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1519/29 septembre 1918

Bataille du canal de Saint-Quentin

La Bataille de Saint-Quentin fut une bataille charnière de la Première Guerre mondiale qui débuta le 29 septembre 1918 et impliqua des forces britanniques, australiennes et américaines opérant dans le cadre de la quatrième armée britannique sous le commandement du général Sir Henry Rawlinson. La partie nord de la Troisième Armée britannique soutint également l’attaque, tandis qu’au sud du front de la 4ème armée de 19 kilomètres, la première armée française lança une attaque coordonnée sur un front de 9,5 km. L’objectif était de franchir l’une des sections les plus défendues de la Siegfriedstellung allemande (Hindenburg Line), qui utilisait dans ce secteur le canal de Saint-Quentin dans le cadre de ses défenses. L’assaut a atteint ses objectifs (mais pas selon le calendrier prévu), entraînant la première rupture totale de la ligne Hindenburg, face à la forte résistance allemande. Conjointement avec d’autres attaques de la Grande Offensive le long de la ligne, le succès Allié a convaincu le haut commandement allemand qu’il y avait peu d’espoir d’une victoire allemande ultime. Rawlinson voulait que le corps australien, sous le commandement du lieutenant-général Sir John Monash, avec sa réputation bien méritée, soit le fer de lance de l’attaque. Monash était malheureux, car sa force australienne était maintenant à court de main-d’œuvre et de nombreux soldats montraient des signes de tension, après avoir été engagés dans des combats pendant plusieurs mois. Il y avait eu quelques épisodes de mutinerie par des troupes qui se sentaient injustement mises sur pied. Monash était cependant très heureux quand Rawlinson lui a offert le IIe Corps américain (les 27ème et 30ème divisions américaines), qui restait encore à la disposition du commandement britannique, puisque les divisions américaines étaient deux fois la force numérique de leurs homologues britanniques.

source: http://genealogisteduvermandois.over-blog.com/2018/02/la-bataille-de-saint-quentin-fut-une-bataille-charniere-de-la-premiere-guerre-mondiale-qui-debuta-le-29-septembre-1918-et-impliqua-d

Conférence de Spa: les Allemands vers une demande d’armistice

La conférence de Spa du 29 septembre 1918 est la dernière conférence entre les principaux responsables politiques et militaires du Reich, alors engagé dans la Première Guerre mondiale. Tenue dans les dernières semaines du conflit, elle est destinée à tirer les conclusions politiques et militaires de la défection bulgare. En effet, après les échecs rencontrés par les puissances centrales en Italie et sur le front de l’Ouest, les responsables du Reich ne peuvent qu’acter l’impasse stratégique dans laquelle ils se trouvent depuis le mois d’août 1918. Les succès alliés face aux Bulgares, suivis du retrait de la Bulgarie et de la rapide remontée alliée vers le Danube, obligent les responsables des puissances centrales, essentiellement allemands, à tirer les conséquences de leurs échecs. Cependant, maintenus dans l’ignorance de la réalité de la situation militaire, les membres du gouvernement du Reich demeurent dans un premier temps incrédules face aux déclarations des militaires. Au cours du mois de septembre, ces derniers pressent le gouvernement d’entamer des pourparlers en vue d’une suspension du conflit. La conférence constitue l’occasion de l’annonce de ce souhait de changement de politique. La conférence réunit à Spa, alors siège de l’Oberste Heeresleitung (OHL, Commandement suprême de l’armée), les principaux chefs militaires du Reich, le chancelier et son vice-chancelier autour du Kaiser Guillaume II. Tous s’accordent sur le fait de demander un armistice pour limiter les exigences des Alliés, ainsi que sur des réformes politiques à mettre en œuvre pour démocratiser le Deuxième Reich, qui devait alors se transformer en monarchie parlementaire.

La suite sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Conférence_de_Spa_(29_septembre_1918)

Armistice avec la Bulgarie

L’armistice de Thessalonique (ou armistice avec la Bulgarie) est une convention d’armistice signée le 29 septembre 1918 à Thessalonique, en Grèce, entre le royaume de Bulgarie et les Alliés de la Première Guerre mondiale. L’armistice est le résultat d’une demande de cessez-le-feu adressée par la Bulgarie aux forces de l’Entente le 24 septembre. Il aboutit au retrait de Sofia de la Première Guerre mondiale et organise la démobilisation et le désarmement des forces bulgares. Les signataires du traité sont le général français Louis Franchet d’Espèrey (qui représente l’Entente) et une commission bulgare nommée par Sofia .

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Armistice_de_Thessalonique

Journal du dimanche 29 septembre 1918

Nos troupes, soutenues par les chars d’assaut, ont réalisé une avance sur tout le front de bataille en Champagne.
Nous avons gagné du terrain entre Sainte-Marie-à-Py et Auberive, pris Somme-Py, enlevé les hauteurs au nord de Fontaine-en-Dormois, progressé au delà de la voie ferrée de Challerange, et au cours d’une avance de huit kilomètres sur certains points, capturé 10000 prisonniers et du matériel.
Un succès local a été obtenu entre l’Ailette et l’Aisne. 250 prisonniers ont été faits au nord-est de Sancy. Nous avons occupé les villages de Jouy et d’Aizy.
Les Anglais ont attaqué sur un front étendu en direction générale de Cambrai et atteint tous leurs objectifs. Ils ont pris Beaucamp, Flesquière et l’éperon qui s’étend de ce point vers Marcoing, Anneux, Graincourt, Arleux-en-Gohelle, Epinoy, Aizy-le-Verger. Ils ont fait plus de 10000 prisonniers et capturé plus de 200 canons.
Les Belges ont engagé une offensive victorieuse dans la région de Dixmude.
Les Américains ont enlevé, au nord-ouest de Verdun, Charpentry, Very, Epinonville, Ivoiry. Ils ont fait 8000 prisonniers, dont 125 officiers.
En Bulgarie, les forces britanniques ont pris Stroumitza.
Les Serbes, partis d’Istip, ont enlevé Kotchana et attaqué Vélès, tandis que d’autres contingents alliés refoulaient une armée bulgare allemande à l’ouest de Krusevo.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1509/19 septembre 1918: vote d’un emprunt de la Libération

Quiproquo autour d’une liaison

Le Figaro du 19 septembre 1918 nous raconte comment une erreur de traduction peut prêter à confusion.

«Un officier anglais, chargé d’une mission en Amérique, allait, il y a quelque temps, rendre visite, dans une petite ville de l’Ohio, à des amis dont le fils vient d’arriver sur notre front.

Le jeune Yank a écrit à ses parents. Sa lettre est joyeuse. Il leur dit que son colonel, content de lui, l’emploie pour des “liaisons”. Le mot est en français dans la lettre. Les parents ne savent pas le français. Ils ont donc consulté le dictionnaire, et ils y ont lu notamment: “Liaison. Relations illicites avec une femme.”

Nous ne comprenons pas, a dit le père, et nous n’osons pas demander d’explications à Jimmy. Mais nous sommes un peu ennuyés. L’officier anglais s’est empressé de rassurer les parents. […]» écrit Le Figaro du 19 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/19/26002-20140919ARTFIG00209-19-septembre-1918-quiproquo-autour-d-une-liaison.php

Victoire d’Allenby à la bataille de Megiddo

La bataille de Megiddo a eu lieu entre le 19 et le 21 septembre 1918, elle opposait l’empire ottoman et l’empire allemand à la France et au Royaume-Uni. A l’issue de la bataille de Megiddo, la Palestine passe sous administration britannique. Les troupes victorieuses étaient dirigées par le général britannique Edmund Allenby qui a su limiter les pertes humaines. Après cette bataille, Allenby devint le premier vicomte Allenby de Megiddo.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/19/9/1/a/59362/victoire_d_allenby_a_la_bataille_de_megiddo.shtml

Vote d’un emprunt de la Libération

L’emprunt de la Libération a été voté le 19 septembre 1918 et souscrit du 20 octobre au 24 novembre. C’est le 4e des emprunts de la Défense nationale qu’a lancé l’Etat auprès des Français pour financer l’effort de guerre.  Comme pour les précédentes campagnes, les banques françaises ont prêté leur concours à l’Etat en incitant  leurs clients à participer à l’opération à travers des affiches allégoriques exposées dans leurs agences. Dans son courrier le Commissaire délégué à l’Emprunt propose d’étendre la campagne de souscriptions au réseau du CNEP en Australie. La banque est en effet installée à Melbourne depuis février 1881 et Sydney depuis mars 1881.

source: https://histoire.bnpparibas/document/le-ministere-des-finances-invite-le-cnep-a-promouvoir-lemprunt-de-1918-dans-ses-succursales-australiennes-2/

Bataille de Doïran (Bulgarie)

En aucune guerre les Britanniques n’ont donné tant de victimes comme ce fut le cas à Doïran
Lloyd George, premier ministreLa bataille de Doïran illustre l’une des plus grandes et brillantes opérations militaires menées par l’armée bulgare lors de la Première guerre mondiale. Doïran est le nom d’un lac qui se situe actuellement à la frontière de la Grèce (nord-est) et de la Macédoine (sud-est). La frontière entre ces deux pays passe par le milieu du lac. Les environs du lac de Doïran sont devenus le théâtre macabre d’une des plus grandes batailles sur ce front en Europe, opposant les forces de l’Entente (France, Angleterre, Grèce) et l’allié de l’Allemagne – la Bulgarie. 3 ans durant l’armée bulgare garda de façon infaillible les positions de Doïran – 1916, 1917 et 1918.

(…)

L’attaque sur Doïran dura 4 jours et nuits, entre le 16 et le 19 septembre 1918 et fut précédée par un tir d’artillerie massif sur les positions bulgares d’une durée de 2 jours, totalisant plus de 160 000 obus. Des attaques parallèles au gaz ont été menées (14 attaques avec 10 000 obus).

Les combats se menèrent sans interruption et avec beaucoup d’acharnement, sur plusieurs axes d’attaques. La division de Pléven se lança avec toutes ses réserves contre l’adversaire qui était de plusieurs fois supérieur en nombre et le repoussa. Les pertes anglaises et grecques étaient de 11 673 hommes, 547 furent faits prisonniers. Du côté bulgare : 518 tués, 998 blessés et 1 210 disparus sans laisser de trace.

source: https://la-bulgarie.fr/la-bataille-de-doiran

Journal du jeudi 19 septembre 1918

A l’ouest de Saint-Quentin, nos troupes ont réalisé des progrès au cours de la journée, dans la région d’Holmon et de Savy. Nous avons fait une cinquantaine de prisonniers.
Entre Ailette et Aisne, nous avons continué à élargir nos gains. Des attaques locales nous ont permis de progresser au nord et à l’est d’Allemant. Nous avons fait une centaine de prisonniers.
Nous nous sommes emparés, après un vif combat, d’un point d’appui fortement tenu par l’ennemi à l’est de Sancy.
Sur le front de la Vesle, les Allemands ont été trois fois repoussés devant nos positions de la région de Glennes. Huit avions ennemis ont été abattus. Nous avons lancé dix tonnes de projectiles sur des gares, des bivouacs et des terrains d’aviation ennemis.
Les Anglais ont livré d’importants combats au nord-ouest de Saint-Quentin. Ils ont pris un poste allemand à l’ouest de la Bassée et arrêté une attaque à l’est de Vierstraat. Ils ont abattu quarante-cinq avions allemands; vingt autres ont été contraints d’atterrir, désemparés.
La note autrichienne a été remise par le ministre de Suisse à M. Stephen Pichon.
Les bolcheviks ont été battus sur le front d’Arkhangel.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1127/3 septembre 1917: (Aviation)Georges Guynemer grièvement blessé

Le «panier à salade» n’essore plus ses passagers

La police adopte l’automobile, remplacant la voiture tirée par un cheval affectueusement appelée le panier à salade. Le Figaro du 3 septembre 1917 prédit que le terme restera.

«Le classique “panier à salade” qui va de poste en poste recueillir les gens arrêtés, va à son tour subir la transformation que nécessite le progrès. Il va devenir automobile. La raison en est l’économie.

Le service autrefois ne coûtait que 70 000 francs par an. Il monte maintenant à près de 200 000 la vie chère! Au lieu d’avoir une vingtaine de voitures, on n’en aura plus que quatre.

Elles seront annonce-t-on, spacieuses et bien suspendues et ne mériteront plus le surnom qu’on leur avait donné à cause de la façon dont elles secouaient leurs voyageurs. Mais, quand même, ce surnom restera comme cent autres termes d’argot pittoresque.» écrit Le Figaro du 3 septembre 1917.

source Le Figaro: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/03/26002-20140903ARTFIG00307-3-septembre-1917-le-panier-a-salade-n-essore-plus-ses-passagers.php

Coup de main du 3 Septembre 1917 sur le Saillant bulgare de Kiel

Le commandement jugeant nécessaire de maintenir devant le front de la Division le plus

possible de troupes bulgares prescrit qu’un coup de main important, avec une sérieuse préparation d’artillerie sera exécuté par le 58ème.

La 9ème compagnie (Lieutenant CADENCE) et 10ème compagnie (Lieutenant JOUVENT) avec un peloton de mitrailleuses (Capitaine JOUVE), sous le commandement du Chef de Bataillon FRANÇOIS, doivent attaquer les positions ennemies du saillant de Kiel, pénétrer jusqu’à la ligne de soutien, nettoyer les abris, faire des prisonniers.

Le Commandant de la troupe d’attaque est laissé libre, selon les circonstances, du moment où il ramènera son détachement. La préparation d’artillerie est faite par une trentaine de batteries.

Le 3 septembre à 4 h 25 du matin, la troupe prend, dans le plus grand silence son dispositif d’attaque. Les cris d’un blessé attirent l’attention de l’ennemi qui déclenche son tir de barrage.

A 4 h 45 les compagnies se lancent à l’assaut sous un barrage nourri et sous le feu des mitrailleuses et se portent d’un seul élan sur les tranchées ennemies. Une vingtaine de bulgares sont tués sur la position et, dans la journée, il est fait une trentaine de prisonniers dont 1 officier. Les sections s’organisent rapidement dans les tranchées ennemies, bouleversées par nos obus.

Le Commandant de l’attaque décide de ne rentrer dans nos lignes qu’à la nuit et en rend compte au Chef de Corps.

La troupe passe donc toute la journée dans la position qu’elle a enlevée et que l’ennemi ne  manque pas de bombarder sérieusement.

A 19 h. le tir de l’artillerie ennemie atteint une très grande intensité, qui indique nettement la préparation d’une forte contre-attaque. En effet les officiers observateurs aperçoivent, vers 19 h. 15, un bataillon bulgare de contre-attaque descendant le ru de Magarevo vers le saillant de Kiel.

En quelques secondes notre artillerie déclenche, une concentration de feux extrêmement violente qui brise l’élan de ce bataillon et lui cause de fortes pertes.

La 2vague bulgare est arrêtée net; les réserves refluent vers l’arrière; quant aux premières vagues qui ont pu franchir le barrage assez tôt, elles essaient par 3 fois de contre-attaquer, mais elles sont fauchées par nos feux.

Enfin vers 20 h. 45 le calme est rétabli et on entend l’ennemi qui travaille dans ses tranchées de deuxième ligne.

Alors la position est évacuée dans les conditions prévues : chaque section ramène ses blessés et ses morts jusqu’aux équipes de brancardiers venues à leur rencontre. Tout le monde rentre sans être inquiété, sans recevoir un obus, ni une balle.

Les écoutes micro téléphoniques révèlent les pertes que les bulgares ont subies quand notre artillerie a arrêté leur contre-attaque: « 29 morts, 300 blessés»

En ce qui concerne le régiment, le combat lui a coûté 23 tués, 6 disparus (tués), 102 blessés.

La troupe a montré dans l’attaque du saillant de Kiel, un grand courage et une ténacité vraiment méritoire, sous des feux d’artillerie d’une très grande intensité.

Elle en a été récompensée par une citation collective à l’ordre de l’Armée.

9ème et 10ème Cie 3ème et 4ème Sections de la 3ème C.M.

« Le 3 septembre 1917, sous les ordres du Chef de Bataillon FRANÇOIS, brillamment secondé par les Lieutenants CADENCE et JOUVENT, se sont portées, dans un élan admirable à l’attaque d’un saillant ennemi fortement organisé. Malgré un violent tir de barrage se sont emparées de ce saillant, faisant des prisonniers et tuant une partie de ses défenseurs; s’y sont méthodiquement organisées et s’y sont maintenues toute la journée, malgré le bombardement. A la tombée de la nuit, ont repoussé deux violentes contre-attaques et suivant les ordres reçus sont rentrées dans nos lignes à l’insu de l’ennemi dans l’ordre le plus parfait. » (O.G. 163 bis Afo 18 septembre 1917 8608 P).

source: http://memoiredepoilus.org/page70aa.html

(Aviation)Georges Guynemer grièvement blessé

En juillet, après avoir participé au printemps à l’offensive Nivelle dite « du Chemin des Dames », la SPA 3 mit le cap sur la mer du Nord et s’installa dans les Flandres, front sur lequel « le meilleur et le plus audacieux des pilotes de combat français » s’illustra, à partir de l’aérodrome de Bergues (Nord), devenant grâce à la presse – qui se mit à rapporter chacun de ses exploits – le plus célèbre des héros de la chasse française. La lutte y fut toutefois acharnée et l’intrépide pilote, promu le 5 juillet officier de la Légion d’honneur sur le terrain de Bonne-Maison (près de Fismes, dans la Marne) par le général Louis Franchet d’Espèrey commandant le groupe d’armées du Nord, fut à plusieurs reprises « descendu », ce qui lui valut d’apparaître surmené, nerveux, voire même « tourmenté ». « C’est fatal, je ne m’en sortirai pas… » confia-t-il le 28 août au vicaire de l’église Saint-Pierre-de-Chaillot de Paris. Quelques jours après que lui ait été confié le commandement de « son » escadrille en remplacement du capitaine Alfred Heurtaux, grièvement blessé en combat aérien le 3 septembre, Georges Guynemer disparut, tué en combat aérien le 11 septembre 1917, vers 9 h 30, d’une balle dans la tête, près de Poelcapelle (aujourd’hui Langemark-Poelkapelle, en Belgique). Il avait décollé une heure plus tôt aux commandes d’un SPAD XIII du terrain de Saint-Pol-sur-Mer situé près de Dunkerque (Nord). Il s’écrasa dans le no man’s land, où sa dépouille fut formellement identifiée par un soldat allemand – le visage de l’aviateur étant demeuré intact – peu avant que l’appareil et son pilote ne soient pulvérisés par le feu de l’artillerie britannique. Georges Guynemer, qui était parti en patrouille avec le sous-lieutenant Jean Bozon-Verduraz, avait repéré un Rumpler et aussitôt foncé en direction du biplan. Son compagnon l’avait suivi, mais avait dû engager le combat avec plusieurs Fokker et, après être resté seul dans le ciel et avoir attendu son chef, il avait dû se résoudre à s’en retourner au terrain… où le commandant de la SPA 3 n’était pas rentré… et où le Vieux-Charles ne reparut jamais. « Il m’avait juré quelques jours auparavant que les Allemands ne l’auraient pas vivant. » a écrit le chef de bataillon Brocard. Georges Guynemer, dont la disparition ne fit la une des quotidiens que le 26 septembre (après avoir été annoncée officiellement la veille par le ministère de la Guerre), n’avait pas vingt-trois ans.

source: http://www.stanislas.fr/ewb_pages/c/college_stanislas_archives_dico_gh.php

Journal du lundi 3 septembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, l’activité des deux artilleries s’est maintenue très vive. Des tentatives de coups de main sur nos postes de la région de Cerny ont échoué. Au nord-ouest d’Hurtebise, les Allemands ont contre-attaqué de nouveau les positions que nous avons conquises dans la soirée du 31 août. Nos feux, dirigés avec précision, ont complètement brisé l’attaque, qui n’a pu aborder nos lignes.
Sur la rive gauche de la Meuse, action d’artillerie intermittente au nord de la cote 304. Sur les Hauts-de-Meuse, nous avons arrêté à deux reprises des coups de main ennemis.
Deux avions allemands ont été abattus par le tir de notre artillerie antiaérienne. Le premier était à 2.000 mètres; le second à 5.000.
Les Allemands ont dirigé une violente attaque à la grenade contre les postes avancés britanniques, au sud-ouest d’Avrincourt. Nos alliés durent d’abord évacuer les postes, puis ils les reprirent au prix de pertes légères.
Des aviateurs navals britanniques ont bombardé l’aérodrome de Ghistelles. Ils ont aussi provoqué des explosions sur une voie ferrée adjacente à la ligne Ostende-Thourout.
Les Italiens ont repoussé une série d’attaques autrichiennes sur le San Gabriele.
Les Russo-Roumains ont brisé toutes les offensives de Mackensen en Moldavie. Les Allemands ont progressé sur le front de Riga.