Archives du mot-clé belgique

1386/20 mai 1918: Le Havre: officialisation de la base américaine

De nouveaux déportés à Lessines (Belgique)

A Lessines, le 20 mai 1918, tous les hommes valides de 17 à 50 ans sont convoqués à l’abattoir. Le 16 août, suite à une nouvelle convocation, des hommes se présentent à la malterie Notté et sont déportés. Nous avons retrouvé les listes de ces déportés aux AGR ainsi que des fiches de déportés dans les archives de la Société lessinoise  « Les déportés du front français ».

Officiellement, au départ, en 1916, les déportations ciblaient les chômeurs. Mais cette fois, on se rend compte que de nombreuses catégories socio-professionnelles sont touchées. Les officiers en charge des réquisitions de main d’oeuvre ont reçu l’ordre de ne pas se limiter aux chômeurs et d’agir avec violence et « sans égard pour la personne ». source: http://www.lessines-14-18.be/?p=146

Le Havre: officialisation de la base américaine

À la différence des Britanniques, il n’y a pas de base officielle américaine pendant un certain temps. Les arrivées des troupes et du matériel se font donc de manière officieuse, en lien avec les Britanniques. Il faut attendre le 31 mai 1917 pour voir débarquer un premier détachement d’infirmières de la Croix Rouge américaine. Il sera suivi, le 11 juin 1917, par l’arrivée de médecins et de nurses ; puis par un premier débarquement conséquent de soldats américains, au nombre de 2 000, le 25 juillet. Tout ceci se passe dans le plus grand secret, à l’abri des regards de la population locale. Cette dernière est néanmoins vivement conviée le 4 juillet 1917, jour de la fête de l’Indépendance, à fêter l’arrivée officielle des Américains dans la ville en arborant les couleurs américaines associées à celle de la France. Les Américains sont ainsi honorés par la population locale. On peut lire sur certaines banderoles « For justice and liberty ». À cette occasion, les troupes alliées défilent à travers la ville devant une immense foule. La base américaine ne devient officielle que le 20 mai 1918 et prend alors réellement de l’importance avec l’installation d’un camp en ville.

source: http://archives.lehavre.fr/archives_municipales/havrais-pgm/pages/page9.php

Journal du lundi 20 mai 1918

Activité des deux artilleries dans la région au nord de l’Avre.
Nos patrouilles opérant dans le secteur de Hangard, ont ramené des prisonniers.
Des coups de main ennemis vers la basse Ailette, en Argonne et en Woëvre, ont échoué sous nos feux.
De notre côté, nous avons fait des prisonniers au cours d’une incursion à l’est de Reims.
Les troupes anglaises ont réussi une opération de détail dans le voisinage de Ville-sur-Ancre, au nord-ouest de Morlancourt. Nos positions dans cette localité ont été améliorées et quelques mitrailleuses capturées. Des coups de main heureux, qui leur ont valu des prisonniers et des mitrailleuses, ont été exécutés par nos alliés au nord-ouest d’Albert et dans le voisinage de Hamel.
Une tentative de raid de la part de l’ennemi au nord-est de Béthune, a échoué sous les feux anglais avant d’atteindre les lignes.
Activité locale tout le long du front montagneux. Dans la région de l’Adamello, les Italiens ont repoussé une attaque autrichienne. D’autres troupes autrichiennes ont été dispersées à la grenade dans le val Giudicarra. Vive canonnade sur le plateau d’Asiago.
Un ballon captif et quatre avions ennemis ont été abattu par nos alliés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

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1353/17 avril 1918: les Belges à la reconquête de la Belgique

Préparatifs de la bataille de Villers-Bretonneux

La Bataille de Villers-Bretonneux est une bataille de la Première Guerre mondiale qui se déroula les 24, 25 et 26 avril 1918 sur le territoire de la commune de Villers-Bretonneux. Elle stoppa l’avance allemande vers l’ouest et préserva la ville d’Amiens d’une occupation par l’ennemi.

Pour préparer leur offensive, les Allemands commencèrent à bombarder Villers-Bretonneux, à 17 km à l’est d’Amiens, à partir du 17 avril 1918 par obus à gaz et obus conventionnels et ce pendant cinq jours. La position était tenue par les 62e et la 8e divisions britanniques qui disposaient d’une quinzaine de chars de combat.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Villers-Bretonneux_(1918)

Les Belges à la reconquête de la Belgique

Le roi Albert 1er. Source : Wikimedia Commons – libre de droits

En avril 1918, les Allemands planifient une grande offensive pour enfoncer les lignes belges, au nord d’Ypres, atteindre Dunkerque et prendre à revers les troupes alliées. Les Belges résistent, laissant le temps au haut commandement de préparer la contre-offensive qui étend la zone d’action de l’armée royale, d’Ypres aux côtes de la Mer du Nord, de manière à soulager la ligne de front des forces alliées.

L’armée belge doit mettre en place une logistique à l’arrière du front (voies de communications, cantonnements, structures d’accueil pour les blessés et déplacés, etc.) afin de contenir les tirs nourris, les bombardements et assauts continuels des troupes allemandes, allant jusqu’à inonder les secteurs sur le point de tomber pour conserver l’avantage, à Riegersvliet et Oud-Stuyvekenskerke, entre les 6 et 18 mars 1918.

La première véritable victoire de l’armée belge intervient au cours de la bataille de Mercken, le 17 avril 1918. Menacées sur leur revers au Mont Kemmel, les troupes belges, dont la ligne de front s’étend localement de Langemarck jusqu’aux abords sud d’Ypres et du Mont Kemmel, et de Locre vers le village de Meteren (à l’ouest de Bailleul), repoussent l’attaque convergente des Impériaux au sud-ouest et au nord d’Ypres. Les 3e et 4e divisions royales bloquent l’armée du Reich, supérieure numériquement, devant Mercken et à l’ouest de Langemarck. La 4e division reste maître du terrain et la 3e, après un bref repli au sud de Kippe, renverse la situation lors d’une attaque sanglante à la baïonnette, faisant en quelques heures 800 prisonniers.

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-belges-la-reconquete-de-la-belgique

Journal du mercredi 17 avril 1918

Dans la région au nord de Montdidier, assez grande activité de l’artillerie.
Dans le secteur de Noyon, nous avons réalisé quelques progrès au cours d’une opération de détail.
Nos reconnaissances se sont montrées très actives, notamment dans la région du canal de l’Oise: un de nos détachements a franchi le canal à l’ouest de Pierremande et ramené dix prisonniers et une mitrailleuse.
Nos patrouilles ont fait également des prisonniers dans le secteur de Corbeny, en Champagne, dans la région de Seicheprey et dans les Vosges.
Un coup de main ennemi au Téton a échoué.
Sur le front anglais, l’ennemi a déclenché une très puissante attaque contre les positions entre Bailleul et Neuve-Eglise. L’assaut a été donné par trois divisions de choc, qui ont réussi, après une lutte acharnée, à enlever les hauteurs à l’est et au sud-est de Bailleul, le mont de Lille et le Ravensberg. Les troupes britanniques se sont retirées sur de nouvelles positions au nord de Bailleul et de Wulverghem, en abandonnant Bailleul.
Une attaque allemande s’est dessinée près de Wytschaete, une autre près de Vieux-Berquin : cette dernière a été immédiatement brisée. Nos alliés ont fait un certain nombre de prisonniers près de Robecq.
Dix chalutiers allemands ont été coulés dans le Cattégat par la flotte anglaise.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

Belgique: le corps d’un ancien soldat de Dalhem retrouvé lors de travaux à Dixmude

Le corps de Joseph Dethier, soldat de la première guerre mondiale, domicilié à Dalhem et tué en 1914 durant la bataille de l’Yser, a été retrouvé. Il fait partie d’un ensemble de quatre squelettes découverts en 2016 et qui ont pu maintenant être identifiés… ou presque.

24 octobre 1914. Front de l’Yser, près de Dixmude. Joseph Dethier est soldat dans l’armée belge. Ce natif de Villers l’Evêque, domicilié à Dalhem, ingénieur mécanicien de formation, se bat aux côtés des autres hommes de son régiment, le 4ème corps des Transports, rattaché au 12ème de Ligne de Spa. Ce jour-là, Joseph Dethier est tué au combat. Il était à 10 jours de son 26ème anniversaire. Ce jour-là, quinze assauts allemands seront repoussés.

Juin 2016, Des travaux sont en cours sur une canalisation de gaz dans le Tuinwijk, un nouveau quartier social de Dixmude. Quatre squelettes sont découverts. Un est la dépouille d’un fusilier marin français, les trois autres sont belges. C’est la première fois depuis 1952 que des restes de soldats belges sont retrouvés. A cet endroit, tranchées allemandes et belges se faisaient face. C’est dans cette dernière que les restes sont découverts. Leurs boutons d’uniforme indiquent qu’ils servent au 12ème de Ligne. L’enquête montrera qu’ils sont tombés dès octobre 1914. Les recherches menées par le War Heritage Institute permettront ensuite, grâce à l’ADN, d’identifier clairement deux des corps. Les deux autres, sont Joseph Dethier pour l’un, un certain Jacquet pour l’autre. C’est une note de leur commandant qui indiquait le lieu de leur sépulture. Mais là, l’identification est plus difficile :  » Joseph Dethier était célibataire et vivait chez son oncle, qui était célibataire également. Il était fils unique, donc on n’a pas de descendant pour comparer l’ADN. L’idéal serait d’identifier l’autre corps, voire des descendants, mais ça c’est toujours en cours d’investigation pour savoir lequel des deux est Joseph Dethier « , explique Chrystel Blondeau, attachée aux recherches d’histoire locale de la commune de Dalhem.

Joseph Dethier n’a pas été officiellement déclaré mort en octobre 1914. Il faudra attendre un jugement du 10 septembre 1925 pour que cela soit le cas. Tout comme les cinq autres soldats dalhemois tués lors de la première guerre mondiale, une rue dans cette localité porte son nom. La rue où il était domicilié, chez son oncle. Aujourd’hui retrouvé, il sera officiellement inhumé le 1er juillet prochain dans le cimetière militaire de La Panne.

 

 

 

 

Les dépouilles de quatre soldats ont été retrouvées à la suite de travaux de canalisation de gaz à Dixmude, dont celui de Joseph Dethier, a annoncé la commune de Dalhem. Une rue de la commune porte d’ailleurs son nom. “En 1914, la Belgique envahie est obligée de reculer devant l’ennemi. S’engage alors le 16 octobre la bataille de l’Yser. Rangée sur un front de 38 kilomètres, l’armée oppose une farouche résistance. C’est à Dixmude que Joseph Dethier, soldat au 4e Corps des Transports (12e de Ligne) meurt le 24 octobre. Il allait avoir 26 ans”, explique la commune de Dalhem dans un communiqué.
Joseph Dethier est né à Villers l’Evêque le 4 novembre 1888. Célibataire, il habitait à Dalhem chez son oncle le docteur Dethier, rue de Mortroux, rebaptisée depuis, rue Joseph Dethier.
Ce héros de la guerre 14-18 sera inhumé le 1er juillet dans le cimetière militaire de La Panne, ajoute la commune.

source: https://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-corps-d-un-ancien-soldat-de-dalhem-retrouve-lors-de-travaux-a-dixmude?id=9876634

source: https://bx1.be/depeches/le-corps-dun-ancien-soldat-de-dalhem-retrouve-lors-de-travaux-a-dixmude/

https://fr.metrotime.be/2018/03/26/news/le-corps-dun-ancien-soldat-de-dalhem-retrouve-lors-de-travaux-a-dixmude/

1313/8 mars 1918: discours de Clémenceau: « je fais la guerre »7

Discours de Clémenceau: « je fais la guerre »

À une interpellation d’ Émile Constant, à la Chambre des députés, « sur les responsabilités gouvernementales et les compromissions révélées par les débats du procès Bolo », appuyée par M.  Renaudel, au nom du parti socialiste  Georges Clemenceau, répond avec fougue : « On dit : « Nous ne voulons pas la guerre, mais il nous faut la paix le plus tôt possible. » Ah ! moi aussi j’ai le désir de la paix le plus tôt possible et tout le monde la désire, il serait un grand criminel celui qui aurait une autre pensée, mais il faut savoir ce qu’on veut. Ce n’est pas en bêlant la paix qu’on fait taire le militarisme prussien.[…] Ma politique étrangère et ma politique intérieure, c’est tout un. Politique intérieure, je fais la guerre ; politique extérieure, je fais toujours la guerre. Je fais toujours la guerre. […] La Russie nous trahit, je continue de faire la guerre. La malheureuse Roumanie est obligée de capituler : je continue de faire la guerre, et je continuerai jusqu’au dernier quart d’heure. »

source: http://www.educasources.education.fr/fiche-detaillee-178399.html

Un raid aérien sur Paris fait plusieurs morts

Plusieurs raids vont ainsi ponctuer mortellement le reste de l’année 1918. Celui du 8 mars fait 19 morts et 50 blessés avec une centaine d’engins explosifs. Celui du 11 mars est sans doute le plus meurtrier mais sur les 104 décès environ 70 sont la conséquence d’une panique au métro Bolivar.

http://archives.paris.fr/a/434/une-du-journal-le-matin-/

PTT: première liaison postale aérienne

C’est au cours de sa réunion du 15 août 1917 que la commission interministérielle de l’Aéronautique civile a décidé de l’étude d’un service postal aérien régulier. Le 8 mars 1918 les PTT décident la création de la Première liaison postale régulière française créée dans le but de desservir rapidement la tête de pont des troupes américains en France stationnées à Saint Nazaire et environs.

source: http://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Paris_StNazaire

Le sacrifice de deux frères belges pour aider les aviateurs

(…)En 1916, les frères Louis et Anthony Collard nourrissent l’audacieux projet de rejoindre le front de l’Yser pour mettre leur connaissance de la topographie luxembourgeoise au service des aviateurs alliés.

Ces jeunes Tintignolais, d’un courage à toute épreuve, n’ont pas vingt ans quand ils quittent clandestinement le village pour Liège où ils espèrent trouver le moyen de franchir la frontière hollandaise pour gagner le front de l’Yser à partir de ce pays neutre.

(…)Le vendredi 8 mars 1918, Mr Muller, un policier allemand particulièrement rusé qui enquête à Liège sur une certaine Mlle Marcelle de Maubeuge, perquisitionne la Villa des Hirondelles. Il y découvre des rapports d’activités, des codes, des armes… et capture les deux Godefroid qui sont conduits à la prison Saint-Léonard. Ceux-ci sont immédiatement soumis à des interrogatoires brutaux. En dépit des tortures et des bastonnades continuelles, les frères Collard ne dévoilent rien concernant l’organisation aux policiers allemands.

Par un tour de force incroyable, les prisonniers parviennent à correspondre avec l’extérieur avec Marie-Thérèse Collard (leur soeur) et Irène Bastin (leur amie) pour leur permettre de continuer la mission d’observation entreprise en Gaume.

Après quatre mois de détention insupportable, le 28 juin 1918, les frères Collard et cinq autres prisonniers passent devant le Kriegsgericht (Conseil de Guerre) à Liège. Considérés par l’occupant comme les plus grands espions capturés depuis le début de la guerre, les frères Collard ne se font aucune illusion sur leur sort.

Le 2 juillet, l’auditeur militaire annonce leur condamnation à mort. Leur recours en grâce est rejeté. En attendant l’exécution, les deux frères édifient les geôliers par leur courage .

Le 18 juillet 1918, Louis et Anthony Collard sont fusillés à La Chartreuse. Face au peloton, ils chantent le Magnificat, hymne d’allégresse et de triomphe de la liturgie catholique.

Journal du vendredi 8 mars 1918

Bombardement assez violent de la région de Reims et vers Prunay.
Nous avons arrêté des coups de main ennemis en Champagne, dans le secteur des Marquises, dans les Vosges et dans la région du Linge.
Au Violu, assez grande activité des deux artilleries.
Des avions allemands ont bombardé la région au nord de Nancy. Pas de victimes.
De notre côté, nous avons abattu quatre avions allemands.
Notre aviation de bombardement a lancé 12.000 kilos d’explosifs sur les gares et dépôts de munitions de la zone ennemie.
Sur le front britannique, une tentative de raid ennemi, effectuée à la faveur d’un violent barrage d’artillerie, à l’est d’Epehy, a complètement échoué. D’autres détachements, qui tentaient d’aborder nos lignes au sud-est du bois Grenier et à l’est de Poelcapelle ont été également repoussés.
Activité de l’artillerie allemande dans la vallée de la Scarpe, à l’ouest de Lens et à l’est d’Ypres et grande activité dans le secteur de Neuve-Chapelle.
Sur le front de Macédoine, actions d’artillerie sérieuses sur le front Doiran-Vardar, au nord de Lomnica et dans la boucle de la Cerna. Nous avons ramené, par coup de main, des prisonniers bulgares.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

1270/24 janvier 1918

Réunion des commandants en chef à Compiègne

Le 24 janvier 1918, à la demande de Wilson* et Foch*, une conférence réunit à Compiègne* les commandants en chef, Pétain*, Haig* et Pershing*. Foch* souhaite constituer une réserve mobile susceptible d’intervenir au profit des uns ou des autres.

https://books.google.fr/books?id=CNY4AgAAQBAJ&pg=PT487&lpg=PT487&dq=24++janvier+1918&source=bl&ots=xnm37PY0wg&sig=jLg19oMF7JjPz-uVm82pYwX8RpI&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj8gOHg9azYAhXri1QKHcxeDPw4FBDoAQgvMAI#v=onepage&q=24%20%20janvier%201918&f=false

(Aviation) Mort d’un as britannique

Mort dans un crash de Harry Gosford Reeves, « As » britannique de la WW1, 13 victoires aériennes au sein du 1st Sqn du RFC. Il est tué pendant l’essai en vol d’un Nieuport 27 après un changement moteur.

http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-315.html

Création d’un comité d’entente pour la société des Nations

Après plusieurs tentatives infructueuses, elle organise une série de réunions au cours du mois de janvier 1918 à l’Hôtel des sociétés savantes, qui aboutit le 24 janvier 1918 à la création d’un « Comité d’entente pour la Société des Nations » regroupant 16 organisations. Après quelques réunions publiques organisées avec succès en février et mars 1918, le comité semble néanmoins connaître pendant de longs mois une activité déclinante. Jean Hennessy, qui milite pour une Société des Nations ouvertement fédéraliste, juge bientôt utile de fonder une nouvelle organisation, la Société Proudhon ou « Société d’études et d’action fédéralistes », rebaptisée en mai 1919 « Ligue pour l’organisation de la Société des Nations ».

https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2006-2-page-89.html

Les Belges quittent Honfleur

e 24 janvier 1918, les derniers soldats s’en vont. L’Écho honfleurais conclut en happy end cet épisode de quatre années : « Nos hôtes de l’armée belge nous ont quittés ce matin. Gare de la Petite vitesse, un public nombreux était venu saluer ceux qu’on considérait un peu comme les nôtres. Aussi le train s’ébranla-t-il aux cris de « Vive la France, vive la Belgique, vive Honfleur ! » »

source: https://www.ouest-france.fr/normandie/honfleur-14600/1914-1918-la-belle-histoire-des-belges-honfleur-2972568

Journal du jeudi 24 janvier 1918

En Belgique, à la faveur d’un important coup de main qu’ils avaient fait précéder d’un bombardement intense, les Allemands avaient pu prendre pied à l’est de Nieuport-Ville dans un élément avancé de notre première ligne. Ils en ont été aussitôt repoussés.
Un coup de main ennemi sur nos petits postes au nord de Reims a échoué sous nos feux.
Nous avons réussi une incursion dans les lignes allemandes à l’ouest de la ferme Navarin. Notre détachement a pénétré jusqu’à la troisième parallèle ennemie et, après avoir opéré de nombreuses destructions a ramené de nombreux prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, vive lutte d’artillerie sur le front Bezonvaux-bois le Chaume.
Les Anglais ont enlevé deux mitrailleuses à l’est d’Ypres.
Rencontres de patrouilles, sur leur front, au sud-ouest de Saint-Quentin. Echec d’un tentative ennemie au sud de la Bassée.
Sur le front italien, vive canonnade dans la région de Zurey et de Zugna, entre la Brenta et les pentes du mont Grappa et sur le cours moyen de la Piave.
Des reconnaissances ennemies ont-été mises en échec à l’ouest de Morio (rive gauche de l’Adige) et au nord de Fagare.
En Macédoine, les Anglais ont exécuté un raid heureux près du lac de Butkovo.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1180/26 octobre 1917: résumé historique de la bataille de la Malmaison (Aisne)

Résumé historique de la bataille de la Malmaison (Aisne)

http://chapelle.ste.berthe.over-blog.com/pages/Resume_historique_de_la_bataille_de_la_Malmaison-2681619.html

lire aussi http://20072008.free.fr/journee122007malmaisongeneraux17doc3.htm

voir aussi http://maquettes.delavallee.net/fiche_diorama.php?id=68

Passchendaele (26 octobre au 10 novembre 1917)Enseignements douloureux tirés de la boue et du sang versé en Belgique

Les Canadiens ne voulaient pas aller à Passchendaele. Ils avaient déjà vécu l’expérience du saillant d’Ypres, en Belgique, et craignaient la tâche quasi impossible qui les attendait.

Les Britanniques, sous les commandes du général Sir Douglas Haig, se démenaient dans les champs boueux de la région depuis l’été 1917. En juin, ils firent exploser près d’un million de tonnes d’explosifs enfouis sous les lignes allemandes à la crête de Messines. Le 31 juillet, ils lancèrent officiellement la troisième bataille d’Ypres. La contre-attaque allemande musclée, comme toutes les autres, freina les ardeurs des Britanniques pendant le mois d’août.

De septembre à octobre, les Britanniques, Australiens et Néo-Zélandais lancèrent une série d’attaques courtes et rapides pour réaliser des gains, mais l’objectif de capturer la crête de Passchendaele, le seul point en hauteur de la région, continuait de leur échapper. Des mois de combat et les pluies du mois d’octobre transformèrent la plupart des champs de bataille en mares de boue et d’eau qui engloutissaient littéralement le matériel et les hommes. Presque tous les repères visuels qui devaient servir à orienter les troupes étaient disparus dans la boue.

Les Canadiens avaient pour objectif de capturer ce qui restait de la ville de Passchendaele. Le général Arthur Currie, le commandant canadien, planifia une série de quatre attaques distinctes sur une période de deux semaines qui devaient leur permettre de prendre la crête.

source: http://albumgrandeguerre.ca/Grande-Guerre-Album/Batailles/Passchendaele

Lire aussi https://www.fondationvimy.ca/bataille-de-passchendaele/

Le Brésil déclare la guerre à la Triplice

Rompant avec sa position de neutralité initiale, le Brésil déclare la guerre à la Triplice lors de la Première Guerre mondiale suite à des attaques menées par des sous-marins allemands contre ses bateaux de commerce. C’est le seul pays d’Amérique du Sud à avoir réellement participé au conflit. Toutefois, sa contribution fut relativement modeste. Il participa à la bataille de l’Atlantique et envoya une unité combattre sur le front occidental.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/26/10/1/a/59513/le_bresil_declare_la_guerre_a_la_triplice.shtml

 Projet de loi portant suppression des conseils de guerre permanents dans les armées de terre et de mer

https://www.senat.fr/histoire/1914_1918/commissions_ad_hoc/suppression_des_conseils_de_guerre.html

Qui délivre les papiers d’identité?

Avec le désordre de la Grande Guerre, l’usurpation d’identité se multiplie, souligné par Le Figaro le 26 octobre 1916. Le journal suggère d’enquêter sur la multiplication et la délivrance des papiers officiels.

«M. Lenoir, jeune homme d’affaires, fêtard et embusqué, avait un passeport pour la Suisse et une carte de circulation dans la zone des armées. L’amie de M. Lenoir, Mlle d’Arlix, avait une carte de circulation aux armées. Le chauffeur de M. Lenoir avait des permis de circulation dans les gares. Jacques Landau faisait avoir des passeports à Duval. Turmel avait un passeport diplomatique! Etc., etc.

“Quatre pages d’etc.” disait Beaumarchais.

 Mais qui donc, en France, en 1915 et 1916, était responsable de la distribution des passeports, coupe-files, permis de circulation et autres autorisations si difficiles à obtenir, pour peu qu’on ne soit ni espion ni affilié à quelque Bolo ou sous-Almereyda? Qui?» écrit Le Figaro du 26 octobre 1917.

Russie: Lénine renverse le gouvernement provisoire

Ce 26 octobre 1917, Lénine (de son vrai nom Vladimir Ilitch Oulianov) soulève, avec l’aide de Trotski, les bolcheviques et renverse le gouvernement provisoire. Dirigé par Alexandre Kernesky, ce gouvernement provisoire avait été formé en février 1917, tout de suite après l’abdication du star. Pour marquer la rupture avec le passé, les insurgés adoptent alors le nom de « communistes ».

On se souvient de la suite. La dictature organisée avec une rigueur de fer, la répression impitoyable contre la bourgeoisie, les nationalisations, les salaires de misère, le travail militarisé, la nourriture réquisitionnée…. Mais la révolte populaire oblige Lénine à lancer la nouvelle politique économique(NEP). La NEP met fin à la réquisition des produits agricoles et autorise le retour de l’initiative privée dans le secteur de l’industrie légère et de la fabrication des produits de grande consommation.

En savoir plus surhttp://blogs.lesechos.fr/echos-d-hier/26-octobre-1917-lenine-renverse-le-a7220.html?swlgTtHWgRdpX00r.99

Journal du vendredi 26 octobre 1917 à travers Le Miroir

Au nord de l’Aisne, la situation dans la section Braye-en-Laonnois-Chavignon est restée sans changement.
Sur le front Chavignon-mont des Singes, nos troupes accentuant leur progression ont atteint la ferme de Rozay. Le nombre des prisonniers faits depuis là veille dans cette région dépasse 500.
Vives actions d’artillerie dans la région Cerny-en-Laonnois, notamment dans le secteur des Vauxmairons. Nous avons dispersé une patrouille allemande qui tentait d’aborder nos lignes à l’est de Cerny.
Au cours de la journée du 24, vingt-cinq appareils ennemis ont été abattus par nos pilotes ou sont tombés désemparés dans leurs lignes. Des avions allemands ont lancé deux bombes sur Nancy : aucune victime.
A la suite d’une activité redoublée d’artillerie, les Allemands ont lancé une nouvelle contre-attaque puissante au sud de la forêt d’Houthulst. Ils ont été encore une fois repoussés par les Anglais. Les troupes de Glocester, de Worcester et de Berkshire ont exécuté avec succès des coups de main sur les positions adverses, entre Roeux et Gavrelle. Elles ont capturé une mitrailleuse.
Les Austro-Allemands n’ont réussi à prendre pied que sur une très faible partie de la première ligne italienne sur le front du Carso. Partout ailleurs, ils sont en échec. Nos alliés ont fait quelques centaines de prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

1198/13 novembre 1917: le régiment d’infanterie coloniale du Maroc cité à l’ordre de l’armée

 Clémenceau  rappelé au gouvernement

Le 13 novembre, le gouvernement Painlevé tombe et le président Poincaré doit rapidement lui trouver un successeur. Il aurait eu à choisir entre Joseph Caillaux et Georges Clemenceau. Bien qu’il n’aime guère Clemenceau, le 17 novembre 1917,  il préfère celui-ci, favorable à une victoire militaire et dont la force morale l’impressionne, plutôt que Caillaux, partisan d’une paix de compromis.

Clemenceau forme donc un gouvernement de choc afin de poursuivre et intensifier la guerre avec l’Allemagne. Celui-ci comprend essentiellement des ministres radicaux et seulement deux membres rescapés du cabinet Painlevé.

Hormis la presse socialiste, les journaux acclament sa nomination, jusqu’au New York Times !

Dans son discours d’investiture Clémenceau annonce son intention de traquer les défaitistes et les traîtres de l’arrière.

Sa détermination vaut au Président du Conseil d’être surnommé le « Tigre ».

source: http://aujourdhui.over-blog.fr/article-17-novembre-1917-clemenceau-rappele-au-gouvernement-88796605.html

Portail nord de la cathédrale de Chartres le 13 novembre 1917

source: http://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/portail-nord-de-la-cathedrale-de-chartres-le-13-novembre-1917_epreuve-photographique_1917

La gazette des Ardennes

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/feldztggazarden1917/0643?sid=b833f0e6b21a53c7690761356ab53511

 

Le régiment d’infanterie coloniale du Maroc cité à l’ordre de l’armée

Le monument du Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc

Le Général Commandant la 6ème armée cite à l’ordre de l’armée le régiment d’infanterie coloniale du Maroc.

» Régiment d’élite sous l’énergique commandement du Lieutenant-Colonel DEBAILLEUL, a le 23 octobre 1917, par une manoeuvre audacieuse difficile et remarquablement exécutée, encerclé et enlevé de haute lutte les carrières de Bohery s’est emparé ensuite des lignes de tranchées du chemin des Dames que la garde prussienne avait l’ordre de défendre à tout prix, puis progressant encore sous un feu violent d’artillerie et de mitrailleuses sur une profondeur de plus de 2 km 1/2 malgré des pertes sensibles, a atteint avec un entrain admirable tous les objectifs, infligeant à l’ennemi de lourdes pertes, capturant 950 prisonniers dont 14 officiers, 10 canons dont 8 de gros calibre et un nombreux matériel de guerre. »

source: http://www.mcp1418.eu/sorties/chemin-dames/

La prison comme mouroir

Louis-François V. habite Schaerbeek et est inspecteur en assurances. Le 13 novembre 1917, il est arrêté. Il est condamné par le Conseil de Guerre de Bruxelles en mars 1918 à 11 ans de travaux forcés pour espionnage aux profit des Alliés. Détenu de longs mois à la prison de Saint-Gilles en attente de son jugement, il est transféré à la prison de Vilvorde, dont il est libéré à l’Armistice. A 47 ans, son état de santé est catastrophique et il doit être suralimenté durant six mois.

source: https://www.civilsbelges14-18.be/fr/histoires/beaucoup-de-civils-blesses-et-malades

Journal du mardi 13 novembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front bois le Chaume-Bezonvaux, l’activité de l’artillerie a continué pendant la nuit.
Sur le front belge, un détachement a effectué un coup de main avec plein succès sur la ferme Terstrelle. Après avoir infligé des pertes sérieuses à la garnison ennemie et fait sauter un abri, nos alliés ont ramené plusieurs prisonniers. Ils ont neutralisé des batteries de Schoore, Cayen, Peerst, Eessen et exécuté plusieurs tirs de destruction sur les organisations ennemies des abords de Dixmude en représailles des tirs à obus à gaz faits par des batteries ennemies vers Oudecapelle et Whuizen.
Sur le front italien, point d’événement important depuis la Stelvio jusqu’à l’Astico. Sur le plateau d’Asiago, l’ennemi a renouvelé l’attaque de la ligne Gallio-Mont-Longaracote 1674-di Moletta-di-Gallio. Son action a complètement échoué sous les tirs de nos alliés. A l’extrémité nord du front d’attaque, où un combat acharné a eu lieu, les Italiens ont contre-attaqué et ont réussi à capturer quelques prisonniers.
Sur le reste du front montagneux, au cours d’actions de contact avec des avant-gardes ennemies, les troupes italiennes ont bravement résisté. A travers la Piave, vive activité d’artillerie.

Tout l’éphéméride sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html