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1023/22 mai 1917: en marge du Chemins des dames

En marge du Chemins des dames

Il faisait chaud dans ce bois que les hauteurs du Chemin des Dames protégeaient des vents du nord. Le soleil, impla- cable, dardait ses rayons de feu. Et la faible brise, qui, par instants, soufflait dans la vallée de l’Aisne, jie parvenait pas à rafraîchir le temps orageux. A peine cette brise, d’ailleurs, ridait-elle légèrement les eaux de la rivière et du canal latéral dont les larges méandres allaient se perdre à travers les collines boisées et verdoyantes du Soissonnais. On était au 20 mai 1917.

La suite sur

http://www.horizon14-18.eu/wa_files/la_20prise_20des_20bastions_20de_20chevreux.pdf

Le 152 ème RI au chemin des dames

Le 152e, dont le lieutenant-colonel Barrard a pris le commandement, va encore jouer un rôle plein d’honneur dans la longue bataille duChemin des Dames, où, pendant plusieurs mois, les armées en présence semblent avoir concentré tous leurs efforts le 22 mai 1917, au Plateau des Casemates, qu’il enlève en quelques minutes, le 25 juin, à la Grotte du Dragon, où il fait 300 prisonniers le 24 juillet, sur le Plateau de Vauclerc.

source: http://immo4you.over-blog.com/article-le-152-regiment-d-infanterie-grande-guerre-de-14-18-97341271.html

Carnet de route d’Alain Semblanet

21 Mai 1917  Nous sommes relevés ce soir par le 3ème Bataillon 10ème Compagnie. Aussi bien l’attendions nous cette relève avec une hâte fébrile ; les hommes sont surmenés par le manque de sommeil, les travaux de nuit, les continuelles alertes. La relève s’est effectuée dès la tombée de la nuit dans le plus grand silence et sans encombre. La 10 ème , réserve jusqu’ici, occupait en arrière les abris du Centre Jouffroy ; toutefois au lieu de prendre ses emplacements nous avons été arrêtés au premier tournant que le boyau de Bauve dans les cagnas humides et sales, car nous sommes alertés, les Boches, devant, présume t-on, attaque éminemment. Je suis de jour .
Le temps change et il pleut toute la nuit. J’ai dû conduire la corvée de soupe au ravin des cuisines tout près de Vassogne et nous ne sommes rentrés qu’au petit jour, crottés et trempés comme au plus mauvais jours….

Journées des 21 et 22 mai 1917

Insigne épinglette carton Ehrmann Journées des 21 et 22 mai 1917 Verdun Hôtel de ville détruit par les Allemands Février 1916 Le devoir social Reconstitution des foyers détruits par la guerre.

Journal du mardi 22 mai à travers Le Miroir

Sur le chemin des Dames, la lutte d’artillerie s’est poursuivie dans la région nord-ouest de Braye-en-Laonnois et sur le front Cerny-Hurtebise. Une attaque allemande vers la ferme Froidmont a été brisée avant d’avoir abordé nos lignes. L’ennemi n’a fait aucune autre tentative.
Canonnade entre la Miette et l’Aisne et au nord-ouest de Reims. Nous avons progressé et fait des prisonniers dans la région de Chevreux.
En Champagne, nous avons effectué une opération importante dans deux secteurs du massif de Moronvilliers. Nos troupes ont enlevé plusieurs lignes de tranchées ennemies sur les pentes nord du mont Cornillet, d’une part, du Casque et du Téton, de l’autre. Les contre-attaques allemandes ont été rejetées avec de grosses pertes. Nous avons fait 800 prisonniers.
Cent avions ont jeté 2.200 kilos d’explosifs sur les gares de la région Epoye-Bétheniville.
Les Anglais, après avoir pris la première ligne de la position Hindenburg, entre Bullecourt et Fontaine-les-Croisilles, ont enlevé la ligne de soutien. Ils ont rejeté des contre-offensives et fait 150 prisonniers. Ils ont réussi un raid près de Loos et repoussé une forte patrouille ennemie près de Messines.
Activité d’artillerie sur le front belge.

 

1009/ 8 mai 1917: 2.- L’enfer du Mont Cornillet (Marne)

  • Carnet du mardi 8 mai 1917 à travers Le Miroir
Au cours de la journée, l’ennemi n’a pas renouvelé ses tentatives dans la région au nord du moulin de Laffaux et sur le chemin des Dames. La lutte d’artillerie s’est poursuivie avec violence, notamment vers Hurtebise et dans le secteur de Craonne, où nos troupes ont consolidé leurs positions sur le plateau de Californie. Au dire des prisonniers faits sur cette partie du front, quatre régiments frais, qui ont participé aux attaques infructueuses sur ce plateau, ont subi de très grosses pertes.
Au nord-ouest de Reims, nous avons réussi une opération de détail qui nous a permis d’élargir sensiblement nos positions au sud de Sapigneul. Une centaine de prisonniers, dont deux officiers, sont restés entre nos mains.
Sur le front britannique, l’ennemi a, par trois fois, contre-attaqué les positions de nos alliés au sud de la Souchez. La première vague, qui a réussi à atteindre la pente en avant des tranchées, a été détruite par les feux d’infanterie et de mitrailleuses. Les autres ont dû refluer en désordre. Pas un Allemand n’est parvenu jusqu’à nos alliés.
En Macédoine, nos troupes, de concert avec les contingents venizelistes, ont occupé les avancées ennemies sur un front de 5 kilomètres.

Malheurs du  18 ème régiment d’infanterie de Paul au Chemin des Dames

Du 4 au 8 mai 1917, le 18e régiment d’infanterie de Pau a perdu dans les combats de Craonne (Aisne), 20 officiers et  824 hommes .Le régiment est cité à l’ordre de l’armée, puis mis au repos quelques jours. Le 27 mai au moment de repartir vers Craonne, plusieurs incidents graves se déroulent.

Le 7 juin, 14 hommes inculpés de révolte sous les armes passent en Conseil de Guerre. Cinq condamnations à mort sont prononcées:

Fidèle Cordonnier, né dans le Pas-de-Calais a obtenu une grâce de Poincaré, Président de la République. La peine de mort a été commuée en 20 ans de prison par décret du 11 juin.

Le 12 juin 1917, sont fusillés à Maizy dans l’Aisne :

Casimir Canel né le 1er mars 1896 à Avesnes-le-Comte dans le Pas-de-Calais,

Alphonse Didier, vosgien, employé de commerce,

Jean-Louis Lasplacettes né le 26 aout 1887 à Aydius ,canton d’Accous (64)

Le cinquième condamné à mort , le caporal « Moulia a passionné les chercheurs de mystère :il se serait évadé en profitant d’un bombardement où il allait etre exécuté.La réalité est sans doute moins providentielle.Nous avons trouvé ,le 15 juin,le jugement de deux soldats par le Conseil de Guerre de la 36eDI :ils sont accusés d’avoir permis par négligence de Moulia le 11 juin.L’un sera acquitté,l’autre condamné à un mois de prison avec sursis.Il semble donc que Moulia ait réussi à s’évader la veille du jour prévu pour l’éxécution. » Guy Pedroncini  (1983) page 116

La suite sur http://www.retours-vers-les-basses-pyrenees.fr/2013/11/les-poilus-du-18e-regiment-dinfanterie.html

 L’enfer du Mont Cornillet (suite) 

Pour prendre le Cornillet, le commandement français dépêcha sur les lieux la 48e DI..
Cette division sous les ordres du général JOBA, réunissait en un brillant amalgame le 1er régiment de zouaves, le 2ème Mixte de Zouaves-tirailleurs et le 9ème tirailleurs.
Elle avait été de toutes les grandes actions de la guerre : Champagne et Artois en 1915, deux fois à Verdun et sur la Somme en 1916.
Le 8 mai 1917 le général JOBA prévenait ses régiments de leur prochaine entrée en secteur :
« La 48e D.I. entrera probablement avant peu dans la bataille.
Le devoir de tous est de se préparer sans retard moralement et matériellement à cette glorieuse éventualité avec l’ardent désir de soutenir par le succès
la réputation que se sont acquises les unités de la division ».

Ainsi, du 11 au 15 mai, le 1er régiment de marche de Zouaves prit à son compte le Cornillet

Voici comment le sous-lieutenant COSSARD, de la 43ème compagnie, vit le mont :
« Le mont, ses pentes, la plaine au sud bien au-delà de la tranchée d’Erfürt, présentaient l’aspect d’un désert : terre crayeuse d’un blanc grisâtre ou brûlée
par les explosions ou noircie par la fumée, piochée, bouleversée par les éventrements, creusée de milliers de trous d’obus, vingt fois comblés, puis labourés de nouveau.
Partout des débris de réseaux de barbelés.
Des boqueteaux de sapins réduits à quelques troncs broyés. Partout aussi des restes d’équipements, des pansements taches de sang.
Et, hélas, des cadavres en bleu horizon, des chevaux éventrés, quelques véhicules démolis ».

Le 16 mai, le général JOBA fixa la mission de sa division.
Le 1er Zouaves devait escalader d’une seule traite les pentes sud du mont et se porter directement sur les entrées du tunnel pour les tenir sous des feux 
de mitrailleuses et au besoin enfumer les bouches d’aération.
En face, le 476ème régiment wurtembergeois attendait l’assaut.
Il appartenait a la 242e D.I.
Cette unité créée à l’automne 1916 se composait d’un mélange assez hétérogène d’anciens blessés, de soldats récupérés sur les unités combattantes et de 
recrues de la classe 1918.
Pour la 242ème D.I. le Mont Cornillet s’avéra comme une expérience terrible.
Ce fut son premier véritable engagement dans la guerre car le front d’Alsace dont elle avait tenu un secteur quelques mois durant, sous le commandement du 
général von ERPF, s’était révélé très calme.

Comme l’écrit le capitaine GNAMM, historien de la division,
« ce que les troupes avaient encore à apprendre des grandes batailles, elles le firent en un temps très court à la dure école du Cornillet »
Le 14 mai, la division commença la relève de la 223ème D.I. terriblement ébranlée par vingt jours de combats.

Voici comment le capitaine GNAMM décrit les positions du 476ème R1. :
« La première ligne était inexistante dans le secteur de droite. Le reste du front était parsemé d’entonnoirs d’obus, qui ça et la avaient été joints en une tranchée.
Les abris et les blockhaus étaient entretenus pour un petit nombre seulement.
Sur l’aile gauche du Cornillet, la première ligne se terminait en un inconcevable champ d’entonnoirs d’obus ».

(Sources : Gnamm (Hauptmann) : die 242 Infanterie Division in Weithieg, 1914 – 1918)

Le moral du 476ème se tournait vers la résignation.
Sur le cadavre d’un lieutenant de ce régiment, on retrouva un carnet de route qui contenait à la date du 15 mai les propos suivants :
« Maintenant, nous allons vers le point capital de la Champagne : les fameuses hauteurs au nord de Prosnes. A 3 h. la relève est terminée.
Maintenant commence la véritable guerre d’entonnoirs. C’est une sacrée cochonnerie. Je suis content que les Français n’attaquent pas ».

Le drame des tunnels

A la veille de la bataille du 20 mai, les tunnels du Cornillet abritaient une garnison importante : 
deux commandants de bataillon, six compagnies d’infanterie, deux compagnies de mitrailleuses, quatre pelotons de pionniers, des postes de secours, une station radio.
Au total plus de 1 000 hommes.

La suite sur http://hmcel.forumactif.com/t338-l-enfer-du-mont-cornillet

Les journées du 8 au 12 mai à Craonne pour le 32 ème Régiment d’infanterie

Un très intéressant dossier à lire

Je me suis demandé en quoi ses journées du 8 au 12 mai 1917 avaient pu être mémorables pour ces hommes du 32e RI…

On remarque les visages fatigués, mangés par la barbe, la tenue débraillée, les pantalons déchirés…. tout laisse à penser que ces hommes reviennent des lignes et on dû y vivre des instants terribles, se disant peut-être par moment qu’ils n’en reviendraient pas vivants… C’est sans doute pour cela qu’une photo vient immortaliser cet instant :

Quelques recherches sur le net me donnent une réponse très intéressante :

D’après Guy Pedroncini, professeur à la Sorbonne, grand spécialiste des mutineries, et dont les livres font autorité sur la question. Article extrait d’Historama, cité sur le site http://paras.forumsactifs.net/t5594-mutineries-1917.

Ainsi, le 32e R.I. combat depuis le début du mois de mai dans de dures conditions: préparations d’attaque et attaques se sont succédé du 2 au 13, entrecoupées de contre-attaques allemandes, souvent au lance-flammes. Epuisé, le régiment est relevé le 13 mai. Or, le 17 à midi, il reçoit l’ordre de remonter en ligne. La réaction est immédiate: une compagnie quitte son bivouac; ses hommes se dispersent à travers le cantonnement, conseillant aux autres de ne pas remonter en ligne. Cependant les officiers, qui sont respectés et aimés de leurs hommes, obtiennent finalement qu’ils obéissent, et pendant trois jours, le régiment reprend sa place dans les tranchées. Une seconde erreur est alors commise par le commandement : le 32e R.I., mis en réserve, reçoit l’ordre de prendre position pour le 21 mai en soutien de troupes qui doivent attaquer le 22. De nouveaux incidents éclatent. Une fois encore, les officiers réussissent à rétablir l’ordre. Comme l’écrira au général Duchêne le colonel Pintat, qui s’est fait leur défenseur, «leur geste a dépassé leur volonté. Ils n’ont jamais eu l’idée de refuser d’aller à l’ennemi, ils l’ont prouvé les jours suivants. Ce sont de braves gens, prêts à tous les sacrifices ». Ils le montrent dans la nuit du 23 au 24 mai. Au moment où ils vont enfin être mis au repos, ils supportent un dur bombardement par obus toxiques. Et un caporal, qui sera condamné à mort – et gracié – pour avoir participé au mouvement d’indiscipline, a dû être évacué d’urgence parce qu’il était intoxiqué. Dans ce cas précis, il ne s’agissait pas pour les combattants de protester contre la guerre, mais contre la manière dont les troupes étaient jetées constamment et sans repos dans la bataille. A aucun moment le mouvement n’a été tourné contre les officiers.

Et sur le site du CRID 14-18 (http://crid1418.org/doc/bdd_cdd/unites/DI18.html) ont trouve pour le 32e RI:

– 8 mai : attaque sans succès Chevreux (Guide Michelin). Cela correspond bien à la date de début de la période indiquée par le poilu sur cette photo.
– 10-13 mai : 2 compagnies du 3e bat. Retirées des combats, la 10e Comp. et la Comp. de mitrailleuses sont maintenues en 1ère ligne et subissent des attaques allemandes au lance-flammes. Quand le bataillon est finalement totalement relevé le 13, il a perdu 150 hommes et 11 officiers [Rolland, 52-53]. Cette photo montre donc sans doute des hommes de ces compagnies, qui ont tenu les tranchées du 8 au 12 mai, la photo date probablement du 13 mai lors de leur retour des premières lignes.
– Mutineries (3e bataillon du 32e, lieutenant-colonel Guidon) lors des attaques du 22-24 mai au bois des Chevreux.
Pedroncini, pp. 107-108 : Le bataillon a dû préparer le terrain depuis le 2 mai, et il est lancé à l’attaque le 8 mai (2 abandons de poste pendant la nuit précédente). Violemment contre-attaqué aux lance-flammes le 10 mai. Relevé le 13 mai seulement. Nouvel ordre d’attaquer le 17 mai vers midi (alors qu’il est au repos) vers le bois des Couleuvres : la 11e compagnie se répand dans le cantonnement en demandant aux autres compagnies de ne pas monter en ligne (5 jugements le 22 juin pour refus d’obéissance, dont le caporal Village condamné à mort et gracié). Les hommes finissent par monter, restent 3 jours en ligne puis sont mis en réserve. 21 mai : ordre de prendre position derrière les bataillons qui doivent attaquer le 22 : nouveaux incidents aux 11e et 9e compagnies (8 conseils de guerre, dont deux condamnés à mort graciés). Finalement, nouvelle montée et relève dans la nuit du 23 au 24 au milieu d’un bombardement allemand avec obus toxiques (caporal Village évacué intoxiqué).
Précisions Rolland (53-55) : 23 conseils de guerre, 3 condamnations à mort : caporal Village (le seul pour la défection du 20 mai), Martial Larelle (qui avait déserté dans la nuit du 7 au 8 mai) et Jean Desbordes (insultes à officier le 16 mai) (peines commuées). Autre condamné à mort du régiment au même moment : Debacker pour avec quitté son unité le 1er mai (exécution réclamée par le général Maistre mais grâce accordée par Poincaré).
– 24 mai : prise de Chevreux (Guide Michelin). Précision Chamard : attaque du 1er bataillon avec le 3e du 77e RI pour nettoyer les quelques points de la tranchée Turque restant à conquérir après le 22 mai.

Source: http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t56968-au-32e-ri-en-1917-quelques-jours-avant-les-mutineries-dans-le-secteur-de-craonne

Mort de Auguste Alfred Niclet de Villers-Marmery

Auguste Alfred Niclet est né à Villers-Marmery le 4 mai 1878 de Gustave, charpentier, et Ursule née Lapoulle, vigneronne. Il était soldat de 2ème classe au 332ème Régiment d’Infanterie. Il a été tué à l’ennemi le 8 mai 1917 à Berry au Bac dans l’Aisne.

http://villers-marmery.fr/1418/07-Victimes.pdf

Un exploit de Marcel Grisard aviateur

«Officier pilote d’un courage, d’un sang-froid et d’une endurance exceptionnels, est un exemple pour tous les pilotes de l’escadrille. Le 26 avril, au cours d’une prise de photographies, son appareil étant gravement endommagé par le feu de l’artillerie ennemie, n’est rentré qu’après avoir entièrement accompli sa mission. Le 8 mai 1917, à 17 heures chargé d’assurer la liaison d’infanterie pendant une attaque, a survolé les lignes à 90 mètres d’altitude dans des conditions atmosphériques extrêmement difficiles. A eu son appareil criblé d’éclats d’obus provenant du tir de barrage ennemi. Contraint d’attérir [sic] sous le feu de l’artillerie ennemie, n’a eu d’autre préoccupation que d faire transporter à bras son appareil hors des vues de l’ennemi». Signé: le général Duchêne, commandant la 10ème armée

La bio complète sur http://www.corpusetampois.com/che-20-19170719gressard.html

 

1005/ 4 mai 1917: la bataille du Chemin des Dames continue

Journal du vendredi 4 mai 1917 à travers Le Miroir

Activité d’artillerie et nombreuses rencontres de patrouilles dans toute la région du chemin des Dames.
En Champagne, nous avons repoussé des coups de mains ennemis dans les bois, à l’ouest du mont Cornillet et sur les hauteurs à l’est du Mont-Haut. Dans cette dernière région, nous avons réduit un îlot de résistance dont la garnison a été faite prisonnière. 9 officiers et 210 hommes sont tombés entre nos mains. Sur la rive gauche de la Meuse, nos détachements ont pénétré dans les tranchées ennemies.
Sur le front britannique, un violent combat se poursuit sur toute la ligne Hindenburg, du sud de la Sensée à la route Acheville-Vimy. Les troupes anglaises progressent et ont déjà enlevé un certain nombre de fortes positions ennemies.
Canonnade en Macédoine, entre Hima et la boucle de la Cerna, où les Russes ont repoussé une reconnaissance ennemie.
M. Zaïmis a été chargé de former le cabinet grec à la place de M. Lambros.
M. Milioukof, dans une circulaire aux puissances alliées, déclare que la Russie repousse toute idée de paix séparée.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

La bataille du Chemin des Dames continue

Le 4 mai : le 18e régiment d’infanterie se lance à l’attaque du village de Craonne à 18 h. Cette attaque surprend les Allemands, le rebord du plateau de Californie est pris.

Le 5 mai : le 18e régiment d’infanterie attaque avec le 34e régiment d’infanterie pour consolider les positions sur le plateau. Les Français réussissent à prendre pied sur le plateau mais ne peuvent déboucher sur l’Ailette. Les pertes s’élèvent autour de 800 hommes pour le 18e régiment d’infanterie entre le 4 et le 8 mai et plus de 1 100 hommes pour le 34e régiment d’infanterie. La Xe armée attaque les plateaux de Vauclair et des Casemates. Le même jour, une offensive est lancée sur Laffaux par le 1er Corps d’armée coloniale : les ruines du moulin sont prises.

Le 8 mai : nouvelle suspension de l’offensive.

Le 15 mai : Le général Pétain remplace Nivelle. Le gouvernement est au courant des premiers actes de désobéissances.

Du 20 mai à fin juin : le front est secoué par les mutineries qui affectent plus de 150 unités. Ces refus d’obéissance concernent des troupes au repos que l’on veut renvoyer à l’assaut.

Le 4 juin : à la demande du général Maistre, commandant de la VIe armée, les offensives prévues en juin sont ajournées à cause des mutineries12.

Le dossier complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Chemin_des_Dames

lire aussi: http://www.chtimiste.com/batailles1418/chemindesdames1917.ht

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Reims: une photo rue des Consuls

Reims : rue des Consuls, le 4 mai 1917 : [photographie de presse] / Agence Meurisse

source bnf gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9045202g

Photo rue des Boucheries à Reims

Reims, rue des Boucheries [ruines] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://www.europeana1914-1918.eu/da/europeana/record/9200324/BibliographicResource_3000051878746

Dix abandons de poste à Saint-Bandry (Aisne)

Dix abandons de poste à Saint-Bandry les 3-4 mai (2 condamnés à mort) (Cf. Pedroncini, p. 106).
Rolland (132-134) précise que des tracts invitant à ne pas monter en ligne ont circulé le 2 mai. Scènes de désordre (Internationale, refus de monter dans les camions) et coups de feu au moment du départ le 4. 18 arrestations, jugés le 10 juillet et condamnés à des peines de 2 à 10 ans de travaux publics, sauf Champeau considéré comme le principal meneur qui est condamné à mort (de même que Papillé qui avait refusé d’effectuer une corvée en première ligne le 15 avril). Peines commuées par Poincaré.

http://43eric.canalblog.com/archives/2014/03/05/29369272.html

1000/29 avril 1917:mutineries au chemin des Dames

Mutineries au chemin des Dames

La Chanson de Craonne Quand au bout d’huit jours, le r’pos terminé, On va r’prendre les tranchées, Notre place est si utile Que sans nous on prend la pile. Mais c’est bien fini, on en a assez, Personn’ ne veut plus marcher, Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot On dit adieu aux civ’lots. Même sans tambour, même sans trompette, On s’en va là haut en baissant la tête… Refrain : Adieu la vie, adieu l’amour, Adieu toutes les femmes. C’est bien fini, c’est pour toujours, De cette guerre infâme. C’est à Craonne, sur le plateau, Qu’on doit laisser sa peau Car nous sommes tous condamnés, C’est nous les sacrifiés ! Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance, Pourtant on a l’espérance Que ce soir viendra la r’lève Que nous attendons sans trêve. Soudain, dans la nuit et dans le silence, On voit quelqu’un qui s’avance, C’est un officier de chasseurs à pied, Qui vient pour nous remplacer. Doucement dans l’ombre, sous la pluie qui tombe, Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes… (au refrain) C’est malheureux d’voir sur les grands boul’vards Tous ces gros qui font leur foire ; Si pour eux la vie est rose, Pour nous c’est pas la mêm’ chose. Au lieu de s’cacher, tous ces embusqués, F’raient mieux d’monter aux tranchées Pour défendr’ leurs biens, car nous n’avons rien, Nous autr’s, les pauvr’s purotins. Tous les camarades sont enterrés là, Pour défendr’ les biens de ces messieurs-là. Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront, Car c’est pour eux qu’on crève. Mais c’est fini, car les troufions Vont tous se mettre en grève. Ce s’ra votre tour, messieurs les gros, De monter sur l’plateau, Car si vous voulez faire la guerre, Payez-la de votre peau ! Ce texte anonyme vient de la transformation progressive par des soldats d’une valse à succès de 1911, Bonsoir m’amour (Charles Sablon) en chanson antimilitariste. Apprise par cœur, transmise oralement, elle connaît de nombreuses versions avant d’être imprimée sous cette forme en 1919 par le militant communiste Paul Vaillant-Couturier. Elle connaît aujourd’hui une nouvelle notoriété.

source: https://www.crid1418.org/doc/pedago/dossier_cdd_loez_05.pdf

Chemin des Dames: Nivelle remplacé par  Pétain

Après l’attaque du Chemin des Dames, au cours de laquelle sont morts pour rien 29.000 soldats français, la désillusion est immense chez les poilus. Ils ne supportent plus les sacrifices inutiles et les mensonges de l’état-major.

Des mutineries éclatent çà et là. En fait de mutineries, il faudrait plutôt parler d’explosions de colère sans conséquence pratique (aucun soldat n’a braqué son arme sur un gradé ; aucune compagnie n’a déserté). Elles surviennent à l’arrière, dans les troupes au repos qui, après s’être battues avec courage mais inutilement, apprennent que leurs supérieurs veulent les renvoyer au front sans plus d’utilité.

Le général Nivelle, qui n’a pas tenu sa promesse d’arrêter les frais au bout de 48 heures, est limogé le 29 avril 1917 et remplacé par le général Pétain en mai , auréolé par ses succès de l’année précédente à Verdun. Il s’en faut de beaucoup que ce changement ramène la discipline dans les rangs et les mutineries se reproduisent en assez grand nombre jusqu’à la fin du printemps.

Le nouveau commandant en chef s’applique en premier lieu à redresser le moral des troupes. Il sanctionne, semble-t-il, avec modération les faits d’indiscipline collective, limitant à quelques dizaines le nombre d’exécutions…
En savoir plus surhttps://www.forumfr.com/sujet454115-16-avril-1917-le-chemin-des-dames.html#AiJEksFd6h6U4LLw.99

200 hommes abandonnent leur poste au Chemin des dames

– 29 avril : abandon de poste collectif de 200 hommes qui se cachent dans les bois et les creutes pour refuser d’aller à l’assaut du Téton. Six condamnés à mort, aucun exécuté.

source: http://pascal.guillerm2.free.fr/champagnedimanche.htm

Instinct de conservation au Chemin des Dames

– 29 avril 1917 au sud-est de Craonne : « Journée très calme. A 21 heures, début d’un bombardement intense [allemand] avec obus asphyxiants qui va durer toute la nuit ; très forte densité ; tout le bois de Beaumarais est dans une nappe gazeuse qui est entretenue toute la nuit. » (JMO 27e RAC, cote 26 N 952/4)

– Le lieutenant André Zeller se trouve alors au PC Rivoli. « Nous prenions le frais à la porte lorsqu’une gerbe d’obus s’abattit dans la clairière sans éclater, s’enfonçant au sol avec un bruit mou. Une odeur chocolatée, un peu écœurante, nous fit instantanément coiffer le masque, puis rentrer dans l’abri, en calfeutrant les issues. […] Nous étions cinq, réunis dans la même pièce étroite, le commandant Legrand, le docteur Rouveix, les lieutenants Varaigne, Bouchard et moi-même, silhouettes de fantômes, le masque en tête, esquissant des gestes vagues à la lueur d’une bougie vacillante. »
– Un oubli cependant cause de gros souci aux hommes qui se sont réfugiés dans l’abri : ils n’ont pas calfeutré le conduit de la cheminée du poêle, et le gaz parvient à entrer, les obligeant à économiser au maximum leur respiration lorsqu’il constate que le bombardement dure très longtemps.
– André Zeller traverse alors un moment de doute : « Plusieurs fois au cours de la guerre, j’avais fait le sacrifice de ma vie. Ce soir-là, en pensant au calcul précis, certainement fait par l’artilleur allemand, de la quantité d’obus nécessaire pour nous faire passer de vie à trépas, j’avais l’impression de l’inévitable et je me préparais, aussi bien que possible, pour l’au-delà. » Malgré leur masque, puis celui de rechange, les occupants finissent par s’évanouir au bout de plusieurs heures d’un gazage incessant quoique très limité.
– « Quand au petit jour je sortais de ma torpeur, le bruit mou des obus avait cessé. Mes premiers mots furent : “Ce n’est pas encore pour cette fois.” Tant est fort l’instinct de conservation, qui terrasse en un clin d’œil le meilleur esprit de résignation. » (André Zeller, Dialogues avec un lieutenant)

– « Les pertes sont élevées surtout au 1er groupe du 27ème, où 80 hommes sont évacués pour intoxication. » (JMO) Parmi eux, le lieutenant Paul Leroy (commandant de la 2e batterie) et le médecin-major Rouveix sont particulièrement touchés ; celui-ci meurt de suite de ses blessures malgré plusieurs mois de soins.

source:http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr/2012_01_01_archive.html

Parution de La mode illustrée

http://courcarree.blogspot.fr/2016/04/ww1-la-mode-illustree-29-avril-1917.html

Journal du dimanche 29 avril 1917

Entre Saint-Quentin et l’Oise, actions d’artillerie assez violentes au cours de la nuit. Escarmouches à la grenade aux premières lignes, dans la région au sud de Saint-Quentin.
Vers Laffaux, l’ennemi a tenté, sans succès, un coup de main sur nos postes avancés.
En Champagne, activité assez grande des deux artilleries. Une attaque allemande, précédée d’un violent bombardement et dirigée sur une de nos tranchées à l’est d’Auberive, a été brisée par nos feux de mitrailleuses et nos barrages.
Sur la rive gauche de la Meuse, un de nos détachements a pénétré dans les lignes allemandes de la cote 304 et a ramené des prisonniers.
Le matériel capturé par nos troupes dans la bataille engagée le 16 avril comprend 173 canons lourds et de campagne, 412 mitrailleuses, 119 canons de tranchée. Le chiffre des prisonniers atteint 20780.
Les Anglais ont attaqué, au nord de la Scarpe, sur un front de plusieurs kilomètres. Ils progressent dans d’excellentes conditions, malgré la vigoureuse résistance de l’ennemi.
Les Bulgares avaient réussi à reprendre pied dans les tranchées récemment conquises par les Anglais, à l’ouest du lac Doiran. Une contre-attaque immédiate les a rejetés.

source! http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

 

993/22 avril 1917: les mascottes des soldats russes en Champagne

Du côté du Chemin des Dames

Le 22 avril : il est décidé d’arrêter toute offensive massive au profit d’offensives partielles

Le 29 avril : remaniement dans l’état-major. Le général Mangin est relevé de son commandement.

Le 30 avril : l’offensive reprend sur les Monts de Champagne.

Le 4 mai : le 18e régiment d’infanterie se lance à l’attaque du village de Craonne à 18 h. Cette attaque surprend les Allemands, le rebord du plateau de Californie est pris.

Le 5 mai : le 18e régiment d’infanterie attaque avec le 34e régiment d’infanterie pour consolider les positions sur le plateau. Les Français réussissent à prendre pied sur le plateau mais ne peuvent déboucher sur l’Ailette. Les pertes s’élèvent autour de 800 hommes pour le 18e régiment d’infanterie entre le 4 et le 8 mai et plus de 1 100 hommes pour le 34e régiment d’infanterie. La Xearmée attaque les plateaux de Vauclair et des Casemates. Le même jour, une offensive est lancée sur Laffaux par le 1er Corps d’armée coloniale : les ruines du moulin sont prises.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Chemin_des_Dames

Avec le 41 ème RI en Champagne

A peine installé, le 22 avril 1917, à 11h15, le 3eme bataillon subit une violente contre-attaque allemande qui réussit à pénétrer dans les tranchées de la 10eme compagnie; mais, vers 18 heures, toutes nos positions sont reprises. L’affaire a été menée avec énergie et entrain. L’ennemi a laissé de nombreux morts et une trentaine de prisonniers entre nos mains. Le sous-lieutenant Serrant, qui a vigoureusement conduit une contre-attaque de la 10eme compagnie, est fait chevalier de la Légion d’honneur. Il nous faut, hélas! déplorer la mort du lieutenant-colonel Mézières, tué au moment où il se portait sur le lieu de l’action pour prendre lui-même la direction des contre-attaques. Il est remplacé par le lieutenant-colonel Lemoine.

Pendant les jours qui suivent, le 41eme encaisse des bombardements qui lui feront beaucoup de mal, et c’est un peu épuisé dans ce secteur à trous d’obus, où le ravitaillement, quand il peut venir, n’arrive qu’une fois, la nuit, que, le 30 avril 1917, le 41eme participe à l’attaque générale du corps d’armée. C’est néanmoins avec un entrain remarquable que les 2eme et 3eme bataillons se lancent, à 12h40, à l’assaut de la cime du Mont-Haut; mais ils sont arrêtés net par les mitrailleuses ennemies que l’artillerie n’a pas détruites; le 3eme bataillon a toutefois à son actif quelques éléments de tranchée pris sur l’ennemi. Le lieutenant Bertin-Maghit, avec un détachement spécial, enlève un ouvrage allemand qu’il nettoie et où il fait plusieurs prisonniers.

source: http://www.41emeri-1418.fr/index.php/la-guerre-du-41eme/historique-sommaire-du-41eme/1917/17-avril-au-3-mai-1917

Les mascottes des soldats russes en Champagne

ours

(Le Miroir n°178- 22 avril 1917- p15)

source: http://simon-rikatcheff.over-blog.com/2015/01/mascottes-brigades-russes-speciales.html

L’honneur retrouvé du Chemin des Dames + vidéo

poilu

Le 16 avril 1917, il avait neigé la veille. La boue était partout. Dans la vallée de l’Aisne, en contrebas, les troupes françaises se lancent à l’assaut de la crête, 140 m plus haut, sur laquelle défile aujourd’hui comme un ruban gris, la route départementale du Chemin des Dames. Comme sur toute la ligne de front, les Allemands, depuis leur retraite en bon ordre de l’automne 1914, se sont installés dans les meilleures positions, sur les hauteurs. Le Chemin des Dames forme une sorte de petit massif calcaire posé entre la vallée de l’Aisne et la vallée de l’Ailette. On est à 30 km au nord de Reims. Et depuis ce petit massif, l’artillerie lourde allemande peut pilonner la ville du sacre des rois de France. L’idée du général Nivelle est d’enjamber le plateau du Chemin des Dames par une attaque surprise, précédée d’un déluge d’artillerie, de débouler en 48 heures sur la vallée de l’Ailette, et de percer le front ennemi. L’armée française, qui sort victorieuse de Verdun, veut y croire.

En face, les Allemands ont creusé le massif calcaire

Elle a massé là, devant les crêtes allemandes, un demi-million d’hommes. Ses meilleures unités. Mais en face, personne ne le sait encore, les Allemands ont creusé le massif calcaire de grottes, ont camouflé des abris bétonnés, une sorte de mini-mur de l’Atlantique avant l’heure. Le 16 avril sera une gigantesque hécatombe.

la suite sur http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/14-18-l-honneur-retrouve-du-Chemin-des-Dames-620278

Journal de guerre du dimanche 22 avril 1917 à travers Le Miroir

Entre Somme et Oise, actions violentes des deux artilleries, notamment dans la région au sud de Saint-Quentin.
Entre l’Aisne et le chemin des Dames, nous avons poursuivi nos progrès sur le plateau au nord de Sancy. Une lutte à la grenade nous a permis de gagner du terrain dans le secteur de Hurtebise. Par quatre fois, nos tirs de barrage ont brisé des tentatives faites par l’ennemi pour déboucher des tranchées au nord de Braye-en-Laonnois.
Canonnades assez vives dans la région de Reims et en Champagne.
Du 9 au 20 avril, le chiffre des prisonniers allemands faits par les troupes franco-britanniques dépasse 33000. Le nombre des canons capturés est de 330.
Les Anglais se sont emparés de Gonnelieu, à l’alignement des positions qu’ils tiennent plus au sud. Un parti ennemi, qui tentait de pénétrer dans leurs tranchées près de Fauquissart, a été repoussé.
Les armées britanniques ont également remporté des succès en Mésopotamie, près de Samarra, où le général Maude a fait plus de 1200 prisonniers, et aux abords de Gaza.
Le cabinet portugais, présidé par M. d’Almeida, a démissionné.
Les grèves se multiplient en Allemagne dans les usines de munitions, à Berlin, Essen, Nuremberg, Magdebourg, etc.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

Sur la côte 108 le 21 avril 1917

J’ai retrouvé son livret matricule ( AD du nord) et j’ai donc pu constater qu’on lui avait attribué cette décoration suite à une action
effectuée le 21 avril 1917, à la côte 108.
.Selon le journal de marche du régiment, le 21 avril à quatre heures du matin, une mine allemande saute à la carriére de la côte 108, causant une perte de 196 hommes (liste nominative des 46 tués et disparus dispo si qqun le désire) du 6eme,7eme escadron et mitrailleurs du 2 éme bataillon.
.Aprés l’explosion,les allemands tentent une sortie de la carriére.cette attaque est repoussée par le13 éme chasseurs cyclistes et par le 7 eme escadron qui fait un prisonnier du 140eme rgt d’infanterie..
Il était un des mitrailleurs du 2 éme bataillon et a été décoré suite à son courage pendant ce combat..

voir le blog

991/20 avril 1917: Tirailleurs sénégalais au Chemin des Dames: « Ne pas ménager le sang noir pour conserver un peu de blanc »

Tirailleurs sénégalais: « Ne pas ménager le sang noir pour conserver un peu de blanc »

Le « vainqueur de Douaumont », en renouvelant les plans d’opérations établis par le général Joffre, souhaite que cette prochaine offensive soit la dernière d’une guerre si longue, l’ultime combat menant à la victoire, le point final de cette terrible et sanglante épreuve. « Il faut y aller avec tous [les]moyens et ne pas ménager le sang noir, pour conserver un peu de blanc » écrit-il le 21 janvier 1917 . Il expose de nouveau ses intentions le 21 février en demandant à Lyautey, Ministre de la Guerre, que « le nombre d’unités noires mises à ma disposition soit aussi élevé que possible (tant) pour donner de la puissance à notre effectif (que pour permettre d’épargner dans la mesure du possible du sang français)2 ». De même, le général Blondlat souhaite vivement qu’un nombre important de BTS soit intégré au 2e Corps d’armée colonial qu’il commande. Jugeant que les tirailleurs « sénégalais » rendent « de très bons services », il désire qu’ils rejoignent les théâtres d’opérations le plus tôt possible afin de les « mettre dans l’ambiance du front, les instruire près du terrain où ils vont agir [et] les accoutumer enfin au voisinage des troupes auxquelles [ils] seront ultérieurement amalgamées ».

En route pour le Chemin des Dames A partir du mois de mars 1917, les tirailleurs « sénégalais » quittent progressivement les camps d’« hivernage » du Midi de la France pour rejoindre le théâtre des prochaines opérations. Vingt BTS de première ligne, « constituant de très belles unités, prêtes à entrer directement en campagne », acheminés des camps du Courneau et de Fréjus-Saint-Raphaël, rejoignent ainsi les unités de la VIe Armée du général Mangin présente au sud du Chemin des Dames (Aisne).

http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/dossier-tirailleurs-senegalais-1917.pdf

Autour de la caverne du dragon (Aisne)

caverne

Le 20 avril 1917, les Français prennent les trois sorties sud de la carrière et érigent des barricades de sacs de sable. Le compte-rendu du 2e corps d’armée coloniale fait part de la découverte française : «Une communication souterraine semble traverser du nord au sud le goulot d’Hurtebise et recèle des mitrailleuses qui tirent en arrière de nos troupes et dans la Vallée-Foulon.»

http://fortificationetmemoire.fr/les-fortifications-du-chemin-des-dames-part-2x/

Journal de guerre du vendredi 20 avril 1917 à travers Le Miroir

Au sud et au sud-ouest de Saint-Quentin, grande activité des deux artilleries. Rencontres de patrouilles aux lisières de la haute forêt de Coucy.
Entre l’Aisne et le chemin des Dames, nous avons continué à progresser au nord de Vailly et d’Ostel. Une attaque ennemie sur la légion de Courtecon a été arrêtée par nos mitrailleurs. Une autre attaque a été fauchée pas nos feux sur le plateau de Vauclerc. Nous avons occupé les villages d’Aizy, de Jouy, de Laffaux et le fort de Condé, ainsi qu’un point d’appui au nord de la ferme de Hurtebise. Nous avons fait 500 prisonniers et capturé 2 canons de 105. A l’ouest de Berméricourt, nous avons fait 50 prisonniers.
En Champagne, lutte violente dans le massif de Moronvilliers. Nous avons élargi nos positions au nord du Mont-Haut. Au nord-ouest d’Auberive, nous avons enlevé un système de tranchées et capturé 150 Allemands.
Echec d’une tentative ennemie à Bolante, dans l’Argonne.
Progrès anglais près de Loos. Le butin de nos alliés est maintenant de 228 canons.
Le cabinet Romanonès a donné sa démission à Madrid. Il a été remplacé par un cabinet Garcia Prieto.
Le général von Bissing, gouverneur général de Belgique, est mort.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

 

Chemin des Dames : « En 1917, la désobéissance et la protestation se généralisent »

Sur le site de France 24

Il y a cent ans, le 16 avril 1917, l’armée française déclenchait l’offensive Nivelle au Chemin des Dames. Bataille se soldant par un échec, et ayant engendré des mutineries parmi les poilus.

La cérémonie du centenaire de l’offensive du Chemin des Dames se tiendra, dimanche 16 avril, dans l’Aisne, en présence de François Hollande. Ce sera la première fois qu’un président en fonction assistera à la commémoration de cet épisode tragique de la Première Guerre mondiale.

Le 16 avril 1917, cette bataille sanglante engendra la perte de 350 000 hommes des deux côtés, morts, blessés ou disparus, et représente également un cinglant échec pour l’armée française. Au point que dans les rangs des poilus, certains refusèrent d’obéir. Historien de la Grande Guerre, auteur de « 14-18, les refus de la guerre. Une histoire des mutins » (Gallimard), André Loez explique à France 24 l’ampleur de ces mutineries et leur résonnance encore aujourd’hui.

FRANCE

Centenaire du Chemin des Dames : « En 1917, la désobéissance et la protestation se généralisent »

© Collection BDIC, peinture de William Laparra. | Nouvron-Vingré, avril 1917.

Texte par Stéphanie TROUILLARD http://platform.twitter.com/widgets/follow_button.4ca9f1d9cb5a373a2f7d0969f5b40084.fr.html#dnt=true&id=twitter-widget-1&lang=fr&screen_name=Stbslam&show_count=false&show_screen_name=false&size=m&time=1492502844224

Dernière modification : 16/04/2017

Il y a cent ans, le 16 avril 1917, l’armée française déclenchait l’offensive Nivelle au Chemin des Dames. Bataille se soldant par un échec, et ayant engendré des mutineries parmi les poilus.

La cérémonie du centenaire de l’offensive du Chemin des Dames se tiendra, dimanche 16 avril, dans l’Aisne, en présence de François Hollande. Ce sera la première fois qu’un président en fonction assistera à la commémoration de cet épisode tragique de la Première Guerre mondiale.

Le 16 avril 1917, cette bataille sanglante engendra la perte de 350 000 hommes des deux côtés, morts, blessés ou disparus, et représente également un cinglant échec pour l’armée française. Au point que dans les rangs des poilus, certains refusèrent d’obéir. Historien de la Grande Guerre, auteur de « 14-18, les refus de la guerre. Une histoire des mutins » (Gallimard), André Loez explique à France 24 l’ampleur de ces mutineries et leur résonnance encore aujourd’hui.

France 24 : On associe souvent l’offensive du Chemin des Dames à la question des mutineries. Pourquoi ?

André Loez : Les mutineries ont eu lieu un mois environ après l’offensive et, en partie, dans les mêmes lieux. Beaucoup de mutins sont des soldats qui ont cru la victoire proche grâce à ce qui devait être la dernière attaque, et qui refusent désormais de continuer la guerre. En revanche, ceux qui participent aux mutineries ne sont pas seulement des « rescapés » de l’offensive : le lien entre les deux événements n’est pas automatique, les mutins désobéissent aussi à cause du contexte international, avec la révolution russe, et social, avec les grèves à l’arrière-front.

La suite sur http://www.france24.com/fr/20170414-centenaire-chemin-dames-1917-mutinerie-desobeissance-protestation-grande-guerre