Archives du mot-clé char

1522/2 octobre 1918: octobre 1918 : le prélude de la victoire

Photos prises le 2 octobre 1918

Octobre 1918 : le prélude de la victoire

Les troupes britanniques investissent Cambrai. Devant la ville, un poste d’observation permet de signaler les mouvements ennemis. Un opérateur cinématographique a placé son appareil à cet endroit. 2/ Réf: SPA 27 LO 1878 Cambrai, Nord, poste anglais d’observation. 02/10/1918, opérateur Lorée.

Deux prisonniers allemands capturés au début du mois d’octobre prennent leur repas lors d’une halte.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-10.pdf

Armentières ( Nord) est libérée

lire sur https://lenord.fr/jcms/prd1_580668/2-octobre-1918-armentieres-est-liberee

lire aussi: http://www.archives.armentieres.fr/discover/focus/436#/s-1448461667713

L’importance des chars dans la victoire finale 

Le 2 octobre 1918, devant les députés allemands, Ludendorff déclare ne plus être en mesure de vaincre l’ennemi du fait des chars.

https://sites.google.com/site/histoiregrouperenault/manifestations-evenements/3-autres-evenements/2014-09-06-lancement-du-wed-documentaire-renault-et-la-guerre-14-18/5-chronologie/5-22—2-octobre-1918

(Aviation) Disparition d’un as britannique

Mort en combat aérien, dans le secteur d’Ypres, en Belgique, de Colin Glen Orr MacAndrew, « As » écossais de la WW1, 5 victoires aériennes au sein du 11 Sqn du RFC, toutes obtenues sur Bristol Fighter.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-615.html

(Aviation) 4ème victoire de Roland Garros

Roland Garros est redevenu un  pilote très efficace et il remporte le 2 octobre 1918 avec panache sa quatrième victoire.

source: http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2018/02/15/15-fevrier-1918-laviateur-roland-garros-a-cette-reussi-evasion/

Journal du mercredi 2 octobre 1918

Entre Aisne et Vesle, nos troupes se sont portées à l’attaque et ont réalisé de sérieux progrès sur un front de douze kilomètres. Malgré la résistance de l’ennemi, elles ont enlevé Revillon, Romain, Montigny-sur-Vesle. Poursuivant plus au nord, nous avons atteint les abords sud de Meurival et de Ventelet. 1600 prisonniers ont été dénombrés.
La bataille a continué sur le front de Champagne. Nous avons rejeté l’ennemi de Sainte-Marie-à-Py et dépassé le village. Au nord de Somme-Py, nous avons atteint le coude de la route nationale. Plus à l’est, nous avons conquis Aure, ainsi que les plateaux et les bois au nord de ce village.
Nous avons pris Marvaux, Binarville, Condé-les-Autry avec un matériel considérable. En quatre jours, 13000 hommes et 300 canons sont tombés entre nos mains de la Suippe à l’Argonne.
Les Anglais ont poursuivi leur avance dans la région de Saint-Quentin-Cambrai. Ils tiennent Thorigny, le Tronquoy, Gonnelieu et ont atteint Crèvecoeur, Proville et Tilloy. L’ennemi a incendié Cambrai, qui est enveloppé.
Les troupes belges ont également progressé dans le Nord, arrivant à Zarren, à Staden, dépassant la route Roulers-Menin, menaçant Warneton et débordant la Lys, sur la ligne Warneton-Comines- Wervicq.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

Publicités

1479 bis/19 août 1918

« Le plus mauvais pain est fabriqué à Salins »(Jura)

La qualité et la couleur du pain est très inégale en France. Selon Le Figaro du 19 août 1918, la palme du pain le plus immangeable revient au pain de la ville de Salins dans le Jura.

«II paraît qu’à la dernière conférence des Alliés, on a adopté un type uniforme de pain blanc. Tout le monde en aura, civils, militaires, Anglais, Français, Italiens, Américains.

Du pain blanc, voilà qui va faire grand plaisir en divers lieux de France, voire de Paris, où le pain depuis quelque temps prenait des tons de ciel de pluie au crépuscule. Le record en ce genre, nous l’avions cru détenu par la ville de Saintes (Charente-Inférieure), d’où nous avait été envoyé un échantillon détestable.

Mais voici que de Salins (Jura) on nous en fait parvenir un bien pis encore. C’est une masse noire, gélatineuse, qui ressemble tout à fait au pain des derniers jours du siège de Paris en 1871.

L’entérite sévit dans le pays, depuis que cet aliment exécrable est consommé. A qui la faute?

Car il est certain qu’il y a en France, quoi qu’on dise et quoi qu’on souhaite en Allemagne, d’innombrables communes où le pain, même médiocre, reste mangeable, et beaucoup de localités où il continue d’être excellent.» écrit Le Figaro du 19 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/19/26002-20140819ARTFIG00222-19-aout-1918-le-plus-mauvais-pain-est-fabrique-a-salins.php

Chars: Journal de Marche en Opérations du groupe AS8

19 août 1918
Dans la nuit du 18 au 19 le char en panne est ramené par les soins de l’échelon.

20 21 et 22 août 1918
Révision du matériel. Presque tous les chars sont indisponibles.
Quelques obus. Aucun blessé.

23 août 1918
Le Groupe se transporte tout près de Montdidier où il doit être embarqué. Pendant le trajet un léger incident se produit. Au passage à niveau (dans Montdidier) un char de la 1ère batterie conduit par le canonnier Bandat entre en collision avec une locomotive. Peu de mal au conducteur qui néanmoins est évacué. Le char ne peut continuer la route, la chenille est brisée. Les réparations commencent de suite.

24 août 1918
Le char rentre par ses propres moyens au bivouac.
Le soir à 20 heures, le Groupe embarque près de Mouchel ; tout est terminé à 23 heures. Le 3e Groupe embarque sur la même rame.

25 août 1918
Le Groupe arrive à 19 heures en gare (camp de Mailly), il débarque aussitôt et à 24 heures tout est rentré (sauf un char qui est évacué) au camp de Poivres, notre nouveau cantonnement.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2396-1917-18-as8-jmo

Journal du lundi 19 août 1918

Nos troupes ont progressé en combattant au nord et au sud de l’Avre. Elles ont enlevé les tranchées du camp de César, dans la région à l’ouest de Roye.
Au sud de la rivière, nous avons poussé nos lignes jusqu’aux abords de Beuvraignes.
Le chiffre de nos prisonniers faits en vingt-quatre heures au sud et au nord de l’Avre, dépasse un millier. Nous avons capturé, en outre, de nombreuses mitrailleuses et un important matériel.
Plus au sud, notre infanterie s’est emparée de Canny-sur-Matz.
Au nord de l’Aisne, une opération locale nous a permis, dans la région d’Autrèches, d’enlever les positions ennemies sur un front de 5 kilomètres et une profondeur de 1.500 mètres. 240 prisonniers sont restés entre nos mains.
Les Anglais ont amélioré leur ligne au nord de Proyart et au sud de Bucquoy. Ils ont progressé d’un mille au nord de Lihons, en capturant des hommes et des mitrailleuses. Ils ont repoussé une attaque dans la région du Scherpenberg et un raid aux environs de Locre.
Des aviateurs alliés ont attaqué Darmstad en y causant des dégâts considérables.
Les aviateurs anglais ont bombardé les aérodromes ennemis de Haubourdin et de Lomme.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1439/12 juillet 1918: le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le Groupe AS11 embarque le 2 juillet 1918 à 6 heures du matin en gare de Lizy pour débarquer le 4 juillet 1918 à 5h30 en gare de Germaine.
Les chars rejoignent Saint-Imoges (Marne) pour 13h30, et le Groupe AS11 restera 10 jours sur place.
Le terrain d’exercice de Saint-Imoges, qui n’était pas un terrain spécifique de l’AS, a été utilisé en juillet 1918 par le Groupe AS11, pour l’instruction char d’unités d’infanterie du GAC.

Le 12 juillet 1918, les chars rembarquent en gare de Germaine pour rejoindre le Groupement d’AS n° II à Villers-aux-Cornilles

Après Saint-Imoges le 61319 a participé aux trois engagements de l’AS11 de l’été et de l’Automne 1918

Le 20 juillet 1918 au Bois de Nesles / Bouquigny (Marne).

Engagé le 20 août 1918 sur le plateau de Nouvron-Vingré, en direction du ravin de Chavigny/Juvigny (Marne).
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet

Engagé le 30 septembre 1918 entre la Vesles et l’Aisne.
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet
Le char engage le combat vers le ravin de Glennes et riposte au feu des mitrailleuses ennemies.
Plusieurs hommes d’équipage sont blessés.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/156-classement-individuel/schneider-ca1/1807-61319

Le 167 ème RI aux abords de Corcy (Aisne)

Le 12 juillet au soir, l’ordre d’attaque du Général Mangin, commandant la Xe Armée, parvient au Régiment. Mission est de traverser les marais et le ruisseau de la Savière durant la nuit, d’escalader les pentes abruptes de l’autre rive, et d’y former une tête de pont.
Malgré une violente pluie d’orage et une résistance acharnée des Allemands, cette opération fut exécutée.
Manquant de vivres, économisant les munitions et dans l’impossibilité de procéder à l’évacuation de leurs blessés, les soldats du 169e RI vont maintenir cette tête de pont en dépit de violentes contre-attaques ennemies, des tirs d’obus de tous calibres et de nombreux bombardements à l’arsine et à l’ypérite.
Cependant, une violente contre-attaque nous rejette du Bois Madame sur la Savière. A 19 heures, après une préparation d’artillerie violente et d’un tir intense d’obus toxique sur le fond de la Savière, les Allemands déclenche une forte attaque sur nos éléments qui avaient pris pied dans le Bois Madame. Nos éléments avancés repassent la Savière mais arrêtent l’Infanterie ennemie qui cherche à s’infiltrer vers la Tuilerie de Saint-Paul

source: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanteriejuillet1918.html

Lettre de Maurice à ses parents

Le 12 juillet 1918

Mes chers parents,
je vous envoie quelques lettres boches que j’ai fait traduire en Français par Melle Marthe. Vous verrez qu’en Allemagne ils souffrent aussi beaucoup de la faim. Il y a deux lettres d’une fiancée à son poilu et la lettre d’une mère à son fils

Mardi 16 Juillet 1918

Mes chers parents,
je viens répondre à votre carte lettre du 12 qui me fit bien plaisir. Nous sommes toujours en tranchée de 2ème ligne, nous montons en 1ère ligne après-demain. Le secteur est toujours calme. Aussi nous ne demandons pas à être relevés car on pourrait nous emmener dans un secteur plus activé. Je suis content de savoir Morin prisonnier, il peut souffrir moralement chez les boches mais au moins il a la vie sauve. Vous seriez bien aimables chers parents de m’envoyer un peu d’argent car mes réserves commencent à s’épuiser. Je termine en vous embrassant tous bien affectueusement.
Maurice

Source: https://www.facebook.com/bongeourre/posts/978370855652773

Journal du vendredi 12 juillet 1918

Nous avons élargi nos gains aux lisières de la forêt de Retz, pris le village de Corcy dans sa totalité, la station de Corcy, le château et la ferme Saint-Paul. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains dont un officier.
Des coups de main exécutés dans la région de Maisons-de-Champagne et du mont Sans-Nom, nous ont valu une dizaine de prisonniers.
Les troupes anglaises ont amélioré leurs positions à l’est de Villers-Bretonneux. Elles ont exécuté aux environs de Festubert et de Merris des coups de main heureux, qui leur ont valu des prisonniers et une mitrailleuse.
L’artillerie ennemie a montré quelque activité contre nos positions des deux rives de la Somme.
Sur le front italien, actions habituelles d’exploration et de harcèlement. Le feu d’artillerie a été très vif dans le val de la Brenta. Sur le plateau d’Asiago et au Cornovo, des patrouilles ennemies ont été mises en fuite.
Les aviateurs anglais ont détruit sur le front occidental 9 avions ennemis. Ils ont bombardé des objectifs importants, en particulier dans la région de Lille et aux alentours de Bruges.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1419/22 juin 1918

Chars: journal de marche Groupe A.S.39

2 juin 1918
Les chars 62568 et 62656 du Groupe A.S.39 sont évacués sur le camp de Martigny pour être échangés.
Nomination des Lieutenant Ferrero, Bourbon et Heulot à titre définitif.
Jusqu’au 3 juillet 1918 le Groupement poursuit la remise en état de ces chars.

30 juin 1918
Le Groupe A.S.39 reçoit de Martigny ses deux nouveaux chars (numéros non identifiés).

du 1er au 14 juillet 1918
Le Groupement XII participe à la formation d’unités d’infanterie du secteur.

3 juillet 1918
Manoeuvre char du Groupement avec un Bataillon 77e R.I.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2395-1917-18-as39-jmo

22 juin, le général Pétain à Clemenceau

« Lors de votre visite au G.Q.G. le 10 juin, vous avez décidé, d’accord avec le général Foch, que le général Anthoine[4] serait relevé de ses fonctions de major-général et remplacé par le général Berthelot[5] à son retour des États-Unis. J’ai eu l’honneur de vous dire à ce moment que, non seulement je n’avais rien à repprocher au général Anthoine, mais que j’étais au contraire extrêmement satisfait des services si généreusement rendus par cet officier général que je considère comme une des plus belles intelligences de l’Armée.

Vous comprendrez que, dans ces conditions, je ne puis prendre l’initiative de prononcer une sanction qu’en conscience je serais dans l’impossibilité de justifier. J’attends donc vos ordres à ce sujet.

Le général Anthoine est apte à toutes les fonctions, à tous les commandements, mais il n’y a actuellement dans la zone des armées aucun commandement vacant qui puisse lui être offert ».

source: http://www.clemenceau2018.fr/f/archives/292/fiche/?

Journal du samedi 22 juin 1918

Nous avons amélioré nos positions au nord de Faverolles et dans la région au sud de Hautevesnes. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains.
Les Anglais, au cours de raids et de rencontres de patrouilles dans le bois d’Aveluy, aux environs d’Hébuterne et de Boyelles et sur les deux rives de la Scarpe, ont fait des prisonniers et infligé des pertes considérables à l’ennemi.
Ils ont repoussé avec pertes pour l’adversaire plusieurs tentatives faites par lui pour reprendre du terrain au nord-ouest de Merris.
Les Américains ont avancé leurs lignes et amélioré leurs positions dans la région de Château-Thierry. En Woëvre et dans les Vosges, dans leurs secteurs, vive lutte d’artillerie.
Les Italiens ont vigoureusement contenu la pression autrichienne sur le Montello. Ils ont fait dans cette région 400 prisonniers et capturé des mitrailleuses et des canons. Ils ont brisé une offensive et regagné du terrain sur la Piave, en faisant plusieurs centaines de prisonniers.
A l’ouest de San Dona, plusieurs tentatives autrichiennes ont échoué. Au nord de Cortellazo, 200 prisonniers ont été faits. Le nombre de ceux-ci, depuis le début de la bataille, atteint à 12000.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1406/9 juin 1918: Paris sauvée après la bataille de Matz (Oise)

(vidéos) La bataille du Matz

A voir sur You tube https://www.youtube.com/watch?v=TQxIXPNtDOs

VIDEO: 

http://www.musee-territoire-1418.fr/Parcourir/A-pied/Lataule-circuit-des-chars-de-la-bataille-du-Matz

Attaque à Lassigny- Le Piémont (Oise)

(…)Les batteries allemandes étaient depuis plusieurs jours silencieuses, lourd silence qui ne trompait personne, lorsque dans la nuit du 8 au 9 juin, à minuit moins dix, un bombardement formidable s’abat simultanément sur toutes les lignes et communications de l’Infanterie, sur les positions et dépôts de l’artillerie, et s’étendant loin aux arrières, va semer la mort dans les trains et les échelons. Tous les calibres, du 77 au 210, torpilles, shrapnells, explosifs et toxiques se mêlent dans un épais brouillard de gaz et de fumée, dans un infernal fracas que ponctue tous les quarts d’heure l’ébranlement énorme des 420 qui éclatent sur le sommet du Plémont.

Toutes les lignes téléphoniques sont coupées, les liaisons par coureurs impraticables, les fusées sont invisibles, seule la T. P. S. va pouvoir fontionner.
Et l’attaque de front trouve les cuirrassiers à leur poste, elle se brise sous leurs feux.
Mais sur la gauche les Allemands avaient gagné du terrain sur un grand front; le 11e, au petit jour était débordé dans le Plessier où il tenait bon. Sur la droite, par la coulée de Thiescourt, l’ennemi s’est glissé et dès 3 heures le Bataillon DE SALVERTE est attaqué à la fois sur sa droite et à revers; à 5 h. 20 il est presque encerclé.

De demi-heure en demi-heure la T. P. S. du Bataillon NOUVEL rend compte des progrès de l’attaque. Ce bataillon, à son tour, est attaqué à revers comme de front. Dans les pentes boisées du Plémont s’engage une lutte opiniâtre qui va durer des heures. Mitrailleuses et grenades rendent la progression ennemie aussi lente que coûteuse.

Vers 5 heures le Bataillon de soutien reçoit l’attaque, brutale sur les Boucaudes, insinuante sur Belval. La physionomie du combat est dès lors fixée pour la matinée. Deux zones de feu indépendantes, l’une linéaire sur le front du Bataillon Dommanget, l’autre, en avant, circulaire autour des défenseurs du Plémont.

Sur la Rue-des-Boucaudes les Allemands arrivent en colonne suivis de leurs voiturettes de minenwerfer (lance-mine).
Ils sont reçus par la Section DU Payrat appuyée de la Section de mitrailleuses Roullin du 10e Dragons, et refluent en désordre. Quatre nouveaux assauts sont repoussés de même; vers 10 heures ils renoncent momentanément à la lutte sur ce point, nous laissant des prisonniers et des armes dont une mitrailleuse.
Vers Belval leurs infiltrations pressantes sont arrêtées par la Section Gabet et les Sections de mitrailleuses du Lieutenant Soulet qui a réuni autour de lui un noyau inébranlable..

Sur le Plémont les assaillants se renouvellent inlassablement, tandis qu’avec les pertes croissantes les défenseurs se resserrent. Autour du P. C. Nouvel se groupent, avec le 2e Bataillon, les débris du 3e et la lutte se circonscrit de plus en plus sur le plateau où le cercle se restreint autour des blessés et des mourants.

source: http://www.mediatheque-sciecq.fr/sciecqautrefois/histoirevenement/14-18/lesincorporesde1916/Largeau-Louis/4RC-Plemont.html

lire aussi: https://14-18.oise.fr/1918-les-grandes-batailles/lultime-attaque/

Journal du dimanche 9 juin 1918

Grande activité d’artillerie au sud de L’ Aisne, notamment dans la région de Faverolles.
Au sud-est d’Ambleny, nous avons amélioré nos positions pendant la nuit.
Au sud de l’Ourcq, nos troupes, continuant leur pression, ont réalisé de nouveaux progrès. Nous avons porté nos lignes jusqu’aux abords ouest de Dammart, à l’est de Chezy et à plus d’un kilomètre au nord de Veuilly-la-Poterie.
Nous avons fait une cinquantaine de prisonniers. Plus au sud, l’ennemi a violemment attaqué à deux reprises nos positions sur le front Bouresches-le Thiolet. Nous avons brisé ses assauts en lui infligeant de lourdes pertes.
Nos alliés britanniques ont fait des prisonniers au cours d’un raid heureux aux environs d’Houthulst. Dans le secteur de Strazeele, leurs patrouilles ont infligé des pertes à l’ennemi et capturé une mitrailleuse.
Canonnade au nord d’Albert et au sud-est d’Arras.
Les aviateurs britanniques ont détruit quatorze avions allemands et contraint huit autres appareils à atterrir désemparés. Ils ont également détruit trois ballons d’observation. Ils ont jeté vingt-huit tonnes de bombes sur les gares de Valenciennes, le Cateau, Busigny et Saint-Quentin.
Le calme règne sur le front italien.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1402/5 juin 1918: embarquement de chars Schneider

Le journal de la Huronne

5 juin 1918.

La préoccupation de l’offensive domine, bien que l’élan de la première poussée semble s’apaiser. Selon la coutume, on soulage le mal en recherchant ses causes. De l’avis unanime, le fléchissement d’une division anglaise, au repos à Berry-au-Bac, entraîna le recul général. Puis viennent les gaz toxiques, irrésistibles. La défection russe, qui permit aux Allemands de se concentrer à l’ouest. Hier, à la Chambre, Clemenceau donna, sur l’inégalité des forces en présence, des précisions qu’on a prudemment supprimées à l’Officiel. J’entends déplorer aussi des malchances militaires. Le 27 mai, Foch, croyant que l’attaque sur l’Aisne n’était qu’une feinte, se réservait pour le Nord. Mais tout le monde peut se tromper : le 21 mars, Pétain, croyant que l’attaque sur la Somme n’était qu’une feinte, se réservait pour l’Argonne.

On invoque enfin l’effet de surprise, bien qu’on nous eût annoncé chaque matin depuis quinze jours : « C’est pour demain ». Et les anecdotes de courir. Le 27 mai, des infirmières d’une formation sanitaire virent arriver une auto-mitrailleuse pleine d’officiers allemands. Elles s’esclaffèrent d’abord : elles croyaient à une bonne plaisanterie d’officiers français déguisés… À propos de déguisements, on conte aussi que des officiers, surpris par l’attaque pendant qu’ils jouaient la comédie à l’arrière-front, durent se replier sans prendre le temps de quitter leurs travestissements. Et sur les ponts de l’Aisne, qu’on avait omis de détruire, faute d’ordre, Français et Allemands se coulaient côte à côte, tant ces derniers étaient pressés d’atteindre sans combat leur objectif.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Juin_1918

Embarquement de chars Schneider

A Conty dans la Somme, les chars Schneider de l’ AS n° 11 du groupement II embarquent sur les wagons plateformes à destination de Betz pour gagner ensuite Compiègne, où les renseignements militaires français obtiennent chaque jour davantage d’informations sur le déclenchement d’une offensive dans la région du Matz.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-06.pdf

Journal du mercredi 5 juin 1918

Entre l’Oise et l’Aisne, l’ennemi, maintenu par l’énergique résistance de nos troupes, n’a fait aucun progrès.
Entre l’Aisne et l’Ourcq, la bataille s’est poursuivie avec acharnement. De violentes attaques ont eu lieu sur la région Pernant-Saconin-Missy-aux-Bois-Troesnes. Pernant est tombé aux mains de l’ennemi, après une défense opiniâtre, qui a coûté des pertes élevées aux assaillants. Plus au sud, nos troupes ont cédé un peu de terrain, à l’ouest de Saconin et de Missy-aux-Bois. Faverolles, attaqué par l’ennemi, a été conservé par nous, ainsi que Troesnes.
Lutte vive aussi dans la région au sud de l’Ourcq. L’ennemi, appuyé par l’artillerie, a porté son effort sur Mosloy-Veuilly-la-Poterie-Torcy-Bouresches. Une contre-attaque nous a permis de reprendre Mosloy. Veuilly-la-Poterie a été le théâtre de combats violents. Le village pris et repris, est resté aux mains des Allemands.
Les Américains ont enrayé l’avance des forces allemandes qui cherchaient à pénétrer dans le bois de Veuilly, et par une magnifique contre-attaque, les ont rejetées au nord de ce bois. L’ennemi, plus au sud, n’a réalisé aucun gain.
Sur la Marne, un bataillon ennemi qui s’était glissé sur la rive gauche, à la hauteur de Jaulgonne, a été contre-attaqué par les Franco-Américains, et rejeté sur l’autre rive, avec de lourdes pertes. La passerelle a été détruite et cent prisonniers sont restés entre nos mains.
Les Anglais ont réussi un coup de main à l’ouest de Merville. I1s ont brisé une attaque près de Vieux-Berquin.
Nos aéroplanes ont jeté 18 tonnes de bombes. Nos attaques ont été dirigées spécialement sur les gares de Saint-Quentin, Douai et Luxembourg.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1398/1 juin 1918: Attaque de chars d’assaut à La Pompelle (Marne)

Attaque de chars d’assaut à La Pompelle (marne)

PHOTO ARCHIVE une attaque allemande en juillet 1918

Le fort subi une attaque de chars d’assaut dont 7 sur 15 restent dans nos lignes.

Journal du samedi 1 juin 1918

L’ennemi a prolongé son effort sur sa droite, jusqu’à l’Oise, par de violentes attaques dans la région de l’Ailette. Nos troupes se sont repliées en combattant sur des positions au nord de la ligne Blérancourt-Epagny.
Dans la région de Soissons et plus au sud, les attaques ennemies se sont brisées contre la résistance héroïque de nos troupes, qui ont maintenu leurs positions aux débouchés ouest de la ville et le long de la route de Château-Thierry.
Au centre, l’ennemi a réussi à effectuer une légère avance dans la région au nord de la Marne.
Plus à l’est, ainsi qu’au nord-ouest et au nord de Reims, tous les efforts des Allemands ont été vains. Une contre-attaque, énergiquement menée par nos troupes, nous a permis de reprendre Thillois.
Un détachement des troupes anglaises a enlevé un poste allemand au sud-est d’Arras, et fait quelques prisonniers. Des rencontres de patrouilles au nord-est d’Ypres nous ont valu également quelques prisonniers et une mitrailleuse.
L’ennemi a attaqué un des postes allié au nord-est de Robecq.
L’artillerie ennemie a été active dans les secteurs de Villers-Bretonneux et d’Albert, et entre Festubert et la rivière Clarence.
L’aviation italienne a pris une part active aux combats sur notre front.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html