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1225/10 décembre 1917: premiers essais du char 1A

Premiers essais du char 1A

Les premiers essais du char 1A, eurent lieu le 10 décembre 1917 à la Seyne.
Les essais officiels eurent lieu, les 21 et 22 dé­cembre 1917, en présence du général Estienne, sur la route de la Seyne aux Sablettes, et sur la plage des Sablettes.
Le char franchit, avec la plus grande facilité, les divers obstacle présentés .
(Tranchées larges de 2 m, précédées et suivies de talus, dont la distance des crêtes est de 3,5 m, fosse large de 3,5 m, murs verticaux de 0,90 m de haut, passage de trous d’obus jointifs de 4 m et de 6 m de diamètre).
A travers bois, le char se comporte bien ; il renverse avec la plus grande facilité, un pin de 35 cm de diamètre et en brise un de 28 cm. En bon terrain, la vitesse a été voisine de 6 km/h.
Le seul point faible constaté, c’est la difficulté des virages :
difficulté due, d’une part, à la longueur portante de la chenille et, d’autre part, à son système de direction et au profil des patins.
Le char tourne assez difficilement en terrain plat et, quant aux tournants sur place, il n’arrive qu’à les esquisser, la chenille freinée patine. Par contre, on observe aucun commencement de déraillement, la chenille reste bien guidée par les galets.
Les essais de tir du canon de 105 sont tout à fait satisfaisants, bien qu’il soit déjà décidé de le remplacer par un canon de 75.
Les aménagements intérieurs sont très ingénieux, très pratiques et recueillent l’adhésion unanime de la commission de réception.
Le char 1 A est à tous points de vue, un appareil remarquable, le plus puissant, le mieux armé, le mieux protégé, et le mieux réalisé avant l’armistice du 11 novembre 1918.
Les caractéristiques sont les suivantes :
Poids : 41 tonnes
Encombrement
Longueur hors tout : 8,35 m Largeur : 2,84 m Hauteur : 1,98 m
Moteur : Renault de 200 CV.
Blindage :
avant du char : 35 mm        parois latérales : 20 mm    toit et plancher : 15 mm     tourelle : 35 mm
Armement :
Une tourelle armée d’un canon de 105 ou d’un 75 et pouvant porter, en outre, 1 mitrailleuse et 3 meurtrières pour fusil-mitrailleur. 1 mitrailleuse placée à l’avant du char dans un masque sphérique.
En outre, 2 meurtrières pour fusil-mitrailleur pratiquées dans la face arrière du char.
Munitions :
si – canon de 105 100 à 120 coups
si – canon de 75 150 à 200 coups
mitrailleuses 2500 à 3000 coups chacune
Equipage : 7 Hommes
Malgré ses qualités évidentes le char 1 A ne fut pas construit en série. On ne le considéra que comme un appareil d’étude.
L’étude et la construction du prototype du char 1 A ont coûté 600.000 francs.
Source : Archives DGA Châtellerault

Le prix Nobel de la paix à la Croix Rouge

Le 10 décembre 1917, le prix Nobel de la paix est décerné au Comité international de la CroixRouge (CICR). C’est la seule attribution du prix Nobel de la paix durant toute la durée de la Grande Guerre. A première vue, cet événement semble confirmer une idée largement répandue selon laquelle les humanitaires œuvreraient pour la cessation des combats. Mais c’est oublier que l’action du CICR durant la der des ders, et même après elle, ne visait pas à la « suppression ou la réduction des armées permanentes » et encore moins à « la formation et la propagation des congrès de la Paix », comme le prévoyaient les critères d’attribution du prix Nobel de la paix.

http://blogs.icrc.org/cross-files/wp-content/uploads/sites/106/2017/06/

Journal du 10 décembre 1917

Italie.-Le 10 décembre, l’artillerie ennemie entrait en scène par des bombardements intenses répartis sur tout le front envisagé, et le 11 deux attaques principales étaient prononcées, qui devaient se poursuivre au cours des journées suivantes.
La première à l’Ouest, à l’aplomb de la Brenta, était dirigée contre les positions du col della Beretta et du col Caprile. Il est bon de remarquer que dans ces montagnes vénitiennes l’expression « col » désigne généralement non un passage mais une cime.

 

1222/7 décembre 1917: Pétain confirme la commande de 4.730 chars

 Le journal de Paul Landowski

monument 37 décembre 1917.- À déjeuner nos amis Millet. Ils devaient venir avec M. Mac Lagan, conservateur du musée de sculpture moderne de Londres. Celui-ci viendra un autre jour. Millet est très optimiste. Il dit avec raison que ce qui se passe dans la coulisse diplomatique est au moins aussi important que ce qui se passe sur les champs de batailles. En ce qui concerne nos difficultés d’unité d’action, un rôle néfaste serait joué par le généralissime anglais, qui fait la guerre absolument suivant la méthode de Joffre. Cela lui coûte terriblement cher et les résultats ne sont absolument pas en rapport avec les petits avantages obtenus. Il n’est pas trop pessimiste au sujet de la Russie. Il assure que Lénine est sincère. Si cela est vrai, jamais il n’arrivera à s’entendre avec les Allemands. Cela est certain. En tout cas, même s’il n’est pas sincère, il a dû pour réussir faire appel à des sentiments de vérité, à des doctrines qu’il sera obligé de mettre en pratique, sous peine de s’effondrer. Donc, impossible de s’entendre avec les Allemands. Attendons. Le moment que nous traversons est capital.

Je profite de ces journées d’attente (que Meaux soit officiellement décidé), pour étudier le difficile projet de monument à Wilbur Wright. Je suis de plus en plus gêné quand je travaille en collaboration. Mon vieil ami Bigot ne m’apporte pas d’idées bien intéressantes. C’est un excellent esprit critique. Quand on lui montre quelque chose, de quelque tendance que ce soit, il juge avec sûreté et vous donne toujours un conseil très libre. Mais lui-même, c’est très curieux, est très décevant dans ses recherches personnelles. Je pense à son concours du Palais de la Paix. Le plan en était parfait. Mais il a habillé tout cela de toute la banalité possible (faux Louis XVI). Navrante architecture d’exposition. Je pense aussi à son monument à Napoléon. Je ne m’arrête même pas à l’idée insensée de penser à un monument à Napoléon. Mais le monument lui-même est conçu de manière irréalisable, très belle gravure, eau forte, mais cela seulement. Voici maintenant notre monument à W[ilbur] Wright. Mon vieil ami n’apporte qu’obélisques ou colonnes doriques. Ce sont d’admirables éléments. Mais les Égyptiens et les Grecs leur ont fait dire tout ce qu’ils avaient à dire. Tout ce que l’on y ajoute ou tout ce que l’on y modifie ne fait que les abîmer. Que l’on fasse un obélisque, d’accord. Mais ne le surmontons pas d’une figure ailée. N’accrochons surtout pas une figure ailée à l’une des arêtes. Ce serait ridicule. Si l’on se décide pour le parti obélisque, faisons-le franchement. Qu’il soit colossal, et dans une merveilleuse matière. Sur le socle, nous pourrons sculpter et graver tout ce que nous voudrons rappelant Wright et son effort. Je cherche un parti franchement sculptural : l’homme volant avec les aigles. J’ai une esquisse qui ne fait pas mal. Mais c’est du symbolisme. Je ne suis pas enthousiaste. Demain matin je cherche un nouveau parti, dans l’esprit du monument Jacquard. Ce sera le parti le meilleur, certainement. Sorte de stèle commémorative.

Pétain confirme la commande de 4.730 chars

chars2Le général Pétain indique le 7 décembre 1917 que 4730 chars légers sont commandés, 1200  devant être fabriqués par l’industrie américaine. En réalité, aucun FT conçu par Renault, le premier blindé fonctionnel pourvu d’un système de tourelle permettant un pointage tous azimuts, ne traverse l’Atlantique. Le 16 février 1918, il avait réclamé 900 chars lourds, dont 600 Liberty en vue de la bataille du printemps 1919, à livrer entre le 1er décembre 1918 et le 1er mars 1919. Pour l’assemblage final de ce type inédit de blindé, élaboré par un joint committee réunissant techniciens américains et britanniques, il était prévu de bâtir une usine interalliée à Châteauroux.

Source: https://etudesgeostrategiques.com/2013/09/13/premiere-guerre-mondiale-les-chars-et-les-americains/

Journal du 7 décembre 1917

France.Le seul secteur où la fréquence des coups de main mérite d’être relevée est celui de la Meuse. Les Allemands y ont prononcé en effet un certain nombre de tentatives, d’ailleurs vaines, les 7, 8 et 9 décembre vers Bezonvaux et Beaumont; le 10, sur le front du bois le Chaume; le 12, à la cote 304, sur la rive gauche de la rivière; le 13, au bois des Caurières, ce fut l’action la plus importante; le 15, au bois le Chaume.

Front britannique.-Le 6 et le 7 décembre, la lutte s’est encore maintenue assez vive vers la Vacquerie. Des engagements locaux se sont produits à l’est de Boursies le 8 et le 10. Une forte attaque a été menée par les allemands le 12, sur un front de 500 mètres environ, à l’Est de Bullecourt. Les assaillants ont pu être rejetés, sauf sur un point. Le 13, le combat a repris et s’est même étendu. Il n’a abouti à aucun résultat appréciable.

Atlantique. –L’Amérique contre les puissances centrales. Le président Wilson a signé, le 7 décembre, la déclaration officielle de guerre des Etats-Unis à 1’Autriche-Hongrie.
 Le destroyer américain Jacob Jones, commandant David Bagley, a été torpillé et coulé, le 6 décembre dans la zone de guerre.

 

1205/20 novembre 1917: (vidéo) la bataille de chars de Cambrai (20 novembre- 6 décembre 1917)

Déclaration de Clémenceau au Sénat

Nous avons accepté d’être au Gouvernement pour conduire la Guerre avec un redoublement d’efforts en vue du meilleur rendement de toutes les énergies.
Nous nous présentons devant vous dans l’unique pensée d’une guerre intégrale (1). Nous voudrions que la confiance dont nous vous demandons le témoignage fût un acte de confiance en vous-mêmes, un appel aux vertus historiques qui nous ont faits Français. jamais la France ne sentit si clairement le besoin de vivre et de grandir dans l’idéal d’une force mise au service de la conscience humaine, dans la résolution de fixer toujours plus de droit entre les citoyens comme entre les peuples capables de se libérer. Vaincre pour être justes, voilà le mot d’ordre de tous nos Gouvernements depuis le début de la Guerre. Ce programme à ciel ouvert, nous le maintiendrons.
Nous avons de grands soldats d’une grande histoire, sous des chefs trempés dans les épreuves, animés aux suprêmes dévouements qui firent le beau renom de leurs aînés. Par eux, par nous tous
l’immortelle Patrie des hommes,  maîtresse de l’orgueil des victoires    poursuivra dans les plus nobles ambitions de la paix le cours de ses destinés.
Ces Français que nous fûmes contraints de jeter dans la bataille, ils ont des droits sur nous. Ils veulent qu’aucune de nos pensées ne se détourne d’eux , qu’aucun de nos actes ne leur soit étranger. Nous leur devons tout, sans aucune réserve. Tout pour la France saignante dans sa gloire, tout pour l’apothéose du Droit triomphant (2).  Un seul devoir demeurer avec le soldat, vivre, souffrir, combattre avec lui (3). Abdiquer tout ce qui n’est pas de la Patrie. L’heure nous est venue d’être uniquement Français, avec la fierté de nous dire que cela suffit.
Droits du front et devoirs de l’arrière, qu’aujourd’hui tout soit donc confondu.Que toute zone soit de l’armée. S’il doit y avoir des hommes pou retrouver dans leurs âmes de vieilles semences d haines, écartons-les.
Toutes les nations civilisées sont engagées dan la même bataille contre les formations modernes des vieilles barbaries (4). Avec tous nos bons alliés nous sommes le roc inébranlable d’une barrière qui ne sera pas franchie. Au front de l’alliance à tout heure et partout, rien que la solidarité fraternelle, le plus sûr fondement du monde à venir (… )
Il y a eu des fautes. N’y songeons plus que pour les réparer.

la suite : http://mapage.noos.fr/moulinhg01/Histoire/1.guerre.mondiale/Clemenceau.nov17.html

La bataille de Cambrai (20 novembre- 6 décembre 1917)

I. Weltkrieg 1914-1918
Gesprengter englischer Tank im Bourlon-Wald

La bataille de Cambrai est une bataille de la Première Guerre mondiale qui s’est déroulée du 20 novembre au  aux environs de Cambrai. Lors de cette offensive, les Britanniques ont utilisé pour la première fois en masse des chars d’assaut (en anglais tank, « réservoir »), les Mark IV. Cette offensive, initialement une réussite, fut cependant largement entamée par la contre-offensive allemande.

Cambrai était en 1917 un point clé pour le ravitaillement de la ligne Siegfried (Siegfried Stellung), appelée ligne Hindenburg par les Alliés, et la crête voisine du bois de Bourlon, si elle était prise, permettrait de menacer l’arrière allemand vers le nord.

Ernst Jünger, qui participa à cette bataille, a décrit dans Orages d’acier l’horreur et la fascination qu’elle lui a inspiré.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Cambrai_(1917)

https://strategietotale.com/forum/81-le-front-ouest/193458-dossier-la-bataille-de-cambrai-20-novembre-1917-6-decembre-1917

Le livre: https://www.mollat.com/livres/635407/bernard-delsert-le-triomphe-des-tanks-a-cambrai-20-novembre-1917

La bataille de Cambrai (20 novembre- 6 décembre 1917)

En novembre 1998, le tank Deborah est exhumé avec précaution…

Enterré depuis 100 ans, le tank Deborah, poignant témoignage de l’histoire de la Bataille de Cambrai, est sorti de terre, à Flesquières (Nord).

Le 20 novembre 1917, la Bataille de Cambrai fait rage. Le tank Deborah 51 est abattu de cinq tirs d’obus à la sortie du village. Six des huit membres d’équipage du tank sont tués. Le lendemain, le char est capturé puis enterré par les Allemands dans une fosse initialement prévue pour accueillir un blockhaus.

Le 5 novembre 1998 est le jour incroyable où le rêve de Philippe Gorczynski, hôtelier-restaurateur cambrésien passionné d’histoire, est devenu réalité. À force de recherches et de témoignages, le lieu de l’excavation est localisé. Après avoir creusé sur une profondeur de 2 m, la présence du char est détectée. Ce n’est que deux semaines plus tard, le 20 novembre 1998, avec l’aide notamment de l’armée britannique, que Deborah sera complètement dégagée.

source: http://www.aisnenouvelle.fr/33807/article/2017-07-28/lincroyable-aventuredu-tank-deborah

Forum sur le sujet: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Pages-d-Histoire-Artillerie/Artillerie-Speciale-chars-d-assaut/attaque-chars-masnieres-sujet_553_1.htm

http://www.crid1418.org/espace_scientifique/archeo/char_flesquieres_1.htm

(vidéo) La bataille de Cambrai: le succès d’un jour

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https://www.youtube.com/watch?v=hynncAX6szs

 Journal du mardi 20 novembre 1917 à travers Le Miroir

Sur la rive droite de la Meuse, la lutte d’artillerie s’est poursuivie activement, et, notamment sur le front du bois Le Chaume.
Sur le front britannique, activité d’artillerie de part et d’autre. Des troupes écossaises du Warwickshire ont exécuté avec succès, un coup de mai vers Monchy-Le-Preux et à Greenland Hill, au nord de Roeux.
Les Italiens ont fait encore 200 prisonniers aux Austro-Allemands, qui continuent à masser des troupes entre la Brenta et la Piave, ainsi que sur le plateau des Sept-Communes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1195/10 novembre 1917: une école de chars à Bourg ( Haute-Marne)

Le Bataillon débarque à Marseille en gare d’Arenc et reçoit l’ordre d’aller occuper la partie du camp Delorme qui lui est affecté.

Du 11 au 15 novembre

Ordre n° 1 : Des bagarres ayant eu lieu entre les Canaques et les Zouaves, les IN des 1ère et 2ème Compagnies, CM et SHR resteront consignés au camp jusqu’au départ. Un officier des 1ère et 2ème Compagnies restera en permanence au camp et dès 17 H, des sentinelles seront placées aux deux issues des baraques occupées par ces unités. Les commandants des 1ère et 2ème Compagnies réuniront leurs hommes, leur feront une théorie morale et calmeront les esprits.

Le lieutenant DELMAS devançant la colonne quittera Marseille le 16.

La suite sur http://www.bmp-1916.com/novembre-1917.php

Une école de chars à Bourg ( Haute-Marne)

Une école des chars à Bourg : Le 10 novembre 1917, le capitaine Georges Patton installe l’école des chars à Bourg. Le 22 février 1918, 200 hommes sont formés et rejoignent le front. L’utilisation des chars a largement contribué à la victoire des Alliés.

source: http://www.langres.fr/les-ecoles-de-guerre-americaines-198

Sur l’incorporation de la classe 1917

Le  général Gallienni est entendu à la Chambre des députés par la commission de l’armée sur l’incorporation immédiate de la classe 1917.
Voir aussi :  la séance du 30 novembre 1915, discussion du projet de loi relatif à l’appel sous les drapeaux de la classe 1917

Le traumatisme de Caporetto (suite)

La bataille de Caporetto (24 octobre – 12 novembre 1917), soit la douzième bataille de l’Isonzo, a représenté un traumatisme profond pour la nation italienne. Aujourd’hui encore, dans le langage courant, le mot « Caporetto » est synonyme de défaite, de désastre. Si la Grande Guerre a été la « frattura epocale » (Mario Isnenghi) qui a inauguré le XXe siècle, Caporetto a été, dans le cadre de la catastrophe européenne et notamment pour l’Italie, un traumatisme dans le traumatisme, de surcroît pluriel. Plus d’un après la Strafexpedition (expédition punitive) lancée par les Autrichiens en mai-juin 1916 contre le front italien, et à la suite de l’épuisement des troupes par la guerre de position, depuis l’été 1917 les Hauts Commandements autrichiens obtiennent de l’Allemagne des renforts, des divisions d’élite rompues aux techniques de l’attaque. En septembre 1917, sous le commandement, entre autres, du Général Otto von Below, les unités allemandes appliquent la stratégie de l’encerclement et du lancement de gaz asphyxiants. Leur première attaque a lieu le 24 octobre 1917 sur une ligne montagneuse comprise entre Plezzo et Tolmino (aujourd’hui en Slovénie), prenant les troupes italiennes, non préparés par le Général en chef Luigi Cadorna à une guerre de défense, totalement au dépourvu. Entre Plezzo et Tolmino, à la hauteur du village de Caporetto, s’ouvre la grande vallée du Frioul. C’est là que les troupes d’assaut autrichiennes et allemandes ouvrent une brèche qui les conduit, longeant le cours de l’Isonzo, vers les plaines, au-delà du fleuve Tagliamento, jusqu’à un autre fleuve célèbre, le Piave. Entre le 24 octobre et le 12 novembre, les soldats italiens – arrachés depuis 1915 à leur vécu et à leurs habitudes par la conscription nationale obligatoire, soumis déjà à la violence des combats sur les montagnes orientales, aux conditions inhumaines des tranchées et aux bouleversements sensoriels, perceptifs et plus largement physiques – sont repoussés par les Autrichiens, et subissent le choc supplémentaire d’une défaite assortie de l’accusation de désertion et de trahison par les Hauts Commandements.

la suite sur https://www.fabula.org/actualites/le-traumatisme-de-caporetto-histoire-litterature-et-artscolloque-internationalparis-9-et-10_79686.php

Journal du samedi 10 novembre 1917

Nous avons exécuté avec succès des coups de mains en Argonne et sur la rive gauche de la Meuse, dans la région du bois d’Avocourt, nous avons ramené des prisonniers.
Deux attaques allemandes, précédées d’un violent bombardement, l’une sur nos positions du bois Le Chaume, l’autre en Lorraine, dans la région d’Arracourt, ont été repoussées. L’ennemi a subi des pertes sérieuses et laissé des prisonniers entre nos mains.
En Haute-Alsace, un de nos détachements a fait une incursion dans les tranchées allemandes au nord-ouest de Bisel (région de Seppois). Il a détruit les abris, capturé du matériel et est rentré au complet dans ses lignes.
Les Anglais ont réussi un coup de main à l’est d’Hargicourt.
Sur le front belge, activité d’artillerie aux abords de Dixmude et au sud de Nieuport.
En Macédoine, duel d’artillerie dans la région de Doiran et au nord de Monastir où nos tirs de destruction ont provoqué des explosions dans une batterie ennemie. Un monitor britannique a bombardé les batteries ennemies de Nechori, à l’embouchure de la Strouma.
Les Italiens ont achevé leur repli et se sont installés sur leurs positions de défense.
Les Anglais ont enlevé en Mésopotamie Tekkrit, à 185 kilomètres au nord de Bagdad.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1177/23 octobre 1917: la bataille de la Malmaison (02)

23-25 octobre 1917, la bataille de la Malmaison (02)

L’offensive qui commence le mercredi 23 octobre 1917 à 5h 15 du matin illustre la nouvelle stratégie définie par le général Pétain et qui consiste à mener des opérations à objectifs limités.

L’offensive est menée sur un front de 12 kilomètres entre Ostel et Vauxaillon par les trois corps d’armée de la VIe Armée commandée par le général Maistre : le 14e Corps d’armée (général Marjoulet), le 21e Corps d’armée (général Degoutte) et le 11e Corps d’armée (général Maudhuy).

L’attaque de l’infanterie a été précédée du 17 au 23 octobre par une intense préparation d’artillerie (3 millions d’obus tirés, soit plus de la moitié des projectiles tirés avant l’offensive Nivelle sur un front 3 fois plus long). Les chars d’assaut (48 Schneider et 20 Saint-Chamond) sont à nouveau engagés pour appuyer les fantassins, mais avec des résultats plus concluants qu’en avril et en mai.

Avant 6 h 30, le fort de La Malmaison est pris par un bataillon du 4e Zouaves: ce n’est plus depuis longtemps qu’un amas de ruines. Le 24, la progression se poursuit du côté de Vauxaillon. Le 25, l’Ailette est atteinte au nord de Pargny et de Filain. Les Allemands préfèrent alors abandonner les positions qu’ils occupent encore sur le plateau du Chemin des Dames, à l’est de la ferme de la Royère et jusqu’à Craonne. Dans la nuit du 1er au 2 novembre, ils se replient au nord de l’Ailette, sur les hauteurs qui dominent Laon.

Les résultats de l’offensive ont été largement médiatisés par la presse et les actualités du cinéma aux armées qui montrent avec complaisance les canons pris à l’ennemi et les nombreux Allemands faits prisonniers. Comme si l’on voulait dire : enfin une victoire au Chemin des Dames !

L’offensive de La Malmaison est présentée comme le contraire de l’offensive Nivelle du mois d’avril. Elle conforte l’image de Pétain économe de la vie des soldats. Les pertes de la VIe Armée française entre le 15 octobre et le 30 novembre s’élèvent à 4 329 tués, 20 225 blessés et 1 953 disparus.

https://www.chemindesdames.fr/fr/le-chemin-des-dames/histoire/les-evenements-et-la-memoire/les-grandes-batailles-du-chemin-des-2

lire aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Malmaison

et http://chtimiste.com/batailles1418/combats/la%20malmaison1917.htm

Le char du lieutenant Le Poëtvin endommagé à la Carrière des obus

Ce char appartenait à la 2e Batterie du Groupe AS8. C’était le char n° 1 de la Batterie (♥1).
Cette batterie était commandée par le Lieutenant Le Poëtvin et le Schneider M2 n° 62339 était le char avec lequel il a débarqué près de Vailly, pour les combats de la Malmaison d’octobre 1917.
Le Groupe AS8 a quitté par voie ferrée le camp de Champlieu le 17 octobre 1917, et débarqué le même jour en pleine voie au niveau de Moulin St Pierre (Ouest de Vailly-sur-Aisne).
De nuit, le Groupe a rallié sa position de rassemblement, 200 m au Nord-Ouest de Vailly-sur-Aisne, le long de la route de Jouy.
Dans la nuit du 22 au 23 octobre 1917, le Groupe AS8 a rejoint sa Position d’Attente à la carrière des obus (Nord/Ouest de Jouy).
Cette unité, qui était à la disposition de la 43e DI, devait appuyer le 149e RI dans son attaque vers Chavignon.
Le 23 octobre 1917 à  2h15, les Allemands déclenchèrent un tir d’artillerie dont un des obus de 15 cm, touchant de plein fouet le Schneider n° 61399, le  mis hors de combat. Trois membres de l’équipage furent tués dans le char et deux autres blessés  :
Tués :    Maréchal des Logis Pierre Auguste Benoit  (pilote en titre du char)
Canonnier Auguste Hyacinthe Guichard
Canonnier Pierre Marie Halgand
Blessés : Canonnier Paul Mayonbe
Canonnier Auguste Touchet
Canonnier Charles Eugène Gavard
Un de ces trois hommes n’appartient pas au char, mais il est impossible, au travers des documents, de dire lequel.
Le Lieutenant Le Poëtvin et un ou deux hommes de cet équipage qui devaient dormir dehors ont échappé à ce coup au but.
Le char a été percé au milieu du toit, et l’explosion à l’intérieur du char a défoncé le blindage du côté droit du char.
Au déclenchement de l’attaque, le Lieutenant Le Poëtvin a pris comme char de commandement le char n° 61336 et mené le reste de sa batterie avec les autres chars du Groupe AS8 jusqu’à la croupe au Sud-Est de Chavignon.
Le Schneider n° 61339 a pu être remorqué jusqu’à Condé sur Aisne.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/156-classement-individuel/schneider-ca1/1820-61339

Journal du mardi 23 octobre 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, nous avons attaqué, à la gauche de l’armée britannique, sur un front d’un kilomètre. Nos troupes, enlevant tous leurs objectifs, ont sensiblement progressé au nord-est de Veldock. Un certain nombre de prisonniers sont restés entre nos mains, ainsi que 2 canons de campagne. L’ennemi a faiblement réagi par son artillerie. Les Anglais, dans cette même région, ont exécuté de part et d’autre de la voie ferrée d’Ypres à Staden des opérations qui ont abouti à une avance satisfaisante.
Sur le front de l’Aisne, violente canonnade dans le secteur Epine de Chevrigny-Panthéon, et dans la région de Cerny. Une de nos reconnaissances a fait 10 prisonniers, dont 1 officier.
Sur le front de Verdun, actions d’artillerie assez vives au bois d’Avocourt et au nord du bois le Chaume.
Un avion allemand a été abattu et six autres contraints d’atterrir, désemparés, dans leurs lignes. Du 11 au 20, dix-neuf avions et trois ballons ennemis ont été abattus : vingt-huit appareils ont été sérieusement endommagés.
Sur le front de Macédoine, notre artillerie a continué ses tirs de destruction dans la région Vardar-Doiran et au nord de Monastir. Nos patrouilles ont pénétré dans les tranchées et ramené du matériel. Au nord-ouest de Pogradec, nous avons capturé 50 autrichiens.
Les Russes ont réussi à faire sortir du golfe de Riga les forces principales de leur flotte. Un sous-marin anglais a fait sauter un transport allemand.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

Le président de la République portugaise à Paris

Guerre 1914-1918. « Le président de la République portugaise à Paris », le le 23 octobre 1917. De gauche à droite, au premier plan : M. Soarès, ministre des Affaires étrangères, M. Joao Chagas, ministre du Portugal à Paris, Mr Bernadino Machado, Mme Joao Chagas et M. Affonso Costa, président du Conseil. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du mercredi 24 octobre 1917.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

Livre: Il était nettoyeur de tranchées en 1917

C’était le 23 octobre 1917, un début de soirée d’automne, Ferdinand n’avait pas encore 20 ans, il venait d’obtenir son baccalauréat. Affecté sur le front de l’ouest, il exécutait dans des conditions difficiles les ordres reçus, alors qu’une montée à l’assaut se préparait après le passage de la première vague… Il perçut le sinistre sifflement de l’obus et une puissante déflagration…touché à la tête par un éclat, il gît dans le sang et dans la boue. Ferdinand Angousture était un Nettoyeur de Tranchées, mais ce n’était ni un « zigouilleur » ni un « tueur ». Il était un jeune Poilu engagé dans un conflit, pour participer à la libération de la France. La personnalité de ces soldats n’a jamais été bien définie. Qui étaient-ils ? Quel était leur rôle ? Remettre à l’honneur ces combattants de l’extrême qui, sous les déluges mortels de feu et de plomb, préparaient la victoire attendue, reste la modeste ambition de ce récit.

source: http://www.lespressesdumidi.fr/livres-jacqueline-chiappetta/product/5325-il-etait-nettoyeur-de-tranchees-en-1917-de-claude-secondi.html

 

1179/25 octobre 1917: Aisne: première victoire des chars

Aisne: première victoire des chars

À l’ouest comme à l’est, le 16 avril 1917, les combats sur le Chemin des Dames sont accompagnés par les tous premiers engagements des chars français. Cependant, les deux attaques menées vers Berry au-Bac puis dans le secteur de Laffaux, le 5 mai, sont des demi-échecs. Très lents, engagés sur des terrains découverts, la plupart du temps surmontés de bidons d’essence du fait de leur énorme consommation, ils sont vite transformés en cibles de choix pour l’artillerie allemande. Pour autant, le général Estienne, nommé responsable de l’artillerie d’assaut depuis août 1916, parvient à convaincre Pétain d’engager une nouvelle fois les chars. Le 23 octobre, à 5 heures 15, plusieurs groupements de chars Schneider et Saint-Chamond équipés de radios T.S.F. franchissent les premières lignes de défense allemande et accompagnent les troupes d’assaut jusqu’à leurs objectifs. Malgré cette percée encourageante, les chars subissent à nouveau de lourdes pertes : six d’entre eux sont totalement détruits et quinze autres tombent en panne. Cependant leur tâche d’accompagnement et de soutien est menée jusqu’au bout. Offensives de chars Histoire d’une reconquête Histoire d’une offensive LA BATAILLE DES OBSERVATOIRES 1ÈRE VICTOIRE DÉCISIVE DES CHARS FRANÇAIS Découvrez le programme du Centenaire sur http://www.aisne14-18.com et sur la brochure disponible gratuitement dans tous les Offices de Tourisme de l’Aisne Retrouvez « Aisne14-18 » sur Fort de la Malmaison – L’observatoire © Archives départementales 02 © Collection privée À l’assaut du Chemin des Dames Soissonnais < Aisne < Picardie < France Le 25 octobre, les chars Saint-Chamond accompagnent toujours les troupes du 14e corps d’armée dans la prise des villages de Pinon et le 1er B.C.P. atteint, grâce à eux, Chavignon et Bruyères. Pour la première fois de l’année 1917, les chars français mène un assaut victorieux.

source: http://picardie.media.tourinsoft.eu/upload/NEW-A-lassaut-du-chemin-des-dames2.pdf

Les bolcheviks et Lénine prennent le palais d’Hiver

Dans la nuit du 24 au 25 octobre 1917, après s’être emparés des postes clés de Petrograd sans grande difficulté, les bolcheviks réussissent à pénétrer dans le palais : une courte fusillade contre une résistance modeste a suffi (une poignée de soldats et cosaques monarchistes face à quelques centaines de « gardes rouges »). Dans la foulée, Lénine est élu président du Conseil des commissaires du peuple. C’est le point d’orgue de la révolution de 1917 et un véritable coup de force, qui ne s’apparente en rien à la mobilisation spontanée de Février, mais n’en est pas moins une révolution.

http://www.lhistoire.fr/les-%C3%A9v%C3%A9nements-russes-vus-par-la-presse-fran%C3%A7aise

Parution de la Baïonnette

source: http://labaionnette.free.fr/1917/b121.htm

Journal du jeudi 25 octobre 1917 à travers Le Miroir

La nuit a été généralement calme sur tout le front d’attaque, au nord de l’Aisne. L’ennemi n’a tenté aucune réaction d’infanterie et s’est borné à bombarder nos nouvelles lignes, notamment dans la région de Vaudesson. Le chiffre des prisonniers atteint 8.000 dont 160 officiers et les états-majors de trois régiments dont les colonels sont parmi eux. Deux divisions ennemies qui avaient été placées en réserve, ont été engagées et ont subi de fortes pertes. Dans le matériel capturé, il y a 70 canons.
Canonnade assez vive à l’est et à l’ouest de Cerny. Nos reconnaissances ont pénétré en plusieurs points dans les tranchées allemandes, ramenant des prisonniers.
En Champagne, nous avons réussi deux coups de main, à la butte de Tahure et à l’ouest d’Auberive.
Vives actions d’artillerie sur la rive droite de la Meuse. L’ennemi a été chassé d’un ouvrage de notre ligne avancée où il avait pu pénétrer.
Les Anglais ont repoussé une attaque allemande sur leurs positions en forêt d’Houthulst. Ils ont réussi un coup de main au sud-est de Gavrelle.
Les Austro-Allemands dessinent leur offensive sur le plateau de Bainsizza et la région du Rombon. Les Ita1iens, qui n’ont pas été surpris, résistent énergiquement à à cet assaut.

 

1052/20 juin 1917: Charles Vally, mutin,  fusillé

Charles Vally, mutin,  fusillé

Les mutineries de mai-juin 1917 effraient l’état-major. Il prend plusieurs mesures pour calmer le mouvement. La répression frappe plusieurs milliers d’hommes mais peu de condamnations à mort seront exécutées. Et ceux qui l’ont été pourraient avoir été tirés au sort. Comme le jeune Charles Vally, dans l’Aisne.

Ce 20 mai 1917, le 60ème bataillon de chasseurs à pied est enfin au repos . Il est temps. Depuis 1914, il a été de presque toutes les grandes batailles de la guerre : Lorraine, Artois, Verdun, Somme, chemin des dames. Ceux de 14 se compteraient presque sur les doigts d’une main.

Mais ce repos bien mérité n’est pas vraiment serein . Depuis quelques jours, des mutineries éclatent un peu partout le long du front. Et les chasseurs à pied sont pris dans le mouvement. Le commandant Belléculée doit faire face à la colère des soldats, toujours au même sujet : les permissions. Ils manifestent un peu mais surtout, dans la nuit du 4 au 5 juin, les 8èmes et 9èmes compagnies refusent de se mettre en tenue pour quitter leurs abris. Le lendemain, les mutins sont rassemblée, désarmés, encadrés et mis en état d’arrestation.

La hiérarchie veut faire un exemple et les procès ont lieu les 10 et 12 juin. Mal défendus, 16 militaires sont condamnés à mort. Seuls Vally et un clairon, Louis Flourac, seront exécutés.

Au total, 19 chasseurs ont refusé d’obéir . Selon l’enquête menée en 1925 à la demande de sa famille, Vally aurait été l’un des meneurs. Il haranguait les autres. Il était mal noté de sa hiérarchie : « esprit indiscipliné, très renfermé, tenant des propos très anarchistes « . Mais ceux qui ont vu leurs peines commuées n’étaient souvent pas mieux vus.

Dès lors, pourquoi Vally ? Presque un siècle après, personne n’a la réponse. Mais il est possible qu’un tirage au sort ait eu lieu pour désigner ceux qui allaient expier la faute. Quant aux autres, l’histoire ne dit pas ce qu’ils sont devenus. Nombre de mutins condamnés mais non exécutés ont ensuite été renvoyés en première ligne, sur des postes particulièrement dangereux. Une autre forme d’exécution, qui ne dit pas son nom.

source: http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/20-juin-1917-charles-vally-mutin-fusille_1756055.html

lire aussi: http://www.blamont.info/textes852.html

https://books.google.fr/books?id=kCTABQAAQBAJ&pg=PA34&lpg=PA34&dq=charles+vally+fusill%C3%A9&source=bl&ots=ce_o8maw-P&sig=Fy1uiyAyUMjjYXCHJpz6wn6uDZ8&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj6jICPoJrUAhXHKsAKHS9NA3IQ6AEINzAD#v=onepage&q=charles%20vally%20fusill%C3%A9&f=false

Journal du mercredi 20 juin 1917 à travers Le Miroir

Violente lutte d’artillerie en Champagne, entre le mont Blond et le mont Cornillet. Une forte contre-attaque allemande sur les positions que nous avons conquises dans cette région a été brisée par nos feux. L’ennemi a subi des pertes sérieuses et a laissé de nouveaux prisonniers entre nos mains.
Des tentatives ennemies sur nos petits postes au nord de Saint-Quentin et vers la tranchée de Calonne ont échoué. Rencontres de patrouilles en forêt de Parroy; nous avons fait quelques prisonniers dont un officier.
Les Anglais ont exécuté des coups de main sur les positions allemandes au sud-est du Verguier et vers la route Bapaume-Cambrai. L’ennemi a eu un certain nombre de tués et ses abris ont été détruits. Nos alliés ont marqué une légère avance sur le champ de bataille d’Arras en faisant 35 prisonniers. 4 canons de campagne sont tombés entre leurs mains. Ils ont abattu 6 avions ennemis.
M. Hoffmann , chef du département politique au Conseil fédéral suisse a dû démissionner à la suite de la découverte d’un télégramme chiffré envoyé par lui à Petrograd et qui transmettait des propositions allemandes en vue d’une paix séparée avec la Russie.
Une crise ministérielle s’est produite à Vienne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Pétain a cru aux chars

Dès le 20 juin 1917, Pétain  a demandé que soit lancée la fabrication de 1 500 chars pour le printemps de 1918 et, lors de la bataille de La Malmaison en octobre 1917, il leur fait jouer un rôle important. Enfin, il n’attaque jamais sans une concentration très forte de l’artillerie. La guerre de 1914-1917 est finie. Celle de 1918, qui annonce la Seconde Guerre mondiale, commence.

L’importance des changements apparait en pleine lumière lors de l’offensive de La Malmaison le 23 octobre, la veille de Caporetto. Le général Pétain osa relancer l’Armée française à l’assaut dans la zone des mutineries et de l’échec d’avril du général Nivelle. Et, cette fois, le Chemin des Dames tomba avec des faibles pertes: 16 000 hommes  -dont moins de 2 300 tués-  au lieu des 100 000 d’avril 1917. Cette victoire illustrait la nouvelle conduite de la guerre, rendit confiance dans le Haut-Commandement et recréa l’espérance de la victoire. Dès lors, les mutineries étaient entrées dans l’histoire.

La suite sur http://ufacbagnolet.over-blog.com/article-36007807.html

Louis Flourac, fusillé pour l’exemple

En Ariège, comme ils le font depuis plusieurs années, c’est autour du monument aux morts de Saint-Ybars qu’aujourd’hui, à 15 heures, se retrouveront les membres de la Libre-Pensée ariégeoise et tous ceux qui souhaiteront les accompagner dans ce combat contre l’oubli et l’infamie infligés à ces combattants.

Il faut rappeler que sur ce monument figure désormais le nom de Louis Flourac, jeune soldat de 24 ans qui fut, en juin 1917, l’un de ces trop nombreux soldats fusillés pour l’exemple (1) afin de «maintenir l’obéissance» dans les troupes.

source: la dépêche: http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/11/1486219-se-souvenir-de-louis-flourac-et-de-tous-les-fusilles-pour-l-exemple.html

(video) https://www.youtube.com/watch?v=oUJyMBG4deo