Archives du mot-clé char

1352/16 avril 1918

(vidéo) Ce jour là : le premier char français le 16 avril 1917

Montage d’archives consacré à l’histoire du char d’assaut français qui fut utilisé pour la première fois le 16 avril 1917.Commentaires sur des images du char sur les champs de bataille pendant la première guerre mondiale ; images de la rencontre de Louis RENAULT et de l’armée pour la conception d’un nouveau char plus maniable.

source: http://www.ina.fr/video/CAF94005540

Deux civils fusillés de Monceau-les-Leups

Deux jeunes gens, Adam et Oudelet, suspectés d’espionnage, sont arrêtés à proximité du site des canons à longue portée « grosse Bertha » (Pariser Kanonen) de Crépy-en-Laonnois, fusillés pour avoir regarder tirer le canon, le 16 avril 1918.

https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=30728

 

Bataille de la Lys: le communiqué officiel

mardi 16 avril 1918

Après-midi : Hier soir, après un intense bombardement, l’ennemi a déclenché une très puissante attaque contre nos positions entre Bailleul et Neuve-Eglise.

L’assaut a été donné par trois divisions d’élite qui n’avaient point été encore engagées dans la bataille. Elles réussirent, après une lutte acharnée et sans merci, à enlever les hauteurs au sud-est et à l’est de Bailleul, le mont de Lille et le Ravelsberg. Nos troupes se sont repliées sur de nouvelles positions au nord de Bailleul et de Wulverghem.
Bailleul est tombé entre les mains de l’ennemi.
Ce matin, une attaque allemande s’est dessinée près de Wytschaete.
De bonne heure, ce matin, l’ennemi couvert par un feu violent d’artillerie et de mortiers de tranchées, tenta de progresser à l’ouest de Vieux-Berquin ; mais il fut repoussé.
Nous avons fait un certain nombe de prisonniers au cours d’opérations de détail exécutées avec succès pendant la nuit au sud-ouest de Robecq.[…]

Soir : De durs combats ont eu lieu aujourd’hui sur le front Meteren-Wytschaete.
Dès l’aube, l’ennemi a renouvelé aux abords de Wytschaete et de Saint-Eloi de puissantes attaques soutenues par un violent bombardement.
A la faveur de ce bombardement, et protégées par le brouillard, les troupes allemandes ont pu s’approcher de nos positions, et se sont emparées de ces localités après un combat acharné.
Ce matin, également, l’ennemi est parvenu à pénétrer dans le village de Meteren où l’on se bat actuellement.
Sur les autres parties du front de ce secteur, les attaques allemandes ont été repoussées.[…]
Des troupes d’infanterie allemande, en rassemblement près de Locon ont été dispersées par nos feux.
De part et d’autre, l’artillerie s’est montrée plus active dans le secteur de Paschendaele.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/16_avril_1918.html

Parution du coup de canon

La guerre plongea la presse dans de nombreuses difficultés matérielles comme la mobilisation des ouvriers des imprimeries et des rédacteurs, la pénurie de papier et enfin la réapparition de la censure. Elle eut pour conséquence la disparition de bon nombre de journaux, 28 titres dès 1914 et une vingtaine encore entre 1914 et en Basse-Normandie. La presse cesse totalement de remplir sa mission d’information pour se transformer en arme de propagande. Peu de choses sont connues sur la création du Coup de canon, bimensuel, qui paraît pour la première fois en . Il s’affiche comme un journal humoristique, milit…éraire et civil, vendu sur abonnement à la tête du client dont les chèques sont refusés c’est trop compromettant. Il se situe au carrefour des journaux satiriques qui virent le jour aux débuts de la Troisième république et des journaux de guerre aux publicités et feuilletons patriotiques, prenant le contre courant des journaux de propagande et de soutien des populations loin du front par des caricatures et dessins caustiques. Le Coup de canon de janvier à novembre est remplacé par Le Crachin Journal humoristique et satirique -1919 et devient Le Crachin 1920-1927. Il paraît quelques mois 1919-1921 sous la dénomination Le Crachin cherbourgeois.

source: http://normannia.info/items/show/190685#?c=0&m=0&s=0&cv=0

 

Journal du mardi 16 avril 1918

Dans la région de Hangard, nous avons effectué une opération de détail qui a parfaitement réussi et nous a ramené une dizaine de prisonniers.
Le nombre des prisonniers que nous avons faits dans ce secteur depuis quatre jours est de cent cinquante.
Entre Montdidier et Noyon et en Champagne, au sud du mont Têtu, plusieurs coups le main nous ont permis également de ramener des prisonniers.
Sur le front britannique, le combat a continué avec acharnement autour de Neuve-Eglise. Après avoir rejeté de nombreux assauts, nos alliés ont dû se replier en arrière du village.
L’ennemi a déclenché de vigoureuses attaques sur de nombreux points du front de bataille, de la Lys, au nord-ouest de Merville.
L’infanterie allemande a été rejetée avec de lourdes pertes. Des éléments avancés, sur la berge nord du canal de la Lys, ont été pris sous le feu anglais. Sept attaques ont été lancées infructueusement dans le secteur de Merville. La ligne britannique, qui avait légèrement fléchi, a été rétablie.
A l’est de Robecq, nos alliés ont fait cent cinquante prisonniers.
Le comte Czernin, ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, a donné sa démission.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

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1263/17 janvier 1918: les Allemands veulent des chars légers

 Journal du  jeudi 17 janvier 1918

Sur la rive droite de la Meuse, les Allemands ont attaqué nos positions du bois Le Chaume, sur un front de 200 mètres environ. L’attaque, brisée par nos feux, s’est dispersée. Quelques fractions ennemies, qui avaient réussi à prendre pied dans un élément avancé, en ont été rejetées aussitôt.
En Lorraine, nos troupes ont réussi une incursion dans les lignes ennemies de la région de Badonviller et ramené une quarantaine de prisonniers, dont un officier.
Canonnade assez vive en Alsace, entre la Thur et la Doller.
En Macédoine, actions d’artillerie assez vive de part et d’autre de la boucle de la Cerna. Patrouilles ennemies repoussées sur le front serbe.
Sur le front britannique, activité habituelle d’artillerie. La chute de neige a paralysé l’activité aérienne. Un appareil ennemi a été toutefois abattu.
En Palestine, l’aviation britannique a exécuté des raids réussi sur l’aérodrome ennemi de Jenin, au sud de Haïfa. Activité de patrouilles dans le secteur de Jérusalem.
Le bombardement que les Allemands ont fait du port de Yarmouth a coûté la vie à quatre personnes.
Lenine a lancé un ultimatum à la Roumanie.

source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

Parution du Lion d’Arras

Le front d’Artois en action. Dans les sanctions que vient de prendre le maréchal Haig à l’égard de quelques généraux on peut voir l’épilogue de la bataille de Cambrai.

http://archivesenligne.pasdecalais.fr/cache/serie_pf_pf_092_0002_pf_092_0002-0090.pdf

Le droit du travail s’en va en guerre

Décret du 17 janvier 1917 « relatif au règlement des… qui interdisait formellement les grèves et lock-out, instituait l’obligation de recourir à la conciliation ou à l’arbitrage devant des juridictions mixtes

https://www.google.fr/search?q=17+janvier+1918&safe=active&ei=1Bk-WqKKAsflUvWqufAI&start=40&sa=N&biw=1366&bih=637

Les soldats Dapoigny et Lenepveu condamnés à mort

Dans sa séance du 22 janvier 1918, le conseil de révision de la 6e Armée a statué sur les recours présentés par les soldats Dapoigny et Lenepveu, condamnés à la peine de mort le 17 janvier 1918 par le conseil de guerre de la 125e DI. Le conseil de révision de la 6e Armée a cassé et annulé, à l’unanimité, le jugement rendu par le conseil de guerre de la 125e DI, et renvoyé le dossier de procédure devant le conseil de guerre de la 9e DI pour y être statué à nouveau. Le jugement prononcé par le conseil de guerre de la 125e DI est présent dans le dossier du conseil de révision de la 6e Armée ; une information intéressante y est mentionnée.

source: http://prisme1418.blogspot.fr/

Du côté du 25 ème RI

le 17 janvier 1918 une forte patrouille ennemie qui voulait lenleverPendant près de quatre moisdans ce secteurpénible25e et 2e R.Ialternent ainsi par période de 10 joursluttant énergiquement contre lennemileaula neigela terre qui croulele froid qui dépasse parfois 20°. Enfinle 28 févrierla 33e D.Irelevait la 20e D.I., qui se portait àVerdun.

http://fracademic.com/dic.nsf/frwiki/20342

Une espionne belge condamnée à broder

Le 23 octobre 1917, Eugénie B. est arrêté à Bruxelles où elle vit et est conduite à la prison militaire de Namur. Elle est finalement condamnée le 17 janvier 1918 à trois ans et demi de prison, diminués par la suite à quinze mois et à 2.000 marks d’amende. Elle était accusée d’avoir fait passer des lettres et des documents d’espionnage, et d’avoir  collaboré au service de presse clandestine. Transférée à la prison de Siegburg, elle est astreinte à faire de la broderie blanche destinée aux habitants de Siegburg et contracte une affection aux yeux.

https://www.civilsbelges14-18.be/fr/histoires/des-vies-reconstruire

Les Allemands veulent des chars légers

Le commandement suprême Allemand refusera cette version le 17 janvier 1918 , estimant que le blindage de 8 mm était loin d’être une preuve d’efficacité face aux munitions perforantes ( balles en acier ) ennemies malgré la compensation par la vitesse . Ils préfèrent charger Meyer de copier les chars lourds britanniques et de les produire en masse .

Meyer a également souligné que les Français étaient connus pour travailler sur un char léger de 5 à 6 tonnes, mais cela n’a pas semblé inquiéter le haut commandement.

https://strategietotale.com/forum/84-autres-fronts-aspects-de-la-premiere-guerre-mondiale/196124-les-leichte-kampfwage-lk

1244/29 décembre 1917

Sur l’emploi des chars d’assaut

Instruction sur l’emploi des chars d’assaut : cette instruction annule et remplace l’Instruction provisoire N°30,204 du 29 décembre 1917

source: https://books.google.fr/books?id=UMZSCwAAQBAJ&pg=PT305&lpg=PT305&dq=29+decembre+1917+char&source=bl&ots=nht1yLOy7C&sig=HhTTNwid71v6V1MdWZxEMJQymcE&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiRvrOLtb7XAhWJPBoKHS88DawQ6AEILTAB#v=onepage&q=29%20decembre%201917%20char&f=false

Parution de La Parisienne

parisienne

 

Journal du samedi 29 décembre 1917

Actions d’artillerie dans la région du bois des Caurières.
En Lorraine, dans le secteur de Veho, après un bombardement d’une grande intensité, l’ennemi a tenté un coup de main qui a échoué.
En Haute-Alsace, une de nos patrouilles a ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, activité de l’artillerie ennemie au nord de Saint-Quentin, vers Arras et Messines et à l’est d’Ypres. L’aviation a montré de l’activité pendant les interruptions des rafales de neige. Des clichés ont été pris, des bombes jetées sur divers objectifs, et un grand nombre de cartouches de mitrailleuses tirées sur les tranchées allemandes. Un appareil ennemi a été abattu.
Les pilotes britanniques ont jeté des bombes sur les cantonnements ennemis à proximité des lignes. Tous leurs appareils sont rentrés indemnes.
Sur le front portugais, vive activité d’artillerie et engagements réciproques de patrouilles.
En Macédoine, dans la vallée de la Cerna, deux compagnies ennemies qui franchissaient la rivière ont été prises sous le feu de notre artillerie.
Les Italiens ont mis des patrouilles ennemies en fuite dans le val Giudicaria et le val Lagarina.
Sur le plateau d’Asiago, une compagnie italienne a exécuté un heureux coup de main, capturant 1 officier, 26 hommes et du matériel.
Une patrouille a fait 37 prisonniers entre Lesina et Canove.
Des Caproni ont bombardé l’ennemi dans le val Roncho.
Canonnade de la Brenta à la côte.

 

1225/10 décembre 1917: premiers essais du char 1A

Premiers essais du char 1A

Les premiers essais du char 1A, eurent lieu le 10 décembre 1917 à la Seyne.
Les essais officiels eurent lieu, les 21 et 22 dé­cembre 1917, en présence du général Estienne, sur la route de la Seyne aux Sablettes, et sur la plage des Sablettes.
Le char franchit, avec la plus grande facilité, les divers obstacle présentés .
(Tranchées larges de 2 m, précédées et suivies de talus, dont la distance des crêtes est de 3,5 m, fosse large de 3,5 m, murs verticaux de 0,90 m de haut, passage de trous d’obus jointifs de 4 m et de 6 m de diamètre).
A travers bois, le char se comporte bien ; il renverse avec la plus grande facilité, un pin de 35 cm de diamètre et en brise un de 28 cm. En bon terrain, la vitesse a été voisine de 6 km/h.
Le seul point faible constaté, c’est la difficulté des virages :
difficulté due, d’une part, à la longueur portante de la chenille et, d’autre part, à son système de direction et au profil des patins.
Le char tourne assez difficilement en terrain plat et, quant aux tournants sur place, il n’arrive qu’à les esquisser, la chenille freinée patine. Par contre, on observe aucun commencement de déraillement, la chenille reste bien guidée par les galets.
Les essais de tir du canon de 105 sont tout à fait satisfaisants, bien qu’il soit déjà décidé de le remplacer par un canon de 75.
Les aménagements intérieurs sont très ingénieux, très pratiques et recueillent l’adhésion unanime de la commission de réception.
Le char 1 A est à tous points de vue, un appareil remarquable, le plus puissant, le mieux armé, le mieux protégé, et le mieux réalisé avant l’armistice du 11 novembre 1918.
Les caractéristiques sont les suivantes :
Poids : 41 tonnes
Encombrement
Longueur hors tout : 8,35 m Largeur : 2,84 m Hauteur : 1,98 m
Moteur : Renault de 200 CV.
Blindage :
avant du char : 35 mm        parois latérales : 20 mm    toit et plancher : 15 mm     tourelle : 35 mm
Armement :
Une tourelle armée d’un canon de 105 ou d’un 75 et pouvant porter, en outre, 1 mitrailleuse et 3 meurtrières pour fusil-mitrailleur. 1 mitrailleuse placée à l’avant du char dans un masque sphérique.
En outre, 2 meurtrières pour fusil-mitrailleur pratiquées dans la face arrière du char.
Munitions :
si – canon de 105 100 à 120 coups
si – canon de 75 150 à 200 coups
mitrailleuses 2500 à 3000 coups chacune
Equipage : 7 Hommes
Malgré ses qualités évidentes le char 1 A ne fut pas construit en série. On ne le considéra que comme un appareil d’étude.
L’étude et la construction du prototype du char 1 A ont coûté 600.000 francs.
Source : Archives DGA Châtellerault

Le prix Nobel de la paix à la Croix Rouge

Le 10 décembre 1917, le prix Nobel de la paix est décerné au Comité international de la CroixRouge (CICR). C’est la seule attribution du prix Nobel de la paix durant toute la durée de la Grande Guerre. A première vue, cet événement semble confirmer une idée largement répandue selon laquelle les humanitaires œuvreraient pour la cessation des combats. Mais c’est oublier que l’action du CICR durant la der des ders, et même après elle, ne visait pas à la « suppression ou la réduction des armées permanentes » et encore moins à « la formation et la propagation des congrès de la Paix », comme le prévoyaient les critères d’attribution du prix Nobel de la paix.

http://blogs.icrc.org/cross-files/wp-content/uploads/sites/106/2017/06/

Journal du 10 décembre 1917

Italie.-Le 10 décembre, l’artillerie ennemie entrait en scène par des bombardements intenses répartis sur tout le front envisagé, et le 11 deux attaques principales étaient prononcées, qui devaient se poursuivre au cours des journées suivantes.
La première à l’Ouest, à l’aplomb de la Brenta, était dirigée contre les positions du col della Beretta et du col Caprile. Il est bon de remarquer que dans ces montagnes vénitiennes l’expression « col » désigne généralement non un passage mais une cime.

 

1222/7 décembre 1917: Pétain confirme la commande de 4.730 chars

 Le journal de Paul Landowski

monument 37 décembre 1917.- À déjeuner nos amis Millet. Ils devaient venir avec M. Mac Lagan, conservateur du musée de sculpture moderne de Londres. Celui-ci viendra un autre jour. Millet est très optimiste. Il dit avec raison que ce qui se passe dans la coulisse diplomatique est au moins aussi important que ce qui se passe sur les champs de batailles. En ce qui concerne nos difficultés d’unité d’action, un rôle néfaste serait joué par le généralissime anglais, qui fait la guerre absolument suivant la méthode de Joffre. Cela lui coûte terriblement cher et les résultats ne sont absolument pas en rapport avec les petits avantages obtenus. Il n’est pas trop pessimiste au sujet de la Russie. Il assure que Lénine est sincère. Si cela est vrai, jamais il n’arrivera à s’entendre avec les Allemands. Cela est certain. En tout cas, même s’il n’est pas sincère, il a dû pour réussir faire appel à des sentiments de vérité, à des doctrines qu’il sera obligé de mettre en pratique, sous peine de s’effondrer. Donc, impossible de s’entendre avec les Allemands. Attendons. Le moment que nous traversons est capital.

Je profite de ces journées d’attente (que Meaux soit officiellement décidé), pour étudier le difficile projet de monument à Wilbur Wright. Je suis de plus en plus gêné quand je travaille en collaboration. Mon vieil ami Bigot ne m’apporte pas d’idées bien intéressantes. C’est un excellent esprit critique. Quand on lui montre quelque chose, de quelque tendance que ce soit, il juge avec sûreté et vous donne toujours un conseil très libre. Mais lui-même, c’est très curieux, est très décevant dans ses recherches personnelles. Je pense à son concours du Palais de la Paix. Le plan en était parfait. Mais il a habillé tout cela de toute la banalité possible (faux Louis XVI). Navrante architecture d’exposition. Je pense aussi à son monument à Napoléon. Je ne m’arrête même pas à l’idée insensée de penser à un monument à Napoléon. Mais le monument lui-même est conçu de manière irréalisable, très belle gravure, eau forte, mais cela seulement. Voici maintenant notre monument à W[ilbur] Wright. Mon vieil ami n’apporte qu’obélisques ou colonnes doriques. Ce sont d’admirables éléments. Mais les Égyptiens et les Grecs leur ont fait dire tout ce qu’ils avaient à dire. Tout ce que l’on y ajoute ou tout ce que l’on y modifie ne fait que les abîmer. Que l’on fasse un obélisque, d’accord. Mais ne le surmontons pas d’une figure ailée. N’accrochons surtout pas une figure ailée à l’une des arêtes. Ce serait ridicule. Si l’on se décide pour le parti obélisque, faisons-le franchement. Qu’il soit colossal, et dans une merveilleuse matière. Sur le socle, nous pourrons sculpter et graver tout ce que nous voudrons rappelant Wright et son effort. Je cherche un parti franchement sculptural : l’homme volant avec les aigles. J’ai une esquisse qui ne fait pas mal. Mais c’est du symbolisme. Je ne suis pas enthousiaste. Demain matin je cherche un nouveau parti, dans l’esprit du monument Jacquard. Ce sera le parti le meilleur, certainement. Sorte de stèle commémorative.

Pétain confirme la commande de 4.730 chars

chars2Le général Pétain indique le 7 décembre 1917 que 4730 chars légers sont commandés, 1200  devant être fabriqués par l’industrie américaine. En réalité, aucun FT conçu par Renault, le premier blindé fonctionnel pourvu d’un système de tourelle permettant un pointage tous azimuts, ne traverse l’Atlantique. Le 16 février 1918, il avait réclamé 900 chars lourds, dont 600 Liberty en vue de la bataille du printemps 1919, à livrer entre le 1er décembre 1918 et le 1er mars 1919. Pour l’assemblage final de ce type inédit de blindé, élaboré par un joint committee réunissant techniciens américains et britanniques, il était prévu de bâtir une usine interalliée à Châteauroux.

Source: https://etudesgeostrategiques.com/2013/09/13/premiere-guerre-mondiale-les-chars-et-les-americains/

Journal du 7 décembre 1917

France.Le seul secteur où la fréquence des coups de main mérite d’être relevée est celui de la Meuse. Les Allemands y ont prononcé en effet un certain nombre de tentatives, d’ailleurs vaines, les 7, 8 et 9 décembre vers Bezonvaux et Beaumont; le 10, sur le front du bois le Chaume; le 12, à la cote 304, sur la rive gauche de la rivière; le 13, au bois des Caurières, ce fut l’action la plus importante; le 15, au bois le Chaume.

Front britannique.-Le 6 et le 7 décembre, la lutte s’est encore maintenue assez vive vers la Vacquerie. Des engagements locaux se sont produits à l’est de Boursies le 8 et le 10. Une forte attaque a été menée par les allemands le 12, sur un front de 500 mètres environ, à l’Est de Bullecourt. Les assaillants ont pu être rejetés, sauf sur un point. Le 13, le combat a repris et s’est même étendu. Il n’a abouti à aucun résultat appréciable.

Atlantique. –L’Amérique contre les puissances centrales. Le président Wilson a signé, le 7 décembre, la déclaration officielle de guerre des Etats-Unis à 1’Autriche-Hongrie.
 Le destroyer américain Jacob Jones, commandant David Bagley, a été torpillé et coulé, le 6 décembre dans la zone de guerre.

 

1205/20 novembre 1917: (vidéo) la bataille de chars de Cambrai (20 novembre- 6 décembre 1917)

Déclaration de Clémenceau au Sénat

Nous avons accepté d’être au Gouvernement pour conduire la Guerre avec un redoublement d’efforts en vue du meilleur rendement de toutes les énergies.
Nous nous présentons devant vous dans l’unique pensée d’une guerre intégrale (1). Nous voudrions que la confiance dont nous vous demandons le témoignage fût un acte de confiance en vous-mêmes, un appel aux vertus historiques qui nous ont faits Français. jamais la France ne sentit si clairement le besoin de vivre et de grandir dans l’idéal d’une force mise au service de la conscience humaine, dans la résolution de fixer toujours plus de droit entre les citoyens comme entre les peuples capables de se libérer. Vaincre pour être justes, voilà le mot d’ordre de tous nos Gouvernements depuis le début de la Guerre. Ce programme à ciel ouvert, nous le maintiendrons.
Nous avons de grands soldats d’une grande histoire, sous des chefs trempés dans les épreuves, animés aux suprêmes dévouements qui firent le beau renom de leurs aînés. Par eux, par nous tous
l’immortelle Patrie des hommes,  maîtresse de l’orgueil des victoires    poursuivra dans les plus nobles ambitions de la paix le cours de ses destinés.
Ces Français que nous fûmes contraints de jeter dans la bataille, ils ont des droits sur nous. Ils veulent qu’aucune de nos pensées ne se détourne d’eux , qu’aucun de nos actes ne leur soit étranger. Nous leur devons tout, sans aucune réserve. Tout pour la France saignante dans sa gloire, tout pour l’apothéose du Droit triomphant (2).  Un seul devoir demeurer avec le soldat, vivre, souffrir, combattre avec lui (3). Abdiquer tout ce qui n’est pas de la Patrie. L’heure nous est venue d’être uniquement Français, avec la fierté de nous dire que cela suffit.
Droits du front et devoirs de l’arrière, qu’aujourd’hui tout soit donc confondu.Que toute zone soit de l’armée. S’il doit y avoir des hommes pou retrouver dans leurs âmes de vieilles semences d haines, écartons-les.
Toutes les nations civilisées sont engagées dan la même bataille contre les formations modernes des vieilles barbaries (4). Avec tous nos bons alliés nous sommes le roc inébranlable d’une barrière qui ne sera pas franchie. Au front de l’alliance à tout heure et partout, rien que la solidarité fraternelle, le plus sûr fondement du monde à venir (… )
Il y a eu des fautes. N’y songeons plus que pour les réparer.

la suite : http://mapage.noos.fr/moulinhg01/Histoire/1.guerre.mondiale/Clemenceau.nov17.html

La bataille de Cambrai (20 novembre- 6 décembre 1917)

I. Weltkrieg 1914-1918
Gesprengter englischer Tank im Bourlon-Wald

La bataille de Cambrai est une bataille de la Première Guerre mondiale qui s’est déroulée du 20 novembre au  aux environs de Cambrai. Lors de cette offensive, les Britanniques ont utilisé pour la première fois en masse des chars d’assaut (en anglais tank, « réservoir »), les Mark IV. Cette offensive, initialement une réussite, fut cependant largement entamée par la contre-offensive allemande.

Cambrai était en 1917 un point clé pour le ravitaillement de la ligne Siegfried (Siegfried Stellung), appelée ligne Hindenburg par les Alliés, et la crête voisine du bois de Bourlon, si elle était prise, permettrait de menacer l’arrière allemand vers le nord.

Ernst Jünger, qui participa à cette bataille, a décrit dans Orages d’acier l’horreur et la fascination qu’elle lui a inspiré.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Cambrai_(1917)

https://strategietotale.com/forum/81-le-front-ouest/193458-dossier-la-bataille-de-cambrai-20-novembre-1917-6-decembre-1917

Le livre: https://www.mollat.com/livres/635407/bernard-delsert-le-triomphe-des-tanks-a-cambrai-20-novembre-1917

La bataille de Cambrai (20 novembre- 6 décembre 1917)

En novembre 1998, le tank Deborah est exhumé avec précaution…

Enterré depuis 100 ans, le tank Deborah, poignant témoignage de l’histoire de la Bataille de Cambrai, est sorti de terre, à Flesquières (Nord).

Le 20 novembre 1917, la Bataille de Cambrai fait rage. Le tank Deborah 51 est abattu de cinq tirs d’obus à la sortie du village. Six des huit membres d’équipage du tank sont tués. Le lendemain, le char est capturé puis enterré par les Allemands dans une fosse initialement prévue pour accueillir un blockhaus.

Le 5 novembre 1998 est le jour incroyable où le rêve de Philippe Gorczynski, hôtelier-restaurateur cambrésien passionné d’histoire, est devenu réalité. À force de recherches et de témoignages, le lieu de l’excavation est localisé. Après avoir creusé sur une profondeur de 2 m, la présence du char est détectée. Ce n’est que deux semaines plus tard, le 20 novembre 1998, avec l’aide notamment de l’armée britannique, que Deborah sera complètement dégagée.

source: http://www.aisnenouvelle.fr/33807/article/2017-07-28/lincroyable-aventuredu-tank-deborah

Forum sur le sujet: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Pages-d-Histoire-Artillerie/Artillerie-Speciale-chars-d-assaut/attaque-chars-masnieres-sujet_553_1.htm

http://www.crid1418.org/espace_scientifique/archeo/char_flesquieres_1.htm

(vidéo) La bataille de Cambrai: le succès d’un jour

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https://www.youtube.com/watch?v=hynncAX6szs

 Journal du mardi 20 novembre 1917 à travers Le Miroir

Sur la rive droite de la Meuse, la lutte d’artillerie s’est poursuivie activement, et, notamment sur le front du bois Le Chaume.
Sur le front britannique, activité d’artillerie de part et d’autre. Des troupes écossaises du Warwickshire ont exécuté avec succès, un coup de mai vers Monchy-Le-Preux et à Greenland Hill, au nord de Roeux.
Les Italiens ont fait encore 200 prisonniers aux Austro-Allemands, qui continuent à masser des troupes entre la Brenta et la Piave, ainsi que sur le plateau des Sept-Communes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1195/10 novembre 1917: une école de chars à Bourg ( Haute-Marne)

Le Bataillon débarque à Marseille en gare d’Arenc et reçoit l’ordre d’aller occuper la partie du camp Delorme qui lui est affecté.

Du 11 au 15 novembre

Ordre n° 1 : Des bagarres ayant eu lieu entre les Canaques et les Zouaves, les IN des 1ère et 2ème Compagnies, CM et SHR resteront consignés au camp jusqu’au départ. Un officier des 1ère et 2ème Compagnies restera en permanence au camp et dès 17 H, des sentinelles seront placées aux deux issues des baraques occupées par ces unités. Les commandants des 1ère et 2ème Compagnies réuniront leurs hommes, leur feront une théorie morale et calmeront les esprits.

Le lieutenant DELMAS devançant la colonne quittera Marseille le 16.

La suite sur http://www.bmp-1916.com/novembre-1917.php

Une école de chars à Bourg ( Haute-Marne)

Une école des chars à Bourg : Le 10 novembre 1917, le capitaine Georges Patton installe l’école des chars à Bourg. Le 22 février 1918, 200 hommes sont formés et rejoignent le front. L’utilisation des chars a largement contribué à la victoire des Alliés.

source: http://www.langres.fr/les-ecoles-de-guerre-americaines-198

Sur l’incorporation de la classe 1917

Le  général Gallienni est entendu à la Chambre des députés par la commission de l’armée sur l’incorporation immédiate de la classe 1917.
Voir aussi :  la séance du 30 novembre 1915, discussion du projet de loi relatif à l’appel sous les drapeaux de la classe 1917

Le traumatisme de Caporetto (suite)

La bataille de Caporetto (24 octobre – 12 novembre 1917), soit la douzième bataille de l’Isonzo, a représenté un traumatisme profond pour la nation italienne. Aujourd’hui encore, dans le langage courant, le mot « Caporetto » est synonyme de défaite, de désastre. Si la Grande Guerre a été la « frattura epocale » (Mario Isnenghi) qui a inauguré le XXe siècle, Caporetto a été, dans le cadre de la catastrophe européenne et notamment pour l’Italie, un traumatisme dans le traumatisme, de surcroît pluriel. Plus d’un après la Strafexpedition (expédition punitive) lancée par les Autrichiens en mai-juin 1916 contre le front italien, et à la suite de l’épuisement des troupes par la guerre de position, depuis l’été 1917 les Hauts Commandements autrichiens obtiennent de l’Allemagne des renforts, des divisions d’élite rompues aux techniques de l’attaque. En septembre 1917, sous le commandement, entre autres, du Général Otto von Below, les unités allemandes appliquent la stratégie de l’encerclement et du lancement de gaz asphyxiants. Leur première attaque a lieu le 24 octobre 1917 sur une ligne montagneuse comprise entre Plezzo et Tolmino (aujourd’hui en Slovénie), prenant les troupes italiennes, non préparés par le Général en chef Luigi Cadorna à une guerre de défense, totalement au dépourvu. Entre Plezzo et Tolmino, à la hauteur du village de Caporetto, s’ouvre la grande vallée du Frioul. C’est là que les troupes d’assaut autrichiennes et allemandes ouvrent une brèche qui les conduit, longeant le cours de l’Isonzo, vers les plaines, au-delà du fleuve Tagliamento, jusqu’à un autre fleuve célèbre, le Piave. Entre le 24 octobre et le 12 novembre, les soldats italiens – arrachés depuis 1915 à leur vécu et à leurs habitudes par la conscription nationale obligatoire, soumis déjà à la violence des combats sur les montagnes orientales, aux conditions inhumaines des tranchées et aux bouleversements sensoriels, perceptifs et plus largement physiques – sont repoussés par les Autrichiens, et subissent le choc supplémentaire d’une défaite assortie de l’accusation de désertion et de trahison par les Hauts Commandements.

la suite sur https://www.fabula.org/actualites/le-traumatisme-de-caporetto-histoire-litterature-et-artscolloque-internationalparis-9-et-10_79686.php

Journal du samedi 10 novembre 1917

Nous avons exécuté avec succès des coups de mains en Argonne et sur la rive gauche de la Meuse, dans la région du bois d’Avocourt, nous avons ramené des prisonniers.
Deux attaques allemandes, précédées d’un violent bombardement, l’une sur nos positions du bois Le Chaume, l’autre en Lorraine, dans la région d’Arracourt, ont été repoussées. L’ennemi a subi des pertes sérieuses et laissé des prisonniers entre nos mains.
En Haute-Alsace, un de nos détachements a fait une incursion dans les tranchées allemandes au nord-ouest de Bisel (région de Seppois). Il a détruit les abris, capturé du matériel et est rentré au complet dans ses lignes.
Les Anglais ont réussi un coup de main à l’est d’Hargicourt.
Sur le front belge, activité d’artillerie aux abords de Dixmude et au sud de Nieuport.
En Macédoine, duel d’artillerie dans la région de Doiran et au nord de Monastir où nos tirs de destruction ont provoqué des explosions dans une batterie ennemie. Un monitor britannique a bombardé les batteries ennemies de Nechori, à l’embouchure de la Strouma.
Les Italiens ont achevé leur repli et se sont installés sur leurs positions de défense.
Les Anglais ont enlevé en Mésopotamie Tekkrit, à 185 kilomètres au nord de Bagdad.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html