Archives du mot-clé aviation

242/journal de la grande guerre: 3 avril 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Journée calme; Canonnade au loin.

 Carnet de Paul Duchatelle du 303 ème RI

A lire sur le site chimiste.com la reproduction des carnets de Paul Duchatelle

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http://chtimiste.com/carnets/duchatelle1.htm

Guillaume Apollinaire: le train militaire

3 avril 1915 .

Pt’it Lou, nous allons vers Chaumont.

Train militaire

d17cd1a6b4de1065fa3beeb10e95fab5Nous marchons, nous marchons d’un immobile pas.

Nous buvons au bidon à la fin du repas.

Le dernier arbre en fleurs qu’avant Dijon nous vîmes

(Car c’est fini les fleurs des environs de Nîmes),

Etait tout rose ainsi que tes seins virginaux.

Ma vie est démodée ainsi que les journaux

D’hier et nous aimons, ô femmes, vos images.

Sommes dans nos wagons comme oiseaux en cages.

Te souvient-il encor du brouillard de Sospel ?

Une fillette avait ton vice originel…

Et notre nuit de Vence avant d’aller à Grasse ?

Et l’hôtel de Menton ?… Tout passe lasse et casse…

Et quand tu seras vieille, ô ma jeune beauté

Lorsque l’hiver viendra après ton bel été

Lorsque l’hiver viendra ô ma jeune beauté,

Lorsque mon nom sera répandu sur la terre

En entendant nommer Guillaume Apollinaire

Tu diras : « Il m’aimait » et t’enorgueilliras.

Allons ! ouvre ton cœur. Tu m’as ouvert tes bras.

LA SUITE SUR:

http://www.wukali.com/guillaume-apollinaire-le-train-militaire#.VRpOUlyqiDc

Roland Garros parle de sa victoire

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http://www.museeairespace.fr/fileadmin/user_upload/Pdf/presse/2014/dossier-presse-expo-grande-guerre-aviateurs-museeairespace-11-09-2014.pdf

Lu dans Le Miroir en date du samedi 3 avril

France.-Journée calme sur presque tout le front. A Dompierre, près de Péronne, nous avons détruit à la mine plusieurs tranchées ennemies. A Bagatelle, en Argonne, nous avons arrêté net une tentative d’attaque. Des avions français et anglais ont jeté une trentaine de bombes sur le champ d’aviation de Handzaeme. Un avion allemand a été abattu dans nos lignes, à l’est de Soissons. Une escadrille de bombardement a jeté cinqnante-trois obus sur les baraquements, les hangars et la gare de Vigneulles, en Woëvre. La plupart des objectifs ont porté. Nos avions ont été canonnés et quelques-uns ont subi des déchirures, mais aucun aviateur n’a été touché et tous sont rentrés sans accident.
Les troupes allemandes se retirent rapidement dans la région située à l’ouest du Niémen, où elles sont serrées de près par les Russes. Dans les Carpathes, nos alliés ont obtenu de nouveaux résultats. Ils ont escaladé des montagnes à pic, et où la neige était encore épaisse, et ont pris toute une série de hauteurs fortifiées, dans la chaîne des Beskides. En une seule journée, le 30 mars, ils ont capturé 80 officiers autrichiens, 5600 hommes, 4 canons et 14 mitailleuses. Les bataillons autrichiens qui s’étaient avancés vers Chotine, en Bessarabie, ont été partiellement anéantis. Les survivants, soit 1500 hommes, ont été fait prisonniers. La piraterie allemande continue . Un vapeur norvégien et trois chalutiers anglais ont été torpillés par des sous-marins. On annonce qu’un accord aurait été conclu entre la Serbie et l’Italie au sujet de la répartition des régions riveraines de l’Adriatique.
Un lieutenant-colonel russe, nommé Miassoyedoff, a été pendu pour haute trahison. La polémique continue dans la presse d’Athènes, entre M. Venizelos et le nouveau ministre des Affaires étrangères, M. Zographos, au sujet de l’orientation diplomatique de la Grèce.

 

La carte du jour

03 04 1915

 

Bron: La guerre aérienne vue par les peintres

A voir sur le site Aerobuzz.fr

Dans le cadre de son programme de conférence, la Société Lyonnaise d’Histoire de l’Aviation et de Documentation Aéronautique (SLHADA) organise une réunion autour de »La Guerre aérienne de 14-18 vue par les peintres et les illustrateurs » animée par Pierre Lussignol (SLHADA) le Samedi 28 mars 2015.

La Société Lyonnaise d’Histoire de l’Aviation et de Documentation Aéronautique, a été créée en 1986. Forte aujourd’hui de 60 adhérents, elle s’est donnée pour vocation de sauvegarder le patrimoine aéronautique de la région Lyonnaise. Dans cet objectif elle intervient auprès des personnalités afin que les événements aéronautiques dont notre région a été le théâtre ne tombent pas dans l’oubli.

LA SUITE SUR : http://www.aerobuzz.fr/spip.php?article5685

(photo entête: La victoire aérienne remportée le 5 octobre 1914 par le pilote Joseph Frantz et l’observateur Louis Quenault, vue par l’artiste Paul Lengellé (fait « peintre officiel du ministère de l’air » en 1936).)

165/journal du 16 janvier 1915: on parle de l’utilisation de grenades suffocantes à Sainte-Ménehould

16 janvier 1915: Emile Pluviaux de Mourmelon ouvre un cinéma à Cosne (Loire)

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Sur le site JDC.fr

La personne qui a lancé l’Éden, Émile Pluviaux, était propriétaire d’un cinéma à Mourmelon, dans la Marne. « Il voulait ouvrir un autre cinéma. C’est pour cette raison qu’en 1914, il loue les bâtiments qui abritaient les sous-officiers. Mais le début de la première guerre mondiale retarde l’opération », poursuit Isabelle Servant.

Ce qui va devenir le futur Éden est réquisitionné pendant un peu plus d’un mois à partir de début août pour l’emmagasinement de vivres, de réserves pour le 85 e régiment d’infanterie cosnois.

http://www.lejdc.fr/nievre/actualite/pays/val-de-loire/2015/01/10/le-16-janvier-1915-les-toutes-premieres-images-etaient-diffusees-sur-un-ecran_11285750.html

Sainte Ménehould: le commandement du génie envisage l’utilisation de grenades suffocantes

Extrait du rapport du général Jullien, commandant du Génie de la IIIe armées, sur l'utilisation de projectiles chargés en substance suffocante dite L.
Extrait du rapport du général Jullien, commandant du Génie de la IIIe armées, sur l’utilisation de projectiles chargés en substance suffocante dite L.

 

Lire le dossier très complet http://www.guerredesgaz.fr/these/Introduction/introduction.htm

Soldes et indemnités pour les sous-off de réserve

Par décret du 16 janvier 1915 et pour faciliter certains cumuls de soldes militaires et de traitements civils, le ministre écrit ce qui suit : « les sous-officiers de la réserve et de la territoriale ayant droit à la solde mensuelle progressive, peuvent demander leur rétablissement ou leur maintien à la solde journalière pendant la durée de la guerre. » Cette demande qui devra parvenir au bureau de l’officier-payeur pour le 1er février 1915, prendra effet à dater du dit jour. – D’autre part, le ministre ajoute, dans le même décret : « Les militaires à solde journalière, qui, du fait d’un engagement, rengagement ou d’une commission percevaient une haute-paye au moment où ils ont quitté l’armée active recouvrent le droit à la haute-paye ainsi acquise et d’après les tarifs auxquels ils appartiennent, à la mobilisation, le temps passé sous les drapeaux pendant la mobilisation  entrant en compte pour l’augmentation possible de la haute-paye. » Les militaires intéressés devront également faire parvenir au bureau de l’officier-payeur leur demande pour le 1e février 1915 au plus tard pour qu’elle soit examinée.

La France menace les Etats Unis qui veulent acheter des navire marchands allemands

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https://books.google.fr/books?id=eKwqo7WS10gC&pg=PA90&lpg=PA90&dq=16+janvier+1915&source=bl&ots=qgc9gDa0XF&sig=8nz-05jVSPqKTt4x0Su0H40112s&hl=fr&sa=X&ei=9O6zVMW5HZDhaN_6gEA&ved=0CDcQ6AEwBTgy#v=onepage&q=16%20janvier%201915&f=false

Journal des Marches et Opérations du Groupe de Bombardement 2  du 16 janvier 1915 au 31 décembre 1915

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Sur le site des As oubliés 14-18

http://www.asoublies1418.fr/default.asp?397332D3741663E62623398332D36D47267339633D166E6236233D077462368331233DE6

Les réfugiés belges taxés par les Allemands

http://libcudl.colorado.edu/wwi/pdf/i73507106.pdf

Des revues du 16 janvier 1915

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A savoir

Le numéro du 16 janvier 1915 de l’Echo de Chatellerault marque un tournant ; il annonce en seconde page un match de football au profit des blessés de guerre: l’Union Sportive Châtelleraudaise et le Stade Poitevin se rencontreront à Poitiers le 17 janvier et à Châtellerault le 24

Lu dans le Moniteur du 16 janvier 1915

France.-Vifs combats d’artillerie en Flandre. Nous progressons près de Lombaertzyde. Près d’Arras, les zouaves enlèvent des positions importantes sur la route de Lille. Notre artillerie, dans la Somme (nord de Roye), détruit plusieurs pièces de canons et démolit des ouvrages ennemis en construction.
Au nord-est de Soissons, les Allemands voulant tirer parti de leur avance de la veille marchent sur l’enclos de Saint-Paul (2 kilomètres de la ville). Ils le prennent, mais nous le reprenons aussitôt.
Nous réduisons les batteries ennemies au silence dans les régions de Craonne et de Reims.
Les Allemands avaient établi des passerelles sur la Meuse, à Saint-Mihiel : nous les détruisons. Plus au sud, à Senones, dans les Vosges, nous bouleversons leurs positions.
L’armée russe refoule les Allemands, par la rive droite de la Vistule, sur la frontière de la province de Prusse occidentale, en leur infligeant d’énormes pertes. Les tentatives que renouvelle von Hindenburg sur la rive gauche sont encore une fois brisées.
L’armée russe du Caucase, poursuivant les débris de l’armée ottomane défaite à Sarykamisch, anéantit le 11e corps, en sorte que dans la région de la frontière arménienne les troupes turques ont désormais à peu près disparu.
La presse de Rome interprète la nomination du baron Burian en remplacement du comte Berchtold comme un acte d’hostilité à l’égard de l’Italie.
Le ministre de la Guerre bulgare déclare que si la Bulgarie prend les armes le roi Ferdinand Ier ne commandera pas les troupes

 

104/ Journal de la grande guerre/16 novembre 1914: Bétheny pillé

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Pendant la nuit, coups de canon et obus. Journée assez calme. »

Journal d’Alfred Wolff,agent auxiliaire de la Police municipale rémoise: « Bétheny pillé »

Calme ! Calme ! toujours. Les troupes passent bien en ordre pour la relève des tranchées.

La nuit, tantôt, à 12h, 4, 3 ou 2 heures le 75 pète, pas d’émotion, il devient une clocheréveil.

Je remplace pour 8 jours le sous-brigadier Rofidal qui est au repos. Que vais-je découvrir dans mes courses aux renseignements ?…

(Parc à fourrages) Retrouve Halary fidèle à son poste depuis une année. Le Petit Bétheny est ce qu’on peut vraiment appeler désert, et surtout pillé me dit-on ce jour à 3h40. Au lieu de l’animation de l’an dernier je trouve le silence absolu, tout fermé, bombardé, déchiqueté,maisons éventrées. A l’entrée et sur la droite du boyau prenant naissance sur la route deBétheny se trouvent deux tombes de soldats atteints par éclats.

En ce moment 3h45 les 75 (scieries) donnent une sérénade.

Je trouve l’échiquier de la défense de Reims et allant vers Cernay bien changé, la crête de Beauregard « Le mamelon » est occupé par nous, Bétheny et le Linguet, et bien plus loin, la route romaine tout cela est tenu par nos méridionaux.

Je fais connaissance de Mr Le Capitaine Beauvisse commandant la section de mitrailleusedu 40ème de ligne, casernée en la crèche de l’avenue de Bétheny.

La suite sur les Archives de la ville de Reims: http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/temoignages-ouvrages-et-documents-darchives–4381.htm

A SAVOIR

16 novembre 1914. – Puisieulx. – Un berger, Alfred Durot, est condamné par le Conseil de guerre à la peine de mort pour trahison et exécuté.

Le Courrier de la Champagne, 16 novembre 1915. – Le général, commandant en chef, rappelle que : la chasse est interdite dans la zone des armées aux militaires de tous grades aussi bien qu’aux personnes étrangères  à l’armée.

http://www.editionsfradet.com/14-18-dans-la-marne.html

Guerre de position pour le 29 ème BCP à Saint-Mihiel (Meuse)

16 novembre 1914: Attaque générale en direction de Chauvoncourt. Assaut de la côte 322 face à Saint-Mihiel. Deux jours de combats sans résultat contre les Bavarois. Retour au bois de Lamorville.

Certains commerçants, profitant de la crédulité de nos familles, proposent des prétendues cuirasses sans en avoir contrôlé l’efficacité. Mais aussi en raison du nombre croissant des blessures à la tête, nous mettions nos gamelles sous nos képis avant que l’on nous distribue des calottes en fer.

http://gjgg.free.fr/priv/guerr14_18/chap13.htm

Attaques du 58 ème RI à Ménonville (Meuse)

Une compagnie de volontaires est constituée dans la brigade. Elle a pour objectif la tranchée de la cote 277. Elle est renforcée d’une compagnie du 40e; une compagnie de 58e doit attaquer Menonville.
L’attaque a lieu le 15 novembre. Dès le départ, l’ennemi ouvre un feu extrêmement violent d’artillerie et de mitrailleuses.
La troupe d’assaut éprouve des pertes très sensibles et ne parvient pas à déboucher. Les unités en réserve à la lisière de Malimbois subissent un tir d’artillerie lourde très bien réglé.
Dans la nuit du 16 au 17 la compagnie de volontaires parvient à enlever la tranchée de la cote 277, mais elle lui est reprise peu de temps après, par une contre attaque.

LA SUITE SUR/ http://www.saleilles.net/guerre/RI-058.pdf

Aviation: Le 16 novembre 1914: Création de l’escadrille VB 2  à Saint-Cyr

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Le premier groupe de Bombardement (GB I) est ainsi crée par décision du 23 novembre 1914 du général en chef des armées. Ce groupe sera commandé par le commandant (De Goÿs de Mezeyrac, adjoint au chef du service aéronautique au grand quartier général. Notre escadrille la VB 2 initialement crée le 16 novembre 1914 à Saint-Cyr pour palier à un débordement éventuelle Paris par les allemands, rejoindra le GB I dans la foulée. Elle est alors commandée par le lieutenant de vaisseau De Laborde.
Il est important de souligner le fait que la VB 2 n’a jamais été crée sous l’appellation BR 17, comme le relate les différents historiques déjà écris. Le journal de marche du GB I montre bien que c’est la VB 3, qui était la BR 17.

LA SUITE SUR:  http://www.asoublies1418.fr/Default.asp?397332D3741663E62603338335D36D47264332533D166E6236233D077462316336233DE6

Mort de René Serpette de Bersaucourt de l’école nationale de Chartres

Blessé sur le front, René Serpette de Bersaucourt fut évacué sur l’Auvergne et mourut peu de temps après dans une ambulance de Châtelguyon (Puy-de-Dôme). Né à Douai, berceau de sa famille, il n’aura pas eu, avant de rendre le dernier soupir, la joie de voir les Français rentrer dans cette ville douloureusement occupée par l’ennemi ; et que n’eût-il pas donné pour collaborer à cette reprise ! Il n’aura pas davantage eu le temps de mettre au point, pour une impression future, l’étude biographique composée et présentée comme thèse en 1908 sur le maréchal Philippe de Crèvecœur, seigneur d’Esquerdes, un prédécesseur des vaillants chefs de nos armées modernes, qui passa sa vie à lutter précisément dans la région du nord de la France si éprouvée ; en lisant le récit de ses exploits, en effet, on voit cités les mêmes noms, Arras, Béthune, la Somme, Tournai, Gand, Orchies, la Flandre, qui pendant quatre années ont retenti si fréquemment à nos oreilles, évocateurs de singuliers rapprochements dans les événements. René Serpette de Eersaucourt avait été élevé dans le culte de la patrie et de l’honneur ; c’est pour la patrie et pour l’honneur qu’il a fait le sacrifice de sa vie.

Info prises sur http://bibnum.enc.sorbonne.fr/omeka/exhibits/show/enc-portraits-de-combattants/ren—serpette-de-bersaucourt-

Ecrivain mort le 16 novembre 1914

MARCEL PAOLI – Né le 3 décembre 1891 à Toulon 1891 – Tué le 16 novembre 1914 porté disparu à Malancourt (Meuse)

ACTU DU JOUR

A Orléans par Arrêté Municipal du 16 novembre 1914, le Pont Royal devient le Pont George V.

Angoulême: Accident de tramway:  fait 11 morts et 26 blessés

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http://www.sudouest.fr/2010/12/21/petit-tour-dans-l-histoire-du-tramway-en-ville-272774-813.php

Lu dans Le Moniteur en date du lundi 16 novembre 1914

France.-Les Allemands ont été repoussés de la position très étroite de la rive gauche de l’Yser qu’ils occupaient encore, en sorte que tous les combats de la semaine dernière, qui leur ont coûté tant d’hommes restent stériles pour eux.

Les Russes ont  gagné 100 kilomètres de terrain dans la Prusse orientale  (…) Ils enveloppent maintenant   toute la région des lacs Mazures d’où ils débusquent pied à pied leurs adversaires. Ils livrent encore de belles batailles ininterrompues  sur le front de la Vistule, à l’est de Thorn, près de Kalisch, près de Czenstoschow, et en Galicie, où se poursuit régulièrement la marche sur Cracovie et le refoulement des forces austro-hongroises vers les Carpathes. D’aucun prétendent même que Cracovie serait livrée sans combat. Le tsar, répondant sans doute  aux récentes propositions allemandes- que le cabinet de Berlin n’a pas  démenties – déclare qu’il ne conclura pas la paix avant d’avoir totalement brisé la résistance de l’Allemagne (…)

Grande Bretagne.-Le cabinet de Londres annonce, dans une note officieuse, qu’il n’attaquera pas le littoral arabe et que tout au contraire il viendra en aide éventuellement à la révolte des tribus arabes contre la Turquie. Ce soulèvement que l’on peut en effet escompter, car la sédition est à l’état presque chronique en Arabie, créerait aux jeunes Turcs de très sérieux embarras, et d’ailleurs la popularité d’Enverbey à Constantinople même diminue de jour en jour. On l’accuse de trahir les intérêts ottomans au profit du kaiser.

Italie.-Le nouveau ministre de la Guerre italien, le général Zuppelli, a demandé 400 millions de crédits pour la remise en état des armements, et le conseil des ministres les a accordés.

 

 

(Video)14-18 : les premiers combats aériens

A voir sur le site de France 3 Champagne Ardenne

Au début du conflit, l’aviation est utilisée principalement pour de la reconnaissance aérienne. Progressivement, les Etats Majors français et allemands vont transformer leurs avions en véritable arme de guerre.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/2014/10/10/14-18-les-premiers-combats-aeriens-566550.html

62/ (VIDEOS) 5 octobre 1914: l’un des premiers combat aérien à Jonchery-sur-Vesle


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Au matin du lundi 5 octobre 1914, le sergent Joseph Frantz et son mécanicien-mitrailleur, le caporal Louis Quenault, à bord de leur biplan Voisin, croisent la route d’un Aviatik allemand qu’ils parviennent à abattre au-dessus de Jonchery-sur-Vesle, remportant ainsi la première victoire aérienne de l’histoire. 

La victoire du 5 octobre est la première victoire aérienne de tous les temps avion contre avion ayant entraîné la destruction d’un des deux adversaires. »

VIDEO: Joseph Frantz  parle de son combat au-dessus de Jonchery-sur-Vesle

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Une vidéo méconnue de la RTBF avec l’interview  du français, le sergent pilote Joseph Frantz, qui fait  le récit de ce combat qui s’est déroulé le 5 octobre 1914 au-dessus de Jonchery-sur-Vesle.

http://www.euscreen.eu/play.jsp?id=EUS_5A1E4DE1F99847ACA9FCB32B466D77CB

VIDEO: » Joffre: l’aviation, c’est zéro ». Joseph Frantz démontre le contraire
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Un autre témoignage de Joseph Frantz

Video TF1: le temps des escadrilles (à commencer à 5.29 /16.50)

http://www.dailymotion.com/video/xby1p0_histoire-de-l-aviation-ep02-le-temp_tech#

Plusieurs articles sur cette première victoire aérienne dont le meilleur, à notre avis est celui de ce site:

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http://vieillescasseroles.free.fr/1erevictoire.html

http://www.euscreen.eu/play.jsp?id=EUS_5A1E4DE1F99847ACA9FCB32B466D77CB

http://www.asoublies1418.fr/default.asp?308332D3741663E62683372332D36D47264335333D166E6236233D077462309335233DE6

http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-nationales/recueil-2014/1914/premier-combat-aerien-de-l-histoire/

http://aujourdhui.over-blog.fr/article-5-octobre-1914-premier-combat-aerien-110806414.html

On en parle dans l’Eclaireur de l’Est

L’Éclaireur de l’Est, 7 octobre 1914 –  « Avant-hier matin, sous le clair soleil levant, nos concitoyens pouvaient apercevoir un aéroplane allemand, naviguant au-dessus de notre ville et décrivant de savantes circonvolutions destinées à indiquer à l’ennemi la position de nos troupes. Quelques instants plus tard, un avion français tout vibrant d’audace et de courage, un solide « Voisin » blindé, piloté par notre ami le sergent Frantz, qui fit, – nos lecteurs s’en souviennent — tant d’audacieuses prouesses sur un biplan « Savary » lors du concours militaire d’aviation, et portant à son bord le soldat aviateur Quesnot, se mit à la poursuite de l’oiseau d’outre-Rhin. Une lutte de vitesse s’engagea entre les deux avions et, près de Muizon, au-dessus des marais, l’aéroplane allemand, blessé à mort, dut s’abattre, tandis que les deux passagers, torches vivantes, flambaient dans leur frêle abri.»

Journal du rémois Henri Jadart (extraits)

On entend le canon vers 8 heures et des nomes viennent tomber autour de la poste provisoire de la rue Libergier; il en arrive aussi rue de Vesle et sur le théâtre dont l’intérieur est saccagé.

Départ pour la Haubette vers 10 heures; dès que les obus sifflent au-dessus de la maison. D’autres prouvent nous atteindre dans notre course à travers les rues; nos forces physiques et morales s’épuisent et nous ne pouvons nous résoudre à reprendre le régime déprimant des caves (…)On dit même que des permis seront nécessaires, à dater de ce jour, pour quitter l’intérieur de la ville.

M.Thiriat nous montre la soixantaine de cartes postales de nos ruines que vient d’éditer la maison Bienaimé (…)Ces cartes vont être mises en vente dans toute la France et à l’étranger, afin qu’on connaisse parut le sort terrible de Reims.

A 5 heures et demi, nous décidons de rentrer et de préparer notre départ pour le lendemain, – de quitter la ville, qui est devenue intenable (…) Nous rencontrons des officiers qui s’effraient des risques que peut présenter notre retour par la rue de Vesle. La foule, en effet, se précipite de ce côté, venant des rues Chanzy et des Elus, où pleuvent les obus. On voudrait pouvoir attendre, séjourner au delà du canal; mais il est impossible d’y trouver un logis, même un abri.

L’obscurité, la nuit se décident enfin à venir; nous nous hâtons malgré les obstacles, et en passant au commissariat de police du premier canton, rue des Capucins, nous prenons les sauf-conduits indispensables pour nous embarquer sur la ligne de banlieue, vers Dormans. Nous sommes enfin au logis pour prendre un dîner hâtif et faire d’indispensables préparatifs. Mais cette perspective d’exode est elle-même effrayante, car c’est l’abandon de sa demeure, de sa maison, du chez soi- et de toutes les choses auxquelles l’âme reste attachée en face même du péril. »

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Un aéroplane allemand a lancé une bombe à proximité de la poste qui fonctionne au 32 rue Libergier. Il n’y a pas eu de victimes (…)Il a été décidé qu’à partir de ce jour, les sinistrés et habitants des zones dangereuses, pourront demander leurs lettres à toute heure de la journée (…)

J’ai la pénible surprise d’apprendre, par le journal d’aujourd’hui, la mort de mon cordonnier, M.Marteaux, 65 ans, habitant 5, rue de Berru, tué hier par un éclat d’obus, alors qu’il venait de sortir sur le pas de sa porte.

Polémique à propos des forts de Reims

Paul Hess fait état d’une polémique à propos de l’abandon des forts autour de Reims:

« L’opinion populaire s’est vivement émue à Reims et dans toute la région, du fait que les Allemands, en quittant notre ville, se sont fortement retranchés sur les hauteurs occupées par nos vieux forts et de là ont pu tenir tête aux  troupes chargées de les déloger. Le public, simpliste et souvent peu au courant des choses de la fortification moderne en a conclu que les Allemands avaient retrouvé contre nous les moyens de défense résultant de l’existence des forts de Reims, et qu’en conséquence, notre état-major avait eu grand tort de ne pas faire sauter ceux-ci avant l’arrivée de l’ennemi. Sans ces forts, entend-on dire de toutes parts, nous n’aurions pas été bombardés, ou en tout cas nous ne l’aurions pas été aussi longtemps car les Allemands n’auraient pu tenir aux portes de Reims.

Comme il est plus essentiel que jamais, dans les circonstances présentes, que l’union morale la plus étroite existe entre la population civile et l’autorité militaire, et comme cette bonne entente, cette union sacrée peut résulter surtout de la confiance réciproque de l’une envers l’autre, nous avons demandé à M.le général Cassagnade, l’autorisation de fournir sur cette question quelques explications très générales , qui justifieront entièrement l’attitude du haut commandement.

Disons d’abord que ce que les Allemands ont occupé utilement, ce ne sont pas à proprement parler les forts. Ils ont dû, sans doute, y caserner une partie de leurs hommes, encore que les casemates n’étant pas bétonnées ne soient pas du tout invulnérables; mais ces hommes auraient tout aussi bien été cantonnés dans les villages voisins.

Ce ne sont pas non plus nos batteries qui ont pu servir aux Allemands, celles-ci  avaient été désarmées et nos canons enlevés avant sur arrivée. Du reste, ces batteries étaient évidemment dirigées du côté extérieur de Reims, tandis que les batteries ennemies ont été installées face à la ville; et puis, on a vite fait d’aménager l’emplacement d’une batterie.La vérité est que l’artillerie ennemie s’est installée sur les hauteurs occupées par nos forts. Ces hauteurs constituent d’excellentes positions naturelles, c’est du reste pour cette raison que nos forts y avaient été construits; les Allmeands, à leur tour, s’y sont fortifiés, de même que lors de l’investissement de Reims par les Anglais, en 1539, ceux-ci s’étaient retranchés sur les hauteurs de Brimont et de Saint-Thierry.

Maintenant, pour répondre  à une dernière question que se pose encore le public; pourquoi n’avoir pas tiré nous-mêmes parti de ces excellentes positions pour repousser l’armée allemande quand elle s’approcha de Reims? 

Parce que ces forts, malgré qu’ils fussent démodés, avaient été respectés uniquement pour servir, tant bien que mal, dans le cas où une bataille se serait livrée aux environs de Reims et que, précisément, il n’est pas entré cette fois dans le plan d’ensemble des opérations que cette bataille eût lieu. »

(…)Les habitants de Reims se demandent  quand sera tenté l’effort nécessaire au dégagement de leur malheureuse cité, afin d’éviter sa ruine complète. Ils trouvent, par ce que leur apprennent  les communiqués officiels, que l’on paraît se soucier peu de son triste sort et ils en sont réduits à se poser, malgré toute la même question, à laquelle l’article du Courrier ne donne pas d’explication: pourquoi les Allemands, dans leur fuite, ont-ils pu s’accrocher sur les hauteurs de Brimont, Witry et Berru?

Des cadavres à Bétheny

Paul Hess relate aussi un article du Courrier de la Champagne à propos de l’inquiétude des Béthenyats: « un de nos lecteurs qui s’est aventuré jusqu’à Bétheny, nous signale que les champs sont couverts de cadavres ou de membres mutilés et apars de soldats tombés victimes des derniers évènements.

Des cadavres de chevaux sont aussi abandonnés à la décomposition et cet état de chose crée un foyer pestilentiel des plus dangereux.

Il serait urgent que des mesures fussent prises pour éviter une contagion possible. Quand au village de Bétheny, il n’offre guère qu’un ensemble de ruines menaçant la sécurité de ceux qui tenteraient d’y passer. »

Début de l’occupation dans le Nord

http://www.histoire-en-journal.com/index.php?option=com_content&view=article&id=123:oct-1914-debut-de-loccupation-allemande-dans-le-nord&catid=50:histvecu&Itemid=2

Lu dans le Moniteur en date du 5 octobre 1914

(…)Nous avons repris l’offensive. Une très violente bataille se développe autour au auprès d’Arras, tandis que le combat semble s’atténuerun peu entre l’Ancre et la Somme, d’une part, et la Somme et l’Oise, d’autre part. Nous avons progressé dans la région de Soissons au nord de l’Aisne, où les Allemands s’étaient fortement retranchés (…) Enfin notre cheminement s’accentue en Woëvre et dans l’Argonne.

La situation du camp d’Anvers est stationnaire et l’armée belge stationne sur la Néthe.

Sarajevo est complètement investi par les forces serbes monténégrines.

La flote franco-anglaise a bombardé et détruit l’un des ouvrages les plus considérables des bouches de Cattaro dans l’Adriatique.

11/ Journal de la Grande guerre: 15 août 1914

Suite de l’éphéméride de la première guerre mondiale à partir de l’hebdomadaire L’illustration et de nombreux documents personnels.

Samedi 15 août 1914

France.-Dans la région de Blamont, Cirey, Avricourt, nos forces se sont portées, repoussant les Allemands, jusqu’à la hauteur de Lorquin, à 8 kilomètres en avant de l’ancienne frontière, en enlevant le convoi d’une division alllemande soit 19 camions automobiles. Le corps d’armée bavarois qui nous était opposé se replie vers Sarrebourg.

Dans la Haute Alsace, Thann est repris. le drapeau du 132ème régiment d’infanterie allemande est enlevé à Sainte-Blaise, dans la vallée de la Bruche, par un bataillon de chasseurs à pied.

15 AOUT ST BLAISE 1914
Le premier régiment des chasseurs à pied s’illustre à Sainte Blaise. Dès le début de la guerre deux primes de 5.000F et de 1.000F ont été offertes au soldat qui prendrait le premier drapeau allemand, mais nos pioupious n’auraient pas eu besoin de ce stimulant. Le 15 août à Sainte Blaise, le premier bataillon de chasseurs à pied enlevait le drapeau du 132 ème régiment d’infanterie allemand ( photo Le Miroir )

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Deux avions français pilotés par le lieutenant Cesari et le caporal Prudhommeau survolent Metz et jettent des bombes sur le hangar des zeppelins, à Frascati.

 

http://www.asoublies1418.fr/_zdocs/77/doctrines/monographies/395243893171296_____frescati-2.jpg

http://www.80ans-armeedelair.fr/meeting-de-lair-nancy/premiere-mission-bombardement-francaise-guerre-1914-1918-1

Un sérieux engagement a lieu sur les bords de la Meuse, près de Dinant, entre Français et Allemands. le combat dure une douzaine d’heures caractérisé par des heurts de cavalerie et d’infanterie, puis un duel d’artillerie, du haut des collines dominant la ville. Les Allemands qui avaient passé sur la rive gauche de la Meuse sont repoussés avec des pertes notables sur Rochefort.

Russie.-Une proclamation du tsar Nicolas II annonce aux Polonais de Russie, d’Autriche et d’Allemagne qu’il leur donne l’autonomie et l’intégrité territoriale. la Pologne est resssuscitée! Le grand Nicolas adresse un appel aux Polonais les conviant à s’unifier, sous le sceptre du tsar russe, libres dans leur religion, dans leur langue et dans leur autonomie.

Japon.-Le Japon fait remettre au gouvernement allemand un ultimatum dans lequel il exige:

-que l’Allemagne rappelle ou désarme tous ses bâtiments de guerre présents dans les eaux japonaises et chinoises;

-qu’elle évacue dans le délai d’un mois le territoire qu’elle occupe à bail à Kiao-Tchéou (Chine)qui sera éventuellement restitué à la Chine.