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1199/14 novembre 1917:La bataille de Passchendaele et la réorganisation du Corps canadien (1917-1918)

Les Américains dans la guerre

source: http://87dit.canalblog.com/archives/2014/01/04/28847927.html

La bataille de Passchendaele et la réorganisation du Corps canadien (1917-1918)

Un char d’assaut enlisé sur le champ de bataille de Passchendaele.

Passchendaele marqua amèrement la mémoire des soldats canadiens de l’époque, plus encore que n’importe quelle autre bataille. Surnommé « Passch », le secteur, au moment de la bataille, constituait probablement les pires conditions dans lesquelles eurent à combattre les Canadiens au cours de la guerre de 1914-1918.

Par ailleurs, la victoire canadienne avait néanmoins créé une tempête sur la scène politique. Déjà peu enthousiaste à l’idée de l’offensive, le Premier ministre Borden avait fait part de ses craintes à son homologue britannique Lloyd George. Ce dernier n’était pas non plus favorable à l’offensive, car il était évident qu’on s’en allait au massacre. Malgré tout, l’influence du maréchal Haig pesa plus lourd dans la balance et l’assaut fut maintenu. Le Premier ministre Borden avait acquiescé, mais il avait clairement averti les Britanniques que si un autre épisode du style de celui de Passchendaele se reproduisait, il n’était pas garanti que le Canada poursuive son engagement dans le conflit. En clair, Borden souhaitait pour le Canada une plus grande participation dans les décisions du cabinet de guerre impérial.

Un peu comme à Vimy et à la cote 70 plus tôt dans l’année, Passchendaele représentait un fait d’armes extraordinaire pour le Corps canadien, compte tenu des conditions précédemment décrites. Entre le 18 octobre et le 14 novembre 1917, le Corps canadien avait perdu environ 16,000 hommes dont 4,000 tués, comme l’avait prédit Currie. Neuf Croix de Victoria avaient été remportées. Le 14 novembre marquait la fin du bref, mais sanglant séjour du Corps dans le secteur de Passchendaele.

source: https://carlpepin.com/2010/08/24/1914-1918-la-guerre-du-canada-la-bataille-de-passchendaele-et-la-reorganisation-du-corps-canadien-1917-1918/

Le triomphe de la générosité américaine à Langres (52)

Le président américain Woodrow Wilson à Hûmes lors de la revue de troupes organisée en décembre 1918

L’un des premiers actes officiels lié à l’arrivée des troupes américaines à Langres est une délibération du conseil municipal en date du 14 novembre 1917. Elle donne un avis favorable à la cession par les Hospices de Langres à l’Etat d’une parcelle située « Aux Carmes » à proximité du cimetière de Langres. Ce terrain doit servir « à l’installation d’un cimetière à affecter à l’armée américaine ». Près d’un an plus tard, cette parcelle devient trop exiguë et il faut céder à l’armée américaine un terrain situé aux Franchises à proximité de l’Hôpital américain n°53 (Délibérations du 7 octobre 1918).

Dès leur arrivée, les Américains s’impliquent dans la vie de la cité, n’hésitant pas à mettre leur vie en danger quand ils jugent cela nécessaire. Ainsi, lorsque le dimanche 18 novembre 1917 un incendie se déclare, les soldats américains viennent en aide aux pompiers pour participer à l’extinction du feu. « Chacun fit son devoir et on nous signale surtout la conduite de trois ou quatre soldats alliés qui, bravant l’incendie et s’installant en des endroits très dangereux, firent l’admiration de tous. » (Le Spectateur, 21 novembre 1917)

L’armée américaine ne se contente pas de fournir des hommes, elle débarque également avec un matériel à la pointe de la technologie. Lorsque les soldats américains arrivent à Langres, ils installent de nombreuses infrastructures qui leur permettent de vivre en autonomie. Ils ont leurs baraquements, leurs centrales électriques, et prennent possession du réseau d’eau potable qui alimente la ville depuis Brévoines pour le moderniser. La municipalité en profite pour passer une convention stipulant que la Ville pourra récupérer les infrastructures après le départ des Alliés, mais aussi que les personnels municipaux seront formés à l’utilisation de ces nouvelles machines.

source:  http://www.langres.fr/le-triomphe-de-la-generosite-americaine-199

Journal du mercredi 14 novembre 1917 à travers Le Miroir

Dans la région au nord-ouest et à l’est de Reims, les Allemands ont effectué, à la faveur de vifs bombardements, divers coups de main qui n’ont obtenu aucun résultat. Au cours d’un coup de main exécuté avec succès sur un poste ennemi au sud-est de Nieuport, les troupes belges ont tué un certain nombre d’Allemands et fait plusieurs prisonniers. Le détachement belge est rentré sans avoir subi de pertes.
Une attaque dirigée la nuit dernière contre un poste britannique, au nord-est d’Armentières, a été rejetée par les feux d’infanterie et de mitrailleuses de nos alliés.
Grande activité de l’artillerie allemande au nord-est d’Ypres.
En Macédoine, quelques escarmouches ont été signalées dans la vallée de la Strouma. Activité moyenne de l’artillerie dans la région du Vardar.
Sur le front roumain, activité modérée d’artillerie et actions de patrouilles dans divers secteurs. A Dealul-Palosu, à sept kilomètres de Brastursosa (Trotus), les Russes ont chassé à coups de fusil un groupe de soldats ennemis qui étaient sortis des tranchées pour fraterniser.
Sur le front italien, l’ennemi a, de nouveau, tenté l’attaque du front Gallio-mont Longara-Moletta-di-Gallio, sur le plateau d’Asiago. Après une lutte acharnée, au cours d’une contre-attaque définitive, l’ennemi a été repoussé en subissant des pertes élevées.
Des mouvements intenses austro-allemands, préludant à une nouvelle attaque, ont été battus avec efficacité.
A l’ouest d’Asiago, un détachement ennemi a été capturé. De la Brenta à la Piave inférieure, l’ennemi a occupé la zone que nos alliés avaient évacuée.
En amont de Saint-Dona di Piave, il a franchi le fleuve, mais n’a pu quitter la rive.
Les avions italiens mitraillent les troupes impériales en marche.
Mis en minorité à la Chambre, le cabinet Painlevé a démissionné.
La Chine proteste contre l’entente américano-japonaise qui la vise.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

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1162/8 octobre 1917

Le front près de Moorslede (Belgique)

Le 8 octobre 1917, il y a eu des combats violents pour conquérir la colline Droogenbroodhoek près de Moorslede. Les Allemands ont pu repousser les Britanniques mais les deux armées ont connu beaucoup de pertes.

Les semaines suivantes, le front était tout près de Moorslede. La commune et ses alentours ont été pilonnés complètement et à la suite du mauvais temps, le paysage était devenu un marais plein de trous d’obus.

Sur la photo, l’église et la place du marché du village de Moorslede complètement détruit en octobre 1917.

Le Canadien Marius Benoist, évadé de la conscription

Marius Benoist, c 1914

En octobre 1917, Marius Benoist a 21 ans. Pour éviter la conscription, il quitte le Manitoba dans le plus grand secret et, avec quelques amis, se cache dans les bois du Nord du Québec. Dans une lettre à sa mère, datée du 8 octobre 1917, Marius raconte son premier abri, un « shack de logs 8 x 10 couvert en toile avec un petit poële gros comme le poing »2  situé à une dizaine de milles au nord d’Amos. Cette première cabane n’est que temporaire, car, avec quatre amis, il en construit une de 20 x 20 pieds, à un quart de mille de la rivière Haricana, près du lac Obalski. Le premier hiver est très dur: « Quand à leur alimentation, à part un lièvre de temps en temps ou une soupe aux pois, l’ordinaire est réduit au pain et aux beans. Trois fois par jour! La vie est dure, très dure. »3

La suite sur http://shsb.mb.ca/en/node/3236

Parution de la revue Le Miroir

Journal du lundi 8 octobre à travers Le Miroir

Activité des deux artilleries dans la région de Braye-en-Laonnois et sur la rive droite de la Meuse, au nord du bois Le Chaume.
Dans les Vosges, nous avons réussi un coup de main dans la région de Sénones.
L’artillerie anglaise a montré de l’activité sur toute l’étendue du front de bataille. Les tirs de l’artillerie allemande ont été dirigés surtout contre les nouvelles positions de nos alliés le long de la crête à partir des bois de Broodseinde. Le chiffre des prisonniers capturés par les troupes britanniques s’est accru de 380.
Le temps, qui est demeuré variable et nuageux, a rendu difficiles les opérations aériennes. Le travail d’artillerie et de photographie a été néanmoins poursuivi avec succès. Les pilotes anglais ont bombardé les camps d’aviation de la région de Lille.
Sur le front de Macédoine, journée calme. Quelques patrouilles ennemies ont été repoussées à l’ouest du lac d’Okrida. Les aviateurs alliés ont bombardé les établissements ennemis au nord de Guevgueli et vers Kesna.
Les Russes ont repoussé de petites tentatives ennemies dans la direction de Riga. Les ennemis ont bombardé par avions Galotz, en Roumanie.
Les Italiens ont repoussé plusieurs attaques autrichiennes. Violente canonnade sur le plateau de Bainsizza.

 

1108/15 août 1917: A Loosles Canadiens perdent des milliers d’hommes

Football: La Coupe de France est enfant de la guerre, pupille de la nation

Paris est la capitale du monde ! Enfin c’est ce qu’espèrent encore les Français quand naît Charles Simon en 1882. Jeune homme, il est sportif à la Belle Époque, mais pas seulement : Charles Simon est de ceux qui organisent le football français.

Nous sommes à la grande période du patronage, quand se multiplient les associations qui ont pour vocation d’édifier la jeunesse ! L’une des principales apparaît sous un acronyme bizarre : la F.G.S.P.F., la Fédération, gymnastique et sportive, des patronages de France, fondée par le docteur Paul Michaux.

Charles Simon en fait partie, il en est même le secrétaire général sportif. En 1907, il fonde aussi le C.F.I., le Comité Français Interfédéral, un nom un peu barbare mais qui est à l’origine de la Fédération Française de Football.

Charles Simon est proche de tous ceux qui font le sport de la Belle Époque : Pierre de Coubertin, Henri Delaunay, Jules Rimet…

Baigné d’idéalisme, ils croient en un avenir de progrès, d’humanisme, notamment grâce au sport. Alors vous imaginez combien la déception est rude quand éclate la guerre, en 1914 !

Charles Simon, tué au combat

Pendant la Première Guerre mondiale, plus d’1,3 millions de militaires français meurent au combat. Une soixantaine d’entre eux s’appellent Charles Simon : un prénom à la mode pour un patronyme répandu, Charles Simon. Parmi ces 60 Charles Simon, il y a le nôtre, figure des associations sportives d’avant-guerre.

Sur sa fiche militaire apparaît une date : le 15 juin 1915, quand il meurt pour la France. Rien de précis sur ce qui lui est arrivé : il est tué, c’est tout. Le préposé qui remplit la fiche militaire note soigneusement ses noms et prénom, son matricule. Il précise que Charles Simon est simple soldat au 205e régiment d’infanterie. Quant au lieu de la mort, le préposé note : tué au Labyrinthe, avant de rayer d’un coup de plume : le Labyrinthe n’est pas un lieu, c’est le nom donné à l’enchevêtrement de tranchés et de souterrains construit par les Allemands !

En fait, Charles Simon est tué sur la commune d’Écurie, dans le Pas-de-Calais. Ce détail est-il considéré comme important quand ses amis apprennent la nouvelle ? Sans doute pas. Ce qu’ils retiennent, c’est que leur poteau est bel et bien mort !

source: https://www.franceinter.fr/emissions/la-chronique-de-xavier-mauduit/la-chronique-de-xavier-mauduit-26-fevrier-2017

Les Canadiens perdent un lourd tribut à la bataille de Loos

Quartiers généraux, en France, 16 – Les dernières dépêches officielles racontent comment fut effectuée et consolidée l’avance canadienne. C’est à quatre heures, hier matin, que le signal de l’attaque fut donné aux troupes canadiennes.
Une canonnade furieuse éclata d’abord, près des lignes, suivie d’un grondement encore plus terrifiant, produit par des pièces à longue portée, plus loin en arrière. Bientôt la lumière suivant chaque dénotation fut éclipsée par des flammes plus intenses : on projetait, sur les tranchées de première ligne de l’ennemi, de l’huile et du liquide en feu. Comme les flammes atteignaient les tranchées de l’ennemi, nos hommes sortaient des leurs. En six minutes, les tranchées de première ligne de l’ennemi étaient à nous.

Notre feu de barrage fut alors levé et des vagues successives se lancèrent à l’assaut des lignes suivantes de l’ennemi, laissant aux renfort qui les suivaient le soin de déloger les allemands de leurs abris et de conduire les prisonniers à l’arrière.
Les allemands combattirent bien, tant qu’ils furent protégés par leurs mitrailleuses ; mais en rase campagne, ils se constituèrent prisonniers très facilement.
Dès dix heures et demi , les prisonniers commençaient à affluer, dans la région de Saint Laurent, qui est, comme on sait, un village formant banlieue près de LENS.
Comme toujours, nous officiers se sont signalés à l’égal des homme. Un jeune lieutenant remarqua une mitrailleuse qui semblait nous causer beaucoup d’ennui. Il s’en approcha en rampant, avec des bombes. Peu à près, il revenait avec la mitrailleuse sur son épaule : il avait tué tous les servants.
Un autre officier remarqua que les tranchées de première ligne de l’ennemi, dans lesquelles nos hommes devaient s’abriter, pour résister aux contre-assauts, étaient presque oblitérées par le feu de l’artillerie. Il se hâta de les faire reconstruire et sa présence d’esprit sauva probablement la vie à un grand nombre de nos soldats, qui eussent autrement été victimes des mitrailleuses et des fusils des allemands.
Ceux-ci n’ont cédé qu’après avoir vu décimer les sept bataillons qu’ils nous opposèrent. Ils appelèrent ensuite des renforts, qui furent dispersés par le feu de notre artillerie.
Aucune contre attaque n’a encore réussie à déloger les canadiens de leurs nouvelles positions et ils conservent la côte 70 et tous leurs gains, à l’exception d’un petit élément de tranchée, que l’ennemi a pu reprendre.
Les artilleurs déclarent que la situation de l’ennemi est maintenant rendue impossible ; et que s’il ne peut nous déloger de la colline 70, il devra évacuer LENS, à brève échéance.
Les troupes qui firent l’attaque comprenaient des canadiens de toutes les parties du Dominion et des vétérans enrôlés dès 1914, aussi bien que des recrues dont s’étaient là le premier combat.
Nous avons donc conquis le terrain que nous n’avions pu conserver, en 1915, après l’avoir enlevé une première fois à l’ennemi. Et, cette fois, tout indique que nous allons le conserver et que les allemands devront reculer encore davantage et évacuer l’importante ville de LENS.
« LA PRESSE »
MONTREAL – 16/08/17
 Quelques chiffres
Du côté allemand :- 21 assauts sont lancés pour reprendre la côte 70 entre le 15 et le 18 août
– Dans la nuit du 16 au 17 août, les allemands lancent un nouveau gaz qui est le Gaz Moutarde
sur les batteries canadienne positionnées à LOOS.
– Pertes :
~ 20 000 hommes
~ 1120 hommes + 23 officiers prisonniers

Du côté canadien :
– Pertes :
~ 9 198 hommes (la 2ème brigade perds 50% de son effectif)
– Les canadiens lancent plus de 3 500 barils et 900 obus à gaz sur LENS
– Une mitrailleuse est installée tous les 30 mètres sur les positions nouvellement conquises et crachent ~ 250 000 coups chaque nuits

Source: http://1ere-guerremondiale.clicforum.com/t729-bataille-de-loos-15-aout-1917.htm

Lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_cote_70

Journal du mercredi 15 août 1917 à travers Le Miroir

Au cours de la journée, la lutte d’artillerie a pris par moments une grande violence en Belgique et sur les deux rives de la Meuse. Des coups de main ennemis sur nos petits postes à l’est de Cerny, du bois des Caurières et dans le secteur de Carspach, ont été aisément repoussés. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
L’aviation belge a exécuté des tirs de destruction heureux contre l’artillerie ennemie. Celle-ci a réagi sur certaines des tranchées de nos alliés et sur leurs voies de communication; elle a lancé des obus à gaz dans la région de Ramscapelle.
La région de Furnes a été bombardée. L’ennemi a attaqué la ligne britannique à l’est de Westhoeck. Prise sous le feu de l’artillerie lourde et de l’infanterie, son attaque a échoué. Nos alliés ont continué à consolider leurs positions sur la rive droite du Steensbeck, en faisant des prisonniers. Deux tentatives allemandes de coups de main ont échoué. L’une d’elles a été brisée par les troupes portugaises.
Les Russo-Roumains livrent une très grande bataille à l’armée de Mackensen. Elles résistent énergiquement et avec succès sur un front de 100 kilomètres. Il s’agit de la possession des hauteurs qui commandent directement la plaine Moldave, et par suite des communications entre cette plaine et la Russie.
La situation est devenue brusquement assez grave en Espagne, où des collisions sanglantes se sont produites.
Un contre-torpilleur anglais a coulé sur une mine.

 

1018/17 mai 1917

Parution de la Baïonnette

source: http://www.ebay.fr/itm/La-Baionnette-n-98-17-MAI-1917-Paul-IRIBE-/361353510315

Une message du général Nivelle

A la date du 17 mai 1917, un message du Général NIVELLE est reproduit dans le JMO du 409è RI :

Officiers, sous-officiers et soldats, vous venez encore dans de nouveaux combats, toujours plus rudes et plus glorieux, d’affirmer votre supériorité grandissante sur l’ennemi détesté.
Par les efforts combinés de nos fidèles alliés anglais et de nos troupes nous avons en moins d’un mois fait à l’ennemi plus de 50.000 prisonniers, pris 500 canons lourds ou de campagne, un très grand nombre de canons de tranchée, plus de 100 mitrailleuses.
Nous lui avons fait subir des pertes considérables. Les réserves formidables, plus de 50 divisions, qu’il avait accumulées sur notre front pour nous attaquer se sont fondues dans la grande bataille.
Soldats de France, vous tenez à la gorge l’ennemi qui avait tenté d’échapper à votre étreinte par la retraite. Vous ne le lâcherez plus.
Au nom de la France, fière de ses enfants, je vous remercie.

Au G.Q.G. le 9 mai 1917
Signé NIVELLE

source: http://409ri.canalblog.com/archives/2011/02/08/20330317.html

Conscription sélective au Canada

Le 17 mai 1917, le premier ministre Robert Borden annonce « la conscription sélective, c’est-à-dire graduelle. Les hommes seraient répartis en un certain nombre de classes, appelées au fur et à mesure des besoins6. » La nouvelle provoque des manifestations regroupant des milliers de personnes dans les rues de Montréal. Le projet de loi sur le service militaire (Military Service Bill) de 1917 n’en est pas moins adopté à la troisième lecture, le 24 juillet, avec une majorité de 58 voix.

source: http://www.journal.forces.gc.ca/vo7/no4/doc/richard-fra.pdf

17 mai 1917
Lettre de Maurice Drans à sa fiancée Georgette

Avant-hier soir, dans l’encre bleue de la nuit je parcourais sur la terre les signes de croix de l’au-delà…
C’était l’éparpillement macabre du cimetière sans couverture, sans croix, abandonné des hommes les gisements et par des cadavres innombrables, sans sépultures, le charnier à nu dans le grouillement des verts et dans les pluies d’obus qui continuaient.
Plus d’un millier de cadavres se tordaient là, déchiquetés charriés les uns sur les autres…
Je traînais de la nuit vers les lignes, mon fardeau de pièces sur le dos ; je défaillais ; dans ma bouche, dans mes narines ce goût, cette odeur : l’ennemi et le Français sympathisants dans le rictus suprême, dans l’accolade des nudités violées, confondus, mêlés, sur cette plaine de folie hantée, dans ce gouffre traversé de rafales vociférantes.
L’Allemand et le français pourrissant l’un dans l’autre, sans espoir d’être ensevelis jamais par des mains fraternelles ou pieuses. 
Aller les recueillir, c’est ajouter son cadavre dans cette fosse toujours béante, car insatiable est la guerre…
Chaque nuit, nous longeons cette géhenne pétrifiée où s’agitent les spectres, le cœur chaviré, nous bouchant le nez, les lèvres crispées.
Oh ma Georgette, je devrais te parler d’amour, et je te parle de ça !…
Mais le comble, c’est que nous mangeons au retour après minuit, le seul repas par vingt-quatre heures avec la bouche encore pleine des cadavres ; nous mangeons à l’aveuglette sans même un moignon de lumière. Ah ! Ca ne coule guère et c’est froid, figé, pas tentant

source: http://www.journal-essentiel.be/?Paroles-de-poilus

Journal du jeudi 17 mai 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont poursuivi leurs attaques sur la région au nord et au nord-ouest du moulin de Laffaux jusqu’à la voie ferrée de Soissons à Laon. Ma1gré l’importance des effectifs engagés par l’ennemi et la violence des assauts, nos troupes ont infligé un sanglant échec à l’adversaire. Sur quelques points où notre ligne avait momentanément fléchi, nous avons exécuté de brillantes contre-attaques, qui nous ont rendu tout le terrain perdu. Les Allemands ont subi des pertes élevées en essayant d’arrêter notre progression par de nouvelles tentatives qui ont été brisées par nos barrages et nos feux de mitrailleuses. Une centaine de prisonniers valides sont restés entre nos mains, ainsi que de nombreux blessés allemands, qui ont été dirigés sur nos ambulances.
Violente lutte d’artillerie sur tout le front d’attaque. Canonnade dans le secteur de Craonne.
Trois appareils allemands ont été abattus par nos pilotes.
Sur le front de Macédoine, progrès des Anglais et des Serbes. Les Bulgares ont subi de lourdes pertes.
Le cabinet russe s’est reconstitué par l’introduction d’un certain nombre de délégués du comité de Tauride. M. Milioukof a abandonné le ministère des Affaires étrangères.
Les Italiens ont remporté des succès signalés sur l’Isonzo. Ils ont déjà fait 3375 prisonniers, dont 98 officiers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

999/28 avril 1917: modalités d’entrée en guerre des Etats-Unis

La bataille d’Arleux (Nord)

PHOTO:prisonniers allemands évacuant un blessé canadien pendanr la bataille d’Arleux

Le mot « Arleux » est une inscription au drapeau pour fait d’armes accordée aux unités canadiennes qui participèrent à la prise de cette ville en avril 1917, lors des batailles du front ouest, pendant la première guerre mondiale.

Alors que les  Canadiens avaient connu un succès certain dans la prise de la crête de Vimy, les formations britanniques avaient plutôt pataugé alors que la bataille d’Arras faisait rage. Une des positions qui causa le plus de difficultés aux Britanniques fut la boucle d’Arleux, dans le village d’Arleux-en-Gohelle, qui se trouvait au bout d’un petit saillant pointant  dans la ligne Hindenburg à Quéant (à quinze kms au sud-est d’Arras).

Le matin du 28 avril, le général  britannique Douglas Haig lança une offensive préliminaire en vue d’éliminer la boucle d’Arleux, et réduire dans la foulée les deux enclaves formées le 23 avril par des avancées au nord et au sud de la Scarpe. Trois divisions de la Troisième Armée  lancèrent l’assaut sur la rivière. La 2ème division britannique ( Première Armée) attaqua Oppy, de l’autre coté et sur sa gauche, la 1ère division  canadienne prit d’assaut la boucle d’Arleux. Les 4 kms de front étaient tenus (de l’autre coté) par 4 divisions allemandes, dont la 111ème division d’infanterie faisant face aux Canadiens.

Etat des lieux: L’assaut canadien sur la boucle d’Arleux fut, selon les mots de l’Historique Officiel Britannique, le seul résultat tangible de toute l’opération. La seconde brigade, avec l’appui de la 1ère brigade et avec un bataillon de la 2ème division canadienne sous son commandement, envoya des patrouilles dès le 27 avril, trouvant des lignes de barbelés intactes et un nombre inhabituellement élevé de mitrailleuses apostées, avec une  ligne de renfort ( ennemie ) en construction derrière la boucle.
Défendant la boucle d’Arleux, il y avait le 73ème régiment de Fusiliers de la 111ème division.
Les récentes opérations avaient mis en évidence une tactique allemande, consistant à mener une contre-attaque vigoureuse très peu de temps après l’arrivée des troupes d’assaut (alliées) sur l’objectif. Des barrages d’artillerie furent alors réglés pour coïncider avec ces contre-attaques, et la 1ère brigade d’infanterie canadienne, qui était en réserve,  reçut l’ordre de reconnaître les moyens d’approche couverts pour les  renforts. Des patrouilles spéciales du 16éme escadron du Royal Flying Corps furent envoyées pour repérer des signes de mouvements de l’ennemi.
Le 28 avril, à 4h25 du matin, trois bataillons montèrent à l’assaut sur un front de trois kms. Le 8ème bataillon à droite, le 10ème au centre et le 5ème sur la gauche…

La suite sur http://artois1418.skyrock.com/3144839784-BATAILLE-D-ARLEUX-28-ET-29-AVRIL-1917-traduction-jean-marie.html

Modalités d’entrée en guerre des Etats-Unis

Dans un premier temps les Français comme les Britanniques, qui ont également envoyé une mission aux États-Unis en 1917, souhaitent l’amalgame des volontaires américains à leurs troupes respectives. Joffre propose aux Américains la solution qu’ils attendaient, la formation de grandes unités américaines indépendantes. Le 14 mai il signe un accord avec le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Newton D. Baker (1871-1937), qui prévoit :

1 – l’envoi, dès le 1er juin 1917, d’un corps expéditionnaire constitué par la 1re division chargée de représenter au plus tôt le drapeau américain sur le front français ;

2- l’organisation d’une armée instruite aux États-Unis puis dans les camps de la zone des armées françaises ;

3- l’aide de la France à la formation d’officiers de troupe et d’état-major américains ;

4- la fourniture par les États-Unis d’une participation aux services généraux de l’arrière, destinée à l’entretien des forces américaines, sous forme de spécialistes : conducteurs, chemins de fer, pionniers, parcs d’artillerie, télégraphistes, etc.

Le 15 mai 1917 la mission française repart pour la France.

Pour en savoir plus : La mission du maréchal Joffre aux États-Unis (avril-mai 1917) par Pierre Lesouef : http://www.institut-strategie.fr/ihcc_eu1gm_Lesouef.html

Les habitants d’Hénin évacués

source: https://books.google.fr/books?id=PTKCAwAAQBAJ&pg=PP101&lpg=PP101&dq=28+avril+1917&source=bl&ots=IjnuVNd_-p&sig=gEqFMDLYTfs_EQzn7dntPXEq1VA&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjZ0drhpeLSAhUC1BoKHXZSACA4FBDoAQgdMAE#v=onepage&q=28%20avril%201917&f=false

(Aviation) L’avion du Le lieutenant Harry Mason abattu

« Nos âmes sont immortelles et si mon corps devait trouver la mort là-bas, mon amie, s’il te plaît n’oublie pas que mon âme toujours vivante t’accompagnera, et que je souhaite et prie que tu trouves le bonheur… Tu peux te réjouir de savoir que je n’étais pas apeuré et que, jusqu’à la toute fin, je n’ai aimé que toi. »

Le lieutenant Harry Mason est mort au combat le 28 avril 1917. Son avion a été abattu dans le ciel d’Arras, en France. Son pilote et lui ont été tués sur le coup. –

http://www.archives.gov.on.ca/fr/explore/online/ww1/end-of-harrys-war.aspx#sthash.6iPAuC8j.dpuf

Journal du samedi 28 avril à travers Le Miroir

Activité marquée des deux artilleries dans la région au nord-ouest de Reims et en Champagne.
Aucune action d’infanterie.
Au cours de la journée du 26, 3 avions allemands ont été abattus par nos pilotes, 6 autres appareils ennemis sérieusement endommagés, ont été contraints d’atterir ou sont tombés dans leurs lignes. Dans la nuit du 26 au 27 avril, un de nos groupes de bombardement a lancé de nombreux projectiles sur les gares et bivouacs dans la région de Ribemont-Crecy-sur-Serre (Aisne).
Sur le front britannique, l’ennemi a tenté sans succès une petite attaque dans les environs de Fayet, au nord-ouest de Saint-Quentin. Après un combat acharné, ses troupes ont été rejetées avec des pertes. L’ennemi a laissé un certain nombre de prisonniers entre les mains de nos alliés. Les soldats britanniques se sont emparés des carrières qui se trouvent aux lisières est d’Hargicourt, où l’ennemi a abandonné des fusils et du matèriel d’équipement.
Une attaque de destroyers allemands a été mise en échec devant Ramsgate.

Le journal de Jean Bousquet (en Meurthe et Moselle)

Bois du Raon 28 avril 1917 – Le déjeuner des mitrailleurs sous bois.

 

Nous occupons tour à tour les secteurs de Mazerulles et des environs durant fin avril et la première partie du mois de Mai.

Les sous-bois sont des plus jolis, les cabanes faites par les poilus les annéesprécédentes ne servent plus mais avec la brume du matin sont à photographier pour en garder le souvenir. Dans ce bois il n’est pas rare de rencontrer par place des tombes de français ou de boche, il y amême des tranchées faites hâtivement en 1914 qui servent de tombes à des groupes de soldats tués  lors de la bataille de septembre. du côté de notre butte de tir où nous allons faire nos exercices à la mitrailleuse, il y avait des tombes de boches. d’un autre côté près d’une guitoune il y avait une tombe de trois bavarois avec un petit entourage bien précaire. Il est certain que tout cela n’existe plus maintenant.

La compagnie de mitrailleuse partait des journées entières au moins, au bois du Raon où du reste, les restes du bataillon allait pour faire des corvées de toutes sortes, peut-être même aussi faire des coupes de bois. Les poilus déjeunaient sur place. Le 28 avril je prends une photo des mitrailleuse à l’heure du repas.

Nous quittons ce secteur pour cantonner quelques heures à Serres où les cuisines roulantes nous servent un repas chaud et de là nous filons sur l’Est pour aller prendre les lignes dans le secteur de Bathelemont.

La suite sur http://laguerredejean2.canalblog.com/

Le parcours de chars français

28 avril 1917
6 heures, embarquement à Mourmelon le Petit à l’Arsenal.

29 avril 1917
A 4 heures, arrivée et débarquement du Groupe en gare de Soissons. Le Groupe se rend à Crouy par la route et y cantonne.

30 avril 1917
Ce jour et les jours suivants, les officiers du groupe font des reconnaissances dans le secteur Moulin de Laffaux.
Le Groupement est chargé d’appuyer l’attaque de la 158e D.I., de la D.I. provisoire Brécard composée des 4e, 9e et 11eCuirassiers à pied et de la droite du 1er C.A.C. opérant une attaque à objectif limité sur le saillant de Laffaux. Le 32eGroupe St Chamond opère avec la 156e D.I. à droite. Le 1er Groupe Schneider avec la D.I. provisoire Brécard à gauche. Le 10e Groupe doit rester en réserve à Crouy.
Quelques appareils St Chamond n’ayant pu rejoindre leurs postes de départ, une batterie est prélevée sur le 10e Groupe, la 4e batterie commandée par le Sous-lieutenant de la Chapelle.

4 mai 1917
A 3 heures, la batterie de la Chapelle quitte le cantonnement pour se rendre au poste de départ aux Golets 301.191 du P.D. Wailly.
Arrivée au poste de départ à 20h30.

5 mai 1917
A 12h30, la batterie ayant reçu l’ordre d’attaquer et de neutraliser la tranchée de la Rade pour y amener l’infanterie du 329e R.I., se porte en avant. La tranchée est atteinte par certains des chars, mais ils se replient l’infanterie n’ayant pas suivi. Trois chars reviennent au poste d’attente, le 4e, celui du Sous-lieutenant de Masin reste en panne dans un trou d’obus à quelques mètres au Sud de la tranchée de la Rade.
Le Maréchal des Logis Armand de Pracontal, blessé dans le char pendant l’action, meurt pendant qu’on cherche à le transporter au poste de secours, tué par un éclat d’obus.
Le 2e canonnier François Errard est blessé grièvement à la cuisse. Le Sous-lieutenant de Masin reste avec ses hommes et ses blessés auprès du char. A la nuit il fait partir les hommes valides et rentre lui-même la nuit rapportant le corps de Pracontal et le canonnier Errard blessé (qui décèdera à l’hôpital).
Le Sous-lieutenant Drouin, chef de char, est blessé de deux balles au cours de l’action. Le Maréchal des Logis Roger Fontaine est également blessé par projections de métal, de même que les canonniers Marc Battini, Julien Manentaz et Francis Burtin. Le canonnier Narcisse Leduc est blessé à la main par une balle.
Les trois chars de la batterie engagée rentrent à Crouy à trois heures. Le Lieutenant de Masin et le Maréchal des Logis Gerber qui avaient procédé à l’inhumation du Maréchal des Logis de Pracontal rentrent à 9 heures.
Le Sous-lieutenant Drouin amputé du bras gauche reçoit la Légion d’Honneur. Le Maréchal des Logis de Pracontal reçoit la Médaille Militaire de même que le canonnier Errard.

9 mai 1917
Le Groupe quitte Crouy par la route et se rend à Soissons (nouvelles casernes). Il y séjourne jusqu’au 12 mai.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2397-1917-18-as10-jmo

 

897/Journal du 16 janvier 1917

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du mardi 16 janvier 1917 à travers Le Miroir

Bombardements réciproques sur les deux rives de la Somme, sur la rive droite de la Meuse et en Lorraine.
A la suite d’un bombardement effectué par eux entre Aisne et Argonne, les Allemands ont attaqué nos postes avancés; ils ont été rejetés après un vif combat à la grenade.
De notre côté, nous avons réussi plusieurs coups de main sur les lignes ennemies, pris du matériel et fait des prisonniers.
En Macédoine, le mauvais temps a provoqué des inondations. De violentes tempêtes de neige sont signalées dans la région du lac Presba. L’ennemi a manifesté de l’activité sur le front tenu par les Italiens: il a été repoussé. Violent bombardement sur le Vardar et dans la région de Rapès, dominé par une riposte violente de notre artillerie. Quelques engagements au sud du lac d’Okrida, en particulier à Voliterna, où un de nos détachements indo-chinois a été engagé. Un autre détachement a progressé près de Sveti.
Dans le Trentin, canonnade entre Adige et Astico. Canonnade également sur le front de Giulie.
Les Roumains ont refoulé l’ennemi au sud de Monastirka. Ils ont reculé près de Vadeni (10 kilomètres au sud-ouest de Galatz). L’ennemi a été arrêté près de Tchilouslea, à 12 kilomètres au nord-est de Focsani.
Un sous-marin allemand a été coulé sur la côte espagnole.

(Aviation) Obsèques de l’aviateur Bédora

Obsèques de l’aviateur Bédora [16 janvier 1917] : [photographie de presse] / [Agence Rol] Source: bnf-gallica
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Une carte postale écrite ce 16 janvier 1917 à Grauves (Marne)

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 Création du centre d’aviation de Brest-Cabaret

(Aviation) création du centre d’aviation maritime de Brest-Cabaret
Si le centre est officiellement crée le 16 janvier 1917, quelques jours avant, alors que les installations sont en cours de montage, a lieu la première attaque de U-Boot. Le 5 janvier 1917, le Donnet Dennaut du quartier-maître Malgorn bombarde un U-Boot, suivi de celui piloté par le LV Pouyer en personne. Ce dernier va organiser son centre en envoyant des appareils par section de deux en patrouille sur les côtes où ils peuvent se ravitailler grâce à un réseau de postes de relâche. Ils doivent attaquer tout sous-marin aperçu et prévenir sans délai par TSF le centre de Camaret où une patrouille d’alerte décolle immédiatement en renfort sur les lieux – patrouille à laquelle se joint très souvent Pouyer sur son appareil personnel.

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/CAM_Brest.htm

Première parution du Canadian daily record

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Le 16 janvier 1917 paraissait la première publication du
Canadian Daily Record, avec en couverture une photographie
de trois soldats non identifiés. La légende qui l’accompagnait
se lisait ainsi : « A Trio of Happy Canadian soldiers—torn and
warworn [sic] and bespattered with the mud of the trenches,
but brisk and jovial as ever » (fig. 1). Ce journal gratuit était
publié par le Bureau d’état civil de guerre canadien afin de le
disséminer aux unités du Corps expéditionnaire canadien. Il
contenait des informations sur des questions d’actualité prove
nant de journaux canadiens ainsi que de nombreuses images
de soldats canadiens réalisées par des photographes officiels au
front.

LE DESSIN DU JOUR

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859/journal du 9 décembre 1916

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du samedi 9 décembre 1916 à travers Le Miroir

Sur la rive gauche de la Meuse, nous avons rejeté l’ennemi d’une partie des éléments de tranchées qu’il avait occupés le 6 sur les pentes est de la cote 304.
Sur le front de la Somme, assez grande activité d’artillerie dans le secteur de Bouchavesnes et devant Biaches.
En forêt d’Apremont, l’ennemi avait pris pied dans quelques éléments de tranchées. Une vive contre-attaque de nos troupes l’en a immédiatement rejeté.
Sur le front russe (Goloubitsa-Poniski), les Allemands ont lancé des mines. Duel d’artillerie dans la région de Djikolang.
Dans les Carpathes boisées, les troupes russes ont attaqué une hauteur au sud-est de Javonika.
En Valachie, les attaques ennemies ont été brisées sur l’Oltus, mais dans la région de Bucarest, Roumains et Russes continuent de reculer.
Rencontres de détachement autrichiens et italiens dans la région du Trentin. Action intense d’artillerie sur le Carso.
Sur le front britannique, l’ennemi a bombardé le secteur au sud de l’Ancre ainsi que ceux de Gueudecourt et de Ransart. L’artillerie anglaise a riposté. Les mortiers de tranchées de nos alliés ont montré de l’activité près d’Armentières.
Echec bulgare à Gronista, en Macédoine.
M. Lloyd George a formé le cabinet anglais.
Le cuirassé Suffren a disparu entre Gibraltar et Lorient.

 

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre1916.html

Journal du sous-lieutenant canadien Bernard James Glynn

glynnsLe samedi 9 décembre 1916 – Levé à 6 h 45 et je suis allé à la messe, mais j’ai dû revenir à la maison à cause de mon mal de tête. En avant-midi, cours d’observation aérienne et de photographie. Le cours magistral sur les magnétos était ennuyant. En après-midi, cinéma avec John Fry. Pas reçu de courrier. Je suis allé au théâtre avec deux jeunes filles et N. Keith. J’ai oublié leurs noms. J’ai un rendez-vous demain soir. Je me suis retiré à 23 h 30.

Le dimanche 10 décembre 1916 – Levé à 7 h 20, messe et communion à 8 h. J’y ai vu Leo Ward. Je suis sorti avec John Fry et nous avons pris quelques photos. Je suis allé à l’hôpital pour voir Russ Moore et « Jap » Hyde Pearson. J’ai rencontré Mlle Pearl, actrice à Londres, l’amie de Russ. Pas reçu de courrier. J’ai annulé mon rendez-vous. J’ai écrit à maman et à papa et j’ai envoyé des documents à la maison. J’ai écrit à M. Moore et à Mary. Je vais bientôt me retirer.

Le lundi 11 décembre 1916 – Levé à 6 h 15, messe et communion. Étudié très sérieusement le moteur Rino en avant-midi. Été sélectionné pour aller à Reading pour essayer de réussir l’examen au cours M. Quitté Oxford à 16 h 15. On m’a installé à l’hôtel Willison à Reading. J’ai beaucoup étudié, je ne sais pas ce qu’on va me remettre demain.

Le mardi 12 décembre 1916 – Levé à 7 h. Examen sur la réception de buzzing et de moteurs rotatifs, spécialisation Mons. En après-midi, examen sur les moteurs stationnaires, spécialisation Rino. Je pense que je les ai réussis. J’ai beaucoup étudié pour mon examen de demain.

Le mercredi 13 décembre 1916 – Levé à 7 h. Examen en avant-midi sur l’haubanage général puis sur les bombes, l’observation aérienne, l’astrologie, la météorologie, les instruments, le vol-voyage de navigation et autres en après-midi. Je crois que les ai réussis. Je suis allé voir un spectacle avec Mack Fielding et un autre Canadien de Toronto. Je me suis retiré à 23 h 30.

Le jeudi 14 décembre 1916 – Levé à 8 h et déjeuné. À 9 h, on m’a envoyé passer l’examen sur l’envoi de buzzing. Je crois que je l’ai réussi. Je me suis promené avec le commandant, le capitaine Fortain. Pris le train à 14 h 20 pour Oxford. Appris à 22 h que j’ai passé tous mes examens! Hourra! Je suis vraiment content. Environ huit à dix lettres m’attendaient, aucune de Mary. J’ai reçu la nouvelle du décès d’Ed Henning, qu’il repose en paix.

Le vendredi 15 décembre 1916 – Levé à 7 h 45. Je me suis présenté à la revue devant le hangar d’haubanage. Je suis ensuite revenu à mes quartiers. Vu un film en après-midi et J’avais mal à la tête. Pas reçu de courrier.

La suite sur http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/glynn/dec1916

LE DESSIN DU JOUR

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