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1439/12 juillet 1918: le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le Groupe AS11 embarque le 2 juillet 1918 à 6 heures du matin en gare de Lizy pour débarquer le 4 juillet 1918 à 5h30 en gare de Germaine.
Les chars rejoignent Saint-Imoges (Marne) pour 13h30, et le Groupe AS11 restera 10 jours sur place.
Le terrain d’exercice de Saint-Imoges, qui n’était pas un terrain spécifique de l’AS, a été utilisé en juillet 1918 par le Groupe AS11, pour l’instruction char d’unités d’infanterie du GAC.

Le 12 juillet 1918, les chars rembarquent en gare de Germaine pour rejoindre le Groupement d’AS n° II à Villers-aux-Cornilles

Après Saint-Imoges le 61319 a participé aux trois engagements de l’AS11 de l’été et de l’Automne 1918

Le 20 juillet 1918 au Bois de Nesles / Bouquigny (Marne).

Engagé le 20 août 1918 sur le plateau de Nouvron-Vingré, en direction du ravin de Chavigny/Juvigny (Marne).
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet

Engagé le 30 septembre 1918 entre la Vesles et l’Aisne.
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet
Le char engage le combat vers le ravin de Glennes et riposte au feu des mitrailleuses ennemies.
Plusieurs hommes d’équipage sont blessés.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/156-classement-individuel/schneider-ca1/1807-61319

Le 167 ème RI aux abords de Corcy (Aisne)

Le 12 juillet au soir, l’ordre d’attaque du Général Mangin, commandant la Xe Armée, parvient au Régiment. Mission est de traverser les marais et le ruisseau de la Savière durant la nuit, d’escalader les pentes abruptes de l’autre rive, et d’y former une tête de pont.
Malgré une violente pluie d’orage et une résistance acharnée des Allemands, cette opération fut exécutée.
Manquant de vivres, économisant les munitions et dans l’impossibilité de procéder à l’évacuation de leurs blessés, les soldats du 169e RI vont maintenir cette tête de pont en dépit de violentes contre-attaques ennemies, des tirs d’obus de tous calibres et de nombreux bombardements à l’arsine et à l’ypérite.
Cependant, une violente contre-attaque nous rejette du Bois Madame sur la Savière. A 19 heures, après une préparation d’artillerie violente et d’un tir intense d’obus toxique sur le fond de la Savière, les Allemands déclenche une forte attaque sur nos éléments qui avaient pris pied dans le Bois Madame. Nos éléments avancés repassent la Savière mais arrêtent l’Infanterie ennemie qui cherche à s’infiltrer vers la Tuilerie de Saint-Paul

source: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanteriejuillet1918.html

Lettre de Maurice à ses parents

Le 12 juillet 1918

Mes chers parents,
je vous envoie quelques lettres boches que j’ai fait traduire en Français par Melle Marthe. Vous verrez qu’en Allemagne ils souffrent aussi beaucoup de la faim. Il y a deux lettres d’une fiancée à son poilu et la lettre d’une mère à son fils

Mardi 16 Juillet 1918

Mes chers parents,
je viens répondre à votre carte lettre du 12 qui me fit bien plaisir. Nous sommes toujours en tranchée de 2ème ligne, nous montons en 1ère ligne après-demain. Le secteur est toujours calme. Aussi nous ne demandons pas à être relevés car on pourrait nous emmener dans un secteur plus activé. Je suis content de savoir Morin prisonnier, il peut souffrir moralement chez les boches mais au moins il a la vie sauve. Vous seriez bien aimables chers parents de m’envoyer un peu d’argent car mes réserves commencent à s’épuiser. Je termine en vous embrassant tous bien affectueusement.
Maurice

Source: https://www.facebook.com/bongeourre/posts/978370855652773

Journal du vendredi 12 juillet 1918

Nous avons élargi nos gains aux lisières de la forêt de Retz, pris le village de Corcy dans sa totalité, la station de Corcy, le château et la ferme Saint-Paul. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains dont un officier.
Des coups de main exécutés dans la région de Maisons-de-Champagne et du mont Sans-Nom, nous ont valu une dizaine de prisonniers.
Les troupes anglaises ont amélioré leurs positions à l’est de Villers-Bretonneux. Elles ont exécuté aux environs de Festubert et de Merris des coups de main heureux, qui leur ont valu des prisonniers et une mitrailleuse.
L’artillerie ennemie a montré quelque activité contre nos positions des deux rives de la Somme.
Sur le front italien, actions habituelles d’exploration et de harcèlement. Le feu d’artillerie a été très vif dans le val de la Brenta. Sur le plateau d’Asiago et au Cornovo, des patrouilles ennemies ont été mises en fuite.
Les aviateurs anglais ont détruit sur le front occidental 9 avions ennemis. Ils ont bombardé des objectifs importants, en particulier dans la région de Lille et aux alentours de Bruges.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

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1419/22 juin 1918

Chars: journal de marche Groupe A.S.39

2 juin 1918
Les chars 62568 et 62656 du Groupe A.S.39 sont évacués sur le camp de Martigny pour être échangés.
Nomination des Lieutenant Ferrero, Bourbon et Heulot à titre définitif.
Jusqu’au 3 juillet 1918 le Groupement poursuit la remise en état de ces chars.

30 juin 1918
Le Groupe A.S.39 reçoit de Martigny ses deux nouveaux chars (numéros non identifiés).

du 1er au 14 juillet 1918
Le Groupement XII participe à la formation d’unités d’infanterie du secteur.

3 juillet 1918
Manoeuvre char du Groupement avec un Bataillon 77e R.I.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2395-1917-18-as39-jmo

22 juin, le général Pétain à Clemenceau

« Lors de votre visite au G.Q.G. le 10 juin, vous avez décidé, d’accord avec le général Foch, que le général Anthoine[4] serait relevé de ses fonctions de major-général et remplacé par le général Berthelot[5] à son retour des États-Unis. J’ai eu l’honneur de vous dire à ce moment que, non seulement je n’avais rien à repprocher au général Anthoine, mais que j’étais au contraire extrêmement satisfait des services si généreusement rendus par cet officier général que je considère comme une des plus belles intelligences de l’Armée.

Vous comprendrez que, dans ces conditions, je ne puis prendre l’initiative de prononcer une sanction qu’en conscience je serais dans l’impossibilité de justifier. J’attends donc vos ordres à ce sujet.

Le général Anthoine est apte à toutes les fonctions, à tous les commandements, mais il n’y a actuellement dans la zone des armées aucun commandement vacant qui puisse lui être offert ».

source: http://www.clemenceau2018.fr/f/archives/292/fiche/?

Journal du samedi 22 juin 1918

Nous avons amélioré nos positions au nord de Faverolles et dans la région au sud de Hautevesnes. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains.
Les Anglais, au cours de raids et de rencontres de patrouilles dans le bois d’Aveluy, aux environs d’Hébuterne et de Boyelles et sur les deux rives de la Scarpe, ont fait des prisonniers et infligé des pertes considérables à l’ennemi.
Ils ont repoussé avec pertes pour l’adversaire plusieurs tentatives faites par lui pour reprendre du terrain au nord-ouest de Merris.
Les Américains ont avancé leurs lignes et amélioré leurs positions dans la région de Château-Thierry. En Woëvre et dans les Vosges, dans leurs secteurs, vive lutte d’artillerie.
Les Italiens ont vigoureusement contenu la pression autrichienne sur le Montello. Ils ont fait dans cette région 400 prisonniers et capturé des mitrailleuses et des canons. Ils ont brisé une offensive et regagné du terrain sur la Piave, en faisant plusieurs centaines de prisonniers.
A l’ouest de San Dona, plusieurs tentatives autrichiennes ont échoué. Au nord de Cortellazo, 200 prisonniers ont été faits. Le nombre de ceux-ci, depuis le début de la bataille, atteint à 12000.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1406/9 juin 1918: Paris sauvée après la bataille de Matz (Oise)

(vidéos) La bataille du Matz

A voir sur You tube https://www.youtube.com/watch?v=TQxIXPNtDOs

VIDEO: 

http://www.musee-territoire-1418.fr/Parcourir/A-pied/Lataule-circuit-des-chars-de-la-bataille-du-Matz

Attaque à Lassigny- Le Piémont (Oise)

(…)Les batteries allemandes étaient depuis plusieurs jours silencieuses, lourd silence qui ne trompait personne, lorsque dans la nuit du 8 au 9 juin, à minuit moins dix, un bombardement formidable s’abat simultanément sur toutes les lignes et communications de l’Infanterie, sur les positions et dépôts de l’artillerie, et s’étendant loin aux arrières, va semer la mort dans les trains et les échelons. Tous les calibres, du 77 au 210, torpilles, shrapnells, explosifs et toxiques se mêlent dans un épais brouillard de gaz et de fumée, dans un infernal fracas que ponctue tous les quarts d’heure l’ébranlement énorme des 420 qui éclatent sur le sommet du Plémont.

Toutes les lignes téléphoniques sont coupées, les liaisons par coureurs impraticables, les fusées sont invisibles, seule la T. P. S. va pouvoir fontionner.
Et l’attaque de front trouve les cuirrassiers à leur poste, elle se brise sous leurs feux.
Mais sur la gauche les Allemands avaient gagné du terrain sur un grand front; le 11e, au petit jour était débordé dans le Plessier où il tenait bon. Sur la droite, par la coulée de Thiescourt, l’ennemi s’est glissé et dès 3 heures le Bataillon DE SALVERTE est attaqué à la fois sur sa droite et à revers; à 5 h. 20 il est presque encerclé.

De demi-heure en demi-heure la T. P. S. du Bataillon NOUVEL rend compte des progrès de l’attaque. Ce bataillon, à son tour, est attaqué à revers comme de front. Dans les pentes boisées du Plémont s’engage une lutte opiniâtre qui va durer des heures. Mitrailleuses et grenades rendent la progression ennemie aussi lente que coûteuse.

Vers 5 heures le Bataillon de soutien reçoit l’attaque, brutale sur les Boucaudes, insinuante sur Belval. La physionomie du combat est dès lors fixée pour la matinée. Deux zones de feu indépendantes, l’une linéaire sur le front du Bataillon Dommanget, l’autre, en avant, circulaire autour des défenseurs du Plémont.

Sur la Rue-des-Boucaudes les Allemands arrivent en colonne suivis de leurs voiturettes de minenwerfer (lance-mine).
Ils sont reçus par la Section DU Payrat appuyée de la Section de mitrailleuses Roullin du 10e Dragons, et refluent en désordre. Quatre nouveaux assauts sont repoussés de même; vers 10 heures ils renoncent momentanément à la lutte sur ce point, nous laissant des prisonniers et des armes dont une mitrailleuse.
Vers Belval leurs infiltrations pressantes sont arrêtées par la Section Gabet et les Sections de mitrailleuses du Lieutenant Soulet qui a réuni autour de lui un noyau inébranlable..

Sur le Plémont les assaillants se renouvellent inlassablement, tandis qu’avec les pertes croissantes les défenseurs se resserrent. Autour du P. C. Nouvel se groupent, avec le 2e Bataillon, les débris du 3e et la lutte se circonscrit de plus en plus sur le plateau où le cercle se restreint autour des blessés et des mourants.

source: http://www.mediatheque-sciecq.fr/sciecqautrefois/histoirevenement/14-18/lesincorporesde1916/Largeau-Louis/4RC-Plemont.html

lire aussi: https://14-18.oise.fr/1918-les-grandes-batailles/lultime-attaque/

Journal du dimanche 9 juin 1918

Grande activité d’artillerie au sud de L’ Aisne, notamment dans la région de Faverolles.
Au sud-est d’Ambleny, nous avons amélioré nos positions pendant la nuit.
Au sud de l’Ourcq, nos troupes, continuant leur pression, ont réalisé de nouveaux progrès. Nous avons porté nos lignes jusqu’aux abords ouest de Dammart, à l’est de Chezy et à plus d’un kilomètre au nord de Veuilly-la-Poterie.
Nous avons fait une cinquantaine de prisonniers. Plus au sud, l’ennemi a violemment attaqué à deux reprises nos positions sur le front Bouresches-le Thiolet. Nous avons brisé ses assauts en lui infligeant de lourdes pertes.
Nos alliés britanniques ont fait des prisonniers au cours d’un raid heureux aux environs d’Houthulst. Dans le secteur de Strazeele, leurs patrouilles ont infligé des pertes à l’ennemi et capturé une mitrailleuse.
Canonnade au nord d’Albert et au sud-est d’Arras.
Les aviateurs britanniques ont détruit quatorze avions allemands et contraint huit autres appareils à atterrir désemparés. Ils ont également détruit trois ballons d’observation. Ils ont jeté vingt-huit tonnes de bombes sur les gares de Valenciennes, le Cateau, Busigny et Saint-Quentin.
Le calme règne sur le front italien.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1402/5 juin 1918: embarquement de chars Schneider

Le journal de la Huronne

5 juin 1918.

La préoccupation de l’offensive domine, bien que l’élan de la première poussée semble s’apaiser. Selon la coutume, on soulage le mal en recherchant ses causes. De l’avis unanime, le fléchissement d’une division anglaise, au repos à Berry-au-Bac, entraîna le recul général. Puis viennent les gaz toxiques, irrésistibles. La défection russe, qui permit aux Allemands de se concentrer à l’ouest. Hier, à la Chambre, Clemenceau donna, sur l’inégalité des forces en présence, des précisions qu’on a prudemment supprimées à l’Officiel. J’entends déplorer aussi des malchances militaires. Le 27 mai, Foch, croyant que l’attaque sur l’Aisne n’était qu’une feinte, se réservait pour le Nord. Mais tout le monde peut se tromper : le 21 mars, Pétain, croyant que l’attaque sur la Somme n’était qu’une feinte, se réservait pour l’Argonne.

On invoque enfin l’effet de surprise, bien qu’on nous eût annoncé chaque matin depuis quinze jours : « C’est pour demain ». Et les anecdotes de courir. Le 27 mai, des infirmières d’une formation sanitaire virent arriver une auto-mitrailleuse pleine d’officiers allemands. Elles s’esclaffèrent d’abord : elles croyaient à une bonne plaisanterie d’officiers français déguisés… À propos de déguisements, on conte aussi que des officiers, surpris par l’attaque pendant qu’ils jouaient la comédie à l’arrière-front, durent se replier sans prendre le temps de quitter leurs travestissements. Et sur les ponts de l’Aisne, qu’on avait omis de détruire, faute d’ordre, Français et Allemands se coulaient côte à côte, tant ces derniers étaient pressés d’atteindre sans combat leur objectif.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Juin_1918

Embarquement de chars Schneider

A Conty dans la Somme, les chars Schneider de l’ AS n° 11 du groupement II embarquent sur les wagons plateformes à destination de Betz pour gagner ensuite Compiègne, où les renseignements militaires français obtiennent chaque jour davantage d’informations sur le déclenchement d’une offensive dans la région du Matz.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-06.pdf

Journal du mercredi 5 juin 1918

Entre l’Oise et l’Aisne, l’ennemi, maintenu par l’énergique résistance de nos troupes, n’a fait aucun progrès.
Entre l’Aisne et l’Ourcq, la bataille s’est poursuivie avec acharnement. De violentes attaques ont eu lieu sur la région Pernant-Saconin-Missy-aux-Bois-Troesnes. Pernant est tombé aux mains de l’ennemi, après une défense opiniâtre, qui a coûté des pertes élevées aux assaillants. Plus au sud, nos troupes ont cédé un peu de terrain, à l’ouest de Saconin et de Missy-aux-Bois. Faverolles, attaqué par l’ennemi, a été conservé par nous, ainsi que Troesnes.
Lutte vive aussi dans la région au sud de l’Ourcq. L’ennemi, appuyé par l’artillerie, a porté son effort sur Mosloy-Veuilly-la-Poterie-Torcy-Bouresches. Une contre-attaque nous a permis de reprendre Mosloy. Veuilly-la-Poterie a été le théâtre de combats violents. Le village pris et repris, est resté aux mains des Allemands.
Les Américains ont enrayé l’avance des forces allemandes qui cherchaient à pénétrer dans le bois de Veuilly, et par une magnifique contre-attaque, les ont rejetées au nord de ce bois. L’ennemi, plus au sud, n’a réalisé aucun gain.
Sur la Marne, un bataillon ennemi qui s’était glissé sur la rive gauche, à la hauteur de Jaulgonne, a été contre-attaqué par les Franco-Américains, et rejeté sur l’autre rive, avec de lourdes pertes. La passerelle a été détruite et cent prisonniers sont restés entre nos mains.
Les Anglais ont réussi un coup de main à l’ouest de Merville. I1s ont brisé une attaque près de Vieux-Berquin.
Nos aéroplanes ont jeté 18 tonnes de bombes. Nos attaques ont été dirigées spécialement sur les gares de Saint-Quentin, Douai et Luxembourg.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1398/1 juin 1918: Attaque de chars d’assaut à La Pompelle (Marne)

Attaque de chars d’assaut à La Pompelle (marne)

PHOTO ARCHIVE une attaque allemande en juillet 1918

Le fort subi une attaque de chars d’assaut dont 7 sur 15 restent dans nos lignes.

Journal du samedi 1 juin 1918

L’ennemi a prolongé son effort sur sa droite, jusqu’à l’Oise, par de violentes attaques dans la région de l’Ailette. Nos troupes se sont repliées en combattant sur des positions au nord de la ligne Blérancourt-Epagny.
Dans la région de Soissons et plus au sud, les attaques ennemies se sont brisées contre la résistance héroïque de nos troupes, qui ont maintenu leurs positions aux débouchés ouest de la ville et le long de la route de Château-Thierry.
Au centre, l’ennemi a réussi à effectuer une légère avance dans la région au nord de la Marne.
Plus à l’est, ainsi qu’au nord-ouest et au nord de Reims, tous les efforts des Allemands ont été vains. Une contre-attaque, énergiquement menée par nos troupes, nous a permis de reprendre Thillois.
Un détachement des troupes anglaises a enlevé un poste allemand au sud-est d’Arras, et fait quelques prisonniers. Des rencontres de patrouilles au nord-est d’Ypres nous ont valu également quelques prisonniers et une mitrailleuse.
L’ennemi a attaqué un des postes allié au nord-est de Robecq.
L’artillerie ennemie a été active dans les secteurs de Villers-Bretonneux et d’Albert, et entre Festubert et la rivière Clarence.
L’aviation italienne a pris une part active aux combats sur notre front.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1384/18 mai 1918: le char allemand Elfriede présenté au sous-secrétaire d’Etat aux inventions

On parlait aussi base-ball sur le front

Soldats américains expliquant au baseball américaine soldats britanniques / 18 mai 1918

source: https://www.pinterest.fr/pin/812688695228095030/

Le char allemand Elfriede présenté au sous-secrétaire d’Etat aux inventions

Le 18 mai 1918, à Saleux, le char d’assaut allemand Elfried est présenté à Jules-Louis Breton, sous-secrétaire d’Etat aux Inventions. Des officiers et des soldats britanniques sont également présents. Entre le 1 et le 5 juillet 1918, à Bourron, des essais de tirs sont effectués sur Elfried pour vérifier l’efficacité du canon de 37 mm.

source: http://www.cnc-aff.fr/internet_cnc/Internet/ARemplir/parcours/EFG1914/pages_FR/13171.html

Fismes: le 109 e RI résiste aux Allemands

« 109e R.I. – Les 17 et 18 mai 1918 pendant 19 heures interdit le passage de la Vesles à 3 divisions allemandes. – Ce monument a été élevé par les survivants du 109e R.I. à leurs 600 camarades tombés pour la patrie pendant les combats des 27 mai au 2 juin 1940. – Passant souviens-toi »

Lettre d’Henry Novel à ses parents

Mes chers Parents,

Encore cinq jours de cette vie réellement terrible… Cela n’a rien de gai !! Je crois que pendant les quelques jours qui ont précédé j’ai vu le spectacle de désolation le plus terrible que l’on puisse voir. Cela dépasse tout ce que l’on peut imaginer, et les luttes terribles qui se sont déroulées ici sont certes au-dessus de tout ce que l’on peut concevoir.

On se croirait dans un paysage lunaire. Le terrain crevé, bouleversé où tous les trous d’obus s’enchevêtrent s’étend sur des kms et des kms semé de débris de toutes sortes : casques, sacs, obus, douilles, cartouches, tôles, caissons démolis, cadavres de chevaux, etc., le tout percé, crevé, retourné. Les obus n’ont pas épargné un millimètre de terrain. C’est atroce et il faut le voir pour le croire…

Je ne sais pas si je vous ai dit que le camarade qui devait partir avant moi a été avancé… je suis donc le 1er à partir pour le tour de juin et vous me verrez arriver pour les premiers jours du mois prochain. Heureusement, je vous jure que je n’ai jamais attendu avec autant d’impatience le moment de quitter ce bled de désolation…

Je termine car je suis trop abruti pour pouvoir écrire plus longuement, en vous embrassant tous bien affectueusement.

source: https://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-14-mai-1918

Bombardement mortel des alliés sur Valenciennes

Le Samedi 18 mai 1918, par un temps splendide et très chaud, onze avions français et anglais vinrent nous rendre visite à 10 h 1/2 du matin. Ils commencèrent par lancer quelques bombes sur le village de Trith, tuant six civils. Ils planèrent ensuite sur Valenciennes, où stationnait en gare, un train de munitions qu’ils essayèrent de faire sauter. Malheureusement, les bombes tombèrent à peu de distance, faisant quelques victimes, ainsi qu’on le voit dans le rapport circonstancié de la police :
Quatre bombes viennent d’être jetées sur la Ville.

  • La première atteignit une petite remise, appartenant à M. Mineur, teinturier, rue Cahaut.
  • Une seconde tomba sur l’un des bâtiments de M. Lefebvre, blanchisseur dans la même rue. 
  • Une troisième dans un terrain vague, à 200 mètres environ du nouveau pont de l’avenue Villars. .
  • Enfin, la quatrième, à environ 300 mètres du champ d’aviation, en face de l’immeuble portant le numéro 69 de l’avenue de Cambrai.
    Les dégâts furent considérables. Quatre ménages qui habitaient les immeubles portant les numéros 27, 29, 33, 35 de cette avenue se trouvèrent sans abri. De nombreuses vitres furent brisées, tant dans la rue Cahaut, qu’au Clos des Villas.

Les victimes au nombre de sept furent :

  1. Vaillaux Adèle, 58 ans, rue Cahaut, 35, blessée grièvement, admise à l’Hôtel-Dieu.
  2. Belot Alphonsine, Epouse Terrez, 26 ans, rue Cahaut, 27, blessée aux cuisses, admise à l’Hôtel-Dieu.
  3. Vandeville Marcel, 23 ans, hôtelier en garage, près de ]a Citadelle, blessé grièvement, soigné chez lui.
  4. Malesse Clémence, 24 ans, batelière en stationnement à la Citadelle, soignée chez elle.
  5. Caillez Joseph, 30 ans, peintre, demeurant rue Gillis, blessé légèrement au cou.
  6. Gagneaux Malvina, 26 ans, ménagère demeurant rue Cahaut, blessée sur différentes parties du corps, admise à l’Hôtel-Dieu.
  7. Darras Georges, né le 12 septembre 1865, à Noreuil, évacué de ladite commune, domicilié à Valenciennes, 18, rue des Maillets, tué. Ce dernier était occupé à charger des décombres, avenue de Cambrai, et son cadavre fut transporté à la morgue (Hôtel-Dieu).

MM. les docteurs Trouillet et Hédot, qui s’étaient rendus sur les lieux, donnèrent leurs soins aux blessés.

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/07/27/21689563.html

Grève des  midinettes (couturières) à Paris

[18] mai 1917 [à Paris], grève des midinettes [couturières] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

http://www.culture-evreux.fr/EXPLOITATION/Default/doc/OAI_1/oai-bnf.fr-gallica-ark–12148-btv1b53003092v/18-mai-1917-a-paris-greve-des-midinettes-couturieres-photographie-de-presse-agence-rol

Blargies: les Indiens ont payé aussi un lourd tribut à la guerre

Derrière les soldats de la British army, les Indiens ont payé le plus lourd tribut avec 45 tombes à leurs noms ; dans le prolongement du cimetière français. « Ces hommes venaient ici pour gagner un peu d’argent ; les conditions climatiques étaient difficiles pour eux. On ne sait pas grand-chose sur eux finalement », raconte, passionné, Patrick Périmony, le maire

Ce qu’il sait, c’est que plusieurs sont probablement décédés lors d’un bombardement ennemi du 18 mai 1918. « Le village avait dû être évacué car on n’a pas eu de victimes. Tandis que chez les manutentionnaires, beaucoup sont enterrés le 19 mai 1918. L’explosion du stock de munitions a fait exploser les vitres à 3 km à la ronde », raconte l’élu.

Journal du samedi 18 mai 1918

Au cours de la nuit, bombardement violent dans la région d’Hailles.
Vers Mesni1-Saint-Georges, nous avons réussi un coup de main ennemi et fait des prisonniers.
Dans la région au sud de Canny-sur-Matz, nos détachements ont pénétré en deux points dans les lignes ennemies et ramené une quarantaine de prisonniers dont un officier.
Sur la rive sud de l’Oise, une tentative ennemie sur nos petits postes du secteur de Varennes a échoué sous nos feux.
Sur le front britannique, un raid ennemi a été repoussé dans les environs de Moyenne-ville, au sud d’Arras. Grande activité des deux artilleries pendant la nuit dans le secteur du bois de Pacaut au nord d’Hinges.
L’artillerie ennemie a été encore plus active entre Locon et Hinges et de la forêt de Nieppe à Meteren.
Des avions allemands ont bombardé les cantonnements belges. Un aviateur allemand a lancé quatre bombes sur l’hôpital d’Hoogstade.
Les actions d’artillerie, normales sur une grande partie du front, ont pris momentanément un caractère assez vif, notamment dans la région de Pilken. Lutte de bombes à Nieuport, vers Dixmude et à l’ouest de la forêt d’Houthulst.
Des troupes américaines sont arrivées dans le nord de la France, dans la zone occupée par les forces britanniques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1360/24 avril 1918: premier combat mondial entre chars à Villers-Bretonneux ( Somme)

La Bataille de Villers-Bretonneux

La Bataille de Villers-Bretonneux est une bataille de la première guerre mondiale  qui se déroula les 24, 25 et 26 avril 1918 sur le territoire de la commune de Villers-Bretonneux . Elle stoppa l’avance allemande vers l’ouest et préserva la ville d’Amiens d’une occupation par l’ennemi.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Villers-Bretonneux_(1918)

Premier combat mondial entre chars à Villers-Bretonneux

Char-1guerre-mondiale-150x150Le 24 avril, à 3h45, des tirs d’artillerie très denses s’abattaient sur une zone de front alliée tenue par les 62e et 8e D.I. anglaises et allant du bois de Hangard au nord de Villers. A 6h00, les tirs cessaient et quatre divisions d’infanterie allemandes précédées par 13 chars A7V, donnaient l’assaut aux positions anglaises dans le brouillard.

Partout où les chars apparurent, le front fut disloqué et la première ligne traversée et tournée. La panique s’installa rapidement et la plupart des hommes de cette première ligne furent faits prisonniers ou refluèrent en désordre vers l’arrière, talonnés par les Allemands.

Avant 8h00, Villers était investie et la progression vers Cachy se développait. A 10h00, Villers était tombée. Les attaquants commençaient à s’infiltrer dans le bois d’Aquenne au nord et se préparait à donner l’assaut à la deuxième ligne devant Cachy.

C’est alors que trois chars lourds anglais « Mother » sortis du bois d’Aquenne, se heurtèrent aux chars allemands. Au cours de ce premier combat « tank versus tank », les trois chars anglais furent touchés, mais purent regagner le couvert du bois alors que le char allemand « Nike » dut être abandonné sur place.

Un moment plus tard, sept chars légers « Whippet » intervenaient face à Cachy, désorganisant l’attaque imminente de la division d’infanterie allemande 77, mais subissant la perte de 3 chars.

La bataille terminée, deux chars resteront sur le terrain : le « Elfriede » et le « Mephisto ».

Après le repli allemand dans le secteur, le « Mephisto » fut récupéré par les troupes australiennes et envoyé en Australie comme trophée de guerre. Il demeure exposé au Queensland Museum de Brisbane. Il se trouve être de nos jours, le seul char A7V visible et rescapé du ferraillage.

Sur la route D168, en direction de Cachy, un petit monument rappelle le premier duel de l’histoire entre chars allemands (A7V) et chars britanniques (Mark IV et Whippets).

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C’est au bord de la D168, allant de Villers-Bretonneux à Cachy, à la lisière sud du bois d’Aquenne, que se trouve ce petit monument, inauguré le 18 avril 1998, qui rappelle qu’à proximité de ce lieu se déroula le premier combat de chars de l’Histoire. On peut y lire, en trois langues : « Ici le 24 avril 1918 eut lieu le premier combat mondial entre tanks allemands et britanniques ».

C’est au cours de la bataille de Villers-Bretonneux, qui se déroula du 24 au 26 avril 1918, qu’eut lieu le premier combat de chars. Après une préparation d’artillerie dense, à 6H00, le 24 avril, les Allemands attaquèrent la ligne britannique depuis le nord de Villers-Bretonneux jusqu’au bois de Hangard. A 10H00, la ville était tombée et à la fin de la journée les Allemands s’étaient infiltrés dans le bois d’Aquenne, jusqu’à la route Cachy – Fouilloy, au nord et faisait face à la deuxième ligne devant Cachy au sud. Dans la nuit, deux brigades australiennes permirent de reprendre une partie du terrain perdu mais sans parvenir à atteindre Villers-Bretonneux qui fut finalement reprise le 25 dans la soirée grâce à la jonction des deux brigades. Le lendemain, les Français de la division marocaine, ayant relevé les Britanniques dans la nuit, s’élancèrent pour dégager le sud de Villers-Bretonneux mais l’attaque fut mal préparée, avec un barrage d’artillerie inefficace, et la division perdit un tiers de ses effectifs. Le front se stabilisa alors jusqu’au 8 août, date de la contre-offensive alliée et jour de deuil pour l’armée allemande qui fut mise en déroute ce jour-là.

Le premier combat tank contre tank

C’est au petit-matin du premier jour de la bataille, le 24 avril 1918, que treize chars allemands, des A7V, participèrent à l’assaut. Répartis en trois groupes, ils étaient partis de trois points différents à l’ouest de Marcelcave. Leur attaque fut une surprise totale et participa grandement à la mise en déroute des premières lignes britanniques. A 8H00, ignorant leur présence, trois tanks Mark IV furent envoyés pour défendre la seconde ligne. Après avoir traversé le bois l’Abbé, dans un environnement difficile à cause des bombardements au gaz de l’artillerie allemande, les trois engins blindés arrivèrent sur la ligne de front où le tank de leur chef de bataillon, le sous-lieutenant Mitchell , s’aperçut qu’il était face à trois chars allemands. Un déluge de balles de mitrailleuses s’abattit alors sur son tank. Il faut savoir que l’A7V allemand est équipé d’un canon à l’avant et de six mitrailleuses sur le côté (photo n°2) alors que le tank anglais est soit mâle (comme celui du sous-lieutenant Mitchell) avec un canon de chaque côté et quatre mitrailleuses (photo n°3) ou femelle avec six mitrailleuses (les deux autres tanks qui l’accompagnaient). Le char allemand le plus proche de celui du sous-lieutenant Mitchell parvint à l’atteindre une première fois par un coup au but avant de mettre en fuite les deux autres tanks britanniques après les avoir touchés eux aussi. Le tank mâle, qui avait du faire demi-tour pour se remettre en position de tir, avait déjà tiré une vingtaine de coups, tout en roulant, lorsqu’il fut touché une seconde fois. A ce moment là, le char allemand pensait bien avoir mis hors de combat son adversaire mais c’est ce dernier, mis à l’arrêt, qui va alors le toucher au but, à l’avant, rendant son canon hors d’usage et forçant son équipage à l’abandonner, avant de revenir plus tard pour le ramener à l’arrière. Les deux autres chars allemands s’approchèrent du tank anglais mais un tir de ce dernier les mit en fuite. Finalement, pris pour cible par l’artillerie et même un avion, le tank du sous-lieutenant Mitchell fut touché par un tir de mortier à une de ses chenilles et dut être abandonné, mettant ainsi fin au premier combat de chars de l’histoire.

A lire aussi http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/monument-au-premier-combat-de-chars-villers-bretonneux.php

http://1418bd.free.fr/labase/dosmonumLaBornedesTanksVillersBretavril18_80.pdf

Somme : le musée des soldats australiens a été renové

Le musée de Villers-Bretonneux (Somme) a été renové. Il retrace l’histoire du corps expéditionnaire australien qui a stoppé l’offensive allemande les 24 et 25 avril 1918.

http://www.leparisien.fr/societe/somme-le-musee-des-soldats-australiens-a-ete-renove-24-04-2017-6882837.php

http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/armes/les-tanks.html

http://www.g1914-18.com/vbreton.html

 

Un témoignage

http://www.militaria-14-18.fr/temoins-temoignages/un-temoin-premier-combat-tanks-24-avril-1918-devant-cachy-somme-caporal-dominique-richert-chef-de-piece-dans-compagnie-mitrailleuses-infanterie-regiment-332-allemand/

 

Journal du mercredi 24 avril 1918

Un coup de main ennemi a été repoussé à l’est de l’Avre, dans la région de Thennes. Nous avons fait des prisonniers. Activité réciproque de l’artillerie en divers points du front de la Somme, de l’Avre et de l’Oise, ainsi que sur la rive droite de la Meuse. Au nord de Seicheprey, il ne reste plus un Allemand dans nos tranchées.

L’ennemi a bombardé Reims où plusieurs incendies se sont déclarés. Sur le front britannique, des combats locaux avantageux pour nos alliés ont eu lieu dans le voisinage de Robecq, où les troupes ennemies ont été rejetées de quelques-uns de leurs postes avancés.

En Macédoine, l’ennemi a violemment bombardé les villages dont les troupes britanniques et grecques s’étaient antérieurement emparées. Action d’artillerie dans le secteur de Doiran, et de part et d’autre du Vardar.

Dans le Trentin, les Italiens ont attaqué et détruit des postes ennemis aux environs de Mori. Ils ont recueilli des prisonniers. Tirs de concentration dans la conque d’Asiago.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html