Archives du mot-clé belgique

1586/5 décembre 1918

(Suite) Les femmes invitées à arrêter de travailler

L’Armistice est signé à Rethondes. Parisiens et Alliés se réunissent pour chanter La Marseillaise à Paris autour de Madame Chenal de l’Opéra. Dans cette foule joyeuse, se mêlent tous les uniformes mais aussi beaucoup de rubans noirs de deuil.
Quelle reconnaissance pour les femmes, soutiens des soldats ?  Dès le 13 novembre les ouvrières sont invitées à quitter les usines par la loi Loucheur, avec une indemnité de départ de un mois de salaire si elles partent avant le 5 décembre 1918.  Si les usines de la Défense nationale peuvent payer, de nombreuses petites usines laisseront partir les ouvrières sans aucune indemnisation. Les fabrications d’armes s’arrêtent avec l’Armistice, et il faut que les soldats retrouvent leurs femmes à la maison.

Quelle reconnaissance pour les femmes ?  

Les quelques améliorations législatives dans le but de redonner des enfants à la France, sont en fait les principales ‘’récompenses’’ qu’obtiendront les femmes. Par contre si elles sont dénoncées comme ayant avorté, elles vont en prison. Les journaux locaux sans donner les noms indiquent de quelles villes ou de quels villages elles proviennent !  Quelles différences avec la plupart de leurs consœurs féministes en Europe et en Turquie. Il faudra une Seconde Guerre mondiale pour que les Françaises ‘’résistantes’’ obtiennent enfin le droit de vote.

Cette méfiance vis-à-vis des femmes est sensible également dans les instances internationales d’après- guerre : ni la Société des Nations, ni la Croix-Rouge internationale ne font appel à elles au début de leur organisation. En 1919, Jeanne Bouvier, féministe et cégétiste française écrira dans ses Mémoires : « Je pensais que les hommes en rentrant dans la vie civile sauraient apprécier ce que les femmes avaient fait en leur absence. J’espérais aussi que les années passées dans les tranchées auraient fait disparaître le sectarisme de ceux qui de 1910 à 1912 avaient fait une guerre acharnée aux syndicalistes féminins qui siégeaient à la Bourse de Paris ».

source: http://le-souvenir-francais.fr/la-lettre/loeil-de-lhistorienne-chantal-antier/

Parution de La baïonnette

Les Belges à la reconquête de la Belgique

La victoria (voiture cheval) du roi des Belges et du président de la République traversant la place de la Concorde, à Paris, le 5 décembre 1918. Source : l’album de la guerre 1914-1919. © L’illustration
Le roi Albert 1er. Source : Wikimedia Commons – libre de droits

Au cours de la période qui sépare la fin de la guerre de mouvement en 1914, la guerre de position ponctuée par les assauts au gaz allemands sur l’Yser, au cours de l’année 1915, et sa participation aux côtés des Anglo-Français à la deuxième bataille des Flandres entre les mois de juillet et d’octobre 1917, l’armée belge emmenée par Sa Majesté Albert Ier, le « Roi Soldat », ne cesse de poursuivre la lutte. (…)

Le 5 décembre, le roi Albert 1er, la reine Elisabeth et le prince héritier Léopold, sont accueillis en héros par les Parisiens, lors d’une visite officielle.

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-belges-la-reconquete-de-la-belgique

Journal du jeudi 5 décembre 1918

M. Wilson a quitté les Etats-Unis. Il sera le 12 à Brest et le 13 à Paris.
La conférence de Londres s’est séparée : elle s’est mise d’accord sur le cas du kaiser et a également délibéré, sur l’armistice. MM. Clemenceau et le maréchal Foch ont quitté l’Angleterre. Le colonel House, souffrant, n’a pu assister aux délibérations de Londres.
L’assemblée monténégrine, réunie à Podgoritza. a déclaré Nicolas Ier déchu du trône monténégrin. Le Monténégro se réunira à la Serbie sous la dynastie des Karageorgevitch et entre dans la patrie commune du peuple à trois dénominations; celui des Serbes, des Croates et des Slovènes. Un conseil national sera élu pour gouverner les affaires de la Serbie et du Monténégro réunis.
D’après certaines nouvelles, le roi de Bulgarie Boris se retirerait.
La presse suisse demande la démission de trois conseillers fédéraux taxés de germanophilie. L’un d’eux, M.Muller, a déclaré renoncer à la présidence de la Confédération.
Le cabinet espagnol, présidé par M. Garcia Prieto, est démissionnaire. M. de Romanones a été chargé de former le cabinet.
La 3e armée américaine, dans sa marche en Allemagne, a atteint la ligne Dalhem-Berncastel-Steinberg.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

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1570/19 novembre 1918: la tombe du « soldat inconnu », une idée rennaise !

Histoire de l’autonomisme alsacien-lorrain 

19 novembre 1918 : Maurice Barrès et Philippe Pétain entrent dans Metz aux côtés des troupes de la Xème armée, commandée en l’absence du général Charles Marie Emmanuel Mangin, victime d’un accident de cheval, par le général Leconte. Mirman y déloge avec rudesse le dernier président de Lorraine, Von Gemminger. Le soir, Barrès peut écrire à son fils : « Tu peux m’enterrer maintenant ». Les troupes serbes et françaises occupent le Banat  austro-hongrois, peuplé notamment de Lorrains établis depuis le XVIIIème siècle.

20 novembre 1918 : Le drapeau français remplace le drapeau rouge au sommet de la cathédrale de Strasbourg qui y trônait depuis le 10 novembre.

26 novembre 1918 : Entrée officielle du Maréchal Foch à Metz. L’Alsace-Lorraine est directement administrée depuis Paris.

280 000 Alsaciens-Lorrains ont combattu pour le Reich de 1914 à 1918. Moins de 1 000 ont déserté, mais 15 000 Mosellans ont été tués : leurs noms figurent sur les 730 monuments du département.

source: http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2014/03/31/histoire-de-lautonomisme-alsacien-lorrain-1918-1939/

Olivar Asselin raconte la Belgique libérée

Pâturages, près Mons,
en Belgique, 19 novbre 1918.

Ma chère Alice,

Nous reprenons la route ⁁marche demain au matin à 6h.30. Les Allemands encombrent les routes, nous n’irons pas vite : à peine dix milles par jour. Ma santé a jusqu’ici été très bonne, mais un peu de froid aux pieds, pris dans une maison chauffée à certaines heures seulement, m’a xxxx dérangé l’intestin ces jours-ci, ce qui m’a quelque peu abattu. ⁁En outre On ⁁onxxxxxxx m’avait oublié dans la distribution des billets de logement, et, couché par xxxx terre, j’ai manqué de sommeil. Enfin, j’ai dû faire, par la faute de tu devines qui, une véritable besogne de commis. Ne crains pas que je fasse quoi que ce soit qui puisse porter préjudice à nos intérêts, mais je me demande quelle mauvaise fortune a vu a fait que je sois placé sous ce gros négligent, qui se prodigue ⁁au besoin en éclats de voix, mais xxx de qui je ne puis jamais obtenir un acte d’autorité effectif. Je me suis rarement fait plus de mauvais sang.

Petit à petit nos impressions de la Belgique libérée se précisent et se complètent. Les xxx Le peuple Certains font Dans le peuple, certains éléments ont moins souffert qu’on ne le croit à l’étranger : ce sont les gens — ⁁buvetiers, restaurateurs, etc., qui vivaient ⁁à la fois du soldat allemand et du ravitaillement américain, espagnol, hollandais, scandinave ; la hausse des prix, ceux-là, ne les affectait guère. Certains autres ont plus souffert qu’on ne serait tenté de le croire en voyant la mine générale des habitants : ce sont ceux dont qui, par fierté ou autrement, ne pouvaient s’accommoder de la domination étrangère. La paire de bas qui se vendait 95 centimes avant la guerre se vend aujourd’hui 15 francs. La farine s’est vendue dernièrement jusqu’à 15 francs (près de $300) le kilo (deux livres). Mais il y avait avec l’autorité militaire des accommodements, et bon nombre qui ont pu supporter les nouvelles conditions économiques xxxx grâceen achetant, littéralement, les officiers et sous-officiers préposés au contrôle des approvisionnements ⁁et des réquisitions. Il y a même une classe très nombreuse qui, s’étant habituée à compter sur l’assistance des neutres, semble, au dire des patrons, ne pas vouloir reprendre le travail, ou vouloir établir ici le bolchevisme comme il existait en Russie. Cette contrée Cette xxxx ⁁Cette région de la Belgique est libérée depuis plus de dix jours, ⁁les mines sont restées ouvertes,mais il n’y a encore virtuellement personne qui travaille. Pour des gens xxxxx un peuple qui a tant à faire, c’ ce n’est pas se presser. Je ne sais où l’on a pris le grain pour fabriquer la bière, mais dans tous les cafés (fort nombreux) il y a de la bière, et les gens pour la boire, même en dehors des troupes, ne manquent pas. Dans un magasin de xxx xxxx ⁁Par contre, dans un grand bazar qui avant la guerre devait avoir fort belle clientèle, on me racontait hier soir ceci : Les Allemands avaient réquisitionné toutes les cotonnades, toute la laine, tout le coton, toute la toile ; parce que ce bazar ⁁manqua à n’avait pas déclaréer quelques faux-cols, pour ⁁en toile hommes, le magasin fut vidé, et vingt mille francs de marchandises confisqués ; et le plus outrageant, c’est que l’ordre de déclaration n’avait pas même été affiché publié ! Les actes de ⁁faits de ce genre ne se comptent pas ; inutile de dire les ruines particulières qu’ils ont causées, sans parler de la perturbation générale créée par la réqui le caractère spoliateur des réquisitions.

La suite sur: source: https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_-_Lettre_du_19_novembre_1918_(Asselin)

Les femmes dans la Grande Guerre

L’angoisse des poilus est multiforme car le travail féminin est aussi source d’inquiétude. Les hommes retrouveront-ils leur place après la guerre ? La fidélité résistera-t-elle à l’épreuve de la séparation ? Démobilisées dès le 19 novembre 1918, les ouvrières des usines sont priées de regagner des secteurs plus « féminins » et l’ordre ancien, réputé naturel, reprend ses droits dans les campagnes.

Ainsi le conflit n’a guère modifié les structures de l’emploi féminin. Par ailleurs, les féministes voient leurs espoirs se muer en déception. Si la Chambre des députés emmenée par Aristide Briand adopte, le 8 mai 1919, le principe du suffrage féminin, sans restriction d’âge, de niveau de revenu ou de situation matrimoniale, le projet est définitivement enterré par le Sénat en 1922, et la Chambre « bleu horizon » vote en 1920 une loi réprimant « la propagande anticonceptionnelle » et la « provocation à l’avortement ». L’émergence des « garçonnes » sexuellement affranchies n’est donc que marginale, sans parler des fameuses « années folles », qui furent des années dures pour l’immense majorité des Françaises et des Français, à la ville comme à la campagne.

source: http://agriculture.gouv.fr/1914-1918-les-femmes-dans-la-grande-guerre

La tombe du « soldat inconnu », une idée rennaise !

À la fin du conflit, suivant les recommandations de François Simon à la lettre, on commence par imaginer la création d’une sorte de livre d’or, dédié à tous les morts de la Grande Guerre, qui serait placé au sein du Panthéon, à Paris. L’idée, relayée par la presse, est reprise dès le 19novembre 1918 par un député d’Eure-et-Loir, Maurice Maunoury, qui en fait une proposition de loi.

Les députés s’en emparent, la transforment, jusqu’à prendre la décision, le 12 septembre 1919, d’inhumer « un déshérité de la mort » au Panthéon. Les anciens combattants tiquent sur le choix du lieu. Le Panthéon abrite des gloires politiques et civiles, pas des soldats. Après bien des débats, décision est prise de choisir un autre lieu, plus adapté. Ce sera lArc de triomphe, dédié aux militaires tombés pour la patrie.

Désigné par un bouquet

Le 10 novembre 1920, pour choisir le futur « soldat inconnu », on organise une cérémonie à Verdun présidée par André Maginot, alors ministre des Pensions. Auguste Thin, tout jeune soldat de 19 ans, pupille de la nation, se voit remettre un bouquet d’oeillets rouges et blancs. On lui présente huit cercueils anonymes en lui demandant de déposer son bouquet sur l’un d’eux, désignant ainsi le corps à placer sous l’Arc de triomphe.

La dépouille est transférée à Paris le jour même et placée sous l’arc pour les cérémonies du 11novembre 1920. Elle ne sera cependant inhumée définitivement à cet endroit que le 21 janvier suivant.

source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/la-tombe-du-soldat-inconnu-une-idee-rennaise-2740716

Journal du mardi 19 novembre 1918

L’armée française a repris sa marche en avant pour occuper les régions envahies par l’ennemi. Franchissant la frontière sur l’ensemble du front, nos troupes ont pénétré en Belgique et dans les provinces annexées. Il n’y a plus un seul ennemi sur le territoire national. Les populations délivrées ont partout accueilli leurs libérateurs avec enthousiasme.
Nous avons dépassé, à gauche, Marienbourg, Couvin, Fumay, franchi la Semoy et atteint Carignan, après avoir occupé Bouillon et Sedan. En Lorraine, nos avant-gardes sont à Gravelotte, dans les forts sud de Metz, ainsi qu’à Morhange et à Dieuze.
En Alsace, nous avons atteint le Donon, chirmeck et Villé. Nous progressons entre Sainte-Marie-aux-Mines et Schlestadt. Plus au sud, nous sommes aux portes de Colmar et d’Ensisheim. En deçà des points atteints, Richecourt, Cirey, Château-Salins, Munster, Cernay, Altkirch sont redevenus français.
Le général Hirschauer, commandant la 2e armée, a fait, en tête de ses troupes, une entrée solennelle à Mulhouse. Nos troupes ont reçu un accueil émouvant.
La 3e armée américaine, sous le commandement du major général Dickman, a commencé la progression en territoire évacué par l’ennemi. Les éléments avancés ont atteint la ligne Ecouviez-Sorbey-Gouraincourt-Mars-la-Tour.
La seconde armée anglaise, commandée par le général Plumer, et la quatrième, sous le général Rawlinson, ont atteint la ligne Cerfontaine-Pry-Biesmes-Piéton-la Louvière-Soignies Enghien-sud de Ninove.
M. Lansing, secrétaire d’Etat amériçain aux Affaires étrangères, partira prochainement pour l’Europe. Il se rendra directement en France. M. Wilson passera par l’Angleterre avant de venir en France.
Il est décidé qu’une division française occupera Budapest. Une armée roumaine serait également en marche vers cette ville.
La Hongrie a définitivement proclamé la république. Un conflit, à propos de la mobilisation des Slovaques, a éclaté entre la Hongrie et l’Etat Tchéco-Slovaque.
Max de Bade, s’expliquant sur sa demande d’armistice, a dit qu’elle lui avait été suggérée et même dictée par les autorités militaires. Les troupes allemandes ont été retirées de Finlande.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1564/13 novembre 1918

Le général Fayote récompense les braves

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Série cartes postales « Selecta » ayant lien avec le défilé de la 17e Division, le 13 novembre 1918, la remise de la fourragère au drapeau du 90e RI et de la Croix de guerre à celui du 68e.

source: http://indre1418.canalblog.com/albums/13_novembre_1918___aisne/index.html

 

Lettre d’Eugène Poézévara à ses parents

Le soir arrive, il nous faut rester là, mais on allume un grand feu et les rescapés se rassemblent ; tout le monde est content mais triste : la mort plane encore dans l’air.

…/…Les dernières quarante-huit heures ont été terribles.

Le 9 à 10heures du matin on faisait une attaque terrible dans la plaine de la Woëvre. Nous y laissons les trois quarts de la compagnie, il nous est impossible de nous replier sur nos lignes ; nous restons dans l’eau trente-six heures sans pouvoir lever la tête ; dans la nuit du 10, nous reculons à un kilomètre de Dieppe ; nous passons la dernière nuit de guerre le matin au petit jour puisque tout le reste de nous autres est évacué ; on ne peut plus se tenir sur les jambes ; j’ai le pied gauche noir comme du charbon et tout le corps violet ; il est grand temps qu’il vienne une décision, ou tout le monde reste dans le marais, les brancardiers ne pouvant plus marcher car les boches tirent toujours ; la plaine est plate comme un billard.

A 9 heures du matin le 11, on vient nous avertir que tout est signé et que ça fini à 11 heures, deux heures qui parurent durer des jours entiers.

Enfin, 11 heures arrivent ; d’un seul coup, tout s’arrête, c’est incroyable.

Nous attendons 2 heures ; tout est bien fini ; alors la triste corvée commence, d’aller chercher les camarades qui [y] sont restés. Le soir arrive, il nous faut rester là, mais on allume un grand feu et les rescapés se rassemblent ; tout le monde est content mais triste : la mort plane encore dans l’air. Le 12, nous sommes relevés à 2 heures et c’est fini.

Eugène

Eugène Poézévara avait dix-huit ans en 1914. Il écrivait souvent à ses parents, des Bretons, qui habitaient Mantes-la-Jolie. Eugène a été gazé sur le front, et il est mort d’épuisement dans les années 20.

source: https://blogs.mediapart.fr/eugenio-populin/blog/111116/le-13-novembre-1918-chers-parents

Les souverains belges font leur entrée à Gand

Le 13 novembre, dans la matinée, le roi fait son entrée à Gand. Il est accompagné de la reine Élisabeth et du prince héritier. Ils assistent à un défilé sur la place d’armes. De nombreuses personnalités sont présentes, notamment le général français Degoutte qui participa à la libération des villes belges au sein du groupe d’armées des Flandres, dirigé par Albert Ier.

Le roi s’entretient à Gand avec Francqui en personne. Il semble que le leader du Comité national de Secours et d’Alimentation ait réclamé la démission immédiate du gouvernement de guerre et son remplacement par un gouvernement d’union nationale fondé sur un programme de réformes.

Pendant ce temps, les ministres délibèrent à Bruges et se déclarent prêts à remettre leur démission dès leur retour à Bruxelles. Mais à la stupéfaction de ses collègues, Cooreman remet la démission de son cabinet l’après-midi même, après un entretien avec le roi, entre-temps rentré au château de Loppem où il s’est installé avec sa famille.

source: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11216

Journal du mercredi 13 novembre 1918

La proclamation de l’armistice a provoqué dans toutes les capitales du monde une profonde émotion. M. Lloyd George a fait une déclaration aux Communes. M. Wilson a prononcé un discours au Congrès de Washington pour dire que tous les buts de la guerre étaient atteints, saluer le changement qui s’était produit en Allemagne et ajouter que les Alliés devaient désormais un secours amical aux peuples émancipés.
La révolution continue en Allemagne. La république a été proclamée à Dresde. A Berlin, le gouvernement provisoire, qui s’est formé en attendant la Constituante, comprend trois socialistes majoritaires et trois minoritaires. La plupart des journaux de Berlin ont changé de titre pour prendre des dénominations démocratiques ou révolutionnaires.
Guillaume II a été consigné à la frontière hollandaise, en attendant que le cabinet de la Haye prît une décision sur son cas. Il aurait d’abord songé à se rendre à l’Angleterre.
Hindenburg s’est mis à la disposition du nouveau gouvernement de Berlin.
Les troupes italiennes atteignent le col du Brenne. Du 24 octobre au 4 novembre, elIes ont fait prisonniers 10.658 officiers et 416.116 hommes de troupes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

Un mois de salaire aux femmes qui quittent leur emploi

Lorsque le conflit débute à l’été 1914, les ouvrières sont 4 800 000 dans l’industrie, chiffre qui fléchit à moins de 4 400 000 en 1915. En cause, la fermeture d’usines causée par le départ des ouvriers à la guerre et le chômage dans d’autres tournants au ralenti. En 1916, le nombre de femmes au travail est près de 6 00 000, puis 6 200 000 en 1917, pour redescendre à moins de 6 00 000 en 1918, puis à moins de 5 00 000 au début de l’année suivante.

La démobilisation des femmes dans les usines de guerre est brutale dès la fin des hostilités. Une circulaire ministérielle du 13 novembre 1918, deux jours après l’Armistice, informe qu’une prime, un mois de salaire, est offerte à toutes celles qui auront quitté leur emploi avant le 5 décembre 1918. Des entreprises privées suivent l’exemple de l’État. Catherine Olmès, dans Ouvrières parisiennes, marchés du travail et trajectoires professionnelles au 20e siècle, parle de débâcle rapide et massive pour l’emploi féminin. A titre d’exemple, elle cite les chiffres de l’Inspection du travail de Paris annonçant une chute de 56,8% et un taux de féminisation des effectifs industriels reculant de dix points depuis l’Armistice. Si, dans les services publics et administratifs, le nombre des femmes a doublé durant le conflit, dans les usines, il est revenu au niveau de 1906, les munitionnettes étant les plus touchées par le chômage.

Après avoir encouragé le patriotisme des femmes pour combler la pénurie de main-d’œuvre masculine, elles sont renvoyées dans leur foyer pour repeupler la France ou reprendre leur rôle de ménagère auprès de leurs époux.

Pour celles qui restent à travailler, les salaires, qui avaient connu une hausse, dégringolent. L’abattement pour les femmes en région parisienne est de 31% en 1921 ; il passe de 22 à 42% à Toulouse et de 16 à 37% au Havre. Et les employeurs ne peuvent que se féliciter de l’hostilité au travail féminin venue en grande part des syndicats et des ouvriers.

Le Front populaire, par la signature des conventions collectives, corrige cet abattement. Or les rémunérations des femmes demeurent inférieures à celles des hommes jusqu’en 1946.

source: http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2018/01/le-travail-des-femmes-apres-la-premiere-guerre-mondiale.html

Strasbourg: le drapeau rouge flotte sur la tour de la cathédrale

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« Depuis midi le drapeau rouge flottait sur la tour de la cathédrale, mais l’orgue n’en jouait pas mieux pour autant. Seuls quelques passants levèrent les yeux ».

Vu comme cela, on a plutôt envie de dire : Tu parles d’un évènement. Quelques courts plans d’un court métrage. Pourtant, nous sommes à Strasbourg, le 13 novembre 1918. Strasbourg et avec elle le reste de l’Alsace vivront de courts instants d’une révolution. Cela mérite tout de même d’être relaté.
L’humour est celui d’Alfred Döblin.

Je croiserai son témoignage avec celui de Carl Zuckmayer et de Charles Spindler  et  les traces du passage à Strasbourg dans La mise à Mort d’Aragon, autre médecin fut-il auxiliaire

L’extrait cité provient du tome 1 Bourgeois et soldats du grand roman de Döblin, Novembre 1918, une révolution allemande.

Dans le journal qu’il tenait à l’époque des faits, Charles Spindler note à la date du 9 novembre 1918 :

« C’est aujourd’hui samedi, et je suis attendu chez mon ami Georges à la Robertsau. A la fin du dîner, un des comptables, la figure toute décomposée, vient nous annoncer que la révolution est à Kehl, qu’on s’est battu près du pont pour empêcher les délégués du Soldatenrat de Kiel de passer, mais que l’émeute a triomphé. Les marins sont en route pour Strasbourg et probablement déjà arrivés.
Mon ami n’est pas sans inquiétude : au lieu des Français, nous allons avoir des Conseils de soldats et Dieu sait à quels excès ils vont se livrer. L’unique chose qui pourrait nous sauver ce serait de hâter l’arrivée des Français ».

Charles Spindler : L’Alsace pendant la guerre 1914-1918 (Editions Place Stanislas. Nancy)

Ils se hâteront. Ce sera fait le 22 novembre.

La convention d’armistice signée le 11 novembre 1918, stipulait entre autre l’évacuation de l’Alsace Lorraine par les troupes allemandes dans un délai de quinze jours. L’Alsace était annexée à l’Allemagne depuis depuis le Traité de Francfort de 1871. Quant aux excès, ils consisteront pour l’essentiel à dégrader les officiers. Cette révolution sera d’abord une révolution contre la guerre. Restons encore un moment avec les considérations de l’ami Georges. Il  s’inquiète que « les idées bolchéviques aient pu contaminer l’armée française ; cela peut amener la révolution en France »
Horreur !

source: http://www.lesauterhin.eu/strasbourg-13-novembre-1918-depuis-midi-drapeau-rouge-flottait-tour-cathedrale-lorgue-nen-jouait-pas-mieux-autant-alfred-do/

Une délégation du Wafd revendique l’indépendance de l’Egypte

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Saad Zaghloul

Le 13 novembre trois parlementaires égyptiens, Saad Zaghloul, Ali Chaaraoui et Abdelaziz Fahmy, demandent à Sir Reginald Wingate, haut-commissaire britannique en Égypte, l’autorisation d’aller plaider la cause de l’indépendance égyptienne devant la Conférence de la Paix qui doit se tenir à Paris. Responsable du Foreign Office, Lord Balfour refuse et les trois leaders du Wafd, nom donné à cette « délégation », sont arrêtés et exilés. Une vague d’agitation sans précédent se déclenche alors dans tout le pays. Les sabotages se multiplient, trente Anglais et un millier d’Égyptiens sont tués au cours des troubles qui suivent.

source: http://egyptophile.blogspot.com/2014/06/le-13-novembre-1918-une-delegation-du.html

Journal du mercredi 13 novembre 1918

La proclamation de l’armistice a provoqué dans toutes les capitales du monde une profonde émotion. M. Lloyd George a fait une déclaration aux Communes. M. Wilson a prononcé un discours au Congrès de Washington pour dire que tous les buts de la guerre étaient atteints, saluer le changement qui s’était produit en Allemagne et ajouter que les Alliés devaient désormais un secours amical aux peuples émancipés.
La révolution continue en Allemagne. La république a été proclamée à Dresde. A Berlin, le gouvernement provisoire, qui s’est formé en attendant la Constituante, comprend trois socialistes majoritaires et trois minoritaires. La plupart des journaux de Berlin ont changé de titre pour prendre des dénominations démocratiques ou révolutionnaires.
Guillaume II a été consigné à la frontière hollandaise, en attendant que le cabinet de la Haye prît une décision sur son cas. Il aurait d’abord songé à se rendre à l’Angleterre.
Hindenburg s’est mis à la disposition du nouveau gouvernement de Berlin.
Les troupes italiennes atteignent le col du Brenne. Du 24 octobre au 4 novembre,  elIes ont fait prisonniers 10.658 officiers et 416.116 hommes de troupes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1532/12 octobre 1918

Le président Poincaré à Bohain (aisne)

Bohain est délivrée par les Anglais le 8 octobre 1918. Le 12 octobre, le Président Raymond Poincaré rend visite à la ville. On dénombre environ 250 victimes de guerre, soldats et civils compris. La ville reçoit la Croix de guerre en juin 1921.

source: http://www.bohainenvermandois.fr/-Historique-.html

Parution du Rire rouge

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rire_rouge1918/0520/image

Français et américains à  Ammertzwiller  (Haut-Rhin)

La 29ème division américaine et la 38ème division française ont découverts qu’Ammertzwiller et les autres villages sur la frontière avec le territoire ennemi n’étaient pas tenus en intégralité, pas occupés en continu par les forces ennemies. Le commandant de la 7ème armée française a en conséquence ordonné que ces portions de territoire, doivent être pris en charge et fusionnés à nos positions. Le saillant hostile d’Ammertzwiller en particulier pris ,il favoriserai la consolidation de nos propres lignes .Il a été partiellement englobé au nord et au sud par les saillants existants au sein de nos propres lignes et le simple fait de creuser deux courtes tranchées à travers le no mans land centré à courte distance dans le point du saillant ennemi provoquerait une jonction qui prendrait la portion désiré d’Ammertzwiller.

Les premières victimes au combat dans la division arrivèrent dans la nuit du 12 au 13 octobre, quand l’ennemi lança un raid sur le deuxième bataillon du 350ème régiment d’infanterie qui se préparer pour effectuer ce plan. Durant l’attaque, le capitaine Peter V. Brethorst compagnie F, Le sergent J .A Hara, les soldats Fred G. Ekstrom et Clinton F.Leasan compagnie F et les soldats Willie Leroy, Fred R. Cresswell et Pat Morris Compagnie G ont étés frappés par des éclats d’obus et mortellement blessés. Les capitaines Henry A. House compagnie E et Orren E. Safford compagnie G avec huit hommes de troupes sont pris dans le no mans land pendant la reconnaissance et capturés par l’ennemi qui est cependant repoussé avant d’atteindre les tranchées de la ligne de front .Approximativement 18 américains et trois français furent blessés plus ou moins sévèrement durant l’action en plus des morts et des prisonniers. Un officier et quatre hommes de troupes américains furent récompensés avec la Croix de guerre par les français pour leur bravoure à repousser le raid. Un rapport de l’engagement fut fait au quartier général comme suit : « Dans la nuit du 12 au 13 octobre 1918,deux groupes de travail ont étés envoyés depuis le 350ème régiment d’infanterie sous le commandement respectif des capitaines Safford et House ,leur mission étant de connecter le ligne avancée aux premières tranchées allemandes à Ammertzwiller .Ces deux détachements étaient chacun couverts par des détachements français .Ceux ci ont étés fournis par les groupes de reconnaissance qui comprennent un grand nombre d’officiers et de sous officiers .Il a été signalé que ces groupes de couverture tardaient à arriver et les groupes de reconnaissance ont étés coupés de nous par un barrage de lances mines (Minenwerfer) à l’avant de notre ligne de front . Il était 19h, en même temps notre propre barrage qui était prévu par l’artillerie française en soutien.

source: https://ammertzwiller-bernwiller.fr/wp-content/uploads/sites/636/2018/01/Texte_traduit_par_Pierre_GAIDER_d5734.pdf

Marchienne (Belgique) : une enfant de 10 ans tué par un allemand

Le 12 octobre 1918, Yvonne quitte l’école et accompagne sa mère ; elles apportent ensemble son repas à Emile Vieslet. Arrivées route de Châtelet, un bon kilomètre plus loin, elles passent devant le Cercle Saint-Edouard, en bord de Sambre. Dans la cours du Cercle sont rassemblés des soldats français, gardés par des soldats allemands. La fin de la guerre est proche, et les allemands sentent que la défaite est proche ; l’atmosphère est tendue, les soldats français sont épuisés et affamés. Priorité est donnée aux allemands pour s’alimenter.

La tombe d’Yvonne Vieslet, située dans le Carré militaire des Anciens Combattants du cimetière de Monceau-sur-Sambre

Plusieurs passants observent la scène, personne n’ose s’approcher suite aux injonctions des allemands. Une sentinelle tient son fusil sous le bras, comme avertissement. Les faits relatés renseignent qu’Yvonne, qui n’est toujours qu’une enfant, s’approche et lance sa couque aux prisonniers. Le soldat tire : la balle touche Yvonne grièvement. Quatre autres personnes sont également blessées. Yvonne est rapidement transportée dans une maison du voisinage, et ensuite transférée à l’hôpital civil de Marchienne où elle décède le lendemain à 11h, soit presque 24 heures après les faits. La chambre dans laquelle elle est décédée lui fut par la suite dédiée.

Claude Daubanton, dans « La Royale Feuille d’Etain de Marchienne-au-Pont », relate ces faits, sous un autre angle, basé sur les dires d’un témoin. Une certaine tension régnait sur place. Derrière la grille du Cercle, une sentinelle surveillait des prisonniers situés une trentaine de mètres plus loin ; de l’autre côté de la grille, sur la chaussée, un petit groupe de personnes observe. L’un des membres du groupe lance derrière les grilles une miche de pain, qui atterit dans la cour, entre la sentinelle et les soldtas français ; un prisonnier tente de récupérer le pain, mais il est refoulé par la sentinelle de manière violente. La tension monte, et certains passants invectivent l’allemand. Pour tenter de calmer la foule, le soldat allemand met baïonnette au canon ; la foule ne se calmant pas, il tire à un moment un coup à l’aveugle à travers la grille en direction de la rue. La balle atteint Yvonne. Selon les témoins de cette version, jamais Yvonne n’a tendu sa couque aux prisonniers français ; les faits qui se sont déroulés ont été relatés après guerre de manière orientée. Le soldat auteur du geste aurait demandé à son frère à sa mort de retourner sur les lieux pour s’excuser de son geste auprès des Vieslet.

Journal du samedi 12 octobre 1918

Notre avance continue à l’est de Saint-Quentin. Six kilomètres ont été gagné sur certains points. Nos lignes ont été portées aux abords de Bernaville, à l’est de Montigny et de Bernot. Nous avons occupé Fieulaine, Neuvillette, Regny, Châtillon-sur-Oise, Thenelles.
Au sud de l’Oise, nous avons enlevé Servais.
En Champagne, l’ennemi bat en retraite dans la direction de l’Aisne. Nous avons dépassé Liry, Monthois, Challerange et atteint les abords de Mont-Saint-Martin. Grandpré est occupé.
Les Anglais progressent à l’est de Bohain. Ils tiennent Vaux-Andigny, et ont atteint la ligne de la Selle et pris le Cateau. A l’ouest de Solesmes, ils ont Avesnes, Rieux et Thunn-Saint-Martin. A l’ouest du Canal de l’Escaut, Estron; au sud-est de Lens, Rouvroy.
Les Américains, avançant sur la Meuse, ont fait 1.000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1518/28 septembre 1918: reprise du chemin des Dames (Aisne)

Les Belges à la reconquête de la Belgique

Du 28 au 30 septembre 1918, dix divisions sur les douze que compte l’armée belge sont engagées dans la bataille des crêtes des Flandres, soutenues sur l’aile droite par la 2e armée britannique et quelques détachements de réserve français. Sous le commandement du « Roi Soldat », l’offensive se déroule en deux phases. L’attaque principale doit enlever la forêt d’Houthulst et la crête des Flandres, de Houthulst-Stadenberg-Westroosebeke-Passchendaele-Broodseinde. La seconde, prenant appui sur les positions conquises, vise à franchir la zone marécageuse entre Dixmude et le lac Blankaart, prendre la crête reliant Essene et Clercken pour, à la suite d’une manoeuvre enveloppante, s’emparer de Dixmude.

Après une préparation du terrain par un feu nourri d’artillerie, dans la nuit du 27 au 28 septembre, les armées belges franchissent les lignes allemandes, submergeant leurs batteries et repoussant la ligne de front jusqu’à 18 km de profondeur, avec une moyenne de 6 km sur toute la longueur. La forêt d’Houlthust, les sites de Passchendaele, Zonnebeke, Poelcappelle tombent. Les prises de guerre se montent à 150 canons et à 6.000 prisonniers. Le 29 septembre, l’armée royale poursuit sont avancée, enlève Dixmude, la crête d’Essene à Passchendaele, atteint la route Roulers-Menin, et finit par arracher le dernier foyer de résistance allemande à Westroosebeke.

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-belges-la-reconquete-de-la-belgique

Reprise du chemin des Dames (Aisne)

Ce n’est qu’ à la mi septembre 1918 que les troupes française aidées par le 2eme Corps d’Armée Italien reprennent le Chemin des Dames. Le bataillon des Fusiliers marins reprend le Moulin de Laffaux le 14 septembre, les ruines du Fort de la Malmaison sont reprises le 28 septembre 1918 par les Chasseurs à Pieds du 25eme BCP. Le 11 Octobre 1918 les Italiens reprennent Cerny après avec conquis les villages de Soupir et de Braye-en-Laonnois.

Le 13 octobre 1918, la ville de Laon est libérée par les troupes françaises. Cette ville avait été l’objectif de l’offensive du général Robert Nivelle le 16 avril 1917.

source: https://www.chemindesdames.fr/fr/le-chemin-des-dames/histoire/les-evenements-et-la-memoire/le-chemin-des-dames-dans-lhistoire/le-chemin-des-dames-dans-la-grande-guerre

Journal du samedi 28 septembre 1918

Les armées françaises et américaines ont attaqué en liaison de part et d’autre de l’Argonne.
Sur le front de Champagne, nous avons avancé de plusieurs kilomètres et progressé jusqu’aux environs de la Dormoise. 7000 prisonniers sont tombés entre nos mains.
L’armée américaine a opéré au nord-ouest de Verdun, sur un front de trente-deux kilomètres. Elle s’est avancée de onze kilomètres en moyenne. Ses différents corps ont pris Varennes, Montblainville, Vauquois, Cheppy, malgré une résistance acharnée et enserré le bois de Forges, Malancourt, Béthincourt, Montfaucon, Cuisy, Nantillois, Septsarges, Dannevoux, Gercourt, Drillancourt. 5000 prisonniers ont été dénombrés dès la première journée.
Sur le front de Macédoine, les opérations ont été particulièrement heureuses.
Le massif de Belès a été enlevé, la frontière bulgare franchie à Kosturino, les hauteurs de Gradetz-Planina atteintes, la ville d’lstip conquise et dépassée par les Serbes, qui s’approchent de Vélès, les troupes ennemies obligées d’évacuer leurs positions au nord-ouest de Monastir. Plus de 10000 prisonniers ont été dénombrés, plus de 200 canons capturés.
Le roi de Bulgarie a demandé une suspension d’armes en offrant d’envoyer des délégués au quartier général allié. Le général Franchet d’Esperey a refusé l’armistice, mais accepté de recevoir les délégués.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1449/22 juillet 1918


Parution de La vie parisienne


La grippe espagnole frappe la Belgique

Si la première vague de grippe est moins mortelle que la seconde, elle n’en reste pas moins handicapante pour l’armée belge, et traumatisante pour ses soldats. Ceux-ci commencent à tomber malades en avril-mai 1918. Les militaires atteints sont bientôt envoyés systématiquement à l’hôpital Cabour d’Adinkerke, dans le but d’éviter autant que possible la contagion dans les autres centres de soins. Les récits belges décrivent une maladie qui s’abat soudainement sur les malades, les laissant immédiatement sans force et les soumettant à une très forte fièvre pendant deux ou trois jours (ce qui justifie le nom de  » three day fever  » rapidement donné à cette première vague dans l’armée britannique). La plupart des malades – pas tous cependant ! – survivent à cette fièvre de cheval et se rétablissent en l’espace de deux semaines.

C’est le cas de l’artilleur Edouard Froidure, que la grippe saisit le dimanche 2 juin en pleine messe célébrée par un aumônier militaire à Nieuport. Il perd connaissance et doit être emmené sur une civière par des brancardiers. On le met rapidement à l’écart des autres malades dans la baraque des  » sortants « , c’est-à-dire de ceux qui avaient de grandes chances de mourir : « Je demeurai ainsi trois jours, avec quarante degrés de fièvre, entre vie et mort. Le plus dangereux encore, le véritable coup mortel pour les plus résistants (car curieusement, en réchappaient les garçons estimés les plus faibles ou, du moins, réputés moins forts), c’était de tomber d’une température de 39 à 40 degrés à une autre de 35. Cette chute vous envoyait au cimetière… Pendant deux ou trois jours donc, je délirai, abruti ou agité selon les heures« . Le 15 juin, Froidure est tout à fait rétabli. Il l’a échappé belle. D’autres malades se rétablissent plus rapidement, comme Gustave Tiberghien qui, après trois jours de fortes fièvres à la fin juin, reprend – difficilement – son service après un seul jour de repos. La deuxième vague de l’automne laissera moins de chances à ses victimes.

Parmi elles, le grenadier Gustave Groleau. Grièvement blessé au début de l’année 1918, il doit ronger son frein à l’arrière au lieu de participer à l’offensive finale. Eloigné des rafales et des obus, il est brusquement confronté à un tout autre type de mort. Le 1er octobre, son journal traduit bien l’étonnement et la tension suscités par l’épidémie :

« Vers 9 h, j’apprenais une mauvaise nouvelle : le camarade sergent Gustave Van Erp, un Borain, venait de mourir d’une broncho-pneumonie. Que se passe-t-il dans le camp ! Les invalides augmentent journellement et tout le monde est inquiet. Les docteurs eux aussi voudraient être fixés. On ne sait au juste. D’autres de mes amis sont atteints de ce mal néfaste : les premiers sergents majors Beckaert et Vincke, le sergent-major Moetaert et le fourrier Bernier, tous quatre de forte corpulence. Quel serait ce mal qui ne pardonne pas et nous a déjà enlevé le lieutenant Touret [?] On prenait peur« .

Vincke meurt dès le lendemain : « La mort fauche parmi les sous-officiers et ma table est particulièrement atteinte. Nous sommes huit à chaque table. A la nôtre, il y a cinq malades, dont quatre très gravement ; parmi ces derniers, deux sont morts« .

source: https://www.rtbf.be/14-18/thematiques/detail_la-grippe-espagnole-frappe-la-belgique-1918-1919?id=8262630

Journal du lundi 22 juillet 1918

Nos troupes sont entrées dans Château-Thierry.
Des combats violents sont en cours au nord et au sud de l’Ourcq et entre la Marne et Reims. Malgré la résistance acharnée des Allemands, nous avons continué à progresser.
Les Anglais ont capturé quelques prisonniers et des mitrailleuses, au cours de raids et le rencontres de patrouilles au sud-ouest de la Bassée et dans les secteurs de Merville et de Dickebusch.
En Macédoine, l’ennemi a tenté sur les positions italiennes dans la boucle de la Cerna des coups de main, qui ont été brillamment repoussés. Les Bulgares ont subi des pertes sérieuses.
Les aviations alliées ont exécuté avec succès les bombardements sur les étab1issements au nord d’Okrida.
Les Italiens ont obtenu un nouveau succès dans les montagnes d’Albanie.
Un détachement d’avions de la marine anglaise a bombardé les hangars à zeppe1ins de Tondern (Slesvig). Un double hangar a été complètement détruit. Un second Hangar a été attaqué : il a été impossible de vérifier si la destruction était complète. Quatre avions ne sont pas rentrés, mais on sait que trois d’entre eux ont atterri sur le sol danois.
Nos alliés ont bombardé à nouveau les usines de Mannheim.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1386/20 mai 1918: Le Havre: officialisation de la base américaine

De nouveaux déportés à Lessines (Belgique)

A Lessines, le 20 mai 1918, tous les hommes valides de 17 à 50 ans sont convoqués à l’abattoir. Le 16 août, suite à une nouvelle convocation, des hommes se présentent à la malterie Notté et sont déportés. Nous avons retrouvé les listes de ces déportés aux AGR ainsi que des fiches de déportés dans les archives de la Société lessinoise  « Les déportés du front français ».

Officiellement, au départ, en 1916, les déportations ciblaient les chômeurs. Mais cette fois, on se rend compte que de nombreuses catégories socio-professionnelles sont touchées. Les officiers en charge des réquisitions de main d’oeuvre ont reçu l’ordre de ne pas se limiter aux chômeurs et d’agir avec violence et « sans égard pour la personne ». source: http://www.lessines-14-18.be/?p=146

Le Havre: officialisation de la base américaine

À la différence des Britanniques, il n’y a pas de base officielle américaine pendant un certain temps. Les arrivées des troupes et du matériel se font donc de manière officieuse, en lien avec les Britanniques. Il faut attendre le 31 mai 1917 pour voir débarquer un premier détachement d’infirmières de la Croix Rouge américaine. Il sera suivi, le 11 juin 1917, par l’arrivée de médecins et de nurses ; puis par un premier débarquement conséquent de soldats américains, au nombre de 2 000, le 25 juillet. Tout ceci se passe dans le plus grand secret, à l’abri des regards de la population locale. Cette dernière est néanmoins vivement conviée le 4 juillet 1917, jour de la fête de l’Indépendance, à fêter l’arrivée officielle des Américains dans la ville en arborant les couleurs américaines associées à celle de la France. Les Américains sont ainsi honorés par la population locale. On peut lire sur certaines banderoles « For justice and liberty ». À cette occasion, les troupes alliées défilent à travers la ville devant une immense foule. La base américaine ne devient officielle que le 20 mai 1918 et prend alors réellement de l’importance avec l’installation d’un camp en ville.

source: http://archives.lehavre.fr/archives_municipales/havrais-pgm/pages/page9.php

Journal du lundi 20 mai 1918

Activité des deux artilleries dans la région au nord de l’Avre.
Nos patrouilles opérant dans le secteur de Hangard, ont ramené des prisonniers.
Des coups de main ennemis vers la basse Ailette, en Argonne et en Woëvre, ont échoué sous nos feux.
De notre côté, nous avons fait des prisonniers au cours d’une incursion à l’est de Reims.
Les troupes anglaises ont réussi une opération de détail dans le voisinage de Ville-sur-Ancre, au nord-ouest de Morlancourt. Nos positions dans cette localité ont été améliorées et quelques mitrailleuses capturées. Des coups de main heureux, qui leur ont valu des prisonniers et des mitrailleuses, ont été exécutés par nos alliés au nord-ouest d’Albert et dans le voisinage de Hamel.
Une tentative de raid de la part de l’ennemi au nord-est de Béthune, a échoué sous les feux anglais avant d’atteindre les lignes.
Activité locale tout le long du front montagneux. Dans la région de l’Adamello, les Italiens ont repoussé une attaque autrichienne. D’autres troupes autrichiennes ont été dispersées à la grenade dans le val Giudicarra. Vive canonnade sur le plateau d’Asiago.
Un ballon captif et quatre avions ennemis ont été abattu par nos alliés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html