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1052/20 juin 1917: Charles Vally, mutin,  fusillé

Charles Vally, mutin,  fusillé

Les mutineries de mai-juin 1917 effraient l’état-major. Il prend plusieurs mesures pour calmer le mouvement. La répression frappe plusieurs milliers d’hommes mais peu de condamnations à mort seront exécutées. Et ceux qui l’ont été pourraient avoir été tirés au sort. Comme le jeune Charles Vally, dans l’Aisne.

Ce 20 mai 1917, le 60ème bataillon de chasseurs à pied est enfin au repos . Il est temps. Depuis 1914, il a été de presque toutes les grandes batailles de la guerre : Lorraine, Artois, Verdun, Somme, chemin des dames. Ceux de 14 se compteraient presque sur les doigts d’une main.

Mais ce repos bien mérité n’est pas vraiment serein . Depuis quelques jours, des mutineries éclatent un peu partout le long du front. Et les chasseurs à pied sont pris dans le mouvement. Le commandant Belléculée doit faire face à la colère des soldats, toujours au même sujet : les permissions. Ils manifestent un peu mais surtout, dans la nuit du 4 au 5 juin, les 8èmes et 9èmes compagnies refusent de se mettre en tenue pour quitter leurs abris. Le lendemain, les mutins sont rassemblée, désarmés, encadrés et mis en état d’arrestation.

La hiérarchie veut faire un exemple et les procès ont lieu les 10 et 12 juin. Mal défendus, 16 militaires sont condamnés à mort. Seuls Vally et un clairon, Louis Flourac, seront exécutés.

Au total, 19 chasseurs ont refusé d’obéir . Selon l’enquête menée en 1925 à la demande de sa famille, Vally aurait été l’un des meneurs. Il haranguait les autres. Il était mal noté de sa hiérarchie : « esprit indiscipliné, très renfermé, tenant des propos très anarchistes « . Mais ceux qui ont vu leurs peines commuées n’étaient souvent pas mieux vus.

Dès lors, pourquoi Vally ? Presque un siècle après, personne n’a la réponse. Mais il est possible qu’un tirage au sort ait eu lieu pour désigner ceux qui allaient expier la faute. Quant aux autres, l’histoire ne dit pas ce qu’ils sont devenus. Nombre de mutins condamnés mais non exécutés ont ensuite été renvoyés en première ligne, sur des postes particulièrement dangereux. Une autre forme d’exécution, qui ne dit pas son nom.

source: http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/20-juin-1917-charles-vally-mutin-fusille_1756055.html

lire aussi: http://www.blamont.info/textes852.html

https://books.google.fr/books?id=kCTABQAAQBAJ&pg=PA34&lpg=PA34&dq=charles+vally+fusill%C3%A9&source=bl&ots=ce_o8maw-P&sig=Fy1uiyAyUMjjYXCHJpz6wn6uDZ8&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj6jICPoJrUAhXHKsAKHS9NA3IQ6AEINzAD#v=onepage&q=charles%20vally%20fusill%C3%A9&f=false

Journal du mercredi 20 juin 1917 à travers Le Miroir

Violente lutte d’artillerie en Champagne, entre le mont Blond et le mont Cornillet. Une forte contre-attaque allemande sur les positions que nous avons conquises dans cette région a été brisée par nos feux. L’ennemi a subi des pertes sérieuses et a laissé de nouveaux prisonniers entre nos mains.
Des tentatives ennemies sur nos petits postes au nord de Saint-Quentin et vers la tranchée de Calonne ont échoué. Rencontres de patrouilles en forêt de Parroy; nous avons fait quelques prisonniers dont un officier.
Les Anglais ont exécuté des coups de main sur les positions allemandes au sud-est du Verguier et vers la route Bapaume-Cambrai. L’ennemi a eu un certain nombre de tués et ses abris ont été détruits. Nos alliés ont marqué une légère avance sur le champ de bataille d’Arras en faisant 35 prisonniers. 4 canons de campagne sont tombés entre leurs mains. Ils ont abattu 6 avions ennemis.
M. Hoffmann , chef du département politique au Conseil fédéral suisse a dû démissionner à la suite de la découverte d’un télégramme chiffré envoyé par lui à Petrograd et qui transmettait des propositions allemandes en vue d’une paix séparée avec la Russie.
Une crise ministérielle s’est produite à Vienne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Pétain a cru aux chars

Dès le 20 juin 1917, Pétain  a demandé que soit lancée la fabrication de 1 500 chars pour le printemps de 1918 et, lors de la bataille de La Malmaison en octobre 1917, il leur fait jouer un rôle important. Enfin, il n’attaque jamais sans une concentration très forte de l’artillerie. La guerre de 1914-1917 est finie. Celle de 1918, qui annonce la Seconde Guerre mondiale, commence.

L’importance des changements apparait en pleine lumière lors de l’offensive de La Malmaison le 23 octobre, la veille de Caporetto. Le général Pétain osa relancer l’Armée française à l’assaut dans la zone des mutineries et de l’échec d’avril du général Nivelle. Et, cette fois, le Chemin des Dames tomba avec des faibles pertes: 16 000 hommes  -dont moins de 2 300 tués-  au lieu des 100 000 d’avril 1917. Cette victoire illustrait la nouvelle conduite de la guerre, rendit confiance dans le Haut-Commandement et recréa l’espérance de la victoire. Dès lors, les mutineries étaient entrées dans l’histoire.

La suite sur http://ufacbagnolet.over-blog.com/article-36007807.html

Louis Flourac, fusillé pour l’exemple

En Ariège, comme ils le font depuis plusieurs années, c’est autour du monument aux morts de Saint-Ybars qu’aujourd’hui, à 15 heures, se retrouveront les membres de la Libre-Pensée ariégeoise et tous ceux qui souhaiteront les accompagner dans ce combat contre l’oubli et l’infamie infligés à ces combattants.

Il faut rappeler que sur ce monument figure désormais le nom de Louis Flourac, jeune soldat de 24 ans qui fut, en juin 1917, l’un de ces trop nombreux soldats fusillés pour l’exemple (1) afin de «maintenir l’obéissance» dans les troupes.

source: la dépêche: http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/11/1486219-se-souvenir-de-louis-flourac-et-de-tous-les-fusilles-pour-l-exemple.html

(video) https://www.youtube.com/watch?v=oUJyMBG4deo

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982/11 avril 1917: intervention peu connue, les tanks anglais dans les combats de Bullecourt

Première bataille de Bullecourt (Pas-de-Calais)

La première bataille de Bullecourt fut une composante de l’offensive britannique du printemps 1917 au nord et au sud d’Arras. Ces opérations furent entreprises pour soutenir une attaque majeure plus au sud, organisée par les Français sous les ordres du Général Robert Nivelle.

D’habitude, on avait d’abord recours à un bombardement de l’artillerie afin de trancher les barbelés ennemis avant d’amorcer une attaque de l’infanterie. Mais cette fois on décida de faire précéder l’infanterie australienne de douze chars d’assaut anglais.

Le 11 avril 1917, les soldats de la quatrième division étaient en position à l’est du village de Bullecourt mais à 4 h 30 du matin, seuls trois chars d’assaut avaient atteint leur position. Certaines unités australiennes avançaient alors que d’autres attendaient les chars. Les chars d’assaut ancien modèle avançaient plus lentement qu’un homme à pied, leur revêtement d’acier était mince et les tirs meurtriers de l’artillerie allemande firent en sorte qu’aucun d’entre eux n’atteignit les barbelés avant l’infanterie australienne. Seul un char atteignit la première tranchée prise par les Australiens et à 7 h 00 du matin tous les chars avaient été éliminés.

source: http://milguerres.unblog.fr/premiere-bataille-de-bullecourt-11-avril-1917/

Une intervention peu connue, Les tanks anglais dans les combats de Bullecourt

bullecourt001bisDes chars ont participé à la bataille dite d’Arras qui commença le 9 avril 1917. Cette fois, 8 Tanks MKI et II participèrent avec l’avance des Canadiens et 52 dans le secteur tenu par les forces britanniques. Là encore, malgré de sérieux efforts, des pertes importantes, ils ne purent qu’apporter une aide toute relative aux fantassins qui progressaient de tranchées en tranchées au milieu des tirs des mitrailleuses et des canons.
Le 11 avril, cette fois,  11 étaient engagés avec 2 brigades australiennes entre Bullecourt et Riencourt où là encore, leur succès fut loin d’être probant.

source: http://souvenirfrancaisarras.com/node/66

Dans le camp de Heuberg

Ce camp a reçu la visite des délégués Espagnols le 11 avril 1916. A cette date, il compte 5 066 prisonniers à l’intérieur du camp, dont 2 575 français, et 7 613 prisonniers répartis dans des détachements de travail, dont 1 625 français.

source:http://www.saintmaximin2008.fr/PAGESWEB/HISTOIRE/MILITAIRE/1GM/photospoilusprisonniers.html

Journal de guerre du mercredi 11 avril à travers Le Miroir

Au nord de l’Oise, l’artillerie ennemie a montré moins d’activité que les jours précédents. Rencontres de patrouilles et fusillades aux premières lignes. Au sud de l’Oise, nous avons réalisé des progrès à l’est de la basse forêt de Coucy.
Lutte d’artillerie assez vive dans la région au nord-est de Soissons et principalement dans le secteur de Laffaux. Au sud-est de Reims, nous avons repoussé un coup de main dirigé sur l’une de nos tranchées au nord de Sillery.
En Champagne, lutte à coups de grenades à l’ouest de Maisons-de-Champagne.
Les Anglais qui, la veille, avaient enlevé les lignes ennemies en Artois, sur une profondeur de 3 à 5 kilomètres, continuent leur offensive. Après avoir occupé Neuville-Vitasse, Telegraph-Hill, Tilloy-les-Mofioines, Observation-Bridge, Saint-Laurent-Blangy, les Tilleuls et la ferme de la Folie, Feuchy-Chapel, Feuchy, Hyderabad-Redoubt, Athies, Thelus et dénombré 11000 prisonniers, dont 235 officiers; ils se sont installés à l’extrémité nord de la crête de Vimy : toutes ces contre-attaques allemandes ont été repoussées, 100 canons ont été capturés.
Les alliés ont pris Fampoux et les descentes voisines au nord et au sud de la Scarpe.
Vers Saint-Quentin, l’ennemi a été chassé des hauteurs entre le Verguier et Hargicourt.
Le Brésil a rompu avec l’Allemagne. Une très vive effervescence se marque dans toute l’Amérique du Sud.
Le gouvernement provisoire russe vient de lancer un émouvant appel au peuple. Il montre que l’Etat est en danger et qu’un vigoureux effort est nécessaire pour rejeter l’ennemi. La Russie ne veut ni conquérir des territoires ni attenter à la liberté d’aucune nation, mais libérer son propre territoire de l’invasion.
Le transatlantique New-York, du port de New-York, a heurté une mine allemande au moment où il entrait dans ce port. Il a été avarié, mais a pu se mettre à l’abri par ses propres moyens.
Le ministre de la Guerre autrichien, le général Krobakin, compromis dans un scandale, a démissionné.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

 

935/23 février 1917: les premiers chars Saint-Chamond sont livrés

Journal du vendredi 23 février 1917

En Belgique, des patrouilles allemandes qui tentaient d’aborder nos lignes près de Roode-Port (nord-est de Nieuport), ont été dispersées par nos feux. L’ennemi a subi des pertes.
Lutte d’artillerie assez vive sur la rive droite de la Meuse, dans le secteur de la côte du Poivre. Notre artillerie a pris sous son feu et dispersé un détachement allemand qui sortait de Béthincourt (rive gauche de la Meuse).
Activité d’artillerie sur tout le front de Macédoine. Action de patrouilles près de Serés et sur le front de Makukowo. Un raid sur Brest, près du lac Doiran, a permis de faire des prisonniers. Deux contre-attaques ennemies sur le même point ont été repoussées.
L’aviation a été très active. Elle a livré plusieurs combats heureux et réussi des bombardements sur les colonnes ennemies, près de Melnik.
Les Anglais ont repoussé des tentatives de raids effectuées par les Allemands à l’est de Vermelles et au sud de Neuve-Chapelle. L’ennemi a subi de nombreuses pertes et laissé des prisonniers entre nos mains. L’artillerie a montré de part et d’autre son activité habituelle, notamment au nord de la Somme et au sud d’Ypres.
Les Russes ont arrêté de fortes colonnes ennemies qui les attaquaient dans le secteur de Dorna-Vatra.
Echec autrichien sur le plateau d’Asiago (front italien).

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Le 23 février 1917 : journée des femmes: la Révolution russe commençait

+ vidéo

Le 23 février 1917 du calendrier de l’ancienne Russie (soit le 8 mars du calendrier occidental) à l’occasion de la journée internationale de la femme, les ouvrières du textile des faubourgs de Petrograd, aujourd’hui Saint-Pétersbourg, quittaient le travail dans plusieurs usines, entraînant les ouvriers métallurgistes. Comme le dit Léon Trotsky :  » La veille encore, il ne serait venu à l’idée de personne que ce jour inaugurerait la révolution.  » Et pourtant cinq jours plus tard le tsarisme, cette dictature considérée comme la plus réactionnaire d’Europe, s’effondrait. Huit mois plus tard, le 25 octobre 1917, les ouvriers et les paysans prenaient le pouvoir.

La naissance du mouvement.

Ce mouvement de révolte ne fut décidé par aucun parti. L’initiative, venue de cette fraction la plus exploitée de la classe ouvrière que constituaient les ouvrières du textile, allait se poursuivre et s’amplifier. Le 24 février, les traminots se mirent en grève. Personne ne sut qui avait lancé le mot d’ordre d’arrêt du travail. Les ouvriers, de leur côté, organisèrent des meetings avant de déferler en manifestation dans le centre-ville. La moitié des ouvriers se mirent en grève. Les mots d’ordre des manifestants se radicalisèrent. Ils ne réclamaient plus seulement du pain, comme la veille, mais criaient :  » À bas l’autocratie ! « ,  » À bas la guerre !  » Et pour une fois, les cosaques, ces troupes d’élite envoyées si souvent contre les grévistes, hésitèrent à charger.

http://journal.lutte-ouvriere.org/2007/02/28/le-23-fevrier-1917-la-revolution-russe-commencait_14876.html

vidéo: http://education.francetv.fr/matiere/epoque-contemporaine/troisieme/video/les-debuts-de-la-revolution-russe-apocalypse-la-1ere-guerre-mondiale

(marine) Torpillage du S/S BELGIER au large de Belle île

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Le 23 février à 6h15, il est à la position 47° 25 N et 03° 58 W quand un sous-marin lui tire un premier coup de canon. Le capitaine met alors en avant toute à tribord pour montrer que son arrière. Le sous-marin le poursuit et tire 12 coups de canon qui obligent Robinson à finalement mettre en panne.

L’équipage de 29 hommes se met à l’abri dans les canots, tandis qu’un officier et deux marins allemands prennent passage dans l’un des canot pour aller mettre des bombes à bord du vapeur immobilisé. Mais soudain l’arrivée des torpilleurs 283 et GRONDEUR, force les Allemands à regagner le sous-marin. Celui-ci tire alors une torpille qui touche le babord avant du Belgier et explose.

http://www.archeosousmarine.net/belgier.html

Le 23 février 1917, les premiers chars Saint-Chamond sont livrés

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Au printemps 1917 les formations d’infanterie d’accompagnementsont drées et l’emploi des chars de combat défini. Leur mission estde détruire la deuxième position de défense allemande. Le 16 avril1917, les chars français sont employés pour la première fois entreLaffaux et le nord de Reims à Berry-au-Bac. Sur 132 chars Schneider engagés, 63% seront détruits pour une avancée minime.

Le 5 mai, les chars sont de nouveau employés pour un second engagement, au plateau de Craonne, mais cette fois-ci en soutien de l’infanterie. C’est un succès !..

http://www.musee-infanterie.com/objet/1177-char-saint-chamond

A Verdun

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23 février 1917
Au ravin des Fontaines, dans le secteur du bois des Caurières à Verdun, les hommes occupent les tranchées bouleversées par l’attaque allemande du 4 février 1917.

source: http://abri-memoire.org/ged/2-3-4c-document-tranchees-de-verdun.pdf

 

934/22 février 1917: une commande de 150 chars Renault FT

Une commande de 150 chars Renault FT

renault_20ft17Dès le 22 février 1917, une première commande de 150 chars mitrailleurs était passée, suivie bientôt par une demande du général Pétain concernant 3 350 autres exemplaires. Les essais officiels du char baptisé FT par Renault eurent lieu le 9 avril 1917, avec pour résultat immédiat de porter à 1 000 le nombre d’exemplaires commandés, en sus des premiers 150. Au cours de la seconde décade de juillet, on essaya la tourelle portant la pièce de 37 mm dont on avait décidé d’armer 650 chars d’assaut. Il fallut confier la production à plusieurs sociétés, et au total 7 820 chars F.T. furent commandés dont 3 940 à la firme Renault.

source: http://www.chars-francais.net/2015/index.php/engins-blindes/chars/6-archives/des-origines-1930/688-1917-renault-ft?showall=

L’Isérois Joseph Livourne, fusillé

1er Bataillon de Marche d’Infanterie Légère d’Afrique (1er B.M.A.)
N° matricule 348 au recrutement de Vienne.
Né le 5 juillet 1877, à Vienne. Passementier.

6 désertions. Déposition disponible (3 / P. 548-549).
Condamné à mort pour  abandon de poste et refus d’obéissance en présence de l’ennemi, par le CG de la 45ème DI.
Passé par les armes le 22 février 1917, à Wariville (Oise).

Livre d’or / Archives municipales 5H3-I-1 de Vienne.
AD transcrit à la mairie de Vienne le 19 mai 1917.
SGA : rien en MPLF, rien en sépulture.

source: http://www.poilus38.com/les-fusilles-pour-l-exemple-de-l-isere-.php

Journal du jeudi 22 février 1917 à travers Le Miroir

Activité des deux artilleries dans la région de la Butte-du-Mesnil et sur la rive droite de la Meuse, vers le bois des Caurières et vers Bezonvaux. Nos tirs d’artillerie ont allumé un incendie dans les lignes adverses, à la lisière du Grand-Chenais.
Un coup de main ennemi sur un de nos petits postes du secteur de la ferme des Chambrettes a échoué sous nos feux.
Les Anglais ont exécuté avec succès plusieurs opérations en différents points du front.
Sur la Somme, ils ont occupé des éléments de tranchées au nord-est de Gueudecourt, en faisant 21 prisonniers.
Un détachement est entré fort avant dans les lignes allemandes, au sud d’Armentières, sur un front d’environ 600 mètres, infligeant de nombreuses pertes à l’ennemi et ramenant 44 prisonniers. Un autre coup de main a permis à nos alliés de pénétrer dans les positions allemandes sur un front de 450 mètres. L’ennemi a subi de fortes pertes. 114 prisonniers, dont un officier, et 4 mitrailleuses ont été capturés.
Activité d’artillerie au nord de la Somme et en divers points entre Armentières et Ypres.
Par un ordre en Conseil, le gouvernement anglais a encore renforcé le blocus.
M. Wilson a reçu du Sénat de Washington des pouvoirs élargis.
Avance britannique en Mésopotamie.

Le télégramme de Zimmermann décrypté

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Le 16 janvier 1917, Zimmermann envoie sa proposition dans un télégramme codé à destination de Bernstoff, ambassadeur d’Allemagne aux Etats-Unis. A charge pour lui de le faire parvenir à son homologue mexicain, qui lui-même le transférera au Président mexicain. Le télégramme est intercepté par les services secrets britanniques, et immédiatement confié au prestigieux Bureau 40 qui se consacre au chiffrement. L’équipe, dirigée par le révérend Montgomery, parvient après un mois de labeur le 22 février 1917 à décrypter ce message. Et voici ce qu’ils ont pu lire :

Nous avons l’intention de déclencher à partir du 1er février une guerre sous-marine totale. Malgré cela, nous tenterons de maintenir les Etats-Unis dans la neutralité. Si nous n’y parvenons pas, nous proposerons au Mexique une alliance sur les bases suivantes : faire la guerre ensemble, faire la paix ensemble, large soutien financier et accort de notre part pour la reconquête par le Mexique des territoires perdus du Texas, du Nouveau Mexique, et de l’Arizona. Le réglement des détails est laissé à vos soins. Vous informerez secrètement le Président du Mexique dès que l’entrée en guerre des Etats-Unis sera certaine, et vous lui suggérerez que, sous sa propre iniative, il peut immédiatement solliciter la participation du Japon, et en même temps servir de médiateur entre le Japon et nous-même. Prière d’attirer l’attention du Président sur le fait que l’emploi sans limites de nos sous-marins offre désormais la possibilité d’obliger l’Angleterre à faire la paix dans peu de mois. 

source: http://mathweb.free.fr/crypto/debvingt/zimmermann.php3

Carte postale ancienne, brodée, envoyée le 22 février 1917

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 » Ma chère petite Maria,… je suis toujours dans la plaine… je regarde la montagne de Bourbach le haut… mon chérie, je vous oublirai jamais… je vous aime, mille bon baiser… Emile… je pense à toi. »

source: http://blhhisto.canalblog.com/archives/2015/02/13/31521159.html

Premier vol du Zeppelin LZ 83 (LZ 113)

pyperpote_mae_zeppelin_101223_1Superbe découverte que cette nacelle arrière du Zeppelin LZ 83. Une passerelle de circulation vient la traverser laissant admirer son impressionnant équipement. 3 moteurs, mitrailleuses, poste de pilotage de secours etc. Bonne idée que d’avoir mis à proximité, une maquette donnant une bonne idée de la taille totale de ces monstres, et ce n’est là que la nacelle arrière, impressionnant!!!
Premier vol le 22 février 1917.
Cet aéronef est titulaire de 15 missions de reconnaissance sur le front Est et sur la mer de la Baltique ainsi que de trois missions de bombardement.
Livré à la France au titre des « réparations aux dommages de guerre », le 9 octobre 1920. Il ne volera pratiquement pas, car utilisé pour des essais statiques.

source: http://www.pyperpote.tonsite.biz/listinmae/index.php/les-appareils-en-reserve/31-zeppelin-lz-83-lz-113

Parution de la baïonnette

(vidéo)Des Vauclusiens contruisent un char de la première guerre mondiale

Sur le site de France Bleu

Après avoir restauré une auto-chenille, l’association Mémoire de Poilus d’Althen-des-Paluds, construit un char de la première guerre mondiale, pièce unique, de ce Saint-Chamond de 1917 que l’on pourra découvrir en avril prochain.

Les membres de l’association Mémoire de Poilus d’Althen-des-Paluds construisent en ce moment un tank de la première guerre mondiale.

https://www.francebleu.fr/infos/insolite/des-vauclusiens-contruisent-en-ce-moment-un-char-de-la-premiere-guerre-mondiale-1482734131

 

847/27 novembre 1916: Renault définit les caractéristiques du char FT 17

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

 Char: Renault définit les caractéristiques du FT 17

renault_20ft17

Le 27 novembre 1916, les caractéristiques du FT17 sont définies par la firme Renault tandis qu’Estienne écrit à Joffre pour lui demander de commander 1 000 chars mitrailleurs.

Source: http://www.bhpt.org/dossiers_thematiques/guerre1418/1915/1915-T4/pieces_jointes/chars.pdf

Dix zeppelins font un raid sur l’Angleterre

L’après-midi du 27 novembre, dix Zeppelins appartenant à la Marine (L-13, L-14, L-16, L-21, L-22, L-24, L-30, L-34, L-35 et L-36), quittent leur base de Nordholz pour un raid d’envergure sur l’Angleterre. L’objectif est les centres industriels des Midlands. A peine décollé, le L-30, commandé par le Kapitänleutnant Freiherr Treusch von Buttlar, subit une avarie. Son moteur tribord arrière s’échauffe et commence à brûler, le forçant à faire demi-tour. En vue des côtes britanniques, la meute se scinde en deux. Le premier groupe de 5 zeppelins atteint la côte entre Scarborough et la rivière Humber, tandis que les 4 derniers zeppelins, montent plus au Nord, en direction de la Tyne où ils sont bientôt dispersés par les faisceaux des projecteurs qui les ont repérés. Le L-34, rescapé de l’attaque du 24 septembre, lâche 13 bombes au-dessus de Black Halls Rocks, à 23h30. Son tir encadre les projecteurs de recherche mais ne les détruit pas. Il atteint ensuite West Hartlepool et largue 16 autres bombes qui endommagent quelques habitations, tuent 4 personnes et en blessent 11 autres. Mais sur la base de Seaton Carew, l’escadrille n° 36 du Royal Flying Corps est en alerte. Le Zeppelin à 2800 mètres d’altitude a été repéré par les projecteurs. Un BE-2C, piloté par le Lieutenant Ian Vernon Pyott monte bientôt à sa rencontre. L’appareil est à son altitude maximum et Pyott ne peut que tirer vers la queue du dirigeable qui tente de prendre plus de hauteur et l’accueille avec toutes ses mitrailleuses.

Alors que le pilote croit que le Zeppelin va s’échapper, celui-ci rougeoie, s’enflamme et explose en une boule de feu.

Le L-34 tombe à la mer, à l’embouchure de la rivière Tees. Après la perte du dirigeable, les trois autres zeppelins, font immédiatement demi-tour, sans bombarder.

http://www.histoquiz-contemporain.com/Histoquiz/Lesdossiers/premiere/zeppelin2/Dossiers.htm

 (Marine) Le paquebot Annam (ex Karnak)coulé

karnakLancé sous le nom d’Annam le 6 novembre 1898 à la Ciotat. Affecté à la ligne d’Extrême orient avec ses « sisterships » Laos, Tonkin et Indus, premier départ de Marseille le 24 septembre 1899. Rebaptisé Tourane en 1904 lors de l’achat par la compagnie d’un cargo-mixte appelé également Aannam. En 1912, modernisé, il reçoit un pont supplémentaire et prend le nom de Karnak. Affecté aux lignes du Levant, premier départ le 9 ami 1913, il ne naviguera que peu de temps sur ces lignes. 
Réquisitionné pour les services postaux en 1914, il participe entre autres à la campagne des Dardanelles. Il est torpillé le 27 Novembre 1916 par le U32 en quittant La Valette pour Salonique. Il n’y a heureusement que 17 disparus. Les passagers sont recueillis par le navire-hôpital britannique Letitia. Son etat-major est rapatrié de Malte à Marseille début Novembre à bord du Lotus .

source: http://www.messageries-maritimes.org/tourane.htm

Les sud-africains dans la guerre

Tué le 27 novembre 1916, Myengwa Beleza fut l’un des premiers soldats sud-africains à mourir pendant la guerre. Il faisait partie 25.000 volontaires du South African Native Labour Corps (SANLC), une unité non-combattante composée de volontaires noirs. A la différence des unités combattantes blanches, les membres du SANLC étaient employés comme travailleurs et ne pouvaient pas porter d’arme. Après la guerre, la ségrégation du gouvernement sud-africain s’est étendue jusqu’à ses morts. Les dépouilles des soldats blancs étaient rapatriées ou enterrées au mémorial de Longueval, fondé en 1926. Celles des soldats noirs ont été laissées aux cimetières communaux français.

http://geopolis.francetvinfo.fr/1914-1918-un-sud-africain-noir-repose-enfin-avec-ses-compatriotes-blancs-38303

Journal du lundi 27 novembre 1916 à travers Le Miroir

Sur le front de la Somme, grande activité des deux artilleries dans la région Ablaincourt-Pressoir.

En Champagne, une attaque ennemie, lancée sur un saillant de notre ligne à l’est d’Auberive, a été repoussée par nos tirs de barrage et nos feux de mitrailleuses.

Sur le front belge, faible activité de l’artillerie en raison du mauvais temps. L’artillerie ennemie s’est manifestée sur le front britannique, à Courcelette, Beaucourt, Hébuterne et vers la Bassée.

Les Anglais ont bombardé Plusieux et les tranchées allemandes au sud-est d’Arras. Leur artillerie a provoqué une explosion à l’est de Seco. Les Italiens ont augmenté l’intensité de leur canonnade dans la région du Tonale.

Sur le front russe, c’est surtout l’activité d’aviation qui s’est marquée.

Les Roumains ont résisté dans la région de Prédeal et dans celle de Buzeu. Ils ont refoulé l’ennemi dans la région d’Argès. Mais celui-ci annonce avoir pris Rymnik, sur le Haut-Oltu, et il continue sa marche à l’est de l’Oltu inférieur: il a atteint la gare de Soimu.

L’Allemagne persiste à exiger de la Norvège l’abandon des règles qu’elle a édictées au sujet des sous-marins dans ses eaux territoriales.

La Suède manifeste une vive irritation à raison des nouvelles pertes maritimes que les submersibles lui ont causées.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

840/20 novembre 1916: char prototype français l’automobillette

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal de guerre du lundi 20 novembre 1916  à travers Le Miroir

Bombardement violent du fort et de la région de Douaumont.

Sur le front belge, vive lutte à coups de bombes dans la région de Steenstraete et de Boesinghe. L’activité d’artillerie se ralentit. Les troupes britanniques ont porté à 750 depuis deux jours le total de leurs prisonniers sur l’Ancre.

Les Italiens ont repoussé une série d’attaques autrichiennes très violentes dans plusieurs secteurs du front du Trentin.

Les Roumains ont brisé une attaque dans la vallée de la Prahova. Dans la région de Dragoslavele, ils ont continué à avancer en faisant 4 officiers et 80 soldats prisonniers et en capturant 3 canons. Les combats continuent avec violence dans les vallées de l’Olt, du Jiul et du Gilort. Feu ralenti d’artillerie et d’infanterie sur le Danube et en Dobroudja.

Sur le front d’Orient, les troupes alliées sont entrées dans Monastir, qui avait été préalablement évacuée par les Germano-Bulgares. Le chemin de fer de la presqu’île mourmane a été inauguré. Il doit faciliter l’approvisionnement de la Russie en munitions.

La Hollande a protesté à Berlin contre les déportations belges.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

Création de la médaille commémorative de la bataille de Verdun

130px-medaille_de_verdun_du_colonel_brebant_rectoLa médaille commémorative de la bataille de Verdun est une décoration créée par la ville de Verdun le 20 novembre 1916 pour commémorer la bataille de Verdun. Ce n’est pas une médaille officielle, mais l’insigne des « soldats de Verdun ». Seuls ont droit à cette médaille les anciens combattants des armées françaises ou alliées qui se sont trouvés en service commandé entre le 31 juillet 1914 et le 11 novembre 1918, dans le secteur de Verdun, compris entre l’Argonne et Saint-Mihiel, dans la zone soumise au bombardement par canon. Les noms des soldats de Verdun sont inscrits sur le registre qui est déposé dans la crypte du monument à la victoire élevé en plein centre-ville et sur les livres d’or entreposés dans le musée de guerre de la Ville de Verdun.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Médaille_commémorative_de_la_bataille_de_Verdun

lire aussi: http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/verdun-2016-la-symbolique-medaille-de-verdun

Char prototype français l’automobillette

62400-1Char prototype n° 2 de la Section Technique Automobile construit par l’équipe de Charles Fouché.

Il est construit sur la base du deuxième châssis réalisé à partir de 2 tracteurs Baby Holt,

Ce char sera présenté équipé d’un canon de 120 mm Bacquet, puis testé en char bulldozer

Surnommé  » l’Automobillette », parce que construit dans les locaux de cette ancienne société automobile.

Ce char est comptabilisé comme char St Chamond n° 400 dans une Note du 20 Novembre 1916, note rendant compte de l’état des engins chenillés (St Chamond, Schneider et Holt) présents au Trou d’Enfer.

source: http://www.chars-francais.net/2015/index.php/157-classement-individuel/saint-chamond