Archives du mot-clé belgique

1136/12 septembre 1917: Il vont mater la mutinerie des soldats russes de la Courtine

Bombardement église de Dadizele (Belgique) 

Le 12 septembre l’église de Dadizele a été très endommagée par un bombardement. Un peu avant, à savoir le 13 août 1917, on avait enlevé les cloches et les grandes orgues de la basilique.

Sur la photo, vous voyez la basilique de Dadizele après les bombardements ravageurs de 1917. (collection Daisy Decoene)

source: http://veertienachttien.be/fr/chronologie/12-septembre-1917-bombardement-eglise-de-dadizele

Enlèvement des cloches de l’église Saint Walfried de Sarreguemines (Moselle)

Les cloches sonnèrent pour la dernière fois le 11 septembre 1917 pour l’enterrement de l’aviateur Alfred Goepp mort à la guerre près d’Augsbourg. Le 12 septembre 1917 on démonta les deux plus grosses cloches. Comme il ne se trouva aucun des habitants pour les descendre,l’administration militaire allemande envoya quelques militaires faire le travail. Ce n’est que cinq ans plus tard en juillet 1923 que la société Farnier-Robécourt coula à nouveau deux nouvelles cloches. Et le 22 juillet toute la paroisse (88 couples de parrainage) les accueillit. Le nom des cloches La plus petite des trois se nommait « St-Walfrid » fondue en 1867 par la société Martin PerrinRobécourt (Vosges) et portait l’inscription suivante « Fondue l’an 1867 pour la commune de Welferding sous l’administration de Mr Ant. Dassy, maire et Mr. J. Schmitt,adj, j’ai été bénie par Mr Schumacher, curé de la paroisse » . La grosse cloche, en Ré, portait l’inscription suivante : « Je m’appelle Marie. Bénite en 1923 je remplace ma sœur aînée, victime de la guerre. Quand j’ai vu le jour, Pie XI était Souverain Pontife, J.B. Pelt Evêque de Metz, l’abbé Kirch Curé de Welferding, Jean Nic. Kessler Maire de Welferding. Je loue la Vierge immaculée, Reine de la paix ! J’annonce la paix à toutes les âmes de bonne volonté. J’ai eu pour parrains et marraines les hommes et les femmes de la paroisse. O Marie, Reine de la paix, obtenez aux paroissiens de Welferding la paix intérieure et extérieure, gage de la paix éternelle ! »

Paul Painlevé président du Conseil

Paul Painlevé (1863-1933) est un mathématicien spécialisé dans l’aéronautique, avant de devenir un homme politique (socialiste). De 1915 à 1916, il fut ministre de l’Instruction publique, puis, du 20 mars 1917 au 13 novembre 1917, ministre de la Guerre (c’est durant cette période qu’a eu lieu la bataille du Chemin des Dames). Du 12 septembre au 13 novembre 1917, il fut président du Conseil. Le 15 mai 1917, Nivelle est remplacé par Philippe Pétain, en tant que commandant en chef des armées françaises. Ce dernier réprime les mutineries, redonne confiance aux soldats et reprend partiellement, en octobre 1917, le Chemin des Dames aux Allemands, tout en limitant les pertes humaines.

source: http://www.sport-histoire.fr/Histoire/1GM/Dirigeants_hommes_politiques_premiere_guerre_mondiale.php#Paul_Painleve

Il faut mater la mutinerie des soldats de la Courtine

Le 12 septembre 1917, la population civile est évacuée. Le 14 septembre, l’ordre est donné aux mutins de se rendre sous 48 heures et les livraisons alimentaires sont interrompues. Le 19 septembre 1917, les derniers mutins se rendent. Le bilan officieux de cette tuerie est d’une centaine de mort et de blessés. 81 meneurs sont incarcérés à l’île d’Aix et après la répression il ne restera à La Courtine que 7500 hommes de la 1er brigade privés de toute liberté et gardée par les troupes françaises.

La répression ordonnée par le Gouvernement Provisoire a fait définitivement perdre la confiance de la troupe en celui-ci et accentuer la haine pour la France bourgeoise. Le rejet de tous les officiers (représentants brutaux de l’ancien régime) est définitif et l’état d’esprit révolutionnaire se répand dans la 3e brigade cantonné en dehors de La Courtine. La situation va encore se compliquer, pour le gouvernement d’Union Sacré, car la Révolution d’Octobre fait de Lénine un héros pour les soldats. La victoire des « maximalistes » (dans l’esprit des soldats il n’y a pas de grande différence entre bolcheviques et anarchistes) a galvanisé les espoirs des unités russes d’une paix immédiate, de la terre, de la Liberté et de l’égalité. A la suite de cette nouvelle poussée révolutionnaire, les soldats russes sont gardés en otage par la France. En effet, la France soutient activement les blancs durant la guerre civile. Les soldats sont envoyés dans les différentes compagnies de « travailleurs volontaires » et de « travailleurs forcés ».

Pour un petit nombre d’entre eux, ils sont recrutés dans la première unité combattante de la « Légion des Volontaires russes » contre la révolution d’Octobre -mais sans grands résultats. Pour les « travailleurs volontaires » (fragmentés en petit groupe afin d’éviter la propagation des idées et des actions révolutionnaires) ce sont des salaires misérables au profit du patronat français, des conditions de vie mauvaise, une surveillance policière et militaire étroite. Les réfractaires sont envoyés en prison dans des conditions difficiles ou déportées en Algérie. Les soldats russes toujours déterminés font des évasions et tentent de déserter. Touché par les conditions de vie des diverses populations ils pratiquent une agitation politique permanente. Du côté de la gauche française, la S.F.I.O se désintéresse presque totalement du sort des soldats russes et des prisonniers allemands. D’ailleurs, les prisonniers de guerre russes libérés d’Allemagne sont eux aussi gardés en otage.

source: https://www.delitdimages.org/mutinerie-soldats-russes-en-france-1917/

 

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1128/4 septembre 1917n

Le mécanicien-dentiste répare des aéroplanes

Parfois l’administration affecte les soldats de manière surprenante: un dentiste se retrouve réparateur d’aéroplanes. Le Figaro du 4 septembre 1917 nous raconte sa mésaventure.

«Un de nos collaborateurs a un fils qui appartient à la classe 14 et qui est mécanicien-dentiste de profession.

Ce jeune homme vient d’être récupéré par l’un des derniers conseils de révision, et affecté aux services auxiliaires. Occasion excellente, semblait-il, de renforcer d’une unité l’effectif, toujours insuffisant, de nos spécialistes ès art dentaire.

Mais cela eût été trop simple. Et l’on vient d’envoyer ce jeune “mécanicien” à Lyon, où il va être attaché à un atelier de mécanique, en effet il réparera des aéroplanes.» écrit le Figaro du 4 septembre 1917.

source: Le Figaro http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/04/26002-20140904ARTFIG00196-4-septembre-1917-le-mecanicien-dentiste-repare-des-aeroplanes.php

Bombardement à Calais les 3 et 4 septembre

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source: http://calais-pendant-la-guerre-14-18.e-monsite.com/pages/les-bombardements-de-calais-par-l-aviation-et-les-zeppelins-allemands.html

Le courage de la comtesse

Jeanne de BUCHÈRE de L’ÉPINOIS (1877-1917)
Comtesse de Clermont, Jeanne de Buchère de l’Épinois, voit le jour le 7 février 1877 en Dordogne (24) et s’engage comme infirmière à la société de secours aux blessés militaires, créée le 25 mai 1864 par Henri Dunant. Cette société qui vient en aide aux blessés militaires en campagne, fusionnera avec deux autres associations en 1940 pour former la Croix-Rouge française. Jeanne de l’Épinois rejoint l’hôpital temporaire n°12 situé à Vadelaincourt, près de Verdun dans la Meuse (55). Au quotidien, ce sont près de 300 malades et blessés qui sont soignés sous la direction du médecin-chef Milian. Recevant notamment les blessés du secteur du Mort- Homme, de la Côte du Poivre, de Vaux et de Douaumont, Vadelaincourt soigne plus de 10 800 blessés du 22 février au 15 juin 1916. Le 20 août 1917, Jeanne de l’Épinois se distingue en continuant à aider au sauvetage des blessés et à prodiguer des soins pendant le bombardement et l’incendie de l’hôpital. Le 4 septembre 1917 alors que l’hôpital est de nouveau bombardé, elle fait preuve de courage et de sang-froid au milieu du danger en poursuivant sa mission, mais elle est mortellement blessée. Elle sera promue chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

source: http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/itineraires-de-heros-de-la-grande-guerre-05-09-2014-4111623.php

Le commissaire Lejeune : fusillé au Fort de la Chartreuse à Liége

source: https://www.samarcande-bibliotheques.be/notice.php?q=*%3A*%20AND%20anpub%3A%221920%22%20AND%20auteurs_tous%3A%22Delcourt%2C%20Marie%22&sort_define=&sort_order=&rows=&start=1

Journal du mardi 4 septembre 1917 à travers Le Miroir

Canonnade intermittente en divers points du front, plus vive sur la rive gauche de la Meuse.
En Champagne, nous avons réussi un coup de main à l’ouest de la route de Saint-Hilaire à Saint-Soupplet et ramené des prisonniers.
Les Anglais ont repoussé une nouvelle attaque allemande sur leurs postes avancés au sud-ouest d’Havrincourt.
Un coup de main exécuté avec succès au sud-est de Monchy-le-Preux leur a permis de surprendre complètement l’ennemi et de lui enlever 18 prisonniers, après avoir détruit les abris et les mitrailleuses.
Sur le front d’Orient, nos troupes, après une violente préparation d’artillerie, ont pénétré dans les tranchées ennemies, à l’ouest de la Cerna et ramené quelques prisonniers.
La lutte d’artillerie reste violente entre le lac de Doiran et le Vardar et dans la région de Monastir.
Les Italiens ont repoussé près de Gorizia une nouvelle série d’attaques autrichiennes en faisant 350 prisonniers.
Les Russes ont reculé sur la rive gauche de la Dwina, dans la direction d’Uxkul. Sur la rive nord, les Allemands ont donné des assauts acharnés et forcé une partie des positions de nos alliés.
Le haut-commandement russe a donné ordre d’évacuer le secteur de Riga.
Sur le front de Moldavie, les troupes de Mackensen, qui entreprenaient une offensive, ont été repoussées.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1096/3 août 1917: censure: le rappel d’un préfet

Evacuation de Hooglede (Belgique)

Le 3 août 1917, la population de Hooglede a été évacuée. Hooglede était devenu un village fantôme et était souvent bombardé par les alliés. A Gits, une partie des habitants sont restés jusqu’à ce qu’ils soient obligés de fuir fin septembre 1918.

source: http://veertienachttien.be/fr/chronologie/3-aout-1917-evacuation-de-hooglede

Censure: le rappel d’un préfet

En date du 3 août 1917, ce télégramme du général commandant la 18e Région adressé à l’officier chargé du bureau de la presse au sein de la préfecture illustre de manière abrupte la réalité de la censure : par cet ordre, il est formellement interdit à la presse de communiquer sur les accidents ou évènements (incendie, explosions, déraillements, troubles ouvriers…) qui surviendraient. Cette diffusion montrerait dès lors les difficultés sociales et économiques de la période et risquerait d’engendrer des troubles sur le front et à l’arrière.

source: http://www.archivesenligne65.fr/article.php?laref=547&titre=consigne-de-censure-envoyee-a-la-prefecture-1917-adhp-10-r-28

A propos du service militaire des indigènes israéelites et musulmans algériens

Décret du 3 août 1917 relatif au service militaire des indigènes israélites algériens non naturalisés et des indigènes musulmans algériens nés ou résidant hors du territoire algérien (Arrêté de promulgation du 25 octobre 1917)

source: http://lexpol.cloud.pf/document.php?document=312120&deb=434&fin=434&titre=RMOpY3JldCBkdSAwMy8wOC8xOTE3

Journal du vendredi 3 août 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, le mauvais temps continue.
Grande activité de l’artillerie à l’est de Braye-en-Laonnois, à l’ouest de Craonne.
Dans la région d’Allemant, au cours d’une opération de détail, nous avons fait 24 prisonniers et pris une mitrailleuse.
A l’est et au sud-est de Reims, l’ennemi a tenté deux coups de main sans résultat.
Sur la rive gauche de la Meuse, violente lutte d’artillerie. Les Allemands ont renouvelé sans résultat leur attaque dans le secteur du bois d’Avocourt. Des coups de main ennemis dans cette même région, ainsi qu’en forêt d’Apremont, au sud-est de Saint-Mihiel, ont complètement échoué.
Sur le front anglais des Flandres, l’ennemi, qui avait réussi, au prix de pertes élevées, à prendre pied dans les positions avancées de nos alliés, vers la voie ferrée Ypres-Roulers, a été entièrement rejeté par une contre-attaque. Nos alliés ont repris possession de la totalité de la ligne.
Ils ont exécuté avec succès un coup de main au sud-est d’Hargicourt et fait des prisonniers.
Le gouvernement russe a adressé une circulaire télégraphique à ses représentants auprès des Alliés pour affirmer sa volonté de continuer la guerre avec vigueur.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

1095/2 août 1917: Comment Jeanne Bourguignon fit de ses gamins des héros

Le Seealer, voilier allemand coule dans le Pacifique

Le comte von Félix Luckner, surnommé le diable de mer, commandait le Seeadler, un voilier allemand de quatre mâts  , avec un gros moteur auxiliaire armé qui joua un rôle important de corsaire allemand dans le pacifique lors de la première guerre mondiale. Le 2 août 1917, le navire pour caréner mouilla à l’extérieur du récif de l’atoll de Mopelia, car le lagon n’était pas assez profond. Von Luckner décrit ce qui s’est passé :

« À approximativement 9.30 du matin, nous observons une étrange protubérance sur l’eau à l’horizon. Nous pensons d’abord que c’est un mirage, mais celle-ci augmente et vient vers nous. Alors, nous la reconnaissons…c’est une vague de tsunami causée par un tremblement de terre et une éruption volcanique sous-marine. Le danger est très important, car nous sommes entre l’atoll et la vague. Nous ne pouvons pas utiliser les voiles car le vent nous pousser vers le récif. Notre seul espoir pour nous éloigner de l’atoll est notre moteur.
L’énorme vague du raz-de-marée se précipite vers nous à grande vitesse et le moteur démarre pas. Les mécaniciens travaillent frénétiquement et nous avons attendons en vain le son des cylindres…. mais la grande vague n’est plus qu’a quelques centaines de mètres.
Nous sommes perdus ».

source: https://www.tahitiheritage.pf/epave-seeadler-mopelia/

 

La marine nationale commande des hydravions

Le SM Alexandre Suchey du CAM de Corfou et son Sopwith 130 Clerget

A la mi 1917, la Marine Nationale, prit livraison de 4 exemplaires vendus par le gouvernement britannique. Le 3 Janvier 1917, une nouvelle commande de 10 appareils fut passée à la société SACA. Les Sopwith restèrent en service jusqu’à la fin des hostilités et les survivants furent désarmés peu après. Cet hydravion était connu dans la Marine française sous le nom de « Sopwith 130 ch Clerget », sa dénomination  » Baby » anglaise ne fut jamais utilisée en France.

 http://www.ffaa.net/seaplanes/sopwith-130_clerget/sopwith_clerget_fr.htm

Comment Jeanne Bourguignon fit de ses gamins des héros

Le 2 août 1917, la plupart des membres du réseau furent arrêtés et parmi eux tous les membres de la famille Van Damme à l’exception du petit Robert !

Le sort funeste de l’abbé Moons

L’abbé  Moons fut enfermé  à la prison d’Anvers d’où il ne sortit que pour être fusillé.  Pour lui arracher des aveux, on le priva plus d’une fois de nourriture, on lui donna comme compagnon de cellule des espions, on mêle à ses aliments des ingrédients pour provoquer le délire. Après cinq mois de ce régime, voyant qu’il ne proférait ni plaintes ni aveux, on le laissa tranquille!

source: http://www.1914-1918.be/civil_jeanne_bourguignon_texte.php

Journal du jeudi 2 août 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, sous la pluie persistante, nos troupes continuent à organiser les positions conquises.
Au nord de l’Aisne, activités des deux artilleries, principalement dans le secteur Hurtebise-Craonne.
A l’ouest de Cerny, les Allemands ont attaqué à diverses reprises, mais nous les avons partout repoussés en leur faisant 30 nouveaux prisonniers.
Sur la rive gauche de la Meuse (région d’Avocourt-cote 304), l’ennemi a attaqué en masse, mais pour n’obtenir que des gains médiocres; sur la rive droite, lutte d’artillerie sans action d’infanterie.
Les Anglais ont consolidé leur nouvelle ligne au sud du canal d’Ypres-Comines. Des contre-attaques exécutées contre leurs nouvelles positions de la Basse-Ville et du nord du canal d’Ypres-Comines, ont été repoussées. Plus au nord, vers la voie ferrée d’Ypres-Roulers, une contre-attaque allemande a été brisée. La pluie n’a cessé de tomber en abondance. Nos alliés ont exécuté un coup de main à l’est de Bongremer. Le chiffre des prisonniers qu’ils ont fait en Flandre monte à 5.000.
En Macédoine, activité d’artillerie et rencontre de patrouilles dans la zone de la Strouma.
Les Russes ont esquissé une offensive en Galicie, près de Trembovla, mais ils ont reculé légèrement sur l’ensemble de leur ligne.
source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

 

Le Brabant wallon avait aussi des « femmes à Boches »

Sur le site de la libre.be

La revue d’Histoire du Chirel lève le voile sur une facette peu connue de 14-18.

C’est une dimension moins connue mais néanmoins interpellante de l’histoire de la Grande Guerre et, oserions-nous écrire, de celle de toutes les guerres puisque la « collaboration horizontale » fut de tous les conflits…

Dans le Brabant aussi, des femmes ont eu des relations sexuelles avec des militaires allemands, plus ou moins (haut) gradés, plus pour de pures raisons de cœur et de sentiments amoureux que de proximité idéologique. Un sujet longtemps considéré comme tabou. L’an dernier à la VUB, l’historienne Gerlinde Swillen a présenté un doctorat sur les enfants nés des amours de soldats allemands de la Seconde Guerre et de femmes d’ici, mais le phénomène fut aussi présent en 14-18.

Des rapports de curés très intéressants…

C’est ce qui ressort d’un mémoire de master réalisé à l’UCL par Laurie de Coster qui a fait la synthèse de ce travail dans la dernière livraison de la « Revue d’Histoire du Brabant wallon » édité par le Comité d’histoire religieuse (le Chirel). Un papier passionnant et non dénué d’émotion sur un sujet difficile car la recherche de documents ne fut pas évidente, touchant à l’intimité des personnes concernées. Laurie de Coster s’en est bien sortie notamment en s’immergeant dans les archives religieuses et les fameux rapports que les curés rédigèrent à la demande de leur hiérarchie. On épinglera aussi une étude pointue, comme de coutume, de Paul Wynants sur la politique nivelloise et les tensions entre catholiques et libéraux

Rens. : Chirel Brabant wallon, chaussée de Bruxelles, 65A, 1300 Wavre; téléphone : 010/23.52.79 .   www.chirel-bw.be

source: http://www.lalibre.be/regions/brabant/le-brabant-wallon-avait-aussi-des-femmes-a-boches-58e14e38cd70812a652f52a0

961/21 mars 1917

 Lettre du 21 mars 1917 de Marcel Sibaud

VALRÉAS, LE 21 MARS 1917

Ma petite chérie,

Voilà qu’on recommence à nous éreinter physiquement. Ce matin encore terrassement. L’après-midi manœuvre. J’ai les jambes plutôt lasses ! Et demain tir au fusil mitrailleur à 6h30 au diable ; il faudra se lever à 5 heures. Par-dessus le marché, je m’étais bien mis à flot : le capitaine a gardé mon carnet 5 jours. Il m’a mis assez bien mais m’a retardé. Je pourrais essayer de me rattraper ce soir mais j’ai bien envie de me coucher. Voilà mon dimanche que se compromet.
Le capitaine a commencé à communiquer ses notes aujourd’hui. Mais il est bizarre. Nous nous étions entendus pour passer dans les premiers. Mon tour venu, je quitte ma pelle et m’approche. Après les travaux, me dit-il. Je retourne à mon trou et quelques minutes après, il en reçoit 3 ou 4 autres. Si je ne voulais éviter tout frottement, je ne redemanderais plus rien et attendrais pour voir s’il m’appellerait. Mais je n’espérai rien et me représenterai à la première occasion. La manœuvre d’Escande que j’avais pressenti se développe. Depuis un mois il ne fait rien, pour raison diplomatique de santé ; le capitaine lui laissant entendre un redoublement probable. L’autre crie bien qu’il ne veut pas redoubler, qu’il aimerait mieux partir de suite, que si on ne le propose il se fera nommer d’emblée par le ministère ; pour moi s’il cherche tant à se disculper c’est que son but est bien celui que je pensais. Comme je te l’ai dit, je ne m’attends pas à des notes brillantes, mais je m’en moque du moment qu’elles seront suffisantes.
Evidemment les notes définitives de l’Ecole me suivront au corps ; mais là peut-être sera-t-on plus sensible aux actes qu’au bluff et aux paroles ; pour ma part j’aime mieux être bien apprécié dans le civil et moins dans le militaire que l’inverse. Ici d’abord j’ai ce défaut de ne pas aller à la messe ; tant y vont uniquement parce qu’ils savent que cela leur assurera la cote.
Je n’ai pas eu le plaisir de te lire ce matin ; je n’ai eu ta lettre que ce soir.
J’ai été voir après dîner le communiqué. Les progrès quoique forcément plus lents continuent. En Champagne, on parlait de la ferme des chevrettes et je ne sais pourquoi cela me rappelait la maman chevrette et la maman brebis ; combien je voudrais entendre cette estimable histoire ! et faire l’échelle à petit Toto en regarder téter Marcelle. Puissè-je au moins vous voir à Pâques. Mais surtout ne te force pas pour être forte à ce moment là. Remet toi bien tranquillement. Il est fort probable que je ne pourrai passer par Clermont à Pâques. En revanche quand on quitte l’école on part en permission sans repasser par le dépôt. Je pourrai donc renvoyer à la maison quelques affaires et à Saint-Germain-des-Fossés pousser une pointe sur Clermont et revenir vite me blottir une dernière fois dans notre chez nous.

source: http://lettresoubliees1418.fr/wordpress/2011/07/lettre-du-21-mars-1917-de-marcel-sibaud/

Journal de guerre du mercredi 21 mars 1917 à travers Le Miroir

De la Somme à l’Aisne, nos troupes, tout en réalisant de nouveaux progrès, ont procédé à l’occupation de la zone reconquise.
Au nord de la Somme, notre cavalerie a poussé jusqu’aux environs de Roupy, à 7 kilomètres de Saint-Quentin, où elle a donné la chasse à des patrouilles de cavalerie allemande. Au nord-est de Chauny, notre infanterie a occupé Tergnier et franchi le canal de Saint-Quentin. Quelques escarmouches assez vives avec des détachements ennemis se sont terminées à notre avantage. Nous n’avons subi, au cours de cette poursuite, que des pertes insignifiantes. Mais nous avons constaté partout des traces d’un vandalisme systématique : les destructions accomplies par l’ennemi n’ont, la plupart du temps, aucune utilité militaire. Nos aviateurs ont signalé que les ruines historiques du château de Coucy avaient été détruites par une explosion.
En évacuant Noyon, l’ennemi a emmené de force cinquante jeunes filles.
L’armée anglaise a occupé 14 nouveaux villages.
Bombardement réciproque sur le front belge. Canonnade accrue sur le front italien.
Progrès de nos troupes en Macédoine autour de Monastir, où nous avons fait 1200 prisonniers.
Le gouvernement américain a demandé l’envoi d’une mission française aux Etats-Unis pour l’instruction des étudiants. M. Wilson a décidé de convoquer d’urgence le Congrès.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html

Séparation administrative de la Belgique

Durant la Première Guerre mondiale, les autorités allemandes s’occupèrent de l’administration des territoires occupés de la Belgique. Pour cela, elles se conformèrent à l’article 43 de la convention de La Haye. Au début, ils décidèrent de ne modifier aucune structure, maintenant grosso modo les cadres préexistants.

Le 21 mars 1917, une modification radicale du paysage institutionnelle belge survint: la séparation administrative. Les départements furent ainsi dédoublés en un organisme francophone et un autre flamand. Le 5 mai 1917, un arrêté créa le « Ministerie van Nijverheid en Arbeid » en Flandre, avec son siège fixé à Bruxelles, et un Ministère de l’Industrie et du travail pour la région wallonne, situé à Namur.

Cependant, quelques services échappèrent à la séparation administrative et restèrent à Bruxelles: ceux qui traitaient des brevets, des marques de fabrique et de commerce, et le service géologique. Parallèlement, l’administration civile allemande fut scindée en deux.
Cette réforme ne survécut pas à la guerre.

source: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11197

(Aviation) création de la SPA91

spa91

La SPA91 est créée le 21 mars 1917 à Lunéville (Meurthe et Moselle) par fusion des détachements Nieuport de chasse 505 et 506 de la VIII ème Armée.
Son insigne représente un aigle en vol tenant dans ses serres une grenade enflammée qui, par la suite, sera remplacée par un crâne. Équipée de Nieuport 24, elle est nommée N91. Placée sous les ordres du LTT Jourdain, elle a pour mission la protection des escadrilles de corps d’armée et reste stationnée en Lorraine jusqu’au 8 mars 1918.

source: http://rc230-normandieniemen.com/trad_7.php

954/journal du 14 mars 1917

Journal du mercredi 14 mars 1917 à travers Le Miroir

En Champagne, l’artillerie ennemie, énergiquement contrebattue par la nôtre, a bombardé les secteurs de Maisons-de-Champagne et de la Main-de-Massiges. Les Allemands ont fait sans succès des tentatives à la grenade contre la cote 185, que nous continuons à tenir.
Sur la rive gauche de la Meuse, assez grande activité des deux artilleries. Nos tirs de destruction ont paru efficaces, notamment dans la région Avocourt-cote 304 et sur la rive droite au nord-ouest de Bezonvaux.
Les Anglais ont continué à progresser dans la Somme, les Allemands cédant à leur pression. Nos alliés ont gagné une profondeur de 1600 mètres sur un front de 1600. Ils ont occupé à l’ouest de Bapaume, le village de Grévillers et le bois Loupart. Ils ont également avancé dans le secteur de Gommécourt.
Canonnade sur le front du Trentin. Petites rencontres de patrouilles dans les vallées de Guidicaria et de Posina. Canonnade sur le front des Alpes juliennes, dans la conque de Tolmino. Les Italiens ont réussi un coup de main sur le Carso. Ils ont pris 24 hommes et une mitrailleuse.
M. Wilson a notifié aux puissances sa volonté d’armer les navires de commerce.
Le tsar a ajourné au 17 avril la réunion de la Douma et du Conseil de l’empire.

 

Marcellin Cailleau fier de sa croix de guerre

Le 14-03-17

Chers parents Hier j’ai reçu une lettre qui ma fait plaisir mais je trouvais extraordinaire que je ne voyais pas le billet. Je me suis bien douter que vous aviez oublié de le mettre dedans. Aujourd’hui je reçois l’autre lettre où le billet est dedans.
J’ai été très content car je n’avais plus  beaucoup d’argent.
Ces jours j’en ai dépensé un peu plus. On m’a donné la croix de guerre hier allors j’ai été obligé de l’arroser un peu.
Car lorsqu’il y a un décoré à l’escouade il faut payé un peu à boire.
Chers parents aujourd’hui nous avons fait la manœuvre
tout le jour. Je vous assure que je suis bien fatigué ce soir.
Je vous écrit étant couché.
Pour le moment nous ne sommes pas trop mal couchés nous avons une bonne paillasse et deux bonnes couvertures allors on a pas
froid. Et puis maintenant il ne fait plus bien froid.
Allons chers parents je termine je vais dormir
car je suis un peu fatigué mais demain matin
je resterai couché jusqu’à la soupe.
Allons je vous dis bonsoir. Votre fils qui vous aime et
qui vous embrasse bien fort je vous envoie ma
citation avec la lettre.
Demain je vous enverrez ma croix de guerre. Se sera
un beau souvenir vous  pourrez la faire encadré
avec la citation.Bonsoir
M. Cailleau

source: http://lettres14-18.ouvaton.org/spip.php?article24

De Prouilly à Châlons-le-Vergeur (Marne)

14 Mars 1917
Départ de Prouilly pour Chalons le Verguer où nous bivouaquons sous bois en arrière de la cote 186 qui souvent durant cette bataille fera parler d’elle nous resterons là jusqu’au 9 Juin, nous aurons à faire en ravitaillement ce qui n’est pas sans risques. Le hameau de Cornay est on ne peut plus dangereux à traverser, cependant il faut y passer. Les bois de Fermicourt des Geais sont loin d’être hospitaliers, cependant nous avons toujours la veine rien de grave ne nous arrive sinon la nuit du 15 Avril qui nous fut funeste : un convoi de ravitaillement fut pris par les gaz, les hommes qui heureusement avaient leurs masques n’eurent qu’une petite indisposition qui ne dura guère. Il n’en fut pas de même des chevaux : 31 de mon unité sont perdus, ils souffrent horriblement avant de finir. Notre groupe est privé de ce fait de 93 chevaux et notre commandant qui était groupe de poursuite est furieux, il lui est impossible d’atteler ; sa colère se calmera. Cette opération sera bien manquée, tout avait été prévu – ponts volants popur le passage des voitures sur les tranchées – magasins de vivres très à l’avant , les ordres sont donnés pour que le lendemain du déclenchement nous poussions en avant les troupes qui ont 5 jours de vivres (cantonnent le 3ème jour au camp de Sissonne). Les troupes emballées et croyantes y vont carrément mais que le désenchantement fut vite arrivé : ce qu’ils n’avaient pas prévu était la résistance opiniâtre des boches qui ont eu là jusqu’à 32 divisions pour faire face à nos 24. Là encore nos fantassins firent des prodiges mais payeront de leur vie en bien grande quantité. Ici se place des épisodes que le commandement ne manquera pas de remarquer : de nombreux régiments refusent de monter aux tranchées pour attaquer. Ils n’ont pu confiance dans leur généraux, ils sentent que cette attaque était plutôt à l’avantage d’un homme si elle avait réussi. De ce fait Petain remplace Nivelle. A nos positions de Cornay nous perderons quelques hommes à cause du choléra.

Source et suite http://ludovicfournier.free.fr/pages/journal2.htm

Eugène Chassaing et les débuts de l’aviation sanitaire

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Dans un article du Petit Parisien du 14 mars 1917, le médecin puydômois interpelle l’opinion  publique sur « le traitement des blessés et l’aviation sanitaire » : « Hémorragie et infection sont les ennemis terribles que le médecin de guerre a pour mission de vaincre. Il a toutes chances de vaincre s’il intervient à temps. […] Le sort du blessé est dans bien des cas lié au gain de quelques heures ou de quelques instants. (…) 

Les voitures sanitaires ont, avec avantage, remplacé les voitures à chevaux. Si la route était libre et bonne, la distance serait vite franchie. Mais il faut compter avec les fondrières, les éboulements, l’encombrement prolongé et désespérant par des convois de ravitaillement qui se pressent, se heurtent et se regardent pendant des heures. Si bien maniée soit-elle, la vaillante petite auto sanitaire ne peut soustraire son précieux fardeau ni aux attentes prolongées ni aux chocs brisants qui retentissent douloureusement sur l’état des blessés. »

http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/expositions/panneau-eugene-chassaing-et-les-debuts-de-l-aviation-sanitaire-110/n:97

Soldats russes dans les Cordeliers à Reims

L’autochrome de Fernand Cuville date de 1917. Des soldats russes posent dans les ruines de Maison Lainé, qui était un Couvent des Cordeliers au XIIIe siècle.

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Source: http://reimsdoc.over-blog.com/article-soldats-russes-dans-le-square-des-cordeliers-115857718.html

  Belgique: Le récit d’un témoin qui, à Namur,  a assisté au retour de 70 déportés retenus au camp de Grüben.

 

Le 14 mars 1917, j’ai vu quelques uns des déportés au nombre de 70  revenus de Grüben. Il résulte de leurs renseignements qu’en ce moment le camp est presque vidé. A la suite du supplice de la faim et des mesures de tortures, les hommes ont dû se laisser faire, ils ont été emmenés non plus comme travailleurs s’offrant volontairement pour travailler mais comme travailleurs forcés.

Il reste au lazaret de  Grüben 1200 à 1500 malades revenus des travaux en piteux état et environ 500 autres au camp lui-même. Le meunier de (?) à qui  j’ai surtout parlé m’a affirmé qu’il y a environ 180 décès à Grüben même. Ceux revenant du travail au camp racontent que malgré les forts salaires, leur situation est à peine tenable tellement les aliments sont rares et chers

Les 70 hommes revenus le 14 mars sont, presque tous, fort mal arrangés. beaucoup ne s’en referont jamais. ils ont quitté le camp lundi matin et sont arrivés à Namur mercredi matin. En cours de route, ils n’ont reçu comme aliment que deux fois de la soupe ».

http://ceuxde14-18.skynetblogs.be/index-6.html

Opération Alberich entre Arras et Laon

C’est dans la nuit du 14 mars 1917 que les Britanniques rencontrèrent les premières tranchées allemandes abandonnées. L’avance britannique put se faire ; ils n’avaient que l’arrière garde face à eux. Finalement, les Bruitanniques occupèrent les anciennes tranchées allemandes abandonnées par leurs propriétaires. La ville de Péronne tomba entre leurs mains le 18 mars 1917. Bapaume est prise le 17 mars par les Australiens, mais il fallut quelques jours pour neutraliser tous les pièges laissés par les Allemands. Les deux camps crièrent victoire ; les Allemands car ils avaient battu en retraite en bon ordre ; les Britanniques car ils avaient progressé de quelques kilomètres!

source: http://www.14-18.bruxelles.be/index.php/fr/nouvelles-du-front/operations-militaires/operations-militaires-galerie/2598-9-fevrier-1917-operation-alberich

 

 

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