Archives du mot-clé champagne

1526/6 octobre 1918: la bataille de Champagne (suite)

Suite de l’offensive dans l’Aisne

Dés le 6 octobre, Foch avait télégraphié à Degoutte, lui ordonnant de hâter, au-delà de l’impossible, la réorganisation du Groupe des Flandres et, quelque temps qu’il fît, de reprendre les opérations au plus tard le 10. Simultanément il actionnait Haig et Pétain pour réaliser par l’ouest et par le sud une offensive concentrique, destinée à chasser l’ennemi du saillant de Laon.

L’exécution suivit de prés la conception.

Le 8 octobre, à 4h30; Les Armées Byng et Rawlinson, précédées de tanks, se portent en avant entre la Sensée et Saint-Quentin.

Le succès est foudroyant. Les nouvelles lignes ennemies construites en hâte, n’étaient pas encore en état de soutenir un pareil assaut. Elles cèdent au premier choc; et, le soir, le front britannique est jalonné par Forenville, La Targette, Esnes, Malincourt, à 7 kilomètres plus à l’est, sur un front de 50 kilomètres.

Nos alliés ont capturé, ce jour-là, 11.000 prisonniers et 200 canons.

Or, en même temps, dès six heures du matin, Debeney a déclenché, lui aussi, une offensive sur un front de 10 kilomètres, entre Saint-Quentin et l’Oise. En dépit d’une vigoureuse résistance, il a enlevé les fermes de Hellecourt et de Fontaine-Uterte, solidement organisées, les bois de la ferme Tilloy et le village de Rouvroy, capturant prés de 15.000 prisonniers.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/1918aisne.htm

Vers la libération de Warmeriville (Marne)

Depuis 1s 5 octobre, l’offensive française conduite par la 3 ème division coloniale et le 3ème chasseurs d’Afrique se développait sur une ligne allant de Fresnes à Witry-les-Reims et Cernay, et se dirigeait vers la Suippe, solidement tenue par l’artillerie allemande. Le 6 octobre à 13 heures, le 5ème bataillon de TS s’empare d’une partie de Bazancourt. Le 61ème et 62ème bataillons de TS et le 7ème régiment d’infanterie coloniale attaquent Warmeriville, mais sont repoussés sur la rive sud de la Suippe. Le 7 octobre : nouvelle offensive des Sénégalais sur Isles et sur Bazancourt (combat à la grenade); à 19 h Bazancourt entier était reconquis tandis que les Allemands se repliaient vers Tagnon en emmenant les derniers civils encore présents dans le village . Le 8 octobre : attaque allemande sur Bazancourt (sans succès) ; à 17 h 30 les Allemands se replient vers les bois de Roizy. Le 9 octobre : plusieurs attaques allemandes se brisent sur nos positions solidement établies (l’infanterie allemande a attaqué sept fois). Le 10 Octobre : Isles et Warmeriville sont toujours aux mains des Allemands qui procèdent à des destructions dans les villages ; c!est ainsi qu’ils font sauter l’église de Warmeriville, l’usine Harmel et d’autres bâtiments. Le 11 _octobre : notre infanterie est à 500 mètres de Warmeriville et Isles et l’artillerie est déployée aux environs de Lavannes et Caurel. Au petit jour, les 23ème et 7ème R.I.C s’emparent de la ligne Boult – Isles. L’ennemi recule : 1s 62ème Bataillon de Sénégalais attaque en direction de Warmeriville.

source: http://www.warmeriville.fr/expo1418/_media/liberation-lg.pdf

La bataille de Champagne (suite)

Prisonniers Allemands interrogés par des officiers Français (© Wikipédia)

Le 3 octobre 1918, le 3e et le 11e corps d’armée enlevèrent le plateau de Notre-Dame des Champs. Les troupes américaines enlevèrent la hauteur d’Orfeuil et le Blanc-Mont. Menacé d’encerclement, les allemands évacuèrent le mont Casque, le mont Téton, le mont Cornillet et le mont Blond. La retraite des Allemands se poursuivit le 5 octobre 1918 sur un front de 45 km allant de la Vesles à la Suippes. Reims fut alors largement dégagé de la menace allemande. Les Français occupèrent les positions fortifiées des Allemands à Brimont, à Nogent l’Abbesse et à Berru. Entre le 6 et le 10 octobre 1918, les Allemands multiplièrent les attaques sur la rive sud de la Suippes et de l’Arne en vue de reconquérir le terrain concédé aux Français, mais sans le moindre succès. Ils furent contraints à une nouvelle retraite, sur un front de 60 km au nord de la Suippes et de l’Arne, le 11 octobre 1918. Les Français avancèrent jusqu’à 3 km de Vouziers qu’ils enlevèrent le 12 octobre 1918. Durant cette offensive, les Français avancèrent de 30 km, libérèrent 80 villages et firent 21. 000 prisonniers. Ils prirent plus de 600 canons, plus de 2000 minenwerfer et 3500 mitrailleuses. Les pertes françaises furent de 14. 000 hommes et celles des Américains de 9.000 hommes.

source: https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/navarin/navarin.htm

Mort de deux as britanniques Colin Glen Orr MacAndrew et Clement Wattson Payton

2 octobre 1917

Mort en combat aérien, dans le secteur d’Ypres, en Belgique, de Colin Glen Orr MacAndrew, « As » écossais de la WW1, 5 victoires aériennes au sein du 11 Sqn du RFC, toutes obtenues sur Bristol Fighter.

Mort en opérations, abattu par des tirs de batteries anti-aériennes dans le secteur de Courtrai, en Belgique, de Clement Wattson Payton, « As » britannique de la WW1, 11 victoires aériennes au sein du 210 Sqn du RFC, toutes obtenues sur Sopwith « Camel ».

2 octobre 1918.-Disparition en opérations, de Gerald Kempster Cooper, « As » britannique de la WW1, 6 victoires aériennes au sein du 8N Sqn du RNAS, puis du 208 Sqn du RFC, toutes obtenues sur Sopwith « Camel ».

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-615.html

Journal du dimanche 6 octobre 1918

Nos troupes ont pris une part active à la dure bataille engagée au nord de Saint-Quentin. Nous nous sommes emparés du Chardon-Vert, au sud de Sequehart, et de plusieurs bois fortement organisés.
Plus au sud, nous avons, pris pied dans Lesdins et enlevé Morcourt. L’ennemi à contre-attaqué violemment à plusieurs reprises. Tous ses efforts ont été brisés. Nous avons fait 400 prisonniers et pris 4 canons lourds.
En Champagne, les troupes franco-américaines ont remporté de sérieux avantages. Sur notre gauche, nous avons poussé nos lignes à plus de quatre kilomètres au nord d’Auberive et à huit kilomètres au nord-est de Somme-Py jusqu’à Arnes. Nous avons conquis les villages de Vaudesincourt, Dontrien, Saint-Souplet, les bois de la région de Grand-Bellois.
Plus à l’est, nous avons progressé jusqu’aux abords de Saint-Etienne-à-Arnes et pris pied sur le plateau d’Orfeuil. Le village de ce nom a été enlevé, nous avons évacué Challerange.
Les Anglais ont progressé aux abords de Cambrai.
Le repli de l’ennemi se poursuit dans le secteur Lens-Armentières. Les éléments britanniques avancés ont atteint Wavrin et Erquinghem, à l’ouest d’Haubourdin.
La dernière attaque effectuée sur le front belge a donné à nos alliés 10500 prisonniers, dont plus de 200 officiers, 350 canons, 200 mortiers de tranchées, 600 mitrailleuses.
On donne pour faite l’abdication du tsar de Bulgarie.

 

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1525/5 octobre 1918: Roland Garros meurt lors d’un combat aérien près de Vouziers (Ardenne)

 Roland Garros meurt lors d’un combat aérien près de Vouziers (08)

Le 5 octobre 1918, à l’issue d’un combat contre des Fokker allemands, l’avion de Roland Garros explosait en vol avant de s’écraser près de Vouziers, dans les Ardennes.Roland Garros est le premier homme à avoir traversé par voie aérienne la mer Méditerranée, le 23 septembre 1913, allant de Fréjus à Bizerte en Tunisie, en moins de huit heures et sans escales. Le pilote était membre du Stade Français et proche de son président, qui exigera plus tard que le futur stade, censé accueillir la coupe Davis ramenée alors en France, porte le nom de son ami Roland Garros.

En novembre 1938, René de Narbonne  rendait hommage au pilote dans la Revue. « Le souvenir de cette matinée d’automne va rester dans l’histoire, car elle sera celle du dernier envol de Garros. Regardez-le, blotti dans sa carlingue, frileusement emmitouflé, son visage fatigué et amaigri illuminé par le regard. »

son histoire sur: http://www.revuedesdeuxmondes.fr/article-revue/le-souvenir-de-roland-garros/

lire aussi: https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/1914-1918-franceinfo-y-etait-5-octobre-1918-la-mort-de-roland-garros_2859027.html

http://histoire08ardennes.over-blog.com/2017/12/roland-garros-pourquoi-une-stele-dans-les-ardennes.html

Suite de l’offensive française en Champagne-Argonne

Dans la nuit du 4 au 5 octobre, les autorités allemandes font détruire les approvisionnements en vivres et en munitions accumulés dans le massif des monts et dans les forts de Reims.
Le 6 octobre, au matin, Brimont, Bourgogne, Bétheny, La Pompelle, Beine et Moronvilliers sont évacués.
Les éclaireurs français ont conservé le contact avec l’ennemi. Tout donne à penser, au vu de la manière dont il se défend, aux incendies qui éclairent la nuit, dans la vallée de la Suippe, que le mouvement de repli allemand n’en est qu’aux prémices…
Le 6 octobre encore, le général von Bülow recule toujours.
Le 7, il est sur la Suippe, où les avant-gardes françaises de Gouraud lui enlèvent Pont-Faverger.
Les résultats engrangés lors de la bataille de Champagne, grâce aux actions menées par les 4e et 5e armées françaises et par la 1ere armée Américaine, sont des plus profitables. La ligne Hindenburg est disloquée, alors qu’une brèche de 70 kilomètres s’étend de Suippe jusqu’à la Meuse.
Les 1ere, 3e et 5e armées allemandes ont engagé toutes leurs réserves dans la bataille ; ces unités sont sur le point de s’effondrer.
Face au seul Gouraud, sur 13 divisions allemandes engagées, trois ont été détruites. Les 42e et 103e division, ainsi que celle de l’Ersatz bavaroise, ont abandonné, aux mains des Français, trois-quarts de leurs effectifs…
Trois divisions (+/- 45.000 hommes) sont anéanties…
Sept autres ont éprouvé des pertes considérables, mais luttent encore, avec des effectifs restreints, sans savoir combien de temps elles pourront encore « tenir ».
Pendant ce temps Reims est désenclavée, et cela, pour la première fois depuis 1914 !
L’ennemi est enfin refoulé à une distance de sécurité de 30 kilomètres de ses faubourgs.
Ce choc a un prix, à hauteur de… 27.000 prisonniers allemands pour 500 canons tombés aux mains des Alliés.

Effondrement de l’empire allemand

 5 octobre 1918 : le gouvernement allemand déclare accepter les quatorze points de Wilson tout en accordant une plus grande autonomie à l’Alsace-Lorraine, une manoeuvre pour conserver le Reichsland à L’Allemagne.

Photos prises le 5 octobre 1918

9/ Réf. : SPA 98 V 3191 Saint-Quentin, Aisne, les piliers intérieurs de la collégiale sont minés. 05/10/1918, opérateur Henri Bilowski.

À son arrivée à Saint-Quentin, l’armée Debeney découvre une ville en ruine et surtout piégée. Avant de battre en retraite rapidement, les Allemands pillent et détruisent les villes qu’ils occupaient. Ici, dans la collégiale de Saint-Quentin en partie détruite, les piliers ont été chargés d’explosifs par les soldats de l’armée Hutier. Il s’agit pour les sapeurs du génie de la 1re armée française de désarmer ces pièges.

Journal du samedi 5 octobre 1918

Des combats violents sont engagés dans la région de Saint-Quentin, entre Lesdins et Seguehart, où l’ennemi oppose une très forte résistance.
Plus au sud, nous avons pris pied sur la voie ferrée à l’est de Saint-Quentin et progressé en combattant à l’est du faubourg d’Isle. Nous avons fait 100 prisonniers.
Au nord-ouest de Reims, nous avons enlevé Cormicy; nous bordons le canal entre Consenvreux et la Neuvillette. En Champagne, violente bataille. Nous avons élargi nos gains dans la région au nord de Somme-Py. Nos troupes se sont emparées de la crête du Blanc-Mont et de la ferme Medeah, à cinq kilomètres au nord-ouest de Somme-Py. 2800 prisonniers ont été dénombrés.
Les Anglais ont attaqué de Sequehart au canal, au nord de Bony, sur un front de treize kilomètres.
Ils ont pris Remicourt et Wrancourt, faisant plusieurs centaines de prisonniers, atteint les lisières de Montbrehain et les hauteurs au sud de Beaurevoir.
Ils ont forcé le passage du canal de l’Escaut à Gouy et au Catelet, s’emparant de ces deux villages et des hauteurs à l’est, en faisant un grand nombre de prisonniers. Nos alliés ont occupé Armentières. L’ennemi a été chassé de Lens.
Le prince Max de Bade devient chancelier allemand.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1516/26 septembre 1918: offensive Française en Champagne et en Argonne

Offensive Française en Champagne et en Argonne

source carte https://www.google.fr/search?q=1918+champagne+argonne&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjYm6r33oPdAhXtz4UKHe_2DogQ_AUIDCgD&biw=1280&bih=605#imgrc=Jjw3X56u1UxbgM:

Le 26 septembre, à 5 h25, les infanteries française et Américaine se lancent à l’assaut. Seuls, les obstacles accumulés ralentissent l’élan des assaillants, car les Allemands sont prostrés dans leurs abris et leur artillerie ne réagit que mollement.

Devant Gouraud, tous les objectifs sont enlevés de haute lutte par les Français.

La 22e division française, celle du Chemin-des-Dames dont le général Spire a pris le commandement, s’empare du tas de gravats qui fut la Ferme Navarin; les divisions Françaises des Généraux Michel et Schmidt enlèvent brillamment la Butte de Souain et le mont Muret au cours de combats acharnés où les 149e, 158e, 170e et 174e,  409e régiments d’infanterie et les 1er et 31e bataillons de Chasseurs se couvrent de gloire; les Tirailleurs de la 2e division Française chassent l’ennemi de la Butte du Mesnil, et les 163e,  215e et 363e régiments d’infanterie  de la division Française du Général Leboucq conquièrent les hauteurs de la rive nord de la Dormoise.

Les 272e,  51e et 87e régiments d’infanterie Française de la division Nayral de Bourgon enlevaient aussi la Galoche, les Mamelles et le Fourmilier, au-delà de la Dormoise, tandis que les 44e,  60e et 35e régiments d’infanterie de la division Baston s’emparaient de Tahure et de la Butte de Tahure.

A la même heure, les 230e et 299e régiments d’infanterie, avec les 50e,  71e et 66e bataillons de Chasseurs de la division  du Général Lardemelle se rendaient maîtres de la Main-de-Massiges, et les cuirassiers et dragons de la 1ere division de cavalerie à pied avançaient vers Cernay-en-Dormois.

Ce jour-là, l’Armée française du général Gouraud avait capturé 13 000 prisonniers Allemands et 300 canons, et porté son front à 5 ou 6 kilomètres plus au nord.

Les Chars d’assaut français ( notamment les FT17 de Renault) avaient fait merveille.

Les Américains ont magnifiquement progressé, eux aussi, et ont pénétré profondément dans les organisations ennemies bouleversées. En Argonne, le 1er Corps d’Armée, se glissant dans les fourrés, a dépassé le Four-de-Paris; le 5e Corps a enlevé Vauquois et Varennes ; le 3e Corps a refoulé l’ennemi depuis Malancourt jusqu’aux abords de Montfaucon. De ce côté, l’avance dépasse 7 kilomètres et on dénombre 7,000 prisonniers.

La journée du 27 Septembre est une rude journée de combat. Sentant tout le danger pour ses communications d’une progression sensible des Alliés vers Mézières, Le Général Allemand von Einem, après avoir mis en ligne ses dernières disponibilités, appelle à grands cris des renforts, que Ludendorff se hâte de lui envoyer.

Malheureusement pour les Allemands, leur artillerie, par trop prudente, s’est portée tellement en arrière que son intervention dans la bataille est peu efficace.

Tout le danger, pour les assaillants, vient d’innombrables mitrailleuses Allemandes savamment dissimulées, qui se dévoilent au dernier moment et causent des pertes sérieuses à nos tirailleurs trop ardents; on commence à se heurter maintenant à des contre-attaques vigoureuses prononcées par des troupes nouvelles.

Le 21e Corps d’Armée française gagne cependant encore 2 kilomètres et parvient jusqu’au bois de la Pince; le 2e Corps Français, en dépit des difficultés du terrain, avance de 3 kilomètres; Le 9e Corps Français s’empare de Grateuil et de Fontaine-en-Dormois;

le 11e Corps Français subit de puissantes contre-attaques qui retardent ses progrès, mais sans réussir à les enrayer.

Les Américains progressent aussi de 2 ou 3 kilomètres, en dépit des vigoureuses contre-attaques que l’ennemi déclenche vers Montfaucon.

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918champagneargonne.htm

lire aussi: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-lassaut-final

Les batailles de Montfaucon et Cheppy

A 24 heures d’intervalle, se déclenchent trois grosses opérations qui s’étendent sur de grandes parties du front. Le 26 septembre, c’est l’attaque double des Américains sur la rive gauche de la Meuse et de l’Armée Gouraud en Champagne. Le 27, l’Armée britannique du général Byng attaque devant Cambrai. Enfin, le 28, l’Armée belge, appuyée par l’Armée britannique Plumer, attaque en Flandre. Ensuite la bataille s’allume partout à la fois et continue sans arrêt. Toutes les forces disponibles de l’A. S. sont engagées sur les diverses parties du front. De ce vaste ensemble d’opérations, s’étendant sur un théâtre plus grand qu’il n’avait jamais été, nous suivrons seulement les engagements de chars, dans les cadres relativement étroits où leurs forces, malheureusement trop réduites, leur permettaient d’intervenir.

Des reconnaissances faites au début de septembre en vue d’une attaque entre Meuse et Argonne, il résultait que notre première ligne étant barrée par le ruisseau de Forges et les Bois de Malancourt et de Cheppy, et le terrain occupé par l’ennemi étant bouleversé par notre artillerie sur une profondeur de 4 à 6 kilomètres, les chars ne pouvaient pas de façon générale intervenir utilement sur ce front avant qu’on ait atteint la ligne Gercourt-Cuisy-Véry.

Au delà de cette ligne, trois zones paraissaient particulièrement favorables à l’emploi des chars :
– 1e une coulée orientée S. N., à l’est de Montfaucon, sur l’axe Septsarges-Nantillois ;
– 2e une autre coulée orientée S. E.-N. O., de l’ouest de Montfaucon au bois de Cierges ;
– 3e enfin une zone comprise entre l’Aire et la route Charpentry-Romagne.

L’Armée américaine devant attaquer dans cette région, trois corps d’armée en furent chargés: le 3e à droite, le 5e au centre, le 1er à gauche. Le 5e et le 1er mettaient trois divisions en ligne ; c’est à eux que les chars furent attribués. Leur répartition fut analogue à celle qui avait eu lieu dans l’opération de Saint-Mihiel. Les trois bataillons de chars légers du 505e Régiment, renforcés par le 17e Bataillon et deux groupes Saint-Chamond, sous le commandement du commandant Mare, sont affectés au 5e Corps U. S. et doivent opérer à droite et à gauche de Montfaucon.

Pour permettre aux chars de franchir les premières positions américaines et les organisations allemandes, les pionniers devaient établir une piste par division jusqu’à la lisière nord du Bois de Montfaucon. Les deux groupes Schneider du groupement IV et les deux bataillons américains de chars légers, placés sous le commandement du colonel Patton, étaient affectés au 1er Corps U. S. pour opérer dans la zone voisine de l’Aire. En principe, les chars ne devaient intervenir qu’au delà de Véry.

source: http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2012/09/27/le-26-septembre-1918-–-les-batailles-de-montfaucon-et-cheppy/

(Aviation) William Benson Craig tué en combat aérien

William Benson Craig, « As » canadien de la WW1, 8 victoires aériennes au sein du 4N Sqn du RNAS, puis du 204 Sqn du RFC, toutes obtenues sur Sopwith « Camel », est tué en combat aérien dans le secteur de Blankenberge, en Belgique, abattu et tué par l’as allemand Christian Kairies, du MFJ V.

Crash de l’italien Ernesto Cabruna

Ernesto Cabruna, « As » italien de la WW1, 8 victoires aériennes dont 1 en collaboration, est (Fractures et brûlures) lors du crash de l’Ansaldo A.1 « Balilla » qu’il est en train d’essayer à Castenedolo.
Le dernier SPAD VII de Cabruna est préservé et exposé au Musée de Vigna di Valle.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1230.html

Journal du jeudi 26 septembre 1918

A l’ouest de Saint-Quentin, nos troupes, en liaison avec l’armée britannique, ont réalisé une avance, en prenant Francilly-Selency, l’épine de Dallon et le village de Dallon.
Nous avons fait 500 prisonniers aux lisières ouest de Giffécourt, et capturé un certain nombre de mitrailleuses.
Sur le front de la Vesle, au cours d’une violente attaque dans la région de Glennes, l’ennemi a réussi à prendre pied dans nos éléments avancés. Un retour offensif de nos troupes a rétabli intégralement notre ligne et nous a donné 50 prisonniers.
Nous avons repoussé des coups de main ennemis en Champagne et en Lorraine.
Les Anglais ont progressé dans le voisinage de Selency et de Grécourt. Deux contre-attaques ennemies ont échoué près de Grécourt. Des prisonniers ont été faits. Plus d’un millier d’Allemands ont été capturés sur ce front.
Nos alliés ont avancé légèrement leur ligne au sud-est d’Inchy. Ils ont effectué un raid heureux près de Wulverghem.
En Macédoine, les Anglais continuent la poursuite des Bulgares dans la région du lac Doiran. Leur cavalerie s’avance dans la direction de la Stroumitza.
En Palestine, le chiffre des prisonniers faits aux Turcs dépasse 40000.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1497/8 septembre 1918

Les Australiens près  de(et à ) Péronne (Somme)

Au Mont-Saint-Quentin, des soldats australiens présentent un panneau érigeant le site en site de guerre classé. Situé à 1,5 km au nord-ouest de Péronne, le Mont- Saint-Quentin est le théâtre d’une bataille acharnée entre les soldats de la 2nd Australian Division et les soldats du 2e régiment prussien de la Garde. Le 1er septembre 1918, après plusieurs heures de combats, les Australiens prennent le contrôle de la colline et assurent l’accès à la ville de Péronne.

Des soldats australiens appartenant à la 5th Australian Division occupent les rues de Péronne libérée le 2 septembre 1918, après la prise du Mont-Saint- Quentin. Le jour même, les Australiens se portent sur Bouchavesnes et dégagent la région. Commandant du corps australien, le Major General Monash permet par l’avancée rapide de ses troupes la capture de plus de 30000 soldats allemands entre les mois de septembre et d’octobre 1918. Au cours de la Grande Guerre, 60 000 soldats australiens périssent sur le front occidental, en Turquie et dans le Pacifique.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-09.pdf

Clémenceau dans les ruines de Noyon

Noyon, le 8 septembre 1918. Georges Clemenceau (au centre), alors président du Conseil, visite les ruines de la ville, détruite à 85 %.

source: http://www.leparisien.fr/informations/un-musee-pour-le-centenaire-de-la-grande-guerre-26-02-2012-1878048.php

Le capitaine et le député

Le 8 septembre 1918, au Mont de Leuilly (Aisne), le capitaine Gaston Dumesnil  accompagnait un autre député, Abel FERRY, lors d’une visite d’inspection des armées sur le front et vérifiaient le fonctionnement d’un nouveau modèle de fusil-mitrailleur. Un obus s’écrasa sur eux et le lieutenant qui était à leurs côtés. Dumesnil et l’officier moururent sur le champ tandis que Ferry, très grièvement blessé, décédait une semaine plus tard.

L’Illustration, soit à la suite d’informations erronées, soit pour conférer plus de gloire à cette mort pour la France, donne un récit différent des circonstances de la mort du député Dumesnil : « Ce n’est pas dans une vaine formule d’éloquence que le président de la Commission de l’Armée a pu parler de « regrets unanimes » en annonçant à ses collègues la mort glorieuse du capitaine Gaston Dumesnil, député de Maine-et-Loire, tombé le lundi 9 septembre (en réalité la fiche des Morts pour la France consultable sur le site Mémoire des hommes indique le 8 septembre), à la tête de ses chasseurs, qu’il conduisait à l’attaque de la ferme de Mouy, près Vauxaillon (encore une erreur). »

source: http://www.crcb.org/le-capitaine-et-depute-gaston-dumesnil-1879-1918/.html

Des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne

A partir du 8 septembre 1918, des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne. Le front d’attaque allié porte sur 70 kilomètres. L’armée française aligne pour l’occasion sept corps d’armée en première ligne. Derrière cette première ligne, se tiennent en réserve 12 divisions d’infanterie et 3 de cavalerie. La première armée américaine du général Pershing dispose, quant à elle, en première ligne, de 3 Corps d’armée.

Devant ce front alliés et, derrière des fortifications « en dur », une partie de la première armée allemande du général von Mudra ; la 3e armée de von Einem, appartenant au groupe d’armées du Kronprinz, et, la Ve armée allemande, appartenant au groupe d’armées de von Gallwitz, se tiennent prêtes. Les Allemands disposent en ce lieu précis du front de : 20 divisions, dont 4 en seconde ligne (équivalent français : 24 divisions).

Les effectifs des adversaires sont donc approximativement équivalents en quantité lors du déclenchement des opérations. Les Français bénéficient toutefois d’un moral d’acier par rapport aux Allemands qui ne cessent d’être défaits et abattus moralement…

Nerveux, les Allemands multiplient les reconnaissances par l’aviation, les coups de sonde, les tirailleries de nuit sans motif apparent.

Ils calquent également leur réaction en fonction du dispositif adopté par la 4e Armée française lors de la dernière bataille de Champagne. Enfin, ils évacuent leurs premières lignes et optent pour un dispositif défensif « tout en profondeur ».

Côté français, on se conforte à l’idée que les Allemands « se sentent mal » ; les interrogatoires de déserteurs sont là pour apporter de l’eau au moulin en ce sens.

Le général Pétain a réglé tous les détails de l’opération…

Le transport des unités, venues en renfort de loin, parfois même des Vosges, est effectué de nuit, avec d’infinies précautions, du 16 au 25 septembre.

L’attaque est fixée au 26 septembre.

source: http://anduze1418.blogspot.com

Portrait d’un poilu en permission

Le Figaro du 8 septembre 1918 fait le portrait d’un poilu en permission, qui doit se réhabituer à la vie parisienne avant de retourner au front.

«Dans le tramway où nous sommes assis, un poilu pénètre. […] Le poilu s’avance vers une place éloignée, non sans faire bien des efforts pour conserver son équilibre, à cause de la marche cahotée de la voiture.

Au moment où il passe devant nous, un cahot brusque désempare cet équilibre et, brutalement, impitoyablement, l’énorme godasse à clous redoutables retombe sur nos orteils qu’elle écrase, en entamant par surcroit le cuir de notre chaussure. Un cri nous échappe “Aïe!”; qu’accompagne, pourquoi le nier? une grimace de douleur, aussitôt muée, d’ailleurs, en sourire, parce qu’il ne faut faire aux poilus nulle peine, même légère.

Le poilu a pris possession avec un soulagement évident de la place vide d’en face et nous regarde avec une anxiété souriante; et comme d’un hochement de tête nous absolvons gentiment sa maladresse un peu appuyée “-S’il n’y avait que ça, dit-il ingénument, ça irait bien.”» écrit Le Figaro du 8 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/08/26002-20140908ARTFIG00200-8-septembre-1918-portrait-d-un-poilu-en-permission.php

Journal du dimanche 8 septembre 1918

De la Somme à l’Oise, nos troupes ont continué la poursuite, brisant tous les obstacles et talonnant, les arrière-gardes ennemies.
De part et d’autre de la Somme, nous avons occupé Pithon, Sommette, Eaucourt-Dury et Ollezy (cinq kilomètres à l’est de Ham).
Plus au sud, nous tenons Cugny et avons atteint les lisières ouest du bois de Genlis.
Au nord de l’Oise, nos troupes sont entrées dans Tergnier : nous bordons, à l’est de cette ville la voie ferrée et le canal.
Au nord de l’ Ailette, la basse forêt de Coucy est tout entière en notre possession, ainsi que Barrois, qui a été enlevé de haute lutte. Nous avons dépassé, au nord de Quincy-Basse, les villages d’Aulers et de Bassoles-Aulers.
Au sud de l’Ailette, nous avons occupé le fort de Condé, Condé-sur-Aisne et Nanteuil-la-Fosse.
Les Anglais ont accompli de nouveaux progrès à l’est et au nord-est de Péronne. Ils se sont emparés de Hancourt, Sorel-le-Grand et Metz-en-Couture. Ils ont pénétré dans les parties ouest du bois d’Havrincourt, en capturant des prisonniers.
Au nord du canal de la Bassée, ils ont progressé aux abords de Canteleux et de Violaines. Ils ont avancé leur ligne dans la direction de Messines et fait 50 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1441/14 juillet 1918: le fils Roosevelt tué en vol à Chamery (Marne) 

14 juillet 1918, le fils Roosevelt était tué en vol à Chamery (Marne)

Le 14 juillet 1918, Quentin Roosevelt, sixième enfant de l’ex-Président des États-Unis, trouvait la mort dans un combat aérien dans le ciel de l’Aisne. Il avait 20 ans. Été 1909, Quentin Roosevelt a 12 ans. Le benjamin de Theodore Roosevelt, alors président des États-Unis, est en vacances en France. À Reims, il assiste à un meeting aérien et écrit dans une lettre à un copain son enthousiasme : « Nous avons vu tous les avions décoller. Tu ne peux pas imaginer comme c’est beau. » Une vocation est née.

vril 1917, lorsque les États-Unis entrent en guerre, Quentin alors étudiant à Harvard, notifie à ses parents son intention de s’engager dans l’armée et son souhait de devenir pilote. Son père n’est plus Président depuis huit ans, mais il approuve. Il a dénoncé la décision du président Wilson de déclarer la neutralité des États-Unis en août 1914. Teddy, comme on le surnomme affectueusement, pense qu’une victoire de l’Allemagne serait préjudiciable aux intérêts américains et souhaite que les Alliés franco-britanniques l’emportent.

Quentin est le dernier des six enfants de l’ex-Président. Son préféré, affirment certains. C’est celui qui lui ressemble le plus. Une intelligence vive, un solide sens de l’humour, un charisme qui en fait un leader né, le goût de la lecture et de l’écriture… Theodore nourrit de grandes ambitions pour lui.

Les jambes et le pantalon en feu

Quentin entre à l’école d’aviation de Mineola, État de New York, nouvellement créée. Puis poursuit sa formation en France à l’été 1917. C’est parfois mouvementé : « Il y a deux semaines, alors que je décollais, un paquet de boue a cassé l’hélice. Une pièce a crevé le réservoir et avant que les roues ne touchent à nouveau le sol et avant que je n’aie eu le temps de couper le contact, il y avait le feu. J’ai vite décroché mon harnais, sauté de l’avion en moins de deux. Cela ne m’a pas pris plus de 30 secondes. Cependant mes bottes et mon pantalon étaient en feu », écrit-il, le 8 décembre à son père.

La suite sur https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/4442/reader/reader.html#!preferred/1/package/4442/pub/6093/page/7

L’offensive allemande en Champagne

Le 14 juillet 1918, la machine est au point.

Suivant les procédés du 21 mars et du 27 mai ont consacré l’excellence, renforts et matériel ont été accumulés à pied d’œuvre; chars d’assauts, pièces de tous calibres, dépôts de munitions jusque dans les tranchées de première ligne; matériaux pour la construction de passerelles sur la Marne, abrités dans les bois, au nord de Dormans et de Jaulgonne.

Une nouvelle base d’attaque contre Paris sera ainsi créée, loin du massif dangereux de Villers-cotterêts, et peut-être que devant cette formidable menace, le moral de la France s’écroulera.

Le 15 juillet, à minuit, une préparation d’artillerie, avec obus toxiques et large emploi d’ypérite, ébranle le sol sur plusieurs centaines de kilomètres.

Des obus monstrueux s’écrasent en même temps sur Châlons, sur Epernay, sur Dunkerque, sur Paris, où la «  Bertha » annonce le commencement de la plus grande bataille de tous les temps. Cette débauche de munitions dure quatre heures.

A sa faveur, l’infanterie allemande s’est portée en avant, prête à bondir; des ponts et des passerelles ont été jetées sur la Marne, depuis Gland jusqu’à Mareuil, sur un front de 20 kilomètres .

De Longpont à Bligny, c’est la 7e armée allemande du général Von Boëhm, avec 30 divisions allemandes, dont 16 en première ligne; Devant Reims, de Bligny à Prunay, c’est la 1ere armée, à la tête de laquelle le général Allemand Von Mudra vient de remplacer le général Fritz Von Below, avec 15 divisions Allemandes en première ligne et 7 divisions en soutien; De Prunay à l’Argonne, c’est la 3e armée Allemande du général Von Einem, avec 20 divisions Allemandes dont 12 en première ligne.

A 4h45, ces masses allemandes se lancent à l’assaut, à travers nos tranchées bouleversées, les divisions allemandes ayant sur un front de 2 km 500 deux régiments en première ligne et un régiment en soutien. Presque toujours deux et souvent trois divisions sont disposées les unes derrière les autres.

L’ordre est d’avancer, coûte que coûte, à raison de 1 kilomètre à l’heure.

Or, la manœuvre se déroule exactement comme elle avait été prévue par le Haut-Commandement français.

En Champagne, dans un magnifique ordre du jour, Gouraud avait demandé à ses soldats de faire preuve d’héroïsme :

«  Le bombardement sera terrible, leur avait-il dit le 7 juillet; vous le supporterez sans faiblir. L’assaut sera rude, mais votre position et votre armement sont formidables; cet assaut, vous le briserez, et ce sera un beau jour. »

La suite sur http://chtimiste.com/batailles1418/1918champagne.htm

Les Italiens perdent 4.000 hommes autour de Bligny (marne) 

À partir du 14 juillet, lors des violents combats de Bligny, les troupes italiennes parviennent à stopper l’offensive au prix de 4 000 morts et 4 000 prisonniers, empêchant l’armée allemande de s’emparer de son objectif sur ce secteur du front, à savoir la ville d’Épernay. Dans la vallée de l’Ardre, Ludendorff doit même se défendre contre des retours offensifs.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Marne_(1918)

Darnand: héros puis salaud

Le 14 juillet 1918, le 366e régiment d’infanterie traîne sa misère dans les tranchées situées devant le mont Sans- Nom, où l’issue de l’affrontement entre Français et Allemands doit se jouer. À la tête d’un corps franc d’une vingtaine d’hommes, le sergent Darnand, 21 ans, s’infiltre dans les lignes ennemies pour en ramener 23 prisonniers et les plans d’une attaque boche imminente… « Bientôt, vous serez plus célèbre que Pétain », promet-on au jeune Darnand, qui sera auréolé, avec les seuls Foch et Clemenceau, du titre d’“Artisan de la victoire”, par Raymond Poincaré.

(…)Héros en 1918 Marnand fut fusillé en 1945

source: https://www.valeursactuelles.com/darnand-heros-puis-salaud-52412

voir la vidéo: https://www.dailymotion.com/video/x42jops

lire aussi: https://lesobservateurs.ch/2015/07/25/monstre-a-francaise-deric-brunet/

voir la BD: https://casesdhistoire.com/darnand-quand-le-heros-de-la-grande-guerre-plonge-dans-labjection/

La lutte pour la liberté: le 14 juillet

Dessin de troupes alliées sur le front français pendant la première guerre mondiale, la statue de la Liberté en fond.

source: http://docpix.fr/galerie/docpix002158/0/la-lutte-pour-la-liberte-l-jonas-14-juillet-1918

vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=93m-LtbnH1g

L’exploit de Maurice Besnier au Mont sans Nom (Marne)

Alors commandant, on doit en partie à Maurice Besnier la victoire de la France en 1918 suite au coup de main du Mont Sans-Nom (dans la Marne) le 14 juillet 1918 qui a permis de capturer une vingtaine de soldats allemands. “Le plan était de connaître le jour et l’heure de l’attaque ennemie”, précise Vincent Cazin. Maurice Besnier et ses hommes s’immiscent dans les lignes adverses, et capturent une vingtaine de soldats allemands qui parleront. Le jour de l’attaque, les Allemands pilonnent les positions françaises alors vides. Sans avoir subi de pertes, les soldats français lancent alors une immense contre-attaque : “le début de la fin de la guerre14-18”.
Il est fait officier de la légion d’honneur le 17 juillet sur le champ de bataille par le général Gouraud. “C’est pourquoi, tous les 14 juillet, non pas pour la fête nationale, mais pour son exploit, mon grand-père ouvrait une bouteille de champagne !”
Peu après la guerre il devient professeur puis directeur de l’école d’officiers de Saint-Maixent où, alors colonel, il sera fait commandeur de la légion d’honneur. “Si mon grand-père n’est jamais devenu général, c’est peut-être du fait de ses mémoires rédigées au jour le jour pendant la Grande guerre. Il a sûrement été trop critique envers le commandement.”

source: https://actu.fr/normandie/caen_14118/11-novembre-maurice-besnier-ce-caennais-heros-de-la-guerre-14-18_2788517.html

Naufrage du Djemnah: 200 tirailleurs malgaches trouvent la mort

Le 14 juillet 1918, plus de deux cent tirailleurs malgaches de retour à Madagascar trouvent la mort en Méditerranée dans le naufrage du vapeur Djemnah.

source:http://tiraera.histegeo.org/djemnah.html

Journal du dimanche 14 juillet 1918

Entre Montdidier et l’Oise, nous avons avancé nos avant-postes de 500 mètres, dans la région de la ferme Porte.
Nous avons exécuté une action locale au nord et au sud de Longpont. Nous avons progressé vers l’est et, malgré la résistance ennemie, franchi la Savières à la hauteur de la ferme Catifet. Une trentaine de prisonniers sont tombés entre nos mains.
Le nombre des prisonniers faits dans la région de Montdidier est supérieur à 600. Nous avons capturé, en outre, plus de 80 mitrailleuses.
Des troupes anglaises et australiennes ont exécuté d’heureuses opérations de détail aux environs de Vieux-Berquin et de Merris. Elles ont fait 96 prisonniers et pris quelques mitrailleuses. Leurs pertes ont été exceptionnellement légères.
Un détachement de troupes anglaises a exécuté un raid sur les tranchées allemandes au nord d’Hamel et ramené 22 prisonniers.
Un raid, tenté par l’ennemi, au nord de Meteren, a été repoussé. L’artillerie ennemie s’est montrée active en face de Beaumont-Hamel et dans les secteurs de Strazeele et de Locre.
En Orient, rencontre de patrouilles sur la Strouma, où les troupes helléniques ont dispersé un détachement bulgare, et dans la boucle de la Cerna.
En Albanie, l’ennemi s’est replié sur une ligne organisée. Nos troupes lui ont fait 470 prisonniers et infligé de lourdes pertes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1433/6 juillet 1918: un bouquet pour le Tigre en Champagne

Un bouquet pour le Tigre

président Clémenceau visite le secteur du Mort-Homme après sa reconquête définitive en août 1917

Georges Clemenceau, président du conseil de 1917 à 1920 (après avoir déjà occupé cette fonction de 1906 à 1909),  était très concerné par les conditions de vie et le moral des soldats. Pendant la Première Guerre mondiale, le Tigre s’est rendu un nombre incalculable de fois sur le front pour inspecter les positions et rencontrer les valeureux combattants français. Un jour, alors qu’il était en première ligne, il monta sur le parapet pour crier en direction de l’ennemi « Cochons ! Salauds ! On vous aura à la fin ».Ses visites régulières, sa hargne et sa détermination le rendent populaire dans les tranchées.

Lors d’une visite sur le front en Champagne, le 6 juillet 1918, des Poilus lui offrent un bouquet de fleurs. Un geste qui l’a profondément ému. Il raconta cet épisode dans un discours prononcé le 1er octobre 1921. « […] dissimulées aux replis du terrain, des têtes hirsutes, poudrées à frimas par les soins de la terre champenoise, surgirent fantastiquement d’invisibles trous de mitrailleuses […] d’incohérentes figures blêmes de poussière, qui font mine de s’aligner pour le salut militaire, tandis que le chef s’avance et, d’une voix saccadée : 1ere  compagnie, 2e bataillon, 3e régiment. Voilà ! Et la rude main présente un petit bouquet de fleurs crayeuses, augustes de misères et flamboyantes de volonté. Ah ! Ces frêles tiges desséchées ! La Vendée les verra, car j’ai promis qu’elle iraient dormir avec moi ».  Clemenceau a tenu sa promesse.

la suite sur https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/le-saviez-vous-un-bouquet-pour-le-tigre

Journal du samedi 6 juillet 1918

Au nord de Montdidier, entre Montdidier et l’Oise, et sur la rive droite de la Meuse, nous avons exécuté plusieurs coups de main et ramené des prisonniers.
Entre Oise et Aisne, nos troupes ont attaqué les lignes ennemies à l’ouest d’Autrèches, sur un front de 2 kilomètres et réalisé une avance de 800 mètres environ. Une nouvelle attaque, déclenchée au moment où l’ennemi se préparait à contre-attaquer, nous a permis de gagner du terrain. Notre avance totale, qui s’étend sur un front de 5 kilomètres, a atteint 1200 mètres en profondeur sur certains points. Le chiffre des prisonniers valides faits au cours de ces actions, est de 1066 dont 18 officiers; un seul de nos bataillons a fait plus de 300 prisonniers.
Les Anglais ont exécuté une opération heureuse entre Villers-Bretonneux et la Somme. Ils se sont emparés des bois de Vaires et de Hamel ainsi que du village de Hamel.
Les troupes australiennes opéraient en même temps à l’est de Ville-sur-Ancre et gagnaient 500 mètres sur un front de 1500. Nos alliés ont capturé en tout plus de 1000 prisonniers. Ils ont rapporté aussi du matériel de guerre. Ils ont abattu 6 avions ennemis et jeté 16 tonnes de bombes sur les voies ferrées de Flandre.
Les Italiens ont fait 216 prisonniers nouveaux, tandis que nos effectifs progressaient sur le plateau d’Asiago.

source; http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1290/13 février 1918: en Champagne les Français font plus de 100 prisonniers

Au cours d’une attaque en Champagne les Français font plus de 100 prisonniers

butte
photo source: https://www.google.fr/search?q=butte+du+mesnil+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjX0JjM1MXYAhXHoKQKHbloAx8Q_AUICygC&biw=1366&bih=588#imgrc=0pq4xsbzfPHRXM:

(Communiqué officiel.)

PARIS, 13 février. (Reuter.)

En Champagne, après un court bombardement préparatoire, les Français firent une attaque dans la contrée au sud-ouest de la Butte de Mesnil sur un front d’environ 1200 mètres.

Les détachements français s’introduisirent dans la position allemande jusqu’à la troisième ligne. Ils détruisirent les ouvrages de défense et un grand nombre d’abris souterrains ennemis. Ils firent plus de 100 prisonniers

Les troupes canadiennes en action aussi 

(Communiqué officiel.)

LONDRES, 13 février. (Reuter.)

Le raid réussi au sud-est d’Hargicourt, dont le communiqué de ce matin fait mention, fut exécuté par des troupes canadiennes. Outre 13 prisonniers, nos hommes capturèrent 2 mitrailleuses. Au cours de ce combat de nombreux Allemands furent tués, tandis que 4 mortiers de tranchée furent détruits. 17 abris souterrains dans la première ligne ennemie et d’autres dans la ligne d’appui, dont les occupants refusèrent de se rendre, furent bombardés. Nos pertes furent minimes.

Au cours de la nuit dernière les troupes canadiennes firent également un raid aux environs de la côte 70, au nord de Lens. Elles rencontrèrent une vive résistance mais elles s’emparèrent de 6 prisonniers et d’une mitrailleuse. Ici nos pertes furent également minimes.

Au lever du jour un combat local fut livré au nord-ouest de Passchendaele où un détachement ennemi attaqua deux de nos postes qu’il occupa temporairement. L’ennemi en fut rejeté par une contre-attaque, de sorte que la situation fut rétablie.

Ce matin l’artillerie ennemie redoubla d’activité au sud et à l’ouest de Lens.

source: http://bioul-notre-village-natal.eklablog.com/1914-1918-les-operations-militaires-a-la-mi-fevrier-1918-a114577538

 

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source: http://memoires-de-guerres.var.fr/article.php?laref=2898&titre=publicite-du-produit-urodonal-dans-le-petit-provenial-du-13-fevrier-1918

 

Journal du mercredi 13 février 1918

Grande activité de nos détachements de reconnaissance.
Au nord de l’Ailette, un hardi coup de main, exécuté aux abords de Bouconville, nous a permis de ramener une vingtaine de prisonniers et deux mitrailleuses.
En Woëvre, plusieurs incursions dans les lignes allemandes ont également réussi; à l’ouest de Reménauville, notamment, nous avons fait 24 prisonmers.
De leur côté, les Allemands ont tenté, à la faveur d’un vif bombardement, d’aborder nos lignes entre Bezonvaux et le bois des Fosses.
L’attaque, menée par trois détachements, a été arrêtée par nos feux, qui ont infligé des pertes à l’ennemi.
D’autres tentatives allemandes, en Woëvre, en Champagne et dans les Vosges, n’ont obtenu aucun résultat.
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes.
Notre aviation a effectué divers bombardements. 9000 kilos de projectiles ont été jetés sur les établissements, dépôts, gares et cantonnements de l’ennemi, notamment sur la gare de Metz-Sablon.
Sur le front britannique, les Allemands ont échoué dans un coup de main qu’ils tentaient au nord-est d’Epehy.
Nos alliés, de leur côté, ont réussi un coup de main à l’ouest de la Bassée. En Macédoine, activité d’artillerie à l’ouest du Vardar et au nord-est de Monastir. L’artillerie italienne a décimé des masses d’infanterie ennemie à l’est du Val Frenzela.
M. Wilson a répondu aux discours prononcés par le compte Hertling et le comte Czernin le 24 janvier.