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1003/2 mai 1917: médecin dans les tranchées jusqu’au 14 juillet 1919 Louis Maufrais est passé à Reims

Vue aérienne de la Main de Massiges (51)

Photo prise le 2 mai 1917

Médecin dans les tranchées  du  2 août 1914 au 14 juillet 1919 Louis Maufrais est passé à Reims
2 mai 1917 à Reims. L’hôtel de ville photographié par Louis Maufrais au lendemain de l’incendie. Crédit photo : tous droits réservés, collection Louis Maufrais

« J’étais médecin dans les tranchées »

Préface de Marc Ferro , Auteur Louis Maufrais, Sous la direction de Martine Veillet, 2008, chez Robert Laffont

Louis Maufrais  raconte sa  visite à Reims

« Fin avril 1917. Puisque tout est calme, je décide d’aller visiter Reims, guidé par un officier rémois – une trotte d’au moins quatorze kilomètres aller et retour. Nous abordons la ville par le faubourg de Vesle au sud, où il y a encore quelques civils, terrés dans les caves. Nous nous procurons des légumes frais et quelques conserves, puis nous nous dirigeons vers le centre, attirés vers la cathédrale.

Reims, ville martyre… ça avait commencé en 1914 au moment de la Marne et, depuis, les Allemands n lui avaient jamais tourné le dos. Toute la partie nord était en secteur allemand, et, à cet endroit-là, les tranchées couraient dans la ville même. Pour le reste, les bombardements successifs, en particulier celui du moment, avaient rasé les maisons à la hauteur du premier, maximum deuxième étage. Et les déblais entassés au milieu de la rue formaient un remblai qui atteignait à peu près la hauteur du premier étage. On ne pouvait passer que dans des boyaux creusés au ras des maisons. Les Allemands concentraient leurs tirs sur la cathédrale, parce qu’ils savaient qu’en haut des tours il y avait de postes d’observation et que la neutralité n’était pas toujours respectée par nous.

Nous nous dirigeons vers la cathédrale. A peine sommes-nous arrivés sur le parvis qu’un obus énorme, au moins de 210, arrive contre une des tours. Nous nous précipitons dans un trou déjà creusé, où la terre est encore chaude, signe qu’il est récent. Sur le portail, la statue de Jeanne d’Arc est emmitouflée d’énormes tas de sacs de terre. La cathédrale est évidemment fermée, et nous ne restons pas trop longtemps – cela sent trop mauvais.

Nous revenons par la place Royale, la place de l’Hôtel-de-Ville, où nous trouvons un café encore ouvert.

— Ce n’est plus tenable, nous explique le patron, je vais m’en aller.

Il veut bien nous vendre trois bouteilles d’apéritif, et je lui demande s’il n’a pas des jeux de cartes même usagés à nous donner.

— Ben, je vais regarder cela, me répond-il. Revenez après-demain, mais pas après parce que je ferme.

Le jour dit, peu désireux de rester trop longtemps dans Reims, je vais droit vers la place de l’Hôtel-de-Ville ; sur mon chemin je croise un homme qui court dans la rue, l’air absorbé, et il me semble reconnaître notre patron de bistrot. En arrivant sur la place, je tombe devant un spectacle tel que les bras m’en tombent : l’hôtel de ville est en feu, pris dans des flammes qui atteignent presque la hauteur de l’immeuble. On voit les gouttières de plomb et toute l’armature fondre et s’en aller baver par plaques sur la façade. Et tout cela brûle dans un silence absolu, rompu seulement par le vague ronflement des flammes et quelques crépitements. Sur la place, ici et là, des civils rassemblés en petits groupes regardent sans dire un mot. Un homme pleure. 

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2013/11/j-étais-médecin-dans-les-tranchées.html

A propos du dirigisme de l’Etat

La caricature met en évidence de manière humoristique l’omniprésence de l’administration pendant le conflit et les tracasseries qui en découlent. L’une des conséquences de la guerre est l’intervention de l’État dans l’économie. Son action est importante : réquisitions, impôts, mobilisation du personnel qualifié, gestion de la pénurie (cartes d’alimentation). De même, il réglemente, oriente et dirige la production. En Allemagne, c’est un véritable dirigisme d’État qui se met rapidement en place sous le contrôle de l’armée. La France et le Royaume-Uni établissent des partenariats avec les entreprises privées. Un rapport du War Cabinet de 1917 indique que « l’année 1917 a vu l’extension du contrôle de l’État jusqu’à couvrir non seulement les activités nationales affectant directement l’effort militaire mais toutes les branches de l’industrie : production, transport, fabrication ». En France, on crée de nouvelles structures administratives pour assurer son emprise sur l’économie : le sous-secrétariat d’État à l’artillerie et aux munitions, le ministère de l’armement. En 1916-1917 des lois élargissent le pouvoir d’intervention de l’État. À partir de 1917, on peut parler de dirigisme avec Clemenceau. En 1918, le gouvernement institue le contrôle des changes (c’est-à-dire qu’il réglemente l’achat ou la vente des devises étrangères) et un système de rationnement. À la fin de la guerre, en France comme au Royaume-Uni et en Allemagne, l’État a pris le contrôle de l’ensemble de l’activité économique.

source: https://www.reseau-canope.fr/cndpfileadmin/pour-memoire/larmistice-du-11-novembre-1918/la-premiere-guerre-totale/le-dirigisme-economique-de-letat/

Un roman sur Auguste Delengaigne, le plus grand mutilé de France

Durant 35 ans, Auguste Delengaigne va vivre avec seulement un bras et en étant aveugle.

Les hameaux du Verval et de Lengaigne regorgent d’histoires bien souvent méconnues du grand public. L’une d’entre-elles vient de faire l’objet de la publication d’un roman historique, qui rend hommage à Auguste Delengaigne, né au Verval en 1894,  mutilé en Champagne  le 2 mai 1917 et mort à Alquines en 1951.

Auguste Delengaigne est considéré comme le plus grand mutilé de France.Durant la Grande Guerre, il est mobilisé en 1914 et a combattu avec bravoure en Champagne. Le 2 mai 1917, un obus éclate près de la position qu’il est chargé de défendre. Il agonise dans le trou provoqué par l’explosion et n’est découvert que trois jours plus tard par ses camarades. Lorsqu’il est découvert, son corps est en lambeaux. Il est amputé des deux jambes et du bras gauche et est devenu aveugle.

Médaillé de la Légion d’honneur

À 21 ans, soit 6 mois plus tard, il regagne son domicile, qu’il ne quitte plus durant 35 années, en compagnie de sa sœur, qui tenait l’estaminet Au grand mutilé. Divers hommages vont lui être rendus. C’est ainsi qu’il reçoit la médaille militaire, la croix de guerre et se voit remettre la Légion d’honneur échelon officier. Il devient également président d’honneur de sa section d’anciens combattants.

C’est pour rendre hommage à son grand-oncle que Claude Censi vient de publier l’ouvrage Le Tronc avec maintes anecdotes et détails sur la vie de ce véritable survivant revenu de l’enfer. Ce roman rédigé à partir de l’échange de correspondance familiale se déroule à la fois sur communes du Boulonnais (Quesques, Alquines, Desvres, Baincthun…) et sur les champs de bataille fréquentés par Auguste Delengaigne.

Roman historique « Le Tronc » – Autoédition Claude Censi – 11 avenue du Docteur-Neau – 47 200 Marmande – Tel. 06 45 01 62 64 ou claude.cenci@gmail.fr

http://www.lavoixdunord.fr/region/quesques-un-roman-sur-le-plus-grand-mutile-de-ia31b49070n2690168

 Journal du mercredi 2 mai à travers Le Miroir

Au sud de l’Oise, nous avons repoussé une tentative allemande sur un de nos petits postes de la région de Barisis.
Sur le chemin des Dames, lutte d’artillerie assez violente dans le secteur Troyon-Hurtebise. Rencontres de patrouilles à l’est d’ Hurtebise. Une reconnaissance allemande, qui tentait d’aborder nos lignes, a été repoussée par nos feux.
En Champagne, la lutte d’artillerie a été violente au sud de Moronvilliers. Dans cette région l’ennemi a lancé à deux reprises de fortes contre-attaques sur les positions conquises par nous au nord-est du Mont-Haut. Nos tirs de barrage et nos feux de mitrailleuses ont, par deux fois, brisé les vagues d’assaut et infligé de lourdes pertes à l’ennemi. Le chiffre de nos prisonniers dans cette dernière région et pour les dernières journées, est de 520. Nous avons également capturé 5 canons.
Canonnade intense sur le front belge, spécialement au nord de Dixmude.
Les Bulgares ont contre-attaqué les positions récemment conquises par les troupes britanniques de Macédoine, près du lac Doiran. Ils ont été repoussés avec de fortes pertes.
Une attaque ennemie à la grenade a été arrêtée par notre artillerie vers la cote 1050 (boucle de la Cerna).

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

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997/26 avril 1917: le 167 ème RI dans les monts de Champagne

Le 167 ème RI dans les monts de Champagne

Dans les nuits du 24 au 25 et du 25 au 26 Avril, le Régiment relève dans le Sous-Secteur du Golfe, le Régiment de la Légion de la Division Marocaine.

  • Le 2e Btn relève en 1ere ligne le Btn Sampigny dans la nuit du 24 au 25.
  • Le 1er Btn, déjà en 1ere ligne, relève le Btn Weddel en 2e ligne dans la nuit du 25 au 26.
  • Le 3e Btn reste à la Ferme Moscou jusqu’à nouvel ordre.

Dans la nuit du 25 au 26, le 3e Btn se porte de la Ferme Moscou à la ligne P20 Centre Jubault-Centre Lambert.

Le 3e Btn relève en 1ere ligne le 1er Btn qui se porte en réserve de secteur au village Gascon, dans la nuit du 26 au 27 Avril.

En fin de mois, le Régiment se livre à des activités de surveillance et aux travaux d’organisation des positions ennemies conquises.

Le 30 Avril, 2 Cies des Btns en ligne prennent part aux opérations. Les objectifs sont tous atteints.

Les combats d’avril ont été rudes, les pertes importantes et les gains relatifs. Le front se stabilise, les choses se calment. Le 167e RI tient le secteur entre le Bois-Noir et Vaudesincourt. Il va s’atteler dès lors à organiser le terrain conquis.

source: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanterieavril1917.html

Le 174 ème RI à côté d’Hermonville (51)

Dans la nuit du 25 au 26 avril 1917, le 174e RI relève le 51e RI dans le secteur situé à 2 km au nord-est de Cauroy les Hermonville et le régiment monte en ligne dans la nuit du 03 au 04 mai pour une offensive sur le secteur du Godat

http://videlaine.canalblog.com/archives/2017/01/19/34822866.html

 

Journal du jeudi 26 avril 1917

Entre Somme et Oise, calme relatif.
Un commencement de bombardement de nos tranchées près de la Fère a été arrêté net par la riposte de notre artillerie.
Dans la région de l’Aisne, nous avons réalisé quelques progrès au sud-est de Cerny-en-Laonnois, et fait des prisonniers.
Au nord de Vauxaillon, une attaque allemande sur nos tranchées a été enrayée par nos feux d’artillerie et de mitrailleuses.
Les Allemands ont subi un sanglant échec dans une attaque sur la ferme Hurtebise. Arrêtés une première fois par nos feux, ils ont repris peu après leur assaut. Une contre-attaque vigoureuse les a rejetés sur leurs lignes. Notre artillerie a pris sous son feu et dispersé d’importants rassemblements au nord du plateau de Vauclec.
Les Anglais ont pris le hameau de Bithens, au nord-est de Trescault, à l’est du bois d’Avrincourt. Un combat s’est engagé sur toute l’étendue du front, entre le Cojeul et la Scarpe. Nos alliés ont progressé. Depuis le 23, ils ont fait 3029 prisonniers, dont 56 officiers.
Un croiseur russe a disparu en mer Noire.
Des aviateurs anglais ont coulé un contre-torpilleur allemand. Un de nos torpilleurs a coulé au cours d’un engagement au large de Dunkerque. On ignore les pertes allemandes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

953/13 mars 1917: un rapport sur les attaques au gaz en champagne qui ont fait 470 morts

Le Sénat adopte le 13  mars 1917 un rapport sur une attaque de gaz par vagues par les Allemands en Champagne le 31 janvier 1917

https://www.google.fr/search?q=1917+attaques+au+gaz&biw=1280&bih=605&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjh5qPh4pTSAhVCnBoKHXj-BYQQ_AUIBigB#imgrc=Hr9FFJ_dHeXYkM:
Source de l’image https://www.google.fr/search?q=1917+attaques+au+gaz&biw=1280&bih=605&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjh5qPh4pTSAhVCnBoKHXj-BYQQ_AUIBigB#imgrc=Hr9FFJ_dHeXYkM:

Près de 500 morts  et une analyse qui met en cause les soldats eux-mêmes et parfois leur encadrement. Plus de 15.000 soldats touchés par cette attaque dont certains à plus de 20 km

capture-decran-2017-02-16-a-14-41-51

Le rapport à voir sur https://www.senat.fr/histoire/1914_1918/pdf/69%20S%20Commissions%20generales/Armee/Rapports/FR_SENAT_069S_122/2_13-03-1917_CAZENEUVE.pdf

Journal du mardi 13 mars 1917  travers Le Miroir

Entre Oise et Aisne, tirs d’artillerie efficaces sur les organisations ennemies, au nord-ouest de Vingré.
En Champagne, nous avons déclenché une nouvelle attaque sur les positions allemandes à l’ouest de Maisons-de-Champagne. Sur un front de 1500 mètres, nos troupes ont enlevé toutes les tranchées de l’ennemi, conquis la croupe 185 et pénétré dans un ouvrage fortifié sur les pentes nord de ce mamelon. Au cours de cette action, nous avons fait une centaine de prisonniers.
Canonnade assez active sur les deux rives de la Meuse, dans les secteurs d’Avocourt, de Douaumont et de Saint-Mihiel.
Les Allemands ont bombardé avec des obus incendiaires la ville ouverte de Soissons. Plusieurs incendies se sont déclarés.
Grande activité d’artillerie sur le front belge, spécialement sur Dixmude et Steenstraete; les bombardements réciproques ont été accompagnés d’une vive lutte de grenades au cours de l’après~midi.
Un détachement autrichien a attaqué les positions italiennes dans la vallée du Ledro. Il a été repoussé. Une autre attaque autrichienne a été brisée dans la vallée de Tavignole.
Les Russes continuent à progresser, en Perse, d’Hamadan vers Ramanchah.
M. Bonar Law a déclaré aux Communes anglaises qne les Turcs avaient perdu sous Bagdad les deux tiers de leur artillerie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html

923/11 février 1917

Carnets de guerre de Lucienne Courouble à Etrœungt (Nord)

Dimanche 11 février 1917.-Gelée moins fort. Canon tout le jour.

Arrive 200 évacués de Ham à Floyon. Les hommes enlevés jeudi, l’ont été parce que les noyers abattus n’avaient pas été conduits à l’heure.

Lundi 12 février 1917.-Un peu de dégel, brouillard soir neigette.

Arrive demain à 5 h du soir à Sains 500 évacués pour ici.

Les écoles seront chauffées et préparées pour les recevoir pour la nuit. Est-ce du recul ?

À Floyon les hommes, femmes, jeunes gens sont seulement venus. Les enfants et les jeunes filles sont restés. Est-ce croyable ?

Mardi 13 février 1917.-Gelée encore.

Les évacués arrivent à 8 h du soir de 12 villages près de LassignyNoyon. Rien que des hommes jeunes et des jeunes filles à 386. Les enfants de moins de 15 ans sont restés avec leurs mères et les vieillards de plus de 60 ans. Pour ?. On leur avait fait de la soupe, ils en ont été bien heureux. Dégel.

source: http://www.chtimiste.com/carnets/Courouble/Lucienne%20Courouble%201917%201918.htm

La Loire gelée

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source: https://www.delcampe.fr/fr/collections/cartes-postales/france-ancenis/ancenis-carte-photo-rare-de-l-hiver-1917-le-11-fevrier-la-loire-gelee-44-340955988.html

Interdiction du Frontbeweging sur l’Yser

Le Mouvement frontiste, ou Frontbeweging, naît dans les tranchées de l’Yser pour défendre les intérêts des soldats flamands et la culture flamande. En effet, les militaires flamands constituaient la grande majorité des soldats de l’armée belge, mais une minorité des officiers. L’antiflamingantisme des officiers, presque tous francophones, se traduisit par l’usage quasi exclusif du français pour donner les ordres aux soldats. Pourtant, la loi du 2 juillet 1913 prescrivait l’introduction progressive du bilinguisme à l’école royale militaire.

A partir de 1915, des intellectuels néerlandophones se mirent à reprocher ouvertement l’unilinguisme au sein de l’armée. Sous la houlette de grandes personnalités telles que Henri Borgignon et Frans Daels, le mouvement prit de l’ampleur. Les frontistes reprirent les activités traditionnelles du mouvement flamand en organisant des soirées culturelles et des débats et en éditant des journaux et des bulletins. Ils se mirent également à placarder des affiches dénonçant l’unilinguisme dans l’armée. Toutefois, ce mouvement restait loyaliste et royaliste.

Le 11 février 1917, après de nombreuses manifestations, l’État-major belge interdit la réunion des cercles d’études dans lesquels se regroupaient des intellectuels flamands pour discuter de la question linguistique dans l’armée. Le mouvement n’en continua pas moins dans la clandestinité et radicalisa même ses positions en faveur de l’autonomie de la Flandre après la guerre.

source: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11196

Lettre du 11 février 1917 de Marcel Sibaud

VALRÉAS, LE 11.2.17

3 HEURES

Ma petite chérie,

Quand tu recevras cette lettre, tu auras sans doute déjà reçu ma carte de Pierrelatte et mon bleu de Valréas : tu dois donc être tranquillisée.
Je vais maintenant te donner quelques détails. Composition du compartiment, en face de moi une dame mariée déjà d’un certain âge mais d’ailleurs assez jeune me rappelant Mme Laloup, la dame accompagnée d’un monsieur marié déjà sur le retour ; mais je ne sais pourquoi, tout mariés qu’ils paraissaient être, ce ne devait être ensemble ; plus loin un adjoint chef d’artillerie. En face de lui une cocotte ; à ma droite un maréchal des logis du même régiment d’artillerie se rendait à Lyon en permission de 7 jours. Voyage quelconque.

Nous repassons par Maisse car pour le première fois j’ai rejoint Lyon comme pour aller à Clermont par St-Germain-des-Fossés puis Roanne.
A Nevers après quelques petits retards rattrapés nous étions à l’heure. Mais à Saincaize ½ h de retard. A Moulin, nous en avons 50’. Après quoi assez somnolent je n’ai plus compté mais le retard était considérable. Entre temps, avant Saint-Germain-des-Fossés, j’avais dîné ayant grignoté pain d’épices et petits beurres vers 4 heures. Mais n’avais-je pas faim, avais-je trop chaud ou plutôt m’avais-tu trop bien servi, je n’ai pu arriver au bout de mon repas. Le maréchal des logis qui avait faim en a très légèrement profité.

La suite sur http://lettresoubliees1418.fr/wordpress/2011/04/lettre-du-11-fevrier-1917-de-marcel-sibaud/

Destruction de l’église de Fampoux (Pas-de-Calais)

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L’ancienne église, en pierres blanches, et de style roman, dominait le village car elle était située à l’endroit du cimetière actuel.   Le village a eu simultanément jusqu’à deux églises et deux chapelles au 16 ème siècle.

Une église paroissiale dédiée à Saint Vaast était alors située au milieu du cimetière actuel. Elle présentait des caractères d’architecture très différents. La nef était d’un style roman très pur, antérieur au 12 ème siècle. La tour et le chœur ont été bâtis vers le milieu du 16ème siècle.     En 1811, la foudre tomba sur le clocher, et depuis cette date plusieurs projets de réparation ayant avorté, il fallut envisager sa démolition, et sa reconstruction commença seulement en 1878.   Près de 70 ans de tractations où trois projets furent présentés. Le clocher, par son cachet architectural fut conservé.

L’étude finale fut confiée à M. Carré, architecte.  La construction de cette église fut très médiocre, avant la réception définitive des travaux en 1884, elle prenait déjà l’eau.  Il fallut en 1900 entreprendre de grosses réparations au clocher et à la toiture.   Elle fut finalement détruite par les prussiens le 11 février 1917, sa position élevée servant de point de visée pour les artilleurs.   Au début du conflit, elle servit également de refuge pour les hommes de la commune. Ils y étaient enfermés tous les soirs.

source: http://www.fampoux.fr/index.php/decouvrir-fampoux/patrimoine-et-histoire/leglise.html

La 3 ème brigade russe sur le front de Champagne

11 février 1917 : La 3e brigade signale des charrois intenses à Aubérive vers 19h avec des mouvements de circulation fréquents sur la route de Vaudesinsourt. 1 tué.
12 février 1917 : Faible activité. 1 tué. 1 blessé.
13 février 1917 : Activité faible. 1 tué. 1 blessé.
14 février 1917 : Un peu plus d’activité que les jours précédant.
15 février 1917 : Activité faible.
16 février 1917 : Émission de gaz à partir d’1 h. Une partie de la vague est revenue sur son point de départ dans le secteur russe. À l’apparition de la nappe, l’ennemi a lancé des fusées éclairantes, puis des fusées à plusieurs feux jaunes-blancs et des fusées rouges et vertes. Réaction ennemie assez violente. 4 blessés.
17 février 1917 : de 4h30 à 5h30, roulements d’automobile entendus sur la route d’Aubérive à Saint -Souplet. Habituellement, on n’entend que des bruits de voitures hippomobiles sur cette route. Il est possible qu’il s’agisse d’évacuation de blessés suite à l’attaque au gaz de la veille. Le 6-me régiment confirme que la vague de gaz est passée à proximité du Bois en T et qu’elle a atteint les tranchées adverses d’où s’élevaient des bruis de courses désordonnées, des gémissements et des lamentations. 3 blessés.

http://gueyer.net/index.php/2014/08/05/la-3eme-brigade-russe-sur-le-front-de-champagne-en-19161917/

Photographié lors d’un match de rugby

 

Guerre 1914-1918. Match de football de la "Canadian Section" contre l'"Entente Parisienne", le 11 février 1917. Collier, capitaine des Canadiens. Photographie parue dans le journal "Excelsior" du lundi 12 février 1917.

Guerre 1914-1918. Match de football de la « Canadian Section » contre l' »Entente Parisienne », le 11 février 1917. Collier, capitaine des Canadiens. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du lundi 12 février 1917.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72692-45-guerre-1914-1918-match-football-canadian-section-contre-lentente-parisienne-11-fevrier-1917-collier-capitaine-canadiens-photographie-parue-journal-excelsior-du-lundi-12-fevrier-1917

Journal du dimanche 11 février 1917

A l’ouest de Pont-à-Mousson, nous avons réussi un coup de main et ramené 10 prisonniers. Sur les deux rives de la Meuse, vives actions réciproques d’artillerie. Aucune action d’infanterie.
Canonnade habituelle sur le reste du front. Au cours de la nuit, de nombreux bombardements ont été effectués par nos avions, notamment sur les hauts fourneaux de Rombach et Hagondange, les gares de Mézières et Tergnier, les voies ferrées et usines de la vallée de la Sarre, où un train a déraillé et a été incendié près de Saint-Ingbert.
Deux avions ennemis, dont un triplace, sont tombés dans nos lignes, abattus par nos pilotes dont le lieutenant Guynemer, qui a enregistré sa 33eme victoire.
L’infanterie belge a dispersé par le feu un parti allemand qui tentait de s’approcher des tranchées au nord de la Maison-du-Passeur. Lutte à coups de bombes au sud de ce point, ainsi qu’au nord de l’Hetsas.
Un détachement italien sur le Carso, a occupé par surprise une colline située devant le front, mettant en fuite le poste ennemi qui la gardait et faisant des prisonniers.
La Suisse a protesté contre le blocus allemand au nom de ses intérêts économiques, mais elle a avisé M. Wilson qu’elle ne pouvait le suivre.
L’Allemagne a enfin remis ses passeports à M. Gerard, ambassadeur des Etats-Unis.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

LE DESSIN DU JOUR

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823/3 novembre 1916: un sous-marin fait couler le Jönköping rempli de champagne Heidsieck & Co Monopole

Carnet du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal de guerre du vendredi 3 novembre 1916 à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, une nouvelle opération, effectuée par nous, entre Lesboeufs et Sailly-Saillissel, nous a valu un gain de terrain appréciable et 200 prisonniers de plus. Le total des prisonniers faits en deux jours ici est de 736 dont 20 officiers. Nous avons capturé également une dizaine de mitrailleuses. Sur le front britannique, on ne signale aucun événement. L’ennemi bombarde les régions d’Hébuterne et d’Arras, et l’artillerie anglaise manifeste son activité au sud d’Armentières et au nord d’Ypres. Des aviateurs anglais ont bombardé un certain nombre de batteries allemandes.

Sur le front d’Orient, canonnade dans le secteur du lac Doiran. Dans la région de la Cerna, les troupes serbes ont repoussé plusieurs contre-attaques bulgares et réalisé de nouveaux progrès malgré la résistance de l’ennemi qui a subi des pertes sensibles.

Les Russes ont subi un recul sur le Stokhod. Les Roumains ont pris l’offensive dans la vallée de Prahova. Dans la vallée du Jiul, ils continuent la poursuite des Austro-Allemands. Le général Zakharof a pris le commandement des troupes russo-roumaines de Dobroudja.

Les Italiens ont obtenu un brillant succès dans le Carso, près d’Oppacchiasella. Ils ont fait 4.731 prisonniers et enlevé 105 mitrailleuses et 6 canons lourds.

Source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

Le 3 novembre 1916, un sous-marin fait couler le Jönköping rempli d’une cargaison de champagne Heidsieck & Co Monopole

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Le 3 novembre 1916, un sous-marin fait couler le Jönköping.

En 1916, Maison Heidsieck & CO Monopole expédie une commande de 3000 bouteilles de champagne pour l’Armée Impériale Russe à Saint-Pétersbourg. Ces caisses de champagne doivent partir de Suède en Finlande sur le bateau «Le Jönköping», pour être acheminées en train jusqu’à Saint-Pétersbourg.

Quand un curé célébra le 3 novembre 1916 le mariage de son fils soldat

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Il y a quelques jours, un certain nombre de Parisiens recevaient une invitation peu banale, certes, car elle disait l’abbé Courbe, curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas[1], a l’honneur de vous faire part du mariage de M. François Courbe, son fils, licencié en droit, maréchal des logis au 81ed’artillerie lourde, décoré de la croix de guerre, avec Mlle Henriette Rivière, fille de M. Charles Rivière, professeur au lycée Saint-Louis, chevalier de la Légion d’honneur, qui sera célébré le vendredi 3 novembre à midi, en l’église Saint-Jacques du Haut-Pas.

M. l’abbé Courbe, en effet, qui est un Parisien de Paris et est âgé de Soixante-huit ans, n’a débuté que tardivement dans, la carrière sacerdotale. Auparavant, il appartenait au monde de l’enseignement. Il venait à peine de franchir la quarantaine, lorsqu’il eut 1a douleur de perdre sa femme, qu’il aimait tendrement et qui lui avait donné treize enfants. Huit d’entre eux, six garçons et deux filles, vivaient encore. Mais le coup avait été trop rude, et M. Courbe entra dans les Ordres, Il continua d’abord à enseigner, professa les mathématiques au collège de la rue de Madrid, dont il devint plus tard directeur. On le retrouve ensuite curé de Nogent-sur-Marne, où il resta pendant trois ans et où il a laissé les plus vives sympathies. Il fut enfin nommé à la cure de Saint-Jacques du Haut-Pas, poste qu’il occupe depuis six ans et dans lequel il a maintes fois l’occasion de déployer les dons les plus rares de l’orateur sacré.

http://www.1914-1918.be/cure_marie_son_fils.php

Marcel Louis Gustave Godfroy, fusillé le 3 novembre 1916

source: http://www.francegenweb.org/wiki/index.php?title=Marcel_Louis_Gustave_Godfroy

 

729/1 août 1916: essai du premier prototype du char Saint-Chamond

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

 

Journal du mardi 1 août 1916 à travers le Miroir

Au nord de la Somme, les Allemands ont multiplié leurs contre-attaques sur nos positions du bois de Hem et sur la ferme de Monacu; la lutte a été particulièrement vive sur ce dernier point qui, perdu un instant, a été aussitôt reconquis. Toutes les tentatives ennemies ont finalement échoué avec des pertes sérieuses. Au bois de Hem, spécialement, nos batteries ont pu prendre en enfilade les effectifs adverses.
Sur la rive gauche de la Meuse, un assaut allemand sur les pentes nord-est de la cote 304 a échoué sous nos feux.
Sur la rive droite, nous avons progressé au sud-ouest de Fleury et fait une vingtaine de prisonniers. Une tentative d’attaque ennemie à la grenade sur la partie ouest du bois de Vaux-Chapitre est restée sans résultat.
Une de nos escadrilles a bombardé les usines militaires de Thionville, les gares de Conflans et d’Audun-le-Roman et les bivouacs de la région d’Etain.
Pas d’action d’infanterie sur le front britannique.
Les aviateurs anglais ont jeté 7 tonnes de projectiles sur les voies de communication et les cantonnements ennemis. Ils ont fait sauter un train, incendié un dépôt de munitions et détruit un avion.
Les Russes, continuant à marcher sur Kovel et Stanislau, ont capturé plusieurs milliers d’ennemis, et, entre autres, un régiment de honveds, avec son état-major.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout16.html

Une subvention est débloquée pour l’achat de tracteurs

A lire sur le site du Figaro

Pour faire face au manque de main d’oeuvre dans les campagnes, une subvention est accordée aux paysans qui achètent des motoculteurs. Le Figaro du 1er août 1916 précise qu’il faut que ces engins soient livrés avant le 31 décembre 1917.

«On s’est vivement préoccupé, depuis le commencement de la guerre, de l’insuffisance de la main-d’œuvre dans les campagnes. C’est un danger qui s’aggrave de jour en jour, à mesure que s’accroît le nombre des absents, hélas et aussi celui des mutilés.

La Compagnie P.-L.-M. a pensé, comme ceux qui s’occupent de la question, que la culture mécanique serait un moyen très efficace de parer au manque de bras aussi s’est-elle intéressée, dès la première heure, aux expériences nombreuses de motoculture […].
Ces expériences ont donné partout des résultats excellents. Il a paru à la Compagnie que le moment était venu de faire mieux que des essais et que pour développer rapidement le principe de la motoculture il fallait encourager les cultivateurs à acheter des appareils.

La suite sur http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/01/26002-20140801ARTFIG00102-1er-aout-1916-une-subvention-est-debloquee-pour-l-achat-de-tracteurs.php

Explosion simultanée de 5 mines à Flirey (Meuthe-et-Moselle)

Le 1er août 1916, les Allemands font exploser simultanément cinq mines qui détruisent tous les petits postes de la 9eme compagnie. Mais c’est presque du repos après Verdun!

http://www.41emeri-1418.fr/index.php/la-guerre-du-41eme/historique-sommaire-du-41eme/1916/26-juillet-1916-au-16-avril-1917

Essai du  premier prototype du char Saint-Chamond

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Le premier prototype du char Saint-Chamond construit par l’équipe du Sous-Lieutenant Fouché, les ingénieurs Crochat, Collardeau, Duthil, le colonel Rimailho, l’Adjudant-Chef Renou (sur la photo) et le grand maitre de la chenille Edouard Quellenc et son fils Jacques. Source : collection famille Fouché Monginoux.

Le premier prototype du char Saint-Chamond fut donc essayé  le 1 août dans les bois de Meudon puis à Vincennes le 3 août 1916, avant le prototype usine construit à Saint-Chamond et qui lui fut essayé à Marly au fort du trou d’Enfer le 7 septembre 1916, après bien des malheurs (dès le débarquement du train sur le quai de la gare de Noisy, les chenilles ont déraillé). La photo représente l’arrière de la machine dont la maquette de blindage en bois est nettement plus élaborée que celle de la machine N° 1 Type C.

Note : Le Ministre Albert Thomas a souhaité voir, tel Saint Thomas, les deux premiers chars français en action, sur le terrain de manœuvre de Vincennes, à savoir le Saint-Chamond et le Schneider or ni Saint-Chamond ni Schneider n’étaient capables de présenter un prototype faute de temps. Il a donc été décidé de faire construire un prototype du char Saint-Chamond par le Service Technique Automobile (donc par l’équipe du Sous-Lieutenant Fouché) et d’utiliser le châssis de la Machine N° 1 déjà construit et d’y installer une maquette de blindage en acier doux, déjà livrée par Schneider dans le cadre de son marché. On a présenté au Ministre un faux Schneider et un vrai Saint-Chamond, le faux Schneider étant doté du train de roulement du futur Saint-Chamond à trois chariots. Les photos prises de cet engin, ont beaucoup perturbé les historiens officiels, qui les ont identifiés à tort comme représentant le char Estienne Brillé, qui était encore dans les limbes au Creusot.

Pour en savoir plus: http://www.chars-francais.net/2015/index.php/6-archives/des-origines-1930/1721-1916-fouche

La Champagne et la forêt d’Argonne en juillet-août 1916

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plus d’images sur : http://www.ecpad.fr/la-champagne-et-la-foret-dargonne-en-juillet-aout-1916/

 

 

 

424/journal du 2 octobre 1915: une sculpture de chair humaine

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

(…) Le Courrier donne aujourd’hui une courte relation de la bataille de Champagne, qui s’est déroulée sur un front de plus de 25 km. C’est, dit-il, le 25 septembre à 9 h 15, heure fixée, que l’assaut fut donné, après une préparation d’artillerie de trois jours. En fin de journée, nous étions arrivés au nord de Souain et au nord de Perthes, au contact de la deuxième position allemande, qui s’appuie sur la butte de Souain et la butte de Tahure.

L’actualité dans Le Miroir

Nous progressons en Artois. Après avoir repoussé deux contre-attaques allemandes dans le bois de Givenchy et à la cote 119, nous avons gagné du terrain à Givenchy, fait 61 prisonniers et délivré des Français que l’ennemi avait capturés.
Canonnade et fusillade au nord de l’Aisne, près de Soupir.
Une contre-attaque allemande a été brisée net près de Maison-de-Champagne. Un coup de main entre Auberive et l’Epine de Vedegrange nous a permis d’enlever de nouvelles mitrailleuses et une trentaine de prisonniers. Les Allemands ont dirigé sur quelques-unes de nos nouvelles positions un bombardement intermittent auquel nos batteries ont efficacement répondu.
Un bombardement de nos tranchées en Argonne, au nord de Houyette, a été enrayé par un tir de représailles.
Nous avons canonné a longue distance des trains en gare de Vigneulles-les-Hattonchâtel et provoqué de violentes explosions. Les Allemands ont lancé, à longue portée, des obus sur Verdun et Nomény.
Notre dirigeable Alsace a bombardé Amagne-Lucquy, la gare d’Attigny et celle de Vouziers. Il est rentré à son port d’attache.
Sur le front belge, combat d’artillerie.
Les Russes condidèrent que la nouvelle offensive dirigée sur leur front par Hindenburg a totalement échouée. En tout cas, ils redressent leurs lignes dans la région de Dwinsk, et les journaux allemands reconnaissent qu’ils ont progressé sur plusieurs points.
La situation est devenue très grave dans les Balkans.

 

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre15.html

Le 119 ème RI en Artois

Il est procédé dans la soirée à la réorganisation du secteur de le 6eme D.I. Le front de la D.I. est divisé en deux sous-secteurs Nord et Sud :

  • Sous-secteur Nord (groupement Toulorge) 239eme et 407eme.
  • S/secteur sud (12eme brigade) 5e et 119e.

En conséquence, le 119e  opère à la tombée de la nuit un glissement sur la droite et son mouvement terminé se trouve dans la situation suivante :

  • IIIeme bataillon (bataillon Guillon) : tranchée des tirailleurs de L’’’ à N’’’ face aux vergers du bois de la Folie.
  • Ier bataillon (bataillon Bédoura) : tranchée Nietzche entre L’’ et N’’ derrière le IIIeme bataillon.
  • IIeme bataillon (bataillon Lavetta) vient occuper le chemin creux entre M’ M’’
  • P.C. du colonel au chemin creux vers M’.

Le 2 octobre une attaque avec jets de grenades a été déclanchée à 15h sur la barricade allemande à N’’’ et la tranchée des tirailleurs de N’’’ à P’’’ occupée encore par l’ennemie. Une section du 119e attaquant la partie de la tranchée des tirailleurs par la barricade et le nord, une section du 5e par le boyau des Layons. La section du 119e en débouchant fut accueillie par un barrage de grenades et des coups de fusils provenant d’un flanquement et ne put progresser. La section du 5e R.I. ne put déboucher.

http://regiment119.perso.sfr.fr/JMO/1915/Octobre%201915.html

5/10 Georges Gras de retour en Champagne avant de rejoindre Verdun

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https://reims1418.wordpress.com/2014/06/06/510-georges-gras-de-retour-en-champagne-avant-de-rejoindre-verdun/https://reims1418.wordpress.com/2014/06/06/510-georges-gras-de-retour-en-champagne-avant-de-rejoindre-verdun/

Une sculpture de chair humaine

Dans son édition du 2 octobre 1915, Le Moniteur des Côtes-du-Nord publie un étonnant article intitulé « Sculpteurs de chair humaine »1. Il s’agit d’un reportage réalisé au service de chirurgie du visage de l’hôpital Rotschild à Paris où les docteurs Morestin et Tuffier opèrent des blessés de guerre. Ecrit à la première personne, l’article n’hésite pas à jouer sur le sensationnel en convoquant des grands auteurs tels que Victo Hugo ou Edgar Alan Poe : « Et l’interne me tendit l’image horrifique d’un homme à qui il manquait la partie inférieure de la joue gauche, le menton, les lèvres, le nez… ; ça un homme ! ».

La suite sur: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/une_sculpture_de_chair_humaine.html