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Le Brabant wallon avait aussi des « femmes à Boches »

Sur le site de la libre.be

La revue d’Histoire du Chirel lève le voile sur une facette peu connue de 14-18.

C’est une dimension moins connue mais néanmoins interpellante de l’histoire de la Grande Guerre et, oserions-nous écrire, de celle de toutes les guerres puisque la « collaboration horizontale » fut de tous les conflits…

Dans le Brabant aussi, des femmes ont eu des relations sexuelles avec des militaires allemands, plus ou moins (haut) gradés, plus pour de pures raisons de cœur et de sentiments amoureux que de proximité idéologique. Un sujet longtemps considéré comme tabou. L’an dernier à la VUB, l’historienne Gerlinde Swillen a présenté un doctorat sur les enfants nés des amours de soldats allemands de la Seconde Guerre et de femmes d’ici, mais le phénomène fut aussi présent en 14-18.

Des rapports de curés très intéressants…

C’est ce qui ressort d’un mémoire de master réalisé à l’UCL par Laurie de Coster qui a fait la synthèse de ce travail dans la dernière livraison de la « Revue d’Histoire du Brabant wallon » édité par le Comité d’histoire religieuse (le Chirel). Un papier passionnant et non dénué d’émotion sur un sujet difficile car la recherche de documents ne fut pas évidente, touchant à l’intimité des personnes concernées. Laurie de Coster s’en est bien sortie notamment en s’immergeant dans les archives religieuses et les fameux rapports que les curés rédigèrent à la demande de leur hiérarchie. On épinglera aussi une étude pointue, comme de coutume, de Paul Wynants sur la politique nivelloise et les tensions entre catholiques et libéraux

Rens. : Chirel Brabant wallon, chaussée de Bruxelles, 65A, 1300 Wavre; téléphone : 010/23.52.79 .   www.chirel-bw.be

source: http://www.lalibre.be/regions/brabant/le-brabant-wallon-avait-aussi-des-femmes-a-boches-58e14e38cd70812a652f52a0

961/21 mars 1917

 Lettre du 21 mars 1917 de Marcel Sibaud

VALRÉAS, LE 21 MARS 1917

Ma petite chérie,

Voilà qu’on recommence à nous éreinter physiquement. Ce matin encore terrassement. L’après-midi manœuvre. J’ai les jambes plutôt lasses ! Et demain tir au fusil mitrailleur à 6h30 au diable ; il faudra se lever à 5 heures. Par-dessus le marché, je m’étais bien mis à flot : le capitaine a gardé mon carnet 5 jours. Il m’a mis assez bien mais m’a retardé. Je pourrais essayer de me rattraper ce soir mais j’ai bien envie de me coucher. Voilà mon dimanche que se compromet.
Le capitaine a commencé à communiquer ses notes aujourd’hui. Mais il est bizarre. Nous nous étions entendus pour passer dans les premiers. Mon tour venu, je quitte ma pelle et m’approche. Après les travaux, me dit-il. Je retourne à mon trou et quelques minutes après, il en reçoit 3 ou 4 autres. Si je ne voulais éviter tout frottement, je ne redemanderais plus rien et attendrais pour voir s’il m’appellerait. Mais je n’espérai rien et me représenterai à la première occasion. La manœuvre d’Escande que j’avais pressenti se développe. Depuis un mois il ne fait rien, pour raison diplomatique de santé ; le capitaine lui laissant entendre un redoublement probable. L’autre crie bien qu’il ne veut pas redoubler, qu’il aimerait mieux partir de suite, que si on ne le propose il se fera nommer d’emblée par le ministère ; pour moi s’il cherche tant à se disculper c’est que son but est bien celui que je pensais. Comme je te l’ai dit, je ne m’attends pas à des notes brillantes, mais je m’en moque du moment qu’elles seront suffisantes.
Evidemment les notes définitives de l’Ecole me suivront au corps ; mais là peut-être sera-t-on plus sensible aux actes qu’au bluff et aux paroles ; pour ma part j’aime mieux être bien apprécié dans le civil et moins dans le militaire que l’inverse. Ici d’abord j’ai ce défaut de ne pas aller à la messe ; tant y vont uniquement parce qu’ils savent que cela leur assurera la cote.
Je n’ai pas eu le plaisir de te lire ce matin ; je n’ai eu ta lettre que ce soir.
J’ai été voir après dîner le communiqué. Les progrès quoique forcément plus lents continuent. En Champagne, on parlait de la ferme des chevrettes et je ne sais pourquoi cela me rappelait la maman chevrette et la maman brebis ; combien je voudrais entendre cette estimable histoire ! et faire l’échelle à petit Toto en regarder téter Marcelle. Puissè-je au moins vous voir à Pâques. Mais surtout ne te force pas pour être forte à ce moment là. Remet toi bien tranquillement. Il est fort probable que je ne pourrai passer par Clermont à Pâques. En revanche quand on quitte l’école on part en permission sans repasser par le dépôt. Je pourrai donc renvoyer à la maison quelques affaires et à Saint-Germain-des-Fossés pousser une pointe sur Clermont et revenir vite me blottir une dernière fois dans notre chez nous.

source: http://lettresoubliees1418.fr/wordpress/2011/07/lettre-du-21-mars-1917-de-marcel-sibaud/

Journal de guerre du mercredi 21 mars 1917 à travers Le Miroir

De la Somme à l’Aisne, nos troupes, tout en réalisant de nouveaux progrès, ont procédé à l’occupation de la zone reconquise.
Au nord de la Somme, notre cavalerie a poussé jusqu’aux environs de Roupy, à 7 kilomètres de Saint-Quentin, où elle a donné la chasse à des patrouilles de cavalerie allemande. Au nord-est de Chauny, notre infanterie a occupé Tergnier et franchi le canal de Saint-Quentin. Quelques escarmouches assez vives avec des détachements ennemis se sont terminées à notre avantage. Nous n’avons subi, au cours de cette poursuite, que des pertes insignifiantes. Mais nous avons constaté partout des traces d’un vandalisme systématique : les destructions accomplies par l’ennemi n’ont, la plupart du temps, aucune utilité militaire. Nos aviateurs ont signalé que les ruines historiques du château de Coucy avaient été détruites par une explosion.
En évacuant Noyon, l’ennemi a emmené de force cinquante jeunes filles.
L’armée anglaise a occupé 14 nouveaux villages.
Bombardement réciproque sur le front belge. Canonnade accrue sur le front italien.
Progrès de nos troupes en Macédoine autour de Monastir, où nous avons fait 1200 prisonniers.
Le gouvernement américain a demandé l’envoi d’une mission française aux Etats-Unis pour l’instruction des étudiants. M. Wilson a décidé de convoquer d’urgence le Congrès.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html

Séparation administrative de la Belgique

Durant la Première Guerre mondiale, les autorités allemandes s’occupèrent de l’administration des territoires occupés de la Belgique. Pour cela, elles se conformèrent à l’article 43 de la convention de La Haye. Au début, ils décidèrent de ne modifier aucune structure, maintenant grosso modo les cadres préexistants.

Le 21 mars 1917, une modification radicale du paysage institutionnelle belge survint: la séparation administrative. Les départements furent ainsi dédoublés en un organisme francophone et un autre flamand. Le 5 mai 1917, un arrêté créa le « Ministerie van Nijverheid en Arbeid » en Flandre, avec son siège fixé à Bruxelles, et un Ministère de l’Industrie et du travail pour la région wallonne, situé à Namur.

Cependant, quelques services échappèrent à la séparation administrative et restèrent à Bruxelles: ceux qui traitaient des brevets, des marques de fabrique et de commerce, et le service géologique. Parallèlement, l’administration civile allemande fut scindée en deux.
Cette réforme ne survécut pas à la guerre.

source: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11197

(Aviation) création de la SPA91

spa91

La SPA91 est créée le 21 mars 1917 à Lunéville (Meurthe et Moselle) par fusion des détachements Nieuport de chasse 505 et 506 de la VIII ème Armée.
Son insigne représente un aigle en vol tenant dans ses serres une grenade enflammée qui, par la suite, sera remplacée par un crâne. Équipée de Nieuport 24, elle est nommée N91. Placée sous les ordres du LTT Jourdain, elle a pour mission la protection des escadrilles de corps d’armée et reste stationnée en Lorraine jusqu’au 8 mars 1918.

source: http://rc230-normandieniemen.com/trad_7.php

954/journal du 14 mars 1917

Journal du mercredi 14 mars 1917 à travers Le Miroir

En Champagne, l’artillerie ennemie, énergiquement contrebattue par la nôtre, a bombardé les secteurs de Maisons-de-Champagne et de la Main-de-Massiges. Les Allemands ont fait sans succès des tentatives à la grenade contre la cote 185, que nous continuons à tenir.
Sur la rive gauche de la Meuse, assez grande activité des deux artilleries. Nos tirs de destruction ont paru efficaces, notamment dans la région Avocourt-cote 304 et sur la rive droite au nord-ouest de Bezonvaux.
Les Anglais ont continué à progresser dans la Somme, les Allemands cédant à leur pression. Nos alliés ont gagné une profondeur de 1600 mètres sur un front de 1600. Ils ont occupé à l’ouest de Bapaume, le village de Grévillers et le bois Loupart. Ils ont également avancé dans le secteur de Gommécourt.
Canonnade sur le front du Trentin. Petites rencontres de patrouilles dans les vallées de Guidicaria et de Posina. Canonnade sur le front des Alpes juliennes, dans la conque de Tolmino. Les Italiens ont réussi un coup de main sur le Carso. Ils ont pris 24 hommes et une mitrailleuse.
M. Wilson a notifié aux puissances sa volonté d’armer les navires de commerce.
Le tsar a ajourné au 17 avril la réunion de la Douma et du Conseil de l’empire.

 

Marcellin Cailleau fier de sa croix de guerre

Le 14-03-17

Chers parents Hier j’ai reçu une lettre qui ma fait plaisir mais je trouvais extraordinaire que je ne voyais pas le billet. Je me suis bien douter que vous aviez oublié de le mettre dedans. Aujourd’hui je reçois l’autre lettre où le billet est dedans.
J’ai été très content car je n’avais plus  beaucoup d’argent.
Ces jours j’en ai dépensé un peu plus. On m’a donné la croix de guerre hier allors j’ai été obligé de l’arroser un peu.
Car lorsqu’il y a un décoré à l’escouade il faut payé un peu à boire.
Chers parents aujourd’hui nous avons fait la manœuvre
tout le jour. Je vous assure que je suis bien fatigué ce soir.
Je vous écrit étant couché.
Pour le moment nous ne sommes pas trop mal couchés nous avons une bonne paillasse et deux bonnes couvertures allors on a pas
froid. Et puis maintenant il ne fait plus bien froid.
Allons chers parents je termine je vais dormir
car je suis un peu fatigué mais demain matin
je resterai couché jusqu’à la soupe.
Allons je vous dis bonsoir. Votre fils qui vous aime et
qui vous embrasse bien fort je vous envoie ma
citation avec la lettre.
Demain je vous enverrez ma croix de guerre. Se sera
un beau souvenir vous  pourrez la faire encadré
avec la citation.Bonsoir
M. Cailleau

source: http://lettres14-18.ouvaton.org/spip.php?article24

De Prouilly à Châlons-le-Vergeur (Marne)

14 Mars 1917
Départ de Prouilly pour Chalons le Verguer où nous bivouaquons sous bois en arrière de la cote 186 qui souvent durant cette bataille fera parler d’elle nous resterons là jusqu’au 9 Juin, nous aurons à faire en ravitaillement ce qui n’est pas sans risques. Le hameau de Cornay est on ne peut plus dangereux à traverser, cependant il faut y passer. Les bois de Fermicourt des Geais sont loin d’être hospitaliers, cependant nous avons toujours la veine rien de grave ne nous arrive sinon la nuit du 15 Avril qui nous fut funeste : un convoi de ravitaillement fut pris par les gaz, les hommes qui heureusement avaient leurs masques n’eurent qu’une petite indisposition qui ne dura guère. Il n’en fut pas de même des chevaux : 31 de mon unité sont perdus, ils souffrent horriblement avant de finir. Notre groupe est privé de ce fait de 93 chevaux et notre commandant qui était groupe de poursuite est furieux, il lui est impossible d’atteler ; sa colère se calmera. Cette opération sera bien manquée, tout avait été prévu – ponts volants popur le passage des voitures sur les tranchées – magasins de vivres très à l’avant , les ordres sont donnés pour que le lendemain du déclenchement nous poussions en avant les troupes qui ont 5 jours de vivres (cantonnent le 3ème jour au camp de Sissonne). Les troupes emballées et croyantes y vont carrément mais que le désenchantement fut vite arrivé : ce qu’ils n’avaient pas prévu était la résistance opiniâtre des boches qui ont eu là jusqu’à 32 divisions pour faire face à nos 24. Là encore nos fantassins firent des prodiges mais payeront de leur vie en bien grande quantité. Ici se place des épisodes que le commandement ne manquera pas de remarquer : de nombreux régiments refusent de monter aux tranchées pour attaquer. Ils n’ont pu confiance dans leur généraux, ils sentent que cette attaque était plutôt à l’avantage d’un homme si elle avait réussi. De ce fait Petain remplace Nivelle. A nos positions de Cornay nous perderons quelques hommes à cause du choléra.

Source et suite http://ludovicfournier.free.fr/pages/journal2.htm

Eugène Chassaing et les débuts de l’aviation sanitaire

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Dans un article du Petit Parisien du 14 mars 1917, le médecin puydômois interpelle l’opinion  publique sur « le traitement des blessés et l’aviation sanitaire » : « Hémorragie et infection sont les ennemis terribles que le médecin de guerre a pour mission de vaincre. Il a toutes chances de vaincre s’il intervient à temps. […] Le sort du blessé est dans bien des cas lié au gain de quelques heures ou de quelques instants. (…) 

Les voitures sanitaires ont, avec avantage, remplacé les voitures à chevaux. Si la route était libre et bonne, la distance serait vite franchie. Mais il faut compter avec les fondrières, les éboulements, l’encombrement prolongé et désespérant par des convois de ravitaillement qui se pressent, se heurtent et se regardent pendant des heures. Si bien maniée soit-elle, la vaillante petite auto sanitaire ne peut soustraire son précieux fardeau ni aux attentes prolongées ni aux chocs brisants qui retentissent douloureusement sur l’état des blessés. »

http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/expositions/panneau-eugene-chassaing-et-les-debuts-de-l-aviation-sanitaire-110/n:97

Soldats russes dans les Cordeliers à Reims

L’autochrome de Fernand Cuville date de 1917. Des soldats russes posent dans les ruines de Maison Lainé, qui était un Couvent des Cordeliers au XIIIe siècle.

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Source: http://reimsdoc.over-blog.com/article-soldats-russes-dans-le-square-des-cordeliers-115857718.html

  Belgique: Le récit d’un témoin qui, à Namur,  a assisté au retour de 70 déportés retenus au camp de Grüben.

 

Le 14 mars 1917, j’ai vu quelques uns des déportés au nombre de 70  revenus de Grüben. Il résulte de leurs renseignements qu’en ce moment le camp est presque vidé. A la suite du supplice de la faim et des mesures de tortures, les hommes ont dû se laisser faire, ils ont été emmenés non plus comme travailleurs s’offrant volontairement pour travailler mais comme travailleurs forcés.

Il reste au lazaret de  Grüben 1200 à 1500 malades revenus des travaux en piteux état et environ 500 autres au camp lui-même. Le meunier de (?) à qui  j’ai surtout parlé m’a affirmé qu’il y a environ 180 décès à Grüben même. Ceux revenant du travail au camp racontent que malgré les forts salaires, leur situation est à peine tenable tellement les aliments sont rares et chers

Les 70 hommes revenus le 14 mars sont, presque tous, fort mal arrangés. beaucoup ne s’en referont jamais. ils ont quitté le camp lundi matin et sont arrivés à Namur mercredi matin. En cours de route, ils n’ont reçu comme aliment que deux fois de la soupe ».

http://ceuxde14-18.skynetblogs.be/index-6.html

Opération Alberich entre Arras et Laon

C’est dans la nuit du 14 mars 1917 que les Britanniques rencontrèrent les premières tranchées allemandes abandonnées. L’avance britannique put se faire ; ils n’avaient que l’arrière garde face à eux. Finalement, les Bruitanniques occupèrent les anciennes tranchées allemandes abandonnées par leurs propriétaires. La ville de Péronne tomba entre leurs mains le 18 mars 1917. Bapaume est prise le 17 mars par les Australiens, mais il fallut quelques jours pour neutraliser tous les pièges laissés par les Allemands. Les deux camps crièrent victoire ; les Allemands car ils avaient battu en retraite en bon ordre ; les Britanniques car ils avaient progressé de quelques kilomètres!

source: http://www.14-18.bruxelles.be/index.php/fr/nouvelles-du-front/operations-militaires/operations-militaires-galerie/2598-9-fevrier-1917-operation-alberich

 

 

(vidéo) Elisabeth, la reine infirmière

Sur France 3 Nord Pas de Calais

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La Panne, en Belgique au bord de la mer du Nord. Une stèle rend hommage à la reine Elisabeth pour son dévouement auprès des blessés pendant la Grande Guerre. « La reine-infirmière », le nom restera dans la légende aux côtés du roi Albert mais l’épouse du roi des Belges fut bien plus que cela.

LA REINE DE COEUR

Quand son époux devient roi des Belges en 1909, elle s’engage pleinement dans sa tâche de reine. Elle crée des œuvres de bienfaisance et s’implique dans la vie artistique et intellectuelle du royaume.
Cette princesse d’origine bavaroise joue du piano et du violon, pratique la photographie, parle le français et l’anglais.
Le 1er août 1914, Elisabeth aide le roi Albert à rédiger en allemand une lettre adressée à l’Empereur Guillaume II ; Un appel à faire respecter la neutralité de la Belgique qui ne sera pas entendu.

L ‘ALLEMAND, LA LANGUE MATERNELLE DE LA REINE

Elle vit comme un déchirement la guerre qui éclate, blessée parce qu’elle qualifie de barbarie germanique. Lorsque les Allemands envahiront la Belgique, elle dira : « entre eux et moi, un rideau de fer est tombé.» Elisabeth est désormais belge, à tout jamais. Elle passe les 4 longues années de la guerre, ici, à La Panne auprès de son mari.
Elle apporte régulièrement son soutien aux blessés de l’hôpital de l’Océan.

A la fois, femme de devoir, artiste, intellectuelle, anticonformiste, Elisabeth est la première reine de Belgique à entrer dans la lumière. Elle meurt en 1965 à l’âge de 89 ans.

La suitr sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/histoires-14-18-elisabeth-reine-infirmiere-1146285.html

 

828/8 novembre 1916: Mailly: des artistes envoyés sur le front

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du mercredi 8 novembre 1916 à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, nous avons réalisé des progrès entre Lesboeufs et Sailly-Saillisel. Au sud de la Somme, une attaque de nos troupes, vivement menée malgré une pluie violente qui gênait les opérations, nous a valu des gains sérieux. Sur un front de 4 kilomètres, nous avons enlevé les positions ennemies depuis le bois de Chaulnes jusqu’au sud-est de la sucrerie d’Ablaincourt. Les villages d’Ablaincourt et de Pressoir en entier ont été conquis par notre infanterie. Poussant nos lignes à l’est d’Ablaincourt, nous avons conquis le cimetière de ce village, fortement organisé; et avons porté nos positions jusqu’aux abords de Gomiécourt : 500 prisonniers ont été dénombrés.

Canonnade intermittente sur le front de Verdun. Sur le front britannique, la pluie est tombée avec force. Grande activité de l’artillerie allemande dans le secteur de Lesboeufs.

Les Roumains ont durement combattu dans les vallées de l’Olt, du Buzeu et du Jiul. Ils ont progressé sur tout le front en Dobroudja.

Les Italiens ont repoussé une série d’attaques autrichiennes.

Les Russes ont remporté un succès important et pénétré en Hongrie, au sud de Dorna-Vatra.

Un sous-marin anglais a torpillé deux dreadnoughts allemands.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

Mailly: des artistes envoyés sur le front

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Une oeuvre de Félix Vallotton

En pleine guerre des tranchées, le 8 novembre 1916, l’État français décide de missionner des artistes volontaires, dégagés de leur obligation militaire (c’est-à-dire d’âge mûr). D’une durée d’un mois, ces missions devaient permettre de documenter la vie au front tout en constituant pour l’État une collection de tableaux d’histoire. C’est dans ce contexte que Félix Vallotton, artiste nabi reconnu, rejoint les lignes de feu en juin 1917. Là, frustré de ne pouvoir combattre, il tient son Journal et dessine des croquis à partir desquels il peindra, à son retour à Paris, quatorze toiles dont celle-ci.

     Sa composition fut esquissée lors d’une visite au camp de Mailly dans la Marne, où il fut accueilli avec ses compagnons par le général Maitrot. Vallotton précise dans son Journal : « On nous a servi les Sénégalais dans leurs exercices, danses, jeux. » Posés sur un fond uni très clair, les soldats sénégalais au repos, dans des poses souvent nonchalantes, sont étagés sur les différents plans du tableau, creusant l’espace pour donner une illusion de perspective. Les lignes rigoureuses des baraquements soulignent encore cet effet. Implacable dans sa structure et synthétique dans son dessin, cette peinture vaut aussi pour son jeu de contrastes de couleurs : la peau intensément noire des soldats répond au sol crayeux du camp ; les chéchias rouges tranchent avec les uniformes kaki ; au premier plan l’alternance de la chéchia bleu, de la terre blanche et de la chéchia rouge joue ironiquement avec les couleurs du drapeau français.

La suite sur http://mudo.oise.fr/collections/details/oeuvre/soldats-senegalais-au-camp-de-mailly/

A quoi rêvent les Allemandes?

Le Figaro du 8 novembre 1916 s’amuse du peu de patriotisme des femmes allemandes, plus intéressées par la fête des fleurs biarrote que par leurs soldats qui sont au front.

«On pourrait croire qu’elles sont toutes préoccupées par l’élaboration de leurs pénibles menus, trop heureuses lorsqu’une illumination géniale leur inspire soit une combinaison moins triste que l’ordinaire, soit une manière imprévue de “tourner la carte”. On pourrait croire encore qu’elles songent au mari, aux fils, aux amis absents et exposés aux balles ennemies. On pourrait s’imaginer beaucoup de choses encore, excepté la réponse que l’une d’elles fit récemment à un rédacteur du Berliner Tageblatt […].

-Madame, lui demandait l’écrivain, si vous aviez la certitude de voir exaucer votre vœu le plus fervent, que demanderiez-vous aujourd’hui?

Sans l’ombre d’une hésitation, la dame répliqua: d’assister à une fête des fleurs, à Biarritz.

Délicieuse mentalité de guerre et très flatteuse pour nous. Mais le journaliste boche n’est pas encore remis de sa stupeur.» écrit Le Figaro du 8 novembre 1916.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/11/08/26002-20141108ARTFIG00102-8-novembre-1916-a-quoi-revent-les-allemandes.php

Récit d’une écoute française dans le secteur de la Harazée (Argonne)

747_001-1Les 8 et 9 novembre 1916 un poste d’écoutes français, installé dans le secteur de la Harazée, capte de nombreuses conversations téléphoniques échangées par les allemands à la suite d’une attaque par gaz déclenchée contre eux dans la nuit du 8 au 9 ; conversations qui donnent des renseignements détaillés sur les résultats de l’attaque, les pertes, les noms d’officiers et hommes de troupe occupant le secteur. Le détail des conversations est donné par le procès verbal d’écoutes suivant :

 

8 novembre 1916.

22h24 :

Allô le secteur. Allô le groupe. Alerte. Attaque au gaz. Il nous faut le soutien de .l’artillerie.

Que les batteries n’aillent pas tirer trop court !

Qu’elles augmentent plutôt la distance.

Ici le Central. N’ouvrez pas le feu encore.

22 h 31 :

Groupe I : ouvrez le feu.

Toutes les batteries : Ouvrez le feu. Central, l’observateur III, je vous prie.

22 h 54 :

L’affaire n’a pas marché dans l’infanterie.

S’ils avaient rendu compte de la chose immédiatement, le tir de notre artillerie aurait pu y mettre ordre dès le début.

Dis donc, j’ai une nouvelle cartouche à mon masque heureusement et j’en étais bien content. Nous avons à nous plaindre de l’infanterie. Il y a bien une espèce de cloche pour l’alarme, mais elle n’a sonné que longtemps après. Il m’a fallu courir de tous les côtés ; j’ai fini par les trouver ; ils étaient assis tous sur les escaliers et ne savaient plus que faire. J’espère que cela ne se reproduira plus.

23 h 05. 

Ici l’observatoire I. Donc à 10h15 tout le monde a été alerté, puis l’observatoire II a demandé un tir d’artillerie de sa propre autorité, sans seulement nous en avertir.

La nappe arrivait assez dense et tous avaient les masques. Dans mon secteur il ne s’est rien passé. Je ne suis pas loin du Commandant de compagnie, si vous avez quelque chose pour lui mon lieutenant ?

23 h 35 :

Puis-je avoir le lieutenant Schmidt ? Ici l’observateur II, sous-officier Hufland de l’observatoire II. Observateur, j’étais personnellement là-bas, sur la banquette de tir avec le Commandant de compagnie et j’ai pu observer toute l’action. La nappe de gaz était très dense, mais évidemment trop courte. Ensuite tout s’est voilé et l’artillerie ennemie s’est mise à tirer.

La suite sur https://argonne1418.com/2011/05/25/8-et-9-novembre-1916-recit-dune-ecoute-francaise-dans-le-secteur-de-la-harazee/

 

Le destroyer britannique Zulu coulé

zubian1_s Le 8 novembre 1916, le destroyer anglais ZULU venant de Douvres saute à 14H30 sur une mine à deux milles au nord-ouest de Gravelines.
Le navire est à peu près coupé en deux, la partie arrière sur une longueur de 25 mètres ne tient plus à l’avant que par quelques tôles du pont. Heureusement, les cloisons étanches de l’avant résistent.
Le torpilleur 322 et le MELH ainsi que deux patrouilleurs se portent tout de suite à son secours. La plus grande partie de l’équipage et les blessés sont ramenés à Dunkerque.

Le patrouilleur français NELLY prend le ZULU en remorque et gagne Calais, mais en cours de route l’arrière se détache de l’avant et coule. On vit alors ce spectacle peu ordinaire : la moitié d’un bateau continue à naviguer, il entre au port tel quel.
Le commandant du ZULU n’avait pas quitté sa passerelle. En débarquant, il déclara que c’était la première fois qu’il perdait une  » chose aussi importante au cours d’un voyage « .

La suite sur http://www.clubplongeeaa.net/zulu.html

842 habitants de Soignies (Belgique) déportés

Une stèle élevée à la mémoire des victimes
Une stèle élevée à la mémoire des victimes

Fin octobre 1916, une affiche placardée par ordre de l’autorité allemande informait et ordonnait aux personnes de sexe masculin, âgées de 18 à 60 ans de se rendre, au jour et heure fixés, sur la place Guillaume munies de leur carte d’identité. Seul, un homme de 79 ans se présenta… Le lundi 6 novembre, une nouvelle affiche ordonnait aux hommes de se présenter deux jours plus tard, dès 7 heures du matin, au couvent des sœurs Franciscaines, rue de la Station, munis d’un bagage à main. Il y était précisé que des sanctions seraient prises contre les réfractaires: amende, peine d’emprisonnement et déportation en Allemagne. Le 8 novembre, jour des couronnés, dès l’aube naissante, on vit se presser dans les rues plus de 2.000 hommes, serrés les uns contre les autres, sous une pluie battante, silencieux, anxieux de connaître le sort qui les attendait.

842 sonégiens réfractaires au travail furent envoyés en Allemange dans le camp de Soltau d’où 35 ne revinrent jamais.

http://www.bel-memorial.org/cities/hainaut/soignies/soignies_plaque_martyrs_soltau.htm

805/16 octobre 1916: déportation de travailleurs belges en Allemagne

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal de guerre du lundi 16 octobre 1916

Au nord de la Somme, l’ennemi a tenté plusieurs contre-attaques sur les positions dont nous nous étions emparés. Quelques-unes ont été dispersées par le feu de notre artillerie avant d’avoir atteint nos lignes; les autres ont toutes été brisées par nos fantassins, qui ont maintenu et consolidé tous leurs gains.
Grande activité d’aviation et d’artillerie dans la région de la Somme. Le nombre des prisonniers valides faits au cours des combats de la veille dans le secteur Ablaincourt-Belloy est de 1100, dont 19 officiers.
Les Anglais ont pleinement réussi dans leurs tentatives au sud de l’Ancre. Au nord de la redoute Stuff, ils ont enlevé deux lignes de boyaux de communication et fait 101 prisonniers. A la redoute Schwaben, gains plus considérables encore et fortes pertes pour l’ennemi. Les troupes britanniques ont pénétré dans les tranchées allemandes à l’ouest de Serre, au nord de Roclincourt, au nord-est de Festubert et au nord de Neuve Chapelle. Elles ont fait des prisonniers et bouleversé les défenses ennemies.
En Macédoine, les troupes anglaises ont bombardé la région de Sérès et de Doiran. Les Serbes ont progressé sur la rive gauche de la Cerna.
Un escadron français a coupé la voie ferrée au sud de Sérès.
Les Italiens ont remporté des succès dans le Trentin.
Les Roumains résistent toujours avec avantage à la passe de Tomos.

Parution de l’Excelsior

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Carnets de Charles Barberon, instituteur

Combles (Somme), le 16 octobre 1916

Le temps est épouvantable et le ravitaillement en munitions fort difficile. Nous sommes à cinq-cents mètres d’un chemin praticable. Les champs qu’il faut traverser pour venir à nous sont détrempés et coupés de trous d’obus. Il faut mettre dix à douze chevaux pour amener vingt-cinq obus. Comme nous tirons beaucoup, les pauvres bêtes sont bien vite épuisées. Les conducteurs ont bien de la peine aussi. Ils mettent parfois douze heures pour faire un seul voyage.

L’épuisement général de la batterie (hommes et bêtes) est la cause essentielle de notre relève qui a lieu le 16 octobre.

Pour en savoir plus http://psychologieclinique.over-blog.com/2016/02/la-representation-du-soldat-pendant-la-grande-guer.html

Raymond Poincaré en visite à Béthune

R-POINCARELe lundi 16 octobre 1916, le Maire Pierre Rinquin a accueilli Raymond Poincaré (notre photo). Le Président de la République venait « visiter » Béthune suite aux bombardements successifs qui ont eu lieu entre 1914 et 1916. Le 7 août 1916, un bombardement avait d’ailleurs occasionné de nombreux dégâts dans les différents quartiers de la ville.

http://www.arnaudwillay.net/article-ces-signatures-gravees-dans-le-marbre-de-l-histoire-bethunoise-123052583.html

Déportation de travailleurs belges en Allemagne

16 octobre 1916 – Début de la déportation de travailleurs belges au sein de l’Empire allemand

Pour en savoir plus: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11179

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(vidéo) http://www.lessines-14-18.be/?p=142

 

Près de 600 obus de 14-18 retrouvés près de Bastogne (Belgique)

Fameuse découverte (explosive) dans un champ de Michamps (Bastogne) ce lundi après-midi.

Lundi début d’après-midi, des employés d’Ores étaient occupés dans des travaux d’élaguage dans un champ appartenant au domaine public à Michamps lorsque, depuis leur nacelle, ils ont aperçu au sol une casemate invisible pour les passants.

Une fois le bloc ouvert, ils sont tombés sur un sacré trésor datant de la Première Guerre mondiale : près de 600 obus de mortier « pigeon » y étaient entreposés. Plus précisément 582 bombes allemandes, d’après la police Centre-Ardenne. D’autres munitions et des grenades y ont également été retrouvées. Si la découverte d’obus et autres traces des deux guerres mondiales n’est pas rare dans la région, une telle quantité surprend.

La suite sur http://www.lavenir.net/cnt/dmf20160927_00887275/pres-de-600-bombes-de-14-18-retrouvees-pres-de-bastogne