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1180/26 octobre 1917: résumé historique de la bataille de la Malmaison (Aisne)

Résumé historique de la bataille de la Malmaison (Aisne)

http://chapelle.ste.berthe.over-blog.com/pages/Resume_historique_de_la_bataille_de_la_Malmaison-2681619.html

lire aussi http://20072008.free.fr/journee122007malmaisongeneraux17doc3.htm

voir aussi http://maquettes.delavallee.net/fiche_diorama.php?id=68

Passchendaele (26 octobre au 10 novembre 1917)Enseignements douloureux tirés de la boue et du sang versé en Belgique

Les Canadiens ne voulaient pas aller à Passchendaele. Ils avaient déjà vécu l’expérience du saillant d’Ypres, en Belgique, et craignaient la tâche quasi impossible qui les attendait.

Les Britanniques, sous les commandes du général Sir Douglas Haig, se démenaient dans les champs boueux de la région depuis l’été 1917. En juin, ils firent exploser près d’un million de tonnes d’explosifs enfouis sous les lignes allemandes à la crête de Messines. Le 31 juillet, ils lancèrent officiellement la troisième bataille d’Ypres. La contre-attaque allemande musclée, comme toutes les autres, freina les ardeurs des Britanniques pendant le mois d’août.

De septembre à octobre, les Britanniques, Australiens et Néo-Zélandais lancèrent une série d’attaques courtes et rapides pour réaliser des gains, mais l’objectif de capturer la crête de Passchendaele, le seul point en hauteur de la région, continuait de leur échapper. Des mois de combat et les pluies du mois d’octobre transformèrent la plupart des champs de bataille en mares de boue et d’eau qui engloutissaient littéralement le matériel et les hommes. Presque tous les repères visuels qui devaient servir à orienter les troupes étaient disparus dans la boue.

Les Canadiens avaient pour objectif de capturer ce qui restait de la ville de Passchendaele. Le général Arthur Currie, le commandant canadien, planifia une série de quatre attaques distinctes sur une période de deux semaines qui devaient leur permettre de prendre la crête.

source: http://albumgrandeguerre.ca/Grande-Guerre-Album/Batailles/Passchendaele

Lire aussi https://www.fondationvimy.ca/bataille-de-passchendaele/

Le Brésil déclare la guerre à la Triplice

Rompant avec sa position de neutralité initiale, le Brésil déclare la guerre à la Triplice lors de la Première Guerre mondiale suite à des attaques menées par des sous-marins allemands contre ses bateaux de commerce. C’est le seul pays d’Amérique du Sud à avoir réellement participé au conflit. Toutefois, sa contribution fut relativement modeste. Il participa à la bataille de l’Atlantique et envoya une unité combattre sur le front occidental.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/26/10/1/a/59513/le_bresil_declare_la_guerre_a_la_triplice.shtml

 Projet de loi portant suppression des conseils de guerre permanents dans les armées de terre et de mer

https://www.senat.fr/histoire/1914_1918/commissions_ad_hoc/suppression_des_conseils_de_guerre.html

Qui délivre les papiers d’identité?

Avec le désordre de la Grande Guerre, l’usurpation d’identité se multiplie, souligné par Le Figaro le 26 octobre 1916. Le journal suggère d’enquêter sur la multiplication et la délivrance des papiers officiels.

«M. Lenoir, jeune homme d’affaires, fêtard et embusqué, avait un passeport pour la Suisse et une carte de circulation dans la zone des armées. L’amie de M. Lenoir, Mlle d’Arlix, avait une carte de circulation aux armées. Le chauffeur de M. Lenoir avait des permis de circulation dans les gares. Jacques Landau faisait avoir des passeports à Duval. Turmel avait un passeport diplomatique! Etc., etc.

“Quatre pages d’etc.” disait Beaumarchais.

 Mais qui donc, en France, en 1915 et 1916, était responsable de la distribution des passeports, coupe-files, permis de circulation et autres autorisations si difficiles à obtenir, pour peu qu’on ne soit ni espion ni affilié à quelque Bolo ou sous-Almereyda? Qui?» écrit Le Figaro du 26 octobre 1917.

Russie: Lénine renverse le gouvernement provisoire

Ce 26 octobre 1917, Lénine (de son vrai nom Vladimir Ilitch Oulianov) soulève, avec l’aide de Trotski, les bolcheviques et renverse le gouvernement provisoire. Dirigé par Alexandre Kernesky, ce gouvernement provisoire avait été formé en février 1917, tout de suite après l’abdication du star. Pour marquer la rupture avec le passé, les insurgés adoptent alors le nom de « communistes ».

On se souvient de la suite. La dictature organisée avec une rigueur de fer, la répression impitoyable contre la bourgeoisie, les nationalisations, les salaires de misère, le travail militarisé, la nourriture réquisitionnée…. Mais la révolte populaire oblige Lénine à lancer la nouvelle politique économique(NEP). La NEP met fin à la réquisition des produits agricoles et autorise le retour de l’initiative privée dans le secteur de l’industrie légère et de la fabrication des produits de grande consommation.

En savoir plus surhttp://blogs.lesechos.fr/echos-d-hier/26-octobre-1917-lenine-renverse-le-a7220.html?swlgTtHWgRdpX00r.99

Journal du vendredi 26 octobre 1917 à travers Le Miroir

Au nord de l’Aisne, la situation dans la section Braye-en-Laonnois-Chavignon est restée sans changement.
Sur le front Chavignon-mont des Singes, nos troupes accentuant leur progression ont atteint la ferme de Rozay. Le nombre des prisonniers faits depuis là veille dans cette région dépasse 500.
Vives actions d’artillerie dans la région Cerny-en-Laonnois, notamment dans le secteur des Vauxmairons. Nous avons dispersé une patrouille allemande qui tentait d’aborder nos lignes à l’est de Cerny.
Au cours de la journée du 24, vingt-cinq appareils ennemis ont été abattus par nos pilotes ou sont tombés désemparés dans leurs lignes. Des avions allemands ont lancé deux bombes sur Nancy : aucune victime.
A la suite d’une activité redoublée d’artillerie, les Allemands ont lancé une nouvelle contre-attaque puissante au sud de la forêt d’Houthulst. Ils ont été encore une fois repoussés par les Anglais. Les troupes de Glocester, de Worcester et de Berkshire ont exécuté avec succès des coups de main sur les positions adverses, entre Roeux et Gavrelle. Elles ont capturé une mitrailleuse.
Les Austro-Allemands n’ont réussi à prendre pied que sur une très faible partie de la première ligne italienne sur le front du Carso. Partout ailleurs, ils sont en échec. Nos alliés ont fait quelques centaines de prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

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1198/13 novembre 1917: le régiment d’infanterie coloniale du Maroc cité à l’ordre de l’armée

 Clémenceau  rappelé au gouvernement

Le 13 novembre, le gouvernement Painlevé tombe et le président Poincaré doit rapidement lui trouver un successeur. Il aurait eu à choisir entre Joseph Caillaux et Georges Clemenceau. Bien qu’il n’aime guère Clemenceau, le 17 novembre 1917,  il préfère celui-ci, favorable à une victoire militaire et dont la force morale l’impressionne, plutôt que Caillaux, partisan d’une paix de compromis.

Clemenceau forme donc un gouvernement de choc afin de poursuivre et intensifier la guerre avec l’Allemagne. Celui-ci comprend essentiellement des ministres radicaux et seulement deux membres rescapés du cabinet Painlevé.

Hormis la presse socialiste, les journaux acclament sa nomination, jusqu’au New York Times !

Dans son discours d’investiture Clémenceau annonce son intention de traquer les défaitistes et les traîtres de l’arrière.

Sa détermination vaut au Président du Conseil d’être surnommé le « Tigre ».

source: http://aujourdhui.over-blog.fr/article-17-novembre-1917-clemenceau-rappele-au-gouvernement-88796605.html

Portail nord de la cathédrale de Chartres le 13 novembre 1917

source: http://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/portail-nord-de-la-cathedrale-de-chartres-le-13-novembre-1917_epreuve-photographique_1917

La gazette des Ardennes

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/feldztggazarden1917/0643?sid=b833f0e6b21a53c7690761356ab53511

 

Le régiment d’infanterie coloniale du Maroc cité à l’ordre de l’armée

Le monument du Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc

Le Général Commandant la 6ème armée cite à l’ordre de l’armée le régiment d’infanterie coloniale du Maroc.

» Régiment d’élite sous l’énergique commandement du Lieutenant-Colonel DEBAILLEUL, a le 23 octobre 1917, par une manoeuvre audacieuse difficile et remarquablement exécutée, encerclé et enlevé de haute lutte les carrières de Bohery s’est emparé ensuite des lignes de tranchées du chemin des Dames que la garde prussienne avait l’ordre de défendre à tout prix, puis progressant encore sous un feu violent d’artillerie et de mitrailleuses sur une profondeur de plus de 2 km 1/2 malgré des pertes sensibles, a atteint avec un entrain admirable tous les objectifs, infligeant à l’ennemi de lourdes pertes, capturant 950 prisonniers dont 14 officiers, 10 canons dont 8 de gros calibre et un nombreux matériel de guerre. »

source: http://www.mcp1418.eu/sorties/chemin-dames/

La prison comme mouroir

Louis-François V. habite Schaerbeek et est inspecteur en assurances. Le 13 novembre 1917, il est arrêté. Il est condamné par le Conseil de Guerre de Bruxelles en mars 1918 à 11 ans de travaux forcés pour espionnage aux profit des Alliés. Détenu de longs mois à la prison de Saint-Gilles en attente de son jugement, il est transféré à la prison de Vilvorde, dont il est libéré à l’Armistice. A 47 ans, son état de santé est catastrophique et il doit être suralimenté durant six mois.

source: https://www.civilsbelges14-18.be/fr/histoires/beaucoup-de-civils-blesses-et-malades

Journal du mardi 13 novembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front bois le Chaume-Bezonvaux, l’activité de l’artillerie a continué pendant la nuit.
Sur le front belge, un détachement a effectué un coup de main avec plein succès sur la ferme Terstrelle. Après avoir infligé des pertes sérieuses à la garnison ennemie et fait sauter un abri, nos alliés ont ramené plusieurs prisonniers. Ils ont neutralisé des batteries de Schoore, Cayen, Peerst, Eessen et exécuté plusieurs tirs de destruction sur les organisations ennemies des abords de Dixmude en représailles des tirs à obus à gaz faits par des batteries ennemies vers Oudecapelle et Whuizen.
Sur le front italien, point d’événement important depuis la Stelvio jusqu’à l’Astico. Sur le plateau d’Asiago, l’ennemi a renouvelé l’attaque de la ligne Gallio-Mont-Longaracote 1674-di Moletta-di-Gallio. Son action a complètement échoué sous les tirs de nos alliés. A l’extrémité nord du front d’attaque, où un combat acharné a eu lieu, les Italiens ont contre-attaqué et ont réussi à capturer quelques prisonniers.
Sur le reste du front montagneux, au cours d’actions de contact avec des avant-gardes ennemies, les troupes italiennes ont bravement résisté. A travers la Piave, vive activité d’artillerie.

Tout l’éphéméride sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1175/21 octobre 1917: victoire aérienne de Jean du Bois de Gennes

Bombardement à Rumbeke et Roeselare (Belgique)

Le 21 octobre 1917, des avions anglais ont bombardé Rumbeke. Il y avait des morts aussi bien parmi les soldats allemands que parmi les habitants. A Roulers, on a fait exploser le dépôt à munitions près de la gare. Cela a provoqué énormément de dégâts dans les environs. Les jours suivants, on a tiré aussi bien sur Roulers que sur Rumbeke. Vers la fin du mois d’octobre, Beitem a aussi souffert des nombreux bombardements par les alliés.

source: http://veertienachttien.be/fr/chronologie/21-octobre-1917-bombardement-a-rumbeke-et-roeselare

Parution de l’hebdo Le Miroir

Victoire aérienne de Jean du Bois de Gennes

Jean du Bois de Gennes fut affecté le 25 avril 1917 comme pilote de chasse dans l’escadrille n° 57 dite des Cigognes et combattit aux côtés de Guynemer. Il finit la guerre comme lieutenant et fut démobilisé le 1er septembre 1919, restant affecté dans la réserve (34e régiment d’aviation au Bourget). Ses faits d’armes lui valurent cinq citations :

 » Ordre de la 13e Division (3 mai 1916) : Très brave, est resté debout sans abri au milieu de sa batterie sous un feu violent pour transmettre les commandements; a été blessé. « 

 » Ordre de la 6e Armée (20 octobre 1918) : Après avoir été blessé dans l’artillerie, a fait preuve dans l’aviation des plus belles qualités d’entrain et d’audace. A livré de nombreux combats et a contraint plusieurs avions adversaires à atterrir désemparés. Le 21 octobre 1917 a abattu un avion ennemi. « 

source: http://www.boisboissel.fr/histoirefamille/XX/gennes/jeandegennes.htm

source: http://www.il-y-a-100-ans.fr/les-grandes-figures/jean-dubois-de-gennes-as-de-la-premiere-guerre-mondiale-n125#.Wd8zw2i0PIU

Journal du dimanche 21 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, grande activité des deux artilleries. Nous avons repoussé deux coups de main ennemis sur nos petits postes, l’un au sud-est de Corbeny, l’autre en Argonne, dans la région de Boureuilles.
Sur la rive droite de la Meuse, une intervention de notre artillerie a mis fin à un violent bombardement de nos positions au nord du bois le Chaume.
Dunkerque a été bombardé par mer. On ne signale aucune victime dans la population civile. Un certain nombre de zeppelins ont survolé le territoire français sans causer de dégâts. Canonnés à leur passage par nos postes de défense anti-aérienne, plusieurs appareils dispersés, ont été abattus ou contraints d’atterrir. Un premier zeppelin a été descendu en flammes à Saint-Clément, près de Lunéville. Un second a dû atterrir près de Bourbonne-les-Bains. L’équipage a été capturé. L’appareil est resté intact. Deux autres zeppelins, désemparés, seraient tombés dans la zone de l’intérieur. Un autre raid de zeppelins a eu lieu dans la région de Londres. On y signale 34 morts et 56 blessés.
Deux croiseurs auxilliaires allemands ont attaqué en mer du Nord un convoi de dix navires scandinaves, qui étaient escortés par deux contre-torpilleurs anglais. Après une lutte inégale, les deux contre-torpilleurs ont été coulés. Sept des navires de commerce ont eu le même sort.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

 

1166/12 octobre 1917: Les différents cantonnements de Hitler

Après les batailles, viennent les pluies

D’après une citation de Plutarque, les batailles et les pluies vont de pair. L’association des deux phénomènes nous est détaillée par Le Figaro du 12 octobre 1917.

«Intéressante remarque d’un lecteur, qui aime à feuilleter les vieux livres: “Ne croyez-vous pas que cette observation de Plutarque puisse faire douter du rôle du canon sur le temps On dit aussi, avec beaucoup de vraisemblance, que les grandes batailles sont presque toujours suivies de pluies abondantes.”

Voici, d’ailleurs, les raisons qu’en donne Plutarque: “Soit qu’un dieu bienfaisant, pour laver et purifier la terre, l’inonde de ces eaux pures qu’il lui envoie du ciel, ou que l’air, qui s’altère facilement et éprouve de plus grands changements pour la plus légère cause, se condense par les vapeurs humides et pesantes qui s’exhalent du sein de cette corruption.” (Vie des Hommes illustres. Marius. XXII.)» écrit Le Figaro du 12 octobre 1917.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/12/26002-20141012ARTFIG00090-12-octobre-1917-apres-les-batailles-viennent-les-pluies.php

Les différents cantonnements de Hitler

Du 30 septembre au 17 octobre 1917 : Hitler est en permission à Spital (Autriche)
(Le 12 octobre 1917, son bataillon arrive au nord de Reims)
Le 18 octobre : départ à 6 h vers Sault et Clermont, pour arriver le 19, à 5 h, à Pierrepont (au
nord-est de Laon)
Du 19 au 23 octobre : à Pierrepont
Du 24 au 25 octobre : à Vivaise
Du 26 octobre au 3 novembre : à Lizy (combats)
Du 4 au 9 novembre : à Château-Roger
Du 10 au 22 novembre : à Valavergny
Du 23 novembre 1917 au 20 janvier 1918 : à Cerny-les-Bucy (à l’ouest de Laon)2

source: http://memoires-du-chaunois.pagesperso-orange.fr/PDF/hitler.pdf

Sanglante bataille de Passchendaele (Belgique)

En conséquence, l’offensive alliée du 12 octobre à Passchendaele s’acheva dans un bain de sang, surtout pour les troupes néo-zélandaises. Le 12 octobre 1917, la division néo-zélandaise lançait l’attaque pour conquérir l’éperon de Bellevue. Le résultat fut sinistre : 2 700 morts, dont 845 tombés en moins de quatre heures. Cette journée reste gravée à jamais dans la mémoire des Néo-Zélandais comme la journée la plus tragique de leur histoire.

L’une des victimes néo-zélandaises les plus célèbres est sans aucun doute le capitaine de rugby David Gallaher, né en octobre 1873. En 1890, il intègre l’équipe de rugby de la province d’Auckland, où il se forge une solide réputation. En 1901, à l’âge de 27 ans, il participe à la guerre des Boers. Gallaher doit toutefois sa renommée mondiale à son rôle de capitaine de l’équipe nationale de Nouvelle-Zélande, les All Blacks. Il se marie en 1906 et sa fille Nora naît en 1908. Après la mort de son frère cadet en juin 1916 au front français, il décide de rejoindre l’armée et est nommé sergent du 2e Régiment d’Auckland. Le 4 octobre 1917, il est blessé au visage à la bataille de Broodseinde. Il est transporté au poste de premiers soins installé à Abraham Heights (non loin de ‘s Graventafel, un lieudit situé entre Zonnebeke et Passchendaele) et ensuite à un hôpital près de Poperinge, où il meurt le jour même. Il est enterré au cimetière britannique de Nine Elms. De nos jours, une délégation des All Blacks continue à se rendre chaque année sur sa tombe pour lui rendre hommage.

Après la bataille sanglante du 12 octobre 1917, Haig donna l’ordre d’arrêter l’offensive et fit remplacer les ANZAC par des troupes canadiennes fraîches. Celles-ci avaient déjà mené leur première offensive commune en avril 1917 à Vimy (en France), sous le commandement canadien. Pour de nombreux Canadiens, cet événement marqua la véritable naissance du Canada en tant que nation indépendante. L’armée canadienne, qui participait aux combats en tant qu’armée nationale, était renommée pour son endurance et sa ténacité, susceptibles de débloquer des situations sans issue. C’est cette force que Haig souhaitait exploiter en lançant les Canadiens dans la bataille.  Les 26 et 30 octobre, ceux-ci se frayèrent avec peine leur « Road to Passchendaele ». Le 6 novembre, ils parvinrent enfin à prendre le village de Passchendaele, dont le nom avait pris entre-temps des dimensions mythiques : « Passion-dale », c’est-à-dire vallée de la souffrance. Leur progression s’arrêta toutefois là et l’offensive prit fin le 10 novembre sur la crête de la colline. L’impossible avait été réalisé, mais à quel prix : 16 000 Canadiens tués, blessés ou disparus.

source: http://www.passchendaele.be/fr/Sur_nous/La_bataille_de_Passchendaele_1917

Extraits du journal du 11 au 17 octobre à travers Le Miroir

Bataille des Flandres.-Le 12 octobre, à 5 h. 25 du matin, les troupes britanniques ont pris une nouvelle offensive au Nord-Est d’Ypres. C’était la sixième fois, depuis le 31 juillet, qu’elles procédaient à une entreprise de vaste envergure dans les Flandres. Les autres journées mémorables furent celles du 15 août, du 20 septembre, des 4 et 9 octobre. Toutefois, si l’on tient compte d’une opération moins importante, effectuée le 10 août, et des combats du 26 septembre qui le furent, en réalité, que le glorieux épilogue de l’action engagée le 20, l’attaque anglaise du 12 octobre peut être considérée comme la huitième, dans un étroit secteur, depuis moins de deux mois et demi.
Elle s’est étendue, cette fois-ci, sur une dizaine de kilomètres depuis la voie ferrée d’Ypres à Roulers jusqu’au point de contact avec l’armée française, à la lisière Sud de la forêt d’Houthulst. Sur 1’ensemble de ce front, un grand nombre de localités organisées, de fermes, de points d’appui bétonnés sont tombés entre les mains de nos alliés. La lutte a été particulièrement violente sur la pente de la crête principale, à l’Ouest de Passchendaele. D’ailleurs, un temps exécrable est venu interrompre en plein développement, l’opération entamée. Les Anglais, qui ne pouvaient plus avancer dans une véritable mer de boue, n’ont tenté aucun nouvel effort pour atteindre leurs derniers objectifs. Le nombre des prisonniers faits s’est élevé à 943, dont 41 officiers.

Champagne.- Un autre épisode a eu pour théâtre la région de Champagne. Pendant la nuit du 11 au 12, d’importants effectifs ont, après un bombardement de trente-six heures, essayé d’aborder nos tranchées vers Souain-Auberive. Ils sont revenus trois fois à la rescousse, mais sans succès.

Golfe de Riga.-Sur la côte occidentale d’Oesel et en son milieu s’ouvre une baie profonde, semblable à un estuaire, la baie Tagelacht. C’est là, que le 12 octobre, des forces allemandes, estimées à deux divisions et commandées par le général d’infanterie von Kathen, ont pris terre  » avec une rapidité extraordinaire « , selon les constatations du communiqué russe.
Sitôt débarquées, ces forces, précédées à grande distance par des détachements de cyclistes et de motocyclistes, se sont avancées dans l’île en deux colonnes distinctes. Celle du Nord a pris pour objectif Orisar et la digue de l’île Mohn: Celle du Sud s’est dirigée vers Arensbourg, avec mission de rejeter les troupes russes de défense dans la presqu’île de Sworbe.
Nos Alliés n’avaient pas été surpris par les événements. Dès les premiers jours du mois de septembre, l’état-major général avait reçu de multiples renseignements sur les préparatifs de l’ennemi en vue d’un débarquement dans les parages septentrionaux du golfe de Riga. Cependant, il ne semble pas que la résistance sur terre ait été en rapport avec les précautions sans doute prises en, vue des éventualités attendues. Dès le 12 au soir les motocyclistes allemands apparaissaient devant Orisar. Le 13 et le 14, sans même attendre leur artillerie, les fantassins et les cyclistes de l’envahisseur avaient parcouru la majeure partie de l’île, atteint les environs d’ Arensbourg et occupé l’isthme de la presqu’île de Sworbe, dans laquelle avaient reflué les éléments russes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

1162/8 octobre 1917

Le front près de Moorslede (Belgique)

Le 8 octobre 1917, il y a eu des combats violents pour conquérir la colline Droogenbroodhoek près de Moorslede. Les Allemands ont pu repousser les Britanniques mais les deux armées ont connu beaucoup de pertes.

Les semaines suivantes, le front était tout près de Moorslede. La commune et ses alentours ont été pilonnés complètement et à la suite du mauvais temps, le paysage était devenu un marais plein de trous d’obus.

Sur la photo, l’église et la place du marché du village de Moorslede complètement détruit en octobre 1917.

Le Canadien Marius Benoist, évadé de la conscription

Marius Benoist, c 1914

En octobre 1917, Marius Benoist a 21 ans. Pour éviter la conscription, il quitte le Manitoba dans le plus grand secret et, avec quelques amis, se cache dans les bois du Nord du Québec. Dans une lettre à sa mère, datée du 8 octobre 1917, Marius raconte son premier abri, un « shack de logs 8 x 10 couvert en toile avec un petit poële gros comme le poing »2  situé à une dizaine de milles au nord d’Amos. Cette première cabane n’est que temporaire, car, avec quatre amis, il en construit une de 20 x 20 pieds, à un quart de mille de la rivière Haricana, près du lac Obalski. Le premier hiver est très dur: « Quand à leur alimentation, à part un lièvre de temps en temps ou une soupe aux pois, l’ordinaire est réduit au pain et aux beans. Trois fois par jour! La vie est dure, très dure. »3

La suite sur http://shsb.mb.ca/en/node/3236

Parution de la revue Le Miroir

Journal du lundi 8 octobre à travers Le Miroir

Activité des deux artilleries dans la région de Braye-en-Laonnois et sur la rive droite de la Meuse, au nord du bois Le Chaume.
Dans les Vosges, nous avons réussi un coup de main dans la région de Sénones.
L’artillerie anglaise a montré de l’activité sur toute l’étendue du front de bataille. Les tirs de l’artillerie allemande ont été dirigés surtout contre les nouvelles positions de nos alliés le long de la crête à partir des bois de Broodseinde. Le chiffre des prisonniers capturés par les troupes britanniques s’est accru de 380.
Le temps, qui est demeuré variable et nuageux, a rendu difficiles les opérations aériennes. Le travail d’artillerie et de photographie a été néanmoins poursuivi avec succès. Les pilotes anglais ont bombardé les camps d’aviation de la région de Lille.
Sur le front de Macédoine, journée calme. Quelques patrouilles ennemies ont été repoussées à l’ouest du lac d’Okrida. Les aviateurs alliés ont bombardé les établissements ennemis au nord de Guevgueli et vers Kesna.
Les Russes ont repoussé de petites tentatives ennemies dans la direction de Riga. Les ennemis ont bombardé par avions Galotz, en Roumanie.
Les Italiens ont repoussé plusieurs attaques autrichiennes. Violente canonnade sur le plateau de Bainsizza.

 

1136/12 septembre 1917: Il vont mater la mutinerie des soldats russes de la Courtine

Bombardement église de Dadizele (Belgique) 

Le 12 septembre l’église de Dadizele a été très endommagée par un bombardement. Un peu avant, à savoir le 13 août 1917, on avait enlevé les cloches et les grandes orgues de la basilique.

Sur la photo, vous voyez la basilique de Dadizele après les bombardements ravageurs de 1917. (collection Daisy Decoene)

source: http://veertienachttien.be/fr/chronologie/12-septembre-1917-bombardement-eglise-de-dadizele

Enlèvement des cloches de l’église Saint Walfried de Sarreguemines (Moselle)

Les cloches sonnèrent pour la dernière fois le 11 septembre 1917 pour l’enterrement de l’aviateur Alfred Goepp mort à la guerre près d’Augsbourg. Le 12 septembre 1917 on démonta les deux plus grosses cloches. Comme il ne se trouva aucun des habitants pour les descendre,l’administration militaire allemande envoya quelques militaires faire le travail. Ce n’est que cinq ans plus tard en juillet 1923 que la société Farnier-Robécourt coula à nouveau deux nouvelles cloches. Et le 22 juillet toute la paroisse (88 couples de parrainage) les accueillit. Le nom des cloches La plus petite des trois se nommait « St-Walfrid » fondue en 1867 par la société Martin PerrinRobécourt (Vosges) et portait l’inscription suivante « Fondue l’an 1867 pour la commune de Welferding sous l’administration de Mr Ant. Dassy, maire et Mr. J. Schmitt,adj, j’ai été bénie par Mr Schumacher, curé de la paroisse » . La grosse cloche, en Ré, portait l’inscription suivante : « Je m’appelle Marie. Bénite en 1923 je remplace ma sœur aînée, victime de la guerre. Quand j’ai vu le jour, Pie XI était Souverain Pontife, J.B. Pelt Evêque de Metz, l’abbé Kirch Curé de Welferding, Jean Nic. Kessler Maire de Welferding. Je loue la Vierge immaculée, Reine de la paix ! J’annonce la paix à toutes les âmes de bonne volonté. J’ai eu pour parrains et marraines les hommes et les femmes de la paroisse. O Marie, Reine de la paix, obtenez aux paroissiens de Welferding la paix intérieure et extérieure, gage de la paix éternelle ! »

Paul Painlevé président du Conseil

Paul Painlevé (1863-1933) est un mathématicien spécialisé dans l’aéronautique, avant de devenir un homme politique (socialiste). De 1915 à 1916, il fut ministre de l’Instruction publique, puis, du 20 mars 1917 au 13 novembre 1917, ministre de la Guerre (c’est durant cette période qu’a eu lieu la bataille du Chemin des Dames). Du 12 septembre au 13 novembre 1917, il fut président du Conseil. Le 15 mai 1917, Nivelle est remplacé par Philippe Pétain, en tant que commandant en chef des armées françaises. Ce dernier réprime les mutineries, redonne confiance aux soldats et reprend partiellement, en octobre 1917, le Chemin des Dames aux Allemands, tout en limitant les pertes humaines.

source: http://www.sport-histoire.fr/Histoire/1GM/Dirigeants_hommes_politiques_premiere_guerre_mondiale.php#Paul_Painleve

Il faut mater la mutinerie des soldats de la Courtine

Le 12 septembre 1917, la population civile est évacuée. Le 14 septembre, l’ordre est donné aux mutins de se rendre sous 48 heures et les livraisons alimentaires sont interrompues. Le 19 septembre 1917, les derniers mutins se rendent. Le bilan officieux de cette tuerie est d’une centaine de mort et de blessés. 81 meneurs sont incarcérés à l’île d’Aix et après la répression il ne restera à La Courtine que 7500 hommes de la 1er brigade privés de toute liberté et gardée par les troupes françaises.

La répression ordonnée par le Gouvernement Provisoire a fait définitivement perdre la confiance de la troupe en celui-ci et accentuer la haine pour la France bourgeoise. Le rejet de tous les officiers (représentants brutaux de l’ancien régime) est définitif et l’état d’esprit révolutionnaire se répand dans la 3e brigade cantonné en dehors de La Courtine. La situation va encore se compliquer, pour le gouvernement d’Union Sacré, car la Révolution d’Octobre fait de Lénine un héros pour les soldats. La victoire des « maximalistes » (dans l’esprit des soldats il n’y a pas de grande différence entre bolcheviques et anarchistes) a galvanisé les espoirs des unités russes d’une paix immédiate, de la terre, de la Liberté et de l’égalité. A la suite de cette nouvelle poussée révolutionnaire, les soldats russes sont gardés en otage par la France. En effet, la France soutient activement les blancs durant la guerre civile. Les soldats sont envoyés dans les différentes compagnies de « travailleurs volontaires » et de « travailleurs forcés ».

Pour un petit nombre d’entre eux, ils sont recrutés dans la première unité combattante de la « Légion des Volontaires russes » contre la révolution d’Octobre -mais sans grands résultats. Pour les « travailleurs volontaires » (fragmentés en petit groupe afin d’éviter la propagation des idées et des actions révolutionnaires) ce sont des salaires misérables au profit du patronat français, des conditions de vie mauvaise, une surveillance policière et militaire étroite. Les réfractaires sont envoyés en prison dans des conditions difficiles ou déportées en Algérie. Les soldats russes toujours déterminés font des évasions et tentent de déserter. Touché par les conditions de vie des diverses populations ils pratiquent une agitation politique permanente. Du côté de la gauche française, la S.F.I.O se désintéresse presque totalement du sort des soldats russes et des prisonniers allemands. D’ailleurs, les prisonniers de guerre russes libérés d’Allemagne sont eux aussi gardés en otage.

source: https://www.delitdimages.org/mutinerie-soldats-russes-en-france-1917/

 

1128/4 septembre 1917n

Le mécanicien-dentiste répare des aéroplanes

Parfois l’administration affecte les soldats de manière surprenante: un dentiste se retrouve réparateur d’aéroplanes. Le Figaro du 4 septembre 1917 nous raconte sa mésaventure.

«Un de nos collaborateurs a un fils qui appartient à la classe 14 et qui est mécanicien-dentiste de profession.

Ce jeune homme vient d’être récupéré par l’un des derniers conseils de révision, et affecté aux services auxiliaires. Occasion excellente, semblait-il, de renforcer d’une unité l’effectif, toujours insuffisant, de nos spécialistes ès art dentaire.

Mais cela eût été trop simple. Et l’on vient d’envoyer ce jeune “mécanicien” à Lyon, où il va être attaché à un atelier de mécanique, en effet il réparera des aéroplanes.» écrit le Figaro du 4 septembre 1917.

source: Le Figaro http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/04/26002-20140904ARTFIG00196-4-septembre-1917-le-mecanicien-dentiste-repare-des-aeroplanes.php

Bombardement à Calais les 3 et 4 septembre

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source: http://calais-pendant-la-guerre-14-18.e-monsite.com/pages/les-bombardements-de-calais-par-l-aviation-et-les-zeppelins-allemands.html

Le courage de la comtesse

Jeanne de BUCHÈRE de L’ÉPINOIS (1877-1917)
Comtesse de Clermont, Jeanne de Buchère de l’Épinois, voit le jour le 7 février 1877 en Dordogne (24) et s’engage comme infirmière à la société de secours aux blessés militaires, créée le 25 mai 1864 par Henri Dunant. Cette société qui vient en aide aux blessés militaires en campagne, fusionnera avec deux autres associations en 1940 pour former la Croix-Rouge française. Jeanne de l’Épinois rejoint l’hôpital temporaire n°12 situé à Vadelaincourt, près de Verdun dans la Meuse (55). Au quotidien, ce sont près de 300 malades et blessés qui sont soignés sous la direction du médecin-chef Milian. Recevant notamment les blessés du secteur du Mort- Homme, de la Côte du Poivre, de Vaux et de Douaumont, Vadelaincourt soigne plus de 10 800 blessés du 22 février au 15 juin 1916. Le 20 août 1917, Jeanne de l’Épinois se distingue en continuant à aider au sauvetage des blessés et à prodiguer des soins pendant le bombardement et l’incendie de l’hôpital. Le 4 septembre 1917 alors que l’hôpital est de nouveau bombardé, elle fait preuve de courage et de sang-froid au milieu du danger en poursuivant sa mission, mais elle est mortellement blessée. Elle sera promue chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

source: http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/itineraires-de-heros-de-la-grande-guerre-05-09-2014-4111623.php

Le commissaire Lejeune : fusillé au Fort de la Chartreuse à Liége

source: https://www.samarcande-bibliotheques.be/notice.php?q=*%3A*%20AND%20anpub%3A%221920%22%20AND%20auteurs_tous%3A%22Delcourt%2C%20Marie%22&sort_define=&sort_order=&rows=&start=1

Journal du mardi 4 septembre 1917 à travers Le Miroir

Canonnade intermittente en divers points du front, plus vive sur la rive gauche de la Meuse.
En Champagne, nous avons réussi un coup de main à l’ouest de la route de Saint-Hilaire à Saint-Soupplet et ramené des prisonniers.
Les Anglais ont repoussé une nouvelle attaque allemande sur leurs postes avancés au sud-ouest d’Havrincourt.
Un coup de main exécuté avec succès au sud-est de Monchy-le-Preux leur a permis de surprendre complètement l’ennemi et de lui enlever 18 prisonniers, après avoir détruit les abris et les mitrailleuses.
Sur le front d’Orient, nos troupes, après une violente préparation d’artillerie, ont pénétré dans les tranchées ennemies, à l’ouest de la Cerna et ramené quelques prisonniers.
La lutte d’artillerie reste violente entre le lac de Doiran et le Vardar et dans la région de Monastir.
Les Italiens ont repoussé près de Gorizia une nouvelle série d’attaques autrichiennes en faisant 350 prisonniers.
Les Russes ont reculé sur la rive gauche de la Dwina, dans la direction d’Uxkul. Sur la rive nord, les Allemands ont donné des assauts acharnés et forcé une partie des positions de nos alliés.
Le haut-commandement russe a donné ordre d’évacuer le secteur de Riga.
Sur le front de Moldavie, les troupes de Mackensen, qui entreprenaient une offensive, ont été repoussées.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html