Archives du mot-clé belgique

1532/12 octobre 1918

Le président Poincaré à Bohain (aisne)

Bohain est délivrée par les Anglais le 8 octobre 1918. Le 12 octobre, le Président Raymond Poincaré rend visite à la ville. On dénombre environ 250 victimes de guerre, soldats et civils compris. La ville reçoit la Croix de guerre en juin 1921.

source: http://www.bohainenvermandois.fr/-Historique-.html

Parution du Rire rouge

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rire_rouge1918/0520/image

Français et américains à  Ammertzwiller  (Haut-Rhin)

La 29ème division américaine et la 38ème division française ont découverts qu’Ammertzwiller et les autres villages sur la frontière avec le territoire ennemi n’étaient pas tenus en intégralité, pas occupés en continu par les forces ennemies. Le commandant de la 7ème armée française a en conséquence ordonné que ces portions de territoire, doivent être pris en charge et fusionnés à nos positions. Le saillant hostile d’Ammertzwiller en particulier pris ,il favoriserai la consolidation de nos propres lignes .Il a été partiellement englobé au nord et au sud par les saillants existants au sein de nos propres lignes et le simple fait de creuser deux courtes tranchées à travers le no mans land centré à courte distance dans le point du saillant ennemi provoquerait une jonction qui prendrait la portion désiré d’Ammertzwiller.

Les premières victimes au combat dans la division arrivèrent dans la nuit du 12 au 13 octobre, quand l’ennemi lança un raid sur le deuxième bataillon du 350ème régiment d’infanterie qui se préparer pour effectuer ce plan. Durant l’attaque, le capitaine Peter V. Brethorst compagnie F, Le sergent J .A Hara, les soldats Fred G. Ekstrom et Clinton F.Leasan compagnie F et les soldats Willie Leroy, Fred R. Cresswell et Pat Morris Compagnie G ont étés frappés par des éclats d’obus et mortellement blessés. Les capitaines Henry A. House compagnie E et Orren E. Safford compagnie G avec huit hommes de troupes sont pris dans le no mans land pendant la reconnaissance et capturés par l’ennemi qui est cependant repoussé avant d’atteindre les tranchées de la ligne de front .Approximativement 18 américains et trois français furent blessés plus ou moins sévèrement durant l’action en plus des morts et des prisonniers. Un officier et quatre hommes de troupes américains furent récompensés avec la Croix de guerre par les français pour leur bravoure à repousser le raid. Un rapport de l’engagement fut fait au quartier général comme suit : « Dans la nuit du 12 au 13 octobre 1918,deux groupes de travail ont étés envoyés depuis le 350ème régiment d’infanterie sous le commandement respectif des capitaines Safford et House ,leur mission étant de connecter le ligne avancée aux premières tranchées allemandes à Ammertzwiller .Ces deux détachements étaient chacun couverts par des détachements français .Ceux ci ont étés fournis par les groupes de reconnaissance qui comprennent un grand nombre d’officiers et de sous officiers .Il a été signalé que ces groupes de couverture tardaient à arriver et les groupes de reconnaissance ont étés coupés de nous par un barrage de lances mines (Minenwerfer) à l’avant de notre ligne de front . Il était 19h, en même temps notre propre barrage qui était prévu par l’artillerie française en soutien.

source: https://ammertzwiller-bernwiller.fr/wp-content/uploads/sites/636/2018/01/Texte_traduit_par_Pierre_GAIDER_d5734.pdf

Marchienne (Belgique) : une enfant de 10 ans tué par un allemand

Le 12 octobre 1918, Yvonne quitte l’école et accompagne sa mère ; elles apportent ensemble son repas à Emile Vieslet. Arrivées route de Châtelet, un bon kilomètre plus loin, elles passent devant le Cercle Saint-Edouard, en bord de Sambre. Dans la cours du Cercle sont rassemblés des soldats français, gardés par des soldats allemands. La fin de la guerre est proche, et les allemands sentent que la défaite est proche ; l’atmosphère est tendue, les soldats français sont épuisés et affamés. Priorité est donnée aux allemands pour s’alimenter.

La tombe d’Yvonne Vieslet, située dans le Carré militaire des Anciens Combattants du cimetière de Monceau-sur-Sambre

Plusieurs passants observent la scène, personne n’ose s’approcher suite aux injonctions des allemands. Une sentinelle tient son fusil sous le bras, comme avertissement. Les faits relatés renseignent qu’Yvonne, qui n’est toujours qu’une enfant, s’approche et lance sa couque aux prisonniers. Le soldat tire : la balle touche Yvonne grièvement. Quatre autres personnes sont également blessées. Yvonne est rapidement transportée dans une maison du voisinage, et ensuite transférée à l’hôpital civil de Marchienne où elle décède le lendemain à 11h, soit presque 24 heures après les faits. La chambre dans laquelle elle est décédée lui fut par la suite dédiée.

Claude Daubanton, dans « La Royale Feuille d’Etain de Marchienne-au-Pont », relate ces faits, sous un autre angle, basé sur les dires d’un témoin. Une certaine tension régnait sur place. Derrière la grille du Cercle, une sentinelle surveillait des prisonniers situés une trentaine de mètres plus loin ; de l’autre côté de la grille, sur la chaussée, un petit groupe de personnes observe. L’un des membres du groupe lance derrière les grilles une miche de pain, qui atterit dans la cour, entre la sentinelle et les soldtas français ; un prisonnier tente de récupérer le pain, mais il est refoulé par la sentinelle de manière violente. La tension monte, et certains passants invectivent l’allemand. Pour tenter de calmer la foule, le soldat allemand met baïonnette au canon ; la foule ne se calmant pas, il tire à un moment un coup à l’aveugle à travers la grille en direction de la rue. La balle atteint Yvonne. Selon les témoins de cette version, jamais Yvonne n’a tendu sa couque aux prisonniers français ; les faits qui se sont déroulés ont été relatés après guerre de manière orientée. Le soldat auteur du geste aurait demandé à son frère à sa mort de retourner sur les lieux pour s’excuser de son geste auprès des Vieslet.

Journal du samedi 12 octobre 1918

Notre avance continue à l’est de Saint-Quentin. Six kilomètres ont été gagné sur certains points. Nos lignes ont été portées aux abords de Bernaville, à l’est de Montigny et de Bernot. Nous avons occupé Fieulaine, Neuvillette, Regny, Châtillon-sur-Oise, Thenelles.
Au sud de l’Oise, nous avons enlevé Servais.
En Champagne, l’ennemi bat en retraite dans la direction de l’Aisne. Nous avons dépassé Liry, Monthois, Challerange et atteint les abords de Mont-Saint-Martin. Grandpré est occupé.
Les Anglais progressent à l’est de Bohain. Ils tiennent Vaux-Andigny, et ont atteint la ligne de la Selle et pris le Cateau. A l’ouest de Solesmes, ils ont Avesnes, Rieux et Thunn-Saint-Martin. A l’ouest du Canal de l’Escaut, Estron; au sud-est de Lens, Rouvroy.
Les Américains, avançant sur la Meuse, ont fait 1.000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1518/28 septembre 1918: reprise du chemin des Dames (Aisne)

Les Belges à la reconquête de la Belgique

Du 28 au 30 septembre 1918, dix divisions sur les douze que compte l’armée belge sont engagées dans la bataille des crêtes des Flandres, soutenues sur l’aile droite par la 2e armée britannique et quelques détachements de réserve français. Sous le commandement du « Roi Soldat », l’offensive se déroule en deux phases. L’attaque principale doit enlever la forêt d’Houthulst et la crête des Flandres, de Houthulst-Stadenberg-Westroosebeke-Passchendaele-Broodseinde. La seconde, prenant appui sur les positions conquises, vise à franchir la zone marécageuse entre Dixmude et le lac Blankaart, prendre la crête reliant Essene et Clercken pour, à la suite d’une manoeuvre enveloppante, s’emparer de Dixmude.

Après une préparation du terrain par un feu nourri d’artillerie, dans la nuit du 27 au 28 septembre, les armées belges franchissent les lignes allemandes, submergeant leurs batteries et repoussant la ligne de front jusqu’à 18 km de profondeur, avec une moyenne de 6 km sur toute la longueur. La forêt d’Houlthust, les sites de Passchendaele, Zonnebeke, Poelcappelle tombent. Les prises de guerre se montent à 150 canons et à 6.000 prisonniers. Le 29 septembre, l’armée royale poursuit sont avancée, enlève Dixmude, la crête d’Essene à Passchendaele, atteint la route Roulers-Menin, et finit par arracher le dernier foyer de résistance allemande à Westroosebeke.

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-belges-la-reconquete-de-la-belgique

Reprise du chemin des Dames (Aisne)

Ce n’est qu’ à la mi septembre 1918 que les troupes française aidées par le 2eme Corps d’Armée Italien reprennent le Chemin des Dames. Le bataillon des Fusiliers marins reprend le Moulin de Laffaux le 14 septembre, les ruines du Fort de la Malmaison sont reprises le 28 septembre 1918 par les Chasseurs à Pieds du 25eme BCP. Le 11 Octobre 1918 les Italiens reprennent Cerny après avec conquis les villages de Soupir et de Braye-en-Laonnois.

Le 13 octobre 1918, la ville de Laon est libérée par les troupes françaises. Cette ville avait été l’objectif de l’offensive du général Robert Nivelle le 16 avril 1917.

source: https://www.chemindesdames.fr/fr/le-chemin-des-dames/histoire/les-evenements-et-la-memoire/le-chemin-des-dames-dans-lhistoire/le-chemin-des-dames-dans-la-grande-guerre

Journal du samedi 28 septembre 1918

Les armées françaises et américaines ont attaqué en liaison de part et d’autre de l’Argonne.
Sur le front de Champagne, nous avons avancé de plusieurs kilomètres et progressé jusqu’aux environs de la Dormoise. 7000 prisonniers sont tombés entre nos mains.
L’armée américaine a opéré au nord-ouest de Verdun, sur un front de trente-deux kilomètres. Elle s’est avancée de onze kilomètres en moyenne. Ses différents corps ont pris Varennes, Montblainville, Vauquois, Cheppy, malgré une résistance acharnée et enserré le bois de Forges, Malancourt, Béthincourt, Montfaucon, Cuisy, Nantillois, Septsarges, Dannevoux, Gercourt, Drillancourt. 5000 prisonniers ont été dénombrés dès la première journée.
Sur le front de Macédoine, les opérations ont été particulièrement heureuses.
Le massif de Belès a été enlevé, la frontière bulgare franchie à Kosturino, les hauteurs de Gradetz-Planina atteintes, la ville d’lstip conquise et dépassée par les Serbes, qui s’approchent de Vélès, les troupes ennemies obligées d’évacuer leurs positions au nord-ouest de Monastir. Plus de 10000 prisonniers ont été dénombrés, plus de 200 canons capturés.
Le roi de Bulgarie a demandé une suspension d’armes en offrant d’envoyer des délégués au quartier général allié. Le général Franchet d’Esperey a refusé l’armistice, mais accepté de recevoir les délégués.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1449/22 juillet 1918


Parution de La vie parisienne


La grippe espagnole frappe la Belgique

Si la première vague de grippe est moins mortelle que la seconde, elle n’en reste pas moins handicapante pour l’armée belge, et traumatisante pour ses soldats. Ceux-ci commencent à tomber malades en avril-mai 1918. Les militaires atteints sont bientôt envoyés systématiquement à l’hôpital Cabour d’Adinkerke, dans le but d’éviter autant que possible la contagion dans les autres centres de soins. Les récits belges décrivent une maladie qui s’abat soudainement sur les malades, les laissant immédiatement sans force et les soumettant à une très forte fièvre pendant deux ou trois jours (ce qui justifie le nom de  » three day fever  » rapidement donné à cette première vague dans l’armée britannique). La plupart des malades – pas tous cependant ! – survivent à cette fièvre de cheval et se rétablissent en l’espace de deux semaines.

C’est le cas de l’artilleur Edouard Froidure, que la grippe saisit le dimanche 2 juin en pleine messe célébrée par un aumônier militaire à Nieuport. Il perd connaissance et doit être emmené sur une civière par des brancardiers. On le met rapidement à l’écart des autres malades dans la baraque des  » sortants « , c’est-à-dire de ceux qui avaient de grandes chances de mourir : « Je demeurai ainsi trois jours, avec quarante degrés de fièvre, entre vie et mort. Le plus dangereux encore, le véritable coup mortel pour les plus résistants (car curieusement, en réchappaient les garçons estimés les plus faibles ou, du moins, réputés moins forts), c’était de tomber d’une température de 39 à 40 degrés à une autre de 35. Cette chute vous envoyait au cimetière… Pendant deux ou trois jours donc, je délirai, abruti ou agité selon les heures« . Le 15 juin, Froidure est tout à fait rétabli. Il l’a échappé belle. D’autres malades se rétablissent plus rapidement, comme Gustave Tiberghien qui, après trois jours de fortes fièvres à la fin juin, reprend – difficilement – son service après un seul jour de repos. La deuxième vague de l’automne laissera moins de chances à ses victimes.

Parmi elles, le grenadier Gustave Groleau. Grièvement blessé au début de l’année 1918, il doit ronger son frein à l’arrière au lieu de participer à l’offensive finale. Eloigné des rafales et des obus, il est brusquement confronté à un tout autre type de mort. Le 1er octobre, son journal traduit bien l’étonnement et la tension suscités par l’épidémie :

« Vers 9 h, j’apprenais une mauvaise nouvelle : le camarade sergent Gustave Van Erp, un Borain, venait de mourir d’une broncho-pneumonie. Que se passe-t-il dans le camp ! Les invalides augmentent journellement et tout le monde est inquiet. Les docteurs eux aussi voudraient être fixés. On ne sait au juste. D’autres de mes amis sont atteints de ce mal néfaste : les premiers sergents majors Beckaert et Vincke, le sergent-major Moetaert et le fourrier Bernier, tous quatre de forte corpulence. Quel serait ce mal qui ne pardonne pas et nous a déjà enlevé le lieutenant Touret [?] On prenait peur« .

Vincke meurt dès le lendemain : « La mort fauche parmi les sous-officiers et ma table est particulièrement atteinte. Nous sommes huit à chaque table. A la nôtre, il y a cinq malades, dont quatre très gravement ; parmi ces derniers, deux sont morts« .

source: https://www.rtbf.be/14-18/thematiques/detail_la-grippe-espagnole-frappe-la-belgique-1918-1919?id=8262630

Journal du lundi 22 juillet 1918

Nos troupes sont entrées dans Château-Thierry.
Des combats violents sont en cours au nord et au sud de l’Ourcq et entre la Marne et Reims. Malgré la résistance acharnée des Allemands, nous avons continué à progresser.
Les Anglais ont capturé quelques prisonniers et des mitrailleuses, au cours de raids et le rencontres de patrouilles au sud-ouest de la Bassée et dans les secteurs de Merville et de Dickebusch.
En Macédoine, l’ennemi a tenté sur les positions italiennes dans la boucle de la Cerna des coups de main, qui ont été brillamment repoussés. Les Bulgares ont subi des pertes sérieuses.
Les aviations alliées ont exécuté avec succès les bombardements sur les étab1issements au nord d’Okrida.
Les Italiens ont obtenu un nouveau succès dans les montagnes d’Albanie.
Un détachement d’avions de la marine anglaise a bombardé les hangars à zeppe1ins de Tondern (Slesvig). Un double hangar a été complètement détruit. Un second Hangar a été attaqué : il a été impossible de vérifier si la destruction était complète. Quatre avions ne sont pas rentrés, mais on sait que trois d’entre eux ont atterri sur le sol danois.
Nos alliés ont bombardé à nouveau les usines de Mannheim.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1386/20 mai 1918: Le Havre: officialisation de la base américaine

De nouveaux déportés à Lessines (Belgique)

A Lessines, le 20 mai 1918, tous les hommes valides de 17 à 50 ans sont convoqués à l’abattoir. Le 16 août, suite à une nouvelle convocation, des hommes se présentent à la malterie Notté et sont déportés. Nous avons retrouvé les listes de ces déportés aux AGR ainsi que des fiches de déportés dans les archives de la Société lessinoise  « Les déportés du front français ».

Officiellement, au départ, en 1916, les déportations ciblaient les chômeurs. Mais cette fois, on se rend compte que de nombreuses catégories socio-professionnelles sont touchées. Les officiers en charge des réquisitions de main d’oeuvre ont reçu l’ordre de ne pas se limiter aux chômeurs et d’agir avec violence et « sans égard pour la personne ». source: http://www.lessines-14-18.be/?p=146

Le Havre: officialisation de la base américaine

À la différence des Britanniques, il n’y a pas de base officielle américaine pendant un certain temps. Les arrivées des troupes et du matériel se font donc de manière officieuse, en lien avec les Britanniques. Il faut attendre le 31 mai 1917 pour voir débarquer un premier détachement d’infirmières de la Croix Rouge américaine. Il sera suivi, le 11 juin 1917, par l’arrivée de médecins et de nurses ; puis par un premier débarquement conséquent de soldats américains, au nombre de 2 000, le 25 juillet. Tout ceci se passe dans le plus grand secret, à l’abri des regards de la population locale. Cette dernière est néanmoins vivement conviée le 4 juillet 1917, jour de la fête de l’Indépendance, à fêter l’arrivée officielle des Américains dans la ville en arborant les couleurs américaines associées à celle de la France. Les Américains sont ainsi honorés par la population locale. On peut lire sur certaines banderoles « For justice and liberty ». À cette occasion, les troupes alliées défilent à travers la ville devant une immense foule. La base américaine ne devient officielle que le 20 mai 1918 et prend alors réellement de l’importance avec l’installation d’un camp en ville.

source: http://archives.lehavre.fr/archives_municipales/havrais-pgm/pages/page9.php

Journal du lundi 20 mai 1918

Activité des deux artilleries dans la région au nord de l’Avre.
Nos patrouilles opérant dans le secteur de Hangard, ont ramené des prisonniers.
Des coups de main ennemis vers la basse Ailette, en Argonne et en Woëvre, ont échoué sous nos feux.
De notre côté, nous avons fait des prisonniers au cours d’une incursion à l’est de Reims.
Les troupes anglaises ont réussi une opération de détail dans le voisinage de Ville-sur-Ancre, au nord-ouest de Morlancourt. Nos positions dans cette localité ont été améliorées et quelques mitrailleuses capturées. Des coups de main heureux, qui leur ont valu des prisonniers et des mitrailleuses, ont été exécutés par nos alliés au nord-ouest d’Albert et dans le voisinage de Hamel.
Une tentative de raid de la part de l’ennemi au nord-est de Béthune, a échoué sous les feux anglais avant d’atteindre les lignes.
Activité locale tout le long du front montagneux. Dans la région de l’Adamello, les Italiens ont repoussé une attaque autrichienne. D’autres troupes autrichiennes ont été dispersées à la grenade dans le val Giudicarra. Vive canonnade sur le plateau d’Asiago.
Un ballon captif et quatre avions ennemis ont été abattu par nos alliés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1353/17 avril 1918: les Belges à la reconquête de la Belgique

Préparatifs de la bataille de Villers-Bretonneux

La Bataille de Villers-Bretonneux est une bataille de la Première Guerre mondiale qui se déroula les 24, 25 et 26 avril 1918 sur le territoire de la commune de Villers-Bretonneux. Elle stoppa l’avance allemande vers l’ouest et préserva la ville d’Amiens d’une occupation par l’ennemi.

Pour préparer leur offensive, les Allemands commencèrent à bombarder Villers-Bretonneux, à 17 km à l’est d’Amiens, à partir du 17 avril 1918 par obus à gaz et obus conventionnels et ce pendant cinq jours. La position était tenue par les 62e et la 8e divisions britanniques qui disposaient d’une quinzaine de chars de combat.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Villers-Bretonneux_(1918)

Les Belges à la reconquête de la Belgique

Le roi Albert 1er. Source : Wikimedia Commons – libre de droits

En avril 1918, les Allemands planifient une grande offensive pour enfoncer les lignes belges, au nord d’Ypres, atteindre Dunkerque et prendre à revers les troupes alliées. Les Belges résistent, laissant le temps au haut commandement de préparer la contre-offensive qui étend la zone d’action de l’armée royale, d’Ypres aux côtes de la Mer du Nord, de manière à soulager la ligne de front des forces alliées.

L’armée belge doit mettre en place une logistique à l’arrière du front (voies de communications, cantonnements, structures d’accueil pour les blessés et déplacés, etc.) afin de contenir les tirs nourris, les bombardements et assauts continuels des troupes allemandes, allant jusqu’à inonder les secteurs sur le point de tomber pour conserver l’avantage, à Riegersvliet et Oud-Stuyvekenskerke, entre les 6 et 18 mars 1918.

La première véritable victoire de l’armée belge intervient au cours de la bataille de Mercken, le 17 avril 1918. Menacées sur leur revers au Mont Kemmel, les troupes belges, dont la ligne de front s’étend localement de Langemarck jusqu’aux abords sud d’Ypres et du Mont Kemmel, et de Locre vers le village de Meteren (à l’ouest de Bailleul), repoussent l’attaque convergente des Impériaux au sud-ouest et au nord d’Ypres. Les 3e et 4e divisions royales bloquent l’armée du Reich, supérieure numériquement, devant Mercken et à l’ouest de Langemarck. La 4e division reste maître du terrain et la 3e, après un bref repli au sud de Kippe, renverse la situation lors d’une attaque sanglante à la baïonnette, faisant en quelques heures 800 prisonniers.

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-belges-la-reconquete-de-la-belgique

Journal du mercredi 17 avril 1918

Dans la région au nord de Montdidier, assez grande activité de l’artillerie.
Dans le secteur de Noyon, nous avons réalisé quelques progrès au cours d’une opération de détail.
Nos reconnaissances se sont montrées très actives, notamment dans la région du canal de l’Oise: un de nos détachements a franchi le canal à l’ouest de Pierremande et ramené dix prisonniers et une mitrailleuse.
Nos patrouilles ont fait également des prisonniers dans le secteur de Corbeny, en Champagne, dans la région de Seicheprey et dans les Vosges.
Un coup de main ennemi au Téton a échoué.
Sur le front anglais, l’ennemi a déclenché une très puissante attaque contre les positions entre Bailleul et Neuve-Eglise. L’assaut a été donné par trois divisions de choc, qui ont réussi, après une lutte acharnée, à enlever les hauteurs à l’est et au sud-est de Bailleul, le mont de Lille et le Ravensberg. Les troupes britanniques se sont retirées sur de nouvelles positions au nord de Bailleul et de Wulverghem, en abandonnant Bailleul.
Une attaque allemande s’est dessinée près de Wytschaete, une autre près de Vieux-Berquin : cette dernière a été immédiatement brisée. Nos alliés ont fait un certain nombre de prisonniers près de Robecq.
Dix chalutiers allemands ont été coulés dans le Cattégat par la flotte anglaise.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

Belgique: le corps d’un ancien soldat de Dalhem retrouvé lors de travaux à Dixmude

Le corps de Joseph Dethier, soldat de la première guerre mondiale, domicilié à Dalhem et tué en 1914 durant la bataille de l’Yser, a été retrouvé. Il fait partie d’un ensemble de quatre squelettes découverts en 2016 et qui ont pu maintenant être identifiés… ou presque.

24 octobre 1914. Front de l’Yser, près de Dixmude. Joseph Dethier est soldat dans l’armée belge. Ce natif de Villers l’Evêque, domicilié à Dalhem, ingénieur mécanicien de formation, se bat aux côtés des autres hommes de son régiment, le 4ème corps des Transports, rattaché au 12ème de Ligne de Spa. Ce jour-là, Joseph Dethier est tué au combat. Il était à 10 jours de son 26ème anniversaire. Ce jour-là, quinze assauts allemands seront repoussés.

Juin 2016, Des travaux sont en cours sur une canalisation de gaz dans le Tuinwijk, un nouveau quartier social de Dixmude. Quatre squelettes sont découverts. Un est la dépouille d’un fusilier marin français, les trois autres sont belges. C’est la première fois depuis 1952 que des restes de soldats belges sont retrouvés. A cet endroit, tranchées allemandes et belges se faisaient face. C’est dans cette dernière que les restes sont découverts. Leurs boutons d’uniforme indiquent qu’ils servent au 12ème de Ligne. L’enquête montrera qu’ils sont tombés dès octobre 1914. Les recherches menées par le War Heritage Institute permettront ensuite, grâce à l’ADN, d’identifier clairement deux des corps. Les deux autres, sont Joseph Dethier pour l’un, un certain Jacquet pour l’autre. C’est une note de leur commandant qui indiquait le lieu de leur sépulture. Mais là, l’identification est plus difficile :  » Joseph Dethier était célibataire et vivait chez son oncle, qui était célibataire également. Il était fils unique, donc on n’a pas de descendant pour comparer l’ADN. L’idéal serait d’identifier l’autre corps, voire des descendants, mais ça c’est toujours en cours d’investigation pour savoir lequel des deux est Joseph Dethier « , explique Chrystel Blondeau, attachée aux recherches d’histoire locale de la commune de Dalhem.

Joseph Dethier n’a pas été officiellement déclaré mort en octobre 1914. Il faudra attendre un jugement du 10 septembre 1925 pour que cela soit le cas. Tout comme les cinq autres soldats dalhemois tués lors de la première guerre mondiale, une rue dans cette localité porte son nom. La rue où il était domicilié, chez son oncle. Aujourd’hui retrouvé, il sera officiellement inhumé le 1er juillet prochain dans le cimetière militaire de La Panne.

 

 

 

 

Les dépouilles de quatre soldats ont été retrouvées à la suite de travaux de canalisation de gaz à Dixmude, dont celui de Joseph Dethier, a annoncé la commune de Dalhem. Une rue de la commune porte d’ailleurs son nom. “En 1914, la Belgique envahie est obligée de reculer devant l’ennemi. S’engage alors le 16 octobre la bataille de l’Yser. Rangée sur un front de 38 kilomètres, l’armée oppose une farouche résistance. C’est à Dixmude que Joseph Dethier, soldat au 4e Corps des Transports (12e de Ligne) meurt le 24 octobre. Il allait avoir 26 ans”, explique la commune de Dalhem dans un communiqué.
Joseph Dethier est né à Villers l’Evêque le 4 novembre 1888. Célibataire, il habitait à Dalhem chez son oncle le docteur Dethier, rue de Mortroux, rebaptisée depuis, rue Joseph Dethier.
Ce héros de la guerre 14-18 sera inhumé le 1er juillet dans le cimetière militaire de La Panne, ajoute la commune.

source: https://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-corps-d-un-ancien-soldat-de-dalhem-retrouve-lors-de-travaux-a-dixmude?id=9876634

source: https://bx1.be/depeches/le-corps-dun-ancien-soldat-de-dalhem-retrouve-lors-de-travaux-a-dixmude/

https://fr.metrotime.be/2018/03/26/news/le-corps-dun-ancien-soldat-de-dalhem-retrouve-lors-de-travaux-a-dixmude/

1313/8 mars 1918: discours de Clémenceau: « je fais la guerre »7

Discours de Clémenceau: « je fais la guerre »

À une interpellation d’ Émile Constant, à la Chambre des députés, « sur les responsabilités gouvernementales et les compromissions révélées par les débats du procès Bolo », appuyée par M.  Renaudel, au nom du parti socialiste  Georges Clemenceau, répond avec fougue : « On dit : « Nous ne voulons pas la guerre, mais il nous faut la paix le plus tôt possible. » Ah ! moi aussi j’ai le désir de la paix le plus tôt possible et tout le monde la désire, il serait un grand criminel celui qui aurait une autre pensée, mais il faut savoir ce qu’on veut. Ce n’est pas en bêlant la paix qu’on fait taire le militarisme prussien.[…] Ma politique étrangère et ma politique intérieure, c’est tout un. Politique intérieure, je fais la guerre ; politique extérieure, je fais toujours la guerre. Je fais toujours la guerre. […] La Russie nous trahit, je continue de faire la guerre. La malheureuse Roumanie est obligée de capituler : je continue de faire la guerre, et je continuerai jusqu’au dernier quart d’heure. »

source: http://www.educasources.education.fr/fiche-detaillee-178399.html

Un raid aérien sur Paris fait plusieurs morts

Plusieurs raids vont ainsi ponctuer mortellement le reste de l’année 1918. Celui du 8 mars fait 19 morts et 50 blessés avec une centaine d’engins explosifs. Celui du 11 mars est sans doute le plus meurtrier mais sur les 104 décès environ 70 sont la conséquence d’une panique au métro Bolivar.

http://archives.paris.fr/a/434/une-du-journal-le-matin-/

PTT: première liaison postale aérienne

C’est au cours de sa réunion du 15 août 1917 que la commission interministérielle de l’Aéronautique civile a décidé de l’étude d’un service postal aérien régulier. Le 8 mars 1918 les PTT décident la création de la Première liaison postale régulière française créée dans le but de desservir rapidement la tête de pont des troupes américains en France stationnées à Saint Nazaire et environs.

source: http://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Paris_StNazaire

Le sacrifice de deux frères belges pour aider les aviateurs

(…)En 1916, les frères Louis et Anthony Collard nourrissent l’audacieux projet de rejoindre le front de l’Yser pour mettre leur connaissance de la topographie luxembourgeoise au service des aviateurs alliés.

Ces jeunes Tintignolais, d’un courage à toute épreuve, n’ont pas vingt ans quand ils quittent clandestinement le village pour Liège où ils espèrent trouver le moyen de franchir la frontière hollandaise pour gagner le front de l’Yser à partir de ce pays neutre.

(…)Le vendredi 8 mars 1918, Mr Muller, un policier allemand particulièrement rusé qui enquête à Liège sur une certaine Mlle Marcelle de Maubeuge, perquisitionne la Villa des Hirondelles. Il y découvre des rapports d’activités, des codes, des armes… et capture les deux Godefroid qui sont conduits à la prison Saint-Léonard. Ceux-ci sont immédiatement soumis à des interrogatoires brutaux. En dépit des tortures et des bastonnades continuelles, les frères Collard ne dévoilent rien concernant l’organisation aux policiers allemands.

Par un tour de force incroyable, les prisonniers parviennent à correspondre avec l’extérieur avec Marie-Thérèse Collard (leur soeur) et Irène Bastin (leur amie) pour leur permettre de continuer la mission d’observation entreprise en Gaume.

Après quatre mois de détention insupportable, le 28 juin 1918, les frères Collard et cinq autres prisonniers passent devant le Kriegsgericht (Conseil de Guerre) à Liège. Considérés par l’occupant comme les plus grands espions capturés depuis le début de la guerre, les frères Collard ne se font aucune illusion sur leur sort.

Le 2 juillet, l’auditeur militaire annonce leur condamnation à mort. Leur recours en grâce est rejeté. En attendant l’exécution, les deux frères édifient les geôliers par leur courage .

Le 18 juillet 1918, Louis et Anthony Collard sont fusillés à La Chartreuse. Face au peloton, ils chantent le Magnificat, hymne d’allégresse et de triomphe de la liturgie catholique.

Journal du vendredi 8 mars 1918

Bombardement assez violent de la région de Reims et vers Prunay.
Nous avons arrêté des coups de main ennemis en Champagne, dans le secteur des Marquises, dans les Vosges et dans la région du Linge.
Au Violu, assez grande activité des deux artilleries.
Des avions allemands ont bombardé la région au nord de Nancy. Pas de victimes.
De notre côté, nous avons abattu quatre avions allemands.
Notre aviation de bombardement a lancé 12.000 kilos d’explosifs sur les gares et dépôts de munitions de la zone ennemie.
Sur le front britannique, une tentative de raid ennemi, effectuée à la faveur d’un violent barrage d’artillerie, à l’est d’Epehy, a complètement échoué. D’autres détachements, qui tentaient d’aborder nos lignes au sud-est du bois Grenier et à l’est de Poelcapelle ont été également repoussés.
Activité de l’artillerie allemande dans la vallée de la Scarpe, à l’ouest de Lens et à l’est d’Ypres et grande activité dans le secteur de Neuve-Chapelle.
Sur le front de Macédoine, actions d’artillerie sérieuses sur le front Doiran-Vardar, au nord de Lomnica et dans la boucle de la Cerna. Nous avons ramené, par coup de main, des prisonniers bulgares.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html