Archives du mot-clé canada

1316/11 mars 1918: (suite)  souvenir du bombardement de Paris par Gotha

Journal de guerre de 1918 du soldat Charles Robert Bottomley

11 mars 1918 — Ai commencé dans le quart du service de jour. Ai travaillé dans le secteur de l’unité. Suis allé à Hanichon à cheval prendre un bain dans la matinée. Ai reçu un assortiment flambant neuf de sous-vêtements dans le secteur de l’unité. Suis sorti en soirée.

12 mars 1918 — Suis parti en matinée avec la batterie faire des manoeuvres à cheval. La chevauchée a été assez dure. Ai vu un bombardier allemand qui avait été descendu. Ai nettoyé les avant-trains en après-midi. Suis sorti en soirée.

13 mars 1918 — Rassemblement des conscrits en matinée. Suis resté dans le secteur de l’unité le matin. L’après-midi, ai été vacciné contre la typhoïde. Me suis promené en ville en soirée et ai mangé des oeufs au dîner.

14 mars 1918 — Suis resté couché toute la journée; me sentais plutôt mal à cause du vaccin. Suis sorti en soirée.

15 mars 1918 — Ai passé la journée à nettoyer les avant-trains en vue de l’inspection. Ne suis pas sorti en soirée.

16 mars 1918 — Le général Thacker nous a inspectés. La section de droite a obtenu la palme. Samedi après-midi de congé. Suis sorti en soirée. Des hommes de la 6e Batterie ont volé un harnais, mais ils l’ont rendu pendant la journée.

source: http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/march1918

(suite)  Souvenir du bombardement de Paris par Gotha, 11 mars 1918

Je vous présente cette petite acquisition récente sur un thème qui m’est cher, celui des bombardements de Paris durant le Grande Guerre. Il s’agit ici d’une patte d’épaule d’un aviateur abattu au retour du raid effectué durant la nuit du 11 au 12 mars. Le bombardement fut particulièrement meurtrier, causant sur l’ensemble de l’agglomération parisienne la mort de 103 personnes et en blessant 101 (1). Quatre appareils allemands (3 Gothas et un biplan « ordinaire ») furent perdus à cette occasion :
Le premier Gotha tomba à Essommes-sur-Marne, équipage carbonisé à l’exception d’un officier, le capitaine Schoebler, qui fut recueilli grièvement brûlé et qui mourut quelques heures après.
Le second fut retrouvé partiellement carbonisé à Etrepilly, l’équipage composé d’un aspirant et de trois sous-officiers fut capturé par un barrage de gendarmerie sur la route de Soissons. Il s’avéra que l’engin avait eu ses moteurs atteints par des éclats de DCA.
Le troisième appareil tomba près de Mareuil-sur-Ourcq. Son équipage était composé de trois sous-officiers, dont un blessé, qui furent capturé.
Le dernier engin s’est abattu vers Soisson, dans les lignes allemandes.
En résumé, cette patte pourvue d’une étiquette indiquant  » 11 mars 1918 raid sur Paris, patte d’épaule d’un officier fait prisonnier au retour  » appartenait manifestement à l’un des sous-officiers des appareils tombés à Mareuil ou à Etrepilly…

(1) dont 70 morts et 31 blessés de manière indirecte, causée par un mouvement de foule dans la station de métro Bolivar, dans le 19e arrondissement.

source: http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t77525-souvenir-du-bombardement-de-paris-par-gotha-11-mars-1918

Parution d’Excelsior

Journal du lundi 11 mars 1918

Nous avons repoussé des coups de main au sud de Bétheny, sur la rive gauche de la Meuse et dans les Vosges. L’ennemi a subi des pertes et laissé des prisonniers entre nos mains.
Nos détachements, pénétrant dans les lignes allemandes, à l’est d’Auberive et dans la région de Badonviller, ont opéré de nombreuses destructions et fait des prisonniers.
Deux avions allemands ont été abattus par nos pilotes et dix autres, gravement endommagés, sont tombés dans leurs lignes.
Notre aviation de bombardement a effectué plusieurs sorties: 14000 tonnes de projectiles ont été lancés sur les gares, cantonnements et terrains d’aviation de la zone ennemie. Plusieurs incendies ont été constatés.
Les Anglais ont exécuté avec succès des coups de main au nord-ouest de Saint-Quentin et au sud-est de Cambrai. L’ennemi a eu un certain nombre de tués et a laissé des prisonniers.
Activité de l’artillerie allemande dans le secteur d’Armentières, à l’est de Wytschaete et sur la route de Menin.
En Macédoine, dans la vallée de la Cerna, les troupes britanniques ont exécuté avec succès plusieurs coups de main dans les lignes bulgares.
Dans la boucle de la Cerna, après une violente préparation d’artillerie, un détachement ennemi a tenté une attaque sur nos positions au nord d’Orchovo. Il a été repoussé.

 

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1307/2 mars 2018: le 63 ème RI dans le secteur de Reims

Le 63 ème RI dans le secteur de Reims

reims

Le sous-secteur sud ou sous-secteur de Cernay s’étend des abords de la route de Reims à
Cernay, jusqu’à la hauteur du pont de la Housse, en avant de la voie ferrée de Reims à Châlons.
Il est dominé par la butte Pommery, réduit de la défense de Reims, où loge le colonel avec la C. H.R. et un bataillon en réserve, dans des caves profondes. Le régiment défend, face à Berru, la périphérie est de Reims, sur un front qui dépasse 3 kilomètres, quand le secteur réorganisé est prolongé au nord jusqu’au delà de la route de Reims à Vitry. Le régiment se met tout de suite à l’œuvre pour renforcer cette organisation défensive, déjà puissante.
Le secteur est souvent orageux. Il est particulièrement exposé aux gaz. Les Allemands s’acharnent sur Reims et ses abords, fouillent les batteries, essayent de détruire les issues des caves, tirent surles concentrations de troupe ; bientôt, dans une rage de destruction, ils incendieront la ville, quartier par quartier.
Dans la nuit du 1 er mars, les Allemands bombardent la butte Pommery et les alentours par obus spéciaux. C’est le plus fort arrosage à l’ypérite que l’on ait connu. Il dure trois heures et recommence
vers 3 heures de l’après-midi. Les Allemands attaquent à notre droite et à notre gauche, et sont rejetés par nos voisins dans leurs lignes. Grâce aux précautions prises et à la désinfection du terrain, nos pertes sont faibles.
Quelques jours après, notre artillerie lourde démolit des emplacements présumés de projecteurs à gaz. Les alertes sont fréquentes. Dans la nuit du 19 au 20 mars, des milliers d’obus à l’arsine s’abattent sur le secteur.
Le 29 mars, commence pour nos troupes en ligne une longue période d’alerte et d’agitation. A 9 heures du soir, bombardement des tranchées de Sedan et de Mézières et coup de main ennemi repoussé par la 7ecompagnie.
Le même soir, arrive notre nouveau chef, le lieutenant-colonel NAUGÈS, qui remplace le
lieutenant-colonel BESSET.

http://tableaudhonneur.free.fr/63eRI.pdf

Lire surtout le dossier réalisé par  http://www.faurillon.com/reims.html

 

Mars sur le front des Vosges

2 mars 1918

Les Allemands profitent d’un épais brouillard pour accentuer leurs efforts concernant les travaux d’aménagement de leurs tranchées.

Il y a une grande activité réciproque des deux artilleries sur tout le front de la 43e D.I..

Vers 12 h 00, les canons français ripostent violemment en tirant sur les batteries et minen qui bombardent la région du Violu. Ceux-ci concentrent leurs tirs sur les points sensibles de l’ennemi qui ont été repérés.

Des mouvements de relèves intérieures se déroulent dans le C.R. la Cude.

Un homme est blessé au 149e R.I..

3 mars 1918

Les tirs d’artillerie allemands et français sont encore plus violents que les jours précédents. Le secteur du Violu, occupé par le 3e bataillon du 149e R.I., subit des tirs puissants de concentration. Ils sont accompagnés de tirs d’interdiction sur les arrières immédiats des points visés.

Les patrouilles de surveillance et de vérification des réseaux parviennent tout de même à faire leur travail dans ce secteur. Pour les hommes qui sont de corvée, il n’y a pas le choix, il faut remettre à neuf les tranchées et les boyaux qui ont été éboulés par les obus ennemis.

Un homme est blessé au 149e R.I..

4 mars 1918

Une alerte aux gaz est donnée dans les lignes ennemies vers 3 h 00. Les klaxons sont entendus pendant un bon quart d’heure.

L’artillerie française vient de donner une réponse identique aux Allemands qui leur ont envoyé des obus toxiques.

Dans la matinée, les artilleurs français effectuent un tir de barrage en utilisant des obus de 75 et de 95 dans le secteur allemand du C.R. Violu.

La pluie et la neige sont au rendez-vous. La visibilité reste particulièrement mauvaise jusqu’à 15 h 00. Ce qui rend l’artillerie moins virulente. Quelques tirs de concentration de la part de l’artillerie allemande ont tout de même lieu dans le secteur du Violu.

http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2015/07/31/32426296.html

Journal du samedi 2 mars 1918

La lutte d’artillerie a pris un caractère d’assez grande intensité dans la région au nord et au nord-ouest de Reims, ainsi qu’en Champagne, principalement dans la région des Monts, vers Tahure et de part et d’autre de la Suippe.
Au sud-ouest de la Butte du Mesnil, les Allemands, qui avaient pris des tranchées avancées et qui en avaient été ensuite chassés, sont revenus à l’assaut. Après plusieurs tentatives infructueuses, qui leur ont valu de lourdes pertes, ils sont parvenus à prendre pied dans une partie des positions que nous avions conquises le 13 février.
Sur la rive droite de la Meuse et en Woëvre, l’ennemi a bombardé violemment nos premières lignes sur le front Beaumont-bois Le Chaume, ainsi que dans la région de Seichepray, où un fort coup de main a été repoussé.
Sur deux des points qu’ils ont attaqués, les Allemands se sont heurtés à des éléments d’infanterie américaine. Nos alliés ont partout maintenu leur ligne intacte.
Sur le front britannique, activité de l’artillerie ennemie entre Ribécourt et la Scarpe.
Les aviateurs anglais ont bombardé un important champ d’aviation entre tournai et Mons.
Sur le front italien, canonnade et combats d’artillerie. Des patrouilles ont enlevé un important matériel sur le plateau d’Asiago. Un avion autrichien a été abattu.

Parution du Rire rouge

le rire

Journal de guerre de 1918 du soldat Charles Robert Bottomley

source2 mars 1918 — Pris le train de 10 h pour Manchester. Ai dîné en ville avec maman. Pris le train de 14 h pour Londres. Arrivé à Londres vers 19 h 30. N’ai pas quitté le Maple Leaf Club de la nuit. Ai pris le thé au Y.M.C.A. près de la gare Victoria. Ai envoyé mon ancien journal à la maison.

3 mars 1918 — Parti de la gare Victoria vers 6 h à destination de Folkstone. Arrivé à Folkstone vers 9 h. Suis resté au camp de repos jusqu’à 15 h 30 et ai ensuite marché jusqu’au dock et suis monté à bord du «Onward». Arrivé à Boulange vers 18 h 30. Suis resté au camp de repos sur la colline jusqu’au matin.

4 mars 1918 — Parti du camp de repos vers 6 h et ai pris le train. Arrivé à Béthune vers 16 h. Ai marché jusqu’à Neun Le Mines, une distance de 5 kilomètres, au secteur des chevaux. Ai obtenu un très bon logement avec le caporal J. Thackberry, Devon Mason et Boyce. Ai mangé des frites et des oeufs et suis rentré à notre logement, dans un lavoir équipé de couchettes et d’un petit poêle pour 2 francs la semaine.

5 mars 1918 — Ai travaillé dans le secteur des chevaux à nettoyer le chariot et les avant-trains. Ne suis pas sorti de la nuit. Le matin, suis allé à pied à Sains-en-Gohelle chercher un nouveau masque à gaz. Ai vu là-bas quelques Américains.

6 mars 1918 — Ai travaillé dans le secteur des chevaux à nettoyer les avant-trains. Après-midi de congé; suis allé à pied en ville, ai pris un petit dîner et suis rentré.

7 mars 1918 — Occupé à entretenir les avant-trains et le secteur des chevaux. Suis allé à un concert en soirée.

8 mars 1918 — Ai travaillé dans le secteur de l’unité et ai nettoyé les avant-trains. Il a fait très beau. Suis sorti en soirée.

9 mars 1918 — Me suis occupé des avant-trains en matinée, suis allé en ville en après-midi. Affecté au piquet en soirée jusqu’à 22 h et me suis alors couché.

10 mars 1918 — Dimanche. N’ai rien fait de la matinée. Après midi, suis allé sur la place écouter la fanfare. Le soir, suis allé à l’office. Le chanoine Scott a fait un sermon et il y a eu un concert après l’office. Ai entendu des membres de la fanfare chanter le «Glee» et «Comrade in Arms». Suis allé à mon cantonnement, ai mangé et me suis couché.

11 mars 1918 — Ai commencé dans le quart du service de jour. Ai travaillé dans le secteur de l’unité. Suis allé à Hanichon à cheval prendre un bain dans la matinée. Ai reçu un assortiment flambant neuf de sous-vêtements dans le secteur de l’unité. Suis sorti en soirée.

La suite sur https://www.google.fr/search?q=embleme+canada&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjjuvOe7vDYAhUQI-wKHTCFCMAQ_AUICigB&biw=1366&bih=588

1296/19 février 1918: les Américains en Bretagne: source de profits ou de désordres

Victoire aérienne  du Sergent Frank Leaman Baylies

aviateurLe 19 février 1918 Baylies abattait un biplace qui inaugurait une série de 12 victoires dont la plupart furent remportées dans le ciel du Santerre. Le 11 avril il descendit un biplace à Mesnil-Saint-Georges et le lendemain mit en flammes un avion d’observation au sud de Moreuil. Le mois de mai fut particulièrement riche de succès : le 2 un Rumpler C à Assainvillers constituait sa 6e victoire alors qu’il revenait de patrouille avec Bozon-Verduraz et le 3 accompagné du Mdl Dubonnet c’était un biplace qui s’écrasait près de Montdidier (Leutnant Willi Karbe et Erich Meuche Fl Abt. 245). Poursuivant sur sa lancée il abattait un Halberstadt C le 9 dans le secteur Braches-Gratibus et récidivait le 10 avec un biplace à Montdidier. La fin mai fut l’apothéose avec le 28 un avion d’observation à Courtemanches, une 11e victoire à Etelfay le 29 et la 12e et dernière le 31 à Montdidier. A ce tableau de chasse impressionnant s’ajoutent 5 victoires probables.

« Sa tactique était simple » écrivait un camarade « extrêmement simple. Quand il apercevait un ennemi il fonçait et peu importe le nombre des ennemis où la distance qui le séparait de nos lignes ».

source: http://santerre1418.chez.com/illu/leamanbaylies09g.jpg

Réorganisation de la gendarmerie

Le lieutenant-colonel Plique est en effet le premier témoin du regain d’intérêt manifesté à l’égard de la gendarmerie par le nouveau ministre de la Guerre et président du Conseil, Georges Clemenceau. Ce dernier s’étonne de constater que « la gendarmerie n’est actuellement représentée à mon administration centrale que par un bureau civil et une section technique réduite à deux officiers de l’arme. Cependant, de graves questions se posent qui intéressent l’existence même de la gendarmerie : amélioration de la situation matérielle et morale des gendarmes en vue de faciliter leur recrutement, recrutement des officiers, organisation plus rationnelle de l’emploi de l’arme, et, d’une manière générale, refonte des règlements pour une meilleure adaptation aux besoins de l’après-guerre ». C’est pourquoi est décidée, le 19 février 1918, la nomination de Joseph Plique comme sous-directeur de la gendarmerie au sein du ministère, à la tête d’un petit état-major 34. Certes, cette création prévue « pour la durée de la guerre » doit rester provisoire. Il n’empêche que la gendarmerie, en peu de temps, se trouve représentée en haut lieu : Bouchez auprès du commandant en chef, et Plique auprès du président du Conseil, peuvent dès le printemps 1918 lancer de profondes réformes, dont beaucoup étaient attendues depuis longtemps. La première mesure intervient dès le 21 février avec l’attribution du statut de sous-officier à tous les gendarmes titulaires. Cette mesure, dont le coût est nul, a en revanche un fort impact idéologique. D’une part, elle vise très clairement à soutenir les prévôtaux, rudement éprouvés depuis le début de la guerre, en affirmant que le pouvoir et le commandement penchent désormais en leur faveur face au troupes, et qu’ils « auront ainsi plus d’autorité vis-à-vis des militaires des autres armes et des populations » . D’autre part, elle annonce des évolutions de la condition des hommes, et une augmentation des soldes : « En attendant que les améliorations nécessaires puissent être apportées à la situation matérielle des gendarmes, il est indispensable de rehausser dès maintenant leur prestige en consacrant, par un texte réglementaire, l’assimilation qui existe en fait entre les gendarmes et les sous-officiers. »

source: http://journals.openedition.org/rha/5412

Les Américains en Bretagne: source de profits ou de désordres

(…)Armandine Le Douarec, épouse d’un avocat rennais servant alors comme officier au 241eRI, écrit d’ailleurs à son mari, dès juillet 1917, que « la caserne Saint-Georges est évacuée de tous ses soldats et en nettoyage complet, sans doute pour recevoir les Américains que l’on dit cousus d’or ». Elle y revient quelques jours plus tard : « les Américains sont attendus, mais ils ont refusé par avance la caserne Mac-Mahon, située trop loin de la ville » explique-t-il à son époux. « Ils veulent être dans la ville pour pouvoir aller au café et pour leurs fêtes » croit-elle savoir. « A Nantes, ils sont arrivés et ils paient tout en pièces d’or ». Un pouvoir d’achat sans comparaison avec celui des poilus et un goût prononcé pour la fête : tel est en effet, dès cette date, l’image pas forcément très reluisante des doughboys. Bien que sur le front, le Léonard René-Noël Abjean n’ignore rien de ce qui se passe chez lui : son frère lui a en effet écrit « que 20 Américains sont venus l’autre jour faire la bombe à Plouguerneau », ainsi qu’il le note lui-même à destination de son épouse le 26 avril 1918.

En cela d’ailleurs, ces Bretons, civils comme militaires, rejoignent l’opinion de nombre des poilus de Bretagne qui côtoient les Américains au quotidien sur le front à compter de l’hiver 1917-1918. « Les Américains sont tous des ivrognes et ont beaucoup d’argent » écrit par exemple dans son carnet, à la date du 19 février 1918, l’artilleur Léon-Antoine Dupré, affecté au 35e RAC de Vannes. 

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/la_presence_americaine_en_bretagne_une_source_de_profits_ou_de_desordres.html

Journal du mardi 19 février 1918

Actions d’artillerie violente dans la région du bois Mortier et de Vauxaillon.
En Champagne, après une vive préparation d’artillerie, les Allemands ont lancé une attaque sur les positions que nous avons conquises la semaine précédente au sud-ouest de la butte du Mesnil.
Après un vif combat, nous avons rejeté l’ennemi de quelques éléments de tranchée où il avait pris pied d’abord. Des prisonniers sont restés entre nos mains. L’ennemi a tenté une seconde attaque sur le même point. Nos feux ont arrêté les assaillants qui n’ont pu aborder nos lignes. Deux avions allemands ont été abattus par le tir de nos canons spéciaux.
Notre aviation de bombardement a effectué diverses expéditions. Les gares de Thiaucourt, Thionville, Metz-Sablons, Pagny-sur-Moselle, les établissements ennemis d’Hirson et divers terrains d’aviation ont reçu de nombreux projectiles. 13000 kilos d’explosifs ont été lancés et ont provoqué plusieurs incendies et des explosions.
Les Anglais ont repoussé un raid vers Gavrel. Sur le même front les Portugais ont fait quelques prisonniers à Neuve-Chapelle.
Rencontre de patrouilles dans le secteur de Messine.
Activité de l’artillerie ennemie au sud de la route Arras-Cambrai, au nord de Lens et vers Zonnebeke.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1290/13 février 1918: en Champagne les Français font plus de 100 prisonniers

Au cours d’une attaque en Champagne les Français font plus de 100 prisonniers

butte
photo source: https://www.google.fr/search?q=butte+du+mesnil+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjX0JjM1MXYAhXHoKQKHbloAx8Q_AUICygC&biw=1366&bih=588#imgrc=0pq4xsbzfPHRXM:

(Communiqué officiel.)

PARIS, 13 février. (Reuter.)

En Champagne, après un court bombardement préparatoire, les Français firent une attaque dans la contrée au sud-ouest de la Butte de Mesnil sur un front d’environ 1200 mètres.

Les détachements français s’introduisirent dans la position allemande jusqu’à la troisième ligne. Ils détruisirent les ouvrages de défense et un grand nombre d’abris souterrains ennemis. Ils firent plus de 100 prisonniers

Les troupes canadiennes en action aussi 

(Communiqué officiel.)

LONDRES, 13 février. (Reuter.)

Le raid réussi au sud-est d’Hargicourt, dont le communiqué de ce matin fait mention, fut exécuté par des troupes canadiennes. Outre 13 prisonniers, nos hommes capturèrent 2 mitrailleuses. Au cours de ce combat de nombreux Allemands furent tués, tandis que 4 mortiers de tranchée furent détruits. 17 abris souterrains dans la première ligne ennemie et d’autres dans la ligne d’appui, dont les occupants refusèrent de se rendre, furent bombardés. Nos pertes furent minimes.

Au cours de la nuit dernière les troupes canadiennes firent également un raid aux environs de la côte 70, au nord de Lens. Elles rencontrèrent une vive résistance mais elles s’emparèrent de 6 prisonniers et d’une mitrailleuse. Ici nos pertes furent également minimes.

Au lever du jour un combat local fut livré au nord-ouest de Passchendaele où un détachement ennemi attaqua deux de nos postes qu’il occupa temporairement. L’ennemi en fut rejeté par une contre-attaque, de sorte que la situation fut rétablie.

Ce matin l’artillerie ennemie redoubla d’activité au sud et à l’ouest de Lens.

source: http://bioul-notre-village-natal.eklablog.com/1914-1918-les-operations-militaires-a-la-mi-fevrier-1918-a114577538

 

Publicité dans Le petit Provençal

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source: http://memoires-de-guerres.var.fr/article.php?laref=2898&titre=publicite-du-produit-urodonal-dans-le-petit-provenial-du-13-fevrier-1918

 

Journal du mercredi 13 février 1918

Grande activité de nos détachements de reconnaissance.
Au nord de l’Ailette, un hardi coup de main, exécuté aux abords de Bouconville, nous a permis de ramener une vingtaine de prisonniers et deux mitrailleuses.
En Woëvre, plusieurs incursions dans les lignes allemandes ont également réussi; à l’ouest de Reménauville, notamment, nous avons fait 24 prisonmers.
De leur côté, les Allemands ont tenté, à la faveur d’un vif bombardement, d’aborder nos lignes entre Bezonvaux et le bois des Fosses.
L’attaque, menée par trois détachements, a été arrêtée par nos feux, qui ont infligé des pertes à l’ennemi.
D’autres tentatives allemandes, en Woëvre, en Champagne et dans les Vosges, n’ont obtenu aucun résultat.
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes.
Notre aviation a effectué divers bombardements. 9000 kilos de projectiles ont été jetés sur les établissements, dépôts, gares et cantonnements de l’ennemi, notamment sur la gare de Metz-Sablon.
Sur le front britannique, les Allemands ont échoué dans un coup de main qu’ils tentaient au nord-est d’Epehy.
Nos alliés, de leur côté, ont réussi un coup de main à l’ouest de la Bassée. En Macédoine, activité d’artillerie à l’ouest du Vardar et au nord-est de Monastir. L’artillerie italienne a décimé des masses d’infanterie ennemie à l’est du Val Frenzela.
M. Wilson a répondu aux discours prononcés par le compte Hertling et le comte Czernin le 24 janvier.

 

1274/28 janvier 1918: mort du médecin poète canadien John Mc Crae

Création de l’Armée rouge

Après les révolutions russes de 1917, les bolcheviks souhaitent mettre en place une armée afin de combattre leurs opposants. Le 28 janvier 1918, une décision du Conseil des commissaires du peuple transforme la garde Rouge en armée Rouge. Elle avait pour objectif de combattre l’armée Blanche, composée de la France, du Royaume-Uni, de la Tchécoslovaquie, des Etats-Unis et de l’empire du Japon. Elle participera notamment à la guerre civile russe

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/28/1/1/a/59842/creation_de_l_armee_rouge.shtml

http://www.gauchemip.org/spip.php?article8310

Grève générale en Allemagne

Le 28 janvier 1918, une grève générale éclate dans un grand nombre de villes allemandes : Berlin, Hambourg, Kiel, Breslau, Danzig, Mannheim, Munich, Nuremberg, … La grève est interdite et l’état de siège est renforcé. Cela n’empêche pas une nouvelle grève de masse à Berlin du 15 au 17 avril.

https://www.legrandsoir.info/c-039-est-la-revolution-allemande-qui-a-mis-fin-a-la-guerre-de-1918.html

Parution de l’Excelcior

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4605996s.item

Trois victoires aériennes pour Maurice Robert

Né le 19 janvier 1893 à Maubeuge, dans le Nord, Maurice Robert entre dans l’Armée le 7 avril 1913 et se trouve affecté au 1er Régiment d’Artillerie. Le 16 août 1914, il est transféré au 1er Groupe d’Aviation et se trouve affecté à l’Escadrille D 022 Au cours du mois de mai 1915, il est transféré à Chartres en tant qu’élève pilote et reçoit le Brevet de Pilote Militaire n° 2150 le 26 décembre 1915. Il poursuit alors l’entrainement à Ambérieux, Avord et Pau où il se forme à la voltige et au tir avant de rejoindre le GDE le 1 novembre 1916. Le 3 février 1917, il est affecté à l’Escadrille C61 avant d’être transféré, le 3 mai 1917, à l’Escadrille N92 au sein de laquelle il obtient une promotion au grade de Sergent le 22 mai. Deux jours plus tard, il remporte sa première victoire. Le 28 janvier 1918, après avoir remporté 3 victoires, il est promu Adjudant. Maurice Robert ne survivra cependant pas à la guerre, tué au combat le 19 juillet 1918, 3 semaines après être devenu un As en remportant sa 5eme victoire en combat aérien. Il avait été décoré de la Médaille Militaire le 15 août 1917 et sa Croix de Guerre comptait au moins 4 Palmes. La citation lui octroyant la Médaille Militaire fait état de deux blessures au combat.

http://www.cieldegloire.com/004_robert_m_j_e.php

Mort du médecin poète canadien John Mc Crae

John Mc Crae est un médecin biologiste engagé volontairement pendant la Seconde Guerre des Boersd’Afrique du Sud puis dans le Corps expéditionnaire canadien lors de la Première Guerre mondiale. Il a été promu au grade de lieutenant-colonel du Corps médical canadien. C’est lui qui aurait écrit le 3 mai 1915 à Boezinge un poème en pleine bataille des Flandres en hommage à son ami. Il décède à l’Hôpital militaire britannique de Wimereux le 28 janvier 1918.

Le poème In Flanders Fields évoque avec simplicité les champs de bataille des Flandres. Il est devenu pour les Canadiens et les Britanniques le symbole d’une génération fauchée dans la fleur de l’âge, à l’instar des romans de Roland Dorgelès ou de Maurice Genevoix pour les Français.

Une partie de ce poème est affichée dans le vestiaire de l’équipe de hockey des Canadiens de Montréal, de la Ligue nationale de hockey, sous les photos des joueurs qui ont été admis au Temple de la renommée du hockey : « Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous toujours de le porter bien haut. »

Le gouvernement canadien a fait faire une traduction officielle du poème sous le titre Au champ d’honneur.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/John_McCrae

https://magazine.hortus-focus.fr/blog/2017/11/11/les-fleurs-de-la-grande-guerre/

https://horizon14-18.eu/john-mccroe.html

Journal du lundi 28 janvier 1918

Activité de l’artillerie allemande vers Ribécourt, sud-ouest de Cambrai, sur le front anglais.
Canonnade réciproque assez vive dans la région à l’est de la route de Saint-Etienne à Saint-Souplet où nous avons exécuté des tirs de destructions efficaces. Deux coups de main ennemis ont échoué sur nos petits postes de la région de la Fave.
Sur le front italien, action d’artillerie dans la zone montagneuse et plus intense du Montello à la mer.
Les conditions atmosphériques favorables ont permis une grande activité aérienne des deux côtés.
Les avions italiens ont bombardé avec succès des baraquements ennemis et des voies ennemies à Cismon et à Primolano. Des hydravions de la marine royale ont efficacement battu des objectifs militaires entre Sila et la Piave.
Nos escadrilles et celles de nos alliés ont attaqué à plusieurs reprises de nombreux avions ennemis dont deux, dans la région du mont Zebio et dans le val Sugana, sont tombés désemparés sous les coups de nos aviateurs. Deux autres, à San Pietro di Feletto et à San Fioroni ont été abattus par des aviateurs anglais, qui ont, en outre, incendié deux ballons captifs ennemis près de Conegliano.
En Palestine, continuation des opérations aériennes.
Les escadrilles anglaises de bombardement ont surpris près de Hawara, au sud de Naplouse, sur la route de Naplouse à Jérusalem, un corps en formation de 2000 Turcs sur lequel ils ont jeté une demi-tonne de bombes.

 

1199/14 novembre 1917:La bataille de Passchendaele et la réorganisation du Corps canadien (1917-1918)

Les Américains dans la guerre

source: http://87dit.canalblog.com/archives/2014/01/04/28847927.html

La bataille de Passchendaele et la réorganisation du Corps canadien (1917-1918)

Un char d’assaut enlisé sur le champ de bataille de Passchendaele.

Passchendaele marqua amèrement la mémoire des soldats canadiens de l’époque, plus encore que n’importe quelle autre bataille. Surnommé « Passch », le secteur, au moment de la bataille, constituait probablement les pires conditions dans lesquelles eurent à combattre les Canadiens au cours de la guerre de 1914-1918.

Par ailleurs, la victoire canadienne avait néanmoins créé une tempête sur la scène politique. Déjà peu enthousiaste à l’idée de l’offensive, le Premier ministre Borden avait fait part de ses craintes à son homologue britannique Lloyd George. Ce dernier n’était pas non plus favorable à l’offensive, car il était évident qu’on s’en allait au massacre. Malgré tout, l’influence du maréchal Haig pesa plus lourd dans la balance et l’assaut fut maintenu. Le Premier ministre Borden avait acquiescé, mais il avait clairement averti les Britanniques que si un autre épisode du style de celui de Passchendaele se reproduisait, il n’était pas garanti que le Canada poursuive son engagement dans le conflit. En clair, Borden souhaitait pour le Canada une plus grande participation dans les décisions du cabinet de guerre impérial.

Un peu comme à Vimy et à la cote 70 plus tôt dans l’année, Passchendaele représentait un fait d’armes extraordinaire pour le Corps canadien, compte tenu des conditions précédemment décrites. Entre le 18 octobre et le 14 novembre 1917, le Corps canadien avait perdu environ 16,000 hommes dont 4,000 tués, comme l’avait prédit Currie. Neuf Croix de Victoria avaient été remportées. Le 14 novembre marquait la fin du bref, mais sanglant séjour du Corps dans le secteur de Passchendaele.

source: https://carlpepin.com/2010/08/24/1914-1918-la-guerre-du-canada-la-bataille-de-passchendaele-et-la-reorganisation-du-corps-canadien-1917-1918/

Le triomphe de la générosité américaine à Langres (52)

Le président américain Woodrow Wilson à Hûmes lors de la revue de troupes organisée en décembre 1918

L’un des premiers actes officiels lié à l’arrivée des troupes américaines à Langres est une délibération du conseil municipal en date du 14 novembre 1917. Elle donne un avis favorable à la cession par les Hospices de Langres à l’Etat d’une parcelle située « Aux Carmes » à proximité du cimetière de Langres. Ce terrain doit servir « à l’installation d’un cimetière à affecter à l’armée américaine ». Près d’un an plus tard, cette parcelle devient trop exiguë et il faut céder à l’armée américaine un terrain situé aux Franchises à proximité de l’Hôpital américain n°53 (Délibérations du 7 octobre 1918).

Dès leur arrivée, les Américains s’impliquent dans la vie de la cité, n’hésitant pas à mettre leur vie en danger quand ils jugent cela nécessaire. Ainsi, lorsque le dimanche 18 novembre 1917 un incendie se déclare, les soldats américains viennent en aide aux pompiers pour participer à l’extinction du feu. « Chacun fit son devoir et on nous signale surtout la conduite de trois ou quatre soldats alliés qui, bravant l’incendie et s’installant en des endroits très dangereux, firent l’admiration de tous. » (Le Spectateur, 21 novembre 1917)

L’armée américaine ne se contente pas de fournir des hommes, elle débarque également avec un matériel à la pointe de la technologie. Lorsque les soldats américains arrivent à Langres, ils installent de nombreuses infrastructures qui leur permettent de vivre en autonomie. Ils ont leurs baraquements, leurs centrales électriques, et prennent possession du réseau d’eau potable qui alimente la ville depuis Brévoines pour le moderniser. La municipalité en profite pour passer une convention stipulant que la Ville pourra récupérer les infrastructures après le départ des Alliés, mais aussi que les personnels municipaux seront formés à l’utilisation de ces nouvelles machines.

source:  http://www.langres.fr/le-triomphe-de-la-generosite-americaine-199

Journal du mercredi 14 novembre 1917 à travers Le Miroir

Dans la région au nord-ouest et à l’est de Reims, les Allemands ont effectué, à la faveur de vifs bombardements, divers coups de main qui n’ont obtenu aucun résultat. Au cours d’un coup de main exécuté avec succès sur un poste ennemi au sud-est de Nieuport, les troupes belges ont tué un certain nombre d’Allemands et fait plusieurs prisonniers. Le détachement belge est rentré sans avoir subi de pertes.
Une attaque dirigée la nuit dernière contre un poste britannique, au nord-est d’Armentières, a été rejetée par les feux d’infanterie et de mitrailleuses de nos alliés.
Grande activité de l’artillerie allemande au nord-est d’Ypres.
En Macédoine, quelques escarmouches ont été signalées dans la vallée de la Strouma. Activité moyenne de l’artillerie dans la région du Vardar.
Sur le front roumain, activité modérée d’artillerie et actions de patrouilles dans divers secteurs. A Dealul-Palosu, à sept kilomètres de Brastursosa (Trotus), les Russes ont chassé à coups de fusil un groupe de soldats ennemis qui étaient sortis des tranchées pour fraterniser.
Sur le front italien, l’ennemi a, de nouveau, tenté l’attaque du front Gallio-mont Longara-Moletta-di-Gallio, sur le plateau d’Asiago. Après une lutte acharnée, au cours d’une contre-attaque définitive, l’ennemi a été repoussé en subissant des pertes élevées.
Des mouvements intenses austro-allemands, préludant à une nouvelle attaque, ont été battus avec efficacité.
A l’ouest d’Asiago, un détachement ennemi a été capturé. De la Brenta à la Piave inférieure, l’ennemi a occupé la zone que nos alliés avaient évacuée.
En amont de Saint-Dona di Piave, il a franchi le fleuve, mais n’a pu quitter la rive.
Les avions italiens mitraillent les troupes impériales en marche.
Mis en minorité à la Chambre, le cabinet Painlevé a démissionné.
La Chine proteste contre l’entente américano-japonaise qui la vise.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1162/8 octobre 1917

Le front près de Moorslede (Belgique)

Le 8 octobre 1917, il y a eu des combats violents pour conquérir la colline Droogenbroodhoek près de Moorslede. Les Allemands ont pu repousser les Britanniques mais les deux armées ont connu beaucoup de pertes.

Les semaines suivantes, le front était tout près de Moorslede. La commune et ses alentours ont été pilonnés complètement et à la suite du mauvais temps, le paysage était devenu un marais plein de trous d’obus.

Sur la photo, l’église et la place du marché du village de Moorslede complètement détruit en octobre 1917.

Le Canadien Marius Benoist, évadé de la conscription

Marius Benoist, c 1914

En octobre 1917, Marius Benoist a 21 ans. Pour éviter la conscription, il quitte le Manitoba dans le plus grand secret et, avec quelques amis, se cache dans les bois du Nord du Québec. Dans une lettre à sa mère, datée du 8 octobre 1917, Marius raconte son premier abri, un « shack de logs 8 x 10 couvert en toile avec un petit poële gros comme le poing »2  situé à une dizaine de milles au nord d’Amos. Cette première cabane n’est que temporaire, car, avec quatre amis, il en construit une de 20 x 20 pieds, à un quart de mille de la rivière Haricana, près du lac Obalski. Le premier hiver est très dur: « Quand à leur alimentation, à part un lièvre de temps en temps ou une soupe aux pois, l’ordinaire est réduit au pain et aux beans. Trois fois par jour! La vie est dure, très dure. »3

La suite sur http://shsb.mb.ca/en/node/3236

Parution de la revue Le Miroir

Journal du lundi 8 octobre à travers Le Miroir

Activité des deux artilleries dans la région de Braye-en-Laonnois et sur la rive droite de la Meuse, au nord du bois Le Chaume.
Dans les Vosges, nous avons réussi un coup de main dans la région de Sénones.
L’artillerie anglaise a montré de l’activité sur toute l’étendue du front de bataille. Les tirs de l’artillerie allemande ont été dirigés surtout contre les nouvelles positions de nos alliés le long de la crête à partir des bois de Broodseinde. Le chiffre des prisonniers capturés par les troupes britanniques s’est accru de 380.
Le temps, qui est demeuré variable et nuageux, a rendu difficiles les opérations aériennes. Le travail d’artillerie et de photographie a été néanmoins poursuivi avec succès. Les pilotes anglais ont bombardé les camps d’aviation de la région de Lille.
Sur le front de Macédoine, journée calme. Quelques patrouilles ennemies ont été repoussées à l’ouest du lac d’Okrida. Les aviateurs alliés ont bombardé les établissements ennemis au nord de Guevgueli et vers Kesna.
Les Russes ont repoussé de petites tentatives ennemies dans la direction de Riga. Les ennemis ont bombardé par avions Galotz, en Roumanie.
Les Italiens ont repoussé plusieurs attaques autrichiennes. Violente canonnade sur le plateau de Bainsizza.