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La belle amitié entre un sergent et des tirailleurs sénégalais

Sur France 24 par Stéphanie Trouillard

Cent ans après la Première Guerre mondiale, des documents appartenant à un sergent d’un bataillon de tirailleurs sénégalais montrent la proximité entre un sous-officier français et des soldats venus d’Afrique. Des frères d’armes dans les tranchées (…)

(…)Il y a quelques mois, un message a retenu particulièrement mon attention. « J’aimerais savoir si vous êtes intéressée par des souvenirs matériels de la Grande Guerre 14-18. Mon père a été incorporé le 5 janvier 1916 au 4e colonial, 5e bataillon de tirailleurs sénégalais, comme sergent », écrit Gérard Counord, un retraité du Maine-et-Loire.

Il n’en faut pas plus pour aiguiser ma curiosité. Le rendez-vous est rapidement pris. De passage à Paris, Gérard Counord me remet une grande enveloppe. À l’intérieur, c’est avec émotion que je prends connaissance des archives de la Grande Guerre appartenant à son père, Marcel, un instituteur originaire de Bordeaux. Un véritable trésor. Des photos, des cartes, des carnets, des dessins. Le fils du poilu a tout conservé.

Des dessins de tirailleurs sénégalais

Marcel Counord est happé par la guerre en janvier 1916, alors qu’il n’a pas 19 ans. L’instituteur doit quitter ses élèves, dans le village du Viel-Baugé, dans le Maine-et-Loire , pour rejoindre un régiment d’infanterie coloniale. Il passe de la blouse à l’uniforme. Il suit une instruction militaire pour devenir sergent. Dans plusieurs cahiers d’écoliers, le jeune homme a noté ses cours. L’écriture est soignée, les croquis sont précis. Il n’y a pas une rature. En juillet, il part enfin pour le front.

Au printemps 1917, il est incorporé à un bataillon du tirailleur sénégalais. Sur l’une des photos, on peut voir le jeune homme moustachu entouré de ses frères d’armes. Les soldats africains prennent la pose en compagnie des sous-officiers de la métropole. L’un d’entre eux a même une main posée sur l’épaule d’un tirailleur, comme un geste protecteur. Dans une série de dessins, l’instituteur a aussi représenté en quelques coups de crayon ces soldats sénégalais en train de faire leur prière du soir « face au Levant ».

source: http://www.france24.com/fr/20170805-grande-guerre-tirailleurs-senegalais-afrique-dessins-histoire-amitie-chemin-dames

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1087/25 juillet 1917: les Allemands attaquent l’entrée de la caverne du Dragon

Insolite: naissance de Nikon

L’histoire de Nikon démarre officiellement le 25 juillet 1917. Cette année-là, à la demande du gouvernement japonais qui veut rivaliser avec les entreprises allemandes, les fabricants d’optiques Tokyo Keiki Seisaku Sho et Iwaki Glass Manufacturing fusionnent avec Fujii Lens Seizo Sho.

https://www.nikonpassion.com/nikon-a-100-ans-en-2017-retour-sur-un-siecle-dhistoire/

Lettre d’Henry Novel à ses parents

Mes chers Parents,

Vous verrez sans doute sur le communiqué d’aujourd’hui qu’un avion boche a été descendu par le tir de nos canons spéciaux dans la région de Vailly. Figurez vous que je me trouvais à côté des pièces qui l’ont abattu, c’est la 120e section de 75 contre avions. L’obus, par un véritable coup de hasard, a tapé en plein dans un des trois appareils qui survolaient, l’avion s’est enflammé et est tombé presqu’à pic en laissant une longue tramée de fumée derrière lui. Les aviateurs qui le montaient étaient trois, deux sont tombés sans qu’on ait pu retrouver leur corps jusqu’à présent. Le troisième était à côté de l’appareil tout carbonisé. Je suis allé le voir ici, il se trouve à deux kilomètres des lignes et il n’en reste qu’un tas de ferraille. C’était le premier appareil que je voyais tomber de si près et c’est réellement impressionnant.

Cette petite chute a occupé notre après-midi d’hier car j’ai couru toute la soirée pour retrouver les débris de l’appareil. Aujourd’hui malheureusement nous n’avons pas la même distraction et il va encore falloir tuer la journée, Dieu sait comment ! Heureusement que l’on doit fonctionner le 1er août.

J’ai reçu hier une carte de Maman qui me dit qu’Odette a envoyé un paquet de cigarettes à mon ancienne adresse. J’espère qu’il arrivera mais je n’ai encore rien reçu depuis mon arrivée, cela m’étonne car il y a déjà quelques jours qu’une lettre de Maman m’annonçait un colis.

J’ai appris sans trop d’étonnement, que le régime de la Villette n’avait pas eu de grands résultats sur Jacques ; d’après ce que Maman me dit, il a l’air tout à fait parti pour faire plaisir à sa famille !

En terminant cette lettre je demanderai à Maman de m’envoyer la chemise bleue que j’ai laissée à Grenoble et une paire de chaussettes. A propos de linge ici, j’ai l’immense bonheur d’être débarrassé de l’invasion de poux. Cela tient sans doute à ce qu’il n’y a pas encore eu de blessés.

Je termine ma lettre car le patron vient de me demander de lui dessiner un plan d’installation d’eau stérilisée et de chauffage central pour le pavillon opératoire. J’aurai toujours la ressource de m’installer fumiste après la guerre.

Je vous embrasse tous bien affectueusement.

http://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-5-juillet-1917

Les Allemands attaquent l’entrée de la caverne du Dragon

Le 25 juillet, les Allemands attaquèrent l’entrée sud du Dragon tenue par la 1ère compagnie du 68e  et par le 3ème bataillon du 90e R I qui y tenaient garnison. L’ennemi fut tenu en échec et rejété avec des pertes.

Le 27, les Marsouins de la coloniale relevèrent l’infanterie. La 3ème D I coloniale (7e, 21e, 23e   R I C) monta en ligne.

Le 7e R I C livra, avec le 61e bataillon sénégalais, de furieux combats à la grenade, lors de l’attaque du 29 juillet. La lutte devint incessante autour d’Hurtebise et elle dura tout le mois d’août, sous le chaud soleil d’été, sans eau, parmi les cadavres en putréfaction. La 151ème D I  (293e ,  403e , 410e R I) releva les coloniaux, puis la 130ème D I (39e , 239e , 407e R I) releva la 151e D I. La lutte continua en septembre dans le secteur du Doigt où les Allemands contre-attaquèrent avec violence.L’artillerie des deux camps pulvérisait sans cesse le secteur devenu un enfer comparable à Verdun.

http://www.genealogie-aisne.com/old_genealogie/articles/cavernedragon.htm

Quand les Américains débarquent en Normandie

Le cliché date de 1918. Dans une rue du Havre, des troupes américaines passent, menées par leur drapeau et escortées par la population (photos archives municipales du Havre. Fonds 31 Fi)

Pas d’arrivée en fanfare. Quand en juin 1917, 1 200 soldats du Génie américain débarquent dans le port du Havre, même le maire, Pierre Morgand., n’est pas au courant. Il l’avouera même en conseil municipal, c’est par les journaux parisiens qu’il a appris la nouvelle. Dans les journaux havrais, la nouvelle avait été censurée. Par peur sûrement que les sous-marins allemands suivent à la trace les navires du corps expéditionnaire américain. Quelques jours plus tôt, c’est pourtant face à une foule en liesse que débarquent à Boulogne-sur-Mer le général Pershing et son état-major. Parmi, un jeune officier dont on reparlera plus tard, le capitaine Patton. Mais le plus souvent, c’est en toute discrétion que les Sammies débarquent en France. « Pour des raisons logistiques, les Américains débarquent dans plusieurs ports de France, Brest, Bordeaux, Nantes, Saint-Nazaire, Cherbourg… » explique Sylvie Picolet, commissaire de l’exposition « Lafayette, nous voilà », présentée en ce moment aux Invalides. Si les soldats américains sont armés par les Alliés, ils débarquent aussi des tonnes de matériel, des locomotives, des camions, des voitures, des vivres aussi.

Une ville pavoisée le 14 juillet

Au Havre, le premier contingent important, 2 000 hommes, arrive le 25 juillet 1917.

source: http://www.paris-normandie.fr/region/1917–quand-les-americains-debarquent-en-normandie-YM8817562

Carnet du mercredi 25 juillet 1917 à travers Le Miroir

Les attaques allemandes, accompagnées de violents bombardements, ont continué sur les plateaux en avant de Craonne.
Aux Casemates, l’ennemi, qui avait réussi à pénétrer dans notre première ligne, et qui a été contre-attaqué avec vigueur, n’a conservé qu’une faible partie du terrain conquis.
Sur la Californie, les Allemands ont subi un échec. Malgré tous leurs efforts, ils n’ont pu nous déloger du plateau. Nos troupes ont repoussé toutes les tentatives dirigées sur notre tranchée de soutien, que nous occupons en entier.
La ville de Reims a reçu 850 obus.
Une attaque allemande au nord-ouest du mont Cornillet a été brisée après un vif combat.
Une pièce allemande à longue portée a tiré une centaine d’obus dans la direction de Nancy. Pas de victimes, dégâts insignifiants. En représailles, nous avons exécuté un tir efficace sur les usines de Château-Salins.
Les Anglais ont effectué avec succès une opération au sud d’Avion. Ils ont fait de nombreux prisonniers. Ils ont opéré d’autres coups de main au sud d’Havrincourt, aux abords de Bullecourt et d’Hollebeke.
Les Russes ont attaqué l’ennemi dans la direction de Vilna. Ils ont pénétré de 3 verstes dans les positions allemandes et fait 1.000 prisonniers. Mais les Austro-Allemands ont repris quatre villages en Galicie.
Les Anglais ont attaqué les Turcs près de Gaza et remporté un succès. Ils ont, à Bersbela (Syrie), repoussé la cavalerie ottomane.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1080/18 juillet 1917: et les combats continuent au Chemin des Dames

Et les combats continuent au Chemin des Dames

Le 18 juillet, dès l’aube, la 18ème D I fut violemment attaquée par la 5ème division de la garde impériale qui lui arracha une partie des plateaux de Californie et des Casemates. Le 22, les attaques allemandes reprirent et le 213e R I perdit du terrain.

Le 24, une contre-offensive française se déclencha menée par les  18e et 164e divisions. Elle démarra à 4h15 du matin. La plus grande partie des plateaux fut repris par les 213e, 152e ,90e et 334e R I et le 41eB C P.

Le 26 juillet, le 1er corps colonial releva ces unités épuisées.

Tout l’été, les combats firent rage dans une chaleur torride, sous les obus, parmi les cadavres et le matériel déchiqueté.

Les fantassins des deux camps supportèrent les plus extrèmes souffrances.

source: http://www.genealogie-aisne.com/old_genealogie/articles/combatscraonne.htm

La coopération franco-américaine en matière d’aéronautique

De 1917 à 1918, la France et les États-Unis, devenus alliés, s’engagent dans un programme de coopération aéronautique d’une ampleur considérable. Chacun des deux pays concernés attend beaucoup de l’autre et s’emploie à agir surtout en fonction de ses intérêts propres et de ses égoïsmes nationaux. Les autorités françaises comptent sur la puissance industrielle et financière américaine, mais entendent imposer leur savoir-faire technique dans le domaine de l’aviation et en tirer tous les bénéfices possibles. Les Américains, précipités dans une guerre pour laquelle ils ne se sont pas préparés, souhaitent s’équiper dans les délais les plus brefs des matériels français qui ont fait leurs preuves au combat et obtenir des transferts de technologie qui leur permettront d’asseoir leur propre industrie aéronautique. Si les espoirs sont immenses des deux côtés, les résultats ne sont guère à la hauteur des attentes. Les objectifs des programmes établis sur les deux rives de l’Atlantique sont bien loin d’être atteints et plusieurs crises aiguës en résultent entre les deux nations. Le mythe d’une France généreuse et désintéressée, offrant ses services et ses avions aux États-Unis, sort bien écorné d’une analyse historique serrée de cette entreprise commune.

source: https://rha.revues.org/2483

Parution du canard enchaîné

Journal du mercredi 18 juillet 1917 à travers Le Miroir

Entre Somme et Aisne, l’ennemi a prononcé une série de forts coups de main, précédés de bombardements. Trois tentatives, au sud-est de Saint-Quentin et à l’ouest d’Allemant, ont échoué sous nos feux.
Au sud de Corbeny, plusieurs détachements ont attaqué nos petits postes : ils ont été refoulés.
En Champagne, après un violent bombardement du Mont-Haut et du Téton, les Allemands ont lancé des forces importantes à l’assaut des positions que nous avions conquises la semaine écoulée. Nos troupes ont résisté avec une ténacité indomptable à un ennemi très supérieur en nombre.
Au Téton, les Allemands n’ont pu entamer nos lignes. Au Mont-Haut, le combat très acharné s’est terminé pour eux par un sanglant échec. Leurs vagues d’assaut successives ont été détruites.
Reims a de nouveau reçu 1.600 obus.
Canonnade sur le front anglais vers Armentières, Wytschaete et Nieuport. Nos alliés ont bombardé quatre gares importantes et un grand camp de repos à l’intérieur des lignes allemandes.
Les Italiens ont détruit les positions autrichiennes dans le secteur du Vallone. Ils ont capturé 11 officiers et 264 soldats.
Les Russes ont fait 916 prisonniers nouveaux, portant le total depuis le 1er à 36.500.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1057/25 juin 1917:prise de la caverne du Dragon

La prise de la Caverne du Dragon (02)

Au soir du 16 avril 1917, les troupes françaises avaient pris pied sur le plateau en direction de la ferme d’Hurtebise et de ce qui restait du Monument de la Bataille de 1814, deux positions particulièrement disputées pendant tout le printemps et l’été 1917. Le 4e zouaves avait pénétré dans ce qu’on commençait à appeler la « Caverne du Dragon », et contrôlait les entrées sud vers la vallée de l’Aisne. Mais les Allemands occupaient toujours l’essentiel de la formidable forteresse souterraine qu’ils avaient aménagé depuis 1915 et d’où ils lançaient de vigoureuses contre-attaques.

Depuis plus de six semaines, les combats faisaient à nouveau rage entre Hurtebise et Craonne et le 152e RI avaient subi à la fin du mois de mai des pertes sévères sur le plateau des Casemates. Certains hommes n’en peuvent plus. Il ne faut pas passer sous silence la tentative de 39 hommes de la 10e compagnie du 3e bataillon de se soustraire à l’attaque, le 24 au soir. Après avoir passé la nuit cachés dans une creute, ils sont repris le 25 dans l’après-midi et placés en première ligne au moment de l’attaque.

Le 25 juin avant l’aube, on essaie d’abord d’introduire dans la Caverne environ 200 m3 de gaz collongite, en espérant asphyxier les occupants. Mais les Allemands avaient pris leurs précautions.

Après une courte mais intense préparation d’artillerie, l’attaque est lancée à 18 h 05. Pour mener l’assaut, le général Gaucher commandant la 164e division a désigné le 3e bataillon du 152e RI, le bataillon Moréteaux du 334e RI et plusieurs groupes de corps francs de diverses unités, en particulier du 41e Bataillon de chasseurs à pied. Les troupes d’assaut sont précédées par des soldats équipés de lance-flammes pour détruire les postes allemands de résistance. Au total un peu plus de 2 000 hommes participent à l’attaque.

A 21 heures, malgré deux contre-attaques allemandes, la Caverne du Dragon est prise ! Les Français ont fait plus de 300 prisonniers (304 ou 327 selon les sources), dont environ la moitié à l’intérieur de la Caverne dans des circonstances qui n’ont pas jamais été complètement éclaircies quant au rôle respectif du 152e et du 334e RI. Les pertes totales françaises s’élèvent à 329 hommes : 79 tués, 238 blessés et 12 disparus. Les pertes allemandes ne sont pas connues.

La prise de la Caverne du Dragon n’a pas changé le cours de la guerre. Cette opération à objectif limité était conforme à la nouvelle stratégie du général Pétain. La bataille dite « des observatoires » devait se poursuivre sur le Chemin des Dames jusqu’en juillet. C’est ainsi que le 26 juillet, lors d’une attaque, les Allemands parvenaient à reprendre pied dans la partie nord de la Caverne du Dragon… La Caverne ne sera restée entièrement française que pendant un mois.

Mais, avec un nombre aussi élevé de prisonniers, et aussi avec ce nom, plein de mystère, de Caverne du Dragon, l’attaque du 25 juin connaît une médiatisation sans précédent. Les envoyés spéciaux des journaux parisiens sont invités par le haut commandement à venir à Beaurieux interroger les prisonniers et les troupes qui ont participé à l’attaque. La prise de la Caverne fait les gros titres dans toute la France.  Au 152e RI, elle apporte de nouveaux lauriers. Le 10 juillet, le régiment obtient sa quatrième citation avec la fourragère aux couleurs de la médaille militaire. Un détachement avec le drapeau du 15/2 est invité à participer au défilé du 14 juillet à Paris. En 1936, le général Gaucher publie l’historique de la 164e Division d’infanterie sous le titre : « La Division du Dragon ».

Par Guy Marival (source: )https://www.chemindesdames.fr/fr/25-juin-1917-la-prise-de-la-caverne-du-dragon

Lire aussi: http://fortificationetmemoire.fr/les-fortifications-du-chemin-des-dames-part-2x/

http://www.ecpad.fr/centenaire-de-la-reprise-de-la-caverne-du-dragon/

Cérémonie le 25 juin 2017, à partir de 10 h 30, à la Caverne du Dragon. Le 152e régiment d’infanterie de Colmar, héritier des traditions des « Diables Rouges » de 1917, ainsi que les descendants de combattants ont été invités à participer à la cérémonie ouverte au public. Des bleuets et des photos de combattants seront symboliquement dispersés dans les galeries et à l’extérieur du site.

A 17 h, conférence de Thierry Hardier,
sur « Les creutes du Chemin des Dames en 1917 ».

Accès libre à la cérémonie et à la conférence.

Journal du lundi 25 juin 1917 à travers Le Miroir

A l’est de Vauxaillon, une vive contre-attaque nous a rendu la majeure partie du saillant encore tenu par l’ennemi au nord-est de la ferme Moisy.
Assez grande activité des deux artilleries dans la région Hurtebise-Craonne. Au sud de Juvincourt, nos contre-batteries ont enrayé un violent bombardement de nos lignes. Une contre-attaque allemande, qui se préparait dans cette région, n’a pu sortir de ses tranchées sous la violence de nos feux.
En Champagne, nous avons aisément repoussé une attaque ennemie au nord-est du Cornillet.
Vers Auberive, nous avons effectué un coup de main et ramené des prisonniers.
Canonnade sur la rive gauche de la Meuse.
Sur le front belge, les Allemands bombardent la région de Dixmude et de Steenstraete-Hetsas. Lutte de bombes à la Maison-du-Passeur. Les Anglais ont fait des prisonniers au sud de la Scarpe, au cours d’engagements de patrouilles. Canonnade vers Croisilles et Messines.
En Macédoine, rencontre de patrouilles dans la région du lac Doiran. A l’est du lac Presba, l’ennemi a exécuté de violents tirs d’artillerie et de mitrailleuses sur nos tranchées : il n’a tenté aucune action d’infanterie.
Le nouveau cabinet von Seidler, composé de fonctionnaires, est constitué à Vienne.
Un complot allemand, sur lequel le Storthing délibère en secret, a été découvert en Norvège.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Les Américains débarquent à Saint-Nazaire

Le 25 juin 1917, la première division d’infanterie Big Red One débarque à Saint-Nazaire. Plus de 2 millions d’hommes atteignent les côtes françaises. Avec eux, voyagent de nombreux produits jusqu’ici  inconnus en France, des loisirs, des airs de musique et une certaine vision du sport. Toute une culture commence à imprégner le vieux continent.

source: https://www.thebridge2017.com/fr/actualites/22/premiere-guerre-mondiale-ce-que-les-americains-ont-apporte-dans-leurs-valises

vidéo: http://www.infolocale.fr/saint-nazaire_44184_2017-une-annee-americaine_254976/video/2017–une-annee-americaine_698

 

 

1050/18 juin 1917: Georges Kugé condamné à mort

Carnets de guerre de Lucienne Courouble

Lundi 18 juin 1917

Orages. Canon enfin.

Annonce du logement dans quelques jours. Les matelas sont conduits à Sains. Ils renvoient les laines de couleurs et laines mélangées de crins. Après qu’on s’est esquinté à tout découdre et conduire ! Quel dé triage pour reconnaître les siens chacun !

Pas de farine encore. 150 gr de pain aujourd’hui.

Mardi 19 juin 1917.-Orages.

Canon nuit et jour. Perquisition.

Annonce :Ø  Les 24 personnes acceptées pour partir en France, partiront demain par nuit à 1 h du matin.

Cette fois seule la petite laine mélangée avec du crin ou petite laine de couleur n’est pas prise.

Le canon donne partout. Est-ce enfin l’offensive ?

Mercredi 20 juin 1917.-Chaud, averses.

Tous les fruits sont réquisitionnés. Payés ?

Déclarer tout le linge de maison et les lits de 1 personne. Les troupes arrivent demain ! ?. 20 000 à Fourmies Wignehies.

Perquisitions rue du Moulin, prennent une gouttière démontée !!

Demandent les baromètres ou thermomètres à mercure.

Canon moins fort, cesse déjà le soir.

La farine arrive enfin. Nous aurons du pain demain. (Pas trop tôt !)

Jeudi 21 juin 1917.-Pluie. Canon. Pain. Charbon.

Toute la laine est conduite.

Vendredi 22 juin 1917.-Canon.

Les rapatriés partis hier matin stationnent à Fourmies jusque mercredi.

Déclarer toutes les voitures à 2 roues et 4 roues.

Samedi 23 juin 1917.-Pas de canon. Désolation.

12 gardes champêtres nommés devront patrouiller toutes les nuits.

Demain conduire toutes les vaches déclarées sèches (Gare aux fraudeurs !)

Dimanche 24 juin 1917.-Aéros le matin. Pas un coup de canon.

Prennent 100 vaches. Faut 4 canards.

Lundi 25 juin 1917.-Aéros soir canon forme garde de nuit. En cas d’incendie de foin 4 otages enlevés. Ils disent que la Russie demande la paix ?

Comme on n’a pas fourni de cerises ni fraises, 50 marks d’amendes là où on en trouve. (Puisqu’il leur faut tout, qu’ils aillent quelque part il y en a !)

Mardi 26 juin 1917.-Canon après-midi.

Vont voir les cuves à la brasserie et les cuvelles pour la laiterie ou pour marmelade.

Soir, grand gendarme vient, visite la remise, regarde la voiture, l’écurie et c’est tout.

Les téléphonistes sont partis ce matin.

Mercredi 27 juin 1917.-Matin, un pilleur de métal veut prendre les garnitures de cuivre d’une armoire et les portes-bougies du piano et une patère.

À la brasserie enlèvent la cuve guillotine pour la laiterie.

Ordre arrive d’enlever tous les métaux.

Jeudi 28 juin 1917.-Viennent chercher 71 tonneaux, le reste suivra. Me promettent 1 bon.

Canon fort. On raconte qu’on va faire des lits partout, même dans l’église.

Les planches arrivent sans cesse. Pour ? Troupes ? Évacués ?

Les gendarmes trouvent et prennent 700 marks dans une maison. 13 soldats de la colonne partent demain ; le poste parti, des vieux remplacent.

La suite sur http://www.chtimiste.com/carnets/Courouble/Lucienne%20Courouble%201917%201918.htm

Chemin des Dames: « Albert, caporal du 75e RI, c’est la tombe 1774, pareille aux autres. Un soldat mort le 18 juin 1917 et c’est tout »

Français, Allemands, Italiens, Britanniques, Russes, Danois et Sénégalais reposent dans 21 cimetières autour du Chemin des Dames. En paix.

Elles font partie du paysage, ces vastes étendues de croix, de stèles, de plaques, chauffées par les printemps qui se succèdent depuis 1918 et glacées par autant d’hivers. Glaçantes aussi parfois en plein été. De froides traces de la guerre, de la Grande, « et quand on dit grande, c’est qu’il faut se rendre compte du massacre que ça a été », plante d’emblée Yves Fohlen, guide à la Caverne du Dragon.

Les cimetières militaires, 14 pour les seuls morts français, plantés dans le périmètre du chemin des Dames, racontent autant d’histoires qu’ils comportent de tombes.

Les cimetières, quelle rigueur ! mais quel désordre ça a été. La France n’en avait jamais créé de pareils

À Cerny, on croise Jean-Louis Chardonnet, Oulmane Mouloud- Michel Nivelle ou encore Albert Trutton. Albert, caporal du 75e RI, c’est la tombe 1774, pareille aux autres. Un soldat mort le 18 juin 1917 et c’est tout. Il faut chercher pour découvrir qu’ Albert Trutton, lui, a été « fusillé pour l’exemple », comme vingt-cinq autres de ses camarades (un autre s’est suicidé, un dernier s’est évadé).

Une histoire parmi des dizaines de milliers, évoquée -l’Elysée avait peu goûté l’initiative –, par Lionel Jospin lors de sa venue le 5 novembre 1998. Les « mutins », les rebelles, « pas des lâches en tout cas », signale le guide, sont dans la mémoire collective cent ans plus tard, mais toujours pas été réhabilités.

Les cimetières, quelle rigueur ! Mais quel désordre ça a été. La France n’en avait jamais créé de pareils avant. Des milliers de croix et de plaques. Les dates de naissance des tués ne figurent nulle part. « Ils étaient ou très jeunes, ou âgés », résume Yves Fohlen.

Des stèles musulmanes pas orientées vers la Mecque (à l’Est), des tombes indochinoises estampillées musulmanes et des Russes orthodoxes sous des croix chrétiennes, c’est aussi cela les nécropoles du Chemin des Dames. Tous les soldats ne sont enterrés dans ces cimetières. Des familles sont parfois revenues chercher les corps. D’ autres, bien identifiés, sont encore sur le champ de bataille. Un soldat originaire de Mexico repose derrière le monument des Basques. Reçoit-il autant de visites que ses compagnons d’arme ?

Yves Klein

Dans L’Union : http://www.lunion.fr/23821/article/2017-04-02/leur-dernier-abri-sous-des-hectares-de-terre-du-chemin-des-dames

Georges Kugé condamné à mort

 

Georges Kugé est né le 10 juin 1890 à Lessines. Ils est le fils de Charles Kugé, un horloger allemand d’Aix-la-Chapelle. Il commence sa formation d’horloger avec son père à l’âge de quatorze ans. Il se fera ensuite embaucher à Bruxelles puis, deux ans plus tard, ira se perfectionner en Allemagne.
A 21 ans, il retourne en Belgique et effectue son service militaire au 9e régiment de ligne.  Il travaille ensuite en Allemagne puis rentre à Lessines au chevet de son père souffrant. Au début de la guerre, il combat dans l’armée belge mais est réformé suite à une blessure reçue à Aerschot. Une fois rétabli, il s’installe à Bruxelles où il fait la rencontre du gendarme Victor Rémy qui le fait entrer en contact avec un service d’espionnage : de septembre 1915 à avril 1916, il va recueillir des renseignements dans tout le Hainaut avant de reprendre la direction du service. Le 14 octobre 1916, Georges Kugé est arrêté, ainsi que plusieurs de ses complices, et est conduit à la prison St. Gilles à Bruxelles où il passera 8 mois à se faire interroger. Il est condamné à mort le 18 juin 1917. Le 23 juin, son appel en grâce est rejeté. Il sera fusillé le matin du 25 juin 1917 au Tir National.

lu dans http://www.lessines-14-18.be/?page_id=64

Le caporal Truton fusillé

partie des hommes s’étaient cachés et une condamnation à mort prononcée.
Les mutins du 75e RI: après la mutinerie de Pargnan, le caporal Truton est condamné à mort par le Conseil de guerre le 10 juin 1917 pour «refus d’obéissance, étant commandé pour marcher contre l’ennemi». Il sera exécuté le 18 juin et inhumé au cimetière de Cerny-en-Laonnaois

Lire sur https://amicale2rima.fr/index.php/traditions/histoire-militaire/1495-la-faute-du-petit-caporal

Journal de guerre du lundi  18 juin 1917 à travers Le Miroir

Dans la région au nord-est de Cerny, l’ennemi a déclanché un feu violent sur nos positions de la Bovelle, tandis que ses détachements d’assaut se rassemblaient dans les tranchées. Notre artillerie a fait avorter ces préparatifs d’attaque et ramené le calme.
Plus à l’est, la lutte d’artillerie a pris un caractère d’extrême intensité dans le secteur d’Hurtebise. Des reconnaissances allemandes ont été dispersées par nos feux à l’est de Reims et au nord d’Emberménil.
En Woevre et dans les Vosges, à l’Helsenfurst, nous avons réussi des coups de main qui nous ont permis de ramener des prisonniers et de détruire de nombreux abris.
Sur le front britannique, canonnade près de Croisilles, aux abords de Lens et aux environs d’Ypres.
7 avions allemands ont été détruits par nos alliés.
Un zeppelin a été abattu au cours d’un raid sur l’Angleterre.
Les éclaireurs russes ont manifesté de l’activité dans la région de Lusetz. Fusillade sur le front roumain.
Activité d’artillerie sur le front Italien, en Carnie. Les batteries autrichiennes ont tiré contre les positions de nos alliés au Val Piccolo et au Val Grande. L’ennemi a subi des pertes en plusieurs rencontres partielles.

 

1038/6 juin 1917: Joseph Dauphin condamné à mort

Discussion secrète au Sénat à propos de la conférence de Stockholm

« Nous avons appris presque en même temps, hier soir, que deux des aviateurs, des garçons charmants, qui réglaient le tir d’une batterie venaient d’être abattus, que des socialistes allaient à Stockholm organiser l’Internationale.Je ne crois pas qu’aucune nouvelle, depuis le début de la guerre, ait causé une pareille sensation d’écoeurement. Sous Louis XV, et pour le caprice de Mme de Pompadour, (211) il y avait en marge de la diplomatie officielle, les missions de M. de Broglie, le secret du Roi. Voilà maintenant qu’un parti s’en va, d’accord avec nos ennemis, organiser une paix offi- cieuse à côté de notre diplomatie.Est-ce admissible ? si le Gouvernement actuel auquel tous les Français ont fait confiance dès le début de la guerre, et par cela seul qu’il représente la France, juge que le moment est venu de négocier, qu’il le fasse savoir.La suite sur http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/5eme/pdf/1917/06/c19170606_0764_0769.pdf

L’école refonctionne à Beaumont-en-Beine (Aisne)

L’école recommence à fonctionner sous la direction d’un instituteur territorial. « Cela vaut mieux que de faire de la terrasse dit celui-ci, un instituteur de la Vienne, d’une très vieille classe. Mais ce n’est pas rose. Tous ces enfants là ne savent presque plus rien. Ils se rappellent un peu la lecture, mais c’est tout. Et puis, j’ai eu bien du mal à avoir le matériel voulu. On a retrouvé des tables un peu partout et pour le reste les habitants ont fait ce qu’ils pouvaient. Le préfet m’a envoyé des livres et des fournitures scolaires mais pas celles qu’il aurait fallu. Cela ne va pas très bien. Il n’ y avait pas d’école du temps des Boches ? Au début, ils ont essayé d’en organiser une, mais personne n’était capable de tenir le poste. La place a été confiée à une femme quelconque qui n’a pas réussi dans son oeuvre et l’idée a été abandonnée. L’école a alors servi de cantonnement. Voyez les insanités que les Boches ont écrites ou dessinées sur les murs. Je cache les plus dégoûtantes avec ma toile de tente. »source: https://crdp.ac-amiens.fr/historial/soldat/barb_barb1_texte22.html

Journal du mercredi 6 juin 1917

Bombardement assez violent de part et d’autre, dans la région de Braye-en-Laonnois. Au cours de la nuit, une vive attaque de nos troupes nous a rendu des éléments de tranchées où l’ennemi avait pris pied au nord-ouest de la ferme Froidmont.
Lutte d’artillerie intermittente en Champagne, plus active vers le front Cornillet et sur le Casque. Divers coups de main ennemis sur nos postes, entre Tahure et Auberive, ont échoué.
En représailles des bombardements effectués par l’ennemi sur la ville ouverte de Bar-le-Duc, les 29 et 30 mai, 7 de nos avions ont survolé la ville de Trèves, sur laquelle ils ont jeté 1000 kilos de projectiles.
Nos escadrilles ont copieusement arrosé de projectiles les terrains d’aviation ennemis de Morhanges, de Habsheim, de Frescati et de Sissonnes; 16.500 kilos d’obus ont été jetés sur les baraquements, qui ont subi des dommages importants. D’autres escadrilles ont bombardé la gare de Lumes (Ardennes), les dépôts de munitions de Warmériwille, les gares et dépôts de la région de Laon. Il y a lieu de citer encore le bombardement de l’aérodrome de Colmar, des gares de Thionville et de Dun-sur-Meuse.
Les Anglais ont repoussé des raids au sud-est de Lens et au sud d’Armentières.
Le général Broussilof remplace le général Alexeief à la tête de l’armée russe.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Joseph Dauphin condamné à mort le 6 juin 1917

Né en 1882 à Tauves, Joseph Dauphin est cultivateur à Theil – Saint-Gal. Il est marié et père d’un enfant. Mobilisé en

1914, il est affecté au 70ème bataillon de Chasseurs Alpins. Pendant 3 années de guerre, il fait preuve de bravoure : il est nommé caporal en mars 1915, puis cité à l’ordre du régiment en août 1915 et décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Selon les témoignages recueillis par H. Andraud (2), début juin, cantonnés à Beuvardes dans l’Aisne, les soldats des 7ème et 8ème compagnies du 70ème BCA apprennent que leurs permissions étaient supprimées pour une nouvelle attaque sur le plateau de Craonne, contrairement à leurs camarades des 6ème et 9ème compagnies qui avaient été permissionnaires un mois avant, conséquences d’un …tirage au sort !

Bien entendu, cela provoqua la colère des hommes et de violentes récriminations. Et comme c’est le soir où on touche la solde, le vin coule à flots. A cette occasion, certains auraient « tiré quelques coups de fusil et lancé à la cantonade des propos séditieux ». La hiérarchie militaire parle « d’acte de mutinerie »…

« Dauphin était bien dehors, trop ivre pour rentrer, et peut-être même pour se rendre compte qu’une patrouille le ramassait » disent les témoins. Très bruyant, il chantait à tue-tête sa chanson préférée « J’ai deux grands bœufs dans mon étable » ! « Ce pauvre Dauphin fut pris au hasard, dans le tas parce que, sans doute, on avait entendu sa voix. »

Il fut « jugé » et condamné à mort le 6 juin 1917 comme « émeutier » et même comme « meneur », convaincu de « révolte à main armée, en réunion » ! Il fut exécuté 6 jours après, le 12 juin à Ventelay (Marne).

source: http://federations.fnlp.fr/IMG/pdf/g_7_et_8_6_fusilles_du_PdD.pdf

L’offensive du Chemin des Dames dans les fonds de l’ECPAD

Des photos à voir sur le site http://centenaire.org/de/node/8481

Extrait des carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier de Béziers, sur les mutineries du 30 mai au 6 juin 1917

« La révolution russe eut une répercussion sur le front français et un vent de révolte souffla sur presque tous les régiments. Il y avait d’ailleurs des raisons de mécontentement ; l’échec douloureux de l’offensive du Chemin des Dames qui n’avait eu pour résultat qu’une effroyable hécatombe, la perspective de longs mois encore de guerre, enfin, c’était le très long retard des permissions c’était cela je crois qui irritait le plus le soldat.

Un soir, un caporal chanta des paroles de révolte contre la triste vie de la tranchée, de plainte, d’adieu pour les êtres chers qu’on ne reverrait peut-être plus, de colère contre les auteurs responsables de cette guerre infâme, et les riches embusqués. Au refrain, des centaines de bouches reprenaient en choeur et à la fin des applaudissements frénétiques éclataient auxquels se mêlaient les cris de  » Paix ou révolution ! A bas la guerre ! Permission ! Permission ! « . Un soir, patriotes, voilez- vous la face, l’Internationale retentit, éclata en tempête. Cette fois, nos chefs s’émurent, notre capitaine-adjudant-major-flic vint lui-même escorté par tout le poste de police. Il essaya de parler avec modération mais dès les premiers mots des huées formidables l’arrêtèrent. […] Je rédigeai un manifeste protestant contre le retard des permissions. Dans l’après-midi l’ordre de départ immédiat fut communiqué ; la promesse formelle était faite que les permissions allaient reprendre dès le lendemain. Les autorités militaires, si arrogantes, avaient dû capituler.

Le lendemain soir, à sept heures, on nous rassembla pour le départ aux tranchées. De bruyantes manifestations se produisirent : cris, chants, hurlements, coups de sifflet. Bien entendu, L’Internationale retentit. Si les officiers avaient fait un geste, dit un mot contre ce chahut, je crois sincèrement qu’ils auraient été massacrés sans pitié. Ils prirent le parti le plus sage : attendre patiemment que le calme soit revenu. On ne peut pas toujours crier, siffler, hurler et, parmi les révoltés, n’ayant aucun meneur capable de prendre une décision, ou la direction, on finit par s’acheminer vers les tranchées, non cependant sans maugréer et ronchonner. Bientôt, à notre grande surprise, une colonne de cavalerie nous atteignit et marcha à notre hauteur. On nous accompagnait aux tranchées comme des forçats qu’on conduit aux travaux forcés. »

source: http://www.histoire-geo.org/Partenaire/Arrivabene/ArrivabeneS_1ereH_tice_1914_1918.pdf

Premier bombardier-torpilleur

Le premier avion au monde à être conçu comme bombardier-torpilleur, le Sopwith « Cuckoo », est construit par le Royal Naval Air Service.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-180.html

 

1023/22 mai 1917: en marge du Chemins des dames

En marge du Chemins des dames

Il faisait chaud dans ce bois que les hauteurs du Chemin des Dames protégeaient des vents du nord. Le soleil, impla- cable, dardait ses rayons de feu. Et la faible brise, qui, par instants, soufflait dans la vallée de l’Aisne, jie parvenait pas à rafraîchir le temps orageux. A peine cette brise, d’ailleurs, ridait-elle légèrement les eaux de la rivière et du canal latéral dont les larges méandres allaient se perdre à travers les collines boisées et verdoyantes du Soissonnais. On était au 20 mai 1917.

La suite sur

http://www.horizon14-18.eu/wa_files/la_20prise_20des_20bastions_20de_20chevreux.pdf

Le 152 ème RI au chemin des dames

Le 152e, dont le lieutenant-colonel Barrard a pris le commandement, va encore jouer un rôle plein d’honneur dans la longue bataille duChemin des Dames, où, pendant plusieurs mois, les armées en présence semblent avoir concentré tous leurs efforts le 22 mai 1917, au Plateau des Casemates, qu’il enlève en quelques minutes, le 25 juin, à la Grotte du Dragon, où il fait 300 prisonniers le 24 juillet, sur le Plateau de Vauclerc.

source: http://immo4you.over-blog.com/article-le-152-regiment-d-infanterie-grande-guerre-de-14-18-97341271.html

Carnet de route d’Alain Semblanet

21 Mai 1917  Nous sommes relevés ce soir par le 3ème Bataillon 10ème Compagnie. Aussi bien l’attendions nous cette relève avec une hâte fébrile ; les hommes sont surmenés par le manque de sommeil, les travaux de nuit, les continuelles alertes. La relève s’est effectuée dès la tombée de la nuit dans le plus grand silence et sans encombre. La 10 ème , réserve jusqu’ici, occupait en arrière les abris du Centre Jouffroy ; toutefois au lieu de prendre ses emplacements nous avons été arrêtés au premier tournant que le boyau de Bauve dans les cagnas humides et sales, car nous sommes alertés, les Boches, devant, présume t-on, attaque éminemment. Je suis de jour .
Le temps change et il pleut toute la nuit. J’ai dû conduire la corvée de soupe au ravin des cuisines tout près de Vassogne et nous ne sommes rentrés qu’au petit jour, crottés et trempés comme au plus mauvais jours….

Journées des 21 et 22 mai 1917

Insigne épinglette carton Ehrmann Journées des 21 et 22 mai 1917 Verdun Hôtel de ville détruit par les Allemands Février 1916 Le devoir social Reconstitution des foyers détruits par la guerre.

Journal du mardi 22 mai à travers Le Miroir

Sur le chemin des Dames, la lutte d’artillerie s’est poursuivie dans la région nord-ouest de Braye-en-Laonnois et sur le front Cerny-Hurtebise. Une attaque allemande vers la ferme Froidmont a été brisée avant d’avoir abordé nos lignes. L’ennemi n’a fait aucune autre tentative.
Canonnade entre la Miette et l’Aisne et au nord-ouest de Reims. Nous avons progressé et fait des prisonniers dans la région de Chevreux.
En Champagne, nous avons effectué une opération importante dans deux secteurs du massif de Moronvilliers. Nos troupes ont enlevé plusieurs lignes de tranchées ennemies sur les pentes nord du mont Cornillet, d’une part, du Casque et du Téton, de l’autre. Les contre-attaques allemandes ont été rejetées avec de grosses pertes. Nous avons fait 800 prisonniers.
Cent avions ont jeté 2.200 kilos d’explosifs sur les gares de la région Epoye-Bétheniville.
Les Anglais, après avoir pris la première ligne de la position Hindenburg, entre Bullecourt et Fontaine-les-Croisilles, ont enlevé la ligne de soutien. Ils ont rejeté des contre-offensives et fait 150 prisonniers. Ils ont réussi un raid près de Loos et repoussé une forte patrouille ennemie près de Messines.
Activité d’artillerie sur le front belge.