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(vidéo) Cinéma : « Au revoir là-haut », Dupontel colorise la Grande Guerre

Quatre ans après avoir raflé le Prix Goncourt, le roman « Au revoir là-haut » sort dans les salles, mercredi. Le réalisateur Albert Dupontel donne corps à cette fresque sur l’après-guerre, avec exubérance, mais avec un manque d’émotion.

C’est le film le plus attendu de cet automne. « Au revoir là-haut », adapté du roman de Pierre Lemaitre, sort enfin mercredi 25 octobre sur les écrans de cinéma.

Séduit en tant que lecteur par le prix Goncourt 2013, Albert Dupontel s’est lancé dans l’adaptation de cette fable amorale sur deux rescapés des tranchées, qui se lancent dans une arnaque aux monuments aux morts. « Je trouvais le livre extrêmement inspirant. J’y ai vu un pamphlet élégamment déguisé contre l’époque actuelle. Tous les personnages me paraissaient d’une modernité confondante. Une petite minorité, cupide et avide, domine le monde », explique le réalisateur, connu pour ses films déjantés comme « Bernie » ou « 9 mois ferme ».

Dans son nouveau film, on retrouve la même recette fantasque et exubérante. « Au revoir là-haut » n’est pas un film sombre et glauque sur la Première Guerre mondiale, mais une fable colorée et détonante sur l’après-guerre. Comme dans le livre, les combats de 14-18 sont expédiés en début de film, pour laisser le long-métrage se concentrer sur les traces laissées par le conflit : les blessures visibles et invisibles.

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1097/4 août 1917: critiques contre Charlie Chaplin

Critiques contre Charlie Chaplin

4 août 1917 .-Charlie Chaplin fait face à une campagne lui reprochant de ne pas s’engager pour aller combattre en Europe.

https://caliban.revues.org/1023

 

Journal du samedi 4 août 1917 à travers Le Miroir

Situation sans changement en Belgique, sur le front français. Le mauvais temps continue. Journée relativement calme au nord de l’Aisne.
A l’est de Cerny, les Allemands ont tenté d’aborder nos lignes; arrêtée par nos feux, l’attaque ennemie a complètement échoué.
Sur les deux rives de la Meuse, activité intermittente des deux artilleries.
Les Anglais ont repris Saint-Julien, en Flandre, et progressé autour de Hollebecke.
Les Allemands les ont attaqués sur leurs positions de Infantery Hill, à l’est de Monchy-le-Preux. Ils sont parvenus, après un violent bombardement préparatoire, à prendre pied un moment dans quelques éléments de tranchées de première ligne. Mais nos Alliés, par des contre-attaques qui leur ont valu un certain nombre de prisonniers, ont repris une partie du terrain perdu. L’ennemi a, en outre, tenté des coups de main sur les tranchées au sud-est de Quéant et attaqué un poste au nord-ouest de Warneton. Il a été partout rejeté.
Les Autrichiens annoncent avoir repris Czernovitz, la capitale de la Bukovine. Ils reconnaissent toutefois que les Russes offrent plus de résistance qu’auparavant.
Le gouvernement provisoire russe a dissous la Diète de Finlande et provoqué de nouvelles élections.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

Ernest Pérochon porté à l’écran avec Nathalie Baye

Sur le site de La Nouvelle république

Le mois prochain, Xavier Beauvois débute le tournage des “ Gardiennes ” adapté du roman de l’écrivain deux-sévrien prix Goncourt 1920

Derrière la caméra, Xavier Beauvois, le réalisateur de « Des hommes et des dieux ». Devant la caméra, Nathalie Baye et Laura Smet. Une affiche de haut vol pour un film directement adapté d’un roman de l’écrivain deux-sévrien Ernest Pérochon (1885-1942).

Ce n’est pas « Nêne », roman qui a valu à l’auteur le prix Goncourt 1920, qui a retenu l’attention du cinéaste, mais « Les Gardiennes », paru en 1924. Le tournage démarre dès le mois prochain dans le Limousin, et non dans le Marais où se situe l’action du roman. Afin de filmer le passage des saisons, essentiel dans un récit se déroulant à la campagne, une séance de tournage est également programmée en janvier.

«  C’est une très bonne nouvelle !  »

« Les Gardiennes » évoquent un sujet largement méconnu. Le rôle des paysannes qui durant la guerre 14-18 se retrouvent seules et font face, tenant à bout de bras la survie des exploitations agricoles. Nathalie Baye interprète le personnage principal, Hortense, l’une de ces « gardiennes », rudes à la tâche, seule dans sa ferme avec ses trois enfants. Laura Smet, sa fille dans la vie, le sera aussi à l’écran.
« L’annonce de ce tournage est une très bonne nouvelle ! «  Les Gardiennes «  est une des œuvres de grand-père que je préfère. C’est aussi le seul livre consacré à ce sujet », explique Jane Debenest, petite-fille de l’écrivain. La littérature a fourni nombre de romans sur les combats de 14-18, de Maurice Genevoix à Dorgelès. Peu sur la vie à l’arrière. Les femmes, seules aux manettes du jour au lendemain, ne se sont pas contentées de maintenir l’activité économique à flot, en attendant le retour du mari, du fils, du frère. « Ce que montrent «  Les Gardiennes « , c’est que les femmes ont modernisé les fermes et enrichi l’économie agricole », souligne Jane Debenest.
L’homme en permission découvre une machine agricole achetée en son absence dont il n’est même pas sûr de pouvoir se servir… Cette révolution silencieuse, Ernest Pérochon l’évoque avec son habitude de regarder le monde du point de vue des plus humbles.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Loisirs/Cinema/n/Contenus/Articles/2016/07/25/Ernest-Perochon-porte-a-l-ecran-avec-Nathalie-Baye-2792725