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1282/5 février 1918: Baptême du feu au chemin des Dames pour Stubby le chienj

Baptême du feu dans l’Aisne pour Stubby le chien

Photograph of « Stubby » and J. Robert Conroy. France, March, 1919.

Le caporal Robert Coroy n’aurait jamais pu imaginer que son chien, Stubby, puisse devenir un héros au milieu des tranchées de la Première Guerre mondiale. Trouvé sur le campus de l’Université de Yale et amené clandestinement par son maitre en France, ce bâtard deviendra un atout pour tous les soldats qui ont pu le côtoyer et un héros décoré quatorze fois (…)

Stubby a eu son baptême de feu le 5 février 1918 au chemin des dames et, durant toute la bataille, il a été sous les obus allemands, mais n’a jamais défailli. Il retrouvait des blessés dans le no man’s land tout en maintenant le moral des troupes par sa seule présence et les tours de cirques appris par son maitre.

source: https://www.curieuseshistoires.net/sergent-stubby-chient-plus-decore-de-premiere-guerre-mondial/

Journal du mardi 5 février 1918

La lutte d’artillerie a pris une certaine intensité sur le front au nord de l’Aisne, dans la région du Cornillet, en Argonne et en Haute-Alsace.
Les Allemands ont tenté sur le secteur de Fresnes (nord-est de Coucy-le-Château), un coup de main que nous avons aisément repoussé.
Du 21 au 31 janvier, vingt-huit avions ont été abattus par nos pilotes.
Les Anglais ont repoussé, en infligeant des pertes à l’ennemi, un coup de main exécuté sur un de leurs petits postes, à l’est du bois du Polygone.
Leurs pilotes ont jeté quatre tonnes d’explosifs sur divers objectifs, y compris la gare et les voies de garage de Valenciennes. Ils ont, en outre, tiré plusieurs milliers de cartouches de mitrailleuses sur des formations ennemies dans les tranchées et zones arrière.
Cinq avions ennemis ont été abattus en combats aériens, et cinq autres forcés d’atterrir.
En Macédoine, les troupes britanniques ont exécuté avec succès un raid sur les tranchées bulgares, près de Sugavo.
A l’ouest du lac d’Okrida, un détachement ennemi, qui tentait d’enlever un de nos postes, a été repoussé.
L’aviation hellénique a bombardé la gare de Milepkovo, dans la vallée du Vardar.
Sur le front italien, on ne signale que des opérations secondaires.
Trévise, Padoue et Mestre, ainsi que Venise ont été bombardées par avions. On annonce des victimes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

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Le Chemin des Dames en camping-car

Annie et Christian, camping-caristes et lecteurs du Monde du Camping-Car, nous ont envoyé le récit de leur visite du Chemin des Dames. A bord de leur camping-car, ils ont visité certains sites parmi les plus marquants de la Première guerre mondiale.

Trois mois sans camping-car, c’est trop. Nous décidons d’aller découvrir le Chemin des Dames. Dans l’Aisne, à quelques kilomètres au sud de Laon, entre la RN2 et la D1044, le Chemin des Dames est une route située, en grande partie, sur une colline dominant la vallée de l’Aisne. Endroit stratégique pour toutes les armées de l’histoire désirant défendre ou prendre Paris. On y trouve des monuments célébrant Napoléon et les batailles entre Français et Allemands.

Visite de la Caverne du Dragon

Nous arrivons à la Caverne du Dragon pour l’ouverture à 10h avec visite toutes le 30mn. Pour 7€/personne, notre visite dure une heure trente avec accès handicapés. Nous nous sommes couverts pour supporter les douze degrés et suivons une jeune guide très agréable, passionnée d’histoire et plus particulièrement de la guerre 14/18. Cette carrière creusée dans le calcaire, a abrité des régiments de l’armée allemande puis française. Des extraits de journaux des 24, 25, 26 Octobre et 3 novembre 1917 nous sont offerts. Des panneaux racontent les engagements dans cette région ainsi que la vie difficile des poilus.

Une bataille, il y a cent ans

En 1916, le général Joffre est remplacé par le général Nivelle qui promet d’obtenir une victoire en 24 ou 48 heures, en lançant une grande attaque. Mais le général Allemand Ludendorff est renseigné du projet par des documents trouvés sur des prisonniers Français. Il fait venir des troupes pour renforcer ses défenses. Entre le 6 et le 16 Avril 1917, l’artillerie française tire 5 millions d’obus. Entre Arras et Reims, près d’un million de soldats, Britanniques, Canadiens, Russes, tirailleurs sénégalais et Français sont lancés dans l’attaque qui échoue. Pétain remplace Nivelle le 15 Mai. Un vent de révolte commence à souffler parmi les troupes françaises. Après répression et amélioration des conditions de vie, les Français prennent le fort de la Malmaison le 23 octobre, à l’ouest du Chemin des Dames. Le 2 novembre 1917, les Allemands se replient derrière la rivière Ailette, proche de Laon.

Brouillard, mémoire

Après cette visite très intéressante, nous partons vers la RN2 pour voir le fort de la Malmaison et le cimetière allemand. Nous déjeunons sur le parking très calme. Puis nous revenons vers l’est pour nous arrêter au Monument des Basques, à la mémoire de la 36ème division d’infanterie. Nous passons devant la statue de Napoléon pour nous arrêter au Plateau de Californie. Malheureusement, à la table d’orientation et sur la tour-observatoire, le brouillard nous cache la vue. Par contre, ce temps bouché nous a permis de réaliser des photos dans une ambiance particulière, révélant l’atmosphère saisissante des tranchées et des casemates de l’ancien village du vieux Craonne, rasé entre 1914 et 1918, à l’intersection avec la D18. Effectivement, sa hauteur devait aider à la maîtrise de la position.

source: le monde du camping car

http://www.lemondeducampingcar.fr/tourisme/france/le-chemin-des-dames-en-camping-car-emotion-et-souvenir-autour-de-la-premiere-guerre-mondiale.html

1181/ 27 octobre 1917: Octobre à Villers-Marmery (Marne)

Octobre à Villers-Marmery

1er octobre 1917 Je me réveille ex-instituteur. Georges repart à Châlons pour commencer sa troisième et dernière année d’école normale. J’ai cessé hier soir mes travaux de secrétaire de mairie et nous passons notre journée à emballer le mobilier. Nous voulons faire tout le travail sans recourir à l’aide de quiconque.

2 octobre 1917 Je vais à Trépail démonter les meubles qui y sont garés depuis 1915. Pauvres meubles ! Après avoir été déposés chez M. Marchand, je les ai mis dans le grenier chez M. Méhée. Le voyage qu’ils vont faire par voitures et chemin de fer ne les mettra pas en forme.

3 octobre 1917 On finit l’emballage. Les voisins d’en face ne veulent pas nous laisser partir sans une dernière sérénade. Vers 23 heures, grand branle-bas : c’est une attaque du côté des Monts.

2 4 octobre 1917 Fin du déménagement. Le lieutenant Armand, major de la garnison, a bien voulu mettre à ma disposition deux voitures qui ont chargé le mobilier à Villers et une autre qui a pris celui de Trépail. On dirige le tout sur Jâlons les Vignes afin que le wagon file directement sur Blesmes sans avoir besoin de transborder en cours du voyage.

5 octobre 1917 Hier soir, le conseil municipal s’est réuni et m’a offert un magnifique bronzesouvenir. Ces gens-là font bien les choses quand ils s’y mettent. Tout est bien qui finit bien. M. Caillet a eu la délicate idée de m’amener les élèves et les anciens élèves présents au pays pour me faire leurs adieux. Cela m’a touché plus que tout ce qui a été fait et dit ces jours derniers. Je passe l’après-midi à faire mes adieux aux conseillers municipaux, aux voisins et à quelques amis.

6 octobre 1917 Lever à 4 heures. Nous venons de passer notre dernière nuit à la cave. La regretterons-nous ? On y dormait si bien ! Nous partons par le train de 5 heures 30 sans émotion. Je croyais que la séparation amènerait quelques regrets, mais rien, rien, à peine un soupir de soulagement au départ du train qui nous éloigne pour longtemps de l’endroit où nous avons couru quelques dangers. J’estime que cette absence d’émotion est due à la certitude que nous allons pouvoir manger, dormir, promener, vaquer à nos petites affaires sans avoir à tendre l’oreille pour écouter d’où peut venir l’obus qui était une menace perpétuelle.

7 octobre 1917 Nous nous sommes arrêtés quelques heures à Épernay et nous avons été coucher à Sézanne chez l’ami Dervieux. Départ pour Saint Saturnin. 3

13 octobre 1917 Nous faisons notre entrée dans la cité d’Hauteville où nous espérons trouver le calme et le repos qui nous sont nécessaires.

14 octobre 1917 On commence à placer le mobilier qui est arrivé avant nous dans une grande maison qu’Yvonne nous a laissée. L’emplacement nous plaît. Auguste et Louise Mignot ayant quitté Villers-Marmery, les nouvelles du pays ne seront plus qu’épisodiques. C’est le journal de M. Thomas qui prend le relais.

15 octobre 1917 20 heures Incendie dans l’écurie Porcheret Paquay causé par l’imprudence de soldats cantonnés.

20 octobre 1917 Prix des vins (la pièce) : 1914 : 450 francs 1915 : 600 francs 1916 : 440 francs 1917 : 440 francs

27 octobre 1917 Passage de 25 prisonniers boches.

source: http://villers-marmery.fr/podcast1418/textes/1er%20au%2031%20octobre%2017.pdf

Les fortifications du Chemin des Dames : Le fort de la Malmaison

Dans la sixième et dernière partie, Fortification et Mémoire vous entraîne dans les ruines du fort de la Malmaison. Parfois surnommé « Le Sacrifié », il a servi de terrain d’expérimentation pour les nouveaux projectiles nés de la crise dite « de l’obus-torpille ». De plus, il eut à subir les combats de la bataille de la Malmaison du 23 octobre au 26 octobre 1917.

source: http://fortificationetmemoire.fr/le-fort-de-la-malmaison/

Journal du samedi 27 octobre 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, nous avons attaqué les positions allemandes entre Driegrachten et Draibank. Nos troupes ont réalisé une sérieuse progression, en dépit de la difficulté du terrain. Le village de Draibank, les bois de Papegoed et de nombreuses fermes organisées sont tombés entre nos mains; nous avons fait 200 prisonniers.
Au nord de l’Aisne, nos troupes ont continué une progression générale, allant jusqu’au canal de l’Oise à l’Aisne. Nous avons pris le village et la forêt de Pinon, ainsi que les villages de Pargny et de Filain.
Le chiffre de nos prisonniers atteint 11.000 dont 200 officiers. Le chiffre des canons capturés et actuellement dénombrés est de 160 dont plusieurs mortiers de 210 et des pièces lourdes.
En Champagne, deux coups de main ennemis sur nos tranchées de Maisons-de-Champagne ont échoué. Nous avons réussi une incursion dans le secteur du mont Cornillet et ramené des prisonniers.
Lutte d’artillerie sur la rive droite de la Meuse, entre Samogneux et Bezonvaux, particulièrement violente vers le bois Le Chaume. Une tentative ennemie a échoué.
En Macédoine, raid heureux, des Anglais au sud de Serès.
L’offensive austro-allemande se déploie avec une grande puissance sur le front du Carso. Les Italiens ont évacué le plateau de Bainsizza et bordent leur frontière.

 

La belle amitié entre un sergent et des tirailleurs sénégalais

Sur France 24 par Stéphanie Trouillard

Cent ans après la Première Guerre mondiale, des documents appartenant à un sergent d’un bataillon de tirailleurs sénégalais montrent la proximité entre un sous-officier français et des soldats venus d’Afrique. Des frères d’armes dans les tranchées (…)

(…)Il y a quelques mois, un message a retenu particulièrement mon attention. « J’aimerais savoir si vous êtes intéressée par des souvenirs matériels de la Grande Guerre 14-18. Mon père a été incorporé le 5 janvier 1916 au 4e colonial, 5e bataillon de tirailleurs sénégalais, comme sergent », écrit Gérard Counord, un retraité du Maine-et-Loire.

Il n’en faut pas plus pour aiguiser ma curiosité. Le rendez-vous est rapidement pris. De passage à Paris, Gérard Counord me remet une grande enveloppe. À l’intérieur, c’est avec émotion que je prends connaissance des archives de la Grande Guerre appartenant à son père, Marcel, un instituteur originaire de Bordeaux. Un véritable trésor. Des photos, des cartes, des carnets, des dessins. Le fils du poilu a tout conservé.

Des dessins de tirailleurs sénégalais

Marcel Counord est happé par la guerre en janvier 1916, alors qu’il n’a pas 19 ans. L’instituteur doit quitter ses élèves, dans le village du Viel-Baugé, dans le Maine-et-Loire , pour rejoindre un régiment d’infanterie coloniale. Il passe de la blouse à l’uniforme. Il suit une instruction militaire pour devenir sergent. Dans plusieurs cahiers d’écoliers, le jeune homme a noté ses cours. L’écriture est soignée, les croquis sont précis. Il n’y a pas une rature. En juillet, il part enfin pour le front.

Au printemps 1917, il est incorporé à un bataillon du tirailleur sénégalais. Sur l’une des photos, on peut voir le jeune homme moustachu entouré de ses frères d’armes. Les soldats africains prennent la pose en compagnie des sous-officiers de la métropole. L’un d’entre eux a même une main posée sur l’épaule d’un tirailleur, comme un geste protecteur. Dans une série de dessins, l’instituteur a aussi représenté en quelques coups de crayon ces soldats sénégalais en train de faire leur prière du soir « face au Levant ».

source: http://www.france24.com/fr/20170805-grande-guerre-tirailleurs-senegalais-afrique-dessins-histoire-amitie-chemin-dames

1087/25 juillet 1917: les Allemands attaquent l’entrée de la caverne du Dragon

Insolite: naissance de Nikon

L’histoire de Nikon démarre officiellement le 25 juillet 1917. Cette année-là, à la demande du gouvernement japonais qui veut rivaliser avec les entreprises allemandes, les fabricants d’optiques Tokyo Keiki Seisaku Sho et Iwaki Glass Manufacturing fusionnent avec Fujii Lens Seizo Sho.

https://www.nikonpassion.com/nikon-a-100-ans-en-2017-retour-sur-un-siecle-dhistoire/

Lettre d’Henry Novel à ses parents

Mes chers Parents,

Vous verrez sans doute sur le communiqué d’aujourd’hui qu’un avion boche a été descendu par le tir de nos canons spéciaux dans la région de Vailly. Figurez vous que je me trouvais à côté des pièces qui l’ont abattu, c’est la 120e section de 75 contre avions. L’obus, par un véritable coup de hasard, a tapé en plein dans un des trois appareils qui survolaient, l’avion s’est enflammé et est tombé presqu’à pic en laissant une longue tramée de fumée derrière lui. Les aviateurs qui le montaient étaient trois, deux sont tombés sans qu’on ait pu retrouver leur corps jusqu’à présent. Le troisième était à côté de l’appareil tout carbonisé. Je suis allé le voir ici, il se trouve à deux kilomètres des lignes et il n’en reste qu’un tas de ferraille. C’était le premier appareil que je voyais tomber de si près et c’est réellement impressionnant.

Cette petite chute a occupé notre après-midi d’hier car j’ai couru toute la soirée pour retrouver les débris de l’appareil. Aujourd’hui malheureusement nous n’avons pas la même distraction et il va encore falloir tuer la journée, Dieu sait comment ! Heureusement que l’on doit fonctionner le 1er août.

J’ai reçu hier une carte de Maman qui me dit qu’Odette a envoyé un paquet de cigarettes à mon ancienne adresse. J’espère qu’il arrivera mais je n’ai encore rien reçu depuis mon arrivée, cela m’étonne car il y a déjà quelques jours qu’une lettre de Maman m’annonçait un colis.

J’ai appris sans trop d’étonnement, que le régime de la Villette n’avait pas eu de grands résultats sur Jacques ; d’après ce que Maman me dit, il a l’air tout à fait parti pour faire plaisir à sa famille !

En terminant cette lettre je demanderai à Maman de m’envoyer la chemise bleue que j’ai laissée à Grenoble et une paire de chaussettes. A propos de linge ici, j’ai l’immense bonheur d’être débarrassé de l’invasion de poux. Cela tient sans doute à ce qu’il n’y a pas encore eu de blessés.

Je termine ma lettre car le patron vient de me demander de lui dessiner un plan d’installation d’eau stérilisée et de chauffage central pour le pavillon opératoire. J’aurai toujours la ressource de m’installer fumiste après la guerre.

Je vous embrasse tous bien affectueusement.

http://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-5-juillet-1917

Les Allemands attaquent l’entrée de la caverne du Dragon

Le 25 juillet, les Allemands attaquèrent l’entrée sud du Dragon tenue par la 1ère compagnie du 68e  et par le 3ème bataillon du 90e R I qui y tenaient garnison. L’ennemi fut tenu en échec et rejété avec des pertes.

Le 27, les Marsouins de la coloniale relevèrent l’infanterie. La 3ème D I coloniale (7e, 21e, 23e   R I C) monta en ligne.

Le 7e R I C livra, avec le 61e bataillon sénégalais, de furieux combats à la grenade, lors de l’attaque du 29 juillet. La lutte devint incessante autour d’Hurtebise et elle dura tout le mois d’août, sous le chaud soleil d’été, sans eau, parmi les cadavres en putréfaction. La 151ème D I  (293e ,  403e , 410e R I) releva les coloniaux, puis la 130ème D I (39e , 239e , 407e R I) releva la 151e D I. La lutte continua en septembre dans le secteur du Doigt où les Allemands contre-attaquèrent avec violence.L’artillerie des deux camps pulvérisait sans cesse le secteur devenu un enfer comparable à Verdun.

http://www.genealogie-aisne.com/old_genealogie/articles/cavernedragon.htm

Quand les Américains débarquent en Normandie

Le cliché date de 1918. Dans une rue du Havre, des troupes américaines passent, menées par leur drapeau et escortées par la population (photos archives municipales du Havre. Fonds 31 Fi)

Pas d’arrivée en fanfare. Quand en juin 1917, 1 200 soldats du Génie américain débarquent dans le port du Havre, même le maire, Pierre Morgand., n’est pas au courant. Il l’avouera même en conseil municipal, c’est par les journaux parisiens qu’il a appris la nouvelle. Dans les journaux havrais, la nouvelle avait été censurée. Par peur sûrement que les sous-marins allemands suivent à la trace les navires du corps expéditionnaire américain. Quelques jours plus tôt, c’est pourtant face à une foule en liesse que débarquent à Boulogne-sur-Mer le général Pershing et son état-major. Parmi, un jeune officier dont on reparlera plus tard, le capitaine Patton. Mais le plus souvent, c’est en toute discrétion que les Sammies débarquent en France. « Pour des raisons logistiques, les Américains débarquent dans plusieurs ports de France, Brest, Bordeaux, Nantes, Saint-Nazaire, Cherbourg… » explique Sylvie Picolet, commissaire de l’exposition « Lafayette, nous voilà », présentée en ce moment aux Invalides. Si les soldats américains sont armés par les Alliés, ils débarquent aussi des tonnes de matériel, des locomotives, des camions, des voitures, des vivres aussi.

Une ville pavoisée le 14 juillet

Au Havre, le premier contingent important, 2 000 hommes, arrive le 25 juillet 1917.

source: http://www.paris-normandie.fr/region/1917–quand-les-americains-debarquent-en-normandie-YM8817562

Carnet du mercredi 25 juillet 1917 à travers Le Miroir

Les attaques allemandes, accompagnées de violents bombardements, ont continué sur les plateaux en avant de Craonne.
Aux Casemates, l’ennemi, qui avait réussi à pénétrer dans notre première ligne, et qui a été contre-attaqué avec vigueur, n’a conservé qu’une faible partie du terrain conquis.
Sur la Californie, les Allemands ont subi un échec. Malgré tous leurs efforts, ils n’ont pu nous déloger du plateau. Nos troupes ont repoussé toutes les tentatives dirigées sur notre tranchée de soutien, que nous occupons en entier.
La ville de Reims a reçu 850 obus.
Une attaque allemande au nord-ouest du mont Cornillet a été brisée après un vif combat.
Une pièce allemande à longue portée a tiré une centaine d’obus dans la direction de Nancy. Pas de victimes, dégâts insignifiants. En représailles, nous avons exécuté un tir efficace sur les usines de Château-Salins.
Les Anglais ont effectué avec succès une opération au sud d’Avion. Ils ont fait de nombreux prisonniers. Ils ont opéré d’autres coups de main au sud d’Havrincourt, aux abords de Bullecourt et d’Hollebeke.
Les Russes ont attaqué l’ennemi dans la direction de Vilna. Ils ont pénétré de 3 verstes dans les positions allemandes et fait 1.000 prisonniers. Mais les Austro-Allemands ont repris quatre villages en Galicie.
Les Anglais ont attaqué les Turcs près de Gaza et remporté un succès. Ils ont, à Bersbela (Syrie), repoussé la cavalerie ottomane.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1080/18 juillet 1917: et les combats continuent au Chemin des Dames

Et les combats continuent au Chemin des Dames

Le 18 juillet, dès l’aube, la 18ème D I fut violemment attaquée par la 5ème division de la garde impériale qui lui arracha une partie des plateaux de Californie et des Casemates. Le 22, les attaques allemandes reprirent et le 213e R I perdit du terrain.

Le 24, une contre-offensive française se déclencha menée par les  18e et 164e divisions. Elle démarra à 4h15 du matin. La plus grande partie des plateaux fut repris par les 213e, 152e ,90e et 334e R I et le 41eB C P.

Le 26 juillet, le 1er corps colonial releva ces unités épuisées.

Tout l’été, les combats firent rage dans une chaleur torride, sous les obus, parmi les cadavres et le matériel déchiqueté.

Les fantassins des deux camps supportèrent les plus extrèmes souffrances.

source: http://www.genealogie-aisne.com/old_genealogie/articles/combatscraonne.htm

La coopération franco-américaine en matière d’aéronautique

De 1917 à 1918, la France et les États-Unis, devenus alliés, s’engagent dans un programme de coopération aéronautique d’une ampleur considérable. Chacun des deux pays concernés attend beaucoup de l’autre et s’emploie à agir surtout en fonction de ses intérêts propres et de ses égoïsmes nationaux. Les autorités françaises comptent sur la puissance industrielle et financière américaine, mais entendent imposer leur savoir-faire technique dans le domaine de l’aviation et en tirer tous les bénéfices possibles. Les Américains, précipités dans une guerre pour laquelle ils ne se sont pas préparés, souhaitent s’équiper dans les délais les plus brefs des matériels français qui ont fait leurs preuves au combat et obtenir des transferts de technologie qui leur permettront d’asseoir leur propre industrie aéronautique. Si les espoirs sont immenses des deux côtés, les résultats ne sont guère à la hauteur des attentes. Les objectifs des programmes établis sur les deux rives de l’Atlantique sont bien loin d’être atteints et plusieurs crises aiguës en résultent entre les deux nations. Le mythe d’une France généreuse et désintéressée, offrant ses services et ses avions aux États-Unis, sort bien écorné d’une analyse historique serrée de cette entreprise commune.

source: https://rha.revues.org/2483

Parution du canard enchaîné

Journal du mercredi 18 juillet 1917 à travers Le Miroir

Entre Somme et Aisne, l’ennemi a prononcé une série de forts coups de main, précédés de bombardements. Trois tentatives, au sud-est de Saint-Quentin et à l’ouest d’Allemant, ont échoué sous nos feux.
Au sud de Corbeny, plusieurs détachements ont attaqué nos petits postes : ils ont été refoulés.
En Champagne, après un violent bombardement du Mont-Haut et du Téton, les Allemands ont lancé des forces importantes à l’assaut des positions que nous avions conquises la semaine écoulée. Nos troupes ont résisté avec une ténacité indomptable à un ennemi très supérieur en nombre.
Au Téton, les Allemands n’ont pu entamer nos lignes. Au Mont-Haut, le combat très acharné s’est terminé pour eux par un sanglant échec. Leurs vagues d’assaut successives ont été détruites.
Reims a de nouveau reçu 1.600 obus.
Canonnade sur le front anglais vers Armentières, Wytschaete et Nieuport. Nos alliés ont bombardé quatre gares importantes et un grand camp de repos à l’intérieur des lignes allemandes.
Les Italiens ont détruit les positions autrichiennes dans le secteur du Vallone. Ils ont capturé 11 officiers et 264 soldats.
Les Russes ont fait 916 prisonniers nouveaux, portant le total depuis le 1er à 36.500.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1057/25 juin 1917:prise de la caverne du Dragon

La prise de la Caverne du Dragon (02)

Au soir du 16 avril 1917, les troupes françaises avaient pris pied sur le plateau en direction de la ferme d’Hurtebise et de ce qui restait du Monument de la Bataille de 1814, deux positions particulièrement disputées pendant tout le printemps et l’été 1917. Le 4e zouaves avait pénétré dans ce qu’on commençait à appeler la « Caverne du Dragon », et contrôlait les entrées sud vers la vallée de l’Aisne. Mais les Allemands occupaient toujours l’essentiel de la formidable forteresse souterraine qu’ils avaient aménagé depuis 1915 et d’où ils lançaient de vigoureuses contre-attaques.

Depuis plus de six semaines, les combats faisaient à nouveau rage entre Hurtebise et Craonne et le 152e RI avaient subi à la fin du mois de mai des pertes sévères sur le plateau des Casemates. Certains hommes n’en peuvent plus. Il ne faut pas passer sous silence la tentative de 39 hommes de la 10e compagnie du 3e bataillon de se soustraire à l’attaque, le 24 au soir. Après avoir passé la nuit cachés dans une creute, ils sont repris le 25 dans l’après-midi et placés en première ligne au moment de l’attaque.

Le 25 juin avant l’aube, on essaie d’abord d’introduire dans la Caverne environ 200 m3 de gaz collongite, en espérant asphyxier les occupants. Mais les Allemands avaient pris leurs précautions.

Après une courte mais intense préparation d’artillerie, l’attaque est lancée à 18 h 05. Pour mener l’assaut, le général Gaucher commandant la 164e division a désigné le 3e bataillon du 152e RI, le bataillon Moréteaux du 334e RI et plusieurs groupes de corps francs de diverses unités, en particulier du 41e Bataillon de chasseurs à pied. Les troupes d’assaut sont précédées par des soldats équipés de lance-flammes pour détruire les postes allemands de résistance. Au total un peu plus de 2 000 hommes participent à l’attaque.

A 21 heures, malgré deux contre-attaques allemandes, la Caverne du Dragon est prise ! Les Français ont fait plus de 300 prisonniers (304 ou 327 selon les sources), dont environ la moitié à l’intérieur de la Caverne dans des circonstances qui n’ont pas jamais été complètement éclaircies quant au rôle respectif du 152e et du 334e RI. Les pertes totales françaises s’élèvent à 329 hommes : 79 tués, 238 blessés et 12 disparus. Les pertes allemandes ne sont pas connues.

La prise de la Caverne du Dragon n’a pas changé le cours de la guerre. Cette opération à objectif limité était conforme à la nouvelle stratégie du général Pétain. La bataille dite « des observatoires » devait se poursuivre sur le Chemin des Dames jusqu’en juillet. C’est ainsi que le 26 juillet, lors d’une attaque, les Allemands parvenaient à reprendre pied dans la partie nord de la Caverne du Dragon… La Caverne ne sera restée entièrement française que pendant un mois.

Mais, avec un nombre aussi élevé de prisonniers, et aussi avec ce nom, plein de mystère, de Caverne du Dragon, l’attaque du 25 juin connaît une médiatisation sans précédent. Les envoyés spéciaux des journaux parisiens sont invités par le haut commandement à venir à Beaurieux interroger les prisonniers et les troupes qui ont participé à l’attaque. La prise de la Caverne fait les gros titres dans toute la France.  Au 152e RI, elle apporte de nouveaux lauriers. Le 10 juillet, le régiment obtient sa quatrième citation avec la fourragère aux couleurs de la médaille militaire. Un détachement avec le drapeau du 15/2 est invité à participer au défilé du 14 juillet à Paris. En 1936, le général Gaucher publie l’historique de la 164e Division d’infanterie sous le titre : « La Division du Dragon ».

Par Guy Marival (source: )https://www.chemindesdames.fr/fr/25-juin-1917-la-prise-de-la-caverne-du-dragon

Lire aussi: http://fortificationetmemoire.fr/les-fortifications-du-chemin-des-dames-part-2x/

http://www.ecpad.fr/centenaire-de-la-reprise-de-la-caverne-du-dragon/

Cérémonie le 25 juin 2017, à partir de 10 h 30, à la Caverne du Dragon. Le 152e régiment d’infanterie de Colmar, héritier des traditions des « Diables Rouges » de 1917, ainsi que les descendants de combattants ont été invités à participer à la cérémonie ouverte au public. Des bleuets et des photos de combattants seront symboliquement dispersés dans les galeries et à l’extérieur du site.

A 17 h, conférence de Thierry Hardier,
sur « Les creutes du Chemin des Dames en 1917 ».

Accès libre à la cérémonie et à la conférence.

Journal du lundi 25 juin 1917 à travers Le Miroir

A l’est de Vauxaillon, une vive contre-attaque nous a rendu la majeure partie du saillant encore tenu par l’ennemi au nord-est de la ferme Moisy.
Assez grande activité des deux artilleries dans la région Hurtebise-Craonne. Au sud de Juvincourt, nos contre-batteries ont enrayé un violent bombardement de nos lignes. Une contre-attaque allemande, qui se préparait dans cette région, n’a pu sortir de ses tranchées sous la violence de nos feux.
En Champagne, nous avons aisément repoussé une attaque ennemie au nord-est du Cornillet.
Vers Auberive, nous avons effectué un coup de main et ramené des prisonniers.
Canonnade sur la rive gauche de la Meuse.
Sur le front belge, les Allemands bombardent la région de Dixmude et de Steenstraete-Hetsas. Lutte de bombes à la Maison-du-Passeur. Les Anglais ont fait des prisonniers au sud de la Scarpe, au cours d’engagements de patrouilles. Canonnade vers Croisilles et Messines.
En Macédoine, rencontre de patrouilles dans la région du lac Doiran. A l’est du lac Presba, l’ennemi a exécuté de violents tirs d’artillerie et de mitrailleuses sur nos tranchées : il n’a tenté aucune action d’infanterie.
Le nouveau cabinet von Seidler, composé de fonctionnaires, est constitué à Vienne.
Un complot allemand, sur lequel le Storthing délibère en secret, a été découvert en Norvège.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Les Américains débarquent à Saint-Nazaire

Le 25 juin 1917, la première division d’infanterie Big Red One débarque à Saint-Nazaire. Plus de 2 millions d’hommes atteignent les côtes françaises. Avec eux, voyagent de nombreux produits jusqu’ici  inconnus en France, des loisirs, des airs de musique et une certaine vision du sport. Toute une culture commence à imprégner le vieux continent.

source: https://www.thebridge2017.com/fr/actualites/22/premiere-guerre-mondiale-ce-que-les-americains-ont-apporte-dans-leurs-valises

vidéo: http://www.infolocale.fr/saint-nazaire_44184_2017-une-annee-americaine_254976/video/2017–une-annee-americaine_698