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1490/1 septembre 1918: les Canadiens à  l’assaut de la Ligne Hindenburg

Les Australiens délivrent Péronne (Somme)

Au Mont Saint-Quentin (petite commune rattachée en 1962 à Péronne), une poignée de soldats australiens réussiront le 1er septembre 1918 à prendre une des plus importantes positions défensives allemandes et à libérer Péronne. Et ce sont aussi les Australiens qui abattront le célèbre Baron Rouge, as de l’aviation, au-dessus de Corbie (à noter toutefois que d’autres hypothèses attribuent ce fait d’arme aux Canadiens).

source: http://www.somme14-18.com/somme-premiere-guerre-mondiale-focus-historiques/anzac-day-se-souvenir-100-ans-apres

lire aussi: http://genealogisteduvermandois.over-blog.com/2017/12/1917.html

Les Canadiens à  l’assaut de la Ligne Hindenburg

(…) De son côté, la 4e division canadienne arrive finalement en ligne dans la nuit du 31 août, se faufilant entre la 1ère division et la 4e division britannique. La journée du 1er septembre 1918 est surtout consacrée à l’exécution d’un intense tir d’artillerie qui vise à détruire le réseau de barbelés de la ligne Drocourt-Quéant. Malgré tout, l’infanterie canadienne est passablement occupée à repousser des contre-attaques allemandes qui ont pour but de reprendre quelques positions névralgiques sur la ligne Fresnes-Rouvroy.

L’assaut sur Drocourt-Quéant débute comme prévu le 2 septembre. Les soldats canadiens marchent derrière l’habituel barrage roulant, avec en appui des chars qui s’occupent à détruire les barbelés restants. Contrairement à toutes les prédictions, la résistance allemande sur la troisième ligne est étonnement moindre que celle sur la seconde. La résistance semble moins bien coordonnée et les assaillants parviennent à pénétrer dans le réseau Drocourt-Quéant, allant même plus à l’est, vers un « affluent » de Drocourt-Quéant nommé la ligne de support Buissy. Devant l’avance canadienne, l’armée allemande se replie derrière le canal du Nord.

source: https://fr.greatwarcentre.com/2017/04/29/1914-1918-la-guerre-du-canada-a-lassaut-de-la-ligne-hindenburg-aout-septembre-1918/

Dimanche 1 septembre 1918

Nous avons rejeté sur la rive est du canal du Nord les éléments ennemis qui résistaient encore. Catigny et Sermaize ont été enlevés par nous. Nos troupes ont franchi le canal en deux endroits, en face de Catigny et de Beaurains, enlevé Chevilly et la cote 87 et pénétré dans Genvry.
Plus au sud, des combats acharnés se sont livrés dans la région au nord et à l’est de Noyon; nous tenons Haplincourt et le mont Saint-Siméon. Au cours de ces actions, nous avons fait plusieurs centaines de prisonniers.
Entre Avre et Aisne, la lutte a été non moins vive. Sur la rive nord de l’Ailette, nous avons conquis le village de Champs. Au nord de Soissons, nous nous sommes emparés de Chavigny et de Cuffies et nous avons porté nos lignes aux lisières de Crouy.
Les Anglais ont livré de vifs combats au nord et à l’est de Bapaume. Ils ont pris Riencourt et Baucourt, Fremicourt et Vaulx-Vrancourt, et atteint Beugny.
Sur la route Arras-Cambrai, ils sont maîtres des positions ennemies entre Heudicourt et Hancourt, de la ferme de Saint-Servins, et du village d’Eterpigny.
Sur la Lys, ils occupent Lacouture et la ligne de la Lawe, de Vieille-Chapelle à Lestrem. Ils ont pénétré dans Dranoutre et ont progressé au nord du Kemmel.
Sur la Somme, ils se sont avancés à l’est de Cléry en faisant plusieurs centaines de prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

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1486/28 août 1918

Le report de la limite d’âge du service militaire crée des échauffourées

À Berlin, une rumeur concernant une élévation de la limite d’âge pour le service militaire provoque un mouvement de contestation original: les protestataires jettent par les fenêtres les portraits de leurs dirigeants. Le Figaro témoigne le 28 août 1918 de cette atmosphère insurrectionnelle.

«On télégraphie d’Amsterdam au Daily Chronicle qu’ “une manifestation curieuse et bien caractéristique vient de se produire à Berlin”. Le bruit ayant couru que les autorités militaires étudiaient l’éventualité d’une élévation de la limite d’âge pour le service militaire, une vive agitation se dessina par les rues de certains quartiers, notamment du faubourg de Moabit.

Une colère montait de la foule attroupée; la police intervint. On se dispersa. Mais les gens qui rentraient chez eux comme aussi ceux qui s’étaient réfugiés dans les cafés et autres lieux publics semblèrent s’être donné le mot: de toutes les portes et de toutes les fenêtres il se mit à pleuvoir des portraits du Kaiser, du kronprinz, de Ludendorff, voire de cet Hindenburg, dont l’image naguère était vénérée jusqu’à l’idolâtrie.

Dehors, les passants acclamaient l’exécution, conspuaient et piétinaient les exécutés, apportant au sacrilège une espèce d’hilarité furibonde.

Deux heures après cette défenestration en effigie, les balayeurs municipaux faisaient encore des quatre icones, en loques et en miettes, des tas au coin des rues. Au balcon des maisons, Berlin acclamait, de ses balayeurs, le geste auguste et symbolique.» écrit Le Figaro du 28 août 1918.

source Le Figaro http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/28/26002-20140828ARTFIG00119-28-aout-1918-le-report-de-la-limite-d-age-du-service-militaire-cree-des-echauffourees.php

Les canadiens vaillants dans le Nord

Les combats des 27 et 28 août furent terribles. La 3e Division était arrivée et avait pris la relève d’une partie du front sur la gauche. À droite, la 2e Division avait subi un taux de pertes alarmant et avait été obligée de s’arrêter, voire de reculer en certains endroits. L’un des bataillons de la 2e Division, le 22e (5e Brigade) fut anéanti en prenant d’assaut Chérisy. Tous ses 23 officiers furent tués ou blessés et l’effectif du bataillon était tombé à 39 hommes commandés par un sergent-major de compagnie. Parmi les blessés, le major Georges Vanier, futur Gouverneur général du Canada, qui y laissa une jambe.

Les 2e et 3e Divisions étaient à bout de souffle et décimées. En trois jours, elles avaient progressé d’environ 8 kilomètres pour des pertes de 6,000 hommes. Ces divisions furent relevées en fin de journée le 28. La 2e Division fut remplacée par la 1ère et la 3e par la 4e Division britannique (temporairement prêtée à Currie pour cette offensive). La ligne Fresnes-Rouvroy fut finalement prise le 31 août. Le prochain obstacle était la ligne Drocourt-Quéant.

source: https://carlpepin.com/2010/08/25/1914-1918-la-guerre-du-canada-a-lassaut-de-la-ligne-hindenburg-aout-septembre-1918/

Journal du mardi 28 août 1918

De part et d’autre de L’Avre, nous avons exécuté, deux opérations locales qui nous ont permis d’enlever Fresnoy-Lès-Roye et Saint-Mard, en dépit de la vive résistance opposée par l’ennemi. Nous avons fait plus de 1100 prisonniers, dont 36 officiers.
Entre l’Oise et l’Aisne, une contre-attaque des Allemands à l’ouest de Chavigny a échoué. Nous avons fait une trentaine de prisonniers.
A l’est de Bagneux, nous avons progressé de 1200 mètres. Canonnade entre Aillette et Aisne.
Les Anglais ont continué à combattre sur l’ancien champ de bataille de la Somme, entre Maricourt et Bapaume, ainsi qu’au nord de cette ville. Les contre-attaques de l’ennemi ont toutes été brisées.
Traversant Montauban et suivant la crête des hauteurs, nos alliés ont pris le High Wood et atteint Longueval, d’où ils ont été ensuite obligés de se retirer, et ils ont enfin repris l’avantage.
Dans le voisinage de Ligny-Thilloy, l’infanterie allemande a été repoussée.
Les troupes néo-zélandaises sont dans les faubourgs nord de Bapaume.
De violents combats ont été livrés près de Croisilles.
Progrès des Australiens des deux côtés de la Somme, à l’est de Suzanne et vers Dompierre.
Les Canadiens ont enlevé la crête a l’est de Wancourt et se sont établis à l’est de Guemappe. Le chiffre des prisonniers depuis le 21 dépasse 21000.
Les Italiens ont repoussé une attaque autrichienne dans le Giudicarie.
A l’ouest d’Asiago des détachements britanniques ont fait irruption dans les tranchées adverses et ramené 270 prisonniers dont 6 officiers.
En Albanie, léger repli de nos troupes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1432/5 juillet 1918

Fonds photos Fonds Xavier Paul Fluhr lieutenant interprète au 38e Corps d’Armée

A découvrir sur le site des Archives départementales de l’Hérault en 2015 de nombreuses images de Reims et de sa région. http://archives-pierresvives.herault.fr/ark:/37279/vtaa67d6593abc6a12b

Journal de guerre de 1918 du soldat canadien Charles Robert Bottomley

5 juillet 1918 — Ai travaillé au parc d’artillerie. Après le petit déjeuner, nous nous sommes exercés à mettre le masque à gaz et à saluer. Le reste de la journée, nous avons fait des exercices de pointage.

6 juillet 1918 — Ai passé la matinée au parc à nettoyer la pièce et l’avant-train. Après le déjeuner, défilé des drapeaux. Suis allé à pied au Y.M.C.A.

7 juillet 1918 — Nous avons eu un service religieux en matinée. Toutes les batteries de la 1re brigade étaient présentes. Congé en après-midi. Après le dîner, suis allé à pied à Lincque et ai rencontré Jimmy Scott de Cobourg, qui allait à Boulonge.

8 juillet 1918 — Ai travaillé presque toute la journée dans le secteur de l’unité. Journée très facile.

9 juillet 1918 — Occupé dans le secteur de l’unité à pointer la pièce et à nettoyer les avant-trains. Journée très facile.

10 juillet 1918 — Occupé dans le secteur de l’unité à pointer et à nettoyer la pièce.

11 juillet 1918 — En manoeuvres avec l’infanterie et des mortiers de tranchée. En batterie une fois. Ai vu l’infanterie mettre en place des écrans de fumée. De retour dans le secteur de l’unité vers 2 h.

12 juillet 1918 — Occupé toute la journée dans le secteur des chevaux et à proximité de la pièce. Journée assez tranquille et très facile.

13 juillet 1918 — Avons simplement tué le temps presque toute la journée à travailler à proximité de la pièce et des avant-trains. Suis allé à Savoy en soirée avec les gars d’une sous-section. Nous sommes arrêtés à une cuisine française, avons mangé des oeufs et de la salade. Avons vu sur la route une flotte de centaines de camions neufs qui venaient d’arriver d’Angleterre et qui étaient affectés au Corps canadien.

source: http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/july1918

Journal du vendredi 5 juillet 1918

Entre Oise et Aisne, nous avons exécuté une opération locale au nord de Moulin-sous-Touvent. Nos troupes ont enlevé les positions ennemies sur un front de 3 kilomètres et une profondeur atteignant 800 mètres en certains points. Le chiffre des prisonniers est de 457 dont 7 officiers. Nous avons capturé 30 mitrailleuses.
A l’ouest de Château-Thierry, une contre-attaque ennemie dans la région de Vaux a échoué sons nos feux. Des prisonniers sont restés entre nos mains.
D’autres tentatives allemandes au nord-est de Moncel et en Haute-Alsace n’ont obtenu aucun résultat.
Sur le front britannique, les Allemands, après un violent bombardement, ont attaqué et repris la plus grande partie du terrain que nos alliés avaient gagné il y a quelques jours dans une action de détail. Les Anglais ont exécuté des coups de main heureux dans le voisinage de Boyelle, Moyenneville et Merris. Chacun d’eux leur a valu quelques prisonniers.
En Macédoine, un coup de main ennemi a été repoussé avec des pertes sérieuses, après une lutte corps à corps.
Les Italiens ont continué à progresser sur la basse Piave, malgré les difficultés du terrain. Ils ont capturé 1900 prisonniers, dont 45 officiers, bon nombre de mitrailleuses et des canons de tranchées. Dans la région du Grappa, ils ont contenu une contre-attaque ennemie au sommet du val San Lorenzo; le nombre total des prisonniers monte ici à 25 officiers et 596 hommes.
Les troupes françaises ont fait un brillant coup de main sur le plateau d’Asiago à Zocchi.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1316/11 mars 1918: (suite)  souvenir du bombardement de Paris par Gotha

Journal de guerre de 1918 du soldat Charles Robert Bottomley

11 mars 1918 — Ai commencé dans le quart du service de jour. Ai travaillé dans le secteur de l’unité. Suis allé à Hanichon à cheval prendre un bain dans la matinée. Ai reçu un assortiment flambant neuf de sous-vêtements dans le secteur de l’unité. Suis sorti en soirée.

12 mars 1918 — Suis parti en matinée avec la batterie faire des manoeuvres à cheval. La chevauchée a été assez dure. Ai vu un bombardier allemand qui avait été descendu. Ai nettoyé les avant-trains en après-midi. Suis sorti en soirée.

13 mars 1918 — Rassemblement des conscrits en matinée. Suis resté dans le secteur de l’unité le matin. L’après-midi, ai été vacciné contre la typhoïde. Me suis promené en ville en soirée et ai mangé des oeufs au dîner.

14 mars 1918 — Suis resté couché toute la journée; me sentais plutôt mal à cause du vaccin. Suis sorti en soirée.

15 mars 1918 — Ai passé la journée à nettoyer les avant-trains en vue de l’inspection. Ne suis pas sorti en soirée.

16 mars 1918 — Le général Thacker nous a inspectés. La section de droite a obtenu la palme. Samedi après-midi de congé. Suis sorti en soirée. Des hommes de la 6e Batterie ont volé un harnais, mais ils l’ont rendu pendant la journée.

source: http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/march1918

(suite)  Souvenir du bombardement de Paris par Gotha, 11 mars 1918

Je vous présente cette petite acquisition récente sur un thème qui m’est cher, celui des bombardements de Paris durant le Grande Guerre. Il s’agit ici d’une patte d’épaule d’un aviateur abattu au retour du raid effectué durant la nuit du 11 au 12 mars. Le bombardement fut particulièrement meurtrier, causant sur l’ensemble de l’agglomération parisienne la mort de 103 personnes et en blessant 101 (1). Quatre appareils allemands (3 Gothas et un biplan « ordinaire ») furent perdus à cette occasion :
Le premier Gotha tomba à Essommes-sur-Marne, équipage carbonisé à l’exception d’un officier, le capitaine Schoebler, qui fut recueilli grièvement brûlé et qui mourut quelques heures après.
Le second fut retrouvé partiellement carbonisé à Etrepilly, l’équipage composé d’un aspirant et de trois sous-officiers fut capturé par un barrage de gendarmerie sur la route de Soissons. Il s’avéra que l’engin avait eu ses moteurs atteints par des éclats de DCA.
Le troisième appareil tomba près de Mareuil-sur-Ourcq. Son équipage était composé de trois sous-officiers, dont un blessé, qui furent capturé.
Le dernier engin s’est abattu vers Soisson, dans les lignes allemandes.
En résumé, cette patte pourvue d’une étiquette indiquant  » 11 mars 1918 raid sur Paris, patte d’épaule d’un officier fait prisonnier au retour  » appartenait manifestement à l’un des sous-officiers des appareils tombés à Mareuil ou à Etrepilly…

(1) dont 70 morts et 31 blessés de manière indirecte, causée par un mouvement de foule dans la station de métro Bolivar, dans le 19e arrondissement.

source: http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t77525-souvenir-du-bombardement-de-paris-par-gotha-11-mars-1918

Parution d’Excelsior

Journal du lundi 11 mars 1918

Nous avons repoussé des coups de main au sud de Bétheny, sur la rive gauche de la Meuse et dans les Vosges. L’ennemi a subi des pertes et laissé des prisonniers entre nos mains.
Nos détachements, pénétrant dans les lignes allemandes, à l’est d’Auberive et dans la région de Badonviller, ont opéré de nombreuses destructions et fait des prisonniers.
Deux avions allemands ont été abattus par nos pilotes et dix autres, gravement endommagés, sont tombés dans leurs lignes.
Notre aviation de bombardement a effectué plusieurs sorties: 14000 tonnes de projectiles ont été lancés sur les gares, cantonnements et terrains d’aviation de la zone ennemie. Plusieurs incendies ont été constatés.
Les Anglais ont exécuté avec succès des coups de main au nord-ouest de Saint-Quentin et au sud-est de Cambrai. L’ennemi a eu un certain nombre de tués et a laissé des prisonniers.
Activité de l’artillerie allemande dans le secteur d’Armentières, à l’est de Wytschaete et sur la route de Menin.
En Macédoine, dans la vallée de la Cerna, les troupes britanniques ont exécuté avec succès plusieurs coups de main dans les lignes bulgares.
Dans la boucle de la Cerna, après une violente préparation d’artillerie, un détachement ennemi a tenté une attaque sur nos positions au nord d’Orchovo. Il a été repoussé.

 

1307/2 mars 2018: le 63 ème RI dans le secteur de Reims

Le 63 ème RI dans le secteur de Reims

reims

Le sous-secteur sud ou sous-secteur de Cernay s’étend des abords de la route de Reims à
Cernay, jusqu’à la hauteur du pont de la Housse, en avant de la voie ferrée de Reims à Châlons.
Il est dominé par la butte Pommery, réduit de la défense de Reims, où loge le colonel avec la C. H.R. et un bataillon en réserve, dans des caves profondes. Le régiment défend, face à Berru, la périphérie est de Reims, sur un front qui dépasse 3 kilomètres, quand le secteur réorganisé est prolongé au nord jusqu’au delà de la route de Reims à Vitry. Le régiment se met tout de suite à l’œuvre pour renforcer cette organisation défensive, déjà puissante.
Le secteur est souvent orageux. Il est particulièrement exposé aux gaz. Les Allemands s’acharnent sur Reims et ses abords, fouillent les batteries, essayent de détruire les issues des caves, tirent surles concentrations de troupe ; bientôt, dans une rage de destruction, ils incendieront la ville, quartier par quartier.
Dans la nuit du 1 er mars, les Allemands bombardent la butte Pommery et les alentours par obus spéciaux. C’est le plus fort arrosage à l’ypérite que l’on ait connu. Il dure trois heures et recommence
vers 3 heures de l’après-midi. Les Allemands attaquent à notre droite et à notre gauche, et sont rejetés par nos voisins dans leurs lignes. Grâce aux précautions prises et à la désinfection du terrain, nos pertes sont faibles.
Quelques jours après, notre artillerie lourde démolit des emplacements présumés de projecteurs à gaz. Les alertes sont fréquentes. Dans la nuit du 19 au 20 mars, des milliers d’obus à l’arsine s’abattent sur le secteur.
Le 29 mars, commence pour nos troupes en ligne une longue période d’alerte et d’agitation. A 9 heures du soir, bombardement des tranchées de Sedan et de Mézières et coup de main ennemi repoussé par la 7ecompagnie.
Le même soir, arrive notre nouveau chef, le lieutenant-colonel NAUGÈS, qui remplace le
lieutenant-colonel BESSET.

http://tableaudhonneur.free.fr/63eRI.pdf

Lire surtout le dossier réalisé par  http://www.faurillon.com/reims.html

 

Mars sur le front des Vosges

2 mars 1918

Les Allemands profitent d’un épais brouillard pour accentuer leurs efforts concernant les travaux d’aménagement de leurs tranchées.

Il y a une grande activité réciproque des deux artilleries sur tout le front de la 43e D.I..

Vers 12 h 00, les canons français ripostent violemment en tirant sur les batteries et minen qui bombardent la région du Violu. Ceux-ci concentrent leurs tirs sur les points sensibles de l’ennemi qui ont été repérés.

Des mouvements de relèves intérieures se déroulent dans le C.R. la Cude.

Un homme est blessé au 149e R.I..

3 mars 1918

Les tirs d’artillerie allemands et français sont encore plus violents que les jours précédents. Le secteur du Violu, occupé par le 3e bataillon du 149e R.I., subit des tirs puissants de concentration. Ils sont accompagnés de tirs d’interdiction sur les arrières immédiats des points visés.

Les patrouilles de surveillance et de vérification des réseaux parviennent tout de même à faire leur travail dans ce secteur. Pour les hommes qui sont de corvée, il n’y a pas le choix, il faut remettre à neuf les tranchées et les boyaux qui ont été éboulés par les obus ennemis.

Un homme est blessé au 149e R.I..

4 mars 1918

Une alerte aux gaz est donnée dans les lignes ennemies vers 3 h 00. Les klaxons sont entendus pendant un bon quart d’heure.

L’artillerie française vient de donner une réponse identique aux Allemands qui leur ont envoyé des obus toxiques.

Dans la matinée, les artilleurs français effectuent un tir de barrage en utilisant des obus de 75 et de 95 dans le secteur allemand du C.R. Violu.

La pluie et la neige sont au rendez-vous. La visibilité reste particulièrement mauvaise jusqu’à 15 h 00. Ce qui rend l’artillerie moins virulente. Quelques tirs de concentration de la part de l’artillerie allemande ont tout de même lieu dans le secteur du Violu.

http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2015/07/31/32426296.html

Journal du samedi 2 mars 1918

La lutte d’artillerie a pris un caractère d’assez grande intensité dans la région au nord et au nord-ouest de Reims, ainsi qu’en Champagne, principalement dans la région des Monts, vers Tahure et de part et d’autre de la Suippe.
Au sud-ouest de la Butte du Mesnil, les Allemands, qui avaient pris des tranchées avancées et qui en avaient été ensuite chassés, sont revenus à l’assaut. Après plusieurs tentatives infructueuses, qui leur ont valu de lourdes pertes, ils sont parvenus à prendre pied dans une partie des positions que nous avions conquises le 13 février.
Sur la rive droite de la Meuse et en Woëvre, l’ennemi a bombardé violemment nos premières lignes sur le front Beaumont-bois Le Chaume, ainsi que dans la région de Seichepray, où un fort coup de main a été repoussé.
Sur deux des points qu’ils ont attaqués, les Allemands se sont heurtés à des éléments d’infanterie américaine. Nos alliés ont partout maintenu leur ligne intacte.
Sur le front britannique, activité de l’artillerie ennemie entre Ribécourt et la Scarpe.
Les aviateurs anglais ont bombardé un important champ d’aviation entre tournai et Mons.
Sur le front italien, canonnade et combats d’artillerie. Des patrouilles ont enlevé un important matériel sur le plateau d’Asiago. Un avion autrichien a été abattu.

Parution du Rire rouge

le rire

Journal de guerre de 1918 du soldat Charles Robert Bottomley

source2 mars 1918 — Pris le train de 10 h pour Manchester. Ai dîné en ville avec maman. Pris le train de 14 h pour Londres. Arrivé à Londres vers 19 h 30. N’ai pas quitté le Maple Leaf Club de la nuit. Ai pris le thé au Y.M.C.A. près de la gare Victoria. Ai envoyé mon ancien journal à la maison.

3 mars 1918 — Parti de la gare Victoria vers 6 h à destination de Folkstone. Arrivé à Folkstone vers 9 h. Suis resté au camp de repos jusqu’à 15 h 30 et ai ensuite marché jusqu’au dock et suis monté à bord du «Onward». Arrivé à Boulange vers 18 h 30. Suis resté au camp de repos sur la colline jusqu’au matin.

4 mars 1918 — Parti du camp de repos vers 6 h et ai pris le train. Arrivé à Béthune vers 16 h. Ai marché jusqu’à Neun Le Mines, une distance de 5 kilomètres, au secteur des chevaux. Ai obtenu un très bon logement avec le caporal J. Thackberry, Devon Mason et Boyce. Ai mangé des frites et des oeufs et suis rentré à notre logement, dans un lavoir équipé de couchettes et d’un petit poêle pour 2 francs la semaine.

5 mars 1918 — Ai travaillé dans le secteur des chevaux à nettoyer le chariot et les avant-trains. Ne suis pas sorti de la nuit. Le matin, suis allé à pied à Sains-en-Gohelle chercher un nouveau masque à gaz. Ai vu là-bas quelques Américains.

6 mars 1918 — Ai travaillé dans le secteur des chevaux à nettoyer les avant-trains. Après-midi de congé; suis allé à pied en ville, ai pris un petit dîner et suis rentré.

7 mars 1918 — Occupé à entretenir les avant-trains et le secteur des chevaux. Suis allé à un concert en soirée.

8 mars 1918 — Ai travaillé dans le secteur de l’unité et ai nettoyé les avant-trains. Il a fait très beau. Suis sorti en soirée.

9 mars 1918 — Me suis occupé des avant-trains en matinée, suis allé en ville en après-midi. Affecté au piquet en soirée jusqu’à 22 h et me suis alors couché.

10 mars 1918 — Dimanche. N’ai rien fait de la matinée. Après midi, suis allé sur la place écouter la fanfare. Le soir, suis allé à l’office. Le chanoine Scott a fait un sermon et il y a eu un concert après l’office. Ai entendu des membres de la fanfare chanter le «Glee» et «Comrade in Arms». Suis allé à mon cantonnement, ai mangé et me suis couché.

11 mars 1918 — Ai commencé dans le quart du service de jour. Ai travaillé dans le secteur de l’unité. Suis allé à Hanichon à cheval prendre un bain dans la matinée. Ai reçu un assortiment flambant neuf de sous-vêtements dans le secteur de l’unité. Suis sorti en soirée.

La suite sur https://www.google.fr/search?q=embleme+canada&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjjuvOe7vDYAhUQI-wKHTCFCMAQ_AUICigB&biw=1366&bih=588

1296/19 février 1918: les Américains en Bretagne: source de profits ou de désordres

Victoire aérienne  du Sergent Frank Leaman Baylies

aviateurLe 19 février 1918 Baylies abattait un biplace qui inaugurait une série de 12 victoires dont la plupart furent remportées dans le ciel du Santerre. Le 11 avril il descendit un biplace à Mesnil-Saint-Georges et le lendemain mit en flammes un avion d’observation au sud de Moreuil. Le mois de mai fut particulièrement riche de succès : le 2 un Rumpler C à Assainvillers constituait sa 6e victoire alors qu’il revenait de patrouille avec Bozon-Verduraz et le 3 accompagné du Mdl Dubonnet c’était un biplace qui s’écrasait près de Montdidier (Leutnant Willi Karbe et Erich Meuche Fl Abt. 245). Poursuivant sur sa lancée il abattait un Halberstadt C le 9 dans le secteur Braches-Gratibus et récidivait le 10 avec un biplace à Montdidier. La fin mai fut l’apothéose avec le 28 un avion d’observation à Courtemanches, une 11e victoire à Etelfay le 29 et la 12e et dernière le 31 à Montdidier. A ce tableau de chasse impressionnant s’ajoutent 5 victoires probables.

« Sa tactique était simple » écrivait un camarade « extrêmement simple. Quand il apercevait un ennemi il fonçait et peu importe le nombre des ennemis où la distance qui le séparait de nos lignes ».

source: http://santerre1418.chez.com/illu/leamanbaylies09g.jpg

Réorganisation de la gendarmerie

Le lieutenant-colonel Plique est en effet le premier témoin du regain d’intérêt manifesté à l’égard de la gendarmerie par le nouveau ministre de la Guerre et président du Conseil, Georges Clemenceau. Ce dernier s’étonne de constater que « la gendarmerie n’est actuellement représentée à mon administration centrale que par un bureau civil et une section technique réduite à deux officiers de l’arme. Cependant, de graves questions se posent qui intéressent l’existence même de la gendarmerie : amélioration de la situation matérielle et morale des gendarmes en vue de faciliter leur recrutement, recrutement des officiers, organisation plus rationnelle de l’emploi de l’arme, et, d’une manière générale, refonte des règlements pour une meilleure adaptation aux besoins de l’après-guerre ». C’est pourquoi est décidée, le 19 février 1918, la nomination de Joseph Plique comme sous-directeur de la gendarmerie au sein du ministère, à la tête d’un petit état-major 34. Certes, cette création prévue « pour la durée de la guerre » doit rester provisoire. Il n’empêche que la gendarmerie, en peu de temps, se trouve représentée en haut lieu : Bouchez auprès du commandant en chef, et Plique auprès du président du Conseil, peuvent dès le printemps 1918 lancer de profondes réformes, dont beaucoup étaient attendues depuis longtemps. La première mesure intervient dès le 21 février avec l’attribution du statut de sous-officier à tous les gendarmes titulaires. Cette mesure, dont le coût est nul, a en revanche un fort impact idéologique. D’une part, elle vise très clairement à soutenir les prévôtaux, rudement éprouvés depuis le début de la guerre, en affirmant que le pouvoir et le commandement penchent désormais en leur faveur face au troupes, et qu’ils « auront ainsi plus d’autorité vis-à-vis des militaires des autres armes et des populations » . D’autre part, elle annonce des évolutions de la condition des hommes, et une augmentation des soldes : « En attendant que les améliorations nécessaires puissent être apportées à la situation matérielle des gendarmes, il est indispensable de rehausser dès maintenant leur prestige en consacrant, par un texte réglementaire, l’assimilation qui existe en fait entre les gendarmes et les sous-officiers. »

source: http://journals.openedition.org/rha/5412

Les Américains en Bretagne: source de profits ou de désordres

(…)Armandine Le Douarec, épouse d’un avocat rennais servant alors comme officier au 241eRI, écrit d’ailleurs à son mari, dès juillet 1917, que « la caserne Saint-Georges est évacuée de tous ses soldats et en nettoyage complet, sans doute pour recevoir les Américains que l’on dit cousus d’or ». Elle y revient quelques jours plus tard : « les Américains sont attendus, mais ils ont refusé par avance la caserne Mac-Mahon, située trop loin de la ville » explique-t-il à son époux. « Ils veulent être dans la ville pour pouvoir aller au café et pour leurs fêtes » croit-elle savoir. « A Nantes, ils sont arrivés et ils paient tout en pièces d’or ». Un pouvoir d’achat sans comparaison avec celui des poilus et un goût prononcé pour la fête : tel est en effet, dès cette date, l’image pas forcément très reluisante des doughboys. Bien que sur le front, le Léonard René-Noël Abjean n’ignore rien de ce qui se passe chez lui : son frère lui a en effet écrit « que 20 Américains sont venus l’autre jour faire la bombe à Plouguerneau », ainsi qu’il le note lui-même à destination de son épouse le 26 avril 1918.

En cela d’ailleurs, ces Bretons, civils comme militaires, rejoignent l’opinion de nombre des poilus de Bretagne qui côtoient les Américains au quotidien sur le front à compter de l’hiver 1917-1918. « Les Américains sont tous des ivrognes et ont beaucoup d’argent » écrit par exemple dans son carnet, à la date du 19 février 1918, l’artilleur Léon-Antoine Dupré, affecté au 35e RAC de Vannes. 

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/la_presence_americaine_en_bretagne_une_source_de_profits_ou_de_desordres.html

Journal du mardi 19 février 1918

Actions d’artillerie violente dans la région du bois Mortier et de Vauxaillon.
En Champagne, après une vive préparation d’artillerie, les Allemands ont lancé une attaque sur les positions que nous avons conquises la semaine précédente au sud-ouest de la butte du Mesnil.
Après un vif combat, nous avons rejeté l’ennemi de quelques éléments de tranchée où il avait pris pied d’abord. Des prisonniers sont restés entre nos mains. L’ennemi a tenté une seconde attaque sur le même point. Nos feux ont arrêté les assaillants qui n’ont pu aborder nos lignes. Deux avions allemands ont été abattus par le tir de nos canons spéciaux.
Notre aviation de bombardement a effectué diverses expéditions. Les gares de Thiaucourt, Thionville, Metz-Sablons, Pagny-sur-Moselle, les établissements ennemis d’Hirson et divers terrains d’aviation ont reçu de nombreux projectiles. 13000 kilos d’explosifs ont été lancés et ont provoqué plusieurs incendies et des explosions.
Les Anglais ont repoussé un raid vers Gavrel. Sur le même front les Portugais ont fait quelques prisonniers à Neuve-Chapelle.
Rencontre de patrouilles dans le secteur de Messine.
Activité de l’artillerie ennemie au sud de la route Arras-Cambrai, au nord de Lens et vers Zonnebeke.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1290/13 février 1918: en Champagne les Français font plus de 100 prisonniers

Au cours d’une attaque en Champagne les Français font plus de 100 prisonniers

butte
photo source: https://www.google.fr/search?q=butte+du+mesnil+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjX0JjM1MXYAhXHoKQKHbloAx8Q_AUICygC&biw=1366&bih=588#imgrc=0pq4xsbzfPHRXM:

(Communiqué officiel.)

PARIS, 13 février. (Reuter.)

En Champagne, après un court bombardement préparatoire, les Français firent une attaque dans la contrée au sud-ouest de la Butte de Mesnil sur un front d’environ 1200 mètres.

Les détachements français s’introduisirent dans la position allemande jusqu’à la troisième ligne. Ils détruisirent les ouvrages de défense et un grand nombre d’abris souterrains ennemis. Ils firent plus de 100 prisonniers

Les troupes canadiennes en action aussi 

(Communiqué officiel.)

LONDRES, 13 février. (Reuter.)

Le raid réussi au sud-est d’Hargicourt, dont le communiqué de ce matin fait mention, fut exécuté par des troupes canadiennes. Outre 13 prisonniers, nos hommes capturèrent 2 mitrailleuses. Au cours de ce combat de nombreux Allemands furent tués, tandis que 4 mortiers de tranchée furent détruits. 17 abris souterrains dans la première ligne ennemie et d’autres dans la ligne d’appui, dont les occupants refusèrent de se rendre, furent bombardés. Nos pertes furent minimes.

Au cours de la nuit dernière les troupes canadiennes firent également un raid aux environs de la côte 70, au nord de Lens. Elles rencontrèrent une vive résistance mais elles s’emparèrent de 6 prisonniers et d’une mitrailleuse. Ici nos pertes furent également minimes.

Au lever du jour un combat local fut livré au nord-ouest de Passchendaele où un détachement ennemi attaqua deux de nos postes qu’il occupa temporairement. L’ennemi en fut rejeté par une contre-attaque, de sorte que la situation fut rétablie.

Ce matin l’artillerie ennemie redoubla d’activité au sud et à l’ouest de Lens.

source: http://bioul-notre-village-natal.eklablog.com/1914-1918-les-operations-militaires-a-la-mi-fevrier-1918-a114577538

 

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source: http://memoires-de-guerres.var.fr/article.php?laref=2898&titre=publicite-du-produit-urodonal-dans-le-petit-provenial-du-13-fevrier-1918

 

Journal du mercredi 13 février 1918

Grande activité de nos détachements de reconnaissance.
Au nord de l’Ailette, un hardi coup de main, exécuté aux abords de Bouconville, nous a permis de ramener une vingtaine de prisonniers et deux mitrailleuses.
En Woëvre, plusieurs incursions dans les lignes allemandes ont également réussi; à l’ouest de Reménauville, notamment, nous avons fait 24 prisonmers.
De leur côté, les Allemands ont tenté, à la faveur d’un vif bombardement, d’aborder nos lignes entre Bezonvaux et le bois des Fosses.
L’attaque, menée par trois détachements, a été arrêtée par nos feux, qui ont infligé des pertes à l’ennemi.
D’autres tentatives allemandes, en Woëvre, en Champagne et dans les Vosges, n’ont obtenu aucun résultat.
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes.
Notre aviation a effectué divers bombardements. 9000 kilos de projectiles ont été jetés sur les établissements, dépôts, gares et cantonnements de l’ennemi, notamment sur la gare de Metz-Sablon.
Sur le front britannique, les Allemands ont échoué dans un coup de main qu’ils tentaient au nord-est d’Epehy.
Nos alliés, de leur côté, ont réussi un coup de main à l’ouest de la Bassée. En Macédoine, activité d’artillerie à l’ouest du Vardar et au nord-est de Monastir. L’artillerie italienne a décimé des masses d’infanterie ennemie à l’est du Val Frenzela.
M. Wilson a répondu aux discours prononcés par le compte Hertling et le comte Czernin le 24 janvier.