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1358/22 avril 1918: en souvenir d’Alexis, la lettre émouvante d’un soldat à la soeur du défunt

Bataille de la Lys: communiqué officiel

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lundi 22 avril 1918

A partir du 21 avril, peu d’informations dans les cmmuniqués anglais sur le secteur des Flandres, hormi sur le verrou de Robecq. La bataille fait désormais rage sur la Somme, devant Villers-Bretonneux et Amiens.

9h45 matin : Nous avons particulièrement améliorer nos positions pendant la nuit, dans les secteurs de Villers-Bretonneux, Albert et Robecq.
[…] L’ennemi a principalement bombardé nos positions sur les deux rives de la Somme et de l’Ancre, dans la région de Lens, près de Festubert et dans la forêt de Nieppe.

Soir : Au nord-ouest de Festubert, à la faveur du bombardement signalé ce matin, l’ennemi est parvenu à prendre pied dans un de nos postes avancés qui, à plusieurs reprises, était passé de main en main lors des derniers combats.
Dans le secteur de Robecq, à la suite d’une heureuse opération de détail, notre ligne a été avancée quelque peu et nos avons fait soixante-huit prisonniers.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/22_avril_1918.html

(Sous-marin) Destruction tragique de l’UB 55

U-Boot_type_UB_III

L’on se souvient qu’à la fin de 1915 et au début de 1916 le lieutenant de
vaisseau Ralph Wenninger (âgé de 25 ans) commandant l’U-B-17 semblait être
affecté spécialement aux patrouilles sous-marines au large de Dunkerque et
il avait notamment à son actif le torpillage du cordier Jésus-Maria qu’il
avait envoyé par le fond, corps et biens, à l’entrée du Dyck oriental par
une nuit de tempête.

Wenninger en octobre 1917 obtint le commandement d’un sous-marin plus
important, l’UB-55 avec lequel il fit cinq croisières en Manche.

Le 21 avril il quitta Zeebrugge le soir pour sa sixième et ultime mission et
fit route vers la Manche, navigant en surface entre les bancs de Flandre. A
quatre heures du matin, à l’aube naissante, le commandant décida de
poursuivre le voyage en plongée et donna l’ordre de descendre à douze mètres
afin de ne pas être vu par les patrouilles de chalutiers. L’U-B venait à
peine d’atteindre cette profondeur que l’équipage eu l’impression que le
bâtiment entrait «dans un filet». Quelques secondes après une très forte
explosion se fit entendre à tribord.

Le sous-marin commença à couler par l’arrière, descendant sous les flots
avec la rapidité d’un ascenseur ! L’eau envahissait le compartiment où se
trouvaient les torpilles. Pour rétablir l’équilibre, l’équipage reçut
l’ordre de se porter vers l’avant, mais cette manoeuvre resta inutile.
La porte étanche entre le compartiment arrière et la chambre des moteurs ne
résista pas à la pression de l’eau. Un officier mécanicien tenta vainement
de vider les ballasts arrière à l’aide d’air comprimé. La chambre des
moteurs se remplissant d’eau on ferma sa porte étanche et les hommes se
réfugièrent dans le poste d’équipage tandis que l’U-B-55 s’échouait sur le
fond par une profondeur de vingt-quatre mètres.

A l’intérieur, l’eau continuait de pénétrer, les accumulateurs se mirent à
dégager des gaz délétères. La pression de l’air refoulé par l’eau augmentant
peu à peu il devint difficile de respirer. Renouvelant la manoeuvre que nous
avons vu opérer par l’équipage de l’»U-C-26», les matelots de l’U- 55
essayèrent d’ouvrir les panneaux de sortie et pour y réussir un
sous-officier vida dans le compartiment les réservoirs d’air comprimé des
torpilles, cette tentative échoua, l’eau continuait à monter dans tout le
sous-marin.

Les hommes comprirent alors qu’ils étaient irrémédiablement perdus. Pour
éviter de mourir lentement par asphyxie, quelques-uns, à demi-fous de
terreur, se suicidèrent en se remplissant la bouche et les narines avec de
l’ouate et en se plongeant dans l’eau; d’autres se tirèrent des coups de
revolvers. Il y avait alors un mètre d’eau dans le sous-marin et la
surpression qui en résulta rendit possible l’ouverture des panneaux. Mourir
pour mourir, les survivants résolurent de sortir.

Extrait de « Dunkerque durant la guerre de 1914-18 » Albert CHATELLE

La suite sur http://www.sous-mama.org/ub-55-sa-destruction-tragique-le-22-avril-1918-blog-360.html

En souvenir d’Alexis, la lettre émouvante d’un soldat à la soeur du défunt

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La suite sur http://www.monceau-sur-oise.fr/documents/lettreincomplete.pdf

(Aviation) les funérailles du baron rouge

enterrementC’est l’escadrille N° 3 qui a organisé l’enterrement du Baron, le 22 avril, nous les hommes de la 209 qui l’avaient affronté dans l’air nous étions placés à l’extérieur du cimetière de Bertangles, derrière une grande haie. De cette cérémonie nous n’avons pas aperçu grand chose ».

La cérémonie d’enterrement est à la fois simple et grandiose avec officiers, sous officiers et soldats en grande tenue, salves d’honneur et couronnes mortuaires portant des inscriptions comme
 » A notre valeureux et courageux ennemi « …

La première tombe de von Richthofen se trouvait donc située immédiatement à droite à l’entrée du cimetière de Bertangles.

http://www.tao-yin.com/baron-rouge/funerailles.html

Journal du lundi 22 avril 1918

L’ennemi a tenté un coup de main dans la région de Hangard-en-Santerre. Des prisonniers dont un officier sont restés entre nos mains.
L’activité des deux artilleries s’est maintenue très vive entre Lassigny et Noyon.
Nos détachements ont effectué de nombreux coups de main sur divers points du front ennemi, notamment au nord-ouest et à l’est de Reims, en Champagne, dans le secteur de Juvincourt et vers les côtes de Meuse.
Nous avons fait un certain nombre de prisonniers. De son côté, l’ennemi a dirigé plusieurs tentatives, toutes repoussées, à l’ouest de la butte du Mesnil et en Woëvre.
L’artillerie ennemie s’est montrée active sur différents points du front et a entrepris, dès l’aube, sur les positions de nos alliés, à Caudescure, au nord de Merville, un bombardement violent qui n’a été suivi d’aucune attaque d’infanterie.
L’artillerie britannique a bombardé efficacement des troupes ennemies et des transports le long des routes en arrière du secteur de la Lys.
M. Sonnino a fait une déclaration au Parlement italien au sujet des maneuvres de paix de l’Autriche-Hongrie. L’Italie à cet égard, n’a cessé de demeurer en parfait accord avec ses alliés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html