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(vidéo) La photographie aérienne pour espionner l’ennemi

Sur France 3 Grand est

Dans le mois qui précéde l’offensive au nord de Verdun, été 1917, les Français procédent à une reconnaissance aérienne des objectifs à atteindre. 3000 photographies sont réalisées depuis des avions survolant les lignes allemandes. Des informations sont précieuses pour monter à l’assaut de ces positions.

L’importance de la photographie aérienne est apparue dès le début de la guerre. Les premières sont réalisées depuis des cerfs volants ou des ballons captifs. Ces systèmes ne permettent pas de surplomber les positions ennemies. Quelques pilotes d’avion décident de leur propre initiative d’embarquer des appareils pour réaliser des clichés. Ces photos s’avèrent plus riches et plus précises en termes de renseignement…

L’évolution technique favorise le développement de cette photographie aérienne. Depuis 1915, les films permettent de réaliser 300 clichés panoramiques au lieu de 12 avec des plaques de verre. Ces photos permettent de mettre à jour en temps réel les cartes d’état-major. De repérer chaque tranchée, chaque abri, chaque nid de mitrailleuse. Ces informations permettent d’identifier les objectifs à atteindre lors d’une offensive, ou de voir l’état de destruction des zones bombardées par l’artillerie.

Les techniques, d’abord expérimentales, vont s’affiner. En 1918, des reconnaissances « à grande profondeur » ont lieu. Vêtus de combinaisons fourrées et équipés de masques à oxygène, pour voler à haute altitude, les pilotes sont capables d’aller à 120 kilomètres derrière les lignes ennemies pour prendre des clichés. Une préfiguration des avions espions et des satellites aujourd’hui utilisés.

source: http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/meuse/verdun/histoires-14-18-photographie-aerienne-espionner-ennemi-1300815.html

1113/20 août 1917: deuxième bataille de Verdun’

L’attaque du 20 août au Mort Homme

Nous partons à 20 h 15 pour les lignes, tandis que notre artillerie fait rage de toute part. Nous n’arrivons aux 1ères lignes qu’à 9 h 30 du matin. Nous passons une vraie nuit de martyre sous le poids énorme de notre chargement, nos épaules sont affreusement endolories. Pas d’abri en arrivant, il faut s’installer dans la tranchée sous le feu de l’artillerie boche. La nôtre fait toujours rage. C’est un vrai pilonnage qu’elle exécute sur tout le terrain à prendre et au-delà. Enfin la journée atrocement longue s’écoule quand même et la terrible nuit au bout de laquelle nous devons attaquer…Nous recevons du gaz de nos obus que le vent ramène chez nous, cela ajoute encore à nos misères.

L’attaque doit avoir lieu à 4 h 30 (heure H). Dès 3 h, tandis que nos canons hurlent à loisir, nous nous entassons dans la tranchée de départ. On ne se sent pas en sécurité, car les Boches commencent leur barrage.

Notre compagnie n’a pas de perte cependant, mais les compagnies voisines en ont. Enfin à l’heure marquée, commandant en tête, nous franchissons le parapet et avançons lentement, tandis que devant nous le tir de barrage nous couvre d’un épais réseau de fer infranchissable.Nous passons ainsi la cote 265, première crête, la crête de Mort-Homme couronnée par la tranchée de Silésie et nous arrivons à la tranchée de Postdam, notre objectif.
Là, nous devons attendre que le 3e Bataillon passe devant nous pour aller occuper la tranchée en avant, dernier objectif pour le régiment. Mais on se laisse entraîner par l’ardeur de notre chef de bataillon. Malheureusement, notre artillerie continue à battre le terrain, et par nos obus, plusieurs hommes sont atteints. Une heure après, le terrain étant assez bien balayé, le 2e Bataillon s’engage et va, sans trop de mal, occuper la tranchée en face.

source: http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/mort-homme—5.html

Lire aussi: http://www.ecpad.fr/lartillerie-francaise-de-la-meuse-a-la-veille-de-loffensive-victorieuse-du-20-aout-1917/

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/ALGP_Guy_Francois.htm

Un Sopwith 1A2 de l’Escadrille SOP 50, son pilote Ltt Henry Roget, à droite, et son observateur, Ltt Paul Pinard, à gauche, assurent le contrôle des tirs sur la rive gauche en prenant journellement des photographies. Entre deux missions dangereuses au dessus des lignes allemandes, les deux officiers et le chien « Cadorna » savourent quelques instants de tranquillité – Photo collection du Général Guy François

Vadelaincourt( Meuse) : Ils bombardent les hôpitaux

Par le canon et par avion, les formations sanitaires de Dugny, des Monthairons, de Vaudelaincourt et de Betrup dans la région de Verdun ont été bombardées ; 43 infirmières, bénévoles, infirmiers ou soldats en traitement ont été tués ; 55 ont été blessés.

Le 20 aout, à onze heures du soir, un avion allemand vint jeter une bombe incendiaire sur l’hôpital de Vadelaincourt.

L’engin tomba dans une salle de pansement, tuant une infirmière, Mlle Vandamme. Le feu prit au baraquement et gagna les pièces voisines. A la lueur de l’incendie qui rendait plus visibles encore les croix de Genève peintes sur la toiture, l’aviateur ennemi lance une deuxième bombe qui atteint l’angle du pavillon d’opérations où fonctionnaient trois équipes chirurgicales.

Le pavillon fut entièrement brisé. Infirmiers et malades en traitement durent s’enfuir de l’hôpital d’où les chassait l’incendie. L’aviateur, volant très bas, se mit à la poursuite et tirant avec sa mitrailleuse, fit 68 victimes dont 18 ont succombés.

De tels actes ne sont plus des actes de guerre, ce sont des assassinats.

source: http://souvenirsdenosgreniers.unblog.fr/2013/07/16/ils-bombardent-nos-hopitaux-et-assassinent-nos-blesses-1917/

 

Journal du lundi 20 août 1917

Actions d’artillerie sur le front de l’Aisne, notamment au nord-ouest et à l’est de Reims. Des coups de main ennemis sur nos petits postes, au nord de Braye, dans la région de Berméricourt et de la Pompelle, ont échoué sous nos feux.
Sur les deux rives de la Meuse, la lutte d’artillerie continue très vive de part et d’autre.
Au bois le Prêtre, à l’est de Badonviller et au nord de Celles-sur-Plaine, nous avons repoussé des tentatives allemandes consécutives à de violents bombardements. L’ennemi a subi des pertes sensibles et laissé des prisonniers entre nos mains.
Reims a reçu 600 obus. Un civil a été blessé.
Notre aviation de chasse s’est montrée particulièrement active. 11 avions allemands sont tombés en flamme ou ont été détruits à la suite de combats avec les nôtres, 6 autres ont dû atterir dans leurs lignes. Nos avions ont bombardé les gares de Kortemark, Thourout, Lichterwelde, Ostende, Cambrai, Dun-sur-Meuse.
Les Anglais ont pris des tranchées allemandes vers la ferme de Gillemont, au sud-est d’Epéhy. Des détachements qui ont pénétré dans les positions ennemies au sud-ouest d’Havricourt ont ramené des prisonniers.
Les Italiens bombardent vigoureusement les positions autrichiennes de l’Isonzo.
Les Russo-Roumains ont consolidé leur résistance dans la région d’Ocna.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

 

1100/7 août 1917: enlèvement de la cloche de Martincourt-sur-Meuse

Sortie du dirigeable zodiac VZ-4

La VZ-4 effectue son premier vol le 7 Août 1917 à St-Cyr puis elle est convoyée vers Guipavas (29). Elle arrive à Montebourg le 10 mars et après deux vols sera dégonflée dès le 21 mars. Regonflée, elle rejoindra Rochefort en mai 1918.

source: http://www.aerobase.fr/historique/dirigeables/zodiac.html

(Aviation) Un second essai d’appontage se termine mal

Le 2 août 1917, le capitaine de corvette Dunning parvient à poser un Sopwith Pup. L’avion est arrêté par des hommes qui attrapent des crochets fixés sur l’avion au moment où l’avion se pose sur le pont mais au second essai, effectué le 7 août 1917, l’avion ne peut être rattrapé, l’avion tombé à la mer et le pilote succombe. Suite à cet accident, le Furious est de nouveau modifié. La tourelle arrière de 457mm est débarquée et remplacée par un pont d’envol de 91m couvrant un hangar, séparé du pont avant par le bloc-passerelle et la cheminée.
Source :http://forummarine.forumactif.com

Enlèvement de la cloche de Martincourt-sur-Meuse

Enlèvement de la cloche de Martincourt-sur-Meuse par les allemands le 7 août 1917.

source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Enl%C3%A8vement_de_la_cloche_de_Martincourt-sur-Meuse_par_les_allemands_le_7_ao%C3%BBt_1917.png

Journal du mardi 7 août 1917 à travers Le Miroir

Rien à signaler en dehors d’une activité assez marquée des deux artilleries en Champagne, dans la région des Monts et sur les deux rives de la Meuse, notamment dans les secteurs d’Avocourt et de Louvemont.
Sur le front belge, activité de l’artillerie ennemie vers nos voies de communication. Tirs à obus à gaz dans la région de Ramscapelle. Combats entre patrouilles au sud de Dixmude.
En Macédoine, escarmouches dans la vallée de la Strouma. Deux coups de main ennemis, tentés, l’un dans la boucle de la Cerna, l’autre entre les lacs de Presba et d’Okrida, ont été repoussés. A l’ouest du lac Malik, une colonne mobile, partie de Koritsa, a chassé l’ennemi des hauteurs au sud de Kaçaka.
Sur le front italien, actions d’artillerie éparpillées et de peu d’intensité.
Des avions autrichiens ont jeté des bombes sur plusieurs centres habités situés entre l’Isonzo et le Tagliamento. Ils n’ont causé que des dégâts légers. Un hydravion autrichien a été abattu dans le Pô.
Les Russes ont fait 500 prisonniers dans un de leurs secteurs; dans plusieurs autres, ils ont dû reculer devant des forces supérieures.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

1080/18 juillet 1917: et les combats continuent au Chemin des Dames

Et les combats continuent au Chemin des Dames

Le 18 juillet, dès l’aube, la 18ème D I fut violemment attaquée par la 5ème division de la garde impériale qui lui arracha une partie des plateaux de Californie et des Casemates. Le 22, les attaques allemandes reprirent et le 213e R I perdit du terrain.

Le 24, une contre-offensive française se déclencha menée par les  18e et 164e divisions. Elle démarra à 4h15 du matin. La plus grande partie des plateaux fut repris par les 213e, 152e ,90e et 334e R I et le 41eB C P.

Le 26 juillet, le 1er corps colonial releva ces unités épuisées.

Tout l’été, les combats firent rage dans une chaleur torride, sous les obus, parmi les cadavres et le matériel déchiqueté.

Les fantassins des deux camps supportèrent les plus extrèmes souffrances.

source: http://www.genealogie-aisne.com/old_genealogie/articles/combatscraonne.htm

La coopération franco-américaine en matière d’aéronautique

De 1917 à 1918, la France et les États-Unis, devenus alliés, s’engagent dans un programme de coopération aéronautique d’une ampleur considérable. Chacun des deux pays concernés attend beaucoup de l’autre et s’emploie à agir surtout en fonction de ses intérêts propres et de ses égoïsmes nationaux. Les autorités françaises comptent sur la puissance industrielle et financière américaine, mais entendent imposer leur savoir-faire technique dans le domaine de l’aviation et en tirer tous les bénéfices possibles. Les Américains, précipités dans une guerre pour laquelle ils ne se sont pas préparés, souhaitent s’équiper dans les délais les plus brefs des matériels français qui ont fait leurs preuves au combat et obtenir des transferts de technologie qui leur permettront d’asseoir leur propre industrie aéronautique. Si les espoirs sont immenses des deux côtés, les résultats ne sont guère à la hauteur des attentes. Les objectifs des programmes établis sur les deux rives de l’Atlantique sont bien loin d’être atteints et plusieurs crises aiguës en résultent entre les deux nations. Le mythe d’une France généreuse et désintéressée, offrant ses services et ses avions aux États-Unis, sort bien écorné d’une analyse historique serrée de cette entreprise commune.

source: https://rha.revues.org/2483

Parution du canard enchaîné

Journal du mercredi 18 juillet 1917 à travers Le Miroir

Entre Somme et Aisne, l’ennemi a prononcé une série de forts coups de main, précédés de bombardements. Trois tentatives, au sud-est de Saint-Quentin et à l’ouest d’Allemant, ont échoué sous nos feux.
Au sud de Corbeny, plusieurs détachements ont attaqué nos petits postes : ils ont été refoulés.
En Champagne, après un violent bombardement du Mont-Haut et du Téton, les Allemands ont lancé des forces importantes à l’assaut des positions que nous avions conquises la semaine écoulée. Nos troupes ont résisté avec une ténacité indomptable à un ennemi très supérieur en nombre.
Au Téton, les Allemands n’ont pu entamer nos lignes. Au Mont-Haut, le combat très acharné s’est terminé pour eux par un sanglant échec. Leurs vagues d’assaut successives ont été détruites.
Reims a de nouveau reçu 1.600 obus.
Canonnade sur le front anglais vers Armentières, Wytschaete et Nieuport. Nos alliés ont bombardé quatre gares importantes et un grand camp de repos à l’intérieur des lignes allemandes.
Les Italiens ont détruit les positions autrichiennes dans le secteur du Vallone. Ils ont capturé 11 officiers et 264 soldats.
Les Russes ont fait 916 prisonniers nouveaux, portant le total depuis le 1er à 36.500.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1077/15 juillet 1917

Un coup de main du 341ème R.I. emmené par le Capitaine Calliès

lire dans le journal du 13 juillet 1917

http://Un coup de main du 341ème R.I. emmené par le Capitaine Calliès

Le 329 ème RI au chemin des Dames

Le 13 juillet à midi, le général commandant la 158° DI prend le commandement du secteur d’Ailles, et le 14, il reçoit mission d’attaquer la tranchée de Franconie et la courtine du poteau d’Ailles, de s’en emparer, de reconnaître les galeries souterraines débouchant dans la tranchée ou aux abords immédiats, de les nettoyer, les exploiter ou éventuellement de les fermer.

Cette opération se déroulera le 15 juillet à 16h30, et sera assurée par le bataillon Hugo (6° bataillon) actuellement en réserve à Paissy, accompagné par une compagnie du génie.

Un appui d’artillerie lourde sera effectué à H – 2, destiné à détruire totalement la tranchée et la courtine, et à briser le moral des défenseurs. L’artillerie de campagne précèdera l’infanterie pour empêcher l’ennemi de sortir ses mitrailleuses dans l’intervalle de temps entre le passage du dernier obus et l’arrivée des fantassins.

L’avion d’infanterie de la DI sera engagé, un poste de pigeons mis à la disposition du commandant de l’attaque ; les hommes auront 2 jours de vivres, les bidons remplis.

La progression de l’attaque est déterminée à raison de 100m en 4 minutes.

Une fois la tranchée prise, elle sera immédiatement organisée, couverte d’un réseau de fils de fer.

Le bataillon Hugo quitte Paissy à 18h00 pour monter en ligne et relever un bataillon du 224° RI. Dans la nuit, le commandant Hugo envoie des patrouilles constater l’état du terrain qui se révèle très mauvais : « ce n’est qu’une succession de trous d’obus, dont certains sont très profonds et en partie pleins d’eau. Il reste par endroits des traces d’anciens réseaux de fils de fer à moitié recouverts. D’une façon générale, la progression ne paraît pas pouvoir être rapide ; elle rencontrera de réelles difficultés (souligné) ; cependant, les défenses ennemies ne paraissent pas, en leur état actuel, constituer un obstacle sérieux ».

La préparation d’artillerie se déclenche à l’heure prévue, mais les tirs sont trop courts et causent des pertes à la 22° compagnie placée à gauche de l’attaque.

A l’heure H, les sections de 1ère ligne tentent vainement de franchir le parapet de la tranchée de départ ; elles doivent se replier immédiatement sous l’effet des tirs de barrage ennemis. Une quinzaine d’hommes sont tués ou portés disparus, une vingtaine sont blessés ou contusionnés. Le commandant est l’une des premières victimes ; à 16h30, alors qu’il quitte son PC situé dans la tranchée de 1ère ligne pour voir déboucher son bataillon, il tombe atteint par un éclat d’obus. Le bombardement ennemi va durer 1h 30, rendant toute circulation entre les boyaux impossible ; la mort du commandant Hugo ne sera connue de son adjudant-major, le capitaine Ronfort, et du lieutenant-colonel Desbareau, qu’à 18h00.

A 19h00, un message reçu par le commandant du 329° RI, indique que les tranchées sont complètement bouleversées (souligné).

Un compte rendu du commandant de la compagnie 14/14 du génie qui participe à l’attaque aux côtés du 329° indique que la compagnie de gauche (la 22°) n’a pu sortir, que la compagnie de droite (la 23°, celle de René Rucheton) a atteint les lignes ennemies, mais a dû refluer, violemment contre-attaquée à la grenade et au lance flammes ; elle revient avec 3 prisonniers.

Suite à cette action, la nuit qui suit est décrite comme « très agitée ».

La suite sur http://329ri.canalblog.com/archives/2013/10/12/28199163.html

voir la suite sur https://transcribathon.com/en/documents/id-15761/item-166902/

Femme charrue

photo prise le 15 juillet 1917

source: http://clioweb.canalblog.com/archives/2014/10/16/30804318.html

Destruction du  gros peuplier noir de l’Arquebuse à Dijon

Le 15 juillet, Dijon célébrera le centenaire de la disparition du gros peuplier noir du jardin de l’Arquebuse, détruit le 15 juillet 1917 lors d’un ouragan. Au temps de Louis XIV, cet arbre monumental servait de support à une cible en forme d’oiseau sur laquelle les arquebusiers du roi s’entraînaient au tir… à l’arquebuse. Puis, il deviendra un “monument” végétal du parc, aussi connu que le Jacquemart quand Dijon accueillait ses premiers touristes. En avez-vous des souvenirs ? Des photographies ? Des cartes postales ? Le jardin des Sciences compte sur votre mémoire familiale, les témoignages de vos aïeux et vos archives pour évoquer cet arbre emblématique du parc à travers une exposition réalisée en partenariat avec l’artiste Christiane Cote-Collisson-Delacroix.

source: http://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2017/02/22/quels-souvenirs-avez-vous-du-gros-peuplier-noir-de-l-arquebuse

Aviation: dépression nerveuse pour Guynemer

Victime d’une dépression nerveuse, Guynemer doit se résoudre le 15 juillet 1917 à un séjour à l’hôpital. Mais l’envie de reprendre les commandes d’un avion est trop forte pour qu’il se décide à cette inaction : le 20 juillet, il réintègre son escadrille qui participe à l’offensive des Flandres. Le 20 août 1917, il obtient sa cinquante-troisième victoire puis se lance dans une spirale infernale : l’As multiplie les missions, accumule les heures de vol et les coups durs. Rien ne va plus pour Guynemer qui s’entête pourtant, bien décidé à arracher une nouvelle victoire. La raison lui dicte de s’arrêter, ses camarades aussi mais il passe outre et décolle le 11 septembre 1917 à 8 h 25 pour une patrouille menée avec le sous-lieutenant Bozon-Verduraz. Les deux hommes volent vers Ypres et prennent la direction de Poelkappelle quand Guynemer repère un biplace allemand. Il fait signe à son ailier de son intention d’attaquer ; à ce moment Bozon-Verduraz aperçoit une meute de chasseurs ennemis, dont il entreprend de détourner l’attention pour laisser à Guynemer le temps d’abattre sa cible. La diversion réussit mais, lorsque Bozon-Verduraz revient sur les lieux du duel aérien, il découvre un ciel vide. Il semble que le Vieux Charles, l’avion de Guynemer, se soit écrasé à 10 heures à proximité du cimetière de Poelkapelle, dans une zone située entre les lignes et soumise à de violents tirs d’artillerie. Au cours du combat, une balle aurait frappé Guynemer en pleine tête et tué net. Dépêchée sur place, une patrouille allemande du 204e régiment inspecte les débris et récupère la carte d’identité du pilote avant d’être prise sous un pilonnage intensif. Les Allemands se replient sans emporter le corps du pilote français : les obus dispersent alors les restes de l’aviateur et les débris de son avion.

L’émancipation des femmes durant la Grande guerre

Juliette Perdou, infirmière décorée de guerre, 15 juillet 1917. Source : ECPAD

La mémoire collective, qui évoque la figure de la Garçonne ou le travail féminin, retient volontiers l’idée d’une Grande Guerre émancipatrice pour les femmes. Mais la question de l’impact des guerres sur les rapports entre les sexes et la place des femmes dans les sociétés a fait couler beaucoup d’encre et le débat n’est pas clos.

En montrant que la guerre n’est pas seulement une entreprise masculine, qu’elle mobilise les femmes à des tâches impliquant compétence et responsabilité, qu’elle les engage dans des combats politiques et qu’elle est souvent suivie dans les démocraties occidentales d’un accès aux droits politiques, les premiers travaux de l’histoire des femmes (années 1960 et 1970), confortés par des enquêtes orales auprès des actrices de l’époque, ont souvent conclu au rôle de ferment de l’émancipation des femmes. Puis des historiennes ont souligné, après une relecture critique des sources et une approche plus relationnelle, le caractère soit provisoire, soit superficiel, soit relatif des changements induits par les conflits. Par sa nature, par le traumatisme qu’elle engendre, la guerre paraît plutôt conservatrice, voire régressive, en matière de rapports entre les sexes.

 

À leur tour, les travaux les plus récents infléchissent les interprétations.

Ils opposent de nouveau les années 1920, où se brouillent les identités sexuelles et s’affirment des images positives de Garçonnes et de lesbiennes, aux crispations des années 1930; ils minorent l’impact des guerres dans un mouvement continu d’émancipation fondé sur l’amélioration du niveau de vie et le développement généralisé de l’individualisme ; ou bien encore ils défendent la thèse d’un changement en profondeur des relations entre les hommes et les femmes (brouillage des identités sexuées, rapprochement des rôles et atténuation de la hiérarchie).

Émises de part et d’autre, les nuances rapprochent cependant ces points de vue qui mettent aujourd’hui en avant la difficulté de conclure de manière univoque, l’importance de l’échelle d’observation (l’individu, le groupe, la collectivité) et de la chronologie observée (court, moyen ou long terme), l’incidence de l’angle d’approche (social, culturel, juridique…)et plus encore le poids des différences entre femmes : différences de classe, d’âge, d’appartenance nationale, de lieu de résidence.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/lemancipation-des-femmes-dans-la-grande-guerre

 Carnet du dimanche 15 juillet 1917 à travers Le Miroir

Actions d’artillerie assez violentes dans les régions au sud de Saint-Quentin et au sud de Filain, particulièrement vers la Royère. Canonnade en Argonne et sur les deux rives de la Meuse.
1600 obus ont été lancés par les Allemands sur Reims.
En Macédoine, les Germano-Bulgares ont tenté un raid sur les positions britanniques, à l’est du lac Doiran.
Sur le front russe, dans le secteur de Vladimir-Volynski, au sud-ouest de Keselin, l’ennemi, après une préparation d’artillerie, ayant attaqué nos positions, a été chassé avec des pertes sanglantes des tranchées qu’il avait réussi à occuper. Dans le secteur de Lomnica, lutte violente. Les avant-gardes russes ayant franchi la rivière, se sont emparées des hauteurs sur la ligne Dniester- Puchakovic- Bludiki. Au nord-ouest de Podgoriki, l’ennemi a été finalement chassé de ses positions et 4 canons lui ont été pris. 10 officiers et 850 soldats lui ont été capturés.
Sur le front italien, des détachements autrichiens ont été dispersés dans la vallée du Terragnolo. Nos alliés ont enlevé un poste dans le Haut-Cordevole.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1076/14 juillet 1917

Journal du samedi 14 juillet 1917 à travers Le  Miroir

Lutte assez vive en Champagne et sur le front de l’Aisne dans le secteur du moulin de Laffaux. Des attaques ennemies au sud de Juvincourt ont été aisément repoussées.
Sur les deux rives de la Meuse, dans le secteur de la cote 304 et au nord de l’ouvrage d’Hardaumont, après un violent bombardement, les Allemands ont tenté plusieurs coups de main dont aucun n’a réussi.
Sur le front britannique, le feu de l’artillerie allemande, qui avait atteint une extrême intensité près de Nieuport, est en décroissance. L’artillerie anglaise continue à montrer de l’activité. A la suite d’une attaque ennemie exécutée sur un front de 800 mètres environ, plusieurs postes avancés anglais à l’est de Monchy-le-Preux ont dû rétrograder légèrement.
Echec d’une tentative allemande au nord-ouest de Lens. Echec d’un autre raid allemand près de Lombaertzyde. Combat sur le front belge vers la route de Dixmude à Woumer. Les Allemands ont subi des pertes sérieuses.
Les Italiens ont infligé un échec aux Autrichiens, dans la vallée de Travignolo, à la deuxième cime du Colbricone.
En Macédoine, l’aviation britannique a bombardé la station de Dangista, à 20 kilomètres à l’est de Sérès.
Combats de patrouilles et canonnades sur le front du Vardar.
L’offensive russe a continué sur le Dniester et la Lomnitza. Après un combat acharné et sanglant, l’ennemi a été chassé de la ville de Kalusz.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

14 juillet  à Paris

Lire aussi: http://victor-jacquet-1895-1985.over-blog.com/la-revue-du-14-juillet-1917

Parution du Gafouilleur

source: http://paysfoyen.canalblog.com/albums/journaux_de_la_grande_guerre/photos/18953115le_gafouilleur_du_14_juillet_1917_.html

Hommage à l’aviateur Lapize, vainqueur du Tour

C’est en effet ici, sur la commune de Flirey, que le sergent d’aviation Octave Lapize engagea le combat le 14 juillet 1917 contre un appareil allemand. Abattu à 4 500 mètres d’altitude, l’avion du vainqueur du Tour de France 1910 partit en vrille et alla s’écraser à huit kilomètres de là. Inhumé avec les honneurs miliaires à Toul le 17 juillet, ses restes furent transférés à Villiers-sur-Marne, où il repose aujourd’hui. Tatave restera dans les mémoires comme le contempteur d’Henri Desgrange, qu’il qualifia d’assassin pour avoir lancé les coureurs dans l’ascension du Tourmalet. Il remporta également trois Paris-Roubaix consécutifs entre 1909 et 1911.

vidéo à voir sur http://www.cyclismactu.net/news-tdf-hommage-a-l-aviateur-lapize-vainqueur-du-tour-42329.html

Lire aussi: http://www.france24.com/fr/20140707-tour-france-1914-premiere-guerre-mondiale-cyclisme-champions-poilus-faber-lapize-petit-breton

Aviation: mort d’un as allemand

Mort des suites des blessures reçues ce jour en combat aérien dans le secteur de Cambrai, de Kurt Schneider, « As » allemand de la WW1, 15 victoires aériennes au sein de la Jasta 5.
Il pilotait ce jour l’Albatros D.V, codé D.1066/5, qu’il a réussi à ramener au terrain.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-525.html

1068/6 juillet 1917: Lawrence d’Arabie ou la légende du désert

Journal du 6, 7 au 12  juillet à travers Le Miroir

Une grande expédition de bombardement a été effectuée avec un plein succès par nos aviateurs dans la nuit du 6 au 7 juillet. 84 appareils, dont deux seulement ne sont pas rentrés, y ont pris part. De minuit 15 à 1h10, onze de nos avions ont survolé Trèves, et, y ont fait pleuvoir 2650 kilos d’obus. Sept incendies ont été aperçus, dont un d’une grande violence à la gare centrale. Vers la même heure, six appareils bombardaient Ludwigshafen et en particulier l’importante usine de la Badische-Anilin. En outre le maréchal des logis Gallois poussait jusqu’à Essen, où il lançait de nombreuses bombes sur les usines Krupp
A l’aube du 6 juillet, après un feu de destruction qui dura plusieurs heures, l’infanterie russe, dans la direction de Zloczow, enleva trois lignes de tranchées. Mais, dans la journée, elle ne put accentuer sa progression, et, dans la soirée, dut ramener quelque peu en arrière une partie de ses unités.
La semaine derniere, le sud-est de l’Angleterre a été attaqué deux fois par des escadrilles d’avions allemands de grand modèle. La première attaque, le mercredi 4 juillet, vers 7 heures du matin, n’a duré que quelques minutes; les quinze avions qui y ont pris part se sont enfui vers le large, après avoir bombardé Harwich. Ils furent rencontrés à une assez grande distance du littoral belge, par des avions navals britanniques venant de Dunkerque, qui en abattirent deux et en endommagèrent gravement un troisième. Le nombre des victimes du bombardement est de 47, dont 11 tués et 36 blessés. Les dégâts matériels sont peu importants.
source:

Lawrence d’Arabie ou la légende du désert

L’entrée en guerre de la Turquie est une source d’inquiétude pour les Britanniques. Ils craignent pour la perle de leur empire, les Indes, ainsi que leurs voies de communications et d’approvisionnements. Mais les opérations contre les ottomans tournent au fiasco, comme Gallipoli et ses 200.000 victimes anglaises.

Malgré son physique très britannique, Thomas Edward Lawrence n’est pas tout à fait un étranger ici. Il a sillonné la Syrie et la Palestine pendant plusieurs années avant la guerre. Arabophone, il fréquente les tribus nomades, archéologue, il effectue des fouilles à Karkemish. Cartographe, il parcourt ce désert du Sinaï qui verra une partie de ses exploits.

Quand, en octobre 1916, il rencontre Fayçal , un des trois fils du roi Hussein qui règne sur La Mecque, le courant passe rapidement. Il devient son conseiller et l’aide à mener la révolte que son père a lancée au mois de juin. A 28 ans, Lawrence parvient à construire une alliance hétéroclite de tribus bédouines et à l’organiser militairement. La souplesse, la mobilité, la connaissance du désert et l’impétueuse bravoure de ces cavaliers du désert le conduisent à une conclusion : il mènera une guérilla contre les Turcs, à l’inverse de la lourde et sanglante guerre européenne qui s’enlise. A coups de raids et d’attaques éclairs, les Arabes s’en prennent à la principale voie de communication ottomane dans la région : le chemin de fer Damas-Médine.

Bien que l’état-major britannique ne contrôle pas les actions de Lawrence, il a tout lieu de s’en féliciter . Jusqu’ici, l’empire ottoman, soi-disant en décrépitude, a repoussé tous les assauts des alliés. L’échec le plus sanglant, celui du débarquement des Dardanelles, a fait 200.000 victimes anglaises. Toutes les autres tentatives se soldent par des défaites.

Les Anglais ont vite compris l’intérêt de ces rebelles arabes , à qui ils ont promis leur soutien pour créer une grande nation indépendante. Mais Lawrence, si proche des Bédouins, sait qu’il contribue aussi à les trahir. En mai 1916 en effet, avant la révolte, une signature a scellé un autre pacte, entre Français et Britanniques cette fois. Le traité secret Sykes-Picot organise le partage de la région. Et il n’est pas question d’indépendance. Les Arabes connaissent l’existence de ce traité, sans en savoir l’importance. Mais début juillet 1917, ils espèrent frapper un grand coup, qui rééquilibrera peut-être le jeu. Sous la conduite de Lawrence, ils se dirigent vers le port stratégique d’Akaba sur la mer Rouge. Il est imprenable par la mer. Ils arrivent par le désert..

source: http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/6-juillet-1917-lawrence-d-arabie-ou-la-legende-du-desert_1756775.html

(Aviation) l’avion du  baron rouge est abattu

Le 6 juillet 1917, entre Ypres et Armentières, le Baron Rouge est abattu par la Capitaine Douglas Cunnel et le Sous-Lieutenant Albert Woodbridge. Il est surtout grièvement touché à la tête et va même se retrouver momentanément paralysé, heureusement alors que son avion était en chute libre et se rapprochait dangereusement du sol, il retrouva l’usage de ses membres avant de remettre sa machine en vol horizontal et de se poser dans ses lignes. Il est immédiatement transporté à l’hôpital de Courtrai. C’est la jeune et joli infirmière Katie Osterdorf, qui passa toute la première nuit au chevet du pilote, inconscient et anesthésié. Sa blessure fait dix centimètres de longueur et, si le crâne n’est pas percé, l’as souffrira cependant de bourdonnements désagréables jusqu’à la fin de sa vie.

source:http://www.aeroweb-fr.net/biographies/manfred-von-richthofen-le-baron-rouge

 

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