Archives du mot-clé champagne

1441/14 juillet 1918: le fils Roosevelt tué en vol à Chamery (Marne) 

14 juillet 1918, le fils Roosevelt était tué en vol à Chamery (Marne)

Le 14 juillet 1918, Quentin Roosevelt, sixième enfant de l’ex-Président des États-Unis, trouvait la mort dans un combat aérien dans le ciel de l’Aisne. Il avait 20 ans. Été 1909, Quentin Roosevelt a 12 ans. Le benjamin de Theodore Roosevelt, alors président des États-Unis, est en vacances en France. À Reims, il assiste à un meeting aérien et écrit dans une lettre à un copain son enthousiasme : « Nous avons vu tous les avions décoller. Tu ne peux pas imaginer comme c’est beau. » Une vocation est née.

vril 1917, lorsque les États-Unis entrent en guerre, Quentin alors étudiant à Harvard, notifie à ses parents son intention de s’engager dans l’armée et son souhait de devenir pilote. Son père n’est plus Président depuis huit ans, mais il approuve. Il a dénoncé la décision du président Wilson de déclarer la neutralité des États-Unis en août 1914. Teddy, comme on le surnomme affectueusement, pense qu’une victoire de l’Allemagne serait préjudiciable aux intérêts américains et souhaite que les Alliés franco-britanniques l’emportent.

Quentin est le dernier des six enfants de l’ex-Président. Son préféré, affirment certains. C’est celui qui lui ressemble le plus. Une intelligence vive, un solide sens de l’humour, un charisme qui en fait un leader né, le goût de la lecture et de l’écriture… Theodore nourrit de grandes ambitions pour lui.

Les jambes et le pantalon en feu

Quentin entre à l’école d’aviation de Mineola, État de New York, nouvellement créée. Puis poursuit sa formation en France à l’été 1917. C’est parfois mouvementé : « Il y a deux semaines, alors que je décollais, un paquet de boue a cassé l’hélice. Une pièce a crevé le réservoir et avant que les roues ne touchent à nouveau le sol et avant que je n’aie eu le temps de couper le contact, il y avait le feu. J’ai vite décroché mon harnais, sauté de l’avion en moins de deux. Cela ne m’a pas pris plus de 30 secondes. Cependant mes bottes et mon pantalon étaient en feu », écrit-il, le 8 décembre à son père.

La suite sur https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/4442/reader/reader.html#!preferred/1/package/4442/pub/6093/page/7

L’offensive allemande en Champagne

Le 14 juillet 1918, la machine est au point.

Suivant les procédés du 21 mars et du 27 mai ont consacré l’excellence, renforts et matériel ont été accumulés à pied d’œuvre; chars d’assauts, pièces de tous calibres, dépôts de munitions jusque dans les tranchées de première ligne; matériaux pour la construction de passerelles sur la Marne, abrités dans les bois, au nord de Dormans et de Jaulgonne.

Une nouvelle base d’attaque contre Paris sera ainsi créée, loin du massif dangereux de Villers-cotterêts, et peut-être que devant cette formidable menace, le moral de la France s’écroulera.

Le 15 juillet, à minuit, une préparation d’artillerie, avec obus toxiques et large emploi d’ypérite, ébranle le sol sur plusieurs centaines de kilomètres.

Des obus monstrueux s’écrasent en même temps sur Châlons, sur Epernay, sur Dunkerque, sur Paris, où la «  Bertha » annonce le commencement de la plus grande bataille de tous les temps. Cette débauche de munitions dure quatre heures.

A sa faveur, l’infanterie allemande s’est portée en avant, prête à bondir; des ponts et des passerelles ont été jetées sur la Marne, depuis Gland jusqu’à Mareuil, sur un front de 20 kilomètres .

De Longpont à Bligny, c’est la 7e armée allemande du général Von Boëhm, avec 30 divisions allemandes, dont 16 en première ligne; Devant Reims, de Bligny à Prunay, c’est la 1ere armée, à la tête de laquelle le général Allemand Von Mudra vient de remplacer le général Fritz Von Below, avec 15 divisions Allemandes en première ligne et 7 divisions en soutien; De Prunay à l’Argonne, c’est la 3e armée Allemande du général Von Einem, avec 20 divisions Allemandes dont 12 en première ligne.

A 4h45, ces masses allemandes se lancent à l’assaut, à travers nos tranchées bouleversées, les divisions allemandes ayant sur un front de 2 km 500 deux régiments en première ligne et un régiment en soutien. Presque toujours deux et souvent trois divisions sont disposées les unes derrière les autres.

L’ordre est d’avancer, coûte que coûte, à raison de 1 kilomètre à l’heure.

Or, la manœuvre se déroule exactement comme elle avait été prévue par le Haut-Commandement français.

En Champagne, dans un magnifique ordre du jour, Gouraud avait demandé à ses soldats de faire preuve d’héroïsme :

«  Le bombardement sera terrible, leur avait-il dit le 7 juillet; vous le supporterez sans faiblir. L’assaut sera rude, mais votre position et votre armement sont formidables; cet assaut, vous le briserez, et ce sera un beau jour. »

La suite sur http://chtimiste.com/batailles1418/1918champagne.htm

Les Italiens perdent 4.000 hommes autour de Bligny (marne) 

À partir du 14 juillet, lors des violents combats de Bligny, les troupes italiennes parviennent à stopper l’offensive au prix de 4 000 morts et 4 000 prisonniers, empêchant l’armée allemande de s’emparer de son objectif sur ce secteur du front, à savoir la ville d’Épernay. Dans la vallée de l’Ardre, Ludendorff doit même se défendre contre des retours offensifs.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Marne_(1918)

Darnand: héros puis salaud

Le 14 juillet 1918, le 366e régiment d’infanterie traîne sa misère dans les tranchées situées devant le mont Sans- Nom, où l’issue de l’affrontement entre Français et Allemands doit se jouer. À la tête d’un corps franc d’une vingtaine d’hommes, le sergent Darnand, 21 ans, s’infiltre dans les lignes ennemies pour en ramener 23 prisonniers et les plans d’une attaque boche imminente… « Bientôt, vous serez plus célèbre que Pétain », promet-on au jeune Darnand, qui sera auréolé, avec les seuls Foch et Clemenceau, du titre d’“Artisan de la victoire”, par Raymond Poincaré.

(…)Héros en 1918 Marnand fut fusillé en 1945

source: https://www.valeursactuelles.com/darnand-heros-puis-salaud-52412

voir la vidéo: https://www.dailymotion.com/video/x42jops

lire aussi: https://lesobservateurs.ch/2015/07/25/monstre-a-francaise-deric-brunet/

voir la BD: https://casesdhistoire.com/darnand-quand-le-heros-de-la-grande-guerre-plonge-dans-labjection/

La lutte pour la liberté: le 14 juillet

Dessin de troupes alliées sur le front français pendant la première guerre mondiale, la statue de la Liberté en fond.

source: http://docpix.fr/galerie/docpix002158/0/la-lutte-pour-la-liberte-l-jonas-14-juillet-1918

vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=93m-LtbnH1g

L’exploit de Maurice Besnier au Mont sans Nom (Marne)

Alors commandant, on doit en partie à Maurice Besnier la victoire de la France en 1918 suite au coup de main du Mont Sans-Nom (dans la Marne) le 14 juillet 1918 qui a permis de capturer une vingtaine de soldats allemands. “Le plan était de connaître le jour et l’heure de l’attaque ennemie”, précise Vincent Cazin. Maurice Besnier et ses hommes s’immiscent dans les lignes adverses, et capturent une vingtaine de soldats allemands qui parleront. Le jour de l’attaque, les Allemands pilonnent les positions françaises alors vides. Sans avoir subi de pertes, les soldats français lancent alors une immense contre-attaque : “le début de la fin de la guerre14-18”.
Il est fait officier de la légion d’honneur le 17 juillet sur le champ de bataille par le général Gouraud. “C’est pourquoi, tous les 14 juillet, non pas pour la fête nationale, mais pour son exploit, mon grand-père ouvrait une bouteille de champagne !”
Peu après la guerre il devient professeur puis directeur de l’école d’officiers de Saint-Maixent où, alors colonel, il sera fait commandeur de la légion d’honneur. “Si mon grand-père n’est jamais devenu général, c’est peut-être du fait de ses mémoires rédigées au jour le jour pendant la Grande guerre. Il a sûrement été trop critique envers le commandement.”

source: https://actu.fr/normandie/caen_14118/11-novembre-maurice-besnier-ce-caennais-heros-de-la-guerre-14-18_2788517.html

Naufrage du Djemnah: 200 tirailleurs malgaches trouvent la mort

Le 14 juillet 1918, plus de deux cent tirailleurs malgaches de retour à Madagascar trouvent la mort en Méditerranée dans le naufrage du vapeur Djemnah.

source:http://tiraera.histegeo.org/djemnah.html

Journal du dimanche 14 juillet 1918

Entre Montdidier et l’Oise, nous avons avancé nos avant-postes de 500 mètres, dans la région de la ferme Porte.
Nous avons exécuté une action locale au nord et au sud de Longpont. Nous avons progressé vers l’est et, malgré la résistance ennemie, franchi la Savières à la hauteur de la ferme Catifet. Une trentaine de prisonniers sont tombés entre nos mains.
Le nombre des prisonniers faits dans la région de Montdidier est supérieur à 600. Nous avons capturé, en outre, plus de 80 mitrailleuses.
Des troupes anglaises et australiennes ont exécuté d’heureuses opérations de détail aux environs de Vieux-Berquin et de Merris. Elles ont fait 96 prisonniers et pris quelques mitrailleuses. Leurs pertes ont été exceptionnellement légères.
Un détachement de troupes anglaises a exécuté un raid sur les tranchées allemandes au nord d’Hamel et ramené 22 prisonniers.
Un raid, tenté par l’ennemi, au nord de Meteren, a été repoussé. L’artillerie ennemie s’est montrée active en face de Beaumont-Hamel et dans les secteurs de Strazeele et de Locre.
En Orient, rencontre de patrouilles sur la Strouma, où les troupes helléniques ont dispersé un détachement bulgare, et dans la boucle de la Cerna.
En Albanie, l’ennemi s’est replié sur une ligne organisée. Nos troupes lui ont fait 470 prisonniers et infligé de lourdes pertes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

Publicités

1433/6 juillet 1918: un bouquet pour le Tigre en Champagne

Un bouquet pour le Tigre

président Clémenceau visite le secteur du Mort-Homme après sa reconquête définitive en août 1917

Georges Clemenceau, président du conseil de 1917 à 1920 (après avoir déjà occupé cette fonction de 1906 à 1909),  était très concerné par les conditions de vie et le moral des soldats. Pendant la Première Guerre mondiale, le Tigre s’est rendu un nombre incalculable de fois sur le front pour inspecter les positions et rencontrer les valeureux combattants français. Un jour, alors qu’il était en première ligne, il monta sur le parapet pour crier en direction de l’ennemi « Cochons ! Salauds ! On vous aura à la fin ».Ses visites régulières, sa hargne et sa détermination le rendent populaire dans les tranchées.

Lors d’une visite sur le front en Champagne, le 6 juillet 1918, des Poilus lui offrent un bouquet de fleurs. Un geste qui l’a profondément ému. Il raconta cet épisode dans un discours prononcé le 1er octobre 1921. « […] dissimulées aux replis du terrain, des têtes hirsutes, poudrées à frimas par les soins de la terre champenoise, surgirent fantastiquement d’invisibles trous de mitrailleuses […] d’incohérentes figures blêmes de poussière, qui font mine de s’aligner pour le salut militaire, tandis que le chef s’avance et, d’une voix saccadée : 1ere  compagnie, 2e bataillon, 3e régiment. Voilà ! Et la rude main présente un petit bouquet de fleurs crayeuses, augustes de misères et flamboyantes de volonté. Ah ! Ces frêles tiges desséchées ! La Vendée les verra, car j’ai promis qu’elle iraient dormir avec moi ».  Clemenceau a tenu sa promesse.

la suite sur https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/le-saviez-vous-un-bouquet-pour-le-tigre

Journal du samedi 6 juillet 1918

Au nord de Montdidier, entre Montdidier et l’Oise, et sur la rive droite de la Meuse, nous avons exécuté plusieurs coups de main et ramené des prisonniers.
Entre Oise et Aisne, nos troupes ont attaqué les lignes ennemies à l’ouest d’Autrèches, sur un front de 2 kilomètres et réalisé une avance de 800 mètres environ. Une nouvelle attaque, déclenchée au moment où l’ennemi se préparait à contre-attaquer, nous a permis de gagner du terrain. Notre avance totale, qui s’étend sur un front de 5 kilomètres, a atteint 1200 mètres en profondeur sur certains points. Le chiffre des prisonniers valides faits au cours de ces actions, est de 1066 dont 18 officiers; un seul de nos bataillons a fait plus de 300 prisonniers.
Les Anglais ont exécuté une opération heureuse entre Villers-Bretonneux et la Somme. Ils se sont emparés des bois de Vaires et de Hamel ainsi que du village de Hamel.
Les troupes australiennes opéraient en même temps à l’est de Ville-sur-Ancre et gagnaient 500 mètres sur un front de 1500. Nos alliés ont capturé en tout plus de 1000 prisonniers. Ils ont rapporté aussi du matériel de guerre. Ils ont abattu 6 avions ennemis et jeté 16 tonnes de bombes sur les voies ferrées de Flandre.
Les Italiens ont fait 216 prisonniers nouveaux, tandis que nos effectifs progressaient sur le plateau d’Asiago.

source; http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1290/13 février 1918: en Champagne les Français font plus de 100 prisonniers

Au cours d’une attaque en Champagne les Français font plus de 100 prisonniers

butte
photo source: https://www.google.fr/search?q=butte+du+mesnil+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjX0JjM1MXYAhXHoKQKHbloAx8Q_AUICygC&biw=1366&bih=588#imgrc=0pq4xsbzfPHRXM:

(Communiqué officiel.)

PARIS, 13 février. (Reuter.)

En Champagne, après un court bombardement préparatoire, les Français firent une attaque dans la contrée au sud-ouest de la Butte de Mesnil sur un front d’environ 1200 mètres.

Les détachements français s’introduisirent dans la position allemande jusqu’à la troisième ligne. Ils détruisirent les ouvrages de défense et un grand nombre d’abris souterrains ennemis. Ils firent plus de 100 prisonniers

Les troupes canadiennes en action aussi 

(Communiqué officiel.)

LONDRES, 13 février. (Reuter.)

Le raid réussi au sud-est d’Hargicourt, dont le communiqué de ce matin fait mention, fut exécuté par des troupes canadiennes. Outre 13 prisonniers, nos hommes capturèrent 2 mitrailleuses. Au cours de ce combat de nombreux Allemands furent tués, tandis que 4 mortiers de tranchée furent détruits. 17 abris souterrains dans la première ligne ennemie et d’autres dans la ligne d’appui, dont les occupants refusèrent de se rendre, furent bombardés. Nos pertes furent minimes.

Au cours de la nuit dernière les troupes canadiennes firent également un raid aux environs de la côte 70, au nord de Lens. Elles rencontrèrent une vive résistance mais elles s’emparèrent de 6 prisonniers et d’une mitrailleuse. Ici nos pertes furent également minimes.

Au lever du jour un combat local fut livré au nord-ouest de Passchendaele où un détachement ennemi attaqua deux de nos postes qu’il occupa temporairement. L’ennemi en fut rejeté par une contre-attaque, de sorte que la situation fut rétablie.

Ce matin l’artillerie ennemie redoubla d’activité au sud et à l’ouest de Lens.

source: http://bioul-notre-village-natal.eklablog.com/1914-1918-les-operations-militaires-a-la-mi-fevrier-1918-a114577538

 

Publicité dans Le petit Provençal

pub

source: http://memoires-de-guerres.var.fr/article.php?laref=2898&titre=publicite-du-produit-urodonal-dans-le-petit-provenial-du-13-fevrier-1918

 

Journal du mercredi 13 février 1918

Grande activité de nos détachements de reconnaissance.
Au nord de l’Ailette, un hardi coup de main, exécuté aux abords de Bouconville, nous a permis de ramener une vingtaine de prisonniers et deux mitrailleuses.
En Woëvre, plusieurs incursions dans les lignes allemandes ont également réussi; à l’ouest de Reménauville, notamment, nous avons fait 24 prisonmers.
De leur côté, les Allemands ont tenté, à la faveur d’un vif bombardement, d’aborder nos lignes entre Bezonvaux et le bois des Fosses.
L’attaque, menée par trois détachements, a été arrêtée par nos feux, qui ont infligé des pertes à l’ennemi.
D’autres tentatives allemandes, en Woëvre, en Champagne et dans les Vosges, n’ont obtenu aucun résultat.
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes.
Notre aviation a effectué divers bombardements. 9000 kilos de projectiles ont été jetés sur les établissements, dépôts, gares et cantonnements de l’ennemi, notamment sur la gare de Metz-Sablon.
Sur le front britannique, les Allemands ont échoué dans un coup de main qu’ils tentaient au nord-est d’Epehy.
Nos alliés, de leur côté, ont réussi un coup de main à l’ouest de la Bassée. En Macédoine, activité d’artillerie à l’ouest du Vardar et au nord-est de Monastir. L’artillerie italienne a décimé des masses d’infanterie ennemie à l’est du Val Frenzela.
M. Wilson a répondu aux discours prononcés par le compte Hertling et le comte Czernin le 24 janvier.

 

1003/2 mai 1917: médecin dans les tranchées jusqu’au 14 juillet 1919 Louis Maufrais est passé à Reims

Vue aérienne de la Main de Massiges (51)

Photo prise le 2 mai 1917

Médecin dans les tranchées  du  2 août 1914 au 14 juillet 1919 Louis Maufrais est passé à Reims
2 mai 1917 à Reims. L’hôtel de ville photographié par Louis Maufrais au lendemain de l’incendie. Crédit photo : tous droits réservés, collection Louis Maufrais

« J’étais médecin dans les tranchées »

Préface de Marc Ferro , Auteur Louis Maufrais, Sous la direction de Martine Veillet, 2008, chez Robert Laffont

Louis Maufrais  raconte sa  visite à Reims

« Fin avril 1917. Puisque tout est calme, je décide d’aller visiter Reims, guidé par un officier rémois – une trotte d’au moins quatorze kilomètres aller et retour. Nous abordons la ville par le faubourg de Vesle au sud, où il y a encore quelques civils, terrés dans les caves. Nous nous procurons des légumes frais et quelques conserves, puis nous nous dirigeons vers le centre, attirés vers la cathédrale.

Reims, ville martyre… ça avait commencé en 1914 au moment de la Marne et, depuis, les Allemands n lui avaient jamais tourné le dos. Toute la partie nord était en secteur allemand, et, à cet endroit-là, les tranchées couraient dans la ville même. Pour le reste, les bombardements successifs, en particulier celui du moment, avaient rasé les maisons à la hauteur du premier, maximum deuxième étage. Et les déblais entassés au milieu de la rue formaient un remblai qui atteignait à peu près la hauteur du premier étage. On ne pouvait passer que dans des boyaux creusés au ras des maisons. Les Allemands concentraient leurs tirs sur la cathédrale, parce qu’ils savaient qu’en haut des tours il y avait de postes d’observation et que la neutralité n’était pas toujours respectée par nous.

Nous nous dirigeons vers la cathédrale. A peine sommes-nous arrivés sur le parvis qu’un obus énorme, au moins de 210, arrive contre une des tours. Nous nous précipitons dans un trou déjà creusé, où la terre est encore chaude, signe qu’il est récent. Sur le portail, la statue de Jeanne d’Arc est emmitouflée d’énormes tas de sacs de terre. La cathédrale est évidemment fermée, et nous ne restons pas trop longtemps – cela sent trop mauvais.

Nous revenons par la place Royale, la place de l’Hôtel-de-Ville, où nous trouvons un café encore ouvert.

— Ce n’est plus tenable, nous explique le patron, je vais m’en aller.

Il veut bien nous vendre trois bouteilles d’apéritif, et je lui demande s’il n’a pas des jeux de cartes même usagés à nous donner.

— Ben, je vais regarder cela, me répond-il. Revenez après-demain, mais pas après parce que je ferme.

Le jour dit, peu désireux de rester trop longtemps dans Reims, je vais droit vers la place de l’Hôtel-de-Ville ; sur mon chemin je croise un homme qui court dans la rue, l’air absorbé, et il me semble reconnaître notre patron de bistrot. En arrivant sur la place, je tombe devant un spectacle tel que les bras m’en tombent : l’hôtel de ville est en feu, pris dans des flammes qui atteignent presque la hauteur de l’immeuble. On voit les gouttières de plomb et toute l’armature fondre et s’en aller baver par plaques sur la façade. Et tout cela brûle dans un silence absolu, rompu seulement par le vague ronflement des flammes et quelques crépitements. Sur la place, ici et là, des civils rassemblés en petits groupes regardent sans dire un mot. Un homme pleure. 

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2013/11/j-étais-médecin-dans-les-tranchées.html

A propos du dirigisme de l’Etat

La caricature met en évidence de manière humoristique l’omniprésence de l’administration pendant le conflit et les tracasseries qui en découlent. L’une des conséquences de la guerre est l’intervention de l’État dans l’économie. Son action est importante : réquisitions, impôts, mobilisation du personnel qualifié, gestion de la pénurie (cartes d’alimentation). De même, il réglemente, oriente et dirige la production. En Allemagne, c’est un véritable dirigisme d’État qui se met rapidement en place sous le contrôle de l’armée. La France et le Royaume-Uni établissent des partenariats avec les entreprises privées. Un rapport du War Cabinet de 1917 indique que « l’année 1917 a vu l’extension du contrôle de l’État jusqu’à couvrir non seulement les activités nationales affectant directement l’effort militaire mais toutes les branches de l’industrie : production, transport, fabrication ». En France, on crée de nouvelles structures administratives pour assurer son emprise sur l’économie : le sous-secrétariat d’État à l’artillerie et aux munitions, le ministère de l’armement. En 1916-1917 des lois élargissent le pouvoir d’intervention de l’État. À partir de 1917, on peut parler de dirigisme avec Clemenceau. En 1918, le gouvernement institue le contrôle des changes (c’est-à-dire qu’il réglemente l’achat ou la vente des devises étrangères) et un système de rationnement. À la fin de la guerre, en France comme au Royaume-Uni et en Allemagne, l’État a pris le contrôle de l’ensemble de l’activité économique.

source: https://www.reseau-canope.fr/cndpfileadmin/pour-memoire/larmistice-du-11-novembre-1918/la-premiere-guerre-totale/le-dirigisme-economique-de-letat/

Un roman sur Auguste Delengaigne, le plus grand mutilé de France

Durant 35 ans, Auguste Delengaigne va vivre avec seulement un bras et en étant aveugle.

Les hameaux du Verval et de Lengaigne regorgent d’histoires bien souvent méconnues du grand public. L’une d’entre-elles vient de faire l’objet de la publication d’un roman historique, qui rend hommage à Auguste Delengaigne, né au Verval en 1894,  mutilé en Champagne  le 2 mai 1917 et mort à Alquines en 1951.

Auguste Delengaigne est considéré comme le plus grand mutilé de France.Durant la Grande Guerre, il est mobilisé en 1914 et a combattu avec bravoure en Champagne. Le 2 mai 1917, un obus éclate près de la position qu’il est chargé de défendre. Il agonise dans le trou provoqué par l’explosion et n’est découvert que trois jours plus tard par ses camarades. Lorsqu’il est découvert, son corps est en lambeaux. Il est amputé des deux jambes et du bras gauche et est devenu aveugle.

Médaillé de la Légion d’honneur

À 21 ans, soit 6 mois plus tard, il regagne son domicile, qu’il ne quitte plus durant 35 années, en compagnie de sa sœur, qui tenait l’estaminet Au grand mutilé. Divers hommages vont lui être rendus. C’est ainsi qu’il reçoit la médaille militaire, la croix de guerre et se voit remettre la Légion d’honneur échelon officier. Il devient également président d’honneur de sa section d’anciens combattants.

C’est pour rendre hommage à son grand-oncle que Claude Censi vient de publier l’ouvrage Le Tronc avec maintes anecdotes et détails sur la vie de ce véritable survivant revenu de l’enfer. Ce roman rédigé à partir de l’échange de correspondance familiale se déroule à la fois sur communes du Boulonnais (Quesques, Alquines, Desvres, Baincthun…) et sur les champs de bataille fréquentés par Auguste Delengaigne.

Roman historique « Le Tronc » – Autoédition Claude Censi – 11 avenue du Docteur-Neau – 47 200 Marmande – Tel. 06 45 01 62 64 ou claude.cenci@gmail.fr

http://www.lavoixdunord.fr/region/quesques-un-roman-sur-le-plus-grand-mutile-de-ia31b49070n2690168

 Journal du mercredi 2 mai à travers Le Miroir

Au sud de l’Oise, nous avons repoussé une tentative allemande sur un de nos petits postes de la région de Barisis.
Sur le chemin des Dames, lutte d’artillerie assez violente dans le secteur Troyon-Hurtebise. Rencontres de patrouilles à l’est d’ Hurtebise. Une reconnaissance allemande, qui tentait d’aborder nos lignes, a été repoussée par nos feux.
En Champagne, la lutte d’artillerie a été violente au sud de Moronvilliers. Dans cette région l’ennemi a lancé à deux reprises de fortes contre-attaques sur les positions conquises par nous au nord-est du Mont-Haut. Nos tirs de barrage et nos feux de mitrailleuses ont, par deux fois, brisé les vagues d’assaut et infligé de lourdes pertes à l’ennemi. Le chiffre de nos prisonniers dans cette dernière région et pour les dernières journées, est de 520. Nous avons également capturé 5 canons.
Canonnade intense sur le front belge, spécialement au nord de Dixmude.
Les Bulgares ont contre-attaqué les positions récemment conquises par les troupes britanniques de Macédoine, près du lac Doiran. Ils ont été repoussés avec de fortes pertes.
Une attaque ennemie à la grenade a été arrêtée par notre artillerie vers la cote 1050 (boucle de la Cerna).

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

997/26 avril 1917: le 167 ème RI dans les monts de Champagne

Le 167 ème RI dans les monts de Champagne

Dans les nuits du 24 au 25 et du 25 au 26 Avril, le Régiment relève dans le Sous-Secteur du Golfe, le Régiment de la Légion de la Division Marocaine.

  • Le 2e Btn relève en 1ere ligne le Btn Sampigny dans la nuit du 24 au 25.
  • Le 1er Btn, déjà en 1ere ligne, relève le Btn Weddel en 2e ligne dans la nuit du 25 au 26.
  • Le 3e Btn reste à la Ferme Moscou jusqu’à nouvel ordre.

Dans la nuit du 25 au 26, le 3e Btn se porte de la Ferme Moscou à la ligne P20 Centre Jubault-Centre Lambert.

Le 3e Btn relève en 1ere ligne le 1er Btn qui se porte en réserve de secteur au village Gascon, dans la nuit du 26 au 27 Avril.

En fin de mois, le Régiment se livre à des activités de surveillance et aux travaux d’organisation des positions ennemies conquises.

Le 30 Avril, 2 Cies des Btns en ligne prennent part aux opérations. Les objectifs sont tous atteints.

Les combats d’avril ont été rudes, les pertes importantes et les gains relatifs. Le front se stabilise, les choses se calment. Le 167e RI tient le secteur entre le Bois-Noir et Vaudesincourt. Il va s’atteler dès lors à organiser le terrain conquis.

source: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanterieavril1917.html

Le 174 ème RI à côté d’Hermonville (51)

Dans la nuit du 25 au 26 avril 1917, le 174e RI relève le 51e RI dans le secteur situé à 2 km au nord-est de Cauroy les Hermonville et le régiment monte en ligne dans la nuit du 03 au 04 mai pour une offensive sur le secteur du Godat

http://videlaine.canalblog.com/archives/2017/01/19/34822866.html

 

Journal du jeudi 26 avril 1917

Entre Somme et Oise, calme relatif.
Un commencement de bombardement de nos tranchées près de la Fère a été arrêté net par la riposte de notre artillerie.
Dans la région de l’Aisne, nous avons réalisé quelques progrès au sud-est de Cerny-en-Laonnois, et fait des prisonniers.
Au nord de Vauxaillon, une attaque allemande sur nos tranchées a été enrayée par nos feux d’artillerie et de mitrailleuses.
Les Allemands ont subi un sanglant échec dans une attaque sur la ferme Hurtebise. Arrêtés une première fois par nos feux, ils ont repris peu après leur assaut. Une contre-attaque vigoureuse les a rejetés sur leurs lignes. Notre artillerie a pris sous son feu et dispersé d’importants rassemblements au nord du plateau de Vauclec.
Les Anglais ont pris le hameau de Bithens, au nord-est de Trescault, à l’est du bois d’Avrincourt. Un combat s’est engagé sur toute l’étendue du front, entre le Cojeul et la Scarpe. Nos alliés ont progressé. Depuis le 23, ils ont fait 3029 prisonniers, dont 56 officiers.
Un croiseur russe a disparu en mer Noire.
Des aviateurs anglais ont coulé un contre-torpilleur allemand. Un de nos torpilleurs a coulé au cours d’un engagement au large de Dunkerque. On ignore les pertes allemandes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

953/13 mars 1917: un rapport sur les attaques au gaz en champagne qui ont fait 470 morts

Le Sénat adopte le 13  mars 1917 un rapport sur une attaque de gaz par vagues par les Allemands en Champagne le 31 janvier 1917

https://www.google.fr/search?q=1917+attaques+au+gaz&biw=1280&bih=605&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjh5qPh4pTSAhVCnBoKHXj-BYQQ_AUIBigB#imgrc=Hr9FFJ_dHeXYkM:
Source de l’image https://www.google.fr/search?q=1917+attaques+au+gaz&biw=1280&bih=605&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjh5qPh4pTSAhVCnBoKHXj-BYQQ_AUIBigB#imgrc=Hr9FFJ_dHeXYkM:

Près de 500 morts  et une analyse qui met en cause les soldats eux-mêmes et parfois leur encadrement. Plus de 15.000 soldats touchés par cette attaque dont certains à plus de 20 km

capture-decran-2017-02-16-a-14-41-51

Le rapport à voir sur https://www.senat.fr/histoire/1914_1918/pdf/69%20S%20Commissions%20generales/Armee/Rapports/FR_SENAT_069S_122/2_13-03-1917_CAZENEUVE.pdf

Journal du mardi 13 mars 1917  travers Le Miroir

Entre Oise et Aisne, tirs d’artillerie efficaces sur les organisations ennemies, au nord-ouest de Vingré.
En Champagne, nous avons déclenché une nouvelle attaque sur les positions allemandes à l’ouest de Maisons-de-Champagne. Sur un front de 1500 mètres, nos troupes ont enlevé toutes les tranchées de l’ennemi, conquis la croupe 185 et pénétré dans un ouvrage fortifié sur les pentes nord de ce mamelon. Au cours de cette action, nous avons fait une centaine de prisonniers.
Canonnade assez active sur les deux rives de la Meuse, dans les secteurs d’Avocourt, de Douaumont et de Saint-Mihiel.
Les Allemands ont bombardé avec des obus incendiaires la ville ouverte de Soissons. Plusieurs incendies se sont déclarés.
Grande activité d’artillerie sur le front belge, spécialement sur Dixmude et Steenstraete; les bombardements réciproques ont été accompagnés d’une vive lutte de grenades au cours de l’après~midi.
Un détachement autrichien a attaqué les positions italiennes dans la vallée du Ledro. Il a été repoussé. Une autre attaque autrichienne a été brisée dans la vallée de Tavignole.
Les Russes continuent à progresser, en Perse, d’Hamadan vers Ramanchah.
M. Bonar Law a déclaré aux Communes anglaises qne les Turcs avaient perdu sous Bagdad les deux tiers de leur artillerie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html

923/11 février 1917

Carnets de guerre de Lucienne Courouble à Etrœungt (Nord)

Dimanche 11 février 1917.-Gelée moins fort. Canon tout le jour.

Arrive 200 évacués de Ham à Floyon. Les hommes enlevés jeudi, l’ont été parce que les noyers abattus n’avaient pas été conduits à l’heure.

Lundi 12 février 1917.-Un peu de dégel, brouillard soir neigette.

Arrive demain à 5 h du soir à Sains 500 évacués pour ici.

Les écoles seront chauffées et préparées pour les recevoir pour la nuit. Est-ce du recul ?

À Floyon les hommes, femmes, jeunes gens sont seulement venus. Les enfants et les jeunes filles sont restés. Est-ce croyable ?

Mardi 13 février 1917.-Gelée encore.

Les évacués arrivent à 8 h du soir de 12 villages près de LassignyNoyon. Rien que des hommes jeunes et des jeunes filles à 386. Les enfants de moins de 15 ans sont restés avec leurs mères et les vieillards de plus de 60 ans. Pour ?. On leur avait fait de la soupe, ils en ont été bien heureux. Dégel.

source: http://www.chtimiste.com/carnets/Courouble/Lucienne%20Courouble%201917%201918.htm

La Loire gelée

988_001

source: https://www.delcampe.fr/fr/collections/cartes-postales/france-ancenis/ancenis-carte-photo-rare-de-l-hiver-1917-le-11-fevrier-la-loire-gelee-44-340955988.html

Interdiction du Frontbeweging sur l’Yser

Le Mouvement frontiste, ou Frontbeweging, naît dans les tranchées de l’Yser pour défendre les intérêts des soldats flamands et la culture flamande. En effet, les militaires flamands constituaient la grande majorité des soldats de l’armée belge, mais une minorité des officiers. L’antiflamingantisme des officiers, presque tous francophones, se traduisit par l’usage quasi exclusif du français pour donner les ordres aux soldats. Pourtant, la loi du 2 juillet 1913 prescrivait l’introduction progressive du bilinguisme à l’école royale militaire.

A partir de 1915, des intellectuels néerlandophones se mirent à reprocher ouvertement l’unilinguisme au sein de l’armée. Sous la houlette de grandes personnalités telles que Henri Borgignon et Frans Daels, le mouvement prit de l’ampleur. Les frontistes reprirent les activités traditionnelles du mouvement flamand en organisant des soirées culturelles et des débats et en éditant des journaux et des bulletins. Ils se mirent également à placarder des affiches dénonçant l’unilinguisme dans l’armée. Toutefois, ce mouvement restait loyaliste et royaliste.

Le 11 février 1917, après de nombreuses manifestations, l’État-major belge interdit la réunion des cercles d’études dans lesquels se regroupaient des intellectuels flamands pour discuter de la question linguistique dans l’armée. Le mouvement n’en continua pas moins dans la clandestinité et radicalisa même ses positions en faveur de l’autonomie de la Flandre après la guerre.

source: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11196

Lettre du 11 février 1917 de Marcel Sibaud

VALRÉAS, LE 11.2.17

3 HEURES

Ma petite chérie,

Quand tu recevras cette lettre, tu auras sans doute déjà reçu ma carte de Pierrelatte et mon bleu de Valréas : tu dois donc être tranquillisée.
Je vais maintenant te donner quelques détails. Composition du compartiment, en face de moi une dame mariée déjà d’un certain âge mais d’ailleurs assez jeune me rappelant Mme Laloup, la dame accompagnée d’un monsieur marié déjà sur le retour ; mais je ne sais pourquoi, tout mariés qu’ils paraissaient être, ce ne devait être ensemble ; plus loin un adjoint chef d’artillerie. En face de lui une cocotte ; à ma droite un maréchal des logis du même régiment d’artillerie se rendait à Lyon en permission de 7 jours. Voyage quelconque.

Nous repassons par Maisse car pour le première fois j’ai rejoint Lyon comme pour aller à Clermont par St-Germain-des-Fossés puis Roanne.
A Nevers après quelques petits retards rattrapés nous étions à l’heure. Mais à Saincaize ½ h de retard. A Moulin, nous en avons 50’. Après quoi assez somnolent je n’ai plus compté mais le retard était considérable. Entre temps, avant Saint-Germain-des-Fossés, j’avais dîné ayant grignoté pain d’épices et petits beurres vers 4 heures. Mais n’avais-je pas faim, avais-je trop chaud ou plutôt m’avais-tu trop bien servi, je n’ai pu arriver au bout de mon repas. Le maréchal des logis qui avait faim en a très légèrement profité.

La suite sur http://lettresoubliees1418.fr/wordpress/2011/04/lettre-du-11-fevrier-1917-de-marcel-sibaud/

Destruction de l’église de Fampoux (Pas-de-Calais)

eglise-600x382

L’ancienne église, en pierres blanches, et de style roman, dominait le village car elle était située à l’endroit du cimetière actuel.   Le village a eu simultanément jusqu’à deux églises et deux chapelles au 16 ème siècle.

Une église paroissiale dédiée à Saint Vaast était alors située au milieu du cimetière actuel. Elle présentait des caractères d’architecture très différents. La nef était d’un style roman très pur, antérieur au 12 ème siècle. La tour et le chœur ont été bâtis vers le milieu du 16ème siècle.     En 1811, la foudre tomba sur le clocher, et depuis cette date plusieurs projets de réparation ayant avorté, il fallut envisager sa démolition, et sa reconstruction commença seulement en 1878.   Près de 70 ans de tractations où trois projets furent présentés. Le clocher, par son cachet architectural fut conservé.

L’étude finale fut confiée à M. Carré, architecte.  La construction de cette église fut très médiocre, avant la réception définitive des travaux en 1884, elle prenait déjà l’eau.  Il fallut en 1900 entreprendre de grosses réparations au clocher et à la toiture.   Elle fut finalement détruite par les prussiens le 11 février 1917, sa position élevée servant de point de visée pour les artilleurs.   Au début du conflit, elle servit également de refuge pour les hommes de la commune. Ils y étaient enfermés tous les soirs.

source: http://www.fampoux.fr/index.php/decouvrir-fampoux/patrimoine-et-histoire/leglise.html

La 3 ème brigade russe sur le front de Champagne

11 février 1917 : La 3e brigade signale des charrois intenses à Aubérive vers 19h avec des mouvements de circulation fréquents sur la route de Vaudesinsourt. 1 tué.
12 février 1917 : Faible activité. 1 tué. 1 blessé.
13 février 1917 : Activité faible. 1 tué. 1 blessé.
14 février 1917 : Un peu plus d’activité que les jours précédant.
15 février 1917 : Activité faible.
16 février 1917 : Émission de gaz à partir d’1 h. Une partie de la vague est revenue sur son point de départ dans le secteur russe. À l’apparition de la nappe, l’ennemi a lancé des fusées éclairantes, puis des fusées à plusieurs feux jaunes-blancs et des fusées rouges et vertes. Réaction ennemie assez violente. 4 blessés.
17 février 1917 : de 4h30 à 5h30, roulements d’automobile entendus sur la route d’Aubérive à Saint -Souplet. Habituellement, on n’entend que des bruits de voitures hippomobiles sur cette route. Il est possible qu’il s’agisse d’évacuation de blessés suite à l’attaque au gaz de la veille. Le 6-me régiment confirme que la vague de gaz est passée à proximité du Bois en T et qu’elle a atteint les tranchées adverses d’où s’élevaient des bruis de courses désordonnées, des gémissements et des lamentations. 3 blessés.

http://gueyer.net/index.php/2014/08/05/la-3eme-brigade-russe-sur-le-front-de-champagne-en-19161917/

Photographié lors d’un match de rugby

 

Guerre 1914-1918. Match de football de la "Canadian Section" contre l'"Entente Parisienne", le 11 février 1917. Collier, capitaine des Canadiens. Photographie parue dans le journal "Excelsior" du lundi 12 février 1917.

Guerre 1914-1918. Match de football de la « Canadian Section » contre l' »Entente Parisienne », le 11 février 1917. Collier, capitaine des Canadiens. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du lundi 12 février 1917.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72692-45-guerre-1914-1918-match-football-canadian-section-contre-lentente-parisienne-11-fevrier-1917-collier-capitaine-canadiens-photographie-parue-journal-excelsior-du-lundi-12-fevrier-1917

Journal du dimanche 11 février 1917

A l’ouest de Pont-à-Mousson, nous avons réussi un coup de main et ramené 10 prisonniers. Sur les deux rives de la Meuse, vives actions réciproques d’artillerie. Aucune action d’infanterie.
Canonnade habituelle sur le reste du front. Au cours de la nuit, de nombreux bombardements ont été effectués par nos avions, notamment sur les hauts fourneaux de Rombach et Hagondange, les gares de Mézières et Tergnier, les voies ferrées et usines de la vallée de la Sarre, où un train a déraillé et a été incendié près de Saint-Ingbert.
Deux avions ennemis, dont un triplace, sont tombés dans nos lignes, abattus par nos pilotes dont le lieutenant Guynemer, qui a enregistré sa 33eme victoire.
L’infanterie belge a dispersé par le feu un parti allemand qui tentait de s’approcher des tranchées au nord de la Maison-du-Passeur. Lutte à coups de bombes au sud de ce point, ainsi qu’au nord de l’Hetsas.
Un détachement italien sur le Carso, a occupé par surprise une colline située devant le front, mettant en fuite le poste ennemi qui la gardait et faisant des prisonniers.
La Suisse a protesté contre le blocus allemand au nom de ses intérêts économiques, mais elle a avisé M. Wilson qu’elle ne pouvait le suivre.
L’Allemagne a enfin remis ses passeports à M. Gerard, ambassadeur des Etats-Unis.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

LE DESSIN DU JOUR

920

Contact: alain.moyat@orange.fr