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Sous le Chemin des Dames, le trésor oublié des soldats « artistes » de la Grande Guerre

Sur le site du Point

Ave César les morts te saluent »: sous le Chemin des Dames, une carrière souterraine ayant servi de cache aux troupes allemandes puis aux Poilus et aux Américains recèle toujours les témoignages écrits, dessinés et sculptés des soldats calfeutrés sous terre, dans l’horreur de la Grande Guerre.

« Vous avez pris des vêtements chauds ? » lance Gilles Chauwin, président de l’association du Chemin des Dames créée pour préserver le site des dégradations survenues à plusieurs reprises.

Ecusson « Army national guard » cousu sur sa polaire, il fait partie des rares connaisseurs à explorer la creute, nom donné aux carrières souterraines picardes, à la sortie du village de Braye-en-Laonnois (Aisne), pulvérisé pendant la Première Guerre mondiale. Le lieu n’est accessible qu’au cas par cas, via l’association.

« On est en-dessous du plateau, à une vingtaine de mètres : tout autour c’était protégé par les Allemands, bunkerisé », explique le guide, lampe frontale vissée sur le crâne, ouvrant la marche dans ce dédale fantomatique de « plusieurs dizaines de kilomètres ».

Un siècle après les combats, la cavité où ont vécu, selon M. Chauwin, « 1.800 soldats allemands » puis des Poilus « du 64e régiment d’infanterie » et « des Américains de la 26ème division » semble être figée dans le temps. Les aiguilles d’un réveil rouillé se sont arrêtées: il était 09H15 au moment de l’impact, un jour de bombardement…

« Ici c’est un pot de graisse à canon, ça c’est du mortier anglais et là des godasses », inventorie-t-il au milieu de ce capharnaüm militaire, précisant que ce qui fut d’abord « une forteresse allemande » était équipée « d’un système de ventilation, de communication souterraine et d’électricité ».

La suite sur http://www.lepoint.fr/culture/sous-le-chemin-des-dames-le-tresor-oublie-des-soldats-artistes-de-la-grande-guerre-29-07-2017-2146696_3.php

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1518/28 septembre 1918: reprise du chemin des Dames (Aisne)

Les Belges à la reconquête de la Belgique

Du 28 au 30 septembre 1918, dix divisions sur les douze que compte l’armée belge sont engagées dans la bataille des crêtes des Flandres, soutenues sur l’aile droite par la 2e armée britannique et quelques détachements de réserve français. Sous le commandement du « Roi Soldat », l’offensive se déroule en deux phases. L’attaque principale doit enlever la forêt d’Houthulst et la crête des Flandres, de Houthulst-Stadenberg-Westroosebeke-Passchendaele-Broodseinde. La seconde, prenant appui sur les positions conquises, vise à franchir la zone marécageuse entre Dixmude et le lac Blankaart, prendre la crête reliant Essene et Clercken pour, à la suite d’une manoeuvre enveloppante, s’emparer de Dixmude.

Après une préparation du terrain par un feu nourri d’artillerie, dans la nuit du 27 au 28 septembre, les armées belges franchissent les lignes allemandes, submergeant leurs batteries et repoussant la ligne de front jusqu’à 18 km de profondeur, avec une moyenne de 6 km sur toute la longueur. La forêt d’Houlthust, les sites de Passchendaele, Zonnebeke, Poelcappelle tombent. Les prises de guerre se montent à 150 canons et à 6.000 prisonniers. Le 29 septembre, l’armée royale poursuit sont avancée, enlève Dixmude, la crête d’Essene à Passchendaele, atteint la route Roulers-Menin, et finit par arracher le dernier foyer de résistance allemande à Westroosebeke.

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-belges-la-reconquete-de-la-belgique

Reprise du chemin des Dames (Aisne)

Ce n’est qu’ à la mi septembre 1918 que les troupes française aidées par le 2eme Corps d’Armée Italien reprennent le Chemin des Dames. Le bataillon des Fusiliers marins reprend le Moulin de Laffaux le 14 septembre, les ruines du Fort de la Malmaison sont reprises le 28 septembre 1918 par les Chasseurs à Pieds du 25eme BCP. Le 11 Octobre 1918 les Italiens reprennent Cerny après avec conquis les villages de Soupir et de Braye-en-Laonnois.

Le 13 octobre 1918, la ville de Laon est libérée par les troupes françaises. Cette ville avait été l’objectif de l’offensive du général Robert Nivelle le 16 avril 1917.

source: https://www.chemindesdames.fr/fr/le-chemin-des-dames/histoire/les-evenements-et-la-memoire/le-chemin-des-dames-dans-lhistoire/le-chemin-des-dames-dans-la-grande-guerre

Journal du samedi 28 septembre 1918

Les armées françaises et américaines ont attaqué en liaison de part et d’autre de l’Argonne.
Sur le front de Champagne, nous avons avancé de plusieurs kilomètres et progressé jusqu’aux environs de la Dormoise. 7000 prisonniers sont tombés entre nos mains.
L’armée américaine a opéré au nord-ouest de Verdun, sur un front de trente-deux kilomètres. Elle s’est avancée de onze kilomètres en moyenne. Ses différents corps ont pris Varennes, Montblainville, Vauquois, Cheppy, malgré une résistance acharnée et enserré le bois de Forges, Malancourt, Béthincourt, Montfaucon, Cuisy, Nantillois, Septsarges, Dannevoux, Gercourt, Drillancourt. 5000 prisonniers ont été dénombrés dès la première journée.
Sur le front de Macédoine, les opérations ont été particulièrement heureuses.
Le massif de Belès a été enlevé, la frontière bulgare franchie à Kosturino, les hauteurs de Gradetz-Planina atteintes, la ville d’lstip conquise et dépassée par les Serbes, qui s’approchent de Vélès, les troupes ennemies obligées d’évacuer leurs positions au nord-ouest de Monastir. Plus de 10000 prisonniers ont été dénombrés, plus de 200 canons capturés.
Le roi de Bulgarie a demandé une suspension d’armes en offrant d’envoyer des délégués au quartier général allié. Le général Franchet d’Esperey a refusé l’armistice, mais accepté de recevoir les délégués.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1396/30 mai 1918: la défense de Reims

A Paris la statue de Saint-Luc décapitée par un obus

Saint Luc

A l’arrière de l’église de la Madeleine, la statue de Saint-Luc, décapitée par un obus, rappelle l’épisode du 30 mai 1918.

source: https://www.pariszigzag.fr/histoire-insolite-paris/les-stigmates-encore-visibles-de-la-1ere-guerre-mondiale-a-paris

La défense de Reims

source: http://www.faurillon.com/reims.html

Violent combat à Germigny (Marne)

Le bataillon Jacquet du 65ème RI, réserve de division d’infanterie, est alerté le 28 mai 1918 et engagé aussitôt sur le plateau de Germigny. Pendant toute une journée, il lutte désespérément contre un ennemi très supérieur en nombre et formidablement armé. Presque encerclé, il se défend âprement, pied à pied, les officiers et la troupe se faisant tuer sur place; et, bien qu’ayant perdu la moitié de son effectif, le bataillon réussit à contenir la poussée allemande.

Faits d’armes individuels

Le caporal Boisset, de la 1ère compagnie de mitrailleuses.

Sur le plateau de Germigny, le 30 mai 1918… C’est la grande poussée allemande. Boisset est en position avancée avec sa mitrailleuse, et prend de flanc sous son tir les vagues des assaillants. Soudain des groupes ennemis apparaissent derrière lui. Va-t-il être pris?… Chargeant sa pièce sur l’épaule, il bondit à travers la fumée des grenades qui, déjà, éclatent autour de lui, se dégage en courant, et, quelques mètres plus loin, remettant sa pièce en batterie, reprend son tir avec un sang-froid admirable.

source: http://mairie.germigny.a3w.fr/DetailElement.aspx?numStructure=80684&numElement=188672&numRubrique=486068

Chronologie de l’offensive allemande depuis le Chemin des Dames

27 mai 1918 à 1 heure : 1150 batteries allemandes d’artillerie pilonnent le Chemin des Dames.

27 mai 1918 à 5 heures : les troupes allemandes montent à l’assaut des lignes françaises bouleversées.

27 mai 1918 à 6 heures : la grosse Bertha bombarde Paris. Les blessés sont transportés au lycée Lakanal.

27 mai 1918 à 8 heures : la progression de l’ennemi est générale

27 mai 1918 en soirée : le front est déstructuré de Reims jusqu’à Vailly-sur Aisne.

28 mai 1918 à 7 h 30 : Fismes est attaquée.

28 mai 1918 à 9 heures : les colonnes allemandes fondent depuis Margival et Vauxaillon.

28 mai à midi : les Allemands franchissent la Vesle.

29 mai 1918 vers 10 heures : le général Micheler prend sous son autorité toutes les unités qui combattent face à Reims. La résistance franco-britannique sur le massif de Saint-Thierry s’avère efficace.

29 mai 1918 : Georges Clemenceau et le général Mordacq sont sur le front et font une halte à Fère-en-Tardenois.

29 mai 1918 : prise de Soissons par l’ennemi.

30 mai 1918 : l’offensive allemande prend une nouvelle tournure avec une bataille essentielle entre l’Aisne et la Marne.

31 mai 1918 : prise de Neuilly-Saint-Front.

1er juin 1918 : la ligne de front atteint Dammard, Bussiaires, Etrepilly.

A lire sur le site de l’Arak, par Hervé Chabaud http://www.arac51.com/Les-derniers-combats-decisifs-de.html

source image
https://www.google.fr/search?q=chemin+des+dames+mai+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwivhN27k9XaAhWEVBQKHU_WCDkQ_AUICygC&biw=1280&bih=605#imgrc=WtiAOYmVlFHGJM:

(son) Le second désastre du Chemin des Dames : Clémenceau défend Foch

(payant sur le site de l’Ina

Cette émission du magazine mensuel de la première guerre mondiale, dénommée « Le second désastre du chemin des Dames : CLEMENCEAU défend FOCH » est animée par Jacques MEYER et Maurice GENEVOIX, et réalisée par Philippe GUINARD. Une chronologie des évènements relative à l’offensive allemande du 27 mai 1918 sur le chemin des Dames est commentée par Jacques MEYER, qui reçoit les généraux André LAFFARGE et RIEDINGER pour en parler.

http://www.ina.fr/audio/PHD94047820

Journal du jeudi 30 mai 1918

Pendant la nuit, la poussée allemande, entretenue par l’arrivée de divisions fraîches, s’est accentuée notamment sur les deux ailes, en direction de Soissons et de Reims. Après de violents combats, nos troupes ont dû se reporter jusqu’aux lisières de Soissons. La lutte continue avec des alternatives diverses au nord de Fère-en-Tardenois et sur les plateaux qui dominent au sud la Vesle.
A droite, les troupes britanniques, après une défense énergique, dans le massif de Saint-Thierry, se sont repliées lentement au sud et au sud-est de ces hauteurs, où elles tiennent entre la Vesle et le canal de l’Aisne.
La lutte d’artillerie reste vive sur les deux rives de la Meuse, en Woëvre et sur le front de Lorraine, dans le secteur d’Emberménil.
Une série de coups de main ennemis au nord de Bezonvaux, dans la région de Badonviller, et vers le canal du Rhône au Rhin, ont échoué sous nos feux.
Les Anglais ont exécuté avec succès un coup de main au sud-est d’Arras. Ils ont fait des prisonniers et capturé une mitrailleuse. Ils ont fait également des prisonniers à l’ouest de Merville. Un raid ennemi a été repoussé à Givenchy-lès-la Bassée.
Une autre attaque ennemie a été repoussée au sud de la région d’Ypres et du canal de Comines. Canonnade au nord d’Albert, à l’est d’Arras et au sud de Lens.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1393/27 mai 1918: Deuxième bataille de la Marne ou 3ème bataille de l’Aisne!

Deuxième bataille de la Marne ou 3ème bataille de l’Aisne!

Le 27 mai 1918 débute la troisième offensive, désastreuse pour l’armée française – on parle en général de « Caporetto français ». Les Ire et VIIe armées impériales allemandes, soutenues par le feu de milliers de canons, s’élancent, de Vauxaillon à Reims, à l’assaut du front français tenu par les 5e et 6e armées.

Les Allemands franchissent les crêtes du Chemin des Dames, atteignant à 10 h l’Aisne à Soupir. A 20 h, ils parviennent sur la Vesle, à Bazoches, en repoussant devant eux la 6e armée du général Duchêne, désorganisée. Le 28, la bataille se développe. L’ennemi prend Fismes. Le lendemain, il conquiert Soissons, à l’ouest, Fère-en-Tardenois au centre, le massif de Saint-Thierry, à l’est ; il progresse dans la vallée de l’Ardre afin d’aborder la montagne de Reims. Le 30, les Allemands sont sur la Marne à Jaulgonne, à Dormans, à Château-Thierry.

Au sud-ouest de Soissons, la bataille de la Crise s’engage à Vauxbuin et à Courmelles défendus par la division d’infanterie marocaine du général Daugan. Dans ce secteur, à Chaudun, a lieu, le 31 mai, le premier engagement de chars Renault FT du 201e régiment d’artillerie d’assaut. Dans la partie Est de l’offensive, la 5e armée livre de furieux combats jusque dans les faubourgs de Reims. Les coloniaux (marsouins métropolitains, tirailleurs sénégalais), et l’armée d’Afrique défendent la ville sans céder de terrain, gardant ainsi inviolé ce saillant, charnière du front français. Le 4 juin, la lutte très violente se poursuit tout le long de la poche creusée par l’ennemi : à Corcy, à Faverolles ; sur le Clignon, à Veuilly-la-Poterie, au Bois-Belleau ; sur la Marne, à Château-Thierry, à la cote 204, défendus par les marsouins et par les Américains ; sur la Montagne de Reims, à Bligny, où Français, Anglais et Italiens rivalisent de courage ; à Reims où les Allemands piétinent.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-la-deuxieme-bataille-de-la-marne-27-mai-6-aout

http://www.chenay51.fr/medias/files/3-la-deuxieme-bataille-de-la-marne.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_l%27Aisne_(1918)

http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/batailles_detail.asp?id_bataille=4

Offensive allemande

http://batmarn2.free.fr/off_27_5.htm

http://lpzpictures.over-blog.com/article-l-offensive-allemande-du-27-mai-au-1-juin-1918-dans-l-aisne-112607473.html

Le 109 ème RI s’illustre à Fismes

Le 27 mai 1918 les Allemands réussissent ce que les Français n’ont pas su faire en avril 1917 : rompre le front sur le Chemin des Dames, c’est la Troisième Bataille de l’Aisne.

L’objectif de l’offensive allemande est de frapper, entre Anizy-le-Château et Reims, la VIe armée française du général Duchêne qui regroupe 8 divisions dont 3 britanniques. Les Allemands s’emparent immédiatement du Chemin des Dames et avancent sur la rivière Aisne, prenant plusieurs ponts intacts. En fin de journée, les allemands ont avancé de plus de 15 kilomètres. L’Aisne est franchie ainsi que la Vesle, dans la nuit.

Le 109e R.I. protège héroïquement la traversée de la Vesle au nord de Fismes (situé dans la Marne à 30 km à l’ouest de Reims et à 18 km au sud du Chemin des Dames).

Voilà ce que l’on peut lire sur le monument : « Les 28 et 29 mai 1918, pendant 19 heures, (le 109e R.I.) interdit le passage de la Vesle à 3 divisions allemandes. Ce monument a été élevé par les survivants du 109e R.I. à leurs 800 camarades tombés pour la patrie pendant les combats du 27 mai au 2 juin 1918. Passant souviens-toi. » Le monument est situé au nord-est de Fismes sur la D29 en direction de Merval.

Le 109e R.I. est un régiment originaire de Chaumont (52). Il a fait toute la guerre au sein de la 26e Brigade d’Infanterie de la 13e Division d’Infanterie. Il a obtenu 4 citations à l’ordre de l’Armée.

source: http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/05/fismes-le-monument-du-109e-r.i.html

Reims concernée aussi

Le 27 mai 1918, 30 divisions allemandes attaquent entre Soissons et Reims. Elles bousculent la VIe armée dont le chef, le général Duchêne, est totalement surpris par cette offensive. En outre il n’a pas suivi les directives du commandement lui demandant de renforcer ses secondes lignes ce qui aggrave encore le recul français.  Le général Duchêne est d’ailleurs relevé de son commandement le 10 juin. Reims se voit dorénavant menacée sur trois côtés, au Nord-Est, au Nord et à l’Ouest. Le saillant que forment désormais la ville et la montagne de Reims constitue un verrou que les Allemands entendent bien faire tomber.

Le sort de la zone de Reims est à ce moment entre les mains de ses défenseurs. De part et d’autre de la ville, on trouve le 1er corps d’armée colonial du général Mazillier avec ses deux divisions d’infanterie coloniale, la 2e qui regroupe les 22e, 24e et 43e régiments d’infanterie coloniale et la 3e qui regroupe les 7e, 21e et 22e régiments d’infanterie coloniale, renforcées par 6 bataillons de tirailleurs sénégalais (qui ne sont pas, contrairement à ce qu’indique l’appellation, recrutés dans le seul Sénégal mais dans l’ensemble de l’Afrique noire française). Au nord, on a la 45e division d’infanterie du général Naulin et des éléments du 9e corps d’armée britannique du général Cordon. Reims elle-même est tenue par la 134e division du général Petit, composée du 63e régiment d’infanterie de Limoges, du 65e régiment d’infanterie de Nantes et du 100e régiment d’infanterie de Tulle. Enfin, le 2e corps d’armée italien défend le Tardenois.

L’offensive allemande met une pression considérable sur le front de Reims. Le général Micheler, chef de la Ve armée, en charge de la défense de Reims souhaite défendre en priorité la montagne de Reims et la plaine, quitte à évacuer la ville de Reims. Se conformant à cette manière de voir, le général Mazillier donne le 30 mai l’ordre d’évacuer Reims mais le général Petit lui désobéit jugeant que la situation sur le terrain est loin d’être désespérée. De fait, si le 1er juin 1918, les Allemands occupent Gueux, Tinqueux, Saint-Brice-Courcelles, la ferme Pierquin, le Moulin de la Housse, leurs attaques se brisent sur le fort de la Pompelle. Le 1er juin, huit bataillons allemands et 15 chars (pour la plupart des chars britanniques récupérés) se lancent à l’assaut mais la garnison résiste. Le 2 juin, des contre-attaques menées par le 21erégiment d’infanterie coloniale dégagent la Pompelle. Une autre attaque sur le fort, le 6 juin, est encore stoppée. Le verrou de Reims tient bon et si l’avancée allemande est spectaculaire, elle ne réussit pas à percer le front et le 12 juin le général Ludendorff arrête son offensive.

source: http://www.reims.fr/2016/26-la-situation-militaire-en-1918.htm

Les Allemands passent la Vesle

Bombardement de Reims le 29 mai 1918.

http://betheny1418.free.fr/02%20reims/03%20batailles/batailles05.htm

http://www.faurillon.com/reims.html

Quid des pertes du 27 mai

https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=7532

Destruction de Germigny (Marne)

Puis, à partir du 27 mai 1918, notre secteur a subi l’offensive allemande jusqu’à la contre attaque des français à partir du 18 juillet libérant Germigny le 2 août 1918. (récit complet sur le site internet de la commune).

C’est au cours de cette période que notre village fut détruit à 88% laissant seulement 4 maisons à peu près habitables. Le bois qui domine les habitations comporte encore de nombreuses traces de tranchées et de trous d’obus. Pendant cette période, les habitants ont été évacués notamment à Faux-Fresnay dans le sud de la marne et à Vallière dans l’aube.

La guerre a mobilisé les hommes valides du village pour être incorporés dans différents régiments et 6 d’entre eux ne sont pas rentré : René Rafy 166ème RI, Louis Couet 25ème BC et Léon Couet 87ème RI frères jumeaux, Lucien Chaudrilliez 46ème RI, Edouard Mercier 35ème RI et Charles Lagauche 362ème RI. D’autres sont revenus avec des souvenirs pas toujours racontables : René Ronseaux  25ème RAC, Edouard Martin 94ème RI, Henri Lamblot Artillerie, Georges Ponsart Cavalerie …

Les femmes, si elles ne sont pas évacuées restent à la ferme ou participent à la l’effort de guerre comme Marguerite Chapotot infirmière à Muizon où elle rencontre sont futur mari Père Cantat blessé par deux balles reçues dans la même journée à des moments différents.

source: http://mairie.germigny.a3w.fr/DetailElement.aspx?numStructure=80684&numElement=188672&numRubrique=486068

Journal du lundi 27 mai 1918

Assez grande activité des deux artilleries dans la région du bois de Hangard et au sud de l’Avre.
Un coup de main ennemi, précédé d’un vif bombardement sur nos postes du secteur d’Orvillers-Sorel, n’a pas obtenu de résultat.
D’autres tentatives ennemies en Champagne et dans les Vosges ont également échoué.
Nos patrouilles et nos détachements ont fait des prisonniers, notamment dans la région de l’Ailette.
Un détachement anglais a exécuté un raid sur les tranchées ennemies au sud de Bucquois. Quatorze prisonniers et deux mitrailleuses sont restés entre ses mains.
Nos alliés ont fait d’heureuses attaques à l’est d’Hébuterne et au nord de Neuville-Vitasse. Ils ont fait quinze prisonniers et capturé une mitrailleuse.
Des attaques de détachements ennemis ont été repoussées dans le voisinage de Sailly-le-Sec, Bucquoy, Ablainzevelle,Festubert et Merris.
Activité de l’artillerie ennemie vers Villers-Bretonneux, Dernancourt, Bucquoy et la forêt de Nieppe.
Sur le front belge, canonnade dans la région de Merckem. Rencontres de patrouilles à l’est de Nieuport.
Sur le front de Macédoine, combats d’infanterie dans la région de Doiran.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&biw=1280&bih=605&ei=rz7fWvWdL4HiU4KcheAC&q=27+mai+1918&oq=27+mai+1918&gs_l=psy-ab.3..0l2j0i5i30k1.120770.121291.0.121980.2.2.0.0.0.0.277.387.0j1j1.2.0….0…1.1.64.psy-ab..0.2.386…35i39k1j0i7i30k1.0.c8pYv0i6VyQ

1392/26mai 1918

Cà bouge au Chemin des Dames

Le projet de percée allemande sur la Marne, entre Laon et Soissons, est connu des services de renseignements. A partir du 24 mai, des régiments entiers sont déversés dans la région pour faire front à une éventuelle attaque. Le 26 mai à 23 h 40, la VIème armée regroupée dans les environs de Fismes, à quelques kilomètres au sud de l’Aisne, reçoit l’ordre de marche annonçant « l’imminence d’une attaque ennemie (…) d’après les déclarations de prisonniers qui viennent d’être capturés » .
Ce 26 mai 1918, l’armée allemande est positionnée sur une ligne parallèle au Chemin des Dames, entre Soissons et Reims. Dans la nuit du 26 au 27 mai, l’attaque est confirmée par les tirs soutenus de l’artillerie ennemie tandis que les poilus tenant les positions les plus avancées sur le front sont incommodés par les gaz en provenance du nord. L’offensive est lancée à la pointe du jour.
« Puis cela a été le fameux printemps de 1918. L’issue fatale approchait, je la voyais venir » . La troisième compagnie du 156ème régiment d’infanterie placée sous le commandement du capitaine Houdard est cantonnée dans le secteur de Vailly-sur-Aisne où elle a été amenée par camion, dans la nuit du 26 au 27 mai, aux environs de minuit. Exactement au point précis où, dans la journée du 27 mai, les troupes françaises se heurteront de plein fouet à la première vague – fulgurante – de l’armada allemande. « Les balles crépitent de tous côtés, les obus éclatent autour de nous » , se souvient Alfred Ponsinet, soldat de deuxième classe servant sous les ordres du lieutenant Bousquet. Joe Bousquet lui-même raconte plus tard à son ami Carlo Suarès : « Il faisait très chaud dans le bois de chênes verts que nous avions traversé pour prendre position. (…) Au débouché du bois, il y avait un officier d’artillerie blessé en conversation avec notre colonel un peu pâle. Toute la ligne avait sauté. Dix divisions allemandes s’étaient ruées dans la brêche (…) On a engagé deux compagnies qui se sont fondues. A cinq heures du soir, j’ai reçu l’ordre de me porter à leur secours. (…) J’ai déployé mes hommes sur un plateau couvert de cultures. Les premiers obus arrivaient (…) J’avais reçu cet ordre cruel qui tient en peu de mots et qui dit tant : tenir coûte que coûte ! Je comptais des yeux les hommes qu’il fallait faire tuer avec moi ».

la suite sur http://lepervierincassable.net/spip.php?article252

Printemps agité  à Metz

Dimanche 19 mai 1918. Pentecôte – « Bons jours, de fête pour moi. Papa est revenu depuis le 10 mai, bien changé, très maigri et fatigué. À force de soins, je pense le remonter assez vite. Du reste, j’en suis au même point. Ce manque continuel de fortifiants me fatigue durablement et comme j’ai été sans bonnes durant six grandes semaines, mes forces n’ont pu augmenter. Pierre nous écrit qu’il est définitivement attaché au Kriegs-lazaret de Bialystok. Dans quelques semaines, il viendra sans doute en permission. »

Dimanche 26 mai 1918. – « Les avions ne nous laissent plus de repos. Nuit et jour, ils sont là. Ils ont même causé de grands dégâts en ville. Les nuits surtout sont terribles et ces continuelles insomnies nous miment complètement. »

Samedi 1er juin 1918. – « Comme notre bonheur a été de courte durée. Aujourd’hui, 1er juin, je suis de nouveau seule. Papa a de nouveau été expulsé pour trois mois à cause d’une sottise énorme qu’il a commise pendant son séjour à Niesky. Cet homme est incorrigible et manquera toute sa vie de réflexion. Il suit ses impulsions bonnes ou mauvaises, sans réfléchir aux conséquences qu’elles peuvent avoir. Il nous rend tous malheureux avec lui. J’attends de ses nouvelles. Il est allé dans le Palatinat chez Monsieur Abresch, à Neustadt, espérant trouver de l’occupation là-bas. »

Lundi 3 juin 1918. – « Le temps reste au beau sec et le vent du nord dessèche tout. Ce sera un vrai désastre si la pluie ne vient pas. »

Lundi 17 juin 1918. – « La pluie est enfin arrivée et elle a l’air de vouloir durer. En même temps, elle nous a amené un froid qui ne sent pas du tout l’été. On serait presque tenté de faire du feu. Les nouvelles de papa sont très bonnes, il a l’air content de son sort. Tant mieux.

– Pierre est à Grodno. Lui aussi est plus heureux, car à Bialystok, il ne l’était guère. Je le sentais dans toutes ses lettres et en éprouvais un profond chagrin.

On parle beaucoup de pourparlers de paix en ce moment. Je crois vraiment que la fin de la guerre n’est plus si éloignée. Du reste, les journaux du 16 nous ont annoncé que nous serons privés de viande pendant quelques mois et que les aliments diminuent sensiblement. Nous dit-on cela pour donner une raison à la paix qui se prépare ? Elle serait valable sûrement. Ce manque d’alimentation nous rend si anémique. Souvent la faim m’empêche de dormir ; nous ne mangeons de viande que deux jours par semaine, et si peu. On ne trouve ni lapins ni volailles. Par moments, j’ai du mal à écrire une lettre, je ne puis trouver ni mes mots ni réunir mes idées.

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2015/07/12/metz-au-printemps-1918-lina-welter-raconte

Parution du Petit écho de la mode

https://www.pinterest.fr/pin/485544403548539749/

Journal du dimanche 26 mai 1918

Nous avons repoussé deux coups de main ennemis, l’un au sud du bois de Hangard, et l’autre au sud des Vosges.
Nos détachements et nos patrouilles ont réussi diverses inclusions dans les lignes ennemies, à l’ouest de Noyon, vers Appilly et en Woëvre. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Les troupes britanniques ont fait irruption dans les tranchées allemandes du voisinage de Hamel, au nord d’Albert, et capturé plus de quarante prisonniers et deux mitrailleuses.
Un coup de main heureux au nord de Lens a valu à nos alliés quelques prisonniers. Le bombardement par obus a gaz a été intense a l’est de Béthune.
Activité d’artillerie dans le secteur de Strazeele.
Les avions anglais ont jeté huit tonnes de projectiles sur les aérodromes voisins, de Tournai, d’où partent les appareils de bombardement de nuit. Trois appareils ennemis ont été abattus en combats aériens et deux autres forcés d’atterrir désemparés.
Sept tonnes d’explosifs ont été lancées dans la région de Péronne, Fricourt et Bapaume et sur des baraquements de la Somme. Une tonne a été jetée sur le chemin de fer et les fabriques de Hagondange.
Un Croiseur auxiliaire anglais, le Moldovia a été torpillé. Cinquante-six Américains qui étaient à bord ont péri.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1282/5 février 1918: Baptême du feu au chemin des Dames pour Stubby le chienj

Baptême du feu dans l’Aisne pour Stubby le chien

Photograph of « Stubby » and J. Robert Conroy. France, March, 1919.

Le caporal Robert Coroy n’aurait jamais pu imaginer que son chien, Stubby, puisse devenir un héros au milieu des tranchées de la Première Guerre mondiale. Trouvé sur le campus de l’Université de Yale et amené clandestinement par son maitre en France, ce bâtard deviendra un atout pour tous les soldats qui ont pu le côtoyer et un héros décoré quatorze fois (…)

Stubby a eu son baptême de feu le 5 février 1918 au chemin des dames et, durant toute la bataille, il a été sous les obus allemands, mais n’a jamais défailli. Il retrouvait des blessés dans le no man’s land tout en maintenant le moral des troupes par sa seule présence et les tours de cirques appris par son maitre.

source: https://www.curieuseshistoires.net/sergent-stubby-chient-plus-decore-de-premiere-guerre-mondial/

Journal du mardi 5 février 1918

La lutte d’artillerie a pris une certaine intensité sur le front au nord de l’Aisne, dans la région du Cornillet, en Argonne et en Haute-Alsace.
Les Allemands ont tenté sur le secteur de Fresnes (nord-est de Coucy-le-Château), un coup de main que nous avons aisément repoussé.
Du 21 au 31 janvier, vingt-huit avions ont été abattus par nos pilotes.
Les Anglais ont repoussé, en infligeant des pertes à l’ennemi, un coup de main exécuté sur un de leurs petits postes, à l’est du bois du Polygone.
Leurs pilotes ont jeté quatre tonnes d’explosifs sur divers objectifs, y compris la gare et les voies de garage de Valenciennes. Ils ont, en outre, tiré plusieurs milliers de cartouches de mitrailleuses sur des formations ennemies dans les tranchées et zones arrière.
Cinq avions ennemis ont été abattus en combats aériens, et cinq autres forcés d’atterrir.
En Macédoine, les troupes britanniques ont exécuté avec succès un raid sur les tranchées bulgares, près de Sugavo.
A l’ouest du lac d’Okrida, un détachement ennemi, qui tentait d’enlever un de nos postes, a été repoussé.
L’aviation hellénique a bombardé la gare de Milepkovo, dans la vallée du Vardar.
Sur le front italien, on ne signale que des opérations secondaires.
Trévise, Padoue et Mestre, ainsi que Venise ont été bombardées par avions. On annonce des victimes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

Le Chemin des Dames en camping-car

Annie et Christian, camping-caristes et lecteurs du Monde du Camping-Car, nous ont envoyé le récit de leur visite du Chemin des Dames. A bord de leur camping-car, ils ont visité certains sites parmi les plus marquants de la Première guerre mondiale.

Trois mois sans camping-car, c’est trop. Nous décidons d’aller découvrir le Chemin des Dames. Dans l’Aisne, à quelques kilomètres au sud de Laon, entre la RN2 et la D1044, le Chemin des Dames est une route située, en grande partie, sur une colline dominant la vallée de l’Aisne. Endroit stratégique pour toutes les armées de l’histoire désirant défendre ou prendre Paris. On y trouve des monuments célébrant Napoléon et les batailles entre Français et Allemands.

Visite de la Caverne du Dragon

Nous arrivons à la Caverne du Dragon pour l’ouverture à 10h avec visite toutes le 30mn. Pour 7€/personne, notre visite dure une heure trente avec accès handicapés. Nous nous sommes couverts pour supporter les douze degrés et suivons une jeune guide très agréable, passionnée d’histoire et plus particulièrement de la guerre 14/18. Cette carrière creusée dans le calcaire, a abrité des régiments de l’armée allemande puis française. Des extraits de journaux des 24, 25, 26 Octobre et 3 novembre 1917 nous sont offerts. Des panneaux racontent les engagements dans cette région ainsi que la vie difficile des poilus.

Une bataille, il y a cent ans

En 1916, le général Joffre est remplacé par le général Nivelle qui promet d’obtenir une victoire en 24 ou 48 heures, en lançant une grande attaque. Mais le général Allemand Ludendorff est renseigné du projet par des documents trouvés sur des prisonniers Français. Il fait venir des troupes pour renforcer ses défenses. Entre le 6 et le 16 Avril 1917, l’artillerie française tire 5 millions d’obus. Entre Arras et Reims, près d’un million de soldats, Britanniques, Canadiens, Russes, tirailleurs sénégalais et Français sont lancés dans l’attaque qui échoue. Pétain remplace Nivelle le 15 Mai. Un vent de révolte commence à souffler parmi les troupes françaises. Après répression et amélioration des conditions de vie, les Français prennent le fort de la Malmaison le 23 octobre, à l’ouest du Chemin des Dames. Le 2 novembre 1917, les Allemands se replient derrière la rivière Ailette, proche de Laon.

Brouillard, mémoire

Après cette visite très intéressante, nous partons vers la RN2 pour voir le fort de la Malmaison et le cimetière allemand. Nous déjeunons sur le parking très calme. Puis nous revenons vers l’est pour nous arrêter au Monument des Basques, à la mémoire de la 36ème division d’infanterie. Nous passons devant la statue de Napoléon pour nous arrêter au Plateau de Californie. Malheureusement, à la table d’orientation et sur la tour-observatoire, le brouillard nous cache la vue. Par contre, ce temps bouché nous a permis de réaliser des photos dans une ambiance particulière, révélant l’atmosphère saisissante des tranchées et des casemates de l’ancien village du vieux Craonne, rasé entre 1914 et 1918, à l’intersection avec la D18. Effectivement, sa hauteur devait aider à la maîtrise de la position.

source: le monde du camping car

http://www.lemondeducampingcar.fr/tourisme/france/le-chemin-des-dames-en-camping-car-emotion-et-souvenir-autour-de-la-premiere-guerre-mondiale.html