Casque. Divers coups de main ennemis sur nos postes, entre Tahure et Auberive, ont échoué.
En représailles des bombardements effectués par l’ennemi sur la ville ouverte de Bar-le-Duc, les 29 et 30 mai, 7 de nos avions ont survolé la ville de Trèves, sur laquelle ils ont jeté 1000 kilos de projectiles.
Nos escadrilles ont copieusement arrosé de projectiles les terrains d’aviation ennemis de Morhanges, de Habsheim, de Frescati et de Sissonnes; 16.500 kilos d’obus ont été jetés sur les baraquements, qui ont subi des dommages importants. D’autres escadrilles ont bombardé la gare de Lumes (Ardennes), les dépôts de munitions de Warmériwille, les gares et dépôts de la région de Laon. Il y a lieu de citer encore le bombardement de l’aérodrome de Colmar, des gares de Thionville et de Dun-sur-Meuse.
Les Anglais ont repoussé des raids au sud-est de Lens et au sud d’Armentières.
Le général Broussilof remplace le général Alexeief à la tête de l’armée russe.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Joseph Dauphin condamné à mort le 6 juin 1917

Né en 1882 à Tauves, Joseph Dauphin est cultivateur à Theil – Saint-Gal. Il est marié et père d’un enfant. Mobilisé en

1914, il est affecté au 70ème bataillon de Chasseurs Alpins. Pendant 3 années de guerre, il fait preuve de bravoure : il est nommé caporal en mars 1915, puis cité à l’ordre du régiment en août 1915 et décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Selon les témoignages recueillis par H. Andraud (2), début juin, cantonnés à Beuvardes dans l’Aisne, les soldats des 7ème et 8ème compagnies du 70ème BCA apprennent que leurs permissions étaient supprimées pour une nouvelle attaque sur le plateau de Craonne, contrairement à leurs camarades des 6ème et 9ème compagnies qui avaient été permissionnaires un mois avant, conséquences d’un …tirage au sort !

Bien entendu, cela provoqua la colère des hommes et de violentes récriminations. Et comme c’est le soir où on touche la solde, le vin coule à flots. A cette occasion, certains auraient « tiré quelques coups de fusil et lancé à la cantonade des propos séditieux ». La hiérarchie militaire parle « d’acte de mutinerie »…

« Dauphin était bien dehors, trop ivre pour rentrer, et peut-être même pour se rendre compte qu’une patrouille le ramassait » disent les témoins. Très bruyant, il chantait à tue-tête sa chanson préférée « J’ai deux grands bœufs dans mon étable » ! « Ce pauvre Dauphin fut pris au hasard, dans le tas parce que, sans doute, on avait entendu sa voix. »

Il fut « jugé » et condamné à mort le 6 juin 1917 comme « émeutier » et même comme « meneur », convaincu de « révolte à main armée, en réunion » ! Il fut exécuté 6 jours après, le 12 juin à Ventelay (Marne).

source: http://federations.fnlp.fr/IMG/pdf/g_7_et_8_6_fusilles_du_PdD.pdf

L’offensive du Chemin des Dames dans les fonds de l’ECPAD

Des photos à voir sur le site http://centenaire.org/de/node/8481

Extrait des carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier de Béziers, sur les mutineries du 30 mai au 6 juin 1917

« La révolution russe eut une répercussion sur le front français et un vent de révolte souffla sur presque tous les régiments. Il y avait d’ailleurs des raisons de mécontentement ; l’échec douloureux de l’offensive du Chemin des Dames qui n’avait eu pour résultat qu’une effroyable hécatombe, la perspective de longs mois encore de guerre, enfin, c’était le très long retard des permissions c’était cela je crois qui irritait le plus le soldat.

Un soir, un caporal chanta des paroles de révolte contre la triste vie de la tranchée, de plainte, d’adieu pour les êtres chers qu’on ne reverrait peut-être plus, de colère contre les auteurs responsables de cette guerre infâme, et les riches embusqués. Au refrain, des centaines de bouches reprenaient en choeur et à la fin des applaudissements frénétiques éclataient auxquels se mêlaient les cris de  » Paix ou révolution ! A bas la guerre ! Permission ! Permission ! « . Un soir, patriotes, voilez- vous la face, l’Internationale retentit, éclata en tempête. Cette fois, nos chefs s’émurent, notre capitaine-adjudant-major-flic vint lui-même escorté par tout le poste de police. Il essaya de parler avec modération mais dès les premiers mots des huées formidables l’arrêtèrent. […] Je rédigeai un manifeste protestant contre le retard des permissions. Dans l’après-midi l’ordre de départ immédiat fut communiqué ; la promesse formelle était faite que les permissions allaient reprendre dès le lendemain. Les autorités militaires, si arrogantes, avaient dû capituler.

Le lendemain soir, à sept heures, on nous rassembla pour le départ aux tranchées. De bruyantes manifestations se produisirent : cris, chants, hurlements, coups de sifflet. Bien entendu, L’Internationale retentit. Si les officiers avaient fait un geste, dit un mot contre ce chahut, je crois sincèrement qu’ils auraient été massacrés sans pitié. Ils prirent le parti le plus sage : attendre patiemment que le calme soit revenu. On ne peut pas toujours crier, siffler, hurler et, parmi les révoltés, n’ayant aucun meneur capable de prendre une décision, ou la direction, on finit par s’acheminer vers les tranchées, non cependant sans maugréer et ronchonner. Bientôt, à notre grande surprise, une colonne de cavalerie nous atteignit et marcha à notre hauteur. On nous accompagnait aux tranchées comme des forçats qu’on conduit aux travaux forcés. »

source: http://www.histoire-geo.org/Partenaire/Arrivabene/ArrivabeneS_1ereH_tice_1914_1918.pdf

Premier bombardier-torpilleur

Le premier avion au monde à être conçu comme bombardier-torpilleur, le Sopwith « Cuckoo », est construit par le Royal Naval Air Service.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-180.html

 

1026/25 mai 1917: (Aviation) René Dorme abattu au nord est de la Pompelle (51)

Beaucoup de grèves aujourd’hui

Extrait du journal de la Huronne

Beaucoup de grèves depuis quelques jours. D’abord, celle des petites ouvrières de la mode et de la couture, les « midinettes ». Leurs cortèges parcourent le quartier de l’Opéra. La plupart sont jeunes, coquettes, en « tailleur » bleu marine. Elles rient. Elles chantent. Ou bien, sur l’air des « Lampions », elles réclament : « Nos vingt sous, nos vingt sous. »

D’autres corps de métier ont suivi. Aujourd’hui, par hasard, j’ai assisté à des manifestations plus graves, vers la place de la République. Le boulevard, en ces parages, avait un aspect inaccoutumé. De ci, de là, sur le trottoir, un vieux chanteur, accompagné par deux ou trois violons, au milieu d’un cercle religieux d’auditeurs, disait une chanson qui s’achevait par : « Vive la grève. »

Sur la place, même effervescence. Des cortèges se forment à la Bourse du Travail, toute proche. Des pancartes, à l’extrémité d’un bâton souvent orné d’un bouquet, servent de signe de ralliement : « Bijoutières. Fleuristes. Plumassières. »

Une petite troupe passe, ardente et sévère. Beaucoup de très jeunes hommes, l’insigne de la croix de guerre ou des réformés au veston. Ce sont des grévistes, employés de restaurants ou de cafés. Ils s’arrêtent devant chaque établissement encore ouvert, afin d’entraîner leurs camarades. Un groupe y pénètre. Les autres crient : « Tabliers ! Tabliers ! » Les délégués sortent, annoncent que le personnel se met en grève. On les acclame. Les consommateurs quittent vivement la terrasse. Des grévistes rangent les verres, les porte-allumettes, reculent les tables et les chaises, soucieux d’éviter tout vol et tout dégât. La devanture de fer tombe à grand bruit. L’opération n’a pas duré cinq minutes.

La suite sur https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Mai_1917

Camp

Camps de tirailleurs annamites à Breuil-sur-Vesle

Tirailleurs en tenue de campagne devant un abri de bombardement ; de g. à dr; 1, Prince Bun Vien ; 2, comte Ung Triel ; 3, comte Ung Thieu ; 4, comte Bun Dong.

Source : Collections Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine (BDIC)

source: http://maxblog.com/1337/breuil-sur-vesle-camps-de-tirailleurs-annamites-25-mai-1917-photographie-albums-valois-coll-bdic/

(Aviation) René Dorme abattu au nord est de la Pompelle (51)

René Dorme a disparu dans la soirée du 25 mai 1917 entre 19h et 21h6. Après une première sortie le matin et avoir probablement abattu un Albatros C. entre Époye et Berru à 8h10, il redécolle à 18h40 en compagnie du lieutenant Albert Deullin pour effectuer une « ronde sur les lignes ennemies ».

Les pilotes français à bord de leurs SPAD VII croisent un groupe de 4 à 6 chasseurs allemands à l’est de Reims et engagent le combat malgré leur infériorité numérique. Albert Deullin rapportera qu’il a tout d’abord vu le sous-lieutenant Dorme descendre en flammes l’un des appareils ennemis avant de perdre sa trace puisque lui-même se trouvait dans l’obligation de combattre contre d’autres chasseurs. Une fois le combat terminé, il verra sur le chemin du retour un avion français fumant dans les tranchées. Il apparaît faire peu de doute qu’il s’agissait bien de l’appareil de René Dorme, celui qui arborait fièrement une croix de lorraine sur son fuselage. Cependant, il subsiste une incertitude quant aux conditions exactes de sa mort et sur le nom de son éventuel vainqueur.

SPAD S.7

Sa chute peut sembler correspondre au rapport effectué par l’as Heinrich Kroll (en) de l’escadrille Jasta 9 (en). Toutefois, il reste sans doute et pour toujours des zones d’ombre. Le lieutenant Kroll fait état d’un combat s’étant terminé par la chute de son adversaire, sans dire objectivement qu’il en est la cause directe, sur le Fort de la Pompelle qui était alors sous contrôle des forces françaises. Cependant, René Dorme est tombé dans les lignes allemandes. De plus il existe une controverse quant à la date exacte de la victoire de l’as allemand qui dans une lettre écrite à ses parents indique la date du 23 mai 1917 et non du 25.

D’autres pilotes de chasse allemands ayant patrouillé dans le secteur de Reims revendiquèrent une victoire sur un SPAD à la fin de cette journée. Il s’agit du lieutenant von Breiten-Landenberg membre de la même escadrille que Heinrich Kroll (en) ainsi que le Hauptmann Otto Ritter von Schleich officier commandant la Jasta 21 (en). Cette dernière a la particularité d’avoir déclaré la perte d’un officier dans le même secteur, à une heure apparemment différente, mais descendu en flammes. Cette perte pourrait correspondre, du moins en partie, avec l’attaque effectuée par René Dorme et observée par son ami Albert Deullin avant qu’il ne le perde de vue.

source : https://fr.wikipedia.org/wiki/René_Dorme

voir la videohttps://reims1418.wordpress.com/2017/03/15/video-rene-dorme-as-de-laviation/

Ce monument se situe en face du fort de La Pompelle en bordure de la D944 sur la commune de Puisieulx, il fut érigé en l’honneur des soldats tombés dans ce secteur du front par le Souvenir Français à l’emplacement de la Ferme d’Alger. Le monument a été restauré en 1998, à l’occasion du 80e anniversaire de l’armistice de 1918.

http://grandeguerre1418.unblog.fr/2014/08/23/monument-de-la-pompelle-51-marne/

voir aussi http://rene.fonck.free.fr/spip/spip.php?article12

http://grandeguerre1418.unblog.fr/2014/08/23/monument-de-la-pompelle-51-marne/

Journal du vendredi 25 mai 1917 à travers Le Miroir

Sur le plateau de Vauclerc, une attaque allemande, consécutive à un violent bombardement, a été immédiatement arrêtée et rejetée dans ses tranchées de départ après avoir subi des pertes sérieuses. Les prisonniers que nous avons faits dans ces régions appartiennent à six régiments de quatre divisions différentes.
Depuis le 1er mai, 8600 prisonniers allemands valides ont été capturés par nos troupes entre Soissons et Auberive.
En Champagne, lutte d’artillerie assez active dans le massif de Moronvilliers.
Plusieurs de nos avions de bombardement ont lancé 2200 kilogrammes de projectiles sur les gares de la région de Rethel et des incendies se sont déclarés.
Les Anglais ont repoussé une tentative de raid ennemi vers Armentières et infligé de grosses pertes aux assaillants. Ils ont abattu cinq avions allemands.
Sur le Carso, après 10 heures de bombardement, les troupes italiennes de la 3e armée ont attaqué les lignes ennemies de Castagnevizza à la mer. Elles ont largement progressé. Les contre-attaques autrichiennes ont été partout repoussées. Nos alliés ont capturé 9000 prisonniers dont plus de 300 officiers. De fortes escadrilles d’avions et dix batteries anglaises du plus récent modèle ont participé à l’action.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

Attaques de bombardiers sur la Grande Bretagne

22 bombardiers Gotha attaquent Folkestone et Shorncliffe dans le Kent. C’est le premier grand raid allemand de bombardement diurne. Le raid fait 95 morts et 260 blessés au Royaume-Uni. Un bombardier est abattu et un autre est endommagé par des chasseurs basés en France.

source: http://www.aeroweb-fr.net/histoire/1917