Archives du mot-clé béthune

1390/24 mai 1918

« La Grande Guerre des Harlem Hellfighters »

Le 24 mai 1918, sur le front de l’Argonne, le soldat américain Henry Johnson, outre une citation par le général Gouraud, est décoré pour sa bravoure au feu de la croix de guerre avec palme. L’événement pourrait être anecdotique, les troupes venues des Etats-Unis ayant depuis quelques mois intégré les unités combattant en Europe, mais l’information stupéfie. Car Johnson est noir et la gravure de presse qui illustre son exploit face aux soldats allemands ne manque pas d’être ambiguë.

Ce colosse terrible qui se dresse pour sauver un camarade sous la mitraille est-il un rempart ou une menace ? Pas sûr que, pour les Américains blancs qui ont tout fait pour empêcher l’enrôlement de volontaires noirs dans la croisade contre les empires centraux, le héros en soit un.

Le pauvre bagagiste de la gare d’Albany (Oregon), engagé à 19 ans au nom de la lutte pour l’égalité raciale, peut-il faire figure d’exemple civique ? Pourtant, avec ses camarades du 369e régiment d’infanterie – nouvelle dénomination du 15e bataillon de la Garde nationale de New York, créé à Harlem en 1916 et qui ne regroupe que des Afro-Américains –, il défilera sous les acclamations lors de la parade sur la Ve Avenue, le 17 février 1919.

ttp://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2017/12/13/tv-la-grande-guerre-des-harlem-hellfighters_5229240_1655027.html#rugR0JpiqyCCqDCM.99

Mort de deux aviateurs

Thomas Colvill-Jones

Thomas Colvill-Jones, « As » britannique de la WW1, 11 victoires aériennes, toutes partagées avec ses observateurs-mitrailleurs au sein des 20 et 48 Sqns du RFC sur Bristol Fighter, décède des blessures reçues en combat le 25 avril précédent, dans un camp de prisonniers à Limburg.

Mort de plusieurs aviateursJosef « Josi » Kiss, « As » austro-hongrois de la WW1, 19 victoires aériennes au sein des FliK 24 et 55J, est tué en combat à Lamon sur le front italien par l’as canadien Gerald Birks du 66 Sqn du RFC qui vole sur le Sopwith « Camel » B6424.

http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-885.html

Des obus sur Béthune

De 1914 à 1918, la ville de Béthune subit plusieurs bombardements. Le plus destructeur a lieu entre le 20 et le 24 mai 1918 lorsque l’armée allemande échoue son offensive sur la Lys. Elle lance alors sur Béthune une nuée d’obus incendiaires. Après quatre jours d’incendie, sur les 3 500 maisons, 1 000 sont endommagées et 900 entièrement détruites.
Sur la Grande Place, seul le beffroi du XIVe siècle reste debout. Très vite, les premières aides financières pour la reconstruction de la ville affluent. L’association France-Grande-Bretagne qui regroupe 31 communes britanniques apporte ainsi son soutien à la ville. C’est ainsi que Bristol devient la « marraine » de Béthune.

source: http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Albums/La-Grande-Guerre-sans-cliches/Sequelles-de-guerre

Jean Cocteau rend hommage à Jean Le Roy

Jean Le Roy était devenu malgré la guerre,  l’élève et l’ami de Jean Cocteau rencontré lors de sa formation militaire  à l’école de Saint-Cyr, en 1917. Une amitié véritable avait lié immédiatement les deux poètes qui entretenaient une correspondance littéraire presque quotidienne. Malgré les carnages de la guerre, Jean Le Roy avait continué d’écrire ses poèmes depuis le fond de sa tranchée.  A  l’annonce de la mort de Jean Le Roy, Cocteau écrivit le 24 mai 1918 sa douleur à André Gide : « Je vous écris parce que je souffre. On a tué mon ami Jean Je Roy que j’adorais et pour qui j’étais tout. Le Roy était devenu en quelque sorte mon élève. Il était jeune, beau, bon, brave, génial, simple, c’est ce que la mort aime ».

source: http://archives.quimper.bzh/Tresors-d-archives/p40/Jean-Le-Roy-poete-et-heros-de-la-Grande-Guerre

Journal du vendredi 24 mai 1918

Bombardements intermittents au sud de l’Avre.
Un coup de main ennemi dans la région du bois de Montgival a échoué sous nos feux.
Nos patrouilles et nos détachements ont pénétré dans les lignes ennemies, notamment en Champagne, au bois d’Avocourt et en Woëvre. Nous avons fait des prisonniers et ramené du matériel.
L’ennemi a effectué un raid sur un des postes britanniques, dans le secteur du bois d’Aveluy.
Nos alliés ont exécuté d’heureuses attaques dans les environs d’Ayette et de Boisleux-Saint-Marc, infligé des pertes à l’ennemi et capturé une mitrailleuse. Les Allemands ont tenté une attaque sur les positions britanniques, dans le voisinage de Riez-du-Vinage : ils ont été repoussés par le feu de l’infanterie et des mitrailleuses.
L’artillerie ennemie a été active dans la vallée de l’Ancre, au sud de Lens, à 1’est de Robecq et à l’est de la forêt de Nieppe.
Les avions anglais ont jeté vingt-deux tonnes de bombes sur les gares, les aérodromes et les cantonnements de l’ennemi; douze avions allemands ont été abattus.
Des aérodromes ennemis ont été bombardés dans le voisinage de Gand, Tournai et Saint-Quentin. Quatre tonnes et demie de bombes ont été jetées sur les gares de Thionville, de Metz et de Coblentz; vingt-deux bombes lourdes ont été lancées sur les gares de Namur et de Charleroi. 1.000 appareils allemands ont été abattus en deux mois par les Anglais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

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1348/12 avril 1918:le ruisseau rouge

Paris : le quartier St Paul torpillé le 12 avril 1918

Le quartier Saint-Paul torpillée, 12 avril 1918 (22h30), angle rue Saint-Antoine et rue de Rivoli, 4ème arrondissement, Paris. Première Guerre mondiale 1914-1918, grande guerre. Dégâts causés par le bombardement allemand. kiosque détruit

source: http://parismuseescollections.paris.fr/fr/musee-carnavalet/oeuvres/le-quartier-st-paul-torpillie-le-12-avril-1918-22h30#infos-principales

http://lindependantdu4e.typepad.fr/arrondissement_de_paris/2016/09/un-souvenir-du-bombardement-aérien-du-12-avril-1918.html

Le ruisseau rouge

Sources : L’Écho du Pas-de-calais – novembre 1993 – article consacré à la bataille de la Lys dans le secteur de Robecq, Saint-Venant, Calonne-sur-la-Lys, Saint-Floris – légende de la photo : « À Robecq comme dans toute la zone de combats, les civils sont évacués » Chris Baker – « The battle for Flanders – German defeat on The Lys Légende de la photo : “Men of 2/7 Royal Warwickshires rescuing a bed-ridden old man in Robecq on 12 April 1918”Le 12 avril 1918, les troupes britanniques évacuent le village de Robecq. Pour les besoins du roman, quelques personnes resteront sur place et devront vivre une situation peu commode. le village de Robecq étant alors  situé à 1 km de la ligne de fortification britannique et à 5 kms de Calonnes-sur-la-Lys occupé par les troupes allemandes. Mais c’est en mai que le village souffrira le plus. À ce moment-là, le roman fait le grand saut pour arriver en septembre 1918 et le retour des réfugiés.

source: http://ruisseaurouge.blogspot.fr/2013/09/12-avril-1918.html

Béthune évacuée

Sous-Préfet de Béthune dès le 12 janvier 1914, Adrien Bonnefoy-Sibour n’a de cesse de remplir ses fonctions avec sang-froid et courage. Le 12 avril 1918, la situation est telle qu’il ordonne d’évacuer la ville, même s’il reste présent avec une cinquantaine d’irréductibles. Compte-tenu des évènements, le conseil municipal s’exile à Berck-sur-Mer. Le 28 décembre 1919, le sous-préfet reçoit le Président Raymond Poincaré venu remettre la Croix de la Légion d’Honneur et la Croix de Guerre à la ville.

source: https://ignrando.fr/fr/parcours/51080-bethune-a-l-heure-anglaise

Bataille de la Lys communiqué officiel

vendredi 12 avril 1918

Après-midi : Une lutte acharnée se déroula sans interruption la nuit dernière près de Merville et de Neuf-Berquin. Dans ces deux localités, l’enemi a continué ses efforts et réalisé des progrès ; Merville est tombée entre ses mains au cours de la nuit.

Les attaques lancées hier près de Ploegsteert ont réussi, après un combat très vif, à rejeter nos troupes sur la lisière de Neuve-Eglise où elles occupent de nouvelles positions.
Dans les autres parties du front de bataille septentrional, la situation reste à peu près sans changement. les éléments de tranchées dans lesquels les allemands sont parvenus à pénétrer au nord de Festubert ont été repris.
Dans le secteur entre la Louane et la rivière Lawe, et plus au nord, des attaqes ennemies ont été repoussées.
La bataille continue sur tout le front au nord du canal de la Bassée jusqu’à Hollebeke.[…]

Soir : L’ennemi a continué, toute la journée, à nous presser fortement au sud et au sud-ouest de Bailleul.
Des attaques constantes, menées par des forces importantes, ont été exécutées dans ce secteur et continuent encore.
Nos troupes se sont repliées méthodiquement en continuant à combattre sur des positions dans le voisinage du chemin de fer de Bailleul, où elles restent engagées dans une lutte violente avec l’ennemi.
De violents combats ont été également livrés en d’autres points du champ de bataille au nord du canal de La Bassée, et l’ennemi a fait de léger progrès entre les rivières Lawe et Clarance.
Partout ailleurs, nos positions ont été maintenues.

Journal du vendredi 12 avril 1918

Notre artillerie s’est montrée active entre Montdidier et Noyon. Au cours de divers combats, nous avons fait une trentaine de prisonniers.
Un détachement ennemi pris sous nos feux dans la région d’Orvillers-Sorel, s’est dispersé avant d’avoir abordé nos lignes.
Au nord-ouest et à l’est de Reims, nous avons réussi des coups de main et ramené une douzaine de prisonniers et une mitrailleuse.
En Champagne, l’ennemi a attaqué nos postes avancés à l’est de Souain et a été repoussé après un vif combat. Une autre tentative ennemie en forêt d’Apremont, a échoué sous nos feux.
Sur le front britannique, les Allemands ont lancé une nouvelle et puissante attaque contre les positions de nos alliés entre la Lys, à Armentières et la rive est du canal d’Ypres-Comines. Des combats acharnés ont été livrés. Au nord d’Armentières, la puissance des assauts ennemis a obligé les troupes anglaises à se retirer sur la ligne Wytschaete-hauteurs de Messine-Ploegsteert.
Des détachements d’infanterie allemande qui avaient réussi à pénétrer dans Messines en ont été chassés par une contre-attaque. Armentières, rendue intenable par les gaz toxiques, a été évacuée. Au sud de la ville, les Allemands se sont établis sur la rive gauche de la Lys, en certains endroits à l’est d’Estaires et dans le voisinage du Bac-Saint-Maur. L’ennemi a pris et reperdu Lestrem.
M. Clemenceau publie le texte de la lettre de Charles 1er qui reconnaît nos droits sur l’A1sace-Lorraine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1278/1 février 1918:  le soldat inconnu vivant

 Le soldat inconnu vivant

Le 1er février 1918, un soldat amnésique est interné à l’asile psychiatrique du Rhône. Tous les moyens sont employés pour l’identifier et le rendre à sa famille. Son portrait s’étale à la une des journaux et est affiché sur les portes de toutes les mairies. Plusieurs centaines de familles reconnaissent en lui un père, un fils ou un frère disparu à la guerre.
Comment départager ces familles qui n’arrivent pas à faire le deuil de leur proche disparu ? Une longue et douloureuse enquête débute. Elle durera tout l’entre-deux-guerres et s’achèvera sur un procès à rebondissements où s’opposent tous ceux et celles qui ont reconnu en l’amnésique un de leurs parents.
Les contemporains sont fascinés par cet homme sans passé : Jean Anouilh s’empare du fait divers pour écrire son Voyageur sans bagage et la presse baptise rapidement l’amnésique « le Soldat inconnu vivant ». Cette histoire singulière révèle en réalité une profonde souffrance née de la Grande Guerre, une douleur intime et collective : celle du deuil impossible à faire pour les familles des soldats disparus. Dans une société qui voudrait tant oublier et qui n’en finit pas de se souvenir, il n’y a pas plus de certitudes que de corps à pleurer.

source: http://www.fayard.fr/le-soldat-inconnu-vivant-1918-1942-9782012356054

http://www.blamont.info/textes268.html

L’église de Béthune bombardée

L’archiprêtre Duflot est finalement emmené à l’hôpital afin de subir une opération. Il semble, décidément, être né sous une bonne étoile : il est épargné par les obus qui frappent l’établissement. Dans l’une de ses lettres rédigées le 1er février 1918 à l’Institut Saint-François-de-Sales à Berck-Plage, il témoigne encore de ses péripéties : Ancien professeur de philosophie et doué d’un tempérament froid, il me semble que je n’ai rien du visionnaire ; je garde donc la conviction profonde d’avoir contemplé de mes yeux les traits de mon aimable Protectrice, au milieu de cette scène de deuil où sa pitié l’attira vers moi. Désormais, la chère petite sainte n’aura pas de plus fidèle apôtre que le pauvre prêtre qui lui doit tant !.
Le chanoine Duflot décède finalement le 18 septembre 1919, un an après l’Armistice.

source: http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/A-l-ecoute-des-temoins/1917/Le-18-decembre-1917-l-eglise-Saint-Vaast-de-Bethune-bombardee

Sur le front des Vosges

1er février 1918

Une patrouille de vérification de réseaux et de reconnaissances, composée d’hommes du  2e bataillon du 149e R.I., fait une sortie entre 7 h 00 et 10 h 00. Sur son parcours, elle découvre une longue ficelle posée à même le sol, qui suit la lisière du bois Ta 11 ter (40 – 62,5) en direction de la ferme Gretschy (42 – 64). Les hommes de la patrouille enlèvent un bon 150 m de cette cordelette, ce qui devrait fortement gêner l’ennemi pour retrouver son chemin.

Des guetteurs allemands sont clairement repérés dans un P.O. de la tranchée de Constantinople. Quelques coups de feu sont échangés avec les fantassins du 149e R.I..

Des travaux de réfection de tranchées sont effectués tout au long de la journée. Des réseaux de fils de fer sont posés devant la tranchée de Constantinople, pour consolider les défenses.

source: http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2015/04/24/31936412.html

Carnet de guerre d’Émile Poly, infirmier, puis caporal aux 128e et 87e RI

1 février 1918, les Éparges, tranchée de Calonne

« Nous touchons une grosse ration de gniole, nous devinons ce qui va se passer. Une compagnie du 7e colonial vient prendre position à nos côtés dans la nuit, pendant que les crapouillots et nos 75 bombardent les tranchées d’en face. »

« Nous réparons les boyaux complètement écrasés. Il pleut à torrent et sommes trempés jusqu’aux os. Nous n’avons plus rien d’humain et sommes décidés à nous faire tuer sur place. »

source: http://www.guerre1418.org/html/temoignages1918.html

Journal du vendredi 1 février 1918

Lutte d’artillerie assez violente dans la région de Flirey.
Un avion allemand a été abattu par nos pilotes et trois autres sont tombés dans leurs lignes à la suite de combats.
Sur le front de Macédoine, près du lac Doiran, les troupes britanniques ont exécuté avec succés un raid qui leur a permis de ramener des prisonniers.
Actions d’artillerie réciproques dans la région de Monastir.
Un avion ennemi a été abattu dans la région de Doiran.
Sur le front de France et de Flandre, les troupes anglaises ont fait un certain nombre de prisonniers.
Nos alliés ont bombardé un aérodrome au sud de Gand, un important dépôt de munitions à l’est de Roulers et les voies de garage de Courtrai. Des troupes ont été prises sous leur feu. Quatre avions allemands ont été abattus.
Les Italiens ont continué des poussées énergiques au sud d’Asiago et à l’ouest du val Frenzela. Leurs batteries ont tenu sous leur tir les arrières de l’ennemi, battant sans arrêt les passages forcés. Activité d’artillerie dans le val Lagarina et entre l’Adige et l’Astico. Sept avions ennemis ont été abattus.
Les gothas ont accompli sur Paris et sa banlieue un raid qui a duré près de deux heures. Il y a eu trente-sept morts et cent quatre-vingt-dix blessés. Un gotha a été abattu près de Chelles.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1233/18 décembre 1917: l’église de Saint Vaast de Béthune (62)  bombardée

Pain: le préfet de Meurthe-et-Moselle réglemente

En 1917, la situation économique du département souffre des effets de la guerre, ce qui contraint le préfet à réglementer strictement le commerce du pain.

http://www.archives.meurthe-et-moselle.fr/fileadmin/Sites/Archives_d__partementales_de_Meurthe_et_Moselle/documents/Guide/WM22.htm

Ca bouge au Chemin des Dames

Le 18 décembre, un de ces coups de main allemands est particulièrement éprouvant pour le 113e, qui vient juste d’arriver en ligne : « A 1 heure une patrouille ennemie se présente devant PP2 (Centre de Résistance de l’Enclume) occupé par le 1er Btn (Btn Genty). Elle est repoussée à coups de grenades. A 6 heures 2 fortes colonnes comptant chacune 30 à 40 hommes tentent un coup de main sur nos petits postes devant le 1er Btn. Celle venant de l’ouest attaque notre petit poste PP6, commandé par le sergent Serreau de la 2e Cie. Le poste engage la lutte et résiste fermement. 1 caporal et trois hommes sont blessés. L’ennemi sous le tir de nos F.M. et l’action de nos grenadiers se retire sans avoir obtenu de résultat. Au même et avant que nos postes puissent tenter un mouvement de repli sur notre ligne de résistance, un bombardement d’une violence extrême se déclanche [sic] sur toute la position de l’Enclume. La colonne de l’Est prend à revers en même temps notre PP5 échelonné à la corne Est du petit Bois de l’Enclume. Une lutte très vive s’engage, le sergent Chrétien qui commande le PP tombe blessé et roule en gémissant sur le sol. 3 autres hommes sont également blessés. Un sous-officier allemand tué à bout portant par un de nos hommes s’abat en même temps que plusieurs de ses hommes. Son corps qui ne porte aucun insigne ni aucun indice permettant de l’identifier reste entre nos mains. L’ennemi en se retirant emporte le sergent Chrétien et au moins 2 autres corps de soldats allemands qu’on avait vu tomber et qu’on ne retrouve pas. Le sol porte des traces de corps sanglants traînés. [A l’ouest de l’Enclume,] le sous-lieutenant Lochon qui commandait la section qui fournissait les postes, étant dans la parallèle de résistance avec un caporal et 4 hommes crie : “voilà les boches tout le monde à son poste” mais surpris par derrière par la colonne ennemie, il est rapidement mis hors d’état de résister. Cette fraction est considérée comme disparue. » Le bilan pour le 113e RI est de 2 tués, 14 blessés et 7 disparus.

source: http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr/2012/03/b-comme-bois-de-lenclume.html

Le réseau de tranchées dans le secteur de Reims nord-est

Le sous-secteur de Reims Sud le 18 décembre 1917

source: http://14-18.documentation-ra.com/2013/11/2013-11-le-reseau-de-tranchees-dans-le-secteur-de-reims-nord-est/

Quentin Roosevelt:  de Château-Thierry à Marseille

18 décembre 1917
Quentin est alité à cause  d’une pneumonie consécutive à une toux mal soignée, il est resté dans le bâtiment des officiers, dans sa chambre. 

28 décembre 1917
Quentin écrit que c’est le premier Noël qu’il passe loin de sa maison et de sa famille…c’était horrible, rien ne pouvait lui venir en aide là-dessus. Il se dirige vers Marseille, en train, par une froide température… Pas de chauffage : « c’est la guerre » lui répond-on.

28 décembre 1917, à Marseille
Je pense avoir finalement réussi à me forcer à m’éloigner de ce camp brutal. J’avais tout arrangé et je devais aller avec un escadron Royal Naval Air Service., et au dernier moment, cela a été rejeté par le quartier général pour les raisons que cela ne faisait pas partie du plan. L’ennui avec leur plan est qu’il prévoit un développement énorme, pour une pleine puissance en Août prochain au plus tôt, et, à moins que je me trompe, l’Allemagne prépare le sien très bien pour finir la guerre avec les Américains, maintenant dedans, au printemps …

http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/roosevelt_lettres.htm

Le vendéen Gustave Roy échappe de peu au peloton

Gustave  (Paul, Joseph) ROY, né le 3 février 1894 aux Magnils-Reigniers, domestique cultivateur, soutien de famille incorporé au 137ème RI, soldat de 2ème classe arrivé au corps le 8 septembre 1914  est condamné par le conseil de guerre de la 21ème DI le 20 mai 1916 à 10 ans  de travaux publics.

       Pour s’être absenté de son corps sans autorisation, la condamnation  pour désertion à l’intérieur en temps de guerre est lourde.

       Arrêté, sa peine est suspendue et Gustave Roy est affecté au 93ème RI fin mai 1916.

       En 1916 le 93ème et le 137ème  sont à Verdun et là encore, les pertes sont énormes.

       Le 4 juillet 1916, le conseil de guerre le condamne à la peine de mort pour abandon de poste en présence de l’ennemi et désertion en présence de l’ennemi mais la peine est commuée en 20 ans de prison le 24 juillet et suspendue en août.

       Il passe au 137ème RI, en section disciplinaire.

       Blessé le 18 avril 1917 à Troyon dans l’Aisne (dans le cadre de l’offensive Nivelle sur le  Chemin des Dames) par des éclats de grenade avec des plaies multiples, il est à nouveau condamné à 5 ans de travaux le 18 décembre 1917 par le conseil de guerre permanent de la XIème région militaire (de Nantes) pour désertion, le jugement est exécutoire le 29 décembre 1917.

       Gustave ROY est écroué à la maison d’arrêt de Fontenay le 25 avril 1918 puis définitivement à Poutrevault (?) ou Montrevault (?) le 3 octobre 1918.
Il y meurt le 14 décembre. 

source: http://www.unc-boissire-montaigu.fr/ces-vendeens-fusilles.html

L’église de Saint Vaast de Béthune  bombardée

Au cours de la Première Guerre mondiale, le 18 décembre 1917, des bombes s’abattent sur l’église. En avril 1918, une volée d’obus achève de la détruire. Quant au centre-ville, il est détruit à 90 %.

Après l’armistice, l’église ne fait pas partie des édifices prioritaires à reconstruire. Par ailleurs, le financement d’édifices religieux pose problème. En juillet 1921, Béthune adhère à la coopérative des églises du diocèse d’Arras. La ville ne pose qu’une condition à son approbation : celle exigeant que l’architecte Louis-Marie Cordonnier soit chargé de la reconstruction de l’église.

Cette condition acceptée, la nouvelle église est reconstruite

source: http://www.musiqueorguequebec.ca/orgues/france/bethunesv.html

Journal du 18 décembre 1917

Sur le front naval.– Le 18 décembre, vers 6 heures du soir, des aéroplanes allemands ont franchi les comtés d’Essex et de Kent, qu’ils ont bombardés; quelques-uns ont atteint Londres. Ils ont fait 85 victimes: 10 tués et 15 blessés. Un appareil ennemi a été abattu en mer au large de la côte de Kent.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

 

1150/26 septembre 1917 : une attaque par gaz dans les mines de Béthune

La guerre finira en… juin 1918

Les prophéties qui fleurissent un peu partout dans la presse, comme ici dans Le Figaro du 26 septembre 1917, sont le reflet d’un espoir permanent d’une prochaine victoire de la France.

«Un journal occultiste très sérieux, Psychic-Magazine nous annonce, sous la signature de M. “E. C., ancien polytechnicien”, une paix prochaine. Le signataire de cet article a cru pouvoir établir les pronostics suivants, en se basant tant sur la vision d’un sujet en état de somnambulisme que sur des déductions astrologiques:

21 septembre 1917 – Offensives heureuses pour nous. (La récente victoire des Anglais lui donne raison pour cette prophétie).

 5 octobre 1917 – Puissantes et heureuses actions des Alliés.

9 novembre 1917 – Ralentissement et presque arrêt des actions.

16 novembre – Fin des hostilités.

La paix définitive serait signée en juin prochain. Nous verrons bien.» écrit Le Figaro du 26 septembre 1917.

source:

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/26/26002-20140926ARTFIG00262-26-septembre-1917-la-guerre-finira-en8230-juin-1918.php

Le duc de Connaught décore un zouave aux Invalides

 Le duc de Connaught décore un zouave [aux Invalides, 26 septembre 1917] : photographie de presse Agence Rol.

Avion allemand abattu près de Hoéville

Avion allemand abattu près de Hoéville le 26 septembre 1917

(Marine) Le Jacqueline coulé par les Allemands

Quatre-mâts de la Cie A.D. Bordes.
Torpillé le 25 septembre 1917 par le sous-marin U-101 (KL Karl Koopmann).
GPS :46°21N et 09°44W

source: http://www.genealogie22.com/guerre-14-18/index.php?title=Jacqueline

Le Martiniquais Pierre Réjon pilote de chasse

Pierre Réjon est né, comme son ami Guibert Jean-Marie, en 1895 à La Trinité (Martinique). Alors qu’il avait été admis comme élève ingénieur à l’École des Arts et Métiers à Paris et qu’il venait de fêter ses 19 ans, il s’est engagé le 22 août 1914 au 33e régiment d’infanterie.

En juillet 1917, il devient élève pilote, dans le sillage de l’Afro-Américain Eugene Bullard, (breveté en mai 1917) et de son compatriote martiniquais André Parsemain.Sans oublier, dans le camp d’en face, le Turc Ahmet Ali Celikten.

Pierre Réjon est breveté à son tour le 26 septembre 1917 à Istres, devenant ainsi l’un des quatre premiers pilotes militaires afro-descendants de l’histoire.

Stagiaire à Avord, près de Bourges (Cher) en octobre-novembre 1917, il devient pilote de chasse fin décembre 1917.

source: http://www.une-autre-histoire.org/pierre-rejon-biographie/

Une attaque par gaz dans les mines de Béthune

Tunneller australien équipé d’un respirateur. On remarque également la cage à canari, utilisé pour la detection des gaz dans les travaux souterrains. Photo prise à Hulluch en janvier 1918. Collection de l’Australian War Museum.

Durant la nuit du 25 au 26 septembre 1917, alors que 2 téléphonistes anglais étaient envoyés dans la mine afin de réparer les lignes téléphoniques endommagées par les travaux français, les allemands se mirent à bombarder le puits N°9 d’abord avec des obus classiques puis à l’yperite. Les mineurs français reçurent l’ordre de remonter.
Vers minuit, le 38e régiment de pionniers allemand déversa environ 8 tonnes de chloropicrine, un suffocant utilisé depuis avril 17, dans la fosse N°8 (pour une description de ce gaz on se reportera à l’excellent site dédié à la guerre des gaz).
Les systèmes de ventilation, si précieux aux mineurs afin de renouveler l’air au fond des concessions, vont ici se révéler mortels : moins de 4 heures sont nécessaires au gaz afin de parcourir les 6 km séparant les fosses 8 et 9, et atteindre également le puits de la fosse N°12.

source: http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article46

lire aussi http://mineurdefond.fr/articles.php?lng=fr&pg=914&mnuid=442&tconfig=0

 

Les ouvrières tourangelles en grève

Une nouvelle grève éclate le 26 septembre 1917. Les ouvrières réclament des augmentations de salaire. Ce jour-là :

« 40 ou 50 femmes, débauchées de l’atelier militaire du quai de la Poissonnerie, sont venues à 11 heures, manifester sur la place Velpeau, espérant entraîner dans leur mouvement de grève, les ouvrières du magasin régional (…). »

Le même jour, un deuxième rapport de police signale :

« Un commencement de grève a eu lieu à la Maison Leffressine, quai de la Poissonnerie, où l’autorité militaire occupe 250 femmes à la réparation d’effets. Ce matin vers 10 heures, une certaine effervescence a régné dans le personnel, et l’autorité militaire a renvoyé tout le monde. Ce soir il y a 45 grévistes : 33 mécaniciennes et 12 manutentionnaires  ».

Le soir même, une réunion est organisée à la bourse du travail, à laquelle assistent 350 femmes.

«  Ils ont décidé qu’une délégation se rendrait auprès de l’Intendant général, lui soumettrait les revendications et exigerait une réforme pour vendredi [soit deux jours après la réunion] ou samedi au plus tard, et que si cette réforme ne leur donnait pas satisfaction, tous les ateliers seraient en grève le lundi matin »

https://larotative.info/1917-1918-les-ouvrieres-1886.html

 

Journal du mercredi 26 septembre 1917 à travers Le Miroir

Une lutte d’artillerie très vive se maintient dans les régions d’Hurtebise et de Craonne et sur la rive droite de la Meuse, dans le secteur du bois de Chaume. Sur ce dernier point, l’ennemi a renouvelé ses tentatives pour pénétrer dans nos tranchées. Malgré un emploi intensif de lance-flammes, il a été repoussé avec de lourdes pertes sans obtenir aucun avantage.
Nos avions ont effectué diverses opérations de bombardement : 10000 kilos de projectiles ont été jetés au cours de ces opérations, notamment sur les gares de Cambrai, Luxembourg, Longuyon, Brieulle. Plusieurs incendies ont éclaté dans les bâtiments bombardés.
Nos alliés britanniques ont exécuté avec succès un coup de main à l’est d’Epehy : ils ont fait un certain nombre de prisonniers. L’ennemi qui tentait d’enlever un poste avancé au nord-est de Lens, a été rejeté à la suite d’un combat à la grenade.
Activité d’artillerie aux alentours d’Ypres.
Au petit jour, et grâce à un épais brouillard, l’ennemi a lancé une forte contre-attaque à la hauteur de Towerhamlet et du bois du Polygone. Il a été repoussé sur la plus grande étendue de ce front, mais en deux points, au nord de la route Ypres-Menin au au sud du bois du Polygone. Il a réussi à pénétrer dans les tranchées. Il a été ensuite rejeté des positions qu’il avait occupées. Nos alliés ont rétabli tout leur front.
Les Italiens ont brisé une offensive autrichienne au Monte Nero et d’autres attaques à l’est de Gorizia.
Les Russes ont arrêté une attaque allemande en Livonie et réussi un coup de main sur le front roumain.
Dans une note complémentaire au Vatican, l’Allemagne promet de reconnaître l’indépendance de la Belgique sous des conditions qui lui donneraient un pouvoir de tutelle sur ce pays. On considère toutefois que ce premier pas a coûté au Kaiser.
Guynemer est déclaré disparu.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

(vidéo) Léon Mortreux rejoint le 3è Régiment Mixte de Zouaves et Tirailleurs en Lorraine

Sur France 3 Nord-Pas de Calais

Ce 9 juin 1916, Léon Mortreux fait route vers l’Est de la France pour rejoindre son nouveau régiment.

Léon donne des nouvelles à son oncle Fernand Bar à Béthune. Il écrit quelques mots sur une carte « Correspondance des Armées de la République », une carte en franchise militaire.

Aucune indication de lieu, aucun renseignement sur les opérations militaires. Cette correspondance de guerre remise au vaguemestre passe entre les mains de la censure de l’armée avant d’être envoyée à son destinataire.

Dans son courrier de juin 1916, Léon Mortreux ne donne pas d’indications précises sur sa route …  mais entre les lignes, nous pouvons retracer son parcours.

La suite sur http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/leon-pierre-et-jules-mortreux-une-famille-de-bethune-dans-la-grande-guerre-14-18/2016/06/09/leon-mortreux-rejoint-le-3e-regiment-mixte-de-zouaves-et-tirailleurs-en-lorraine.html