Archives du mot-clé char

1545/25 octobre 1918

Le 507e régiment de chars de combat à Villiers-le-Sec (Haute-Marne)

Le Général BERDOULAT, Commandant le 20e Corps d’Armée, devant recommencer le 25 au petit jour une opération sur Villiers-le-Sec, obtint l’appui d’une compagnie de chars blindés pour cette nouvelle attaque.
Un bataillon du 79e Régiment d’Infanterie, appuyé par la section du Lieutenant BAGNERIS, attaqua le village par l’ouest. La section du Lieutenant RODET agit avec le 418e R. I. en débordant Villiers-le-Sec par le sud et, à gauche, la section SAMBART passant dans la zone du 160e R. I. devait flanc-garder l’attaque, puis se rabattre sur le parc et le château situés sur la route de Villiers à Pleine-Selve.
La section SAMBART sauta en partie sur un champ de mines et ne put accomplir sa mission. Mais les deux autres sections réussirent et le soir Villiers-le-Sec était aux mains du 79e R. I. qui y trouva beaucoup de matériel et 700 prisonniers.
Au cours de cette action, la section RODET fut prise à partie par deux pièces anti-chars. L’une fut détruite par un coup de 37 tiré par le Maréchal-des- Logis FUMERON ; le Lieutenant RODET cassa le percuteur de son canon en tirant sur l’autre, mais son mécanicien, le Brigadier MARTIN, fonça en quatrième vitesse sur la pièce anti-chars dont les servants furent si impressionnés qu’ils vinrent au-devant du char les mains levées.
L’accident survenu à la section SAMBART doubla le travail de la section BAGNERIS qui dut attaquer le parc et le château après avoir nettoyé le  village. Cette section, admirablement dressée et commandée, sut conserver toute sa cohésion et rester dans la main de son chef pendant toute la journée. Le Lieutenant BAGNERIS dut en partie cette rare cohésion à l’extraordinaire bravoure du Chasseur blindé JEANDET, une mauvaise tête mais ayant du cœur. Ce chasseur assura volontairement la liaison entre les chars de sa section pendant le combat, sautant d’un appareil à l’autre, leur indiquant le chemin, désignant les objectifs, montrant les mitrailleuses et recueillant les prisonniers.

source: http://tableaudhonneur.free.fr/507eRCB.pdf

Charles Meyrand, du 261e R.I fusillé au Grand Camp

Charles Meyrand, du 261e R.I., est fusillé au Grand Camp. Condamné à mort le 10 juillet pour tentative d’espionnage et organisation de désertion.

source: http://www.archives-lyon.fr/archives/sections/fr/centenaire1gm/a_lyon_en_1418

Des Tchéquoslovaques délivrent le Vouzinois (ardenne)

La ville de Vouziers a le noble privilège d’être un des hauts lieux de l’amitié franco tchécoslovaque et l’école Masaryk a été édifiée pour perpétuer cette amitié.

Ce qui a fait se rencontrer les peuples français et tchécoslovaques, c’est le combat pour un idéal de paix fondé sur la liberté, la justice, la démocratie, la fraternité humaine et le refus de tout asservissement. Cet idéal a fait se lever les Tchèques et les Slovaques dans le Monde entier pour refuser le joug allemand et autrichien et pour accéder à leur indépendance. Ces volontaires appartenant aux 21e et 22e régiments, puis à la Brigade Tchécoslovaque, participèrent aux combats terribles entre les 19 et 25 octobre 1918 qui permirent la libération des communes de TERRON, VRIZY, VANDY et CHESTRES au prix de pertes énormes. 212 d’entre eux reposent au cimetière de CHESTRES.

source: http://sepia.ac-reims.fr/lyc-masaryk/-joomla-/images/stories/documents/masarykhistorique.pdf

Journal du vendredi 25 octobre 1918

Sur le front belge, l’armée française a accentué son avance à l’est de la Lys. Elle a atteint la route de Deynze à Courtrai, entre Peteghen et Oufene et progressé au nord de Vitche.
Les Anglais ont livré de vifs combats sur le front de bataille de Valenciennes. Ils ont chassé l’ennemi du bois de Vendegies et se sont emparés des villages de Neuville, Salesches et Beaudignies, et des passages de l’Ecaillon. Une contre-attaque allemande vigoureuse à Vendegies a été repoussée.
Au nord de Valenciennes, nos alliés ont chassé l’ennemi de la forêt de Raismes, et capturé les villages de Thiers, Haute-Rive et Thun.
Combats acharnés à l’ouest de Tournai.
Nos troupes, sur le front de l’0ise, ont franchi le canal à l’est de Grand-Verly. Malgré des contre-attaques, elles se sont maintenues sur la rive est.
Entre Oise et Serre, lutte également vive dans la région de la voie ferrée, au nord de Mesbecourt. Nous avons fait des prisonniers. Au nord de Nizy-le-Comte, nous avons sensiblement élargi nos gains. A l’est de Vouziers, activité des deux artilleries.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1540/20 octobre 1918

Les cloches françaises sonnent enfin à toute volée

Après quatre ans d’une interminable guerre, Le Figaro partage le sentiment de revanche des Français.

«Le dimanche 20 octobre, à midi, les cloches de toutes les églises de France se sont mises à tinter joyeusement.

Ah! le merveilleux carillon! Pour la première fois, depuis le début de la guerre effroyable, elles sonnaient en l’honneur de la victoire! elles fêtaient la délivrance de Lille, prélude d’autres délivrances…

Et l’on songeait que pendant plus de quatre ans, les cloches d’Allemagne n’avaient cessé de sonner à toute volée contre nous! C’est notre tour; et le leur est fini.

D’ailleurs, un jour vint où ces cloches se turent: on les avait envoyées à la fonte. Et que pourraient-elles sonner aujourd’hui, sinon le glas de l’Allemagne déshonorée et vaincue?» écrit Le Figaro du 24 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/20/26002-20141020ARTFIG00111-20-octobre-1918-les-cloches-francaises-sonnent-enfin-a-toute-volee.php

Défilé de chars à Paris

[photographie de presse] / [Agence Rol]
Fête de la classe 20, place de l’hôtel de ville [Paris, défilé de chars, 20 octobre 1918]

source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53005245k

Parution de l’Excelsior

source: http://www.memoriademadrid.es/doc_anexos/Workflow/4/217693/hem_excelsior_19181020.pdf

Quatrième emprunt national

 

Le 20 octobre 1918 , les carottes sont cuites pour l’Allemagne , mais ce n’est pas la fin de la guerre pour autant ;la Guerre pourrait s’éterniser en Allemagne même ,et de toutes façons il va falloir préparer le retour à la paix, et ce ne sera pas gratuit loin s’en faut !!! Bref, un nouvel emprunt baptisé « emprunt de Paix »

source: http://guerre14.e-monsite.com/medias/files/emprunt-de-guerre.pdf

lire aussi: https://www.histoire-image.org/fr/etudes/emprunt-liberation-1918

Le 142e RI dans la Marne et l’Aisne

17 septembre 1918 – 20 octobre 1918 – Occupation d’un secteur vers Auberive-sur-Suippe et la ferme de Moscou A partir du 26 septembre , engagée dans la BATAILLE DE CHAMPAGNE ET D’ARGONNE : progression jusqu’à Suippes, atteinte le 6 octobre Le 11 prise de Pont-Faverger, le 12, franchissement de la Retourne, puis progression jusqu’à l’Aisne. Organisation des positions conquises vers Rethel et Thugny-Trugny

20 octobre 1918 – 31 octobre 1918 – Retrait du front ; repos dans la vallée de la Retourne

31 octobre 1918 – 5 novembre 1918 – Mouvement vers Tourcelles-Chaumont ; engagée vers Voncq et Terron-sur-Aisne dans la BATAILLE DU CHESNE le 2 novembre passage de l’Aisne vers Semuy

source: http://www.poilus38.com/142eri.php#1123

Journal des prisonniers de guerre du camp d’Hammelburg (20 octobre 1918)

http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo287378

 

 

 

Journal du dimanche 20 octobre 1918

Sur le front belge, vive résistance de l’ennemi sur le front Bruges-Oostcamp-Wynghem-Thielt. Cette résistance a été brisée.
L’infanterie belge occupe Ostende et a atteint les abords de Bruges. La 2e armée britannique a pris Roubaix et Tourcoing.
Entre Bohain et le Cateau, les Anglais ont fait 4000 prisonniers. D’autre part, ils ont capturé les villages de Wassigny et de Rebeauville avec 1200 Allemands. Ils ont avancé de huit kilomètres entre la Sensée et la Lys.
Nos troupes, à l’ouest de l’0ise, ont conquis Mennevret et la forêt d’Andigny, Groigy, Arsonville et Bernoville. Plus au sud, elles ont dépassé Nouvion et Catillon, faisant 1500 prisonniers. De part et d’autre de Vouziers, elles ont franchi l’Aisne.
Les Américains avancent vers Dun-sur-Meuse.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1522/2 octobre 1918: octobre 1918 : le prélude de la victoire

Photos prises le 2 octobre 1918

Octobre 1918 : le prélude de la victoire

Les troupes britanniques investissent Cambrai. Devant la ville, un poste d’observation permet de signaler les mouvements ennemis. Un opérateur cinématographique a placé son appareil à cet endroit. 2/ Réf: SPA 27 LO 1878 Cambrai, Nord, poste anglais d’observation. 02/10/1918, opérateur Lorée.

Deux prisonniers allemands capturés au début du mois d’octobre prennent leur repas lors d’une halte.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-10.pdf

Armentières ( Nord) est libérée

lire sur https://lenord.fr/jcms/prd1_580668/2-octobre-1918-armentieres-est-liberee

lire aussi: http://www.archives.armentieres.fr/discover/focus/436#/s-1448461667713

L’importance des chars dans la victoire finale 

Le 2 octobre 1918, devant les députés allemands, Ludendorff déclare ne plus être en mesure de vaincre l’ennemi du fait des chars.

https://sites.google.com/site/histoiregrouperenault/manifestations-evenements/3-autres-evenements/2014-09-06-lancement-du-wed-documentaire-renault-et-la-guerre-14-18/5-chronologie/5-22—2-octobre-1918

(Aviation) Disparition d’un as britannique

Mort en combat aérien, dans le secteur d’Ypres, en Belgique, de Colin Glen Orr MacAndrew, « As » écossais de la WW1, 5 victoires aériennes au sein du 11 Sqn du RFC, toutes obtenues sur Bristol Fighter.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-615.html

(Aviation) 4ème victoire de Roland Garros

Roland Garros est redevenu un  pilote très efficace et il remporte le 2 octobre 1918 avec panache sa quatrième victoire.

source: http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2018/02/15/15-fevrier-1918-laviateur-roland-garros-a-cette-reussi-evasion/

Journal du mercredi 2 octobre 1918

Entre Aisne et Vesle, nos troupes se sont portées à l’attaque et ont réalisé de sérieux progrès sur un front de douze kilomètres. Malgré la résistance de l’ennemi, elles ont enlevé Revillon, Romain, Montigny-sur-Vesle. Poursuivant plus au nord, nous avons atteint les abords sud de Meurival et de Ventelet. 1600 prisonniers ont été dénombrés.
La bataille a continué sur le front de Champagne. Nous avons rejeté l’ennemi de Sainte-Marie-à-Py et dépassé le village. Au nord de Somme-Py, nous avons atteint le coude de la route nationale. Plus à l’est, nous avons conquis Aure, ainsi que les plateaux et les bois au nord de ce village.
Nous avons pris Marvaux, Binarville, Condé-les-Autry avec un matériel considérable. En quatre jours, 13000 hommes et 300 canons sont tombés entre nos mains de la Suippe à l’Argonne.
Les Anglais ont poursuivi leur avance dans la région de Saint-Quentin-Cambrai. Ils tiennent Thorigny, le Tronquoy, Gonnelieu et ont atteint Crèvecoeur, Proville et Tilloy. L’ennemi a incendié Cambrai, qui est enveloppé.
Les troupes belges ont également progressé dans le Nord, arrivant à Zarren, à Staden, dépassant la route Roulers-Menin, menaçant Warneton et débordant la Lys, sur la ligne Warneton-Comines- Wervicq.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1479 bis/19 août 1918

« Le plus mauvais pain est fabriqué à Salins »(Jura)

La qualité et la couleur du pain est très inégale en France. Selon Le Figaro du 19 août 1918, la palme du pain le plus immangeable revient au pain de la ville de Salins dans le Jura.

«II paraît qu’à la dernière conférence des Alliés, on a adopté un type uniforme de pain blanc. Tout le monde en aura, civils, militaires, Anglais, Français, Italiens, Américains.

Du pain blanc, voilà qui va faire grand plaisir en divers lieux de France, voire de Paris, où le pain depuis quelque temps prenait des tons de ciel de pluie au crépuscule. Le record en ce genre, nous l’avions cru détenu par la ville de Saintes (Charente-Inférieure), d’où nous avait été envoyé un échantillon détestable.

Mais voici que de Salins (Jura) on nous en fait parvenir un bien pis encore. C’est une masse noire, gélatineuse, qui ressemble tout à fait au pain des derniers jours du siège de Paris en 1871.

L’entérite sévit dans le pays, depuis que cet aliment exécrable est consommé. A qui la faute?

Car il est certain qu’il y a en France, quoi qu’on dise et quoi qu’on souhaite en Allemagne, d’innombrables communes où le pain, même médiocre, reste mangeable, et beaucoup de localités où il continue d’être excellent.» écrit Le Figaro du 19 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/19/26002-20140819ARTFIG00222-19-aout-1918-le-plus-mauvais-pain-est-fabrique-a-salins.php

Chars: Journal de Marche en Opérations du groupe AS8

19 août 1918
Dans la nuit du 18 au 19 le char en panne est ramené par les soins de l’échelon.

20 21 et 22 août 1918
Révision du matériel. Presque tous les chars sont indisponibles.
Quelques obus. Aucun blessé.

23 août 1918
Le Groupe se transporte tout près de Montdidier où il doit être embarqué. Pendant le trajet un léger incident se produit. Au passage à niveau (dans Montdidier) un char de la 1ère batterie conduit par le canonnier Bandat entre en collision avec une locomotive. Peu de mal au conducteur qui néanmoins est évacué. Le char ne peut continuer la route, la chenille est brisée. Les réparations commencent de suite.

24 août 1918
Le char rentre par ses propres moyens au bivouac.
Le soir à 20 heures, le Groupe embarque près de Mouchel ; tout est terminé à 23 heures. Le 3e Groupe embarque sur la même rame.

25 août 1918
Le Groupe arrive à 19 heures en gare (camp de Mailly), il débarque aussitôt et à 24 heures tout est rentré (sauf un char qui est évacué) au camp de Poivres, notre nouveau cantonnement.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2396-1917-18-as8-jmo

Journal du lundi 19 août 1918

Nos troupes ont progressé en combattant au nord et au sud de l’Avre. Elles ont enlevé les tranchées du camp de César, dans la région à l’ouest de Roye.
Au sud de la rivière, nous avons poussé nos lignes jusqu’aux abords de Beuvraignes.
Le chiffre de nos prisonniers faits en vingt-quatre heures au sud et au nord de l’Avre, dépasse un millier. Nous avons capturé, en outre, de nombreuses mitrailleuses et un important matériel.
Plus au sud, notre infanterie s’est emparée de Canny-sur-Matz.
Au nord de l’Aisne, une opération locale nous a permis, dans la région d’Autrèches, d’enlever les positions ennemies sur un front de 5 kilomètres et une profondeur de 1.500 mètres. 240 prisonniers sont restés entre nos mains.
Les Anglais ont amélioré leur ligne au nord de Proyart et au sud de Bucquoy. Ils ont progressé d’un mille au nord de Lihons, en capturant des hommes et des mitrailleuses. Ils ont repoussé une attaque dans la région du Scherpenberg et un raid aux environs de Locre.
Des aviateurs alliés ont attaqué Darmstad en y causant des dégâts considérables.
Les aviateurs anglais ont bombardé les aérodromes ennemis de Haubourdin et de Lomme.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1439/12 juillet 1918: le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le Groupe AS11 embarque le 2 juillet 1918 à 6 heures du matin en gare de Lizy pour débarquer le 4 juillet 1918 à 5h30 en gare de Germaine.
Les chars rejoignent Saint-Imoges (Marne) pour 13h30, et le Groupe AS11 restera 10 jours sur place.
Le terrain d’exercice de Saint-Imoges, qui n’était pas un terrain spécifique de l’AS, a été utilisé en juillet 1918 par le Groupe AS11, pour l’instruction char d’unités d’infanterie du GAC.

Le 12 juillet 1918, les chars rembarquent en gare de Germaine pour rejoindre le Groupement d’AS n° II à Villers-aux-Cornilles

Après Saint-Imoges le 61319 a participé aux trois engagements de l’AS11 de l’été et de l’Automne 1918

Le 20 juillet 1918 au Bois de Nesles / Bouquigny (Marne).

Engagé le 20 août 1918 sur le plateau de Nouvron-Vingré, en direction du ravin de Chavigny/Juvigny (Marne).
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet

Engagé le 30 septembre 1918 entre la Vesles et l’Aisne.
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet
Le char engage le combat vers le ravin de Glennes et riposte au feu des mitrailleuses ennemies.
Plusieurs hommes d’équipage sont blessés.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/156-classement-individuel/schneider-ca1/1807-61319

Le 167 ème RI aux abords de Corcy (Aisne)

Le 12 juillet au soir, l’ordre d’attaque du Général Mangin, commandant la Xe Armée, parvient au Régiment. Mission est de traverser les marais et le ruisseau de la Savière durant la nuit, d’escalader les pentes abruptes de l’autre rive, et d’y former une tête de pont.
Malgré une violente pluie d’orage et une résistance acharnée des Allemands, cette opération fut exécutée.
Manquant de vivres, économisant les munitions et dans l’impossibilité de procéder à l’évacuation de leurs blessés, les soldats du 169e RI vont maintenir cette tête de pont en dépit de violentes contre-attaques ennemies, des tirs d’obus de tous calibres et de nombreux bombardements à l’arsine et à l’ypérite.
Cependant, une violente contre-attaque nous rejette du Bois Madame sur la Savière. A 19 heures, après une préparation d’artillerie violente et d’un tir intense d’obus toxique sur le fond de la Savière, les Allemands déclenche une forte attaque sur nos éléments qui avaient pris pied dans le Bois Madame. Nos éléments avancés repassent la Savière mais arrêtent l’Infanterie ennemie qui cherche à s’infiltrer vers la Tuilerie de Saint-Paul

source: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanteriejuillet1918.html

Lettre de Maurice à ses parents

Le 12 juillet 1918

Mes chers parents,
je vous envoie quelques lettres boches que j’ai fait traduire en Français par Melle Marthe. Vous verrez qu’en Allemagne ils souffrent aussi beaucoup de la faim. Il y a deux lettres d’une fiancée à son poilu et la lettre d’une mère à son fils

Mardi 16 Juillet 1918

Mes chers parents,
je viens répondre à votre carte lettre du 12 qui me fit bien plaisir. Nous sommes toujours en tranchée de 2ème ligne, nous montons en 1ère ligne après-demain. Le secteur est toujours calme. Aussi nous ne demandons pas à être relevés car on pourrait nous emmener dans un secteur plus activé. Je suis content de savoir Morin prisonnier, il peut souffrir moralement chez les boches mais au moins il a la vie sauve. Vous seriez bien aimables chers parents de m’envoyer un peu d’argent car mes réserves commencent à s’épuiser. Je termine en vous embrassant tous bien affectueusement.
Maurice

Source: https://www.facebook.com/bongeourre/posts/978370855652773

Journal du vendredi 12 juillet 1918

Nous avons élargi nos gains aux lisières de la forêt de Retz, pris le village de Corcy dans sa totalité, la station de Corcy, le château et la ferme Saint-Paul. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains dont un officier.
Des coups de main exécutés dans la région de Maisons-de-Champagne et du mont Sans-Nom, nous ont valu une dizaine de prisonniers.
Les troupes anglaises ont amélioré leurs positions à l’est de Villers-Bretonneux. Elles ont exécuté aux environs de Festubert et de Merris des coups de main heureux, qui leur ont valu des prisonniers et une mitrailleuse.
L’artillerie ennemie a montré quelque activité contre nos positions des deux rives de la Somme.
Sur le front italien, actions habituelles d’exploration et de harcèlement. Le feu d’artillerie a été très vif dans le val de la Brenta. Sur le plateau d’Asiago et au Cornovo, des patrouilles ennemies ont été mises en fuite.
Les aviateurs anglais ont détruit sur le front occidental 9 avions ennemis. Ils ont bombardé des objectifs importants, en particulier dans la région de Lille et aux alentours de Bruges.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1419/22 juin 1918

Chars: journal de marche Groupe A.S.39

2 juin 1918
Les chars 62568 et 62656 du Groupe A.S.39 sont évacués sur le camp de Martigny pour être échangés.
Nomination des Lieutenant Ferrero, Bourbon et Heulot à titre définitif.
Jusqu’au 3 juillet 1918 le Groupement poursuit la remise en état de ces chars.

30 juin 1918
Le Groupe A.S.39 reçoit de Martigny ses deux nouveaux chars (numéros non identifiés).

du 1er au 14 juillet 1918
Le Groupement XII participe à la formation d’unités d’infanterie du secteur.

3 juillet 1918
Manoeuvre char du Groupement avec un Bataillon 77e R.I.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2395-1917-18-as39-jmo

22 juin, le général Pétain à Clemenceau

« Lors de votre visite au G.Q.G. le 10 juin, vous avez décidé, d’accord avec le général Foch, que le général Anthoine[4] serait relevé de ses fonctions de major-général et remplacé par le général Berthelot[5] à son retour des États-Unis. J’ai eu l’honneur de vous dire à ce moment que, non seulement je n’avais rien à repprocher au général Anthoine, mais que j’étais au contraire extrêmement satisfait des services si généreusement rendus par cet officier général que je considère comme une des plus belles intelligences de l’Armée.

Vous comprendrez que, dans ces conditions, je ne puis prendre l’initiative de prononcer une sanction qu’en conscience je serais dans l’impossibilité de justifier. J’attends donc vos ordres à ce sujet.

Le général Anthoine est apte à toutes les fonctions, à tous les commandements, mais il n’y a actuellement dans la zone des armées aucun commandement vacant qui puisse lui être offert ».

source: http://www.clemenceau2018.fr/f/archives/292/fiche/?

Journal du samedi 22 juin 1918

Nous avons amélioré nos positions au nord de Faverolles et dans la région au sud de Hautevesnes. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains.
Les Anglais, au cours de raids et de rencontres de patrouilles dans le bois d’Aveluy, aux environs d’Hébuterne et de Boyelles et sur les deux rives de la Scarpe, ont fait des prisonniers et infligé des pertes considérables à l’ennemi.
Ils ont repoussé avec pertes pour l’adversaire plusieurs tentatives faites par lui pour reprendre du terrain au nord-ouest de Merris.
Les Américains ont avancé leurs lignes et amélioré leurs positions dans la région de Château-Thierry. En Woëvre et dans les Vosges, dans leurs secteurs, vive lutte d’artillerie.
Les Italiens ont vigoureusement contenu la pression autrichienne sur le Montello. Ils ont fait dans cette région 400 prisonniers et capturé des mitrailleuses et des canons. Ils ont brisé une offensive et regagné du terrain sur la Piave, en faisant plusieurs centaines de prisonniers.
A l’ouest de San Dona, plusieurs tentatives autrichiennes ont échoué. Au nord de Cortellazo, 200 prisonniers ont été faits. Le nombre de ceux-ci, depuis le début de la bataille, atteint à 12000.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1406/9 juin 1918: Paris sauvée après la bataille de Matz (Oise)

(vidéos) La bataille du Matz

A voir sur You tube https://www.youtube.com/watch?v=TQxIXPNtDOs

VIDEO: 

http://www.musee-territoire-1418.fr/Parcourir/A-pied/Lataule-circuit-des-chars-de-la-bataille-du-Matz

Attaque à Lassigny- Le Piémont (Oise)

(…)Les batteries allemandes étaient depuis plusieurs jours silencieuses, lourd silence qui ne trompait personne, lorsque dans la nuit du 8 au 9 juin, à minuit moins dix, un bombardement formidable s’abat simultanément sur toutes les lignes et communications de l’Infanterie, sur les positions et dépôts de l’artillerie, et s’étendant loin aux arrières, va semer la mort dans les trains et les échelons. Tous les calibres, du 77 au 210, torpilles, shrapnells, explosifs et toxiques se mêlent dans un épais brouillard de gaz et de fumée, dans un infernal fracas que ponctue tous les quarts d’heure l’ébranlement énorme des 420 qui éclatent sur le sommet du Plémont.

Toutes les lignes téléphoniques sont coupées, les liaisons par coureurs impraticables, les fusées sont invisibles, seule la T. P. S. va pouvoir fontionner.
Et l’attaque de front trouve les cuirrassiers à leur poste, elle se brise sous leurs feux.
Mais sur la gauche les Allemands avaient gagné du terrain sur un grand front; le 11e, au petit jour était débordé dans le Plessier où il tenait bon. Sur la droite, par la coulée de Thiescourt, l’ennemi s’est glissé et dès 3 heures le Bataillon DE SALVERTE est attaqué à la fois sur sa droite et à revers; à 5 h. 20 il est presque encerclé.

De demi-heure en demi-heure la T. P. S. du Bataillon NOUVEL rend compte des progrès de l’attaque. Ce bataillon, à son tour, est attaqué à revers comme de front. Dans les pentes boisées du Plémont s’engage une lutte opiniâtre qui va durer des heures. Mitrailleuses et grenades rendent la progression ennemie aussi lente que coûteuse.

Vers 5 heures le Bataillon de soutien reçoit l’attaque, brutale sur les Boucaudes, insinuante sur Belval. La physionomie du combat est dès lors fixée pour la matinée. Deux zones de feu indépendantes, l’une linéaire sur le front du Bataillon Dommanget, l’autre, en avant, circulaire autour des défenseurs du Plémont.

Sur la Rue-des-Boucaudes les Allemands arrivent en colonne suivis de leurs voiturettes de minenwerfer (lance-mine).
Ils sont reçus par la Section DU Payrat appuyée de la Section de mitrailleuses Roullin du 10e Dragons, et refluent en désordre. Quatre nouveaux assauts sont repoussés de même; vers 10 heures ils renoncent momentanément à la lutte sur ce point, nous laissant des prisonniers et des armes dont une mitrailleuse.
Vers Belval leurs infiltrations pressantes sont arrêtées par la Section Gabet et les Sections de mitrailleuses du Lieutenant Soulet qui a réuni autour de lui un noyau inébranlable..

Sur le Plémont les assaillants se renouvellent inlassablement, tandis qu’avec les pertes croissantes les défenseurs se resserrent. Autour du P. C. Nouvel se groupent, avec le 2e Bataillon, les débris du 3e et la lutte se circonscrit de plus en plus sur le plateau où le cercle se restreint autour des blessés et des mourants.

source: http://www.mediatheque-sciecq.fr/sciecqautrefois/histoirevenement/14-18/lesincorporesde1916/Largeau-Louis/4RC-Plemont.html

lire aussi: https://14-18.oise.fr/1918-les-grandes-batailles/lultime-attaque/

Journal du dimanche 9 juin 1918

Grande activité d’artillerie au sud de L’ Aisne, notamment dans la région de Faverolles.
Au sud-est d’Ambleny, nous avons amélioré nos positions pendant la nuit.
Au sud de l’Ourcq, nos troupes, continuant leur pression, ont réalisé de nouveaux progrès. Nous avons porté nos lignes jusqu’aux abords ouest de Dammart, à l’est de Chezy et à plus d’un kilomètre au nord de Veuilly-la-Poterie.
Nous avons fait une cinquantaine de prisonniers. Plus au sud, l’ennemi a violemment attaqué à deux reprises nos positions sur le front Bouresches-le Thiolet. Nous avons brisé ses assauts en lui infligeant de lourdes pertes.
Nos alliés britanniques ont fait des prisonniers au cours d’un raid heureux aux environs d’Houthulst. Dans le secteur de Strazeele, leurs patrouilles ont infligé des pertes à l’ennemi et capturé une mitrailleuse.
Canonnade au nord d’Albert et au sud-est d’Arras.
Les aviateurs britanniques ont détruit quatorze avions allemands et contraint huit autres appareils à atterrir désemparés. Ils ont également détruit trois ballons d’observation. Ils ont jeté vingt-huit tonnes de bombes sur les gares de Valenciennes, le Cateau, Busigny et Saint-Quentin.
Le calme règne sur le front italien.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html