Archives du mot-clé aviation

1296/19 février 1918: les Américains en Bretagne: source de profits ou de désordres

Victoire aérienne  du Sergent Frank Leaman Baylies

aviateurLe 19 février 1918 Baylies abattait un biplace qui inaugurait une série de 12 victoires dont la plupart furent remportées dans le ciel du Santerre. Le 11 avril il descendit un biplace à Mesnil-Saint-Georges et le lendemain mit en flammes un avion d’observation au sud de Moreuil. Le mois de mai fut particulièrement riche de succès : le 2 un Rumpler C à Assainvillers constituait sa 6e victoire alors qu’il revenait de patrouille avec Bozon-Verduraz et le 3 accompagné du Mdl Dubonnet c’était un biplace qui s’écrasait près de Montdidier (Leutnant Willi Karbe et Erich Meuche Fl Abt. 245). Poursuivant sur sa lancée il abattait un Halberstadt C le 9 dans le secteur Braches-Gratibus et récidivait le 10 avec un biplace à Montdidier. La fin mai fut l’apothéose avec le 28 un avion d’observation à Courtemanches, une 11e victoire à Etelfay le 29 et la 12e et dernière le 31 à Montdidier. A ce tableau de chasse impressionnant s’ajoutent 5 victoires probables.

« Sa tactique était simple » écrivait un camarade « extrêmement simple. Quand il apercevait un ennemi il fonçait et peu importe le nombre des ennemis où la distance qui le séparait de nos lignes ».

source: http://santerre1418.chez.com/illu/leamanbaylies09g.jpg

Réorganisation de la gendarmerie

Le lieutenant-colonel Plique est en effet le premier témoin du regain d’intérêt manifesté à l’égard de la gendarmerie par le nouveau ministre de la Guerre et président du Conseil, Georges Clemenceau. Ce dernier s’étonne de constater que « la gendarmerie n’est actuellement représentée à mon administration centrale que par un bureau civil et une section technique réduite à deux officiers de l’arme. Cependant, de graves questions se posent qui intéressent l’existence même de la gendarmerie : amélioration de la situation matérielle et morale des gendarmes en vue de faciliter leur recrutement, recrutement des officiers, organisation plus rationnelle de l’emploi de l’arme, et, d’une manière générale, refonte des règlements pour une meilleure adaptation aux besoins de l’après-guerre ». C’est pourquoi est décidée, le 19 février 1918, la nomination de Joseph Plique comme sous-directeur de la gendarmerie au sein du ministère, à la tête d’un petit état-major 34. Certes, cette création prévue « pour la durée de la guerre » doit rester provisoire. Il n’empêche que la gendarmerie, en peu de temps, se trouve représentée en haut lieu : Bouchez auprès du commandant en chef, et Plique auprès du président du Conseil, peuvent dès le printemps 1918 lancer de profondes réformes, dont beaucoup étaient attendues depuis longtemps. La première mesure intervient dès le 21 février avec l’attribution du statut de sous-officier à tous les gendarmes titulaires. Cette mesure, dont le coût est nul, a en revanche un fort impact idéologique. D’une part, elle vise très clairement à soutenir les prévôtaux, rudement éprouvés depuis le début de la guerre, en affirmant que le pouvoir et le commandement penchent désormais en leur faveur face au troupes, et qu’ils « auront ainsi plus d’autorité vis-à-vis des militaires des autres armes et des populations » . D’autre part, elle annonce des évolutions de la condition des hommes, et une augmentation des soldes : « En attendant que les améliorations nécessaires puissent être apportées à la situation matérielle des gendarmes, il est indispensable de rehausser dès maintenant leur prestige en consacrant, par un texte réglementaire, l’assimilation qui existe en fait entre les gendarmes et les sous-officiers. »

source: http://journals.openedition.org/rha/5412

Les Américains en Bretagne: source de profits ou de désordres

(…)Armandine Le Douarec, épouse d’un avocat rennais servant alors comme officier au 241eRI, écrit d’ailleurs à son mari, dès juillet 1917, que « la caserne Saint-Georges est évacuée de tous ses soldats et en nettoyage complet, sans doute pour recevoir les Américains que l’on dit cousus d’or ». Elle y revient quelques jours plus tard : « les Américains sont attendus, mais ils ont refusé par avance la caserne Mac-Mahon, située trop loin de la ville » explique-t-il à son époux. « Ils veulent être dans la ville pour pouvoir aller au café et pour leurs fêtes » croit-elle savoir. « A Nantes, ils sont arrivés et ils paient tout en pièces d’or ». Un pouvoir d’achat sans comparaison avec celui des poilus et un goût prononcé pour la fête : tel est en effet, dès cette date, l’image pas forcément très reluisante des doughboys. Bien que sur le front, le Léonard René-Noël Abjean n’ignore rien de ce qui se passe chez lui : son frère lui a en effet écrit « que 20 Américains sont venus l’autre jour faire la bombe à Plouguerneau », ainsi qu’il le note lui-même à destination de son épouse le 26 avril 1918.

En cela d’ailleurs, ces Bretons, civils comme militaires, rejoignent l’opinion de nombre des poilus de Bretagne qui côtoient les Américains au quotidien sur le front à compter de l’hiver 1917-1918. « Les Américains sont tous des ivrognes et ont beaucoup d’argent » écrit par exemple dans son carnet, à la date du 19 février 1918, l’artilleur Léon-Antoine Dupré, affecté au 35e RAC de Vannes. 

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/la_presence_americaine_en_bretagne_une_source_de_profits_ou_de_desordres.html

Journal du mardi 19 février 1918

Actions d’artillerie violente dans la région du bois Mortier et de Vauxaillon.
En Champagne, après une vive préparation d’artillerie, les Allemands ont lancé une attaque sur les positions que nous avons conquises la semaine précédente au sud-ouest de la butte du Mesnil.
Après un vif combat, nous avons rejeté l’ennemi de quelques éléments de tranchée où il avait pris pied d’abord. Des prisonniers sont restés entre nos mains. L’ennemi a tenté une seconde attaque sur le même point. Nos feux ont arrêté les assaillants qui n’ont pu aborder nos lignes. Deux avions allemands ont été abattus par le tir de nos canons spéciaux.
Notre aviation de bombardement a effectué diverses expéditions. Les gares de Thiaucourt, Thionville, Metz-Sablons, Pagny-sur-Moselle, les établissements ennemis d’Hirson et divers terrains d’aviation ont reçu de nombreux projectiles. 13000 kilos d’explosifs ont été lancés et ont provoqué plusieurs incendies et des explosions.
Les Anglais ont repoussé un raid vers Gavrel. Sur le même front les Portugais ont fait quelques prisonniers à Neuve-Chapelle.
Rencontre de patrouilles dans le secteur de Messine.
Activité de l’artillerie ennemie au sud de la route Arras-Cambrai, au nord de Lens et vers Zonnebeke.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

Publicités

1295/18 février 1918: mise en place des cartes d’alimentation

Mise en place des cartes d’alimentation

alimentation 2

En mars 1918, les chefs de famille doivent remplir une déclaration pour les membres vivant au même foyer pour l’établissement des cartes
individuelles d’alimentation (loi du 10 février 1918 et décret du 27 juin 1918). Cette nouvelle mesure se veut « un instrument de répartition équitable des denrées indispensables à la nourriture de tous ». Elle concerne le pain et le sucre. Les premières cartes délivrées en mai sont pourtant remplacées par d’autres dès le mois d’octobre 1918 suivant pour entrer en vigueur le 1er janvier 1919.

La première version n’avait pas suffisamment pris en compte les travaux de force auxquels étaient soumis les plus jeunes (11–13 ans) et les plus de 60 ans, spécialement travaillant la terre, qui comme le dit le maire de Lanrigan, « remplacent dans les familles où ils se trouvent les hommes partis à la guerre ». Les rations ont aussi augmenté. Des coupons sont à remettre aux commerçants. En outre, les familles n’ont plus à choisir un boulanger.

Les soldats en permissions ou en déplacement sont également soumis au régime de la carte d’alimentation. Le ravitaillement civil prend officiellement fin en octobre 1920. La commission régionale d’étude relative à la cherté de la vie, créée en 1920, établit l’année suivante que le coût moyen d’un ménage de quatre personnes a été multiplié par 2,5 entre 1914 et 1919 et par 3,2 entre 1914 et 1920.

source: http://87dit.canalblog.com/archives/2016/12/14/34683710.html

Les Allemands défient les bolchéviques

Guillaume II qui réunit son gouvernement le lundi 18 février 1918 après avoir consulté ses conseillers, considère qu’en refusant de signer le traité de paix, les Bolcheviques ont virtuellement dénoncé l’armistice aussi les Allemands  reprennent les opérations militaires au cours de l’offensive Faustschlag. Lénine qui mesure le danger tient à imposer la paix au plus vite et à n’importe quel prix pour s’assurer le pouvoir dans la durée. Il intervient devant ses camarades et ne ménage pas ses efforts pour déclarer avec fermeté : « Le moujik ne fera pas la guerre et il renversera n’importe qui lui dira de la faire ».

La suite sur le site de L’union: http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.fr/2018/02/17/18-fevrier-1918-allemands-defient-bolcheviques

Parution du Rire

rire

L’escadrille La Fayette transférée à l’armée américaine

escadrille

Le 18 février 1918, l’escadrille La Fayette est officiellement transférée à l’armée américaine. Elle devient, sous le numéro 103, la première escadrille de chasse de l’armée de l’air des Etats-Unis.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/lescadrille-la-fayette

lire aussi: https://www.histoire-image.org/etudes/ronald-hoskier-legende-escadrille-lafayette

Alerte à Paris

avion-14-18

Ce jour-là, le Petit Journal publie un article alarmant intitulé « Une alerte à Paris » et évoquant ses « bruits suspects de moteurs signalés » : fausse alerte, et l’article est de surcroît censuré… Et aussi : six avions boches, un seul atteignit Londres ; raid de torpilleurs sur la côte dalmate ; des documents diplomatiques oubliés dans un taxi ; aujourd’hui la guerre reprend entre l’Allemagne et les Maximalistes, combattre la Russie, besogne facile… mais il y a aussi la crise polonaise ; au Conseil national du parti socialiste, les majoritaires l’emportent ; coups de main boches repoussés par les Anglais ; attentat politique à Valence ; caricature : « vos discours nous les comprenons, mais vos blés… »

https://www.geneanet.org/blog/post/2018/02/18-fevrier-1918-alerte-a-paris

La première ligne visée en Argonne

Les Allemands visent encore tout au long du front de l’Argonne marnaise, la capacité des poilus à résister au matraquage qui leur est infligé. Le lundi 18 février 1918, ce sont des torpilles qui s’abattent sur les postes français avancés tandis que des grenades sont balancées sur toute la première ligne de tranchée. Cette situation reproduit ce qui s’est déjà produit la veille lorsque dans l’après-midi, une dizaine de torpilles ont éclaté sur la gauche des positions du 27e régiment d’infanterie comme l’a constaté Pierre Perrin. L’ennemi a envoyé aussi de nombreuses fusées, profitant de la nuit pour préparer ce qui ressemble à une attaque globale de la ligne de front. Les tirs de barrage et de fusants sont impressionnants.

La suite sur le site de L’union http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.fr/2018/02/17/18-fevrier-1918-premiere-ligne-visee-argonne/

Journal du lundi 18 février 1918

Actions d’artillerie assez vives entre la Miette et l’Aisne, sur le front du bois le Chaume et en Haute-Alsace.
Un coup de main ennemi a échoué à l’est d’Auberive; un autre, au sud de Metzeral.
Activité de combat dans les zones montagneuses du front italien.
Bombardements violents dans la région de l’Astico. Actions de patrouilles sur divers points.
Devant le Montello, des groupes de soldats anglais en exploration, ayant passé à gué la Piave, ont atteint les lignes adverses.
Dans la plaine, actions locales, luttes d’artillerie. Une patrouille italienne, sortie de la tête de pont du Capo Sile, a surpris un petit poste ennemi et ramené les armes des occupants, qui ont été tués ou mis en fuite.
En Macédoine, près du lac de Pretkovo, un détachement britannique a pénétré dans les organisations ennemies et exécuté des destructions.
Sur le front serbe, deux reconnaissances bulgares ont été repoussées.
Un raid d’avions a eu lieu sur Londres. Une bombe est tombée faisant quatre victimes.
L’alerte a été sonnée à Paris, et des tirs de barrage ont été exécutés.
La Russie proteste contre la notification allemande aux termes de laquelle les hostilités reprendraient immédiatement.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1292/15 février 1918: prisonnier, l’aviateur Roland Garros parvient à s’échapper

(son) Prisonnier, l’aviateur Roland Garros parvient à s’échapper

garros

Prisonnier pendant trois ans, Roland Garros ronge son frein et voit s’accomplir les exploits, souvent sanglants, des as de l’aviation. Il tente de s’évader par tunnel, par avion, mais échoue. Il y parvient finalement le 15 février 1918, déguisé en officier allemand.

Sa captivité l’a marqué. Sa myopie s’est aggravée et il doit se cacher pour se faire faire des lunettes. Clémenceau tente de le garder au sol comme conseiller, mais sa volonté de remonter dans un avion est trop forte et le « Tigre » cède. Après une formation aux nouvelles techniques de combat aérien, qui évoluent au rythme très rapide des changements technologiques, il est affecté au groupe de combat n°12. L’escadrille monte au front sur le terrain de La-Noblette-en-Champagne.

Roland Garros est redevenu un fin pilote et il remporte le 2 octobre sa quatrième victoire. Le 5, au matin, il quitte le terrain aux commandes de son SPAD XIII. Le lendemain, il s’en doute, ses camarades prévoient de lui fêter son anniversaire. Il aura 30 ans.

source: https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/8-octobre-1918-la-fin-de-roland-garros_1762027.html

Proust écrit à son frère et parle des « embusqués  » et des Poilus

proust(…)Rien de tel dans cette lettre adressée le 15 février 1918 à son frère Robert et qui illustre, à cette occasion, l’antagonisme important existant à l’époque entre les “embusqués” et les “poilus”: une problématique sociale qui sera magistralement développée à travers la chronique du Paris en guerre dans le futur Temps retrouvé .

Affectueux et compatissant aux souffrances de son frère qui se bat sur le front italien, Marcel, exempt de mobilisation en raison de sa constitution fragile, a soin de lui donner le plus de nouvelles possibles de la maison, de sa santé, comme de celle de leurs amis communs. Passées en vente à Drouot il y a quelques années, une série de lettres inédites envoyées de 1916 à 1919 à Madame Fournier – la maîtresse de Robert – montraient déjà combien l’auteur de la Recherche admirait le courage de son cadet mais s’inquiétait sans cesse de son sort sans oser trop le materner par crainte de se montrer envahissant. Parmi ses phrases suant l’angoisse, on y lisait, notamment, celle-ci : “J’ai longtemps cru que “l’absence était le plus grand des maux”. Je sais maintenant que c’est le danger couru par ceux qu’on aime.”

Mon cher petit Robert

« Ceci est un simple post-scriptum à une lettre que je t’avais envoyée il y a une quinzaine de jours. Dans cette lettre je me rappelle qu’il y avait une phrase assez vague où je te disais que Flers devrait bien me donner la critique littéraire du Figaro. Or je vois que cette critique n’est plus à prendre, elle est donnée à Hermant. Si donc tu n’as rien dit à Flers, ne lui en parle pas puisque ce serait sans utilité aucune, Hermant la gardera et certainement toujours et le fera d’ailleurs très bien. De plus étant en très bons termes avec lui, je serais désolé d’avoir l’air de songer même à la lui enlever ! Jamais je n’aurais pensé à cette critique si j’avais su qu’il était question de lui. Je ne m’en doutais pas. Et d’ailleurs c’est sans importance n’en ayant parlé qu’à toi. Si jamais tu me récris – mais c’est déjà trop beau d’avoir eu ces mots de toi si inespérés, et si souvent relus, dis moi si “le cas échéant” tu accepterais d’avoir Lucien Daudet comme secrétaire. (Il avait organisé une machine des … à … où il avait beaucoup travaillé, puis il s’est brouillé avec ses collaborateurs, et M. Godard l’a recueilli à Paris. Mais il s’y ennuie et je crois qu’il aimerait être avec toi. Mais il n’est je crois qu’infirmier de 2e classe, et de plus comme il a 40 ans et est exceptionnellement intelligent je pense qu’il voudrait un travail un peu relevé. Mais je te dis tout cela selon l’expression courante “incidemment”.) Mes yeux font de plus en plus mal et le nombre de mes épreuves s’accroit au fur et à mesure, ce qui m’inquiète non pour ma vue mais pour la possibilité de terminer mon ouvrage. La maison va être un hôpital car nous attendons le mari de Céleste, atteint d’un état vague qui est soit la fièvre des tranchées, soit le paludisme, soit de la tuberculose. (…)

La suite sur https://www.franceculture.fr/emissions/la-boite-lettres/marcel-proust-son-frere-robert

https://largonnealheure1418.wordpress.com/2015/02/03/garros-aviateur-abattu-argonne/

 

Parution de Vogue

vogue

source: https://www.google.fr/search?q=15+f%C3%A9vrier+1918&safe=active&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=rQC-kqdHLd-YCM%253A%252CIILhHx1ZJVz4mM%252C_&usg=__7_nXHuZqYti3nOG4fDPymtiBJNE%3D&sa=X&ved=0ahUKEwj44oD4lMjYAhUHalAKHcS-B3YQ9QEIWjAM#imgrc=rQC-kqdHLd-YCM:

 

Journal du mercredi 15 février 1918

Une tentative ennemie sur un de nos petits postes au nord de Pargny-Filain a échoué.
Vives actions des deux artilleries dans la région à l’est de Reims.
En Champagne, dans le coup de main de la veille, des batteries américaines ont prêté un appui très efficace. Nos troupes ont organisé les positions conquises au cours de cette journée dans la région au sud-ouest de la butte du Mesnil. Le chiffre des prisonniers dépasse 150.
Nos batteries ont pris sous leur feu et dispersé un fort rassemblement ennemi signalé au sud de la Dormoise.
Sur le front britannique, les troupes canadiennes ont exécuté avec succès un coup de main sur les tranchées ennemies à Lens; elles ont infligé de nombreuses pertes aux Allemands, fait quelques prisonniers et capturé deux mitrailleuses.
Les pilotes britanniques ont exécuté quelques reconnaissances et lancé des bombes sur divers objectifs.
En Macédoine, activité réciproque des artilleries à l’ouest du Vardar et dans la boucle de la Cerna.
Sur le front italien, canonnade dans le val Giudicaria.
Les Italiens ont réussi quelques coups de main audacieux, et détruit un poste avancé ennemi.

 

1285/8 février 1918

Le vapeur Tuscania de la « Anchor Line » torpillé et coulé: 210 morts

tuscania

NEW-YORK, 7 février. – Le ministère des affaires étrangères avise officiellement du coulage du vapeur Tuscania de la « Anchor Line », compagnie anglaise. 2179 officiers et soldats américains se trouvaient à bord.
A minuit cinq, le ministère des affaires étrangères a publié le communiqué suivant :
« Le dernier avis reçu de l’ambassade américaine à Londres au sujet du Tuscania est qu’à 11 heures du soir, le 6 février, 1923 officiers et soldats étaient saufs. »
La plupart des rescapés ont été débarqués en Irlande.
[Le vapeur Tuscania, qui avait son port d’attache à Glasgow, jaugeait de 14 348 tonneaux.]

Le torpillage
LONDRES, 7 février – Dépêche particulière du « Matin » – On a maintenant quelques détails sur le coulage du Tuscania. Son commandant était le capitaine MacLean et non pas Henderson, comme l’a dit par erreur le communiqué officiel, et son équipage se composait de 200 hommes.
On croit maintenant que le nombre des victimes dépasse 210.
Aucun avertissement n’avait été donné, aucun périscope n’avait été aperçu quand une torpille frappa le navire en pleine coque. Immédiatement après, une seconde torpille passa à tribord sans l’atteindre.
Le Tuscania donnait fortement de la bande, ce qui gêna la mise à l’eau des embarcations et fit que beaucoup d’hommes sautèrent dans la mer. La descente des canots les plus haut placés causa aussi quelques accidents.
Heureusement, l’appareil de T.S.F. était intact, on put demander du secours ; des bateaux et des destroyers arrivèrent, bientôt de divers ports irlandais.
Tous les témoignages sont d’accord pour rendre hommage à l’excellente discipline de nos amis américains et à l’ordre parfait dans lequel ils quittèrent le navire. Dans tous les ports où ils furent débarqués, ils reçurent l’hospitalité la plus large et la plus cordiale. On croit savoir que le Tuscania qui coula quatre heures seulement après avoir été torpillé, faisait partie d’un convoi dont les autres navires sont saufs. »

source: http://www.mille-sabords.com/forum/index.php?showtopic=43577

 

L’escadrille Lafayette devient  le 103rd Aero Squadron

L’escadrille « Lafayette », constituée de pilotes volontaires américains sous commandement français, devient le 103rd Aero Squadron, sous commandement américain.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-105.html

Sortie de « La vie parisienne »

vie

https://www.pinterest.fr/pin/529876712391206256/

 

Journal du vendredi 8 février 1918

Activité des deux artilleries, particulièrement vive sur le front au nord de l’Aisne, dans la région Chavignon-Pargny-Filain, sur la rive droite de la Meuse, dans le secteur Samogneux, cote 344 et sur l’Hartmannswillerkopf.
Des détachements ennemis qui tentaient d’aborder nos petits postes au nord-est de Braye-en-Laonnois et dans la région du bois Mortier ont été repoussés.
En Champagne, nous avons exécuté un coup de main heureux sur les tranchées ennemies à l’est du Téton.
En Alsace, après une violente préparation d’artillerie, les Allemands ont tenté sans résultat de pénétrer en deux points dans nos lignes, au Bannholz.
Un appareil ennemi a été abattu par le tir de notre artillerie antiaérienne.
Les Anglais ont exécuté avec succès un coup de main à l’est d’Armentières. Ils ont ramené un certain nombre de prisonniers et une mitrailleuse, en ne subissant que des pertes légères.
Sur le front italien, du Stelvio à la mer, tirs modérés d’artillerie.
Action de patrouilles de l’Adige à la Brenta. Calvisano (sud-est de Brescia), Bassano, Trévise et Mestre ont été l’objet d’attaques aériennes avec lancement de bombes.
Un dirigeable italien a jeté une tonne de projectiles au sud de Vittorio, sur un champ d’aviation.

 

1283/6 février 1918: la Croix rouge contre l’emploi des gaz vénéneux

 Sporting éditions spéciales pendant la guerre

Mercredi 6 Février 1918 : L’image n’est pas de tres bonne qualitée mais en 1918 il y avait d’autres préocupations … Voici un petit extrait du compte rendu d’époque … « Séraphin ne fut qu’un gardien de but insuffisant . Les arrières étaient meilleurs , Quick montrant une heureuse activitée et Verlet, à part quelques balles mal jugées impressionnant l’attaque adverse . des <> Herreman et Vasconi surtout sont à signaler. Ils eurent généralement l’avantage sur le trio adverse . Nous avons dit ce que nous pensions de l’attaque dont aucune  unité n’est médiocre et qui cependant ne donna pas satisfaction.

source: https://renazia.blog4ever.com/photo/884095

La Croix rouge contre l’emploi des gaz vénéneux

Bataille d’Estaire : une file de soldats aveuglés par les gaz à un poste de premiers secours près de Béthune. 10 avril 1918. / © Imperial War Museum London/Ref. HIST 3088/25

Au début 1918, le CICR craint un emploi généralisé de ces armes de destruction massive et aveugle. Pour s’opposer à cette escalade tragique des moyens de combat, il peut s’appuyer sur les Règlements annexés aux Conventions de La Haye de 1899 et de 1907 sur les lois et coutumes de guerre qui interdit l’emploi des armes toxiques, ainsi que sur une déclaration des États parties à la Convention de 1899 qui interdit l’usage de projectiles répandant des gaz asphyxiants.

Le 6 février 1918, il lance un appel contre l’emploi des gaz vénéneux pour convaincre les belligérants d’y renoncer par un accord conclu sous l’égide de la Croix-Rouge.

En décidant de s’opposer activement aux armes toxiques, le CICR s’engage dans une voie nouvelle qui dépasse l’assistance aux victimes pour s’intéresser aux méthodes et aux techniques de combat. Dans ce domaine, il traite d’un sujet très controversé, qui fait l’objet d’accusations réciproques de la part des États belligérants.

source: https://www.icrc.org/fr/document/le-cicr-1914-18-laction-du-cicr-contre-la-guerre-chimique

En Angleterre droit de vote pour les femmes de 30 ans

En Angleterre, la loi électorale du 6 février 1918 accorde le droit de suffrage aux femmes de manière restrictive (seules les femmes de plus de 30 ans obtiennent le droit de vote) et l’égalité avec les hommes n’apparaît pas totale.

source: https://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu04504/la-mobilisation-des-femmes-dans-l-economie-et-au-service-de-l-effort-de-guerre.html

Une citation pour une victoire aérienne au-dessus de Monampteuil (02)

Le samedi 5 janvier 1918, en mission photographique sur le Chemin des Dames dans le département de l’Aisne, le pilote Georges Popelin abat un avion ennemi au-dessus de Monampteuil, ce qui lui vaut ainsi qu’à son observateur, le capitaine Ruby, une citation à l’ordre de l’armée le 6 février 1918 (JORF du 3 mars 1918, p.2852) et sa promotion au grade de sergent le 20 février 1918. Un exemple supplémentaire de la reconnaissance manifestée par l’état-major général des armées envers ceux dont les aviateurs qui se distinguent particulièrement au cours des missions qui leur ont été attribuées.

source: http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.fr/2018/01/05/5-janvier-1918-avion-ennemi-abattu-a-monampteuil-aisne/

Un tireur avec le chat du régiment dans une tranchée à Cambrin, France, le 6 Février, 1918

http://buzzly.fr/17-photographies-de-chats-qui-ont-servi-pendant-la-guerre-indifferents-mais-patriotes-tout-de-meme-45.html

La collecte des oeufs réglementée à Laon (02)

Un ordre du 6 Février 1918 no 297 nous montre que la collecte des œufs
est savamment organisée. Et encore cette fois des coqs et poussins)) ne
sont pas comptés :
Voici ce texte :
Laon, le 6 Février 1918 No 297
Coinmandanture de Laon
Ordre
II est ordonné ce qui suit à la population :
I – Tous les possesseurs de volailles devront en faire la déclaration à
la mairie, avant le IO février courant.
2” – A compter du Irr février 1918, les quantités d’œufs suivantes
devront-être livrées à la Cominandanture de Laon:
en février 1918 …………. 3/4 d’œuf en mars ………………. I 1/2 d’œuf
enavril ………………. 2 d’œuf
enmai ……………….. 2 d’œuf
enjuin ……………….. 13/4d’œuf par poule et par
en juillet ……………… I I/2 d’œuf (exception faite en août ………………. 1 d’œiq des coqs et poussins) en septembre …………… 3/4 d’œuf en octobre …………….. 1/2 d’œuf en novembre …………… I/4 d’œuf
en décembre …………… 1/4 d’œuf
semaine
– 75 –
3 ” -Chaque œuf livrtserapaytà la population, à raison de 24 Pfennige
ou 30 centimes. Par contre, pour tout œuf fourni en moins que la
quantité exigible, il sera infligé une amende de 48 Pfennige ou 60 centimes,
à déduire de la somme des œufs livrés.
de réquisition par l’autorité allemande.
n’importe quel grade est strictement interditeà la population.
4 -En cas de refus de livraison, les poules seront enlevtes contre bon
5” – Toute vente volontaire d’œufs à des militaires allemands de
6” – La réception des œufs aura lieu le samedi de chaque semaine, de
8 à 1 heure allemande à la mairie, et ce, en commençant le samedi 9
février 1918.
La Commandanture
signt: Curio

source: http://www.histoireaisne.fr/memoires_numerises/chapitres/tome_26/Tome_026_page_072.pdf

Journal du mercredi 6 février 1918

Canonnade assez vive en certains points, au nord du Chemin des Dames. Un détachement ennemi, dans la même région, a été repoussé avant d’avoir atteint nos lignes.
En Argonne, à la Fille-Morte, nous avons réussi un coup de main et ramené des prisonniers.
La lutte d’artillerie s’est développée dans région de la cote 344, rive droite de la Meuse. Canonnade intermittente sur le reste du front.
Des coups de main ont été effectués avec succès par les troupes britanniques, au sud de Fleurbaix et vers la voie ferrée d’Ypres à Staden. Nos alliés ont fait subir de sérieuses pertes à l’ennemi et ramené des prisonniers et une mitrailleuse.
En Macédoine, les troupes bulgares ont tenté, sur les positions britanniques, au sud-ouest de Doiran, un coup de main qui a complètement échoué; une de leurs reconnaissances a été dispersée vers l’embouchure de la Strouma.
Sur l’ensemble du front italien, actions d’artillerie éparpillées et activité aérienne très vive.
Treize avions ennemis ont été abattus, cinq par les aviateurs italiens sur le val Stagna, et huit par les aviateurs anglais, à l’est de Montello.
Les dirigeables italiens ont bombardé des convois militaires.
Padoue a été de nouveau bombardée avant l’aube. Des édifices ont été endommagés et des personnes blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1280/3 février 1918; Blaise Cendras écrit « J’ai tué « dans « la main coupée »7

Blaise Cendras: « j’ai tué un boche »

Le 3 février 1918, Blaise Cendrars raconte : « J’ai tué le Boche. J’étais plus vif et plus rapide que lui. Plus direct. J’ai frappé le premier. J’ai le sens de la réalité, moi, poète. J’ai agi. J’ai tué » (J’ai tué, 1918, rééd. Fata Morgana, 2013).

source: https://lelephant-larevue.fr/lart-cicatrices-de-guerre/

Mort de l’as britannique Rupert Randolph Winter

Mort en combat aérien de Rupert Randolph Winter, « As » britannique de la WW1, 5 victoires aériennes au sein des 6N et 9N Sqns du RNAS, abattu dans son Sopwith « Camel » matricule B6430 entre Roulers et Poelkapelle, en Belgique, par l’as allemand de la Jasta 26, Otto Fruhner.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-315.html

Blaise Cendras écrit « J’ai tué « dans « la main coupée »

Si la guerre est un moment symbolique pour Blaise Cendrars, peut-on affirmer pour autant qu’elle a été une chance ? « À la veille de la guerre il craint, lui le poète, de s’enliser dans des conflits d’esthètes, dans des polémiques à coup de manifestes et de lettres ouvertes, d’entrer dans un milieu qui ne convient pas à son tempérament. D’une manière générale il n’aime pas les cadres. La déclaration de guerre est une occasion de sortir de l’ornière des conflits littéraires. C’est une chance pour lui parce qu’elle le sort des querelles stériles. Il découvre alors un autre monde, une autre vie, une autre relation, surtout avec des légionnaires. » J’ai tué, le premier texte que Blaise Cendrars consacre à la guerre, il l’écrit alors que celle-ci n’est pas terminée, le 3 février 1918.

«C’est, rappelle Claude Leroy, son premier grand texte avec “La Guerre au Luxembourg”, un poème paru en 1916. J’ai tué conduit à une inculpation universelle. C’est toute la civilisation moderne qui amène celui qui parle, le guerrier, à s’animaliser à nouveau et fait de lui un nettoyeur de tranchées, un tueur, pour vivre. C’est un réquisitoire qui montre que ce geste-là, ce geste terrible de tuer l’autre, est commandée par toute la civilisation.

source: http://actualites.ecoledeslettres.fr/litteratures/blaise-cendrars-la-main-coupee-et-autres-recits-de-guerre/

Journal du dimanche 3 février 1918

Activité d’artillerie dans la région de Bunhaupt-le-Haut.
Un coup de main effectué par nous au nord du bois Mortier nous a permis de ramener quelques prisonniers.
Sur le front du bois des Caurières nous avons repoussé un détachement ennemi qui tentait d’aborder nos lignes.
Sur le front britannique, un détachement des troupes de Liverpool a exécuté avec succès un coup de main sur les tranchées allemandes au sud-est d’Armentières et ramené des prisonniers.
Un raid ennemi a été repoussé au nord de Passchendaele.
Sur le front italien, action d’artillerie, spécialement dans le secteur du plateau d’Asiago.
Des échanges de fusillades entre avant-postes se sont également produits.
Les vols de croisière des aviateurs italiens ont donné lieu à des combats aériens au cours desquels deux appareils ennemis ont été abattus et sont tombés près de Turteo, au sud d’Asiago et dans la vallée de la Brenta.
Des avions autrichiens ont attaqué Trévise et plusieurs centres habités dans la zone montagneuse sur la Brenta et sur la Piave, lançant de nombreuses bombes qui ont fait quelques blessés et causé de légers dommages à quelques édifices.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1276/30 janvier 1918: La canon de Paris bombarde la capitale

Examens de budgets au conseil municipal de Reims

Lors d’une séance de conseil municipal présidé par le Dr Langlet, maire examine plusieurs comptes administratifs 1916- et 1917 et le budget primitif de l’année 1918.

Voir le détail sur http://www.archinoe.net/reims/visualiseur/visu_affiche.php?PHPSID=ab28a8bcf3e56e5e576832fdeb23d6ca¶m=visu_1&page=1&id=514001037#

Pour 1918 on retiendra que les recettes prévues pour le budget communal de l’année 1918 s’élèvent à 742,922F pour des dépenses évaluées à 2,4MF.

Concernant les relations avec l’Armée, elles sont toujours tendues. Pour preuve, l’armée voulait réquisitionner 1.800 tonnes de vieilles fontes pour un montant de 270F. La ville elle proposait 340F. L’affaire a dû être réglé par le juge de paix qui a évalué le lot pour 300F.

 

Bombardement sur Paris

Les bombardements stratégiques (objectifs civils) des Gotha sur Paris commencent le 30 janvier 1918. Auparavant, les machines sont amenées par wagons entiers dans le département de l’Aisne. Les grandes plaines qui entourent Clermont-les-Fermes où se trouve l’Etat-Major du bombardement stratégique allemand, Montigny-les-Fermes et La Ville-aux-Bois dans le nord-est du département.
Trente appareils portant chacun dix bombes de 10, 50 ou 100 kg sont lâchés sur la capitale dans la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 janvier 1918. Onze atteignent Paris, malgré les tirs nourris des canons de 75 et la chasse de nuit, y jetant 93 bombes entre 23 heures et 0 h 30 et 167 bombes atteignent la banlieue. Au matin, on dénombre 61 morts et 198 blessés

source: http://www.aerosteles.net/stelefr-paris-bombcl

http://archives.paris.fr/a/434/une-du-journal-le-matin-/

Record pour le canon qui bombarda Paris

canon

Les tubes des canons de Paris furent construits à partir des 9 tubes de marine de 350mm destinés au croiseur ERSATZ FREYA dont la construction avait été suspendue. Les tubes de marine de 17m ont été réalésés pour supprimer les rainures. A l’intérieur des tubes devenus lices était fretté (mise en place par dilatation) un tube rayé de calibre inférieur ( 210mm ) mais beaucoup plus long ( 30m ). Le canon fut encore rallongé par un tube prolongateur de 6m fixé à l’extrémité du premier. La longueur totale du tube atteinte était de 36m pour un poids entre 140 et 125T. La longueur et le poids exceptionnels du canon ont obligé les ingénieurs de la Krupp à concevoir un système de soutènement inédit en artillerie. Comme pour un pont suspendu des haubans et un mat central viennent rigidifier le long tube, l’empêchant de se courber sous son propre poids (plusieurs canons à long tube accusent d’ailleurs une courbe à peine perceptible que redresse momentanément la mise à feu). Après chaque coup de feu, le tube oscillait souvent plusieurs minutes.
De par ses dimensions hors norme le canon ne pouvait être acheminé d’une seule pièce. Après avoir été déplacé par voie ferrée en pièces détachées, le canon était assemblé sur place au moyen d’un pont roulant. L’affût était préalablement débarrassé de ses bogies ferroviaires avant d’être monté sur un plateau tournant, le tube et sa prolongation étaient ensuite montés sur l’affût et enfin on déployait les haubans de soutènement. Ainsi montée la pièce atteingnait le poids de 750t.
Mais le secret des canons de Paris réside dans la trajectoire de l’obus. Avec une élévation égale à 50 degrés, le projectile est propulsé dans la haute atmosphère où l’air raréfié oppose moins de résistance à l’obus et accroît ainsi sa portée.
Le 30 janvier 1918 lors des essais finaux au pas de tir de la marine à Altenwalde le canon tira jusqu’à 126 km avec une assez bonne précision. Les obus ont atteint une altitude de 42 km à l’apogée de leur trajectoire.
C’est à l’époque la plus haute altitude au-dessus de la surface de la Terre jamais atteinte par un projectile lancé par l’homme. Le Canon de Paris conserva ce record de 1918 à 1939, jusqu’à ce que la fusée V-2 soit mise au point durant la Seconde Guerre mondiale.

http://html2.free.fr/canons/canparis.htm

« La Voix des femmes » censurée

http://argonnaute.u-paris10.fr/Blog-des-collections/p58/La-Voix-des-femmes

Congès pour les femmes salariées quand leur mari est en perm

30 janvier 1918: rapport de M. STRAUSS sur la PPL reconnaissant aux femmes salariées de mobilisés le droit à un congé à chaque permission de leurs maris ; communication à la commission d’instruction de la Haute Cour de justice des documents relatifs à l’affaire MALVY déposés dans les archives de la commission de l’armée ; audition de M. IGNACE (sous-secrétaire d’État à la justice militaire) sur le prisonniers de guerre et sur la PPL relative au code de justice militaire (sténographie manquante) ; rapport de M. GAVINI sur les existants des services automobiles ; approvisionnement en munitions de l’armée britannique ; communications.

Karl Bolle devient as de l’aviation allemande

 

En avril 1917, Karl Bolle rejoint le Jagdstaffel 28 suite à une blessure à la jambe. IL sert comme aide de camp. Une fois rétabli de sa blessure, il entreprend de devenir enfin un véritable pilote de chasse avec l’aide des as que sont Karl Emil Schaefer et Otto Hartmann. En juillet 1917, il effectue son premier vol en tant que pilote de chasse. Il obtient sa première victoire le 8 août 1917. Le 30 janvier 1918, il obtient sa 5e victoire et devient un as de l’aviation allemande.

Il est ensuite promu Oberleutnant et transféré à la Jasta 2. Il vole à présent sur un Fokker Dr. I. Grâce à cet avion, il abat de nombreux appareils ennemis et arrive au score de 36 victoires. Au cours de la seule journée du 4 novembre 1918, il réussit à abattre 4 appareils ennemis.

http://www.guerre1418.org/html/as33.html